21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 19:35




. Arab Summit 2007 Riyad

Bonjour chers lecteurs, 

Il ne fait pas bon être non-aligné, aujourd'hui ! Nos pseudo démocraties pro-occidentales font tout pour "normaliser"  les récalcitrants, quitte à tenter de faire assassiner leurs dirigeants (cas, encore récemment, de Chavez, lors du dernier vote,  ou de Poutine sur la Place Rouge), quitte à essayer de saboter par tous les moyens ces pays qui tentent d'échapper à l'alignement sur les diktats de Washington ! On infiltre des agents, on fomente de l'intérieur des révoltes - notamment par l'intermédiaire des étudiants, plus maléables, ou encore par le truchement de pseudo-ONG, soi-disant installées pour veiller au respect des Droits de l'homme et qui en réalité, en sous-mains, ne songent qu'à destabiliser de l'intérieur le gouvernement indépendant...

C'est précisément ce qui se passe actuellement au Tibet, dont la superficie représente presque le tiers de celle de la Chine, et qui sans doute récèle des trésors dans ses sous-sols ! Peu peuplé, mais situé à un endroit stratégique pour Washington et ses "démocrates" alliés, le Tibet représente un enjeu décisif  pour l'encerclement de la Chine et la "normalisation" de la région au service des seuls intérêts de la clique pro-américaine.  Et quand je dis clique, c'est volontairement : car les peuples ne profitent jamais de tous ces arrangements ! Les seuls bénéficiaires sont les dirigeants, et leus copains-coquins peu soucieux de l'intérêt des populations qu'ils prétendent représenter  !

La Pensée Unique, soigneusement distillée insidieusement dans les médias totalitaires Français, nous incline à penser que le Venezuela, la Chine, la Russie, la Serbie, la Syrie, sont des Etats qui menacent  la démocratie, l'ordre du monde, et même la paix.   Alors que le Kosovo, le Tibet, le Pakistan,  ou encore la Georgie et l'Ukraine, seraient des parangons de démocratie - parce qu'inféodés à la maison Blanche. En réalité, dans ces Etats, les dirigeants sont de simples marrionnettes au service des intérêts de la Clique mondiale occidentale.


Or, aujourd'hui il faut rentrer dans le rang... ou vivre le pire : La contestation, sinon la destabilisation et même la guerre. 



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La présence américaine dans le monde
 

  
 
Le Kosovo est l'un des Etats les plus mafieux du monde, son dirigeant actuel a fait partie de l'UCK, classée organisation terroriste jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'elle pouvait collaborer avec l' Occident et, une fois l'indépendance obtenue, servir avec reconnaissance ses intérêts; la Georgie a à sa tête un homme fort prétenduement démocrate, mais qui en réalité travaille en liaison directe avec la Maison Blanche; Israël est, avec les Etats-Unis, le plus grand Etat terroriste du monde; l'Arabie saoudite est un pays dirigé par une féodalité en plein obscurantisme, mais qui, pour asseoir et consolider son pouvoir anti-démocratique, se soumet à Washington et gagne ainsi le droit de figurer dans la Cour des "Grands";  le Tibet, quant à lui, est un ancien Etat féodal à structure socio-politique théocratique, "gagné" à la démocratie pour perpétuer son pouvoir inique.
 
Je reviens un instant sur le conflit tibétain. L' Etat qui fait aujourd'hui la "Une" des Médias occidentaux, était il y a peu une entité féodale, aux mains d'une caste de moines et de nobles tibétains locaux, pratiquant le servage avec une cruauté rare : Serfs  représentant 95 % de la population, opprimés, exploités, sans aucun droit humain, régulièrement soumis aux pires châtiments (yeux arrachés, organes coupés, noyades etc). Et c'est pour échapper à  la Démocratie, précisément, que le chef de cette féodalité brutale, le Dalaï-Lama, a déclenché une rébellion armée en 1959 et choisi l'exil après son échec. Et c'est cet homme-là que  les médias nous présentent aujourd'hui comme un démocrate et un homme de paix. Quelle imposture ! Pour le Tibet, il s'agit simplement de défendre les moines et les nobles propriétaires. Le choix de la démocratie n'est que le moyen de perpétuer la domination du pays par une caste de privilégiés.
 
Pourtant, c'est le Tibet que l'Occident, et ses valets les Médias, défend aujourd'hui. Comme naguère Mme Bhutto, au service d'un Pakistan.... aux ordres de Washington. Et qui a payé de sa vie le prix de sa soumission à l' Ogre américain.
 
La Yougoslavie était un Etat fort, uni, socialiste. Les "démocrates" occidentaux ne veulent ni d'un régime socialiste privilégiant les intérêts de masse, ni d'un Etat fort, homogène. Ils ont donc fomenté les événements qui ont conduit à l'éclatement d'une Entité jugée inamicale pour eux, trop indépendante. Comme ils ont conduit à la sécession l'Ukraine et la Georgie pour affaiblir la Russie. Comme ils se servent désormais de la Colombie pour propager la terreur contre les peuples latino-américains. Commme ils tentent de déstabiliser la Russie, aujourd'hui, ou la Chine, en grignotant leur territoire - et leur puissance.
 
Et c'est ainsi, également, que la mafia occidentale ennemie des peuples, tente de discréditer, puis d'encercler, de contourner, d'isoler, et de déstabiliser la Syrie, état laïc, indépendant, et ... ami des résistants Palestiniens et Libanais à l'oppression.
 
Le contournement, l'encerclement, la division des peuples, la déstabilisation, sont quelques-unes des stratégies employées par l'Occident pour "normaliser" les dernières régions indépendantes, les soumettre à sa Puissance totalitaire, prédatrice et inique. Bref, pour dominer, encore et toujours.

Et la stratégie de contournement est si à la mode aujourd'hui, que le candidat Républicain John Mc Cain propose tout simplement de mettre en place une Ligue des Démocraties pour contourner, et même supplanter, l' ONU. Pas moins !

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Le destroyer Ross et le croiseur Philippine Sea ont remplacé l'USS Cole au large du Liban 

Les moines tibétains ne sont pas seulement de doux religieux, les Américains ne sont pas les bons génies de la planète qu'ils prétendent être, ni les Israéliens une entité morale parfaite, ni les Français à l'ère du tandem Sarkozy-Kouchner les démocrates irréprochables ou les grands humanitaires qu'ils s'évertuent à défendre en paroles.
 
Derrière le décor idyllique représenté par les Médias esclaves, se cachent des réalités très inquiétantes. Pour le choix des peuples, pour l'équilibre du monde, pour l'avenir de la paix.

Votre Eva

Je vous joins 2 articles décisifs pour la compréhension des événements, peu connus :

L'un sur la Syrie, sur le blog de géopolitique Aipas,
http://aipas.over-blog.org

l'autre sur le Tibet féodal, sur les blogs http://michelcollon.info   et http://eldiablo.over-blog.org


CONTRE-INFOS  à lire : voir commentaires, en bas de cette publication, dont Tibet et CIA



J'ai envoyé un papier sur Juifs, Israéliens, Sionistes : la foire d'empoigne,

sur le blog que je viens juste de créer

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/


sur le site national de l'Afps une pétition pour la levée immédiate du blocus de Gaza :
http://www.france-palestine.org/article8434.html.



Dernière mn :

REARMEMENT  NUCLEAIRE,

voir les commentaires, faute de place.

APPEL....




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Syrie-Sommet arabe: Le contournement du dernier récalcitrant arabe


L’éternel trouble fête de la politique arabe fait l’objet d’une manoeuvre de contournement de la part des grands pays arabes en vue de provoquer sinon l’effondrement du régime baasiste, à tout le moins à le forcer à rompre avec son allié iranien et à annoncer sa reddition au nouvel ordre américain que les Etats-Unis et leurs grands alliés régionaux, l’Arabie saoudite et l’Egypte, tentent vainement d‘instaurer au Moyen-Orient depuis le début de la présidence de George Bush il y a huit ans.



Unique pays se réclamant de la laïcité dans le Monde arabe, mais partenaire stratégique de l’Iran, l’unique régime théocratique se réclamant du chiisme, la branche rivale du sunnisme, segment dominant dans les pays arabes, la Syrie est simultanément et cumulativement accusée d’être un foyer du terrorisme international, un pivot de l’axe du mal, le phagocytaire du Liban et de la Palestine, le fossoyeur du leadership libanais. En un mot le grand perturbateur d’une paisible et riante zone par excellence: le Moyen-Orient. Une thèse relayée sans retenue et avec une belle unanimité par les grands médias occidentaux tant dans la presse audiovisuelle que dans la presse écrite, tant par les intellectuels médiatiques que par les scribouillards besogneux.

Pointée du doigt pour sa responsabilité présumée mais non avérée dans l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, la Syrie est mise en quarantaine diplomatique par les Etats-Unis, frappée d’un boycottage de fait des grands pays arabes qui lui imputent la vacance du pouvoir au Liban, régulièrement soumise de surcroît, en toute impunité, à des coups de butoir d’Israël, tantôt par un mystérieux raid aérien au dessus du nord syrien, à l’automne 2007, tantôt par l’assassinat sur son sol d’un chef militaire du Hezbollah Imad Moughniyeh, le Maître d’oeuvre des opérations anti-occidentales au Moyen-orient depuis vingt ans.

Mais ce paria là, selon le schéma occidental, se trouve être en phase avec la multitude des «laissés pour compte» de la paix, à tout le moins perçu comme tel au delà des turpitudes dont il peut être à tort ou à raison crédité, qui voient en lui l’ultime porteur de la revendication nationaliste arabe, à une période de l’histoire marquée par une déperdition identitaire et une religiosité régressive. Redoutable honneur qui lui vaut l’hostilité sans nuances des pays qualifiés de «modérés » dans le jargon diplomatique et médiatique occidental, principalement l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie c'est-à-dire les régimes affligés des mêmes tares d’autoritarisme, de népotisme et de corruption que le régime syrien mais que leur alignement docile au camp occidental exonère de toute critique.
 

1ère séquence (1966-1976): Le Roi Saoud et le coup de force anti-baasiste du colonel Salim Hatoum

D’emblée, le régime baasiste syrien dirigé par les Alaouites, une secte minoritaire de l’Islam, a été perçu comme un usurpateur, comme frappé d’une tare congénitale et fera l’objet de menées hostiles en conséquence. A sa naissance en 1966, alors qu’Israël entreprenait le détournement des eaux du Jourdain pour anticiper ses besoins hydrauliques futurs, opération qui relevait théoriquement d’un acte manifeste de casus belli, le Roi Saoud d’Arabie, hanté par le prestige du président égyptien Nasser et désireux de détourner les regards sur la corruption du Royaume, se lance dans une opération de déstabilisation de la jeune équipe baasiste de Syrie fraîchement parvenue au pouvoir... Puis éviction de Saoud au profit de Fayçal au trône d’Arabie.. Victime collatérale des conflits de puissance, Kamel Mroueh, le fondateur du journal «Al-Hayat», le chantre de la coopération saoudo-américaine, est assassiné en 1966 .. à l’occasion du 10me anniversaire de l’agression tripartite franco-anglo-israélienne de Suez contre Nasser, le chef charismatique du nationalisme arabe et adversaire résolu de la dynastie wahhabite.

Une trêve de seize ans s’installe à la faveur de la guerre de 1967 et la montée en puissance de la guérilla palestinienne qu’il importait de juguler, que la Syrie s’appliquera à mettre au pas d’ailleurs, puis celle d’octobre 1973 et de la montée en puissance des pétromonarchies du Golfe consécutif à l’embargo pétrolier et au quadruplement du prix du pétrole. Une période au cours de laquelle le nouveau maître de la Syrie, le général Hafez al-Assad, apparaît comme le meilleur garant des intérêts occidentaux au Liban: Appelée en renfort des milices chrétiennes au Liban, l’armée syrienne participe au siège du camp palestinien de Tall Zaatar, favorisant son éradication, en Août 1976, n’hésitant pas un instant à briser l’élan révolutionnaire du camp palestino-progressiste avec l’assassinat dans une zone sous contrôle syrien du chef de la coalition, le dirigeant druze du parti socialiste progressiste, M. Kamal Joumblatt.

Curieusement les pays occidentaux continueront de couvrir d’éloge l’irakien Saddam Hussein, malgré ses turpitudes et d’opprobre son rival syrien Hafez al-Assad, malgré ses gestes de bonne volonté répétitives à l’égard de l’Occident.


2ème séquence (1976-1986) Fahd et la révolte des Frères Musulmans de la ville syrienne de Hama
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Faysal, réservé à l’égard des Américains ... sera assassiné par l’un de ses neveux, en 1976. Son successeur effectif .. Fahd, à la jeunesse débridée, donnera libre cours à son amour immodéré pour son protecteur américain et les délices de la vie occidentale... que de signalés services rendus à son maître américain, au détriment  de la plus élémentaire solidarite arabe !







Prise en tenaille par Israël et la Turquie, barrée par son rival baasiste l’Irak de Saddam Hussein, la Syrie s’appliquera à desserrer l’étau dans une alliance de revers avec l’Iran, l’ancien gendarme américain du Golfe, devenu sous le régime Khomeiniste, le nouveau croquemitaine des pétromonarchies du Golfe. Mal lui en prit. En 1982, dans la foulée de l’annexion de Jérusalem, en décembre 1981, alors qu’Israël se préparait à porter au pouvoir son protégé libanais le chef phalangiste Bachir Gemayel, une révolte est fomentée, à Hama, dans le nord de la Syrie, par les «Frères Musulmans», l’organisation clandestine financée par l’Arabie Saoudite, en février 1982, à quatre mois de l’invasion israélienne du Liban, déclenchant une sévère répression qui fera selon des informations de presse plusieurs milliers de morts. C’est Damas qui sera blâmée par la communauté internationale pour sa férocité et non l’Arabie saoudite qui attisait le feu intégriste. C’est le président Hafez al-Assad en personne qui sera pointé du doigt et non son propre frère, le Général Rifaat al-Assad, le chef des brigades de la défense, la garde prétorienne du régime, l’ordonnateur des massacres.

Ce frère cadet du président syrien, un homme aux multiples ramifications et trafics qui sera banni par la suite de son pays, mais continuera de bénéficier curieusement de la mansuétude occidentale sans doute en raison de ses alliances matrimoniales avec la famille Fustock qui fera de lui, le beau frère de l’actuel roi Abdallah d’Arabie et du député maronite libanais Nassib Lahoud, perpétuel candidat à la présidence libanaise. C’est la Syrie alaouite enfin qui sera déclarée «ennemi de l’Islam» pour avoir maté une rébellion fondamentaliste que toutes les armées du monde aussi bien arabes qu’occidentales pourchassent désormais au nom de la «guerre contre le terrorisme». La Syrie couverte de plumes et de cendres, alors que l’Algérie, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie, sont magnifiés pour avoir éradiqué l’intégrisme tandis que l’Arabie fondamentaliste est couverte d’éloges pour ses présumés progrès dans de parcimonieuses réformes démocratiques.

Dans ce climat d’opprobre généralisé, la Syrie présente au Liban depuis 1976 à la demande des chefs maronites en mauvaise posture à l’époque, sera contrainte à retirer se troupes, en juin 1982, dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban. Une décennie infernale (1979-1989) s’ouvre alors à l’Occident au Moyen Orient: Destitution du chah proaméricain et assaut contre les Lieux Saints de la Mecque, en 1979, assassinat de l’égyptien Sadate, pactiseur d’Israël, en 1981, mise en échec du traité de paix libano-israélien, en 1983, attentats contre les QG occidentaux à Beyrouth, en 1984, spirale des otages occidentaux au Liban (1984-1988), attentats de Paris (1986-1988). Une décennie infernale qui s’achève avec la chute du Mur de Berlin (1989) l’implosion de l’Union soviétique et l’affirmation de l’Imperium américain sur le plan mondial, l’hégémonie israélienne sur le plan régional et, sur le plan arabe, la prépondérance saoudienne sous la tutelle des Etats-Unis.


3ème séquence (1986- 2006) - L’Arabie redécouvre les vertus de l’Arabisme


L’Arabie saoudite, le plus intransigeant ennemi d’Israël sur le plan théorique, aura opéré le plus grand détournement du combat arabe, soutenant l’Irak contre l’Iran dans la plus longue guerre conventionnelle de l’histoire contemporaine (1979-1988), le détournant du coup du champ de bataille principal, la Palestine, déversant des milliards de dollars, et, surtout, déroutant la jeunesse arabe et musulmane vers l’Afghanistan, à des milliers de km du champ de bataille palestinien, contre un ennemi athée certes mais allié des Arabes, l’Union soviétique, le principal fournisseur d’armes de pas moins de six pays arabes (Syrie, Irak, Algérie, Libye, Soudan et Yémen), un utile contrepoids en somme à l’hégémonie américaine.

L’Organisation de Libération de la Palestine, éradiquée du Liban, cède la place à des guérilleros d’un type nouveau les combattants islamistes chiites, le Jihad islamique, puis le Hezbollah, galvanisés par les succès de la révolution iranienne sur le front irako-iranien. La Syrie, boutée hors du Liban, en 1982 s’y redéploie progressivement avec le consentement américain pour neutraliser la région frontalière libano-israélienne. Désireuse d’obtenir la caution de la Syrie pour une intervention contre l’Irak envahisseur du Koweït, en 1990, Washington lui donnera même le feu vert à l’éviction du chef militaire chrétien libanais le général Michel Aoun, qui assurait intérimaire de chef de gouvernement, et son remplacement par Elias Hariri, un président sans relief face au flamboyant nouveau premier ministre Rafic Hariri (1992), nouveau parvenu sur la scène libanaise à la faveur de la financiarisation de la vie publique internationale. Le milliardaire libano-saoudien, à la carrière météorique, exercera le pouvoir pendant dix ans, plus qu’aucun président libanais, à coups de menaces de démission (4 en dix ans), soit en moyenne une menace tous les 30 mois, dans un rare exemple de confusion entre la gestion du domaine public et de son de son patrimoine privé avec les encouragements admiratifs des dirigeants occidentaux en tête desquels le Président français Jacques Chirac.

L’attentat du 11 septembre 2001 contre les symboles de l’hyperpuissance américaine démasque les complicités saoudiennes dans la montée en puissance de l’intégrisme antioccidental. Bien que quinze des dix neuf kamikaze ayant participé au raid du 11 septembre soient de nationalité saoudienne, l’administration Bush, plutôt que de frapper le Royaume Wahhabite, le foyer et le terreau du fondamentalisme, va répliquer en Afghanistan et en Irak, les deux points de percussion de la coopération saoudo-américaine dans la sphère arabo-musulmane à l’époque de la guerre froide soviéto-américaine, gommant ainsi au passage toute trace de leurs forfaits antérieurs, se faisant à bon compte une nouvelle virginité politique sous la bannière de la lutte pour la promotion de la démocratie dans le monde musulman. Mais la destruction de l’Irak place paradoxalement la Syrie et l’Iran en vainqueurs a posteriori d’un Saddam Hussein leur plus implacable ennemi depuis deux décennies, et, par effet d’aubaine, consacre l’Iran comme puissance régionale de fait. Un résultat inacceptable pour George Bush, le grand ordonnateur de ce chaos destructeur pour la population locale et corrosif pour l’Amérique elle-même.

La Syrie et l’Iran sont placés dans l’axe du mal, Yasser Arafat est méthodiquement confiné dans son complexe de Ramallah dans une sorte d’étouffement symbolique de la revendication nationale palestinienne. Le décès du chef historique de la Résistance palestinienne au terme de trois ans de confinement hideux (novembre 2004) , l’élection dans la foulée deux mois plus tard à Bagdad, l’ancienne capitale des abbassides, d’un Kurde à la tête d’un Etat irakien doté d’un nouvel emblème aux couleurs kurdo-israéliennes (Bleu jaune) (Janvier 2005), le basculement dans le camp américain de Jacques Chirac, le principal opposant mondial à l’invasion américaine de l’Irak, accrédite à tort ou à raison l’idée d’une vaste conjuration occidentale visant à mettre au pas tout récalcitrant à l’ordre américano-israélien dans la zone (septembre 2004).

Rafic Hariri, le meilleur ami du président français Jacques Chirac, l’homme lige des Saoudiens qui symbolisait par excellence le ralliement au camp occidental, sera à son tour une victime collatérale du conflit des puissances. Il périra carbonisé dans un attentat le 14 février 2005, terrible séisme politique qui met en branle une mécanique inéluctable contre la Syrie et l’Iran.



Le Président de la Syrie

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2d/Syria.BasharAlAssad.01.j

Pour la deuxième fois de son histoire, l’armée syrienne est contrainte de se retirer du Liban. Le principe d’un tribunal à caractère international est décidé pour juger les assassins de l’ancien premier ministre libanais, au terme d’une enquête diligentée par un fonctionnaire missionné par les Nations Unies. Un tel dispositif, singulier dans les annales judiciaires internationales, ne sera curieusement pas Israël et les alliés Libanais de l’Amérique subiront cumulativement revers militaires et camouflets politiques depuis 2006, entravant considérablement la mise au pas du Liban, au-delà, la Syrie, l’Iran et la portion palestinienne sous l’autorité du Hamasimposé au Pakistan lors de l’assassinat de l’ancien premier ministre Benazir Bhutto, en décembre 2007. Le président pakistanais, il est vrai, est gratifié du titre d’ «allié majeur des Etats-Unis» dans sa guerre contre le terrorisme, qui confère à son titulaire une immunité et le dispense de fastueuses explications. Ce qui n’est pas le cas de la Syrie et de l’Iran.

Le tribunal international pour le Liban et la menace potentielle nucléaire iranienne constituent les deux instruments de la diplomatie occidentale pour amener à résipiscence les deux réfractaires à l’ordre américain, quand bien même la menace nucléaire iranienne se trouve au stade virtuel et sa réalité contestée par les services américains, quand bien même elle est postérieure de soixante ans à la menace nucléaire israélienne, bien réelle, qui hypothèque tout règlement qui ne souscrirait pas au diktat israélo américain.

. C’est ainsi que dans une démarche symétrique mais non synchronisée, le Hezbollah infligera en effet à Israël, l’été 2006, un retentissant camouflet militaire, dont le Hamas s’en inspirera avec succès en mars 2008 au moment de l’invasion de la bande par les forces d’occupation israéliennes, alors que parallèlement les dirigeants maronites, Nassib Lahoud et Amine Gemayel étaient battus répétitivement dans une compétition électorale, dans leur propre fief du Metn, par le principal allié chrétien du Hezbollah le Général Michel Aoun, un échec comparable au revers électoral du président palestinien Mahmoud Abbas face à ses opposants islamistes. Une séquence à tous égards calamiteuse pour l’administration néo-conservatrice américaine.

Le Royaume wahhabite vit comme une rente de situation l’Islam et le pétrole, les deux vecteurs de sa puissance. Puisant son magistère moral de la présence sur son sol des principaux Lieux Saints de l’Islam (La Mecque et Médine), et sa puissance financière de ses gigantesques réserves énergétiques, il consacrera l’essentiel de ses efforts à combattre plus qu’aucun autre pays le nationalisme arabe, mettant sur pied l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), une structure de diplomatie parallèle concurrente de la Ligue arabe. Dans la foulée du revers militaire israélien au Liban, l’été 2006, il se muera, à la grande stupéfaction de la quasi-totalité des observateurs internationaux, en parangon de l’Arabisme. Le chantre de la fraternité islamique pendant trois décennies, accusera, sans vergogne, la Syrie d’avoir pactisé avec l’Iran, la perse antique, pays musulman certes mais non arabe. Une tare indélébile pour le nouveau porte-étendard de l’arabisme

Le «péril chiite» succède alors au «péril rouge» qu’Américains et Saoudiens avaient combattu sans relâche, les décennies précédentes. Dans la foulée du revers militaire israélien au Liban, l’été 2006, l’Arabie se redécouvre arabe pour se démarquer du triomphe du Hezbollah, la milice chiite Libanaise. Négligeant son premier vecteur transnational MBC (Middleast Broadcasting Corporation), elle se sera dotée auparavant d’une chaîne transfrontière du nom d’«Al-Arabiyah» comme pour mieux revendiquer son arabité, un terme qu’elle avait pourtant banni de son lexique diplomatique pendant un demi-siècle. Ce comportement s’apparente à une mystification. Mais le Royaume qui aura lancé deux plans de paix pour le règlement du conflit israélo-arabe (Plan Fahd, en 1982, Plan Abdallah, en 2002), sans rencontrer le moindre écho tant du côté américain que du côté israélien, ne déviera jamais, malgré cette rebuffade, de sa ligne, à savoir l’alliance privilégiée avec le grand protecteur du principal ennemi des Arabes, Israël, l’usurpateur de la Palestine au regard d’une large fraction de la population saoudienne et arabe, faisant droit à toutes ses requêtes sans hésitation sans la moindre retenue.

Et pour cause. La dynastie wahhabite aura été le principal bénéficiaire du travail de sape opéré depuis trente ans par les Américains et les Israéliens pour réduire la résistance du noyau dur du Monde arabo-islamique: neutralisation de l’Egypte par le Traité de paix avec Israël (1979), destruction de l’Irak (2003), étranglement de la Syrie (2004), caramélisation de la Libye (2005), isolement de l’Iran (2006) au point qu’Israël apparaît en fin de compte comme le meilleur allié objectif des Wahhabites, rare conjonction de deux régimes théocratiques dans le Monde, l’Etat Hébreu n’étant démocratique que pour la fraction juive de sa population.

Dans ce contexte, l’Organisation clandestine «Al-Qaida» d’Oussama Ben Laden et la chaîne transnationale arabe «Al-Jazira» apparaissent, rétrospectivement, comme une excroissance rebelle à l’hégémonie saoudienne sur l’ordre domestique arabe, tant dans le domaine politique que sur le plan médiatique


Le sommet de Damas et la concentration navale américaine au large du Liban


Le Sommet arabe de Damas, le premier de l’histoire contemporaine à se tenir dans la capitale le syrienne, devrait symboliquement réunir la Syrie face à tous ses adversaires réunis. Mais les deux patriarches octogénaires arabes, l’égyptien Hosni Moubarak hanté par l’obsession de sa sécurité du fait des nombreux attentats dont il a été l’objet, une vingtaine en 27 ans de règne, et le saoudien Abdallah, tous deux préoccupés de leur succession pourraient le boycotter arguant du blocage de la situation libanaise dont ils imputent la responsabilité à la Syrie, exclusivement à la Syrie, et non également à leurs interférences permanentes sur la scène libanaise d’une intensité comparable à celle de la Syrie, matérialisée par les injections financières régulières de l’Arabie pour le réarmement des milices privées sunnites, leur entraînement en Jordanie et leur encadrement par l’Egypte (2).

La concentration navale américaine au large de Beyrouth a officiellement pour objet de faire pression sur la Syrie et l’opposition libanaise pour faciliter l’élection d’un président de consensus pro-occidental au Liban.

Elle vise en fait à percer la carapace du noyau dur du monde arabo-musulman par son maillon faible, le Liban où les pays occidentaux disposent d’une large gamme d’alliés recrutés parmi les anciens chefs de guerre féodaux et claniques, les Chrétiens Samir Geagea et Amine Gemayel, le druze Walid Joumblatt ainsi que leur principal bailleur de fonds, le sunnite Saad Hariri, tous opportunément reconvertis dans la défense de la Démocratie qu’ils n’ont jamais pratiqué et la défense des Droits de l’Homme qu’ils ont constamment bafoués.

Détail piquant qui illustre l’indigence de la «diplomatie du carnet de chèques» maniée de tous temps par les Saoudiens: l’homme en charge du dossier libanais en Syrie pendant trente ans, .M. Khaddam, le bien nommé, dont le patronyme en arabe signifie littéralement «le serviteur», reniera singulièrement son militantisme après avoir abusivement ponctionné le Liban, opérant par cupidité la plus retentissante reconversion de l’histoire politique récente, finissant sa vie en factotum de son coreligionnaire sunnite libanais Rafic Hariri. Le millardaire libano-saoudien gratifiera amplement ce transfuge de son reniement (..)

D’autres trahisons valent certes leur pesant d’or mais accablent le renégat d’un discrédit à vie.

Ramollir le noyau dur du Monde arabe par l’invasion répétitive de Gaza, fief du mouvement islamiste Hamas, le harcèlement du Hezbollah par des opérations de diversion des politiciens libanais, la neutralisation de la constellation du Douwal al Moumanah, l’alliance de fait entre le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais, la Syrie et l’Iran qui se considère comme le système de pré alerte visant à immuniser le monde arabo-musulman contre le virus de la soumission à l’hégémonie israélo-américaine.

Epuiser le dernier îlot de résistance en prélude à une éventuelle offensive contre l’Iran qui donnera la possibilité à George Bush d’opérer une magistrale culbute, passant, de par son piètre bilan, de pire président des Etats-Unis, au plus grand génie politique de l’histoire contemporaine.

Donne crédit supplémentaire à cette hypothèse, la démission à la mi-mars de l’amiral William Fallon, commandant en chef du commandement central, la zone couvrant l’arc de crise allant de l’Afghanistan au Maroc, en désaccord avec la stratégie de l’administration néo-conservatrice.

Le Monde arabe constitue avec l’Amérique latine l’une des rares de zone de contestation de l’hégémonie américaine.

Au delà des vives critiques fondées et justifiées sur les turpitudes syriennes, l’hermétisme de son régime, son autarcie, sa bureaucratie et son népotisme, comparables en cela aux autres régimes arabes même les plus proches de la grande démocratie américaine, si l’implosion du Liban venait à surgir entraînant dans son sillage le collapsus de la Syrie, une longue période de servitude et de tribalisation s’ouvrirait alors pour les Arabes, Sunnites et Chiites, Salafistes ou Soufistes, Malekites, Chaféites, Hanafites ou Hanbalites, Kurdes et Druzes, Alaouites et Wahhabites, voire même Maronites.

Et Le Liban chéri ne sera plus qu’un «Hariristan» à l’image du Kurdistan irakien, voire même du bantoustan palestinien que les Israéliens et les Américains s’appliquent à édifier sur les lambeaux de la Palestine. Et la perte du Liban sera alors pleurée comme l’aura été la perte de la Palestine, comme auparavant la perte de l’Andalousie: abondamment

(..)



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T I B E T     F E O D A L

Lorsque le Dalaï Lama et la classe des propriétaires étaient au pouvoir au Tibet, 95% de la population étaient des serfs féodaux, sans aucun droit humain. Ils pouvaient être vendus comme des marchandises. Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise. Il était interdit de sortir de sa classe.

 

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Titre original : La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama

Afin de conférer au 14ème dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
(..)


suite à

http://eldiablo.over-blog.org/article-17900393.html

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Illustrations de http://come4news -  article d' ANIDOM


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Autres exemples de normalisation

LE CAPITAINE JERRY RAWLINGS FACE AUX URNES

Fin de l’exception ghanéenne
DANS la patrie de Kwame Nkrumah, fondateur du Ghana indépendant, les élections législatives et présidentielle du 7 décembre s’annoncent comme une épreuve cruciale non seulement pour les institutions et les politiques d’ajustement structurel, mais aussi pour le président, le capitaine Jerry Rawlings, lui-même. Au pouvoir depuis quinze ans à la suite d’un coup d’Etat, l’homme s’était voulu à la fois l’héritier du père du panafricanisme, un modèle d’officier progressiste et l’enfant choyé du Fonds monétaire international (FMI).

Par Martin Verlet


Du panafricanisme à la normalisation
nov. 1996
http://www.monde-diplomatique.fr/1996/11/A/7403

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http://www.culture-amerindiens.com/

Eva, mes autres blogs :

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/



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INFO : NOUVEAU  PARTI  DE  GAUCHE :

Message de Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann

 


ET MAINTENANT, UN PARTI FEDERANT TOUTES LES FORCES DE GAUCHE !

Les résultats des élections municipales ont été un réel succès pour la gauche. Ils peuvent être un levier pour son renouveau ou servir de prétexte pour ne rien changer en profondeur..Il ne faudrait pas non plus que le débat politique soit réduit au choix d’un futur présidentiable
Pour nous, le renouveau de la gauche viendra à la fois de sa capacité à défendre sans complexe ses valeurs, à formuler un projet pour le 21ème siècle et à engager une nouvelle étape de son unité.

Ce grand parti fédèrera toutes les forces de la gauche : les partis, mais aussi les clubs, les associations, les mouvements et les milliers de militants syndicaux, associatifs ou citoyens qui veulent apporter leur contribution à l’affirmation d’une gauche décomplexée, capable de porter leur espoir et d’agir.

Nous avons rédigé une brochure intitulée : « la création d’un grand parti consacrant l’unité de la gauche est attendue, nécessaire et possible ».


Vous pouvez prendre connaissance de notre initiative, soutenir notre démarche et commander ces brochures en contactant le site :


www.lepartidelagauche.fr

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MILITER :




  • Les syndicats européens dénoncent la montée des emplois "précaires"    suite
  • Communiqué de presse des syndicats CGT ET FO DE L’AP-HP     la suite
  • L’employeur doit consulter le CE avant de dénoncer un accord d’entreprise   la suite
  • Interrompre une formation sans autorisation constitue une faute grave     la suite
  • Fléxisécurité pour les fonctionnaires   la suite 
  • Tract SNUI : Mobilité un projet de loi....qui sonne le glas du statut des fonctionnaires  la suite
  •    Avenir de la Caisse des dépôts     la suite


  • _________________________________________________________________

 

  sortir de l' Euro ?    http://www.verites.org/article-17962093.html



Regardez ces images :   http://www.alterinfo.net/

Vigilance !  :   
http://poly-tics.over-blog.com/article-17953292.html



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C O M M E N T A I R E S   :    I C I

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E
suite communiqué_______________présentation du livre
 
de Salim Lamrani
 

Double Morale.


Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme




  Ambassade de Cuba - 16 rue de Presles -  Paris 15e  Métro Dupleix à 19 h 30


E

OPrésentationù

Ambassade de la République de Cuba


Coordination de Défense de la Révolution Cubaine


Invitation


mercredi 26 mars à 19h 30


à l'ambassade de Cuba

présentation du livre
 
de Salim Lamrani
 

Double Morale.


Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme





  Ambassade de Cuba - 16 rue de Presles -  Paris 15e  Métro Dupleix va la révolution
présentation du livre
 
de Salim Lamrani
   



  
présentation du livre
 
de Salim Lamrani Ambassade de Cuba - 16 rue de Presles -  Paris 15e  Métro Dupleixcubaine ?





























Réunion publique à Paris  le 27 mars
L'annonce du retrait de Fidel Castro, le 19 février, a été célébrée par toute la presse capitaliste. George Bush a immédiatement demandé qu'une « transition démocratique » s'amorce, à Cuba. Hillary Clinton, Barack Obama et les gouvernements européens ont fait de même.
L'hypocrisie de ces gens est sans limite. En réalité, les discours sur la « démocratie » ne sont qu'un leurre pour cacher les véritables objectifs de l'impérialisme. Ce qu'ils veulent, c'est la fin du système économique instauré dans la foulée de la révolution cubaine. Ils veulent la restauration du capitalisme, à Cuba, et la destruction de toutes les conquêtes sociales de la révolution. Voilà ce qu'ils entendent par « démocratie » !
Fidel Castro - qui conserve une grande influence - s'oppose à la restauration du capitalisme. Mais depuis l'effondrement de l'URSS, le régime a dû s'ouvrir aux investissements étrangers. Cela a créé des contradictions. Les inégalités se sont développées. Une petite minorité de la population s'est enrichie sur la dollarisation de l'économie. La corruption, le marché noir et les trafics divers menacent l'économie planifiée.
Jérôme Métellus, membre du PCF Paris 18e, expliquera quelle est situation actuelle, à Cuba, et quelles sont les perspectives pour la révolution cubaine, dans le contexte des mouvements révolutionnaires en cours dans le reste de l'Amérique latine.
Jeudi 27 mars à 19 h 3048 rue DuhesmeParis 18eMétro : Jules Joffrin
A l'initiative de la cellule PCF Elsa Triolet (Paris 18e
E
J'ai reçu ce samedi un communiqué pour la manif pacifiste, et je trouve sur le blog de marcfievet.com cet article qui illustre le communiqué qu'on m'a envoyé suite à mon article récent disant que je suis unne femme de paix (ce qui devrait être le cas de tous les citoyens, les guerres font le malheur des peuples et le bonheur des industriels de l'armement et du pétrole et de la reconstruction) Eva
Dimanche 23 mars 2008
par L' Aviseur publié dans : Tartuffes & Tabanidés ajouter un commentaire

Lèches proseries belges :450 arrestations administratives parmi les manifestants ("NATO Game over")à l'OTAN





Une manifestation d'activistes pacifistes organisée ce samedi devant le quartier général de l'OTAN à Evere (Bruxelles) a débouché sur plus de 450 arrestations administratives, a-t-on appris auprès de la police locale et des organisateurs."NATO Game over"Un millier de personnes venues de 17 pays européens se sont rassemblées devant le QG de l'OTAN, selon les organisateurs et la police. Ces manifestants participent à l'action internationale "NATO Game over", qui réclame une profond débat sur le rôle de l'OTAN. Ils voulaient pénétrer dans l'enceinte de l'OTAN pour apposer des scellés sur le bâtiment.Barrage forcéLa police a interpellé les personnes qui s'approchaient trop près de l'enceinte. Mais une cinquantaine d'activistes seraient parvenus à passer le barrage, a affirmé Vredesactie, l'association belge qui encadrait la manifestation.Matraques, spray et chiens"La police était présente en force et n'a pas hésité à utiliser chiens, chevaux, spray au poivre, matraques, canon à eau, etc", a affirmé l'association.Quelques dégâtsSelon la police, les manifestants qui ont fait l'objet d'une arrestation administrative ont été évacués du terrain, identifiés et relaxés par la suite. Quelques dégâts ont été relevés dans les environs des bâtiments de l'OTAN, mais aucun problème majeur n'a été signalé, affirme la police, qui précise qu'aucune arrestation judiciaire n'a été ordonnée jusqu'à présent."Relique de la guerre froide"Les manifestants estiment que "l'OTAN est une relique de la guerre froide" et réclament sa réforme lors du sommet de Bucarest prévu dans dix jours. Ils prônent le démantèlement de la capacité d'intervention militaire de l'OTAN via une révision à la baisse de ses budgets militaires et leur conversion dans les domaines de la prévention de crise et de l'aide au développement.Armes nucléairesVredesactie dénonce par ailleurs l'utilisation des infrastructures européennes par l'armée américaine pour transporter troupes et matériels de guerre vers l'Irak et l'Afghanistan, ainsi que pour entreposer des armes nucléaires. (belga/7sur7)
E
Notre devoir est de ne pas avoir peur de dire la vérité, par égards pour tous ces Palestiniens qui, tels des Christs en croix, ont souffert et auront encore à souffrir, à cause d’Israël, mais aussi à cause de nos aveuglements et erreurs dans le soutien apporté.
 
Ce texte pas facile à lire, mais à lire absolument ;  rédigé par un Israélien qui a définitivement coupé avec Israël. Il faut le lire pour mieux comprendre comment le « camp de la paix », les soi-disant « juifs laics », les leaders de la solidarité, qui ont toujours gardé le contrôle de l’information et pour cause, bercent l’opinion d’illusions pour qu’Israël ne perde pas ce qu’il a volé aux Arabes. Il est temps que les gens se réveillent et se révoltent contre l’information biaisée que les dirigeants des associations dites pro-palestiniennes, aidés, il faut l’avouer, par des Palestiniens qui se disent « laics », qui ont trahi leur cause, ont véhiculé sur Israël et ses soi-disant droits. Silvia Cattori
 
Le droit à l’autodétermination – Une parodie d’universalisme
par Gilad Atzmon , 20 mars 2008
http://peacepalestine.blogspot.com/2008/03/gilad-atzmon-right-to-self.html
traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
 
 
 
 
Voici, en images, une illustration de ce qu’est l’autodétermination juive ; parlant, non ?
(en blanc : les territoires de la Palestine volés par les juifs, de 1946 à 2000)
 
 

 
 
Le droit à l’autodétermination est une approche luxueuse de la conservation du pouvoir réservée aux riches, aux puissants et aux privilégiés. Dès lors que ce sont les sionistes qui tiennent les rênes du pouvoir politique international, en raison de leur influence dans des positions de pouvoir importantes, ainsi que la puissance militaire leur permettant de défendre leur droit à l’autodétermination, tout débat politique, actuellement, sur la légitimité de ce concept, ne pourrait qu’inévitablement conduire à un déni de ce que nous avons fini par reconnaître comme étant le droit palestinien à l’autodétermination. Pourtant, au lieu d’exiger ce droit, actuellement impraticable, nous devrions lutter pour défendre le droit des Palestiniens et des Arabes à se rebeller contre l’Etat juif et contre l’impérialisme sioniste mondial. Au lieu de perdre notre temps dans des fantasmagories rhétoriques, nous ferions bien mieux de dénoncer la politique et la praxis tribales juives pour ce qu’elles sont. Soutenir la Palestine , cela signifie avoir suffisamment de courage pour dire ce que nous pensons, et croire ce que nos yeux voient.
 
 
 
« Citoyen du monde, cosmopolite et athée », qu’il disait…
 
L’année dernière, dans une petite église de quartier à Aspen, dans l’Etat américain du Colorado, lors d’un débat faisant suite à ma conférence, une personne de l’assistance, d’âge moyen, se leva au fond de l’église, et se présenta ainsi :
 
« Je suis un citoyens du monde, je suis cosmopolite, et athée. J’aimerais vous demander quelque chose, M. Atzmon… ? »
 
« Une petite minute – ne soyez pas froissé par ma question, mais, par hasard : ne seriez-vous pas juif ?? »
 
L’homme se figea, une seconde ; il ne put s’empêcher de rougir, tout le monde, dans l’assistance, s’étant tourné vers lui. Peut-être étaient-ils curieux de voir à quoi ressemblait un cosmopolite fier de l’être au vingt-et-unième siècle ? Personnellement, je me sentais un peu coupable, dans toute cette histoire ; je n’avais pas la moindre intention de mettre cet homme dans l’embarras. Toutefois, il lui fallut un temps certain pour retrouver une contenance…
 
« Oui, c’est vrai, Gilad ; je suis juif. Mais comment l’avez-vous deviné ?? »
 
Je lui ai répondu que je n’en savais rien, en fait, et que je ne faisais que suivre mon intuition. « Vous voyez, quand je me trouve face à des gens qui se proclament cosmopolites, athées, et citoyens du monde, il s’avère qu’ils sont tous, peu ou prou, des juifs de la catégorie soi-disant assimilée. Je ne puis que supposer que les non-juifs ont tendance à vivre en paix avec ce qu’ils se trouvent être, de naissance. S’ils sont nés catholiques et qu’ils décident, à un certain stade de leur vie, de changer, ils se contentent de laisser tomber leur église. S’ils n’aiment plus leur pays autant que les autres, sans doute font-ils leur baluchon et choisissent-ils un autre pays pour aller y vivre… D’une certaine manière, les non-juifs – et nous sommes loin, en la matière, d’une règle scientifique – n’ont nul besoin de se dissimuler derrière quelque vagues bannières universelles ni quelque système de valeurs bien-pensant. Mais, quelle était votre question, au juste ? »
 
Un ange passa – nulle question. Notre citoyen-du-monde-cosmopolite-et-athée ne se souvenait plus de sa question ! Je suppose que, suivant la tradition des juifs post-émancipés, il n’était venu à ma conf’ qu’à la seule fin de célébrer en public son droit à l’autodétermination… L’homme se servait de la phase débats pour dire à ses voisins et à ses amis habitant Aspen à quel point il était un être humain grandiose. Contrairement à eux, des croyants patriotes un peu cul-terreux, Américains et fiers de l’être, lui, c’était un humaniste avancé, un homme au-delà de la nationalité, un sujet non-patriote et sans dieu. Il incarnait le summum du produit rationnel autodéterminé de l’ère des Lumières. Il était rien moins que l’enfant de Voltaire et de la Révolution française !...
 
L’autodétermination est une pathologie épidémique moderne, juive, politique et sociale. La disparition du ghetto (et, avec lui, celle de ses qualités poupounantes) a conduit à une crise d’identité au sein d’une société juive largement assimilée. Apparemment, toutes les écoles de pensée juives post-émancipées, qu’elles soient politiques, spirituelles ou sociales, de gauche, de droite ou du centre, étaient concernées de manière inhérentes par des considérations ayant trait au droit à l’autodétermination. Les sionistes allaient revendiquer le droit à l’autodétermination nationale sur la terre de Sion. Le Bund, quant à lui, allait exiger l’autodétermination nationale et culturelle, mais au sein du discours prolétarien est-européen. Le Matzpen et les ultragauchistes israéliens allaient exiger le droit à l’autodétermination de la nation juive israélienne dans un Orient arabe libéré, et les juifs antisionistes allaient insister sur le droit à s’adonner à un discours juif ésotérique au sein du mouvement de solidarité avec la Palestine. Mais qu’est-ce donc que ce droit à l’autodétermination, au fait ? Comment se fait-il que toute pensée politique juive moderne soit ainsi fondée sur ce droit ? Pour quelle raison certains juifs progressistes assimilés ressentent-ils le besoin de devenir des citoyens du monde, plutôt que de simples citoyens britanniques, français ou russes ?
 
 
La prétention à l’authenticité
 
Il faut dire que, bien que la recherche d’identité et d’autodétermination ne servent en réalité qu’à véhiculer l’allégation d’une marche finale vers une authentique rédemption, le résultat direct des politiques de l’Identité et des actions auto-déterminatives est à l’exact opposé. Ceux qui doivent autodéterminer qui ils sont sont ceux-là mêmes qui sont, pour commencer, extrêmement éloignés de toute réalisation authentique. Ceux qui sont déterminés à être perçus comme des humanistes cosmopolites et laïcs sont précisément ceux qui ne comprennent pas que la fraternité humaine n’a besoin ni de prolégomènes, ni de déclarations grandiloquentes. Non, tout ce que la fraternité humaine réclame, c’est un amour sincère du prochain. Ceux qui lancent, et signent, des manifestes humanistes sont les mêmes qui insistent à être perçus comme des humanistes, tout en répandant autour d’eux quelque calamité tribale sioniste ! Manifestement, les cosmopolites vrais, les cosmopolites authentiques, n’ont pas besoin de déclarer leur engagement abstrait envers l’humanisme. Les véritables citoyens du monde, de la même manière, vivent, tout simplement, dans un monde ouvert, dépourvu de limites et de frontières.
 
Ainsi, par exemple, je prends mon cas : je suis entouré de jazzmen de toutes les couleurs de peau, de toutes les origines ethniques. Des gens qui vivent sur les routes, qui dorment chaque nuit dans un continent différent, des gens qui gagnent leur croûte grâce à leur amour du beau. Pourtant, je n’ai jamais rencontré d’artiste de jazz qui se qualifiât lui-même de citoyen du monde, de cosmopolite, ni même de « marchand de beauté. Je n’ai jamais rencontré d’artiste de jazz qui aurait adopté un air d’importance égalitaire. Je n’ai jamais rencontré un musicien de jazz qui célébrât son droit à l’auto-détermination. La raison en est simple : les être authentiques n’ont nul besoin d’autodéterminer qui ils sont ; ils laissent simplement eux-mêmes et les autres être, et vivre comme ils l’entendent.
 
 
Le droit à l’autodétermination
 
Le droit à l’autodétermination est souvent cité comme la reconnaissance du fait que « tous les peuples ont le droit de déterminer librement leur statut politique et de poursuivre librement leur développement économique, social et culturel. Ce principe-même est souvent perçu comme un droit moral et légal. Il est aussi très implicite dans la philosophie des Nations Unies. Le terme d’autodétermination a été utilisé dans la Charte des Nations Unies et il a été défini dans diverses déclarations et conventions.
 
Bien que nous ayons tous tendance à croire que tout être humain est fondé à célébrer ses symptômes, le droit à l’autodétermination n’est, de fait, véritablement approprié que dans le cadre du discours progressiste occidental qui admet un tel droit en le fondant sur la notion de l’individualisme éclairé. De plus, le droit à l’autodétermination peut être célébré uniquement par les privilégiés à même de mobiliser suffisamment de pouvoir politique ou de force militaire pour faire de ce droit une réalité concrète.
 
Toutefois, il convient de mentionner qu’y compris au sein du discours libéral (progressiste) occidental, les juifs sont les seuls à fonder leur puissance politique sur leur revendication du droit à être comme les autres. La raison en est simple : même si les juifs libérés insistent tellement à être comme les autres (= les non-juifs), il est tout-à-fait clair que les autres préfèrent, de fait, être comme eux-mêmes. Cela signifie, à l’évidence, que l’exigence formulée par les juifs – d’être comme les autres – est futile, et condamnée à l’échec.
 
Il doit être mentionné également qu’au sein de sociétés oppressives, le droit à l’autodétermination est souvent remplacé par le droit à la rébellion. Pour un Palestinien des territoires occupés, le droit à l’autodétermination ne veut vraiment pas dire grand-chose. Il n’a nul besoin de s’autodéterminer en tant que Palestinien, pour la raison évidente qu’il sait parfaitement bien qui il est. Et, juste au cas où il l’oublierait, un militaire israélien, au prochain carrefour, se ferait un plaisir de le lui rappeler. Pour les Palestiniens, l’autodétermination est un sous-produit d’une négation. Il s’agit, en réalité, de la confrontation quotidienne avec le déni sioniste du droit des Palestiniens à l’autodétermination. Pour un Palestinien, c’est le droit de lutter contre l’oppression, contre ceux qui le réduisent à la famine et l’expulsent de sa terre au nom de l’exigence bien-trop-concrète, par les juifs, d’être un peuple comme les autres peuples.
 
Ainsi, alors que le droit à l’autodétermination veut se faire passer pour une valeur universelle de libération politique, elle est utilisée, dans nombre de cas, comme un mécanisme de division, qui aboutit à des exactions directes à l’encontre d’autrui. Comme nous sommes bien obligés de le savoir, la revendication juive contemporaine du droit à l’autodétermination est bien trop souvent célébrée aux dépens d’autres que les juifs, qu’il s’agisse des Palestiniens, de leaders arabes, du prolétariat russe ou de soldats britanniques et américains combattant la dernière poche des ennemis d’Israël au Moyen-Orient. Autant le droit à l’autodétermination est présenté de manière expédiente comme une valeur universelle, autant l’examen de l’utilisation sinistrement pragmatique de ce même droit dans le cadre du discours politique juif met en évidence qu’en termes concrets, ce droit à l’autodétermination n’a d’autre fonction que de servir les intérêts tribaux juifs, tout en déniant, voire même carrément en niant, les droits élémentaires d’autres peuples.
 
 
Le Bund et la critique qu’en faisait Lénine
 
Il serait correct de dire que le Bund et les sionistes furent les premiers à insister, avec éloquence, sur le droit des juifs à l’autodétermination. Le Bund était l’Union Générale des Travailleurs Juifs d’Europe orientale. Comme le mouvement sioniste, il fut officiellement fondé en 1897. Il affirmait que les juifs vivant en Russie méritaient le droit à une autodétermination culturelle et nationale, à l’intérieur de la future révolution soviétique.
 
 
 
Le premier, probablement, à avoir développé un argumentaire sur l’absurdité de l’exigence juive d’autodétermination fut Lénine, dans sa célèbre diatribe contre le Bund, lors du Deuxième Congrès du Parti Social-Démocratique Russe des Travailleurs (en 1903).
 
 
(voir : http://marxists.org/archive/lenin/works/1903/2ndcong/index.htm#13 en anglais)
(voir aussi : http://www.alterinfo.net/La-politique-de-l-antisemitisme-le-sionisme,-le-Bund-et-la-politique-identitaire-juive_a14568.html , version française d’un autre article de Gilad A. sur cette question. Ndt)
 
Marchez avec nous !, avait rétorqué au Bund Lénine, rejetant l’exigence, par les bundistes, d’un statut ethnique autonome spécial parmi les travailleurs russes. Lénine, à l’évidence, avait repéré l’agenda tribal atomisant inhérent à la philosophie bundiste. Nous rejetons, avait alors affirmé Lénine, tous compartimentages forcés qui ne servent qu’à nous diviser. Autant Lénine soutenait le droit des nations à l’autodétermination, autant il rejetait clairement un droit juif de cette nature, qu’il avait qualifié à juste titre de diviseur et de réactionnaire. Lénine défendait le droit des nations opprimées à édifier leurs propres entités nationales, toutefois, il combattait toute mentalité extrémiste et étroitement nationaliste.
 
Lénine opposa trois objections fondamentales au Bund et à sa revendication d’autodétermination culturelle :
 
1°/ Lancer le slogan de l’autonomie nationale et culturelle, cela amène à diviser les nations, et par conséquent à détruire l’unité du prolétariat au sein desdites nations ;
 
2°/ Lénine pensait que l’inter-mélange entre nations et leur amalgamation étaient des phases progressives, tandis qu’aller dans le sens opposé à cette tendance revenait à régresser. Il critiquait ceux qui « élève leurs cris vers le ciel contre l’assimilation » ;
 
3°/ Lénine ne considérait ni avantageuse, ni pragmatique, ni faisable, l’indépendance culturelle déterritorialisée que prônait le Bund ainsi que d’autres partis politiques juifs.
 
 
L’approche que Lénine avait du Bund est très significative, et elle est à méditer. Usant de son bon sens politique acéré, Lénine doutait des fondements éthiques et politiques d’un droit des juifs à l’autodétermination, d’autant que le Bund revendiquait que les juifs fussent traités comme une nation dotée de son identité propre, comme tous les autres nationaux. La réponse de Lénine fut extrêmement simple : « Désolé, les mecs, mais vous êtes à côté de la plaque : vous ne constituez pas une minorité nationale, pour la simple raison que vous n’êtes rattachés à aucun habitus géographique !... »
 
 
Le Matzpen et Wolfowitz
 
« La solution des problèmes nationaux et sociaux de cette région (du Moyen-Orient, ndt) ne peut provenir que d’une révolution socialiste dans ladite région, qui renversera tous les régimes en place, et y substituera une union politique régionale, gouvernée par les classes laborieuses. Dans cet Orient arabe uni et libéré, la reconnaissance sera assurée aux droits à l’autodétermination (y compris au droit à un Etat séparé) de chacune des nationalités non-arabes vivant dans la région, y compris la nation israélienne-juive » (Principes du parti Matzpen, voir http://www.matzpen.org/index.asp?p=principles )
 
 
Apparemment, la critique formulée par Lénine n’a jamais été correctement internalisée par les idéologues juifs soi-disant progressistes. L’abus des autres, et le rejet de leurs droits élémentaires sont devenus partie inhérente de la pensée politique progressiste juive. La lecture du document fondateur du Matzpen, ce légendaire groupe gauchiste israélien, ne peut que vous laisser confondu.
 
En 1962 – déjà – les matzpénistes juifs avaient un plan pour libérer le monde arabe (une vieille manie…, ndt) ! D’après les principes du Matzpen, ça n’est pas difficile : il suffit de renverser tous les régimes arabes existants (excusez du peu…), afin que soit garanti le droit à l’autodétermination de chacune des nationalités non-arabes vivant dans la région, y compris (ben voyons ; tant qu’à faire !) la nation juive israélienne…
 
Nul besoin de sortir de Saint-Cyr pour piger qu’au moins au niveau des catégories, les principes du Matzpen ne diffèrent en rien du mantra néocon de Wolfowitz et consorts. Le Matzpen avait un plan pour renverser tous les régimes arabes, au nom du socialisme, afin que les juifs pussent autodéterminer qui ils étaient, au juste. Wolfowitz voudrait faire exactement la même chose, mais (nuance) au nom de la démocratie. Si vous prenez le texte fondateur judéo-centrique progressiste du Matzpen et que vous y remplacez le mot socialiste par le mot démocratique, vous vous retrouverez avec un texte néocon dévastateur entre les mains, disant ceci : 
 
« La solution des problèmes nationaux et sociaux de cette région (du Moyen-Orient, ndt) ne peut provenir que d’une révolution démocratique dans ladite région, qui renversera tous les régimes en place, et y substituera une union politique régionale (point barre). Reconnaissance y sera assurée aux droits à l’autodétermination de chacune des nationalités non-arabes vivant dans la région, y compris la nation israélienne-juive » [Signé : Popaul].
 
On dirait bien que tant le légendaire Matzpen progressiste que les lamentables néocons réactionnaires aient recours à un même concept abstrait, non sans prétendre à l’universalité, pour justifier rationnellement le droit juif à l’autodétermination et la destruction de tout pouvoir régional édifié par les Arabes. Apparemment, tant les néocons que le Matzpen savent pertinemment ce que peut bien signifier la libération, pour les Arabes. Pour les matzpénistes, libérer les Arabes, c’est en faire des bolcheviques. Le néocon, de fait, est légèrement plus modeste : tout ce qu’il veut, c’est que les Arabes boivent du Coca-Cola dans une société démocratique occidentalisée. L’une comme l’autre, ces deux philosophies judéo-centriques sont condamnées à l’échec, car la notion d’autodétermination est à 150 % euro-centrique. L’une comme l’autre, ces deux philosophies sont fondées sur une notion de rationalité propre à la philosophie de l’Aufklärung. L’une comme l’autre n’ont pratiquement rien à offrir aux opprimés ; bien au contraire, elles ne servent qu’à rationaliser et à fournir au colonialisme sa légitimité universaliste frelatée.
 
Clairement, le Matzpen n’a jamais eu un quelconque pouvoir politique ; il n’a jamais eu la moindre importance politique, étant donné qu’il n’a jamais eu la moindre proximité avec des Arabes, pour ne pas parler, par charité, des masses arabes.
 
Par conséquent, le Matzpen n’a jamais pu en quoi que ce soit affecter la vie des peuples arabes, ni en détruire les régimes politiques. Toutefois, le Matzpen est considéré, par les gauchistes juifs du monde entier, comme un chapitre significatif dans l’histoire de la gauche israélienne. Ce mouvement est considéré comme un moment singulier dans le réveil éthique israélien. Aussi est-il, en vérité, embarrassant, pour ne pas dire dévastateur, de découvrir que le moment le plus éclairant et le plus raffiné du réveil moral de la gauche israélienne a produit une vision politique qui ne diffère en rien, catégoriquement, de l’infâme tentative de libération du peuple irakien par un George Deubeuliou Bush ! Il devrait être éclatant que les ultragauchistes juifs (à la Matzpen ) et l’interventionnisme anglo-américain sionisé (à la Néocon ) sont, de fait, les deux faces de la même médaille, ou, si vous me permettez l’image, que les deux faces du seul et même shekel. Ils sont extrêmement proches sur les plans théorique, idéologique et pragmatique. La pensée politique des uns et des autres est judéo-centrique jusqu’à la moelle, mais cela ne les empêche nullement de prétendre se fonder sur l’universalisme et tendre vers la libération et la liberté. Mais , en définitive, leur raison d’être n’est rien d’autre que l’autodétermination juive, aux dépens de non-juifs.
 
 
Le droit à être comme les Autres – la logique sioniste
 
Je cite ci-après une recension d’extraits d’un document soumis à la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu, en 2005
(voir http://domino.un.org/unispal.nsf/db942872b9eae454852560f6005a76fb/3e95fed32deb0ff185256fcb00590f86!OpenDocument )
 
Ce document avait été rédigé par le Bureau Coordonnateur des Organisations Juives [Coordinating Board of Jewish Organizations – CBJO] et le B’nai B’rith [il s’agit de l’organisation franc-maçonne juive mondiale, ndt]. Il aide à comprendre de quelle manière les organisations juives instaurent un pouvoir politique autour de la revendication à l’autodétermination.
 
Pour point de départ historique de sa déclaration, le CBJO choisit la fin de l’Holocauste et la création de l’Onu. Ce choix ne doit rien au hasard : le lien est tout-à-fait clair et intentionnel. Le rôle de l’Onu est présenté comme celui d’une institution qui sauvera les juifs de toute nouvelle tentative de les exterminer.
 
Le monde marquant, cette année, les soixantièmes anniversaires de la fin de l’Holocauste et de la création de l’Onu, nous avons l’opportunité, à nous qui militons dans la communauté des droits de l’homme, de réaffirmer notre engagement vis-à-vis des principes contenus dans la Charte des Nations Unies, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et dans d’autres documents fondateurs du droit international humanitaire. Un des plus fondamentaux de ces droits, c’est le droit à l’autodétermination. Ce droit garantit d’autres droits humains, comme le droit à la vie, la liberté et la sécurité de la personne, la préservation de son honneur, et l’égalité devant la loi.
 
On peut constater qu’à ce stade, le droit à l’autodétermination est exprimé en termes universels. Mais ne vous laissez pas embobiner dès maintenant… Vous ne mettrez pas longtemps à voir se révéler le gauchissement siono-centrique.
 
Les événements révélés, voici soixante ans, par l’entrée des armées alliées dans les camps de concentration nazis et leur libération, auraient pu être évités, pour peu que le droit du peuple juif à l’autodétermination eût été protégé et soutenu. Comme le démontre l’histoire du Vingtième siècle, en l’absence d’un Etat qui leur appartînt en propre, permettant d’assouvir son droit à l’autodétermination, le peuple juif était à la merci de la discrimination, de l’ostracisme et, en définitive, de l’extermination.
 
Lentement, mais sûrement, nous pouvons observer, maintenant, le glissement de l’approche éthique universaliste vers une argumentation judéo-centrique nombriliste. Toutefois, il est crucial de mentionner qu’avant la Grande guerre, les juifs occidentaux et américains étaient émancipés, et qu’ils jouissaient de droits à l’autodétermination, même si très rares étaient les juifs à penser qu’un tel droit dût être célébré en Palestine, sur le dos du peuple palestinien. De plus, penser en termes rétrospectifs rend plus clair le fait que le droit des juifs à l’autodétermination a entraîné un Holocauste pour le peuple palestinien. Autrement dit, l’impact positif pour l’humanité et la réalité humaine du droit juif à l’autodétermination est extrêmement limité. C’est là quelque chose dont la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu devrait tenir le plus grand des comptes.
 
Tandis que nous réfléchissons à ce passé, nous devons noter la résurgence (actuelle) de l’antisémitisme, et sa nouvelle manifestation : l’antisionisme. Dans divers milieux intellectuels, sur les campus universitaires et dans les media, le droit fondamental à l’autodétermination du peuple juif est érodé, quotidiennement, par des déformations et des fausses équations. Ces antisionistes présentent l’autodétermination des peuples juifs comme exclusive de l’autodétermination des Palestiniens. D’aucuns voudraient faire tourner à l’envers les aiguilles de l’horloge de l’Histoire en prônant une « solution à un seul Etat du conflit israélo-palestinien », une proposition qui fut rejetée par l’Assemblée Générale en 1947, précisément parce qu’elle aurait équivalu au déni du droit du peuple juif à l’autodétermination. L’antisionisme est une impasse dangereuse, car il prône la destruction de l’Etat juif. En tant que tel, il contrevient à la Convention sur les Droits économiques, sociaux et culturels de la Charte des Nations Unies.
 
De manière très intéressante, les gens doués du CBJO ont bien conscience que, tôt ou tard, quelqu’un va remettre en question la validité morale du droit juif à l’autodétermination. De fait, c’est exactement ce que j’ai l’intention de faire, d’ici une ou deux pages… Les sionistes sont assez intelligents pour piger que la validité de la carte blanche dont ils disposent pour détruire des millions d’existences au Moyen-Orient, au nom d’un concept universel frelaté, risque éventuellement de venir, un jour, à expiration.
 
Toutefois, les gens du CBJO aspirent à une résolution optimiste du conflit israélo-palestinien. C’est, tout du moins, ce qu’ils veulent nous donner à accroire :
 
« Aujourd’hui, nous assistons à des progrès remarquables, au Moyen-Orient, entre Israël et les Palestiniens. Le peuple palestinien a élu un gouvernement qui a juré de rejeter le terrorisme en tant qu’arme politique, au profit de la démocratie et de la paix. Cette phase de coexistence prometteuse avec le peuple juif marque un tournant important dans une politique palestinienne faite de violence. Toutes les résolutions adoptées par cette institution à ce sujet devraient chercher à affirmer le droit à l’autodétermination du peuple juif, parallèlement à celui d’autres peuples. Ce n’est qu’une fois cela fait que le Comité des Droits de l’Homme pourra être fidèle à ses principes fondateurs. Ce n’est qu’alors qu’il pourra être partie à la solution, au lieu d’exacerber le problème. Ce n’est qu’alors que cette instance démontrera qu’elle a retenu les leçons qui auraient dû l’être voici, de cela, soixante ans, en soutenant et en défendant le droit fondamental, pour le peuple juif, de s’autodéterminer aux côtés d’un Etat palestinien démocratique.
 
Nous le constatons, le CBJO n’est là qu’afin de dire aux Palestiniens qui ils sont et ce qu’ils devraient être, c’est-à-dire : démocratiques et laïcs. De manière extrêmement regrettable, l’organisation de droite CBJO ne diffère en rien du légendaire progressiste Matzpen, et les implications de cette similitude doivent être d’ores et déjà claires. Il n’y a pas de droite, ni de gauche, dans le cadre de la politique juive laïque, mais bien plutôt une orientation tribale auto-centrique qui génère de fausses images de diversité politique et ce, pour des raisons évidentes.
 
 
Un Etat, deux Etats, ou tout simplement Un Etat de Tous Ses Citoyens ?
 
Rares sont les intellectuels palestinien (et arabes, de manière générale), à prendre part au débat ‘solution à un / deux Etat(s)’. La raison est tout-à-fait évidente : les Palestiniens et les Arabes ont parfaitement conscience du fait que les problématiques relatives à l’avenir du Moyen-Orient n’ont pas à être déterminées par des institutions académiques ou des conférences de solidarité avec les Palestiniens, mais bien plutôt sur le terrain. L’impact d’une seule roquette Qassâm frappant une cible dans le Néguev occidental est bien plus important que n’importe quelle forme de discussion intellectuelle péremptoire relative à la résolution des conflits. Apparemment, la demande d’un unique Etat, qu’il soit laïc, démocratique ou islamique est théorique et rhétorique, et elle n’a aucun impact d’aucune sorte que ce soit sur les Israéliens, qui continuent à détenir le pouvoir politique et la puissance militaire suffisants pour pérenniser l’Etat juif de chez Juif.
 
De même que la notion d’autodétermination n’a absolument aucun sens pour le peuple palestinien, il en va de même de l’exigence d’un Etat unique en paroles verbales. En des temps où l’on affame Gaza et où le gouvernement israélien annonce des plans génocidaires, les débats sur l’avenir du Moyen-Orient semblent relever d’un sport de luxe, auxquels seuls des privilégiés songent encore à s’adonner.
 
S’il est encore une chose à laquelle le discours autour de la solution à un seul Etat puisse servir, c’est bien à la pérennisation de l’hégémonie israélienne et juive à l’intérieur du discours de solidarité avec les Palestiniens. La raison est très simple : tout débat visant à une solution politique prend de manière « naturelle » en compte le « droit des juifs à l’autodétermination ». Il en serait ainsi pour l’éternité si nous n’osions introduire un glissement radical, politique et intellectuel, dans ce discours. Comme Lénine en 1903, nous devons remettre en cause la validité de la notion du droit à l’autodétermination. Mettant nos pas dans ceux de Lénine, en la matière, nous devons oser reconnaître la possibilité que le droit des juifs à l’autodétermination est en réalité un facteur de zizanie, et qu’il risque même fort de s’agir d’une cause fallacieuse. Cette pseudo-cause (romantique) n’a d’autre raison d’être que le fait qu’elle donne un motif de célébration aux riches, aux colonialistes et aux privilégiés, au détriment des faibles et des opprimés.
 
Nous devons nous lever, et demander ouvertement pour quelle raison, exactement, les juifs ou quiconque d’autre mériterait de disposer d’un droit à l’autodétermination. N’est-il pas vrai que le droit à l’autodétermination s’exerce toujours au détriment de quelqu’un d’autre ? Nous devons nous lever, et demander quel droit moral autorise un juif de Brooklyn [un quartier de Jew York, ndt] à s’autodéterminer lui-même en tant que sioniste et futur occupant de la Palestine  ? Nous devons demander ouvertement ce qui, au juste, donnerait à un juif né Israélien le droit de vaticiner sur une terre palestinienne au détriment du Palestinien autochtone ? Suis-je fondé à revendiquer pour moi-même le droit à m’autodéterminer en tant qu’astronaute de la Nasa , ou bien, pourquoi pas, en chirurgien cardiaque ? Etes-vous prêt à m’autoriser à bricoler vos valvules sur le seul fondement de ma fallacieuse auto-intronisation en émule du Dr Barnard ?
 
Certes, ce sont là des questions qui ne trouveront pas leur réponse après-demain… Pourtant, nous ne devons pas cesser de les poser. Comme Lénine, j’ai tendance à rejeter la légitimité du droit des juifs à l’autodétermination, car j’y vois une cause fallacieuse et semeuse de division. En revanche, je suggèrerais une approche éthique alternative, que j’emprunte à l’ex-parlementaire à la Knesset Azmi Bishara , cet intellectuel palestinien qui a dû tout quitter, de sa vie en Israël, en dépit de son appartenance au parlement de ce pays. Bishara a dépassé le débat ‘un Etat / deux Etats’, autrement dit, il a dépassé le (pseudo) droit judéo-centrique à l’autodétermination. Il a formulé une brillante notion politique, l’Etat de tous ses Citoyens. Plutôt qu’un Etat des Juifs, Bishara a suggéré de faire d’Israël le pays de tous ceux qui y vivent.
 
Azmi Bishara est un intellectuel solide, et un contempteur célèbre d’Israël. Dans de nombreux écrits, et au cours de moult conférences, il a maintenu l’idée que l’autodéfinition de l’Etat israélien en tant que ‘juif et démocratique’ est discriminatoire. Bishara prône un Israël qui soit l’Etat de tous ses citoyens. Il a ouvertement mis en évidence un conflit direct entre la majorité juive et la minorité palestinienne sur la question de la définition de la nationalité israélienne. Il formule une tendance, dans la minorité arabe palestinienne (israélienne), qui exprime l’exigence d’une égalité socio-économique et politique non seulement dans la loi formelle, mais dans la citoyenneté civique et dans la nationalité. On pourrait dire que l’approche de Bishara est un exercice politique du droit des Palestiniens à l’autodétermination. Par conséquent, toutefois, il n’a pas fallu très longtemps avant que Bishara ait dû prendre la fuite afin de sauver sa vie ; il a dû aller se réfugier et se protéger à l’extérieur d’Israël.
 
Comme nous l’avons vu, le droit à l’autodétermination est une approche (de luxe) de la conservation du pouvoir. Aucun groupe ne le célèbrera jamais, mis à part celui de ceux qui sont d’ores et déjà riches, puissants et privilégiés. Les sionistes peuvent se rengorger de toutes ces qualifications, et même de celle de posséder le pouvoir et la puissance militaire nécessaires pour pérenniser leur ‘droit à l’autodétermination’. Toutefois, étant donné la réalité sur le terrain, au lieu de revendiquer je ne sais quels droits purement rhétoriques, nous devons lutter pour défendre le droit des Palestiniens et des Arabes à se rebeller contre l’Etat juif et contre l’impérialisme sioniste mondial.
 
Au lieu de perdre notre temps en billevesées académiques et en interminables débats académiques, nous ferions bien mieux de dénoncer la politique et la praxis tribale juive.
Envoyé par Sylvia


 
E
Commentaires de mon article sur Ciome4newsKosovo :  TRAFIC  D' ORGANES ! voilà le chou-chou des EU qui, il faut bien le dire, a pu établir ses bases militaires sur place !Evamerci pour cette clairvoyance : bibi nethanya
Merci Eva pour ce texte si vrai sur nos démocratie occidental qui nous prépare un avenir des plus sombres, surtout pour les pays récalcitrant tels la Syrie,l'Iran etc... pour ces grands dirigeant qui sous la banniere de la démocratie (France de Sarkosy-Kouchner; états unis Bush-Cheney, Israel Olmert-Barak)laissent ou vont massacrer des populations innocentes sous pretexte que leurs gouvernement est "terroriste" mot qui n'a plus aucun sens aujourd'hui puisqu'il est utilisé à toute les sauces notamment à l'égard de la Syrie qui est un pays laic (bien que dans le passé les fréres musulmans ont été réprimendé violemment par le frere de l'ancien président Hafez El Assad) et qui, on ne le dit pas au grand public; plus d'une fois la Syrie à donné des informations pour démentelé des attentats dans les pays occidentaux meme pour les etats unis de bush.
March 22, 2008



Vukcevic: Dossier constitué sur la vente d’organes des Serbes : djuro : http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=2011&Itemid=26
http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=2011&Itemid=26 Vukcevic: Dossier constitué sur la vente d’organes des Serbes Le 21. mars 2008. 19:57 Une accusation de meurtre et de vente d'organes est formulée contre les combattants de l'Armée de Libération du Kosovo. En 1999 ils auraient abattu plusieurs centaines de Serbes et auraient vendu les organes de quelques dizaines de personnes. Selon le Procureur il y aurait des charniers (non répertoriés) de cadavres en Albanie. Selon B92 le livre à paraître de Carla Del Ponte viendrait étayer cette thèse. Au Parquet pour les crimes de guerre de Serbie est constitué un dossier portant sur la vente d’organes des Serbes du Kosovo-Metohia, portés disparus pendant et après le bombardement de la RFY en 1999. Sont vérifiés des indices informels, acquis par le Parquet par le travail opérationnel, qu’en 1999, un nombre de Serbes emprisonnés de la Province était transféré en Albanie, a déclaré le procureur pour les crimes de guerre, Vladimir Vukcevic. Il a mis en vedette que les indices informels ont été obtenus des investigateurs du Tribunal de La Haye, et que, d’après ces sources, en Albanie existent des fosses communes non enregistrées contentant les corps des Serbes tués. L’ex-procureure générale du Tribunal de La Haye, Carla del Ponte indique, dans son livre „La Chasse“, l’histoire troublante sur toute une série d’enquêtes échouées du Parquet qui traitaient le sort de 100 à 300 Serbes enlevés, transférés dans le Nord d’Albanie, près de la localité de Burel. Les jeunes étaient bien nourris et n’ont pas été torturés. Dans une maison jaune, identifiée, en clinique chirurgicale ambulante, on leur enlevait des organes intérieurs, qui étaient ensuite transférés par l’aéroport de Tirana à l’étranger et vendus là-bas. Dans le business effroyable participaient les dirigeants d’UCK, et est mentionnée aussi la participation possible des services secrets albanais. En décrivant en détail les informations dont elle disposait, Del Ponte a indiqué que les investigateurs devaient renoncer à ce cas en raison de l’impossibilité de poursuivre l’enquête.
March 22, 2008

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