18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 16:52

 

09/10/2012 - 09h50
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Gérard Depardieu trouve que plus ça va plus il ressemble à Obélix© DR

Aujourd'hui, je me rends compte que je suis un personnage détestable et que plus ça va, plus je ressemble à Obélix. Quand je me vois imité je me dis : "Bah voilà il a raison". Si je fais autant peur aux enfants ce n'est pas pour rien. Je suis... Gérard Depardieu. VDM !

Source : Vivement Dimanche, France 2

http://www.premiere.fr/Les-VDM-People/La-VDM-People-Je-ressemble-a-Obelix-3517888

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Commentaire d'un fidèle Lecteur

ce jour, Ahura :

 


Eva ! mon intervention ce jour pour saluer le courage de Philippe Torreton qui a rédigé avec talent une lettre ouverte adressée à l'apatride (actuellement ) Gérard Depardieu ! Ce dernier ne veut plus de la nationalité française et les belges ne veulent pas de lui (pas plus qu'ils n'ont voulu de Jauni ) . Où va-t-il trouver asile ? Quel pays voudra accueillir un grossier personnage qui ne maîtise même pas sa vessie et qui pisse comme je pleure . Qu'il aille au diable lui et tous ceux qui veulent quitter la France pour ne pas payer d'impôts. Au point où l'on en est on se passera bien d'eux et qu'ils ne brandissent pas l'argument de la création d'emplois , ça ne marche plus ! Un regret .... pourquoi Philippe Torreton n'a pas montré du doigt Cahuzac . Il ne faudrait pas que le cas Depardieu occulte le cas Huzac !

 

Gérard Depardieu part changer d'air en Belgique

http://www.boursier.com/actualites/economie/gerard-depardieu-part-changer-d-air-en-belgique-17776.html

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Au même moment, mail reçu :

 

Quand Philippe Torreton
répond à Gérard Depardieu...

( Libération de mardi...malheureusement, je n'ai pas le lien...)
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"Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? Evidemment, on cogne sur toi plus aisément que sur Bernard
Arnault o...u les héritiers Peugeot… C’est normal, tu es un comédien, et un comédien même riche comme toi pèse moins lourd ! Avec toi, on peut rattraper le silence gêné dont on a fait preuve pour les autres… C’est la nature de cette gauche un peu emmerdée d’être de gauche.

Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un césar d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadrés pour mettre ta tronche sous le plexi ? Le Premier ministre juge ton comportement minable, mais toi, tu le juges comment ? Héroïque ? Civique ? Citoyen ? Altruiste ? Dis-nous, on aimerait savoir…

Le Gérard «national», le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un «c’est celui qui le dit qui y est»… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter… Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc.

Et nous faire croire en tournant avec Delépine qu’un cœur social vibre encore derrière les excès et les turpitudes de l’homme… Nous faire avaler à coups de «han» de porteur d’eau que tu sèmes dans tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences… Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du «je pense qu’à ma gueule», celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales…

Tout le monde ne peut pas avoir l’auréole d’un Rimbaud qui, malgré ses trafics d’armes, fut et restera un poète… à jamais. Toi, tu resteras comme un type qui a fait une belle opération financière sur le cinéma français, un coup de Bourse, une OPA… Tu as transformé tes interprétations les plus réussies en stratégie de défiscalisation. Il doit y en avoir un florilège de répliques que tu as jouées et qui résonnent bizarrement maintenant !

Des répliques de poète, d’homme au grand cœur, d’yeux grands ouverts sur la misère du monde, orphelines de pensée et violées par leur interprète, parce que l’homme a les rognons couverts, mais l’acteur a fait faillite… L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser ?

Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! Sors de scène, Montfleury, «ce silène si ventru que son doigt n’atteint pas son nombril !» Et puisqu’on est dans Cyrano, te rappelles-tu de cette réplique, mon collègue, qu’il adressait à De Guiche sauvant sa peau au combat en s’étant débarrassé de son écharpe blanche ? Il demande à Cyrano ce qu’il pense de sa ruse et ce dernier lui répond… «On n’abdique pas l’honneur d’être une cible.» Tu t’en souviens ? Tu devrais… En ce temps-là, tu apprenais ton texte…

On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés… Adieu."


Philippe Torreton - COMEDIEN

http://nosenchanteurs.eu/index.php/2012/04/22/lettre-de-philippe-torreton-a-jean-ferrat/philippe-torreton/
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Gérard Depardieu, un ex-musulman devenu fan d’Israël

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Star system. Avant l’abandon proclamé de sa nationalité française, le comédien Gérard Depardieu s’était déjà distingué par diverses expériences culturelles parmi lesquelles sa conversion passée à l’islam et son récent coup de cœur pour Tel Aviv.

Par Hicham Hamza | le 18 décembre, 2012
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Depuis l’annonce de son exil fiscal en Belgique, l’acteur Gérard Depardieu a suscité quantité de réactions passionnelles de la part de la classe politique et du monde culturel. Ici ou là, on évoque une carrière professionnelle devenue moribonde, l’appât du gain de plus en plus manifeste chez ce comédien-viticulteur proche de Nicolas Sarkozy ou ses accointances avec les dictatures d’opérette des Balkans.

Deux aspects biographiques, méconnus du grand public et des éditorialistes, sont rarement abordés pour illustrer le parcours sinueux de l’homme.

En 1967, Gérard Depardieu, jeune homme âgé de 18 ans et demi, s’était converti à l’islam. Il le raconte lui-même en détail au journaliste Laurent Neumann dans un entretien paru en 2004 sous le titre « Vivant ! ». Extraits :


« Je crois aux hommes. Je crois à la vie, et notamment à celle qui a précédé Dieu. Et, bien sûr, je crois en Dieu. Enfin… Je dis que je crois. En fait, je crois que je crois. […] En tout cas, je ne suis pas athée. […] Je vais même te faire un aveu: quand je suis arrivé à Paris, en 1965, j’ai été musulman pendant près de deux ans. […]Je fréquentais la mosquée de Paris, rue Geoffroy-Saint-Hilaire. Je faisais mes prières cinq fois par jour, mes ablutions quotidiennes au hammam, je lisais le Coran… En fait, je crois que cette idée s’est imposée à moi après un concert d’Oum Kalsoum, «l’astre de l’Orient». […]

Quand je suis sorti de [son] concert à Issy-les-Moulineaux, j’étais transporté, bouleversé, ému aux larmes… J’avais dû éprouver ce que les Arabes appellent le tarab, le paroxysme de l’émotion et de l’amour. Il n'y a pas besoin de culture ou d'éducation religieuse pour ressentir ça, Il suffit de se laisser toucher par la grâce... A cette époque, la mosquée, c'était un peu mon lycée à moi. […]
Ma vie n’est pas un modèle de vertu. Mais j’ai toujours été dans une forme de recherche personnelle. Il faut bien que Dieu existe, qu’il y ait quelque chose à nous supérieur ! Quelque chose ou quelqu’un pour exorciser toutes les peurs que l’on porte en soi. […] Toute ma vie a été ainsi scandée par cette quête spirituelle et par la découverte de l’autre ».

Plusieurs éléments peuvent prêter à caution dans son témoignage : par exemple, si Gérard Depardieu croit se souvenir avoir été attiré par l’islam en raison d’un concert d’Oum Kalsoum, sa mémoire serait approximative. Celle qui est considérée comme la diva du monde arabe n’a donné qu’un seul concert en France : c’était en novembre 1967 et dans la salle parisienne de l’Olympia.

A moins d’avoir confondu avec une autre cantatrice découverte dans la ville limitrophe d’Issy-les-Moulineaux, le jeune homme se serait donc converti à la veille de ses 19 ans, fêtés le 27 décembre 1967. Deux ans plus tard, juste après son renoncement à l’islam, l’apprenti-comédien épousera Elisabeth Guignot, fille de polytechnicien et partenaire de théâtre. L’ancien loubard de Châteauroux démarrait ainsi une nouvelle vie au cœur même de la bourgeoisie parisienne.

Vin cacher

Les années 2000 seront l’occasion d’un rapprochement progressif avec la culture israélienne. En 2005, à l’occasion d’une invitation à un festival local, Gérard Depardieu exprimait encore une certaine neutralité politique : «En France, beaucoup de choses se disent à propos d’Israël et du conflit israélo-palestinien. Je ne vous juge pas ». Dans cette interview accordée au média israélien Ynet, l’acteur révéla incidemment avoir interrompu sa production de vin cacher en raison d’un problème de « communication » entre rabbins français à ce sujet. Depardieu entretient toujours plusieurs vignobles à travers le monde, notamment au Maroc et en Algérie.

Deux ans plus tard, l’œnologue est retourné sur place en compagnie de l’actrice Fanny Ardant. Dans un film intitulé « Hello Goodbye » et réalisé par Graham Guit, le tandem forme un couple de Français juifs désireux de faire leur « alya »-un terme hébreu désignant l’acte d’immigration en Israël.

A propos du centre d’intégration des étrangers, l’acteur a fait connaître au Jerusalem Post son enthousiasme : « C'est un endroit extraordinaire. Je suis heureux de voir les nouveaux immigrants d'Ethiopie [qui représentent la majorité des résidents du centre], ils sont la partie la plus importante du film ».

Quelques semaines après la fin du tournage, Gérard Depardieu semble être tombé sous le charme de Tel Aviv, une ville devenue  « chère à son cœur ». Lors de l’enregistrement d’une émission animée par Mélissa Theuriau et diffusée sur Paris Première en janvier 2008, l’acteur s’improvise guide dans la capitale israélienne. Selon la téléspectatrice Chantal Sutton, animatrice du blog justinteresting.com et férue de cinéma israélien, il y a célébré l’art de vivre local : 

« Gérard Depardieu arrive merveilleusement à faire ressentir au téléspectateur cette façon de vivre et ce bonheur propres à Tel Aviv. […] Et pour une fois, toutes ces vérités ne sont pas racontées par des Juifs. On ne pourra pas taxer Gérard Depardieu de parti-pris lorsqu’il explique que les médias français reflètent une image faussée d’Israël ».

En cas de problème avec la Belgique, le viticulteur pourra toujours tenter de  tirer profit d’un exil fiscal en s’expatriant  à Tel Aviv : pour ceux qui veulent se passer de l’impôt sur la fortune et bénéficier d’un climat méditerranéen, c’est aussi la terre promise.

 

Vidéos ici : http://oumma.com/15156/gerard-depardieu-un-ex-musulman-devenu-fan-disrael

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NOM-jeu-images.jpg

 

 

Une vidéo (13 mn) à ne pas manquer

pour comprendre le monde actuellement.


Pétrodollars, pourquoi ?


La FED, pourquoi ?


La destruction de plusieurs pays est programmée.

Lesquels ? Pourquoi ?

 

La 3e guerre mondiale est programmée. Pourquoi ?

 

Comment les Etats-Unis entendent,

quel que soit le prix payé par les populations,

maintenir par la force leur suprématie dans le monde.
 

Que pouvons-nous faire pour empêcher

l'horreur planétaire programmée ?

 

Nous avons le devoir moral

de refuser d'être seulement

des pions promis à l'horreur.

 

Eva R-sistons


 

 

 

Publiée le 17 déc. 2012


Cette vidéo nous rappelle les faits et enchaînements ayant entraîné les guerres passées et nous présente celles à venir. Comment les Etats-Unis veulent sauver le dollar à tout prix jusqu'à prendre le risque de déclencher une guerre mondiale, mais aussi qui tire les ficelles de ce jeu dangereux qui sème la désolation dans le monde depuis des décennies ?


 

 

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Choix de vidéos pour comprendre le monde,

le monde dans lequel nous vivons

(sur mon blog Jeunes.infos)

 

 

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 12:25

 

censure-google.jpg

http://lagraphologiesaitquoi.centerblog.net/rub-freud-.html

 

 

Google.... et la censure en France.

 

Le 2 avril 2010 j’avais écouté un débat au sujet de Google et la censure (en France). Ce débat était diffusé dans les ondes via Macadam philo, une émission de France Culture (radio). L’invité était le philosophe Luis de Miranda. Selon lui les chinois ont un avantage sur nous, ils savent qu’ils sont censurés. Celui-ci ajoute que Google est aussi censuré en France, mais ce serait dans des « proportions moindres », et nous ne le savons pas. Selon un rapport allemand Google censurerait de deux manières : une censure directe et une censure qui proviendrait d’une standardisation.

  • censure directe : il s’agit d’un particulier ou d’une entreprise qui peut s’adresser à Google pour que certains sites n’apparaissent pas ou apparaissent très loin dans les occurrences (ce qui équivaut à ne pas être visible).
  • censure de standardisation : Google a des algorithmes qui favorisent la visibilité de certaines pages lorsqu’on ferait une recherche. Par exemple, souvent nous trouverons des résultats de Wikipédia. Selon Luis de Miranda ce type de censure serait une censure cognitive, car il s’agirait là de formater l’être humain. Et quand on formate l’être humain on influe sur ses comportements et sur ses choix dit-il. Ce serait donc une censure politique.

Mon avis est que je ne suis pas certain que la censure primaire puisse exister en France. Les idées d’e-réputation et de formatage suffiraient largement pour exprimer que les résultats de recherche ne sont pas vrais. Or ce que nous attendons d’un moteur de recherche, c’est la vérité.


Source : France Culture – Macadam philo


Télécharger le podcast sur iTunes (Macadam philo du 02.04.2010)

 

http://www.pearltrees.com/#/N-fa=3350108&N-play=1&N-u=1_371453&N-p=26685507&N-s=1_3454493&N-f=1_3454493

 

 

 

Commentaire reçu le 16.4.12,

et ma réponse ce jour :

 

eva, les blogs d'Over Blog sont censurés sur Google, le flux de visiteurs a considérablement diminué, Google menace d'aller encore plus loin.... on croyait être libre de s'exprimer mais en fait notre liberté tient juste dans le bon vouloir du mastodonte Google... Tu peux lire les articles sur mon blog

 

Commentaire n°3 posté par plume de cib aujourd'hui à 09h44

 

 

Chère Plume

 

Merci ! Merci d'éclairer ma lanterne, notre lanterne ! Je me demandais pourquoi depuis quelques jours la fréquentation de mes blogs avait été divisée par 3, par ex sos-crise environ 3000/jour ... un peu + de mille, soudain ! Je ne comprenais pas cette nouvelle curiosité !

Il s'agit des blogs engagés seulement, n'est-ce pas ?

Curiosités:

- F. Asselineau n'a plus de fiche wikipedia (sauf en Anglais, car bien évidemment il n'est pas tendre avec les Anglo-Saxons), mon commentaire expliquant que les Maires étaient menacés (de perdre leurs subventions) en cas de signatures pour lui à la Présidentielle, et puis black-out total à son sujet, absence organisée dans les Médias (et un CSA qui reconnaît la chose mais impuissant) ... ce commentaire, donc, disparaît miraculeusement sur la page discussion maintien ou suppression de la fiche Wikipedia F. Asselineau (pas mon second commentaire qui ne dit rien, eh oui ça m'arrive d'écrire pour ne rien dire !) Et puis à peine ai-je soutenu FA (pub pour lui sur mes sites)...

- que ma fiche Wikipedia rétrécit sans lavage, même la photo semble soudain indésirable. Et surtout plus de lien vers mes blogs sous pseudo, tout en annonçant que je suis blogueuse (sic, quand même à peu près 3.500.000 visiteurs uniques) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chantal_Dupille

Chantal Dupille sur Wikipedia, hier et aujourd'hui. Liens blogs, vidéos 1982 etc

- Facebook ? Du passé. Dysfonctionnement total pour moi, soudain. Rien pendant les premiers 24 h de parution, en plein rush. Ensuite, au compte-goutte - au moment où certains de mes posts avaient 500 à 900 j'aime ! Curieux hasard...

- TOP ? 32e/1.500.000 over-blog pour sos-crise, et alors que l'audience augmente, pff ! Soudain (comme par hasard - vraiment ? Juste lorsque je fais de la pub pour F. Asselineau sur mes blogs alors que la consigne est de le censurer) plus de TOP, disparition inexpliquée !

- Les commentaires sur mes blogs ne partent plus ou partent mal. On me signale même à l'instant qu'on ne les verrait plus ?

- Les inscriptions aux newsletters se font de plus en plus difficilement

- Des posts n'apparaissent plus sur Google : Ceux du site Le Grand soir par ex, "genre la page n'existe plus, ou pas"... § pareil pour mes posts... Ex, je tape blog sos-crise et le sujet d'un de mes articles et je trouve le sujet... traité par d'autres, pas par moi !

- Et d'une façon générale, concernant un sujet sur Google, il devient de plus en plus difficile de le trouver lorsqu'il est traité... sur mes blogs. Des petits blogs (comme les petits candidats, d'ailleurs, souvent les plus futés) apparaissent comme les grands, mais sos-crise, d'un seul coup, est très très mal référencé ! Un mystère de plus...

- Eva désinformation, TOP supprimé quand j'ai fait un post qui a déplu au "Lobby qui n'existe pas" (sic) et SI je l'annonce, menace de suppression du blog ! Alors, elle est pas belle la France d'aujourd'hui ?

- Curieux, mes blogs Ranks ! Une blogueuse au TOP a 200 visites par jour blog Rank 92, moi sur sos-crise 3000 (jusqu'à il y a quelques jours) et puis des commentaires et tout, et... au maximum 80-82 de blog Rank ! Où y-a-t-il un Détective pas trop privé pour éclaircir tous ces mystères ?

- Des lenteurs dans l'administration des blogs : Parfois 2-3 mn entre chaque opération ! C'est nouveau !

Et quand j'écris à Over-blog pour signaler les dysfonctionnement, silence abyssal ! Aux abonnés absents...

Et j'en passe, j'en passe... Tiens, je vais publier ce commentaire !

Eh oui l'audience, le blog rank, les fiches, les j'aime de Facebook, etc, tout rétrécit... et sans lavage !

Mais parce que nous sommes bien évidemment, promis et juré, en "démocratie irréprochable" !

Et je parie qu'aux Elections le score de Sarkozy, au dernier moment, ne va pas rétrécir, lui, mais enfler, enfler, enfler ! Avec un lavage de cerveau mais surtout des bulletins... sans pour autant faire comme le chef de l'UMP dans les Pyrénées Orientales, Alduy, qui lui aurait bourré ses chaussettes de bulletins de votes au moment où il allait accomplir son devoir électoral ! Non, notre cher Ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, lavera plus blanc à Denvers (capitale de la CIA, comme par hasard), tous les bulletins de vote  (notamment ceux du vote électronique) - et d'un 45 % pour son pote Super Sarkozy, il sortira de son chapeau de prestidigitateur un joli lapin blanc, tout blanc, pour son poulain Sarko, qui oh merveille de la technique et du lavage, aura soudain inversé la tendance, avec un 55 %... pour lui, ou au moins un providentiel 50,000001 % !  § 2

Alors, elle est pas belle, la vie ? En France... libre ????  LIBRE ? Vraiment ???? Pff...

 

eva R-sistons

(J'ai juste rajouté quelques petites choses)

 

§ 1 C'est ce post qui a eu hier soir du mal à s'afficher.

Le Nouvel Observateur, le magazine de la Gauchitude

Parfois on a ceci :

La page demandée n'est
malheureusement pas disponible

 

§2 Présidentielle 2012 :

2012: Vers des élections truquées ? Résultats électoraux produits par une société US ?

 

 

 

Nouveau mystère en vue ?

En plein Titanic va-t-il ressusciter au 2e tour,

avec un 50,00001 % ?

(Note d'eva)

 

 

TITANIC FRANCE DéLiRiUs.

 

http://delirius.canalblog.com/archives/2012/03/29/23879965.html

 

 

Boycott de La lettre de Sarko

au peuple français 


 LA PROCÉDURE de retour de sa lettre est toute simple :

 1) NE PAS OUVRIR LE COURRIER

 2) Inscrire en toutes lettres, "RETOUR À L'ENVOYEUR"

 3) Motiver le renvoi sous un prétexte quelconque, du style :

               - Refusé (sans autre motif)
             - Courrier refusé
 
- Absent pour raison de campagne électorale etc.. 
         
 4) Déposer votre lettre, sans affranchissement supplémentaire, à
la poste qui se chargera de la retourner à l'envoyeur et votre
mission est ainsi accomplie.
 
5) Pour un franc succès, faites passer le message autour de vous,  par téléphone, e-mail, internet etc...
Et votre imagination fertile fera le reste !

 

http://bembelly.wordpress.com/2012/04/07/lettre-de-sarkozy-deja-des-retour-a-lexpediteur/

 

 

Et puisque nous parlons de courrier, en voici un :

D'une Vieille dame indignée à sa Banque

 

 

Cher Monsieur,


Je vous écris pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait permis de payer le plombier le mois dernier.
Selon mes calculs, trois nano-secondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement. Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis 26 ans.
Il me faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion et débité mon compte des 30 euros de frais pour le désagrément causé à votre banque.
Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incitée à revoir la gestion de mes finances - après tout, je n'ai QUE ÇA à faire.
A partir d'aujourd'hui, je passerai dix (10) fois par jour au guichet de votre agence (nous sommes voisins) et notamment à 11H50 et 16H50 pour retirer 2 EUR ; je déposerai aussi des espèces (1 EUR) et demanderai un reçu.
Je paierai TOUS mes achats (même ma baguette de pain) par chèque.
A ce propos, veuillez m'envoyer immédiatement cent (100) chéquiers.
Comme il m'arrive d'OUBLIER de signer certains chèques ou de noter des montants chiffres et lettres différents, je vous demanderai de faire très attention puisqu'il s'agirait d'une faute de votre part. Bien entendu, je préviendrai mes commerçants et leur demanderai de faire une copie de mes chèques, avant de les porter.
Je vais interrompre TOUS mes prélèvements automatiques, je paierai par chèque.
TOUS mes courriers seront déposés à votre banque et adressés au directeur avec la mention "CONFIDENTIEL NE PAS OUVRIR".
Je compte changer tous les mois ma signature légale : avec tous ces vols de chéquiers on n'est jamais assez prudent.
Dorénavant, si vous me téléphonez, vous entendrez " appuyez sur la touche étoile de votre téléphone" Vous devrez choisir la langue 1, 2, 3 ou 4 (eh oui, à 86 ans je parle 4 langues) Une fois la langue sélectionnée, vous devrez :
taper 1 pour prendre rendez-vous avec moi
taper 2 pour toute question concernant un retard de paiement
taper 3 pour me laisser un message
taper 4 pour me parler
taper 5 pour retourner au menu principal et tout recommencer
ENFIN, avant de me parler, vous entendrez une belle musique, chantée par moi (pas de droit SACEM) que vous connaissez sûrement et qui s'intitule : "Le petit bonhomme en mousse".
Je vous souhaite une heureuse nouvelle année, et vous dis donc A DEMAIN.
Respectueusement,
Mme M.I.

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A bas les cases...

 

 

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Qu'est ce que la sagesse?

(C'est de s'indigner, glupp ! Note d'eva)

 

 

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http://balawou.blogspot.fr/2011/03/reforme-de-la-psychiatrie-une-deraison_02.html


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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 18:00

http://socio13.files.wordpress.com/2010/03/otan-criminel-mondial1.jpg

http://socio13.files.wordpress.com/2010/03/otan-criminel-mondial1.jpg

 

MONDE-
Lundi 22 août 2011

Tripoli : le Réseau Voltaire s'inquiète des menaces de mort qui pèsent sur Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan

 

Tripoli : le Réseau Voltaire s’inquiète des menaces de mort qui pèsent sur Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan
Réseau Voltaire, lundi 22 août 2011, 13h20 GMT - Le Réseau Voltaire s’inquiète des menaces qui pèsent sur deux de ses collaborateurs à Tripoli. Mahdi Darius Nazemroaya, chercheur associé du Centre for Research on Globalization, et Thierry Meyssan, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace, sont retranchés dans l’hôtel Rixos autour duquel d’importants combats ont lieu. L’ordre aurait été donné de les abattre.
Thierry Meyssan est à Tripoli depuis le 23 juin dernier. Il y a d’abord dirigé une équipe d’enquêteurs du Réseau Voltaire. Il mène depuis deux mois un travail d’information journalistique sur le conflit. Ses positions se distinguent de celles de ses confrères : il décrit la rébellion comme étant minoritaire et permettant de justifier aux yeux de l’opinion publique internationale une classique opération militaire.
Quelles que soient les positions défendues par Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan, leur assassinat serait inacceptable. Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan ne sont pas des combattants, mais des journalistes. Les personnes qui soutiennent cette guerre en pensant qu’elle est menée pour la démocratie et la liberté ne peuvent accepter qu’on assassine des journalistes.
À l’heure actuelle, cinq États leur ont offert leur protection diplomatique. Mais les combats autour de l’hôtel les empêchent de sortir et plusieurs de ces ambassades ont été encerclées afin de rendre tout accès impossible.
Sachant les menaces qui pèsent sur eux, Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan ne s’exposent pas à des « balles perdues ».
Le Réseau Voltaire appelle les citoyens des pays impliqués dans la guerre à faire pression sur leurs gouvernements afin d’assurer la sécurité de ces journalistes. Il demande à chacun de jouer son rôle de citoyen et de faire circuler cette information.



Pour en savoir plus :

Articles de Thierry Meyssan :
http://www.voltairenet.org/_Thierry-Meyssan_?lang=fr
Articles à propos de Thierry Meyssan :
http://www.voltairenet.org/+-Meyssan-Thierry-+?lang=fr
Articles de Mahdi Darius Nazemroaya :
http://www.voltairenet.org/_Mahdi-Darius-Nazemroaya_?lang=fr
Articles du Réseau Voltaire sur la Libye :
http://www.voltairenet.org/+-Libye-+?lang=fr
.
http://www.alterinfo.net/Tripoli-le-Reseau-Voltaire-s-inquiete-des-menaces-de-mort-qui-pesent-sur-Mahdi-Darius-Nazemroaya-et-Thierry-Meyssan_a62681.html
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Autres articles sur ce site : 
 
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Rappel  carnage Tripoli :

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-en-direct-avec-thierry-meyssan-depuis-tripoli-carnage-de-l-otan-82125498.html
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Tripoli : le Réseau Voltaire s'inquiète des menaces de mort qui pèsent sur Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan
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Communiqué d'Artemisia-college

Nous recevons une alerte du journaliste français et ami, Thierry Meyssan : 

 

"Tripoli, les bombardements ont repris vers 10h20 ce matin.

Ils sont dirigés sur quelques objectifs précis sur lesquels l’OTAN s’acharne.


Les combats ont repris autour de l’hôtel Rixos où sont toujours retranchés

des dirigeants libyens et la presse étrangère. 

Au Rixos, l’ordre a été donné d’abattre Mahdi Darius Nazemroaya

et le journaliste Thierry Meyssan. 

Trois États ont offert leur protection diplomatique,

aux collaborateurs du Réseau Voltaire. 

Cependant, piégés dans la ville,

ces derniers n’ont aucun moyen de rejoindre leurs ambassades.". 

 

NOUS DEVONS NOUS MOBILISER POUR ÉVITER CES CRIMES ! 

Voir le communiqué de presse à la fin de ce mail... 

 

Carnage de l'OTAN à Tripoli

.

Les choses semblent (?) évoluer depuis cette nuit, la Libye pourrait être "libre"...


LIBRE COMME DÉJÀ LE SONT L'IRAK ET AFGHANISTAN, EUX AUSSI LIBÉRÉS "FAÇON OTAN" ! 

Comme les gens vont être heureux, sous la protection de l'OTAN !!!


Et puis, ils auront du travail, comme les Afghans, devenus depuis les premiers producteurs de pavot à opium... 

  

Nous savons et avons dit que les multiples motivations des massacreurs de l'OTAN sont inavouables, et nous savons aussi que c'est pour eux l'occasion d'éliminer des gêneurs comme Thierry Meyssan, condamné à mort par la CIA depuis longtemps, pour avoir dénoncé le premier l'imposture du "11 septembre 2001", évènement dont les 10 ans seront fêtés prochainement, et il est fort à parier que ces ordures verraient d'un bon œil de le faire sans lui...

 

Alors, laisserons-nous assassiner délibérément nos amis du Réseau Voltaire ?


Nicolas Sarkösy Nagy-Bocsa, Président de la République Française, Gérard Longuet, Ministre de la Défense, Alain Juppé, Ministre des Affaires Étrangères, Bernard-Henri Lévy... notamment, co-responsables du déclenchement de l'opération militaire en Libye, nous vous tenons pour garants de la vie du journaliste français Thierry Meyssan et du chercheur universitaire Mahdi Darius Nazemroaya, et vous demandons de veiller leur sécurité, comme l'avait fait en son temps Jacques Chirac pour Thierry Meyssan.

 

.

http://www.voltairenet.org/ 


Thierry Meyssan et Mahdi Darius Nazemroaya menacés de mort à Tripoli

À Tripoli, les bombardements ont repris vers 10h20 ce matin. Ils sont dirigés sur quelques objectifs précis sur lesquels l’OTAN s’acharne.

Les combats ont repris autour de l’hôtel Rixos où sont toujours retranchés des dirigeants libyens et la presse étrangère.

Au Rixos, l’ordre a été donné d’abattre Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan.

Trois États ont offert leur protection diplomatique, aux collaborateurs du Réseau Voltaire.

Cependant, piégés dans la ville, ces derniers n’ont aucun moyen de rejoindre leurs ambassades.

Réseau Voltaire

Mise à jour de 18h00

Thierry Meyssan, Julien Teil et Mathieu Ozanon sont injoignables depuis 16h cet après-midi.

Mise à jour de 21h00

Nous sommes toujours sans nouvelles de Thierry Meyssan, Julien Teil et Mathieu Ozanon, comme la plupart de leurs proches. Nous mettons tout en œuvre afin de rétablir le contact.

Mardi 23 août 2011

07h00 > Seif al-Islam n’a pas été arrêté

Seif al-Islam, le deuxième fils de Mouammar Kadhafi, dont l’arrestation avait été mensongèrement annoncée par les rebelles et le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo, comme Thierry Meyssan nous l’avait indiqué dimanche, a recontré cette nuit des journalistes :

« Tripoli est sous notre contrôle. Que tout le monde soit rassuré. Tout va bien à Tripoli », a-t-il indiqué.


« Vous avez vu comment le peuple libyen s’est soulevé pour combattre l’arrivée des rebelles (…) L’Occident dispose d’une haute technologie qui a perturbé les télécommunications et a envoyé des messages au peuple faisant état de la chute du régime du colonel Kadhafi », a ajouté Seif al-Ilsam en évoquant des SMS envoyés dimanche à des habitants de Tripoli.

« C’est une guerre technologique et médiatique pour provoquer le chaos et la terreur en Libye », a-t-il poursuivi.

Il également indiqué que les forces loyales au régime avaient fait subir à la rébellion de lourdes pertes aujourd’hui (lundi) aux rebelles qui prenaient d’assaut la résidence Bab Al-Aziziya.

« Je suis là pour démentir les mensonges », a commenté le fils du colonel à propos de l’annonce de son arrestation.

Thierry Meyssan sur la chaîne russe RT, lundi 22 août 2011


Mise à jour du mardi 23 aout à 18h30

Nous n’avons pu rétablir aucune ligne directe de communication avec Thierry Meyssan, Mahdi Darius Nazemroaya, Julien Teil et Mathieu Ozanon. D’autres informations nous sont parvenues par des tiers. Néanmoins, compte tenu de la situation à Tripoli et des diverses manoeuvres de manipulations en cours, nous les publierons uniquement lorsque nous aurons été en mesure de les vérifier.


Soutien à Thierry Meyssan

En concertation avec LLP et d’autres amis dont nous diffuserons la liste complète dans la nuit de mardi à mercredi, nous préparons une action commune de soutien à Thierry Meyssan, Mahdi Darius Nazemroaya, Julien Teil et Mathieu Ozanon . Vous pouvez d’ores et déjà nous faire parvenir vos messages, qui seront intégralement publiés à la suite du communiqué qui sera diffusé :

SoutienMeyssan [at] mecanopolis.net

Prochaine mise à jour à 23h00 sur Mecanopolis.org

 



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Published by Eva R-sistons - dans Scandale
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:18

 

riches-pauvres.jpg 

Bankster à coeur ouvert,

et à pleines notes,

par eva R-sistons

(En attendant de reprendre ma plume pour des articles de fond) : 

  

Celle-là est trop belle,

je ne résiste pas au plaisir de vous faire connaître

un bankster, un vrai de vrai,

le patron de "Goldman Sachs Europe" en personne,

il a la langue bien pendue,

genre langue de bois, 

ah que c'est pratique, les notes ! 

Il suffit de les lire.... 

En face de lui, au micro d'Europe 1,

l'un des plus brillants spécialistes

de la désinformation et de la propagande,

le sieur Elkabbach en personne,

grand sioniste devant l'Eternel,

vous savez, l'animateur soporifique de Bibliothèque Medicis

(dans un cadre poussiéreux, il interviewe ses ptits copains,

Minc, Attali, Claude Lantzmann et tous les autres, 

pour vanter les charmes du libéralisme

ou pour évoquer encore et encore la Shoah des Juifs). 

 

Quel journaleux ! Se contentant d'accompagner

les propos récités de son vis-à-vis, 

avec à la fin, quand même :

"Je suppose que c'est votre premier interview",

agrémenté d'un perfide : "Cela ne vous dissuade pas pour l'avenir ?"

   

Bref, oyez bonnes gens, 

voyez comme nos gangsters, pardon, nos banksters, 

sont charmants, ils travaillent pour nous, les bougres,

ils travaillent pour le Bien public,

et tout va vraiment très bien, Mme La Marquise,

en tous cas tout va mieux, la crise est derrière nous,

la reprise est là, promis, juré,

Goldman Sachs n'est pas responsable, et désormais,

tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. 

  

Allez, écoutez, vous avez grâce à moi la chance

de vous en mettre un sous la dent, ou plutôt dans l'oreille,

sont pas sympas, nos grands banquiers ?

  

Belle leçon de communication, 

belle leçon de journalisme.

  

Comme nos routiers §, les banksters sont sympas,

ce sont les bienfaiteurs de l'humanité !

Et quand ils auront tissé leur toile d'araignée

aux quatre coins de la planète,

tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes !

  

Au fait, sortez votre argent des banques,

et bien sûr... PENSEZ au lieu de dépenser ! §2 

  

eva R-sistons

 

§ 1 : Célèbre émission radio des années 70

§ 2 :  http://aspeta.blogspot.com/2008/11/sans-commentaire.html

 

NB Eva: Pour reprendre des couleurs financières, nos bons zamis américains s'apprêteraient à spéculer sur le dos des Etats européens. Ils ont compris que ça rapportait gros !

 

pazuzu

 

La banque Rothshild de Londres vient d’acquérir le « roi des démons »

 

feddees.jpg

Le patron de « Goldman Sachs Europe » bat le record du monde du foutage de gueule 

 

Estimé par ses pairs, élu en 2008 « meilleur banquier de l'année » par la communauté française de Londres, Yoel Zaoui, le patron Europe de la banque d'affaires Goldman Sachs était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe1.

  

Lisant un texte de bout en bout (NDLR : la vidéo est édifiante), ce surdoué de la finance s'est livré à un exercice de langue de bois qui mériterait au moins aux micros d'Europe 1 l'installation temporaire d'une cellule de veille psychologique. Pas sûr qu'ils s'en remettront…

  

Cadenassé par ses fiches, Yoel Zaoui est en souffrance, même sur son « bonjour » à Jean-Pierre Elkabbach pèse tout le poids de la finance internationale.

Interrogé sur la lettre écrite par le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel, et adressée au président de la commission européenne, José Manuel Barroso pour accélérer les travaux de régulation dans l'union européenne, Yoel Zaoui scrutant ses fiches a distribué les bons points, s'essayant, par ailleurs, à un exercice de pédagogie sans surprises :
« Ils ont raison, c'est une bonne initiative, mais il faut aller plus loin car l'harmonisation doit être mondiale dans le monde d'aujourd'hui. Si elle n'est pas mondiale, on affecte la compétitivité d'une place par rapport à une autre. Donc je suis pour une régulation sans frontières ».
Du banquier d'affaires dans le texte, l'équivalent de ces footballeurs qui « prennent les matchs les uns après les autres ».

La suite de l'entretien est à l'avenant. Pas de quoi réveiller un mort.
Les raisons des résultats records de Goldman Sachs en pleine période de crise : « nous avons su garder notre sang froid et continuer à faire notre métier dans un monde très perturbé ». Visiblement pas convaincu par la réponse, Elkabbach reviendra à l'assaut, mais les notes de son invité n'avaient manifestement pas prévu de prolonger les échanges sur ce thème là.

 

LA CRISE: UN PROBLEME DE COM'

Responsable mais pas coupable, c'est ainsi que l'on peut résumer le propos de Yoel Zaoui sur le rôle de sa banque dans la crise qui affecte le monde : « Goldman Sachs fait partie des grands de la finance et à ce titre porte sa part de responsabilité dans les excès commis par tous. Nous avons connu une crise d'excès mais nous avons toujours respecté les règles en vigueur. La vitalité de la finance est allée quelque part plus vite que l'évolution de la régulation, ce qui a conduit à des excès, certainement. Mais la finance n'est pas une maladie, c'est les vitamines de l'économie mondiale ».
« Ça c'est beau, c'est très lyrique », commentera, un brin moqueur, Jean-Pierre Elkabbach.

Yoel Zaoui ne poursuivra guère plus ses efforts admettant tout juste qu'il y a un « décalage entre la perception que nous avons de nous-mêmes et la façon dont nous sommes perçus ». Ou comment réduire une crise de la finance internationale à vulgaire problème de communication. Rien que de très classique.

Une vision très parcellaire de la problématique que ne semble pas partager la Commission d'enquête sur la crise financière (FCIC) américaine. Déjà accusée de fraude par l'autorité boursière américaine, pour avoir trompé ses clients, Goldman Sachs est aujourd'hui soupçonnée par la FCIC de faire obstruction à son enquête sur les origines de la crise, en répondant volontairement de manière incomplète et insatisfaisante aux requêtes qui lui sont faites. Goldman Sachs a ainsi envoyé un volume « déraisonnable » de documents (2,5 milliards de pages !) qui ne répondaient pas aux questions posées.
Ne pas répondre aux questions posées, un vrai savoir-faire, chez Goldman Sachs.

Source : http://www.marianne2.fr/Pour-le-patro…

http://nemesisnom.fr/economie/le-patron-de-goldman-sachs-europe-bat-le-record-du-monde-du-foutage-de-gueule/

 

 
 
La coupe du Monde de football
et le pouvoir financier

 

La coupe du Monde de football et le pouvoir financier
 
Au cours de ces vingt dernières années, le football professionnel a connu un développement économique majeur, cette forte croissance économique coïncidant avec l'entrée de la télévision dans le monde du sport et du football en particulier .et donc à un très fort accroissement des recettes lié à la commercialisation des droits de retransmission télévisuelle des compétitions. Afin de comprendre les enjeux de l'avenir de ce sport international, je me propose d’analyser son impact économique sur ce segment longtemps ignoré des économistes comme d’ailleurs l’économie de la musique.  
 
 1.- Le foot baal face aux dérives financières  
 
 Avant d’analyser les recettes, il est intéressant de noter que par dérogation aux normes comptables en vigueur dans les autres secteurs d'activité, les clubs de foot européens peuvent intégrer à l'actif de leur bilan les contrats des joueurs. Ceux-ci représentaient, en 2009 environ 268 millions d'euros, soit 74% du patrimoine des clubs. Cet artifice comptable, qui revient à dire que les clubs "possèdent" leurs salariés par contrat et que les joueurs ne s'appartiennent qu'à moitié. Si leurs contrats de travail peuvent faire l'objet de juteux transferts, ce sont le plus souvent les clubs qui en fixent entre eux les conditions. L'avis du joueur n'est requis que dans un second temps, des clauses contractuelles lui interdisant tout contact avec un autre employeur pendant la durée de son engagement. Dans ce cadre, dans une étude intéressante www.alternatives-economiques.fr/carton-rouge-pour-le-foot-business_fr_art_633_49825.html,
la revue alternatives paris France 9 juin 2010 « carton rouge pour le foot business » et notamment l’analyse de Thierry Pech « pourquoi le foot business va droit au mur » souligne qu’ à l'occasion de la Coupe du monde en Afrique du Sud, pris en étau entre des salaires toujours plus extravagants et un endettement insoutenable, « si quelques-uns ont eu recours au crédit pour investir dans leur stade, la plupart l'ont utilisé pour participer à un marché des transferts transformé en course aux armements. Une fuite en avant à laquelle la crise financière risque de mettre un coup d'arrêt, les investisseurs disponibles pour renflouer les clubs se faisant plus rares. Signe des temps, 14 des 20 clubs de la Premier League anglaise ont fait leur entrée en avril 2010 sur la liste noire de l'agence de notation des risques financiers Riskdisk ». Et certains experts  parlent de bulles dans les années à venir après celle de l'immobilier et u n modèle économique basé sur l'endettement à outrance, une masse salariale délirante et fiscalement hors du droit commun et des acheteurs de clubs milliardaires fortement affaiblis par la crise est-il encore tenable ? Et l'on peut légitimement se poser la question de la pérennisation d'un tel système, tant économiquement que moralement. En effet, les citoyens de certains pays vont ils accepter encore longtemps les dérogations fiscales accordées aux footballeurs ? La "mercenairisation" de joueurs sans identités locales séduira-t-elle toujours les consommateurs supporters et téléspectateurs. Cela a une influence sur les recettes de plusieurs ordres dont je ne citerai que l’essentiel.
 
 2-.Les différentes sources de recettes du foot baal  
 
 -Les recettes guichets qui sont restées l'élément essentiel du budget pour la majorité, excepté les grands clubs liés à des contrats de retransmission, expliquant les difficultés financières en cas de diminution des supporters,
   
 -les stades sont désormais des hypercomplexes comprenant des restaurants, magasins, produits dérivés et des cinémas, procurant des recettes additionnelles,
 
 -les sponsors liés à la publicité des grandes marques, e t à ce propos il serait utile de savoir si les publicités des sociétés sont du point de vue comptable sont  des charges déductibles des impôts à payer à l’Etat donc une publicité gratuite à la charge indirecte de l’Etat)  ou un alors acte volontaire c'est-à-dire déduits des profits nets,  
 
 - des droits radio et télévision - A partir de 1978 et surtout 1984 la publicité, de nouvelles conditions de concurrence avec les chaînes sont désormais établies, ce qui contribue grandement à une hausse exponentielle des coûts des droits de retransmission .Une pareille situation entraîne pour conséquence le gonflement budgétaire des clubs dont l'équilibre financier dépend de plus en plus des droits TV. En 2005-2006, les recettes des vingt clubs de Ligue 1 en France proviennent à 57% des droits de télévision,  -le prix des transferts des joueurs, dont certains se chiffrent en millions de dollars,
   
 - les produits dérivés : le merchandising représente une source importante de revenus pour certains clubs.
 
 Les clubs générant les revenus des clubs tous réunis se chiffrent en dizaines de milliards de dollars quelquefois plus importants que le chiffre d’affaires de certaines entreprises industrielles ou de services : à titre d’exemple , selon Wikipedia enquête de 2009, sur un classement des 22 premiers clubs les recettes globales seraient passés de plus de 3,9 milliards d’euros en 2007 à 3,5 en 2008 assistant à une nette concentration des recettes au profit des grands clubs. Ainsi les les recettes du Réal Madrid sont passés de 2007 de 66 millions d’euros à 401, le FC de Barcelone de  309 à 366, de Manchester Unites de 325 à 327, de Bayer Munich de 295 à 280, de Arsena FC de 264 à 263, de Chelsa FC de 269 à 242, de Liverpool de 211 à 217, de Juventus de 167 à 203, l’Inter Milan de 173 à 147, l’AC Milan de 209 à 196. Pour les clubs français en 13ème et 14 ème position, l’Olympique Lyonnais de 156 à 140 et l’Olympique de Marseille de 127 à 133. Comme il ya lieu de souligner l’introduction en bourse de quelques clubs qui est une évolution récente ne touchant que quelques rares clubs. Cette concentration financière explique qu’à la fin de la saison 2006/2007, 11 clubs anglais, 5 Danois, 4 Turcs, 4 Italiens, 3 Portugais, 2 Français, 1 Écossais, 1 Néerlandais, 1 Suédois et 1 Allemand étaient côtés en bourse.
 
 3.- Les retombées économiques  d’une organisation de la coupe du monde  
 
 Ici existent plusieurs avis divergents les uns optimistes, les autres donnant une analyse mitigée. Pour les premiers, il existe des retombées positives par trois facteurs majeurs -une augmentation de l’afflux de voyageurs étrangers dans le pays hôte, durant la période de la Coupe du Monde bien sûr, mais également durant les mois suivants (et dans une moindre mesure, les années).
Ainsi, pour les pays réalisant de bonnes performances, la hausse du moral de la population provoque une stimulation du marché et améliore la productivité du pays. Exemple l'Argentine depuis 1987, dont chaque crise a été suivie de scores décevants de son équipe, et dont le redressement est suivi de bons résultats. Allant dans le même sens pour l’organisation mondiale du commerce note que ans le domaine du tourisme l’Angleterre et l’Allemagne ont pu générer une hausse de 9,6% et les analystes de la banque néerlandaise ABN-AMRO soulignant dans une étude baptisée Soccernomics 2006", que « sans être à ce point puissants qu'ils puissent transformer une récession en boom économique, les effets macroéconomiques et boursiers d'une victoire en finale de Coupe du monde ne doivent pas être sous-estimés ». Et de noter que, de 1970 à 2002, le pays vainqueur a enregistré en moyenne un surplus de croissance de 0,7%, tandis que le finaliste voyait sa croissance rognée de 0,3% par rapport au taux de l'année précédente.  
 Pour les opinions d’autres experts plus mesurés, il n’existe pas de corrélation et il faut évier l’euphorie car les performances d'une équipe nationale peuvent varier selon la santé économique du pays. Du côté de la Bourse, une étude menée par des universitaires du Massachusetts Institute of Technology, de l'université de Dartmouth (Etats-Unis) et de l'Ecole de management de Norvège montre que seules les défaites ont un impact sur les cours de Bourse, les victoires ne se traduisant pas toujours par une hausse.
Selon cette étude, un échec fait perdre en moyenne au marché 0,38% au premier tour de la Coupe du monde, lorsqu'une défaite n'est pas toujours synonyme d'élimination, et 0,49% lors des matches à élimination directe. Une autre étude menée à la Bank of America-Merrill Lynch en 2008  note que de la Suisse, en 1954, à l'Allemagne, en 2006, les pays organisateurs ont en moyenne enregistré pendant l'année de la compétition une croissance économique inférieure à leur rythme habituel. Leur PIB augmente en moyenne de 2,3 % lors de l'événement, contre 3,1 % en dehors de l'épisode footballistique. Ainsi, les Français ont bien davantage consommé en 2000 qu'en 1998. En 1974, l'Allemagne n'a pas échappé aux effets dévastateurs du choc pétrolier.
L'Argentine, en 1978, et le Mexique, en 1986, ont même connu une récession (-
3 % chacun).

Foot1.jpg 

 4.- La coupe du Monde et l’Afrique du Sud  
 
 Il est indéniable que l’Afrique du Sud est un grande puissance économique étant d’ailleurs classée au niveau des instituions internationales  parmi les pays émergents expliquant sa présence au niveau du G20. Mais la question qui se pose la suivante : la première Coupe du monde sur le sol africain représente t- elle une opportunité unique d'instaurer les fondations d'un modèle économique viable pour le football africain ? Si les défis à relever sont nombreux (développement des infrastructures, professionnalisation des clubs, développement de la formation...), Ineum consulting et Euromed Management de janvier 2010 souligne les atouts du football africain, avant tout la passion populaire pour le sport n°1 du continent, mais aussi la valeur sportive et économique des meilleurs joueurs. Problème, parmi beaucoup d'autres : l'argent du talent profite trop peu aux pays où il a pris racine.
«Pour bénéficier véritablement de son intégration au marché international des transferts, le football africain doit absolument construire un modèle économique lui permettant de renforcer son pouvoir de négociation», insistent les auteurs qui prônent une implication des investisseurs privés locaux et extérieurs comme des états ou des mécènes. Les auteurs préconisent «non pas un mais des» modèles de développement qui tiennent compte de situations économiques fortement contrastées. Cette professionnalisation doit également permettre à l'Afrique de conserver ses meilleurs joueurs plus longtemps.» Les nouveaux règlements FIFA, qui ont limité puis interdit (en 2009) la venue de joueurs de moins de 18 ans favorisent toutefois la formation locale. Une chance pour l'Afrique, sauf si, faute de formation de qualité, ses équipes nationales étaient exclusivement composées demain de joueurs... nés en Europe.
 
 Dans ce contexte, qu’en est- il des impacts d’une telle encontre en Afrique du Sud devant distinguer la rentabilité financière à court terme de la rentabilité économique à moyen terme ? Une étude intéressante vient d’être réalisée par l’hebdomadaire français l’Expansion sous la plume de Franck Dedieu en date du 01 février 2010 qui montre que l’Afrique du Sud dépenserait 4,3 milliards d’euros depuis 2005 minimum puisque les neufs villes hôtes et les provinces ont fait des dépenses et on ne sait pas si elles sont comptabilisées dans ce montant , qui a consisté à la construction de nouvelles routes, cinq nouveaux stades, rénovations de cinq autres, la modernisation du système de télécommunications et le recrutement de 44.000 agents de polices supplémentaires. Au départ des prévisions, le gouvernement sud africain espérait tirer un profit de 10 milliards  en termes de retombées financières et attirer 300.000 étrangers alors qu’ils étaient prévus 450.000. Selon les estimations du Ministre des finances sud africain cette rencontre devrait contribuer à un demi-point de croissance en 2010 et plus entre 2011/2013, avec de nouveaux investisseurs,  à court terme , les infrastructures où selon la même source ayant permis la création de 700.000 emplois directs et indirects. Mais en réalité nous avons deux estimations contradictoires : pour l’une Pretoria dépenserait 30 % de plus que prévu pour ses stades et ses infrastructures, la note devant se monter à 7 milliards d'euros, pour 3,7 milliards de recettes de billetteries ;  d’autres estimations donnent environ 3,2 milliards de dollars de recettes dont il conviendrait d’ajouter , deux milliards pour les droits audiovisuels , un milliard pour le marketing et 120 millions de dollars pour l’hébergement soit un total qui ne dépasserait pas 5,3 milliards de dollars et le pays compte sur les devises des touristes pour équilibrer ses budgets, la fédération internationale de football tablant sur 980 millions d'euros.
 
 5- Conclusion - Eviter la dérive  financière  
 
 En résumé quoi qu’il arrive, il est très difficile, surtout dans le contexte de la crise actuelle, de tirer des conclusions précises sur les conséquences économiques qu’aura la Coupe du Monde 2010 sur l’économie de l’Afrique du Sud, du moins dans le long terme. Sur le plan strictement économique par l'effet de substitution des achats, le surplus de consommation ne profitera pas totalement aux industriels locaux, la moitié des produits achetés pour l'événement étant importés. Comme dit l’adage « dans le fond, le foot ressemble à l'économie ; « une majorité d'individus assiste au spectacle, mais seule une minorité commerçante et industrielle en perçoit les dividendes » D’une manière générale, sans parler des violences qui commencent à prendre de l’ampleur , le sport est devenu une industrie l’industrie et dans ce contexte ne saurait échapper à la crise internationale à cause de ses nombreux liens avec le marché financier, la simple raison étant que le modèle de recettes sportives est devenu de plus en plus lié au monde des affaires. Pour limiter les dérives financières et relancer l'intérêt sportif, le football professionnel a besoin de nouvelles règles. Pour préserver son avenir de long terme, le foot a moins besoin de nouvelles recettes - qui risquent d'être englouties dans les transferts de joueurs - que de régulations qui arbitrent de manière plus équilibrée entre recherche du profit et les aléas des compétitions donc d’une profonde moralisation à l’instar de la crise du capitalisme avec cette suprématie de la finance sur l’économie réelle et une distorsion croissante entre des salaires réels en baisse et les profits spéculatifs en hausse. Aussi, pour les pays du tiers monde comme la majorité des pays d’Afrique, le problème essentiel, devant éviter toute instrumentalisation politique de ce sport noble, est avant tout une nouvelle gouvernance (dont la corruption qui prend une ampleur inquiétante), fondée sur un Etat de droit, plus d’efficacité économique couplée avec une profonde  justice sociale  et plus de démocratie.
Après l’euphorie sportive, la majorité des populations seront à nouveau confrontées à la dure réalité économique et sociale c’est dire le niveau de leur pouvoir d’achat et les gouvernants  de trouver des solutions adéquates pour un développement durable.
 
 (1)  Docteur Abderrahmane MEBTOUL - Professeur d’Université en management stratégique –Economiste-Algérie-
 
 
 
En bons pirates, les Israéliens ont aussi pillé la flottille 
Comble du cynisme !
Israël aurait  dépouillé des humanitaires !
 
Des militants de la flottille Gaza Libre disent avoir été dépouillés de leur argent et appareils par les pirates israéliens, après que leurs navires ont succombé à l’attentat meurtrier du 31 mai.
 

Selon des survivants de la flottille qui ont parlé à Press TV, les activistes à bord du convoi d'aide humanitaire ont été dépouillés de 3,5 millions de dollars en espèces et matériel par des commandos [de piraterie] israéliens.

Des centaines de militants ont signalé la disparition de leur argent, ordinateurs portables, téléphones et vêtements après avoir été relâché par les pirates la semaine dernière.
 
Une flotille juive pour briser le siège de Gaza

 

Bilderberg :

 

Daniel Estulin a été invité au Parlement Européen, à Bruxelles, à faire une conférence de presse sur le "Groupe Bilderberg"  le 1 juin 2010. Nous vous proposons de découvrir la vidéo de cette conférence sous-titrée en français.

Les vidéos ici :

http://nemesisnom.fr/conspirations/conference-de-presse-au-parlement-europeen-sur-bilderberg/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LaNemesisDuNouvelOrdreMondial+%28La+Nemesis+du+Nouvel+Ordre+Mondial%29

 

Le journaliste d’investigation Daniel Estulin a prononcé devant la classe politique à Bruxelles un discours qui révèle l’intention de l’élite financière de détruire l’économie globale et de transformer le monde en une entreprise dont elle seule serait bénéficiaire. 

 

(Daniel Estulin a parlé de Bilderberg au Parlement européen).

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13416

 

 220px-Rachel_Corrie_2003_March_16_croppe

 Wikipedia.org

"Rachel Corrie" n'est pas seulement le nom d'un bateau...

Lire la suite et surtout, voir le PowerPoint

D'après un article de notre ancien site.

<RC.jpg>

Rachel Corrie (10 avril 1979 - 16 mars 2003) était une militante US juive, membre du mouvement non-violent international de solidarité (ISM), qui a voyagé en tant que militante dans la bande de Gaza, pendant l'Intifada d'Al-Aqsa.

 

 

 photos.jpg

 

 

TRAFIC ORGANISE ET COMMANDITE D'ETRES HUMAINS SUR L'EUROPE DE L'OUEST POUR LE COMPTE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL.

 

http://www.editionsliberte.com/

 

   

UN NOUVEL ÉCHEC DE LA PROPAGANDE ISRAÉLIENNE :
DES PHOTOS MONTRENT DES PASSAGERS DU MAVI MARMARA VENANT EN AIDE A DES SOLDATS ISRAELIENS
http://www.alterinfo.net/Un-nouvel-echec-de-la-propagande-israelienne-des-photos-montrent-des-passagers-du-Mavi-Marmara-venant-en-aide-a-des_a47072.html

 

Israël.jpg

L'aide humanitaire d'Israël, Laplote, http://laplote.over-blog.fr/ext/http://laplote.blogs.courrierinternational.com/ 

 

Le FMI attaque l'Europe

 

Le FMI ne tarit pas de critiques envers l’Europe. Laxiste, dépensière, il est temps de la "réformer". Entendez par là baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. Les Etats-Unis qui pilotent le FMI et le milieu des affaires qui est aux commandes de l’économie pressent l’Europe de se dépouiller au plus vite de ses protections sociales. Que signifie l’arrivée du FMI sur la scène européenne ? Quel sont ses résultats passés ? Quel rôle jouent les Etats-Unis dans ce processus ? Eléments de réponse.

Le FMI qui a un bilan totalement désastreux dans les pays pauvres (voir les documentaires présentés ici) étend en ce moment sa politique à l’Europe.

Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.) Il n’a jamais été présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre, comme cela se pratiquait à la Banque Mondiale avant 1973. Ce sont toujours les mêmes recettes qui sont appliquées sans distinction et présentées comme une panacée par le FMI. C’est ce que dénonce Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie et ancien économiste en chef à la Banque Mondiale dans La Grande Désillusion. Selon lui, si la Banque Mondiale a conservé une tendance à poser un diagnostic un peu personnalisé sur chaque pays, le FMI se montre fondamentaliste dans l’application des politiques néolibérales, ces dernières étant considérées comme le seul remède possible quel que soit le mal. Un dogme impossible à remettre en question à l’intérieur de l’institution, personne n’accepte d’entrer dans une telle réflexion. A cet égard, il faut bien constater que le néolibéralisme est une idéologie. Certains l’ont nommé TINA, There Is No Alternative, en référence à la maxime de Margaret Tatcher, toujours répétée depuis.

De fait, les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales. Ainsi au Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger. L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.
A la même époque, la privatisation de l’eau en Bolivie créait des manifestations monstres, forçant le gouvernement à reculer.
Aujourd’hui c’est au Honduras que l’on poursuit le genre de programme, après que les Etats-Unis et l’élite locale aient renversé illégalement le président Zelaya, trop à gauche selon eux.
Ces quelques exemples se retrouvent dans de nombreux autres pays, et pour toutes sortes de denrées et de secteurs d’activité. Il faut étudier les conséquences de ces politiques sur les populations si l’on veut évaluer correctement l’action du FMI. Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation.

Le FMI ou la Banque Mondiale ne posent jamais comme condition à leurs prêts : améliorer la redistribution des richesses pour soulager la pauvreté. Il s’agit toujours d’incriminer l’Etat pour taxer la population au profit d’entreprises derrière lesquelles se trouvent de riches notables locaux ou occidentaux. Le transfert de richesse s’opère des pauvres vers les riches.

La vente des actifs d’un pays (souvent à prix bradé, voir par exemple le cas de l’Argentine sous Carlos Menem) et les coupes budgétaires améliore temporairement l’état des finances publiques. Au lieu d’encourager le pays à se libérer d’une dette souvent asphyxiante (de 20 à 35% du budget de l’Etat pour dette remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts), les institutions de Bretton Woods conviennent immédiatement d’un nouveau prêt (voir par exemple le cas de l’Ouganda traité ici)... Et l’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme international "américain" : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages etc... Tout l’argent retourne ainsi aux pays prêteurs du Nord, dans la poche des entreprises qui réalisent ces constructions. Ces projets gonflent les chiffres de l’investissement, du PIB, de la croissance, et profitent à l’élite riche. On parle de succès, les journaux de droite utilisent ces résultats comme argument en faveur de la politique néolibérale du FMI. Mais la population majoritairement pauvre s’est appauvrie comme le montrent tous les indicateurs de pauvreté et de mesure de l’inégalité, qui explosent depuis trente ans. Mieux, le pays concerné se retrouve à nouveau lié par une dette qu’il faudra rembourser et dont il faudra payer les intérêts : les pays donateurs gagnent une seconde fois, et le pays pauvre perd toute indépendance. C’est ce système que l’on nomme parfois "néocolonialisme".

Comme exemple de cette politique néocoloniale on peut citer par exemple le cas d’Haïti. La dictature des Duvalier coopérait avec les programmes américains, faute de quoi elle aurait été renversée comme l’a été Aristide ou comme ailleurs Allende, Roldos, Torrijos... Ainsi dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à supprimer toutes ses barrières douanières et à démanteler les rares et derniers services publics de l’île. Les produits agricoles américains, dont le riz, ont envahi le pays et ont jeté une grande partie de la paysannerie dans la pauvreté. Ceux-ci sont venus se réfugier dans les villes, où les entreprises américaines ont installé des ateliers textiles à bas coup, les "Sweap Shops". Les haïtiens y travaillent douze heures par jour pour un salaire dérisoire, même au regard du coup de la vie local (28 cent de l’heure chez Disney par exemple). A cet effet, Clinton a créé au début des années 90 une zone franche permettant aux entreprises américaines de rapatrier leur production sans payer de frais de douane. Techniquement c’est comme si cette zone franche faisait partie du territoire américain, droit du travail et salaires mis à part. Haïti qui produisant 90% de sa nourriture il y a trente ans en importe aujourd’hui 55%. En outre l’argent du FMI, utilisé en fonction des intérêts américains aux conditions dictées par le FMI, devra être remboursé par une population exsangue.

Selon John Perkins, qui a exercé pendant 15 ans le métier de "tueur économique" pour le compte du gouvernement américain et de multinationales, le FMI propose volontairement des prêts impossibles à rembourser de manière à tenir les pays sous le contrôle des Etats-Unis. C’est une stratégie adoptée et perfectionnée depuis plus de 50 ans pour dominer le monde par l’arme économique. Toujours selon lui, les Etats-Unis travaillent ainsi consciemment à élargir et maintenir un Empire, à l’image des autres empires déclarés de l’Histoire, comme jadis la France, l’Angleterre, Rome ou la Grèce... Mais ce dernier instille cette nouveauté qu’il parvient à ses fins en ne se saisissant de l’arme militaire qu’en dernier recours, la guerre économique et la corruption des élites nationales apportant d’assez bons résultats.

Selon Noam Chomsky, cette stratégie est née en réponse à la démocratie et aux mouvements sociaux d’après-guerre, qui sont parvenus à faire pression sur les politiques gouvernementales. La populations des Etats-Unis n’accepterait pas la manière dont se comporte son gouvernement si la question lui était posée ouvertement. Cela a forcé l’élite à opérer de façon détournée, soit par l’entremise d’entreprises privées (voir John Perkins), soit par des opérations militaires clandestines comme l’assassinat de syndicalistes en Amérique du Sud, ou le financement de groupes armés (Exemple des "Contras" au Nicaragua).

Dès les années 20, Edward Bernays théorisa dans son ouvrage Propaganda les techniques de manipulation de l’opinion. Les "relations publiques", la "communication" et la presse ont servi de relais à une désinformation de masse. Ces nouveaux attributs du pouvoir se sont développées et affinés durant tout le XXème siècle, permettant à l’élite politico-économique de perpétuer sa domination sur le monde occidental et sur le monde entier ; la chute de l’Empire stalinien ayant ouvert l’ère unipolaire que nous connaissont aujourd’hui et au sein de laquelle aucune force n’est encore en mesure de faire contre-poids. Ce que l’on nomme généralement "mondialisation", à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire américain, le FMI étant une arme parmi d’autres.

A l’heure où le FMI et les Etats-Unis s’intéressent de près aux affaires internes de l’Europe, il est essentiel de savoir à qui l’on a à faire. Hier, le Figaro nous rappelait dans ses pages saumon (p18 et 19) que les ministres des finances des pays européens ont accepté l’obligation de soumettre leur budgets nationaux à un examen préalable devant les instances européennes. L’examen devrait avoir lieu au printemps, ce qui laisserait le temps de faire d’éventuelles corrections. C’est une nouvelle délégation de pouvoir vers les institutions non démocratiques de l’Union. Le FMI, lui, trouve ces mesures trop timorées et il presse l’Europe de créer une autorité commune qui soit chargée de déterminer le niveau de déficit budgétaire admissible pays par pays. Il réclame également que chaque pays membre adopte des règles internes contraignantes qui forcent à limiter le déficit. Ainsi, la stimulation keynésienne de l’économie par l’investissement public est en train de devenir de facto une politique interdite en Europe. La formule "There Is No Alternative" semble avoir de beaux jours devant elle. Si les peuples ne se défendent pas de façon concertée, il est probable que l’irruption du FMI sur la scène européenne ne signe le début d’un processus de tiers-mondisation du continent.

Le Figaro nous apprenait encore hier que la Maison blanche fait pression pour que l’Espagne adopte son plan de rigueur. Les Etats-Unis, affublés d’un déficit abyssal, à la tête d’une économie à bout de souffle ont urgemment besoin d’énergie pour perpétuer leur non négociable "way of life", que seul le dollar-référence protège de l’effondrement. L’Europe sera-t-elle l’ultime richesse à venir alimenter la machine américaine ?
 
Raphaël Massi

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-fmi-attaque-l-europe-76160?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29 
 
  
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Quand les patrons spéculent sur la mort de leurs employés

Le comble du cynisme !

 

Quand les patrons spéculent sur la mort de leurs employés

 

money_4_war_44535Je vous propose d’aborder aujourd’hui un sujet particulièrement riant. Aux Etats-Unis, les entreprises ont trouvé un moyen génial pour se faire de l’argent sans rien faire. Je ne parle pas de prix de transferts et de spéculation (quoi que…), mais du truc le plus pervers que le capitalisme puisse permettre : se faire de l’argent grâce à la mort des employés qu’on a exploités. Fallait y penser, ils l’ont fait. Moult entreprises US, parmi les plus importantes, prennent des contrats d’assurance vie sur leurs employés, sans le leur dire, pour toucher un maximum à leur mort.

 

On appelle ces assurances « paysan mort » (dead peasant), « concierge mort » (dead janitors) ou « assurance vie d’entreprise »1], ça fait mieux. Le procédé est simple et date au moins de la deuxième guerre2] : un employeur assure un de ses employés lambda (sans l’en informer) et verse une somme chaque année à un assureur. Suivant la mise de départ, le risque que la personne meure vite ou pas, suivant l’âge et le sexe, cette somme sera plus ou moins élevée. Quand l’employé meurt, l’entreprise touche une somme pouvant varier de quelques dizaines de milliers de dollars à plus de quatre millions et demi de dollars (mais peut-être davantage, on l’ignore). Après le 11 septembre, ça a été le jackpot pour les employeurs installés dans le « World Trade Center ».

 

Suite ici :

 

http://dondevamos.canalblog.com/archives/2010/05/08/17831834.html

 

WAL_MART_1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des nouvelles d'Isabelle,

Conscience du Peuple,

au Canada

 

Marée noire,

évacuation de la population,

loi martiale,

camps de la FEMA...

Nos dirigeants fous veillent sur nous !!!!

 

Depuis quelques jours, je visite de très nombreux sites et blogs
américains qui s'intéressent de près au déversement de pétrole.  Je
reste toujours prudente quant à l'information qui circule sur ces
réseaux puisqu'une rumeur généralisée peut prendre des allures d'une
nouvelle officielle...

Ce qui me semble certain, c'est que les autorités, et les médias, ne
nous donnent pas l'heure juste sur l'ampleur de la catastrophe qui
se joue actuellement dans le Golfe du Mexique.  Selon des analystes
spécialisés dans le domaine, le déversement est bien plus abondant
que l'on nous le présente et les solutions actuelles sont nettement
insuffisantes pour espérer mettre fin à multiples brêches.

Le phénomène de l'érosion risque de mettre sérieusement en péril les
tentatives de colmatage.  Ensuite, les ouragans, tempêtes, cyclones
et tsunamis qui pourraient se développer en leur saision représentent
un risque exponentiel pour la faune, la flore et la vie humaine.

Les produits utilisés pour disperser le pétrole sont reconnus être
hautement toxiques pour toutes formes de vie.  Des spécialistes,
docteurs, évaluent qu'il y a un risque accru pour la santé des populations
de la Côte Est:

http://clicks.aweber.com/y/ct/?l=JBhsF&m=JegmQeAVBcDVtN&b=idX89Txb.WcmAAwv6Neyyg

Selon des informations qui viennent de "l'intérieur", l'option de
l'évacuation des populations qui habitent sur la Côte Est semble
être sur la table de négociation des différents groupes chargés de
la sécurité (Garde Nationale, USNorthcom, policiers d'état) et ce,
depuis un bon moment.  Il semble que des plans ont déjà été prévus
pour une évacuation de masse, soit entre 10 et 50 millions de personnes.

Évidemment, sur plusieurs blogs, le "wake up call" est sonné.  Certains
informateurs pressent les internautes à préparer un plan d'évacuation
pour les prochains jours ou prochaines semaines tout au plus.  L'ordre
d'évacuation n'est pas encore donnée par les autorités et elle ne
reste qu'une possibilité non-confirmée.  Il est évident que si la
situation venait qu'à dégénérer, ne serait-ce qu'au niveau des
émanations de produits toxiques dans l'air, un déplacement de popula-
tions sera à envisager.  Être averti et prêt ne peut pas faire de
tort...

Si l'option de l'évacuation était donnée, telle que prévue par la
Garde Nationale, on pourrait assister à une déclaration de loi martiale
pour soutenir la relocalisation de dizaines de millions de personnes.
Où pourront-ils reloger tous ces gens?  Dans des camps de la FEMA?

 

BP1.jpg

Merci BP pour les pélicans, Laplote, http://laplote.blogs.courrierinternational.com/


Governor: National Guard staging for "effort to evacuate" communities impacted by oil spill

http://clicks.aweber.com/y/ct/?l=JBhsF&m=JegmQeAVBcDVtN&b=pRYX9E7JpiG_Qa3aqe26qg

Guard readies as Gulf Coast braces for oil spill
http://clicks.aweber.com/y/ct/?l=JBhsF&m=JegmQeAVBcDVtN&b=Jr7XJ4OeNaY0ndU8u_OQSw

Units make history with Air Force's first homeland defense ORI
http://clicks.aweber.com/y/ct/?l=JBhsF&m=JegmQeAVBcDVtN&b=6x_5vx.fu5tAJuOEkyRNAw

Si la loi martiale ou toutes situations d'urgence (attaques terroristes,
catastrophes climatiques) prenaient place sur le territoire US/
Canada, le Canada et les États-Unis ont déja signé une entente
bilatérale pour assurer la sécurité du territoire: les soldats
canadiens sont envoyés sur le territoire US et les soldats américains
sont envoyés sur le territoire canadien. 

Voici le document officiel:
http://clicks.aweber.com/y/ct/?l=JBhsF&m=JegmQeAVBcDVtN&b=HTiRzneqaTFqiwn.MMDpvQ

Si vous vou

lez savoir à quoi pourrait ressembler la loi martiale, je
vous invite à lire les "ordres exécutifs", lesquels sont ordonnés
par le président en temps d'urgence nationale et ce, sans aucune
consultation.

The FEMA list of Presidential Executive Orders
http://clicks.aweber.com/y/ct/?l=JBhsF&m=JegmQeAVBcDVtN&b=AUwTHriiTWGjOOOeViSlSA

Je crois que nous sommes toujours plus près de catastrophes annoncées
et ça devrait être notre plus grande motivation à profiter de la vie:
abondance, sécurité, confort, paix, beauté, équilibre, etc.

Soyez toujours heureux disait Jésus!  Heureux veut dire: marcher.
Marcher malgré le malheur, marcher malgré l'épreuve, marcher malgré
la souffrance, marcher malgré la pauvreté, marcher, marcher et
marcher!!!

Isabelle
Isabelle
webmaster@consciencedupeuple.com

Blog concernant le plan et les stratégies de l'élite mondiale pour instaurer un Nouvel Ordre Mondial:
http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/

Blog concernant les dangers scientifiquement prouvés des vaccins:
http://vaccinh1n1.blog.mongenie.com/

 

 

wagons-USA-1

 

Camps de la FEMA (Wagons rappelant ceux de sinistre mémoire) 

 

Sur mon blog désinformation :

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 bombe-US.jpg 

 

Alerte ! Dépopulation, stérilisation, vaccins, et... à notre insu ???? 

Bill gates et son nouveau vaccin qui se transmet par votre sueur !

enfants_vaccins 

Le langage politique  est destiné à rendre vraisemblables  les mensonges, respectables  les meurtres, et à donner l'apparence  de la solidité à ce qui n'est que vent.

George Orwell

 

Posted by Équipe Signes des Temps on June 10, 2010

© NaturalNews

La Fondation Bill et Melinda Gates commence à se faire connaître pour le financement des technologies destinées à favoriser la stérilisation de masse et les programmes de vaccination dans le monde. L’un de ces programmes récemment financés par la fondation est un programme de stérilisation qui utiliserait de puissantes projections d’ultrasons sur le scrotum d’un homme pour le rendre stérile six mois. Cette technologie devrait plutôt s’appeler “castration temporaire”. Plus d’informations ici.

Maintenant, la fondation finance un nouveau programme “de vaccin à libération provoquée par la sueur” se basant sur des nanoparticules traversant la peau humaine. Cette technologie est décrite comme une façon de “…fabriquer des nanoparticules pénétrant la peau par les follicules pileux et éclatant au contact de la sueur humaine pour libérer le vaccin.”

La subvention de recherche est attribuée à Carlos Alberto Guzman, du Centre Helmholtz de Recherche sur les Infections en Allemagne et à Claus-Michael Lehr et Steffi Hansen de l’Institut Helmholtz pour la Recherche Pharmaceutique.

Ils participent tous deux au programme “Grand Challenges Explorations” que soutient la Fondation Gates, dont le but serait “d’accomplir des percées majeures en matière de santé mondiale.”

…des percées comme la stérilisation de masse et les vaccins à nanoparticules qui pourraient être secrètement administrés sans que vous en soyez informé, visiblement.

Ces nanoparticules pourraient être utilisée sous forme de nuage de fines gouttelettes pulvérisées sur toute personne traversant un barrage de sécurité dans un aéroport, par exemple. Ou elles pourraient être diffusées dans les systèmes de ventilation d’un bâtiment de bureaux d’entreprise ou d’une école publique pour vacciner les masses. Vous ne sauriez même pas que vous êtes vacciné.

Cette technologie est potentiellement très dangereuse pour la liberté de votre santé. En l’utilisant, les gouvernements ou compagnies pharmaceutiques (c’est la même chose de nos jours) pourraient créer une crème-pour-la-peau/vaccin qui serait présentée sous forme de “crème solaire”. Mais lorsque vous l’utiliseriez, vous vous vaccinerez vous-même avec des nanoparticules s’enfonçant sous la peau et éclatant en libérant un ADN étranger dans votre corps.

Histoire de la médication discrète des masses

Vous vous demandez pourquoi les gouvernements chercheraient à soigner les gens sans qu’ils le sachent ou sans leur consentement ? Ils le font déjà avec la fluoration de l’eau. Le fluor est un médicament, et les gouvernements régionaux et nationaux partout sur terre utilisent la distribution de l’eau potable pour donner du fluor à la population, qu’elle en ait besoin ou non — et sans aucune prescription ou diagnostic médical.

Donc si les gouvernements donnent déjà des médicaments discrètement à la population comme le montre l’exemple du fluor dans la distribution de l’eau, ils ont préparé le terrain à une vaccination de masse par des voies similaires, comme la distribution d’air dans les immeubles. Et grâce à Bill Gates, la nanotechnologie nécessaire à cette fin est maintenant financée.

Est-ce vraiment une “percée majeure en matière de santé mondiale ?”

Posté par rusty james à 20:58 - Sciences et technologie    

 

 

 

pauvres-tt-possible-j.jpg

 

Bientôt, nos emplois supprimés ? Par eva R-sistons

 

 

A-t-on réalisé que le Nouvel Ordre Mondial à l'oeuvre s'apprête à tuer nos emplois ? Pourquoi l'investissement productif, alors que la spéculation rapporte plus, sans fatigue ?

 

Et puis, un employé revendique ! Il fait grève ! Il prend des congés maternité ! C'est tellement plus rentable, et pratique, de tout robotiser ! Plus d'employés sur les quais de métro,  personne pour nous accueillir dans les stations-services, la banque nouvelle génération utilise des distributeurs automatiques, bientôt plus d'hôtesses d'accueil dans les super-marchés, plus de caissières, rien.... Le joli monde que voilà ! Comment nos enfants vont-ils travailler ? Soit dit en passant, la société communiste si décriée offrait un emploi à TOUS !!!

 

Les fonctionnaires ? Tous en voie de disparition, bientôt un vestige. Même l'Armée de la Nation, la Police, la Gendarmerie seront un souvenir ! A la place, des mercenaires, comme à Blackwater ! Des sociétés militaires privées, sans foi ni loi, seulement appâtées par le gain et non par la défense de la France et des Français !

 

Les agriculteurs ? Bientôt un souvenir, suicidés ou désespérés. Même nos jardins potagers sont menacés, comme aux USA ! En avant les OGM, le contrôle total des populations par l'arme alimentaire !

 

Les emplois industriels ? Ils disparaissent tous les uns après les autres !

 

Que restera-t-il ? Au mieux des emplois de service, au pire des emplois de larbins !

 

Vous n'êtes pas d'accord ? Manifestez !

 

Pour vous, le Nouvel Ordre Mondial a prévu les lois martiales, la peine de mort (voir Traité de Lisbonne) pour les manifestants et les émeutiers.

 

(..)

 

Eva R-sistons à l'intolérable

 

Suite ici :

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7957927/alerte--le-nouvel-ordre-mondial-sapprete-a-tu

 

 

Le Ministère du Tourisme israélien

raye la Palestine de la carte


 
Qui boycotte qui ?

"Rayer de la carte". La formule, attribuée au Président iranien Ahmadinejad au sujet d’Israël, fait visiblement des émules.

Quiconque se rend aujourd’hui sur le site du Ministère du Tourisme israélien peut télécharger une carte "officielle" d’Israël. Il découvrira alors que la Palestine a déjà été "rayée de la carte" par les autorités israéliennes : si la Bande de Gaza est visible, la Cisjordanie a disparu et il n’y a aucune différence visible entre les villes palestiniennes et les colonies israéliennes. Voilà qui a le mérite d’être clair.

 

carte_d_israel_selon_Israel.jpg

Par JulienS (publié sur le Post : http://www.lepost.fr/article/2010/06/14/2112645_le-ministere-du-tourisme-israelien-raye-la-palestine-de-la-carte.html  )

CAPJPO-EuroPalestine

 

 

 

 

 

 

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Published by eva R-sistons - dans Scandale
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 05:57

esclavage-ogres-j.jpg

Introduction d'Eva r-sistons :
La vérité sur Haïti, la politique, les politicards...
Coulisses d'une sale politique française ! 
 


Au menu, Haïti, le pays (d'esclaves les premiers libérés) qui dérange, en voie de destruction pour être colonisé et pillé par les Occidentaux à l'affût d'espaces vitaux aux sous-sols riches.

Au menu, aussi, les dessous de la politique, avec ses têtes d'affiche dont les zones d'ombre sont très dérangeantes. Et en tant que Gaullienne (de Gauche), cela ne me fait pas plaisir de lire ces lignes sur la famille de Villepin. Mais vous me connaissez suffisamment pour savoir que je ne suis d'aucun parti, que je n'ai aucun clocher, et que je suis totalement indépendante, seulement éprise de vérité, de paix (surtout), de justice, de fraternité fustigeant donc tous les communautarismes excluant les autres, les fondamentalismes, les extrémismes, les fanatismes haineux et racistes. Universaliste je suis, et je le resterai jusqu'au bout, forte de mes influences diverses à la naissance (française, russe, mongol, juive, orthodoxe, catholique) et ensuite (protestante par choix, musulmane par amitié pour une Palestinienne, baha'i pour son syncrétisme et son universalité. Vous voyez, tout y est !). Et donc, je vous demande de lire cet article qui éclaire d'un jour terrible les coulisses de la politique, tout ce dont vous n'entendez jamais parler dans les Médias au moins français. Voyez-vous, il y a quelques années, grâce à TV5 - ma télé préférée - que je recevais alors, j'ai pu découvrir des chaînes comme TV Suisse ou Canada, dont la liberté de ton et de paroles aurait envoyé ici, en France, tous ses tenants en prison pour antisémitisme et complotisme (ex, émission que je viens d'écouter sur l'influence d'Israël sur la politique néo-conservatrice américaine, 29.8.2004). 

Les dessous de la politique, ce sont aussi des personnes. Ainsi, Régis Debray est loin d'être le révolutionnaire affiché, bien au contraire, il semble qu'il ait été un contre-révolutionnaire à l'origine de la mort de Che Guevara. Double influence ? Allez savoir...  En tous cas, son rôle, comme celui maintenant du très sioniste Arno Klarsfeld le dit
( je viens de l'entendre par hasard, en zappant, sur FR2 "On n'est pas couché", de Ruquier : "Les Etats-Unis et la France doivent intervenir à Haïti pour qu'il y ait moins de corruption - l'article joint prétend le contraire -, sans les USA on serait devenus nazis ou communistes, il faut intervenir à Haïti pour les adoptions, les prothèses et la sécurité civile - tiens donc, pour des raisons géo-stratégiques et pour les richesses du sous-sol à voler !), est de mettre "sous tutelle" ce pays, mot "moderne" pour dire "coloniser", ne soyons pas dupes ! 

Roland Dumas, que j'écoute à l'instant même (vidéo de 2004), dit très justement: "Le but des Américains - et des Israéliens - est de remodeler cette région (Irak et Moyen Orient) à commencer par la Palestine, et là on va assister à un vrai drame", textuel, je note en écoutant.  Eh bien, pour Haïti, c'est la même chose, les politiques se suivent et se ressemblent. Il s'agit en effet de remodeler Haïti, au passage de se débarrasser d'une partie de la population noire (les fameux "négros" descendants d'esclaves et plus que tous attachés à la liberté) encombrante quand il s'agit de piller les ressources locales. Ceux qui resteront seront exploités comme leurs pères, tenus en esclavage. Les hommes politiques n'ont aucun scrupule quand il s'agit des peuples; seules leurs ressources les intéressent.

Négrophobie constante

On notera au passage la négrophobie de ceux qui ont le pouvoir, qui n'a rien à envier à l'islamophobie. On verra aussi dans cet article comment Dieudonné l'Africain a été sacrifié, j'ai fait le rapprochement avec le CRIF dont on parle aussi dans ce post juste avant, et surtout on découvrira combien la mentalité esclavagiste est toujours présente, coloniale, impérialiste, et comment nos politiciens "démocrates" se débarrassent de ceux qui les gênent, artistes, dirigeants, chefs d'Etat - le petit prêtre de la Théologie de la Libération Aristide, par exemple - , et d'une façon générale des citoyens. Je suis de ceux qui pensent que le machiavélisme américain a dû être à l'oeuvre à Haïti, avec le tremblement de terre (arme militaro-technologique Haarp), et je trouve crédibles les rumeurs faisant état de projets du même type pour affaiblir les rivaux gênants, Russie et Chine. Nous vivons dans un très sale monde, dirigé par d'authentiques salopards qui devraient, oui M. Klarsfeld Père et Fils
, se retrouver devant un nouveau tribunal de Nuremberg: Vous avez aujourd'hui pour amis des criminels comme ceux qui ont envoyé dans les camps de concentration les Tsiganes, les Juifs, les handicapés mentaux, les homosexuels, les résistants dont beaucoup de russes... Honte à vous ! Votre communautarisme ne vous honore pas. Et le nouvel antisémitisme qui se développe aujourd'hui, cette fois anti-musulmans, Musulmans souvent arabes et donc sémites eux aussi, et antisémitisme émanant beaucoup des vôtres, est un véritable scandale qui doit être dénoncé aussi fort que son clone anti-juif (http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7654736/le-nouvel-antisemitisme-contre-les-arabes-et-).

Voilà, chers lecteurs. Lisez cet article que je joins et que l'on doit à celui qui, lui, fait honneur à la Presse, Thierry Meyssan. Pour découvrir le vrai visage de la politique, des politiciens ou des célébrités, et pour comprendre ce qui se passe derrière le si opportun tremblement de terre, à Haïti, pour les financiers et les industriels voraces. C'est à vomir.... En tous cas, voilà à quoi ressemblent vraiment nos démocraties... Arno Klarsfeld disait que les USA nous avaient débarrassés du nazisme et du communisme. J'ose le dire: Les Américains ont repris l'idéal nazi hégémonique, raciste, impérialiste, et ils l'ont inoculé aux Européens, et... sans les avantages sociaux du communisme ! 

Plus que jamais, amis lecteurs, votre rôle est d'informer. Nous sommes tous journalistes, je ne le répèterai jamais assez... C'est notre responsabilité de citoyens avertis.

Votre Eva r-sistons à ces sales politiques, et en avant l'éthique !!!

Et voici, à l'instant j'écoute une nouvelle page de TV indépendante, sur l'Invité de TV5 (2003), sur la fameuse "Black List" dont nos médias esclaves ne parleront jamais
! 

NB Compte tenu de l'éducation de D. de Villepin, je pense que le rôle qu'il a joué (pour raisons d'Etat, cf se réconcilier avec les USA), a dû lui déplaire foncièrement. Je n'ose penser à ce que Sarkozy doit faire en coulisses... partager les secrets d'Etat, par exemple, avec ses amis ? Eva
     


 
Témoignage et réflexions

Régis Debray en Bolivie et en Haïti

par Claude Ribbe*



En 2004, la France se réconciliait avec les Etats-Unis en participant au renversement du président Jean-Bertrand Aristide. Côté français, le coup d’Etat était organisé par l’intellectuel pseudo-révolutionnaire Régis Debray. Témoin privilégié de ce drame, l’écrivain Claude Ribbe, qui fut membre de la Commission internationale d’experts sur la dette d’Haïti, relate ici le complot, la campagne de diffamation contre le président Aristide, son enlèvement et sa séquestration. Paris avait prévu de réinstaller au pouvoir l’ex-dictateur Jean-Claude Duvallier, mais les Etats-Unis imposèrent au dernier moment leurs hommes, Boniface Alexandre et Gérard Latortue.


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Régis Debray, pseudo révolutionnaire et authentique barbouze

Regis Debray, bavard « compagnon » du Che

Je le savais ! Je savais bien que le fumet des cadavres d’Haïti en décomposition ferait sortir Regis Debray, l’homme qui croit que Villepin  sera couronné empereur des Français en mars 2012. Regis Debray rêve d’être ministre de la Culture de Napoléon IV... Quel flair ! Après les conseils donnés par Villepin à Nicolas Sarkozy, Regis Debray monte au créneau en déclarant à France Inter qu’il faut mettre Haïti sous tutelle.


Alors parlons de Régis Debray... Inutile de revenir sur son rôle héroïque dans l’arrestation de Che Guevara. Il en a été le compagnon et il a raison de s’en glorifier. Les ex-soixante-huitards français le tiennent tous pour un révolutionnaire exemplaire.. Mais les mauvaises langues —dont la fille de Che Guevara qui n’est certainement qu’une folle minée par le chagrin— disent que c’était un traître vendu aux Etats-uniens. Viles calomnies, évidemment, simplement fondées sur le fait que Che Guevara, qui se trouvait secrètement en Bolivie en 1967 et dont une taupe de la CIA révéla la présence, écrivit des choses dans son journal.

Revenons en 1967. Voici ce que note le Che dans son journal le 28 mars :

« Le Français a défendu avec trop de véhémence le fait qu’il serait utile dehors. »

Je ne vois là que des soupçons infondés. Debray, jeune intellectuel gaulliste déguisé en guérillero, fils d’une sénatrice gaulliste et de… je ne sais plus qui, un autre gaulliste, je crois, était à l’époque en Bolivie avec Che Guevara [1]. Mais il était pressé de s’en aller.

Le Che se méfiait de cette envie précipitée de prendre l’air. Hasard heureux ou malheureux (on ne sait trop), Debray a été arrêté par les Boliviens qui travaillaient avec la CIA. Une fois aux mains de ces gens, je ne doute pas qu’un intellectuel de la trempe de Debray a été discret. Mais le Che, lui, avait des doutes. Après l’arrestation de Debray et de son compagnon Bustos, un autre intellectuel émérite, aussi fiable que Debray, les Boliviens et la CIA furent informés que le Che était en Bolivie. Après cette arrestation, voici ce que le Che note, à la date du 30 juin 1967 :
(..)


Dans son journal, Che Guevara note encore, à la date du 10 juillet :

« Par ailleurs, les déclarations de Debray… ne sont pas bonnes ; surtout parce qu’ils [Debray et Bustos] ont fait des confessions à propos du but continental de la guérilla, chose qu’ils ne devaient pas faire. »


Des « confessions » ? ... Vingt ans après les faits, un général bolivien, Arnaldo Saucedo Parada, chef des services secrets de la 8ème division, celle-là même qui opérait contre la guérilla du Che, donna sa version et publia même des documents concernant les informations obtenues par l’armée sur la guérilla [
2].


(.) ce qui est certain, c’est que cette division de la guérilla a été un accident qui lui a enlevé de la force et le début de la fin. Cela a été le prélude du Gué du Yeso et du Churo.


(..) Quand on lira les mémoires de Bustos dans ce livre, on verra que l’empressement avec lequel les théoriciens Debray et Bustos voulaient quitter la zone de danger a été la cause principale de l’échec rapide de la guérilla


Avec la chute de Debray et Bustos à Muyupampa, le 20 avril, nous avons eu un panorama large et clair des guérillas, ordre de bataille, organisation et autres questions inconnues jusqu’alors, confirmation de la présence de Che Guevarra et du groupe de cubains, tant grâce aux déclarations de Debray et Bustos que par le bulletin de mémoires écrit par ce dernier et qui, immédiatement, a été porté à la connaissance du Commandement Supérieur, de même que les originaux des portraits de 20 guérilleros.. et ensuite les croquis détaillés des campements et caches qui ont permis de découvrir les "grottes" où ils cachaient leurs armes et leurs équipements etc...


La Section 2 de la 8ème division a également obtenu de Régis Debray une lettre écrite de sa main le 14 mai et dans laquelle il confirme la présence de Che Guevara en Bolivie et signale que c’est Fidel Castro lui même qui l’a envoyé le rencontrer. Cette lettre —l’original— a été envoyée au Commandant en chef. Indubitablement, c’est de l’arrestation de Debray et Bustos que l’armée bolivienne tire la preuve du fait que le Che est là. Les deux confirment aux services secrets que le Che est là.


Une autre chose qui a eu une grande influence a été la séparation d’avec le groupe de Vilo, de l’arrière-garde. Cela a été une séparation involontaire, mais qui a été due précisément à l’insistance avec laquelle Debray a demandé à partir. Face à cette situation —jour et nuit, il parlait avec le Che— il soulignait qu’il serait plus utile à la ville, nouant les contacts, que physiquement, il n’était pas guérillero, qu’il voulait partir, qu’il pouvait être très utile dehors (…)


Dans la guérilla, il [Debray] n’a rien fait d’extraordinaire. Debray a passé son temps à parler de quitter la guérilla. Pour moi, compte tenu de tout ce qu’il a écrit, il a essayé de gagner la confiance de la Révolution cubaine et du Che. Je ne sais pas quel était son objectif. Avec ce qu’il a fait, la position qu’il a prise ces derniers temps, je n’exclue pas qu’il ait pu jouer sur les deux tableaux.


Je dirais à Debray qu’il soit plus honnête, qu’il dise que la guérilla a eu plus de problèmes par sa faute, qu’il dise au moins une fois qu’il a été responsable de la séparation de la guérilla (…)


(Guevara) est mort, pris et exécuté sommairement le 9 octobre 1967, alors que le courageux Debray, lui, a survécu et il même est devenu célèbre en racontant, pendant 43 ans durant, ses glorieuses aventures dans la jungle bolivienne.

Nicolas Demorand l’a invité le 22 janvier 2010 au micro de France Inter. A-t-il trop parlé ? Non, il a juste dit qu’il fallait mettre Haïti sous tutelle.

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Les militaire boliviens exposent la dépouille mortelle d’Ernesto Che Guevara.


Debray, négationniste de l’esclavage



Dès 2002, j’avais tenté d’attirer l’attention d’un certain nombre de responsables de tous bords sur l’intérêt qu’il y aurait pour la France de participer dignement à la célébration du bicentenaire d’Haïti, prévue pour le 1er janvier 2004. Parmi ces responsables, Valérie Terranova, très proche de Jacques Chirac et officiellement conseillère à la Présidence de la République pour la francophonie... J’avais tenté d’expliquer à cette jeune femme parfaitement superficielle et inculte, les origines haïtiennes des Dumas et la nécessité d’assumer avec dignité notre passé esclavagiste pour mieux combattre le racisme. C’était également une manière d’aider les Haïtiens à sortir du marasme où la France avait largement contribué à les plonger.


D’après le rapport qu’elle fit de notre rencontre, ce qui fut retenu à l’Élysée était l’imminence des célébrations du bicentenaire (auxquelles, par ignorance, personne n’avait songé), le fait que les anti-napoléoniens s’organisaient à Port-au-Prince, la dangerosité de certains nègres français plus intelligents qu’on aurait pu le croire et l’urgence de parer le coup en montant rapidement une expédition punitive. Il lui fallait un général. On choisit Régis Debray et on lui assigna une double mission. D’abord constituer un rempart d’intellectuels contre la montée des revendications « mémorielles » en France. La seconde mission était de saboter le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti et de prêter main forte à un probable coup d’Etat décidé par Washington contre Aristide, qui était le premier président démocratiquement élu de l’histoire d’Haïti et qui avait l’audace d’évoquer le passé peu glorieux de la France : 150 ans d’esclavage, 1 million d’Africains déportés, 5 millions de morts en Afrique du fait de cette déportation d’une part, un racket de 21 milliards de dollars imposé manu militari par Paris en 1825 d’autre part [
4].


Debray, devenu grenouille de bénitier, était l’ami intime de la soeur de Dominique de Villepin, Véronique Albanel, épouse d’un général de l’armée de l’air dont Villepin envisageait de faire le chef d’état major des armées. La générale animait une mystérieuse association en télépathie avec le Vatican, dénommée Fraternité-Universelle, disposant en apparence de gros moyens, et qui était présente, sous prétexte d’intervention humanitaire, sur tous les points chauds du tiers monde et en particulier en Haïti. Cette Mata-Hari de confessionnal recrutait à sciences-po, via l’aumônerie. Debray était ravi de pouvoir se prosterner aux pieds des puissants du moment : Chirac, Villepin. Il allait redevenir, comme sous Mitterrand, le conseiller du prince. Il pourrait faire livrer des armes à ses vieux amis sans d’ailleurs forcément utiliser la procédure normale. On lui redonnerait peut être même un bureau à l’Elysée.


Utilisant son image, totalement frelatée, d’intellectuel de gauche et son influence dans certains milieux de l’édition, où il était d’autant plus admiré qu’on ne comprenait rien, comme lui-même d’ailleurs, à ce qu’il écrivait, le « médiologue » battit d’abord le rappel des écrivains haïtiens et antillais. Tout le monde n’est pas insensible à un contrat d’auteur, à une visibilité dans les médias, dans les colloques, à un poste dans l’université, à une enveloppe pour une association, à une décoration, à un visa pour un parent, un ami, une maîtresse, à une naturalisation. Ensuite, il fallait trouver des historiens qui puissent minimiser l’esclavage transatlantique. Les choix se portèrent sur Olivier Pétré-Grenouilleau, obscur maître de conférences à l’Université de Lorient, qui venait de soutenir une thèse plus que contestable expliquant en gros que les pires esclavagistes étaient les Africains et les arabes et que la traite atlantique était une oeuvre de charité au fond assez ruineuse pour les négriers français et les colons antillais. Debray, publié chez Gallimard, fit certainement le nécessaire pour que Pierre Nora, vieillard bien connu pour sa négrophobie pathologique, et qui dirigeait une collection d’histoire dans la prestigieuse maison, publie également Pétré-Grenouilleau. Un contrat fut donc signé chez Gallimard. Il était cependant à craindre que les intellectuels « noirs » ne ruassent dans les brancards. On choisit, pour appuyer Pétré-Grenouilleau, un docile maître de conférences à l’Ecole pratique des hautes études, Pap Ndiaye, proche, par sa femme, d’Yves Kamani, très officiellement chargé au CRIF d’un bureau des « noirs ». Pap Ndiaye avait l’avantage d’avoir des contacts avec les néo-réactionnaires états-uniens. Il animait une obscure association, le Capdiv. On le chargea de monter au créneau le moment venu pour défendre l’indéfendable et, s’il le pouvait, créer discrètement une organisation de « noirs » à laquelle on donnerait les moyens d’occuper le terrain et d’être légitimée comme représentative. Le meilleur ami de Jacques Chirac, François Pinault, qui avait fondé sa fortune sur l’exploitation des forêts africaines serait sollicité. Outre les éditions Tallandier, spécialisées dans la glorification de Napoléon, il était propriétaire de trois magazines : Le Point (acheté en 1997 pour échapper à l’ISF) Historia et L’Histoire. Les deux derniers faisaient dans la vulgarisation historique. Il fut décidé de consacrer un numéro spécial à l’esclavage, qui ferait la promotion de Pétré-Grenouilleau et en même temps celle de Pap Ndiaye.  


Pour que l’opération négrophobique Villepin-Debray soit vraiment réussie, on désigna un « méchant » : l’humoriste Dieudonné qui se trouva, consciemment ou non, embarqué dans cette histoire par l’intermédiaire d’un activiste : Alain Soral. Tous ceux qui diraient le contraire de Pétré-Grenouilleau seraient des antisémites forcenés inspirés par Dieudonné. « Plus la ficelle est grosse, moins elle casse » (Chirac). Le jour où Dieudonné serait démonétisé, on sortirait un autre joker : Kémi Séba.


Côté Haïti, Villepin donna des fonctions officielles à Debray et des moyens financiers en le nommant président d’une commission chargée de « réfléchir » sur les relations franco-haïtiennes. La mission véritable était de préparer un coup d’Etat. La partie diplomatique de cette opération fut confiée à trois hommes : Philippe Selz, ancien ambassadeur au Gabon, placé auprès de Régis Debray pour déstabiliser Haïti en Afrique, Thierry Burkard, beau-frère d’un entraîneur de chevaux de course à Chantilly, nommé ambassadeur à Port-au-Prince pour orchestrer la chienlit locale, Eric Bosc, secrétaire à l’ambassade de France, chargé de désinformer la presse française depuis Port-au-prince et d’accorder des visas aux « bons » Haïtiens, c’est-à-dire ceux qui accepteraient de venir à Paris cracher sur le président démocratiquement élu. (..) Jean-Claude Duvalier, clandestinement hebergé par la France depuis 1986, était toujours actif. Il fut mis dans la boucle. N’était-ce pas Debray qui avait géré son arrivée en France en 1986 au moment de la transition entre Fabius et Chirac ? Duvalier n’était pas venu les mains vides. Dans l’avion des services secrets US qui l’avait déposé à Grenoble, il y avait 900 millions de dollars d’ « économies », ce qui explique sans doute que son séjour temporaire en France, prévu pour six mois, se soit prolongé pendant 24 ans sous haute protection policière. Tous les ministres de l’Intérieur qui se sont succédés durant ce quart de siècle ont juré croix de bois croix de fer qu’ils ne savaient pas où il était.

 

(..) Pour composer sa commission, l’ex-guérilléro bavard avait réuni un noyau dur d’universitaires chargés d’accréditer les thèses de Pétré-Grenouilleau et de discréditer tous ceux qui les critiqueraient (et) de contrôler les travaux universitaires entrepris sur l’esclavage dans le cadre d’une association rassemblant quelques thésards naïfs, Yvon Chotard, un socialiste qui devait bientôt se défroquer pour passer à  l'UMP.


(..)  Quant à François Blancpain, spécialiste du racket imposé aux Haïtiens par la France en 1825, il devait élaborer un argumentaire permettant de ne pas rembourser ce qui avait été extorqué.


Les rôles furent vite distribués. Le noyau dur fut mis au courant du coup d’Etat qui se préparait. Les autres restèrent à l’écart ou firent semblant de ne pas comprendre. On leur demanda simplement de saboter le bicentenaire en le discréditant à travers leurs réseaux. Il suffisait de dire qu’Aristide était un satrape pervers et corrompu : une thèse concoctée dans les officines de la CIA et qui serait reprise à pleins poumons par toute la presse française. Le rôle clé de cette commission était détenu par quelqu’un qui n’apparaissait pas dans l’organigramme, la générale Albanel, alias Véronique de Villepin qui était envoyée par son frère...
Un esclavage qu’on appellerait désormais « tutelle ».


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Jean-Bertrand Aristide


Sept avril 2003. Le monde entier célébrait le bicentenaire de la mort de Toussaint-Louverture, enlevé et assassiné par Napoléon. En France, une seule manifestation, organisée par le Fort de Joux. Pour représenter le gouvernement Raffarin, Hamlaoui Makachera, le ministre des Anciens combattants ! La loi Taubira avait été votée depuis deux ans déjà, mais le gouvernement refusait obstinément de prendre le décret d’application qui permettrait à cette loi d’être autre chose que lettre morte. Toussaint Louverture remuait ce passé dérangeant dont les responsables politiques comprenaient très bien qu’il avait une influence sur la politique intérieure et extérieure.

L’exhumation de l’histoire de l’esclavage est un des volets de la lutte contre le racisme et la lutte contre le racisme est, en soi, une prise de position éminemment politique, un regard révolutionnaire et ravageur soudain porté sur le monde. Il a même été dit qu’une opération secrète ouvertement négrophobe avait été organisée par de hauts responsables français sous le nom de code « Source ». Villepin en aurait bien été capable.

 

(..) La chose qui me semblait louche, c’était que les journalistes français se déchaînaient contre Aristide, mais ne parlaient jamais de Duvalier, que la France hébergeait pourtant. Il faut dire qu’Aristide, en ce 7 avril 2003, avait eu l’audace de faire savoir aux Français qu’il avait fait le calcul de ce qu’avait coûté en définitive, emprunts compris, le racket imposé par la France en 1825. Il en arrivait au chiffre de 21 milliards de dollars. La perspective d’un procès engagé par le petit Etat pour faire valoir ses droits avait mis en effervescence le gouvernement français, et surtout Villepin, ministre bonapartiste des Affaires étrangères, qui se voyait président de la République française en 2007.


A ma grande surprise, Aristide m’invitait à venir le voir pour bavarder de l’histoire d’Haïti. J’en provoquai l’occasion en proposant un livre d’entretiens à Jean-Paul Bertrand, mon éditeur depuis huit ans, qui m’envoya bientôt sur place. C’est à cette occasion que je pus converser pendant une trentaine d’heures en tête à tête avec celui qui était présenté par la presse putschiste comme un dictateur vicieux et pervers. J’ai bien entendu conservé en lieu sûr tous ces enregistrements, qui annonçaient exactement tout ce qui a pu se passer par la suite. Mon impression, corroborée par une minutieuse enquête sur le terrain, fut très différente de ce que j’avais entendu à Paris. Je découvris un homme sympathique, doux et cultivé qui n’avait nullement renoncé aux objectifs sociaux qui, par deux fois, l’avaient fait élire à une très large majorité.

Seulement, comme il était inflexible quant à l’indépendance de son pays, les Etats-uniens avaient mis ce pays sous embargo et avaient engagé contre son président légitimement élu une campagne de dénigrement, ce qu’on appelle dans le langage technique de la guerre psychologique character assassination.

Au lieu de tuer la personne et d’en faire un martyr, on tue son image dans les médias, ce qui permet de l’éliminer physiquement ensuite en toute discrétion.

Une « opposition » avait été montée de toutes pièces par un Syro-américain vivant en Haïti (et n’ayant pas la nationalité haïtienne) André Apaid, milliardaire blanc de peau agissant notoirement pour la CIA, mais présenté par la presse française comme un Haïtien noir représentatif des travailleurs [6]. L’enjeu ? Le sous-sol d’Haïti, jusque là inexploité : pétrole, uranium, or, cuivre, iridium. Aristide était au fait des richesses potentielles de son pays. Les Etats-uniens aussi. Ils savaient qu’il savait. Comme nous avions sympathisé, le président m’avait mis dans la confidence.

Aristide était non seulement soucieux des intérêts de son pays, mais il avait conscience du rôle qu’il pouvait et devait jouer pour tous les Africains de la diaspora, tous ceux qui, comme moi, étaient méprisés dans leur pays de naissance à cause de leur couleur. Il était très conscient de ce qui se passait dans les banlieues françaises, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane. Dès 1804 son misérable petit pays avait fait le serment d’envoyer des commandos partout où se trouverait un seul nègre maintenu en esclavage. Cette politique restait, hélas, d’actualité. Sans nous connaître, nous étions arrivés aux mêmes conclusions.


J’étais chez moi à Port-au-Prince. Je l’avais ressenti dès que l’avion avait commencé, à la tombée de la nuit, son approche vers l’aéroport international de Port-au-Prince. Haïti était démunie, mais les plus humbles avaient une fierté dans le regard et dans le comportement qui ne pouvait que frapper les moins observateurs... Aristide n’était que l’incarnation politique, de toute évidence légitime, de ce regard. Les pauvres se seraient fait tuer sur place pour lui et ils représentaient une écrasante majorité. Je compris pourquoi ce nouveau Toussaint Louverture était considéré comme extrêmement dangereux par tous les négrophobes de la planète. Le problème n’était plus de savoir si ce qu’on disait de lui était vrai ou pas, mais de savoir s’ils réussiraient à l’éliminer avant la célébration du bicentenaire d’Haïti.


A mon retour j’avais pris rendez-vous avec Mme Waag-Makaïa, la secrétaire des Affaires étrangères rencontrée « par hasard » dans le train du fort de Joux pour lui donner mon sentiment sur Aristide : visiblement, tout ce qu’on disait relevait d’un coup monté des plus grossiers. L’intérêt de la France était de tendre la main aux Haïtiens et de se joindre à leurs louables efforts pour célébrer le bicentenaire de la république nègre.


Je me retrouvai bientôt dans un bureau, entouré de quatre diplomates, dont plusieurs, franchement agressifs, me harcelèrent de questions imbéciles dans lesquelles se trouvaient déjà toutes les réponses. On alla jusqu’à me reprocher d’avoir parlé à Aristide, car, disaient-il, il « ensorcelait » tous ceux qui l’approchaient ! En France, on appelle ça le charisme, mais quand il s’agit des nègres, le raciste perd toute rationalité ... les petits énarques qui m’entouraient ne faisaient aucun effort pour dissimuler un racisme que je n’aurais pas soupçonné dans une administration française de ce niveau.

Pour ces gens, j’étais un étranger dans mon propre pays... J’étais devenu un Haïtien. Et les Haïtiens, ils les haïssaient. Simplement parce que j’osais dire que mon pays, après 150 années d’odieuse oppression esclavagiste, avait en outre escroqué une jeune république affaiblie par une tentative française d’extermination, qu’il était temps de changer de politique, non seulement pour des raisons morales, mais parce que la France y avait également un intérêt géostratégique et économique évident. Je devais tranquillement discuter d’Haïti avec une compatriote a priori équilibrée. Je me retrouvais avec cinq individus déchaînés que je ne connaissais pas et qui étaient ses supérieurs hiérarchiques. Mon rendez-vous ressemblait de plus en plus à une sorte de garde à vue.. J’étais le grain de sable qui contrariait un plan dont j’ignorais évidemment tout. C’était un vendredi. Voyant qu’ils ne réussiraient pas à me faire changer d’avis, mes « hôtes », dans leur affolement, avant de me « libérer », décidèrent devant moi qu’une réunion de crise serait tenue dès le lundi matin dans le bureau du directeur des Amériques.

Les Villepin


Novembre 2003. Le dossier faisant mousser Pétré-Grenouilleau, présenté comme un nouveau Thucydide, venait de paraître dans la revue L’Histoire appartenant à Pinault, l’homme du bois exotique. Si l’on n’avait pas osé y présenter les esclaves comme de vrais salauds, on n’en était pas loin. C’étaient au moins des imbéciles. N’étant pas assez malins pour vendre leurs congénères, comme l’avaient toujours fait les Africains, ils s’étaient fait prendre. Les négriers et les planteurs étaient, eux, très fréquentables. Et pas si riches que ça. Il fallait relativiser. Ce n’était sûrement pas l’argent de la traite qui avait financé le capitalisme. ... L’idée était que si les négros osaient un jour se présenter comme descendants d’esclaves, ils étaient attendus de pied ferme.


Je m’étais rendu au salon du livre de Brive pour y signer L’Expédition, mon second roman (et troisième ouvrage) qui racontait, du point de vue de Pauline Bonaparte, ce qui s’était passé en Haïti en 1802-1803. Comme il est épuisé.. je m’attendais à avoir un peu de presse. Il n’en fut rien, mis à part une émission sur RTL... On jugea le sujet fort scabreux puisqu’il mettait en cause Napoléon. Le politicien en vogue, Villepin, ministre des Affaires étrangères fort content de lui, et se piquant d’écrire, était un fanatique de ce tyran. Quel journaliste aurait à l’époque osé déplaire à Villepin ? C’est pendant que je signais mes livres, attendant un peu tristement le chaland, que je reçus l’appel de l’ambassadeur Selz, le Monsieur Afrique de la commission Debray, m’annonçant que le guérilléro bavard voulait me voir de la part de la vieille dame de la rue Las Cases qui avait, paraît-il, insisté.


(Grand prix du salon de Brive).
Une admiratrice s’approcha. Une jeune femme blonde, la quarantaine. Prenant en mains un exemplaire de mon livre, elle engagea la conversation. Mon ouvrage avait vraiment l’air très intéressant. Elle aimait beaucoup les Antilles en général et Haïti en particulier. Elle avait assisté à la représentation de Monsieur Toussaint, la pièce d’Edouard Glissant, mise en scène par Greg Germain à Pontarlier, près du fort de Joux. Elle finit par me dire qu’elle était amie de Glissant et même qu’elle irait avec son mari passer Noël chez lui, à la Martinique. La conversation s’engagea sur Haïti... Elle aimerait que je lui dédicace mon livre, c’était pour son mari. Je lui demandai un nom pour y associer une formule amicale. Elle me répondit avec un petit sourire et en baissant un peu la voix : « Dominique de Villepin ». C’était Marie-Laure Leguay, épouse de Villepin, béké de la Martinique, qui était ainsi venue au contact. On se doute que ce n’était pas un hasard, puisque je venais de recevoir sur mon portable l’appel de l’ambassadeur Selz m’invitant à rencontrer Régis Debray. Je fis ma dédicace à Dominique de Villepin « en espérant que cette lecture vous incite à célébrer dignement le bicentenaire d’Haïti. » La dame me demanda mes coordonnées que je lui laissai. Comment pouvais-je me douter que son mari allait préparer un coup d’Etat contre Haïti pendant les vacances de Noël dans la villa martiniquaise d’Edouard Glissant et qu’elle en était certainement informée ?


Burkard et Debray, les contre-révolutionnaires

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L’ambassadeur Thierry Burkard

Le nouvel ambassadeur de France, Thierry Burkard, avait été nommé pendant l’été 2003, avec pour mission de favoriser un coup d’Etat contre le président Aristide. Son prédécesseur, avant de quitter ses fonctions, avait d’ailleurs annoncé une « tempête ». Ne me doutant de rien, j’avais adressé à Burkard L’Expédition, dans l’espoir qu’il comprenne un peu mieux la situation. Il me proposa de prendre un café à Paris la veille de son départ, ce que j’acceptai. Il était visiblement prévenu contre Haïti, mais fit quelques efforts pour n’en rien laisser paraître..

Il me demanda s’il était vrai que le président Aristide organisait des « messes noires » dans son palais. On peut juger par là à quel point cet ambassadeur était diplomate. Je lui fis répéter la question et lui répondis que si c’était au vaudou qu’il faisait allusion, c’était à ma connaissance une religion, au même titre que n’importe quelle autre. Quant à des « messes noires » en Haïti, je n’avais jamais entendu parler de cela et je m’étonnais même qu’il me pose à moi cette question. Visiblement, du fait de sa mission, que je ne pouvais alors deviner, il avait très peur d’être « fétiché » par Aristide. Il était par ailleurs très agacé qu’on lui ait mis un Debray dans les jambes.


Debray me reçut chez lui, rue de l’Odéon, au milieu du mois de novembre. Un vieil appartement bourgeois, crasseux, à l’image de son occupant. Il s’efforça d’être affable et de dissimuler un sourire d’extrême suffisance sous sa grosse moustache qui ne le rendait pas, c’est le moins qu’on puisse dire, aussi sympathique que Georges Brassens, son modèle de jeunesse (..)
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Les Haitiens sacrifiés pour se réconcilier avec Washington



Dominique de Villepin croyait avoir le plus grand intérêt, en cette fin d’année 2003, à déstabiliser Haïti et à renverser Aristide. D’abord il souhaitait se réconcilier avec les Etats-uniens avec lesquels il avait engagé, depuis le printemps, une partie de bras de fer. Les relations s’étaient dégradées à cause de l’Irak (Villepin s’étant opposé à l’invasion) et de l’affaire Executive life.


Pour la justice californienne, le Crédit lyonnais, dont l’actionnaire était l’État français, avait pris illégalement le contrôle de la compagnie d’assurance Executive life. Aux yeux des Etats-uniens, la France s’était comportée dans cette affaire comme un Etat voyou et des poursuites judiciaires pénales étaient engagées. Paris risquait d’écoper d’une amende faramineuse... C’était François Pinault, l’ami milliardaire de Chirac et de Villepin qui avait racheté la compagnie d’assurance au Lyonnais, via sa société Artémis. En la revendant ensuite, il avait gagné un bon milliard de dollars. De ce fait, Pinault était également l’objet de poursuites. Un jury populaire devait le condamner à 700 millions d’euros d’amende (on se doute que, depuis, tout s’est arrangé).


Pour Villepin, il importait donc de calmer le jeu avec les Etats-uniens. Or les Etats-uniens souhaitaient renverser Aristide. Rien de mieux qu’une bonne réconciliation sur le dos d’Haïti. D’autant que la France réactionnaire avait deux autres raisons de participer au coup d’État. En France, les citoyens d’origine africaine et antillaise étaient, et sont encore, implicitement traités comme des inférieurs (notamment par une absence complète de visibilité à la télévision et dans la vie politique). On redoutait les effets d’un bicentenaire d’Haïti auquel se seraient associé les pays africains en théorie indépendants mais contrôlés par la Françafrique et qui aurait glorifié des esclaves révoltés à la peau noire.

Port au Prince ne devait pour rien au monde devenir l’axe de la renaissance africaine.

Paris redoutait surtout l’ouverture du dossier de la dette de la France à l’égard d’Haïti (pour la rançon imposée par la force en 1825) que le président Aristide estimait à 21 milliards de dollars. En outre, parallèlement à la restitution de la somme versée à la France, Aristide évoquait les réparations qu’Haïti pourrait exiger pour 150 années d’esclavage. Même si le gouvernement Raffarin s’efforçait d’enterrer la loi Taubira en ne prenant pas le décret qui permettait de l’appliquer, l’esclavage était désormais un crime imprescriptible contre l’humanité.

Une réparation demandée par un Etat souverain victime de ce crime pouvait prospérer devant un tribunal international. En cas de condamnation, d’autres Etats, en Afrique, pouvaient exercer des poursuites et réclamer des réparations. On pouvait même imaginer que des descendants d’esclaves français en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et à La Réunion demandent eux aussi des réparations. Après tout, au moment de l’abolition de l’esclavage en 1848, des réparations avaient bien été payées par l’État aux colons (entre 400 et 500 francs or, soit environ 4000 euros par esclave perdu) tandis que les esclaves ne recevaient, eux, aucune indemnité, la liberté « accordée » (mais qui appartient évidemment de manière inaliénable à chaque être humain) étant spécieusement considérée comme un bienfait qui dispensait l’État d’avoir à payer quoi que ce soit. Bref, le cauchemar, c’était que recommence d’une autre manière ce à quoi les ex-pays esclavagistes avaient échappé à Durban en septembre 2001.


Le dossier de la dette avait été confié par le gouvernement de Port-au-Prince au ministre chargé des Haïtiens résidant à l’extérieur, Leslie Voltaire. Il réunit une commission internationale d’experts. J’acceptai très volontiers d’y participer. Ma position était très simple. La France avait manifestement une dette à l’égard d’Haïti au regard de l’indemnité de 1825. Trois questions se posaient cependant. D’abord celle du montant de cette dette. Le chiffre retenu par le gouvernement haïtien méritait d’être examiné. Ensuite la légalité de la demande : était-elle recevable en justice ? Ne valait-il pas mieux un accord amiable ? Enfin la manière dont la France pouvait rembourser cette dette, si elle la reconnaissait. De mon point de vue, il y avait plusieurs solutions. (..)  Les routes, les télécommunications, l’adduction d’eau, la collecte des ordures ménagères, la construction d’immeubles, l’infrastructure touristique : tout cela, mon pays savait le faire. Nous pouvions aider Haïti tout en y trouvant notre compte.


La mission de Régis Debray, secrètement appuyé par la sœur de Dominique de Villepin, allait absolument à l’inverse de mes vues équitables : intervenir à Port au Prince, à Paris et en Afrique pour saboter le bicentenaire de l’indépendance et tirer un trait sur Aristide. Peu importait que ce coup d’Etat fasse des milliers, voire des dizaines de milliers de morts.

Je pris contact avec l’ambassadeur Burkard, qui avait pris son poste depuis quelques semaines. L’antichambre de l’ambassade jouxtait le bureau du service de presse d’Eric Bosc, un diplomate qui se comportait en véritable agent du putsch qui se préparait. Son bureau était éclairé par une large baie vitrée donnant sur le couloir. Il l’avait entièrement tapissée d’articles hostiles au président Aristide et même de caricatures ouvertement racistes placées bien en évidence, de sorte que toutes les personnes qui rendaient visite à l’ambassadeur ne pouvaient manquer de les voir (..)

Burkard s’était acoquiné avec les plus opulentes familles à la peau claire de Pétionville qui vivaient dans un luxe dont on ne peut avoir idée et qui, presque toutes, étaient les plus actifs soutiens des putschistes... On donnait des fêtes splendides, protégées par des milices privées armées de M16. Ceux qu’on appelait les « mulâtres » se seraient sentis déshonorés d’avoir moins de douze domestiques. Chaque enfant avait son chauffeur et sa nounou. Mais ce qui était le plus surprenant, c’étaient les feux de cheminée, le soir, dans les villas hollywoodiennes perchées sur de fraîches collines, quand on sait qu’il n’y a pas une brindille de bois en Haïti. Pendant ce temps, ceux que la presse occidentale appelait les « chimères », une manière étrange de désigner les pauvres ayant voté pour Aristide, attendaient, dans les bidonvilles, la mise en place des réformes décidées par leur président qui tentait d’imposer aux riches « mulâtres » un salaire minimum et le paiement normal de l’impôt. Je dois préciser que, malgré le dénuement, il n’y avait aucune famine à l’époque en Haïti.


Je me rendis au manoir des Lauriers. L’ambassadeur éprouvait une jouissance non dissimulée, surtout en ma présence, à se faire servir par François-Joseph, un vieux domestique nègre auquel il imposait les gants blancs. On se serait cru dans un roman bien raciste de Margaret Mitchell. L’ambassadeur était très énervé par l’arrivée prochaine de Debray et de sa commission. Il demanda mon avis sur la manière de traiter le dossier franco-haïtien. Je lui dis qu’il me paraissait souhaitable que le président français rencontre son homologue de Port-au-Prince. Burkard répondit avec une moue de mépris que le président de la République française ne se « commettait pas avec n’importe qui ». Cette phrase était incroyable dans la bouche d’un diplomate qui aurait dû, au moins, affecter un semblant de neutralité. (..)


L’ambassadeur, suite à notre entretien, s’empressa de rédiger une dépêche pour expliquer à sa hiérarchie, c’est-à-dire à Villepin, que j’étais « à la solde » du président Aristide. On traitait ce dernier de dictateur. S’il l’avait été, sans doute aurait-il fait un mauvais parti à Frédéric et jeté les Burkard, Bosc et consorts dans le premier avion en partance pour la France.

La Commission Debray à Haïti


Véronique Albanel (née de Villepin) venait de faire son apparition dans cette commission (..)


Les employés de l’hôtel connaissaient mes positions. Comme ce n’étaient pour les membres de la commission Debray que des êtres stupides, de simples choses qui apportaient à boire, les putschistes ne se gênaient pas pour parler devant eux. Ils avaient tort. Plusieurs fois, les barmen vinrent m’avertir que j’étais l’objet favori des conversations de la commission, que ses membres ne cherchaient qu’à me nuire et que j’avais intérêt à être extrêmement prudent, car ils étaient, selon eux, capables du pire.

J’eus l’occasion de croiser Debray à l’aéroport et de constater qu’il s’était mis dans une tenue qu’il croyait de circonstance : pataugas et battle dress. À le voir ainsi attifé, il ne faisait aucun doute qu’il préparait un coup d’État et ne s’en cachait même plus... J’adressai, par principe, un mail d’indignation à Valérie Terranova, la conseillère de Chirac, (..) Cette pauvre fille, aujourd’hui employée à la fondation Chirac (machine de guerre supplétive pour porter Villepin à la Présidence), me répondit d’une manière qui ne laissait aucun doute sur son implication et transmit naturellement copie de mon mail à Debray.


Pour comprendre qui elle était et ce qu’elle faisait à l’Élysée, il suffit de dire que lorsque je lui parlai de l’utilité pour la France d’élever une statue à la mémoire du général Dumas, elle me dit qu’il lui suffisait d’en parler à Bongo et qu’il paierait cash. Bongo devait payer beaucoup de choses. C’est comme cela que fonctionnait la France de Chirac et de Villepin : Bongo payait cash.


Le lendemain, le guérilléro bavard apparut à l’hôtel où se trouvaient les quartiers de ses troupes, flanqué de quatre gendarmes, qui ne le quittaient pas d’une semelle. Le roquet, prévenu par la Terranova que j’y voyais clair dans son jeu, se mit à aboyer dans le couloir avec une férocité inouïe. Je lui jetai avec mépris qu’on n’était pas en Afrique, encore moins en Bolivie... Pour bien comprendre l’ambiance de cette fin d’année 2003 à Port-au-Prince, il faut savoir que le président Aristide laissait les nombreuses radios privées et les journaux se déchaîner contre lui. Les membres de la commission Debray ne se gênaient pas pour aller épancher leur négrophobie maladive au micro de ces stations financées par la classe dirigeante haïtienne, claire de peau et raciste au dernier degré. La presse jouissait d’une liberté dont n’a même pas idée dans les prétendues démocraties occidentales.


L’ambassadeur Burkard devait rencontrer le ministre Voltaire et son homologue des Affaires étrangères, qui me convièrent à cette réunion. Étant citoyen français, j’informai l’ambassadeur de ma présence en qualité d’expert pour la question de la restitution...


La rencontre est une scène qui mérite d’être contée. Elle se passait dans le bureau du ministre des Affaires étrangères d’Haïti.
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(..) Cette scène doit paraître romancée. Elle s’est pourtant déroulée telle que je la raconte... C’était pour moi une bien cruelle humiliation que de voir des compatriotes se comporter ainsi dans une petite démocratie qui ne demandait qu’à entretenir des relations normales avec l’ancien pays colonisateur et esclavagiste. Il était bien déchirant de se sentir encore Français dans ces circonstances.. Je ne souhaite à personne d’avoir honte de son pays comme j’ai eu honte du mien, dans ce bureau que les ventilateurs n’arrivaient pas à rafraîchir, à 8 000 kilomètres de Paris.


Imagine-t-on une commission nommée par le ministre des Affaires étrangères de la République d’Haïti se rendant à Paris pour une réunion dans le bureau du ministre des Affaires étrangères français, avec deux gardes armés qui se posteraient devant la porte du bureau de Bernard Kouchner, la main sur le revolver ? Si la commission Debray était capable de se comporter ainsi en public, peut on imaginer ce qui pouvait se passer à l’abri des regards gênants ? Je m’efforçai de prendre de la distance et de rechercher ce qu’il pouvait y avoir de cocasse dans ces circonstances. D’un côté de la table, Ribbe, normalien « noir » comme dirait Finkielkraut, agrégé de philosophie, de l’autre côté de la table, Burkard, normalien « blanc », agrégé des Lettres, et Debray, normalien « blanc » également agrégé de philosophie. Les deux normaliens « blancs » avaient des fonctions officielles. Le normalien « noir », lui, défendait une petite démocratie et, au fond, l’honneur de la France. Car la France, heureusement, celle de la Déclaration des droits de l’homme, n’était pas du côté de la commission Debray, ce jour là.


(..) Véronique de Villepin, qui se cachait sous son nom d’épouse, Albanel, était à côté de Debray, avec l’air pincé d’une femme de colon qui serait obligée d’accompagner son mari au marché aux esclaves et de supporter les mauvaises odeurs. L’ambassadeur se tenait coi, avec l’air aussi franc que celui d’un âne qui recule. Marcel Dorigny, le bon communiste ami des noirs, faisait partie de la bande. Il baissait les yeux quand son regard croisait le mien.

Sans répondre aux sottises du guérilléro bavard, j’interpellai la sœur du ministre :


- Vous êtes bien Véronique Galouzeau de Villepin ? 
(..) Debray prit la parole d’une voix qui se voulait menaçante :

— Je suis ici au nom du président de la République française, éructa-t-il sous sa moustache. Je commence par vous avertir d’une chose. Que ce soit bien clair : même si ce président était mon ami Alain Krivine, vous n’auriez pas un sou de la France, vous entendez ? Pas un sou ! Jamais ! Jamais !

Ce qui était étrange, c’était que la question de la restitution de la somme extorquée aux Haïtiens par la France en 1825 avait été explicitement exclue de la mission de Régis Debray. Le Quai d’Orsay l’avait bien précisé dans un communiqué. On pouvait donc tout imaginer de la réalité de cette mission. Debray venait de prouver, en tout cas, deux choses :
1) Il avait l’aval de Chirac.
2) C’était vrai qu’il parlait trop.

Les Haïtiens ne l’appelaient plus que « Le Konzé ». Konzé, c’était le patronyme honni du compagnon du résistant Charlemagne Péralte qui, pendant l’occupation états-unienne, avait vendu son ami aux Yankees. Péralte avait été sommairement exécuté et cloué sur une porte pour servir d’exemple. Tous les Konzé d’Haïti avaient, depuis, changé de nom.


L’ultimatum de Debray à Aristide


Le coup d’État initial avait été prévu avant que les cérémonies du Bicentenaire n’aient lieu, c’est à dire avant le 1er janvier 2004. Pour la France, qui redoutait par dessus tout ce bicentenaire, c’était la meilleure solution. Régis Debray voyait un par un les responsables des pays africains contrôlés par la France, probablement pour les menacer s’ils participaient au bicentenaire d’Haïti. Lorsqu’il m’avait reçu chez lui à Paris, il ne s’en était pas caché. Il s’était même étonné de la position inflexible de la ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud, favorable aux Haïtiens.


(..)  Mon ami faisait un simple aller-retour et devait repartir de Port-au-Prince le 15 décembre. Le chef d’escale l’informa, très sûr de lui, qu’il n’y aurait pas de vols ce jour-là. Je lui demandai de répéter. Il me répéta en souriant, et d’un air entendu : « Non, le 15 décembre, il n’y aura pas de vols à Port-au-Prince ! Aucun vol ! »


Effectivement, le 15 décembre fut assez mouvementé. Andy Apaid, chef de l’« opposition » au président Aristide, organisa des manifestations sporadiques où de pauvres hères, pour quelques malheureux dollars, brûlaient trois pneus de voiture, à la plus grande satisfaction des journalistes français qu’Eric Bosc, de l’ambassade de France, appelait pour aller photographier le « chaos » qui s’instaurait, jour après jour, dans ce pays maudit gouverné par un « assassin », un « trafiquant de drogue » un « psychopathe pervers ». Telles étaient les épithètes dont la presse française gratifiait le premier président démocratiquement élu d’Haïti.

Un journaliste se lâcha même au point d’écrire dans Le Figaro : « L’échec d’Haïti démontre l’inaptitude des peuples noirs à se gouverner eux-mêmes. » Personne ne releva. Je reçus une volé

e de mails d’un écrivain haïtien vivant à Paris et qui m’avait oublié, par mégarde, dans son listing. Ce nouveau Camille Desmoulins exhortait les intellectuels haïtiens à descendre dans la rue le jour même pour renverser le « tyran sanguinaire ».



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L’ex dictateur Jean-Claude Duvallier, que ERégis Debray voulait réinstaller au pouvoir en Haïti.

En même temps, Jean-Claude Duvalier, dans un luxueux hôtel parisien, donnait une interview à la presse états-unienne pour faire savoir qu’Aristide était le pire dictateur qu’Haïti ait jamais connu. Oui, je n’invente rien, c’était le chef des tontons macoutes qui disait cela. La journaliste états-unienne, un peu gênée, évoqua (très discrètement) le passé. Là, Bébé Doc répondit superbement : « Je ne dis pas que je n’ai pas commis quelques erreurs… » Si Duvalier montait ainsi au créneau, c’était bien entendu qu’il y avait été autorisé par ses hôtes, c’est-à-dire par M. de Villepin dont je serais bien étonné qu’il n’ait jamais rencontré l’ex-chef des « volontaires de la sécurité nationale » qui se réclamait désormais de l’opposition et lançait cet étrange appel depuis Paris. Certains esprits malades soutenaient, au Quai d’Orsay, que le retour de Duvalier était la meilleure solution. naturellement, ils disaient cela spontanément, sans que Duvalier les y ait « incités » d’une manière ou d’une autre...


Au même moment, le 15 décembre 2003 à 15 heures locales, Régis Debray se présenta au palais national de Port-au-Prince avec Véronique de Villepin-Albanel. Ils insistèrent pour être reçus et firent savoir qu’ils avaient un message urgent pour le président, de la part du gouvernement français (..) ils voulaient lui parler sans témoins. Il céda. Là, on changea de ton.


On était très loin de ce « moment fraternité » sur lequel le bon apôtre Debray est aujourd’hui intarissable lors des conférences qu’il donne chez les francs-maçons pour mieux vendre ses livres. Là, le style était plus direct. La dame patronnesse de Sciences po se fit un plaisir de régurgiter les menaces de son frère. L’ex guérilléro, l’œil injecté de sang, en rajouta. Dehors le nègre ! La démission ou la vie ! C’est le maître blanc qui te le dit : Dégage, et plus vite que ça ! Ôte toi de là qu’on s’y mette ! Tel était à peu près le message de Paris. Le message de Dominique de Villepin, l’homme qui nous expliquait naguère que la France est une coquine dont le fantasme serait que des vauriens de son genre la prennent de force, à la hussarde. Joli programme !


Les émissaires dirent en substance au président Aristide, au nom de la France, que s’il ne démissionnait pas immédiatement, « on » allait l’assassiner. Ils ne pouvaient pas avoir une information pareille sans connaître les assassins. « Avez-vous donc une vocation de martyr ? » hurlait la pieuse épouse du général Albanel. Si Régis Debray a admis s’être rendu au Palais national ce jour là et avoir rencontré le président, il a toujours nié avoir été accompagné de Véronique de Villepin. Mais Debray n’est plus à un mensonge près. Ce mensonge-là, particulièrement grossier, ne fait que révéler que le guérilléro bavard souhaitait protéger Véronique de Villepin. On peut se demander pourquoi. Malheureusement pour Debray, il y a des témoins. Les employés du Palais national qui les virent arriver tous deux, le docteur Narcisse qui m’a raconté la scène, le président Aristide lui-même qui me l’a confirmée dans une interview filmée en janvier 2005 [7]. Mais il y a mieux. L’ambassadeur de France, Thierry Burkard, pour se couvrir, rédigea un télégramme diplomatique faisant état de cette visite et des menaces proférées par Véronique de Villepin et Debray. Il le fit même assez largement circuler pour qu’un journaliste du Monde, M. Paolo Paranagua, y fasse clairement allusion dans un article qui fit trembler Villepin.


Au printemps de 2004, après le coup d’Etat, alors que le chef d’escale d’Air France trop bavard rentrait chez lui, à Port-au-Prince, deux hommes à moto s’approchèrent et lui logèrent une balle en pleine tête. Personne ne s’est jamais étonné de cet assassinat, aussitôt mis sur le compte de l’« insécurité » ambiante


Le bicentenaire d’Haïti et le coup d’Etat

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Logo du bicentenaire d’Haïti.


La France et les USA n’avaient pas ménagé leurs efforts pour que le bicentenaire de la création de l’Etat d’Haïti ne soit pas commémoré, le 1er janvier 2004. Il fallait à tout prix séparer Haïti des Africains, de peur que la petite république caraïbe ne devienne un jour l’axe de la renaissance africaine. Régis Debray, Dominique de Villepin et Édouard Glissant, profitant de son grand âge, étaient allés faire pression sur Aimé Césaire pour qu’il refuse d’assister à la cérémonie, et qu’il donne, de ce fait, sa bénédiction au coup d’État qui était programmé. On lui avait dit qu’Aristide était un dictateur et il le crut.

L’Afrique du Sud ne se laissa pas influencer par ces mensonges. Un porte-hélicoptères apparut dans la baie de Port-au-Prince une dizaine de jours avant les célébrations. Ce n’est pas sans émotion que j’ai vu arriver les gros hélicoptères envoyés par Thabo Mbeki et qui ronronnaient au-dessus de la ville comme pour montrer que l’Afrique était venue au secours des descendants de ceux qui avaient été arrachés à leur terre par de monstrueux prédateurs. C’était un jour de deuil pour Régis Debray et ses amis. Les Sud-Africains avaient expédié une équipe pour organiser l’intendance de la cérémonie. Ce sont eux qui établirent les laisser-passer et organisèrent le système de captation du spectacle qui fut monté à la hâte. J’écrivis un petit texte de théâtre pour être joué ce soir là.


Le 1er janvier 2004, les cérémonies commencèrent le matin, en présence de Thabo Mbeki, du premier ministre de la Jamaïque, de Maxine Waters, députée de Californie représentant le Black Caucus, de Danny Glover, de Randall Robinson, et surtout de plus de cent mille Haïtiens qui agitaient des drapeaux en chantant l’hymne national... Une courte cérémonie devait avoir lieu aux Gonaïves. Quant on sait que l’organisateur en était Gabriel Frédéric, celui-là même qui avait remis à l’ambassadeur Burkard, le 9 novembre, copie du dossier juridique sur la restitution de la dette de la France, on se doute qu’elle fut sabotée et avec l’aide de qui (..)  Le texte que j’avais écrit, Le rêve de Mandela, fut joué par Danny Glover et Jean-Michel Martial. J’étais à peu près le seul Français parmi les invités d’honneur en ce jour historique où l’ambassadeur Burkard grimaçait plus encore que de coutume. Christiane Taubira était très attendue, mais elle ne vint pas. Elle expliquera sans doute un jour pourquoi. Aucun de ceux qui, en France, ont fait depuis de l’esclavage leurs fonds de commerce n’étaient là. Aucun journaliste de la presse occidentale ne rendit compte de l’événement qui, officiellement, n’a jamais existé ; pas plus que la bataille de Vertières qui entraîna la capitulation française , le 18 novembre 1803.


Je quittai Port-au-Prince quelques jours après la cérémonie, non sans être allé saluer le président. Il pensait que ces événements seraient niés un jour et qu’il faudrait témoigner de ce qui s’était réellement passé.

Après mon départ, Burkard, Villepin frère et soeur, Debray et tous les autres continuèrent leur travail de sape, en liaison constante avec les Etats-uniens. De prétendus rebelles, commandés par un assassin notoire, entrèrent dans le pays pour faire diversion dans le nord. Une délégation fut envoyée à Paris par le président pour rencontrer Villepin et demander l’aide de la France contre ces mercenaires afin de sauver la démocratie haïtienne. Elle était composée du ministre des Affaires étrangères, de la ministre de la Culture et du directeur de cabinet du président Aristide. J’eus l’occasion de les voir tous trois avant leur rencontre avec Villepin, qui eut lieu dans l’après-midi du vendredi 27 février 2004. Villepin les reçut entre deux portes et leur fit comprendre que le sort du président Aristide était scellé. Il avoua en avoir eu confirmation de son homologue Colin Powell en personne. « Il vaudrait mieux qu’il démissionne. C’est toujours mieux que d’être obligé de monter dans un hélicoptère, la nuit, au fond d’un jardin. » Villepin était donc parfaitement informé, au moins dès le 27 février, de l’enlèvement, en fait activement préparé par la France et les USA depuis plusieurs mois. Trois témoins peuvent l’attester.


Dans la nuit du 28 au 29 février 2004, après une dernière réunion entre l’ambassadeur des USA, Foley, et son homologue français, Burkard, des troupes US (et probablement françaises aussi) pénétrèrent secrètement en Haïti. Au milieu de la nuit, Luis Moreno, chef de la CIA à Port-au-Prince, se présenta au domicile privé du président avec une vingtaine d’hommes des forces spéciales [8]. Plusieurs dizaines de soldats, équipés d’armes à visée laser et de systèmes de vision de nuit, investirent la propriété. Les Etats-uniens obligèrent le président Aristide et sa femme à monter dans une voiture qui se dirigea vers l’aéroport. Ils n’avaient pas le choix, leurs deux filles se trouvant chez leurs grands-parents, aux USA, et servant d’otages. Un grand avion blanc attendait sur le tarmac. Il ne portait aucune marque d’immatriculation, sauf un drapeau US peint sur la queue. Moreno obligea le couple à monter. L’avion décolla immédiatement pour se poser à Antigua. Aristide restait très digne. Sa femme pleurait en silence. Ils n’avaient pas de vêtements pour se changer et se doutaient que leur maison était déjà livrée au pillage. Peut-être allaient-ils mourir sans revoir leurs enfants. L’avion resta cinq heures stationné à Antigua. On refusa aux passagers de dire où ils se trouvaient ni ce qu’on allait faire d’eux. L’avion redécolla et traversa l’Atlantique.


Dominique de Villepin avait négocié avec Bongo pour que ce dernier serve d’intermédiaire auprès de François Bozizé, lequel venait de faire, avec l’aide de la France, un coup d’Etat en Centrafrique. Les Etats-uniens avaient reçu l’assurance qu’Aristide serait mis en détention dans une « prison militaire française ». Cette prison militaire française était en fait le palais du « président » Bozizé, effectivement contrôlé par un important détachement français. L’« ami » qui m’avait fait rencontrer Mme Rossillon était aussi (le monde étant petit) un ami de Bozizé. Apprenant par la presse l’arrivée d’Aristide en Centrafrique, je suppliai cet « ami » de me mettre en contact avec le dictateur de Bangui. Je n’obtins qu’un numéro de télécopie qui me permit de faxer une lettre pour que Bozizé m’autorise à joindre Aristide.


Après plusieurs jours d’efforts, je parvins à parler au lieutenant François, qui était le geôlier du président et finis par le convaincre de m’autoriser à lui parler. Aristide ne me dit que ces mots : « C’est le Fort de Joux numéro 2 ! » C’était assez clair, puisque le Fort de Joux était le lieu où les Français, après l’avoir enlevé, avaient mis en détention et exécuté Toussaint Louverture (officiellement mort de froid et de tristesse). Cette formule était un appel au secours. Je lui demandai s’il pouvait parler aux journalistes. Cela lui était impossible. Je donnai au président un rendez-vous téléphonique à 17 heures.

Je me trouvais cette fois dans les studios de la radio RTL, dont il convient de saluer l’indépendance, et cette conversation fut enregistrée. Le président Aristide déclarait avoir été enlevé avec la complicité de Dominique de Villepin, de sa sœur, Véronique de Villepin-Albanel, de Régis Debray et de l’ambassadeur Thierry Burlkard (NB Eva. Aristide était un théologien de la Libération, dont je suis sympathisante, le Pape les appelait avec mépris "les Christo-marxistes". Je suivais donc l'Affaire. Je me souviens qu'à l'époque, j'ai retenu ce que les Médias disaient: "L'Ambassadeur de France a protégé Aristide, il l'a sauvé". Sans commentaires !). La conversation que j’avais eue avec le président Aristide fut diffusée le lendemain matin, sans aucune censure, au journal de sept heures. Le soir, je récidivais, mais sur TF1 cette fois, grâce à l’amicale complicité de Patrick Poivre d’Arvor, que je dois lui aussi remercier pour son courage, puisqu’il réussit, non sans mal, on peut l’imaginer, à imposer le sujet au journal de 20 heures.


Une troisième rencontre fut organisée par mon entremise, chez Marc-Olivier Fogiel cette fois. Fogiel avait tenu à faire lui-même l’interview. Elle serait diffusée sur le plateau de France 3 en ma présence. Je fis confirmer ces dispositions par écrit. J’établis le contact et Fogiel fit son interview. Ses collaborateurs avaient préparé des questions du genre : « M. Aristide, vous êtes un dictateur, un trafiquant de drogue et un assassin, et vous avez pris la fuite pour échapper à la fureur du peuple que vous avez trahi, n’est-ce pas ? » Aristide répondit à Fogiel d’une manière si convaincante et avec un tel calme qu’il devenait évident qu’il avait été calomnié et enlevé. L’interview du président Aristide et ma présence étaient annoncées dans toute la presse pour l’émission en direct du dimanche soir. On avait prévu un taxi pour que je m’y rende. Une heure avant le rendez-vous fixé, le journaliste qui avait monté le sujet m’appela pour me dire que la diffusion et l’entretien exclusif avec le président, de même que ma présence sur le plateau, étaient « déprogrammés ». C’était un stagiaire qui avait encore des illusions. Il était écoeuré par ce qu’il appelait lui-même une censure, ayant travaillé tout le week-end. Je ne reçus jamais d’explication de Fogiel, mais j’imagine que Villepin s’était opposé à cette diffusion en intervenant directement auprès de Marc Tessier, à l’époque président de France Télévisions.


Néanmoins, en partie grâce aux interviews diffusées sur RTL et TF1, et qui firent beaucoup de bruit, Bozizé fut obligé de laisser Aristide repartir lorsqu’un avion affrété par les amis démocrates du président (et où se trouvaient notamment Maxine Waters et Randall Robinson) se rendit, quelques jours plus tard, à Bangui. Au grand dam des Etats-uniens et des Français, Aristide put repartir en Jamaïque et y retrouver ses deux filles. Je devais apprendre plus tard qu’il avait été prévu que le président, comme je le pressentais, et comme il le pressentait sûrement lui-même, trouve la mort dans sa prison de Bangui. Il m’est impossible d’affirmer que Villepin était impliqué dans la préparation de cet assassinat, mais, dans la mesure où j’ai pu avoir la confirmation et la preuve irréfutable qu’il était bel et bien programmé, j’imagine qu’il n’était pas difficile au ministre des Affaires étrangères d’être au moins informé de ce qui allait se passer.


Plusieurs semaines plus tard, je reçus un appel téléphonique de Jamaïque. C’était Aristide. Il me dit qu’un « grand oiseau » viendrait le prendre le soir même et qu’il allait retourner dans le pays originel sous la protection de l’homme que j’avais rencontré pour le bicentenaire. Cela voulait dire que Thabo Mbeki lui envoyait un avion à destination de Prétoria [9]. A la faveur de ces évènements, Aristide et moi nous liâmes d’amitié. Depuis six ans, il vit à Prétoria, sous la protection des Etats africains et de la Caricom (c’est à dire de tous les états nègres de la planète, ceux qu’on ne désigne jamais comme faisant partie de la « communauté internationale ») avec, comme seul revenu, le salaire qui lui est versé pour les cours qu’il donne à l’université d’Afrique du sud. Je n’ai pu m’offrir qu’une fois le voyage pour aller le voir. J’en ai profité pour l’interviewer. Il ne s’est jamais écoulé un mois sans que nous nous téléphonions. Notre dernier entretien, c’était il y a trois jours. Aristide a tout enduré, ne s’est jamais plaint, n’a jamais plié.


Une fois le président Aristide renversé, Villepin et Bush, violant impunément la constitution du pays, mirent en place une nouvelle dictature sous l’égide d’un Etats-unien, Gérard Latortue, une crapule nommée par les anciens pays esclavagistes « Premier ministre de transition ». La première mesure de Latortue fut d’annuler la demande faite à la France de restitution des 21 milliards de dollars extorqués à partir de 1825. Deux ans plus tard, les partisans d’Aristide élisaient René Préval à la présidence, dans l’espoir qu’il permette à Aristide de rentrer dans son pays. Le jour de cette élection, j’étais dans le bureau du ministre français du Tourisme, Léon Bertrand. Il fut très étonné que je lui donne le nom nu président qui allait être élu, car ce n’était pas le candidat de la France. Aujourd’hui, Léon Bertrand, ami intime de Chirac est en prison pour corruption. Ainsi va le monde.

René Préval, depuis quatre ans, n’a pas pu, n’a pas voulu ou n’a pas osé faire rentrer son ex-ami. Les Haïtiens n’ont jamais cessé de manifester pour le retour de leur président, honteusement enlevé par les Etats-Unis et la France. Un jour peut être, qui n’est pas forcément éloigné, un nouvel « oiseau » venu d’Afrique reconduira dans son pays celui qui n’aurait jamais du le quitter. Dans cet avion, le président Aristide sera accompagné de quelques amis états-unien : Danny Glover, Randall Robinson, Maxine Waters. Il y aura sûrement un Français aussi dans cet avion. Il se pourrait bien que ce soit moi.


Régis Debray a écrit un livre sur la « fraternité ». Il s’apprête certainement à faire campagne pour l’élection de Villepin en 2012 avec l’espoir d’être nommé ministre de la Culture. Quand il marche dans la rue, il n’y a plus de gendarmes pour l’escorter. Je ne lui ai jamais administré la paire de gifles qu’il mériterait certainement de recevoir. Je préfère le laisser avec sa conscience et le souvenir des milliers de morts, des dizaines de milliers peut-être, qui suivirent le coup d’État donc il fut l’artisan. Sous le régime de Latortue, on enfermait les partisans d’Aristide dans des containers qu’on aller jeter ensuite dans la mer.

Véronique de Villepin-Albanel continue d’animer l’aumônerie de Sciences po. Elle ne s’est jamais exprimée sur ces événements, mais comme c’est, paraît-il, une bonne chrétienne, je suppose qu’elle me pardonnera d’avoir dit la vérité et qu’elle priera pour le salut de mon âme.

Villepin, devenu ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre, envoya l’année même du bicentenaire, un corps expéditionnaire de 1 000 soldats français. On n’avait pas vu de soldats français en Haïti depuis la capitulation de 1803. Les soldats de Villepin firent sécher leurs slips, non pas sur la ligne Siegfried, mais sur les grilles du palais présidentiel.
Ils baptisèrent l’opération « Rochambeau », du nom du général qui se servit de chiens dressés pour dévorer les nègres et qui entreprit l’extermination de tous les Haïtiens de plus de douze ans, en les faisant gazer au soufre dans les cales des bateaux.

Le jour de leur départ, Paris Match publia l’interview d’une Haïtienne prétendant qu’elle avait assisté à une « messe noire » où le président Aristide avait « probablement » sacrifié un nouveau né en le coupant en morceaux. La seule accusation qui n’ait jamais été portée contre le président d’Haïti, c’est la pédophilie. Je m’étonne qu’ils n’y aient pas pensé. Burkard a pris sa retraite avec le traitement d’ambassadeur. Il est retourné chez lui, en Alsace, là d’où il était venu, jeune homme, certainement avec des rêves plein la tête. C’est le temps qui l’a puni. Il a l’air d’un vieillard. Il se pique à présent d’écrire. Des romans policiers régionalistes. Il est venu me voir au stand au salon du livre de Paris en 2009, un peu penaud, comme pour faire la paix. J’ai brandi le livre que je signais, Le nègre vous emmerde [
10]. Il a fait demi-tour.

Quant à Villepin, il m’a fait appeler par son secrétariat, en septembre 2005, alors qu’il était Premier ministre, pour me nommer membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) du fait de mon engagement pour les droits de l’homme. Comme j’étais notoirement l’ami de quelqu’un qu’il a accusé de violer ces mêmes droits de l’homme, cette nomination était bien étrange.

Pour exprimer ma gratitude, j’ai publié, deux mois plus tard, un livre sur Haïti : Le crime de Napoléon [
11]. Je n’ai pas été renommé à la CNCDH au moment de son renouvellement. Au fait, l’aéroport de Cayenne s’appelle Rochambeau. Je m’étonne que Christiane Taubira, députée de la Guyane, n’ait jamais demandé qu’on le débaptise.


Un livre de Randall Robinson, relatant dans le détail tous ces événements, est sous presse pour être publié le 18 février 2010 sous le titre Haïti, l’insupportable souffrance [12]. J’aurai eu l’honneur de le publier et de le préfacer. Telle sera ma modeste contribution à la reconstruction d’Haïti. Je n’ai écrit que la vérité. L’histoire jugera.


Claude Ribbe

Écrivain et philosophe.


Liens sur le site : http://www.voltairenet.org/article164005.html

Je vais publier tout cela sur mon blog du Nouvelobs, et je le dédierai à Patrick Lozès, qui défend les Noirs de France (CRAN, pendant Noir du CRIF). Ce n'est pas Crif-Craf, mais Crif-Cran... Eva









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Published by Eva R-sistons - dans Scandale
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 21:03

Nicolas Sarkozy Les Français ont la parole
http://lci.tf1.fr/politique/2010-01/quand-les-francais-prennent-la-parole-face-a-sarkozy-5655461.html

Les Français parlent à Sarkozy,
par Eva R-sistons


L'émission de faux débats, C dans l'Air de Calvi-Krettly, présente ainsi le "Paroles de Français" de J.P. Pernaut :  "Un Français parle aux Français". Quoi ? Ce nouveau riche qui n'aime pas la France, qui piétine toutes ses traditions et ses valeurs, est mis sur le même plan que les Français qui s'adressent à lui ? Quel culot ! M. Calvi-Krettly, Sarkozy n'est pas là pour parler aux Français, ah non, il est là pour se justifier, pour faire son numéro, pour berner les Français, pour glaner des voix aux Régionales !

Patatra ! En direct, les Français lui ont jeté à la face l'image d'un pays qui souffre, qui trime tôt et dur, même à 68 ans parce qu'on ne peut pas vivre avec une retraite de 700 euros, l'image d'une France qui cherche désespérement du travail ou qui a peur de le perdre ! Le joli choc de la France profonde et de celui qui vit dans une bulle dorée !

Alors les voilà, ces Français, ceux d'en-bas, il y en a onze, et ce sont ceux de tous les jours, les "vrais gens", pas ceux du Fouquet's, pas ceux des Palaces ou des Palais, et ils souffrent tous, eh oui, il n'y en a pas trois qui arrivent à joindre les deux bouts ! Même le chef d'entreprise se demande s'il va pouvoir continuer avec toutes les nouvelles taxes comme la carbone et en l'absence de banques qui prêtent, Elodie, auto-entrepreneur, se noie dans les tâches administratives, Marguerite a un mari au chômage, que voulez-vous il n'y a pas d'emplois pour les plus de 55 ans, le professeur est contractuel, il n'a ni statut ni reconnaissance de son travail, l'agricultrice risque de ne plus l'être longtemps - les producteurs laitiers ont perdu 54 % de leurs revenus l'an dernier -, son salaire est zéro euro et elle a dû emprunter pour nourrir sa famille, l'infirmière est confrontée à l'aggravation des conditions de travail et doit maintenant soigner des gens dans les couloirs, Bernadette ne peut même pas faire les heures sup promises par Sarkozy - le patron n'est pas d'accord -, l'artisan-retraité, les larmes aux yeux, explique qu'il a dû reprendre un emploi trois jours par semaine pour s'en sortir, et l'étudiante bardée de diplômes, elle, cherche du travail, et n'en trouve pas, au moins à cause de l'inadéquation entre les études et la réalité du marché de l'emploi...  déjà désabusée au seuil même de sa vie d'adulte !

Et pan ! La France d'en haut reçoit en plein figure les souffrances de la France d'en-bas. Et en prime, cerise sur le gâteau, il y a un ouvrier syndicaliste de l'industrie automobile, tendance Lavilliers, belle bouille et grande, énorme gueule, qui interrompt les débats, reprend Sarkozy quand il plane, empêche Pernaut de l'arrêter de parler, eh oui, les rôles sont inversés, M. Calvi-Krettly ! Ce sont les Français qui parlent à Celui qui est chargé de les représenter, de défendre leurs intérêts, et qui se fout d'eux comme de sa chemise la moins chère !  Et voilà, une réplique comme on les aime, bien musclée, carrée, directe, et qui sonne vrai, tellement vrai, il a dû prendre des tranquillisants, le Président, pour garder son calme ! "Quand je vous entends parler de partage, moi je vois surtout des entreprises qui partagent les profits ! Nous, on partage les petits salaires, les licenciements, les fermetures d'usines". Et la crise n'explique pas tout, tiens donc, l'Etat a sa part de responsabilité, eh oui ! Et ça, on ne l'entend jamais dans les Médias aux ordres !!! 

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L'ouvrier syndicaliste, Pierre Le Ménahès
http://www.facebook.com/group.php?gid=298059237577&ref=search&sid=592890126.2076696622..1&v=info

Et la banlieue ? TF1 a dégoté un infographiste à Villiers-le-Bel qui apprécie la sécurisation de son quartier, oui seulement voilà, toc ! Lui aussi souffre de ne pas voir les promesses tenues : "Que devient le Plan Marshall des banlieues de Fadela Amara qui devait tout changer ?" 

Quoi, c'est ça, la France ? Tous des floués, des mécontents, des angoissés, des sans emploi ou des sans moyens suffisants pour vivre ?  Sarkozy est assis sur son fauteuil tout blanc, les Français sont dans leur fauteuil tout noir, bigre, il est joli, le fossé ! Et le chevalier blanc promet, promet, oui le voilà Père Noël distribuant des cadeaux virtuels, tiens, ta retraite va augmenter, et toi tu trouveras du travail car je vais créer des emplois, et puis je vais demandes des heures sup à ton employeur, et je ne laisserai pas tomber les agriculteurs, et je rappellerai aux banques de faire leur travail, et je n'accepterai pas la stratégie de Renault, et patati, et patata... Eh, "super Sarko", puisque c'est comme ça que ton copain journaleux Calvi-Krettly aime t'appeler, tu te moques de qui ? Tu crois qu'on va croire tes bobards ? Les étudiants, les ouvriers d'industrie ou les agriculteurs qui n'ont pas d'avenir, tu t'en fous, les chômeurs ils n'ont qu'à bosser, ils n'ont qu'à être méritants, des Tapie, quoi, et puis les fonctionnaires, toi tu les liquides, les retraités bon tu feras un geste pour eux, car ce sont les inactifs qui votent pour toi qui casse toutes les activités, quant aux malades, qu'ils restent dans les couloirs des hôpitaux, pff, quelle importance...  

Hé hé, Sarko, "super Sarko", c'est ça la France dont tu as la charge, plus d'ouvriers et d'agriculteurs, bientôt plus de fonctionnaires, des étudiants résignés ou qui protestent, des malades non soignés faute de pouvoir payer les dépassements d'honoraires, des retraités qui tirent la langue... pardi, 50 % d'entre eux ont 650 euros par mois !!!!! Ah, tu as promis d'être le Président de tous les Français ? Eh bien regarde-les, tes Français, ils t'ont parlé, ils ont dit leurs souffrances, leurs peurs, leurs peines, leurs difficultés... Mais si tu les a écoutés patiemment, tu ne les a pas entendus, tout va continuer comme avant, hein, tu ne changeras rien, d'ailleurs tu l'as dit : "Le cap doit être gardé" ! Alors en avant les cadeaux aux plus fortunés, aux actionnaires, au Medef et à ses amis, et puis les miettes pour les Français qui t'ont confié la charge de prendre soin d'eux !

Allez, bravo à TF1 pour ce joli choc, bien réel, quant à Sarkozy et à ses godillots, qu'ils prennent garde ! Les Français n'aiment pas qu'on se moque d'eux... Et si ça continue, ils le feront savoir. Et ça sera pétillant !

Eva r-sistons       



Nicolas Sarkozy sur le plateau de TF1.

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-le-snj-cgt-denonce-un-veritable-show-presidentiel-qui-confine-a-la-demagogie-devant-les-cameras-de-l-ami-de-president-martin-bouygues--43682144.html

Hors antenne, discussion tendue entre Sarkozy
et le syndicaliste de la CGT

Nicolas Sarkozy, le 25 janvier 2009 dans "Paroles de Français" sur TF1

(..) Pierre Le Ménahès a par ailleurs précisé que l'ambiance était « tendue » entre lui et son interlocuteur, après l'émission. « Je lui ai rappelé entre deux portes, avant qu'il quitte les studios de TF1, qu'il fallait qu'il règle son sonotone pour entendre les revendications des salariés et qu'il règle sa vue pour constater qu'en France, il y a des gens qui luttent et se battent (...) Je ne risque pas d'être bon copain avec Nicolas Sarkozy. Je serai toujours un opposant de sa politique » a-t-il raconté au micro de France Info.
Source :
http://www.ozap.com/

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-sarkozy-n-a-pas-fait-le-poids-face-a-pierre-le-menahes-un-militant-cgt-de-lutte-de-classe-dont-le-jaunissant-bernard-thibault-ferait-bien-de-s-inspirer--43681416.html

Nicolas Sarkozy, le 25 janvier 2009 dans "Paroles de Français" sur TF1 

Dé-solidarité en vue ? (26/01/2010)

(..) L'approche du cinquième risque de protection sociale, avec la convergence des champs du handicap et du vieillissement.

 Il est « oublié » par N. Sarkozy et par son gouvernement. Et surtout, plus grave, ce qui doit être un choix de société est réduit à une discussion sur les maisons de retraite. Près de 12 millions de français sont en situation de handicap (chiffres de la Cnsa)

 La CNSA avait demandé, sans être entendue,  que soit mise en place une  prestation unique de compensation au 01er janvier 2010. La question est délibérément escamotée et avec elle les millions de personnes en situation de handicap, éternelles oubliées des intervention présidentielles. Sachant que la longévité moyenne de la population augmente d'un trimestre par an, le Président fait le choix de ne s'intéresser qu'aux plus anciens, quand les familles ne peuvent pas ou plus les garder chez elles : c'est-à-dire un peu plus de 2 millions de personnes (sur près de ...12 millions déjà concernées)

 
Comment pourra-t-on se prévaloir contre la dépendance ? Tel que le Président a présenté le problème, le débat est tronqué ! (..)


Le principe qui consiste à « passer à la trappe » sciemment une partie de la population qui souffre et à occulter le débat qui peut permettre d'éviter que d'autres ne grossissent ses rangs dans des conditions encore pire est douteux.

 
Sur fond de culture de « l'élitisme » et de « l'excellence » se profile celle de la « dé-solidarité générationnelle »

 
A faire circuler  (..)

http://www.tessolidaire.com/PAR_TPL_IDENTIFIANT/877/TPL_CODE/TPL_EDITO_FICHE/1530-handicap-solidarite-insertion-sociale.htm

Les inégalités sociales de santé : sortir de la fatalité

 Source : hcsp.fr

Les inégalités sociales de santé (ISS) existent à un niveau élevé dans notre pays et ont tendance à s'accroître.

 Lire la suite  


Aide à domicile

 Communiqué de la Cfdt

Avec une baisse des financements de plus de 20 % en deux ans et un écart de 2 ¤ en moyenne par heure d'intervention entre le coût d'un poste de travail et le taux de participation des financeurs (CAF, Conseils généraux et CRAM essentiellement), ce sont, en ce début d'année, 11 231 emplois qui se trouvent en péril et 10 781 760 heures d'aide en moins pour les personnes fragilisées et, par ricochet, pour leurs familles. 

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Pour la Palestine ; Manifestation le 6 février 2010 à Paris, à 14 h . Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens
Départ Place de la république en direction de l’ambassade d’Israël
suite :
http://www.france-palestine.org/article13798.html

Action

Pour renforcer le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien adhérez à l'AFPS.
Contacter le groupe local le plus proche de chez vous :
http://www.france-palestine.org/rubrique27.html
Ou  http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/bulletin2010.pdf


Agrocarburants :
Bienvenue dans l’enfer vert

Par Nadia Djabali (13 janvier 2010)



Les agrocarburants seraient-ils la solution miracle pour limiter les émissions de CO2 et réagir à l’épuisement des ressources pétrolières ? S’ils représentent une manne financière pour de grands groupes industriels, leur efficacité énergétique est loin d’être prouvée, et leurs conséquences sociales et environnementales sont déplorables.

Pourtant, en investissant des centaines de millions d’euros dans cette filière, l’Etat français continue de miser sur ce qui semble bien être une escroquerie.


 

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La cause est entendue, il faut réduire la consommation mondiale d’énergie fossile. Pour freiner le dérèglement climatique et se préparer à la raréfaction des réserves de pétrole, l’utilisation de ressources biologiques pour produire du carburant est considérée comme l’une des solutions-miracles.

La France compte y consacrer plusieurs centaines de millions d’euros dans les années qui viennent. Mais ce choix est-il vraiment judicieux ?


La canne à sucre et le maïs sont dorénavant distillés en éthanol. Palmiers à huile, colza et soja sont, eux, transformés en biodiesel. La deuxième génération d’agrocarburants proviendra de n’importe quel résidu agricole : mauvaises herbes, parties des plantes impropres à l’alimentation, arbres et même l’huile de cuisine usagée. Bienvenue dans l’ère de l’indépendance énergétique pour tous, dans un monde où communautés agricoles et pays pauvres pourront bénéficier de la manne de l’or vert ! Mais attention aux désillusions.
 

L’Union européenne a conçu en décembre 2008 une directive fixant le seuil d’incorporation des agrocarburants dans la production dédiée aux transports à 10% d’ici 2020 dont plus de 5% d’ici 2012. Face aux critiques très vives, l’UE a reformulé cette obligation en transformant « 10% de biocarburants » en « 10% d’énergies renouvelables » et a ouvert la porte aux autres filières (éolien, solaire, hydraulique...). Les pays de l’Union ont donc le choix de la répartition entre la consommation d’agrocarburants [1] et la production d’électricité renouvelable pour atteindre leurs objectifs.


Le développement durable, pour les riches seulement
 

De nombreux mouvements tels que la Confédération paysanne, Peuples solidaires, le Réseau action climat ou Oxfam, dénoncent les agrocarburants. Du Brésil à l’Indonésie en passant par le Sénégal, petits paysans et communautés locales sont expropriés et nombre de forêts rasées pour faire place aux millions d’hectares de plantations de palmiers à huile, de soja ou de jatropha. Le Brésil est, depuis trente ans, en pointe dans la production d’éthanol à base de canne à sucre. Il est aujourd’hui le deuxième producteur d’agrocarburants derrière les États-Unis.


Si la canne à sucre est beaucoup plus efficace énergétiquement que le maïs, le colza ou la betterave utilisés dans les pays du Nord, les mouvements sociaux et écologistes locaux critiquent les effets néfastes d’un modèle tourné vers l’agrobusiness. La monoculture intensive de canne à sucre dans les États côtiers (Nordeste notamment) contribue indirectement à la déforestation en repoussant vers l’Amazonie d’autres types de productions, comme les vastes plantations de soja destinées à l’alimentation animale en Europe. Ce modèle, qui favorise les gigantesques exploitations, a ainsi expulsé de leurs terres 5,3 millions de personnes entre 1985 et 1996, générant la disparition de 941 000 petites et moyennes exploitations agricoles.


Les conditions de travail dans les plantations de canne à sucre sont souvent déplorables, dans un pays où l’esclavage agricole est encore une réalité pour des dizaines de milliers de personnes. En trente ans, les objectifs de productivité exigés des ouvriers agricoles travaillant dans les plantations de canne à sucre ont été multipliés par trois avec la mécanisation (entre 12 et 15 tonnes de coupe par jour et par travailleur). Si l’objectif n’est pas réalisé, le travailleur est renvoyé. Ce n’est pas demain que petits paysans et ouvriers agricoles bénéficieront du « développement durable » promis par l’avènement des agrocarburants
 

L’or vert des multinationales
 

Au contraire des compagnies pétrolières, de l’industrie agroalimentaire, des entreprises de biotechnologie et des sociétés financières qui se frottent les mains. Les multinationales états-uniennes Cargill ou ADM [2] (négociants en grains et en produits alimentaires de base) contrôlent la production de matières premières agricoles sur de nombreux continents. (..) Les nouveaux milliardaires et autres investisseurs, ainsi que les contribuables du monde entier, qui y participent par les subventions que leurs gouvernements distribuent au secteur, injectent des sommes énormes d’argent frais dans ces réseaux d’entreprises. Le résultat : une gigantesque expansion de l’agriculture industrielle mondiale et un contrôle renforcé des firmes. »
 

Au Guatemala, où la production d’agrocarburants est massive, les plantations sont aux mains de grands propriétaires et de multinationales qui entrent directement en concurrence avec l’agriculture vivrière locale. Les paysans sont expulsés parfois très violemment et les cours d’eau détournés.

Au Nord-Ouest de la Colombie où la guerre de l’huile de palme fait rage, les petits paysans vivent depuis une dizaine d’année sous le régime de la terreur. Les populations sont évacuées de force de leur terre ou assassinées par les paramilitaires pour que des firmes y fassent pousser des monocultures d’huile de palme, converties ensuite en agrocarburants. Le gouvernement colombien ferme les yeux sur ces exactions et soutient une révision de la loi légalisant les expulsions.

 Au Brésil, le Mouvement des sans terre (MST) dénonce un « 
processus de recolonisation » des terres par des multinationales.
 

« Tout ceci n’est rien moins que la réintroduction de l’économie coloniale de la plantation redéfinie pour fonctionner selon les règles du monde moderne, néolibéral et globalisé » assène l’ONG Grain. 5..) (..)  Quant au Brésil, 80% des émissions de gaz à effet de serre du pays proviennent de la déforestation, conséquence indirecte de l’extension de la canne à sucre pour augmenter la production d’éthanol.


Une niche fiscale d’un milliard d’euros


Ce bilan lamentable semble pourtant rester lettre morte auprès du gouvernement français et de plusieurs collectivités territoriales (..) Pour l’année 2008, les montants de défiscalisation représentent un coût pour les finances publiques estimé à 939 millions d’euros...  Mais cela ne suffit pas pour cette filière de plus en plus gourmande. Début octobre 2009, on apprend que l’État français s’apprête à lancer l’expérimentation à grande échelle des agrocarburants de deuxième génération, avant même d’avoir tiré le bilan de la première. Le conseil d’administration de l’Ademe (Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie) valide un plan de développement des agrocarburants de deuxième génération baptisé « BioTfuel » (prononcez « beautiful »), d’un montant de 112 millions d’euros. L’Ademe apportera une aide de 30 millions d’euros et la région Picardie, 3,2 millions.


Le projet expérimental est porté par un consortium comprenant le pétrolier Total, l’Institut français du pétrole (IFP), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Sofiproteol .. Le consortium prévoit la construction de deux sites industriels, dont un à Compiègne, l’autre sur un site de Total. La compagnie pétrolière - qui a dégagé 13,9 milliards d’euros de bénéfices en 2008 – recevra à ce titre 7,2 millions d’euros des contribuables pour financer ce programme de recherche.


Quand l’énergie atomique est rebaptisée énergie alternative


En octobre 2009, l’Ademe a mis en ligne la synthèse d’un rapport très attendu sur les agrocarburants. Quelques jours plus tard, elle la retirait en toute discrétion. Le rapport complet montrait que l’efficacité énergétique de plusieurs agrocarburants (comme celui issu du blé) est très médiocre, et que certaines filières, comme celle du colza, produit davantage de gaz à effet de serre que le diesel fabriqué par une raffinerie pétrolière ! (..) Le gouvernement (français) fait passer un message clair : la politique de soutien aux agrocarburants ne changera pas et restera la seule action mise en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. »


Plus inquiétant encore, le 14 décembre 2009, Nicolas Sarkozy a dévoilé la répartition des 35 milliards d’euros du grand emprunt, dont 22 milliards seront levés en 2010 sur les marchés financiers. Parmi eux, 5 milliards seront consacrés au développement durable. « L’essentiel de l’effort portera sur les énergies renouvelables puisque nous allons affecter 2,5 milliards d’euros à l’Ademe qui sélectionnera ensuite les meilleurs projets présentés par les laboratoires dédiés aux énergies renouvelables, à l’Institut français du pétrole, au CNRS, dans les universités ou au CEA, expliquait Nicolas Sarkozy devant un parterre de journalistes. Le CEA a un savoir-faire technologique inégalé dans le nucléaire mais nous permet aussi, ce qui se sait moins, de figurer aux premiers rangs de la recherche mondiale dans le domaine solaire, dans les biocarburants ou le stockage de l’énergie. » Décision a été prise de rebaptiser le CEA. Il s’appellera dorénavant le Commissariat à l’Énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA²). Ça promet.


Nadia Djabali

Notes

[1] Le terme « biocarburants » peut induire qu’il s’agirait de carburants « bio » et crée une confusion avec l’agriculture biologique. Or les cultures destinées à produire du carburant n’ont rien de « bio » : emploi de pesticides, irrigation incontrôlée, déforestation… Nous employons donc le terme agrocarburants (carburants issus de l’agriculture)

[2] Archer-Daniels-Midland Company

Lire aussi :

http://www.bastamag.net/spip.php?article844


L'alimentation des plus pauvres sacrifiée
pour le confort des plus riches :
L'agrobusiness, un scandale ! 
Nous allons léguer à nos enfants
un monde invivable ! (eva)
 
Biocarburants ou nécrocarburants ?

par Chems Eddine Chitour


« Il faut environ 225 kilos de maïs pour faire un plein de 50 litres de carburant agroalimentaire. 225 kilos de maïs, c’est suffisant pour nourrir une personne pendant un an, » rappelle Chems Eddine Chitour, professeur à l’Ecole Polytechnique d’Alger et spécialiste des questions énergétiques. Avec une part croissante des productions céréalières - un quart aux USA - destinée à la production de biocarburant, c’est la sécurité alimentaire qui, à terme, est en jeu, rappelle-t-il : la quantité de maïs parti en fumée de gaz d’échappement aux USA aurait pu nourrir 330 millions de personnes.
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« Jamais la violence, l’inégalité, l’exclusion, la famine, et donc l’oppression économique, n’ont affecté autant d’êtres humains dans l’histoire de la terre et de l’humanité ».

Jacques Derrida (Philosophe né en Algérie)



Par Chems Eddine Chitour, enseignant à l’Ecole Polytechnique d’Alger, 25 janvier 2010


Nous sommes en 2010, la production de pétrole est de l’ordre de 87 millions de barils/jour dont environ 35% pour les transports (..) ce qui occasionne l’équivalent de 5,5 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère et dans l’acidification des océans.

On contribue à la fois à acidifier les océans en perturbant la flore et à renforcer l’effet de serre qui nous revient indirectement sous forme de « convulsions climatiques », inondations, ouragans, sécheresse, stress hydrique et réfugiés climatiques et famines. Ces 1,7 milliard de tonnes alimentent 800 millions de voitures dont 80% se trouvent dans les pays développés. A titre d’exemple, les Etats-Unis c’est 250 millions de voitures pour 300 millions d’habitants (4 voitures pour 5 habitants).


En France, 30 millions de voitures pour 60 millions d’habitants soit une voiture pour deux personnes. Et en Chine ? Accusée d’asphyxier la planète, elle dispose d’autant de voitures que la France pour 1500 millions d’habitants soit une voiture pour 50 personnes (un bus !). En Algérie, nous avons une voiture pour 7 personnes,..

Pour satisfaire cette boulimie en carburant, les pays développés ont mis au point des biocarburants qui auraient la vertu de ne pas polluer comme les essences et donc qui évitent l’effet de serre. C’était donc le « miracle » et les pays développés ont subventionné d’une façon scandaleuse, aux Etats-Unis mais aussi en Europe (partie de la Politique agricole commune PAC), les agro-carburants ou biocarburants, voire les nécro-carburants pour les écologistes.

Les trois vérités

En fait, l’apport des biocarburants est marginal comparé à la demande de carburant (..), 2,5%. .


Une deuxième vérité est que, contrairement à ce que disent les laudateurs des pays industrialisés, le bilan C02 n’est pas nul car il faut compter toute l’énergie nécessaire pour produire par exemple 1 litre d’éthanol.

Une troisième vérité dont on ne parle pas est l’organisation de famines durables par le détournement de la nourriture (maïs, blé soja) très subventionné pour produire des biocarburants. Ceci a pour conséquences les émeutes dans le monde (Maroc, Egypte...) Il faut environ 225 kilos de maïs pour faire un plein de 50 litres de carburant agroalimentaire. 225 kilos de maïs, c’est suffisant pour nourrir une personne pendant un an.


Un quart de toutes les cultures de maïs et autres céréales cultivées dans les États-Unis se termine maintenant comme biocarburant dans les voitures plutôt que d’être utilisé pour nourrir la population, selon une nouvelle analyse qui suggère que la révolution des biocarburants lancée par l’ancien président George W.Bush en 2007 a un impact sur l’approvisionnement alimentaire mondial. En 2009, les chiffres du ministère américain de l’Agriculture montrent que la production d’éthanol atteint des niveaux record tirée par les subventions agricoles (..). Selon M. Brown, la demande croissante des États-Unis pour l’éthanol issu de céréales a contribué à pousser les prix des céréales à un niveau record, entre fin 2006 et 2008.(1)


Jean Ziegler, ancien rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, avait qualifié de « crime contre l’humanité » la production des biocarburants, le 26 octobre 2007 à New York. En proposant à l’ONU un moratoire de cinq ans sur la production des biocarburants, ce dernier avait affirmé que « consacrer des terres agricoles fertiles à la production de denrées alimentaires qui seront ensuite brûlées pour fabriquer du biocarburant constitue un crime contre l’humanité ».


Plus d’un milliard de personnes, à peu près 1/6ème de l’humanité, est sous-alimenté. C’est le constat de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO). La crise économique mondiale et le prix élevé des denrées alimentaires dans nombre de pays en développement expliquent ce record honteux. Cette année, 100 millions de personnes supplémentaires, devenues plus pauvres en raison du chômage et d’une baisse de leurs revenus, n’auront pas les moyens de se nourrir décemment. Pour le Programme alimentaire mondial (PAM), qui signe ce constat avec la FAO, c’est un retour en arrière après quatre décennies d’avancées sur le front de la faim dans le monde.


Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, écrit : « L’ouragan financier menace la lutte contre la faim dans le monde. »(1)

Jacques Diouf rapporte la surprise de nombreux chefs d’Etat, récemment réunis à New-York pour l’Assemblée générale des Nations unies sur les Objectifs du Millénaire et du Développement. Il s’étonne aussi. Comment peut-on trouver aussi facilement 1000 milliards de dollars, trois fois rien, 730 milliards d’euros, pour renflouer des établissements financiers américains et européens quand on peine à rassembler 30 milliards de dollars annuels pour doubler la production alimentaire, et rassasier une planète qui comptera plus de 9 milliards d’individus en 2050 ? 30 milliards de dollars, c’est « 2,5% des dépenses militaires dans le monde », précise Jacques Diouf.

Pendant ce temps, la crise financière galope toujours, on ne connaît ni la fin du parcours, ni les pertes réelles. La faim dans le monde continue, elle aussi, sa course. Depuis la hausse des prix alimentaires, le nombre d’affamés s’est enrichi de 75 millions de personnes. Pour un actif global, sans doute sous-estimé, de 927 millions de personnes sous-alimentées, chiffre de 2007.(2)


On se souvient que le sommet de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation), réuni à Rome l’année dernière pour tenter de définir une stratégie alimentaire mondiale, fut un fiasco.

Selon Jean Ziegler, la Conférence n’a pas répondu à trois questions majeures : les biocarburants, la spéculation, et le soutien à une petite agriculture de subsistance dans les pays pauvres. Le développement des agrocarburants pourrait menacer l’accès à la nourriture des populations les plus démunies d’Amérique latine. La FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, en discussion à Brasilia avec les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, évoque une possible crise alimentaire régionale. Dans un contexte de flambée des prix alimentaires et d’émeutes de la faim,
le Brésil, gros producteur mondial d’éthanol, est mis à l’index...

(..) L' eau, détournée des robinets dans les habitations, pourrait encore faire défaut à l’agriculture. La FAO craint encore que les cultures destinées aux biocarburants confisquent des terres à vocation agricole, et absorbent des capitaux. Ce qui pourrait perturber les productions agricoles et jouer sur les prix alimentaires, privant les ménages les plus démunis.(3)


Même la Banque mondiale, contre toute attente, avait reconnu le 4 juillet 2008 que les biocarburants ont provoqué une hausse des prix du marché mondial de l’alimentation de 75% - bien plus élevée que ce qui était estimé jusqu’alors. Ce chiffre contredit les affirmations du gouvernement américain qui prétend que les combustibles d’origine végétale contribuent pour moins de 3% à la hausse des prix de l’alimentation. (...) La hausse des prix des produits alimentaires a rejeté 100 millions de personnes dans le monde en dessous du seuil de pauvreté, estime la Banque mondiale, et elle a provoqué des émeutes du Bangladesh à l’Égypte.


Le rapport indique que la production de biocarburants a déstabilisé les marchés de produits alimentaires de trois façons. Tout d’abord, il a détourné des céréales de l’usage alimentaire, avec plus d’un tiers du maïs poussant aux États-Unis, qui est maintenant utilisé pour produire de l’éthanol et près de la moitié des huiles végétales dans l’UE, destinées à la production de biodiesel. Deuxièmement, les agriculteurs ont été encouragés à réserver des terres pour la production de biocarburants. En troisième lieu, cela a suscité une spéculation financière sur les céréales, augmentant encore les cours.(4)


UN Energy, une agence des Nations unies, publie un rapport évaluant les impacts de l’extension des cultures destinées à la production de biocarburants. Le rapport met en garde contre les risques de déforestation, d’augmentation du prix des produits agricoles et d’expropriation des communautés villageoises. (...) L’Union européenne et les USA se sont récemment fixés pour objectif d’accroître la part des biocarburants dans le transport routier... destruction de la forêt primaire .... La destruction des écosystèmes, qui sont des puits de carbone, peut conduire à une augmentation des émissions de gaz à effets de serre. La monoculture pourrait aussi entraîner une diminution significative de la biodiversité et l’érosion des sols.(5)

On nous promet des biocarburants de la deuxième génération qui, semble-t-il, ne seraient pas en concurrence avec l’alimentation humaine. Soit ! Mais il faut bien les produire avec de l’eau. Il faut savoir qu’un kilo de maïs nécessite 450 litres d’eau...il en est de même pour les biocarburants de deuxième génération. Leur production nécessite aussi de l’eau. On parle de plus en plus de biocarburants de troisième génération en faisant appel aux algues. À 10 euros le litre (soit 2060 dollars le baril), taxes non comprises, l’huile de micro algue est très loin d’être compétitive sur le marché. Il n’empêche, les pays occidentaux sont prêts à subventionner ces huiles pour produire, polluer encore plus.


On fait dans la diversion en croyant régler le problème en séquestrant le CO2  (..)  le Sommet de Copenhague qui, quoi qu’on dise, est un échec cuisant et a libéré tous les pays des contraintes de Kyoto.

 Nous pensons que les biocarburants sont un pis aller,ils ne règlent pas les problèmes de la boulimie énergétique sans fin du monde industrialisé, mais ces biocarburants affament le monde.

Des pays entiers sont à vendre, pour une bouchée de pain, aux multinationales qui cultivent des cultures énergétiques pour produire encore plus. Nous avons même vu Bill Gates, que l’on présente avec sa femme Melinda comme des philanthropes, investir 80 millions de dollars dans une usine de biocarburants. La spéculation se développera de plus en plus et la tentation de produire des biocarburants ne s’arrêtera pas au fur et à mesure que nous approchons de la fin du pétrole qui sera de plus en plus cher.

L’Américain et les autres

Que pouvons- nous dire ? Sinon que la civilisation actuelle court à sa perte. Entre des pays industrialisés qui ne veulent rien céder ; souvenons-nous de la phrase de G.W.Bush : « Le niveau de vie des Américains n’est pas négociable », et les pays émergents qui, à juste titre, veulent se développer, il n’y a pas de solution si ce n’est l’avènement de l’enfer sur terre.

On l’aura compris : personne ne parle de changement de paradigme d’une vision nouvelle et globale de la capacité de la Terre à nous supporter. Les pays industrialisés qui ont pollué pendant un siècle pour 800 milliards de tonnes de CO2, ne veulent pas découpler leur croissance de la consommation d’énergie.

La date où l’empreinte écologique excède les ressources de la planète recule chaque année, elle a eu lieu en septembre pour l’année 2009 ; cela veut dire qu’à partir de cette date, nous vivons à crédit, nous avons gaspillé en huit mois ce que la Terre a produit en une année. Quand on pense que le maïs qui est parti en fumée aux Etats- Unis était suffisant pour nourrir 330 millions de personnes, alors qu’ils ne représentent que 3¨% de la consommation de carburants, ne peut-on pas « supplier » les Américains d’économiser 3,5% de leur énergie pour sauver 330 millions de personnes ? Où allons-nous s’il n’y a plus la plus élémentaire des charités ?


Notes

1. USA : Un quart des grains et céréales sont transformés en carburants (The Guardian) http://contreinfo.info/breve.php3 ?id_breve=8575. vendredi 22 janvier 2010

2. Jacques Diouf : « L’ouragan financier menace la lutte contre la faim dans le monde », Libération, 8 octobre 2008.

3. Trentième conférence régionale de la FAO pour l’Amérique latine et les Caraïbes- Brasilia, 14-18 avril 2008-

4. Aditya Chakrabortty : « Les biocarburants sont responsables de la crise alimentaire », The Guardian, 4 juillet 2008

5. Les Nations unies mettent en garde sur les impacts des biocarburants-12 mai 2007

Chems Eddine Chitour est professeur de thermodynamique à l’Ecole Polytechnique d’Alger. Il est ingénieur en génie chimique, ingénieur de l’Institut Algérien et de l’Institut Français du pétrole, et titulaire d’un Doctorat-Ingénieur de l’Université d’Alger et d’un Doctorat es-Sciences de l’Université Jean Monnet de l’Académie de Lyon (France).

Article communiqué par Chems Eddine Chito Lire aussi
pgrey.jpgFidel Castro : « La conversion d’aliments en produits énergétiques est une monstruosité »

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2969


Merci à Michèle Muret de m'avoir adressé ces articles lundi.


D'  www.artemisia-college.org 

L’humanité est-elle encore en mesure d’orienter son destin vers l’indispensable humanisation, à savoir construire le monde avec ce qu’elle a de meilleur pour éviter le désastre du pire ?

Cette question se pose à la conscience de chacun d’entre nous.

En dehors des grandes décisions politiques que les États doivent prendre et pour lesquelles nous devons militer, il nous appartient à titre individuel de faire tout ce que nous pouvons dans notre sphère privée et intime, comme nous l’enseigne la légende amérindienne du colibri, appelé parfois l’ « oiseau mouche », ami des fleurs :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre.

Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu.

Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :

« Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! ».

Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part ».

Telle est notre responsabilité à l’égard du monde, car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous le voulons bien.

« Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde ». Gandhi

« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. ». Albert Einstein

Ne laissons pas faire ! .

 
Catastrophe: Les derniers jours de Pompeï  -  Wikiedia.org
Peinture : les derniers jours de Pompéi
Haïti : un acte de guerre lâche et sournois ?


Il faut bien appeler un chat un chat, s'il se confirme que le séisme a bien été provoqué par les USA avec des générateurs impulsionnels à plasma et à résonance, combinés à des bombes à onde de choc ! Objectifs possibles, sinon probables :

- Contrôler ce qu'ils appellent leur zone d'influence
- Contrôler ce qu'ils appellent leurs "réserves pétrolières stratégiques" : « Nous avons relevé 20 sites pétrolifères », expliquait Daniel Mathurin, sismologue haïtien en 2008, assurant que les réserves pétrolifères d’Haïti étaient plus importantes que celles du Venezuela. Une richesse qui augmente l'intérêt stratégique du pays. Pourquoi, dans ce cas, ces réserves ne sont-elles pas exploitées ?
Pour Ginette Mathurin, son épouse, « ces gisements sont déclarés "réserves stratégiques des États-Unis d’Amérique" ».
- En profiter pour appliquer leur plan de réduction drastique de la population (en Haïti : + de 150.000 morts et 200.000 sous les ruines)...
- Et surtout, impressionner et s'entraîner pour leur objectif : L'IRAN !
 
Là, on parle, "comme ça", comme s'il s'agissait d'un scandale de plus... mais si c'est bien cela, on est dans le cadre d'un acte de guerre odieux, et même d'un crime de guerre, plus vicieux encore que ce qu'ils ont orchestré avec le financement du nazisme et la Shoah*, car sous couvert d'un pseudo phénomène naturel** !
 
Et plus proche de nous, c'est l'imposture du "11 septembre 2001" qui vient à l'esprit, puis la tentative d'empoisonnement avec la propagation d'un agent infectieux artificiel, pour prétexter une vaccination-poison de masse généralisée (un bide pour le moment).
Avec cette vision globale, on comprend mieux... même si cela semble toujours aussi monstrueux, surtout, on comprend mieux l'obstination à nous cacher la vérité du "11 septembre", élément clé pour assimiler tout le reste. D'où l'importance d'avoir des médias serviles, contrôlés, aux ordres, et par extension, les attaques concernant internet...

*Organisée par des usurpateurs de la judaïté, d'origine "Kasars", dont les Rothschild sont les plus emblématiques, et ce, pour éliminer les authentiques juifs hébreux sémites.

**Cette fourberie leur permet, en plus, de se présenter en "sauveurs", comble du cynisme... Mais c'est tellement plus intéressant qu'une invasion classique, que l'on comprend l'enjeu de cette option et le besoin absolu de museler les médias et tout ceux qu'ils "tiennent" ou sont complices... et ils sont nombreux !
(Artemisia College, ainsi que le texte suivant)


65e anniversaire de la libération d'Auschwitz
Mais on n'a toujours pas libéré la vérité Historique !

Aujourd'hui, ceux qui nous empoisonnent avec l'AZT, le Tamiflu, les vaccins... sont toujours en liberté après avoir géré le camp d'Auschwitz, utilisé les déportés pour faire leurs tests "médicaux", et financé le régime qui a permis ces atrocités. Ces gens (leurs successeurs), sont à la "City" et à Washington, notamment !

En août 1947, deux ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, vingt-quatre dirigeants du cartel chimio-pharmaceutique I.G. Farben* ont été jugés par un
tribunal international à Nuremberg, en Allemagne. Ils étaient accusés de crimes de guerre, de massacres collectifs et de crimes contre l'humanité.
*IG Farben sera scindée en différentes unités : BASF, Bayer, Hoechst, géants de l'industrie chimique.
RAPPEL :

Les dirigeants du cartel chimio-pharmaceutique d'I.G. Farben* assis au banc des accusés du Tribunal International de Nuremberg et jugés pour les crimes de guerre perpétrés pendant la deuxième guerre mondiale.

Faut-il, par lâcheté, par facilité, par faiblesse, par indifférence, reproduire systématiquement les mêmes erreurs, sans que jamais le passé ne serve de leçon ?

Ainsi, dans cette affaire de vaccins, ont retrouve les grands labos de l'époque.
Des labos qui, de nos jours, utilisent les femmes enceintes en prison, pour voir si leur "médicaments" ne risquent pas de faire des malformations.
*Le géant chimique IG. Farben, fut au cœur de la machine de guerre d'Hitler.
IG. Farben avait une branche US, contrôlée par les Rothschild, par l'intermédiaire des Warburg (Paul Warburg, qui dirigeait durant sa création, la banque privée "Central Bank of America", la Réserve Fédérale, en 1913, siégeait comme directeur d'American IG).
I.G Farben, était chargé de l’organisation du camp des travaux forcés à Auschwitz (tests pharmaceutiques sur les déportés, pour les grands labos du Monde), et était en réalité une division de la Standard Oil, laquelle appartenait officiellement aux Rockefeller (l'empire des Rockefeller fut fondé par les Rothschild).
"Tout le mode le savait en haut-lieu", mais à l'époque déjà, ILS mentaient, ILS trompaient avec leur propagande, comme aujourd'hui pour les vaccins, pour le "11 septembre", pour les faux attentats, pour le réchauffement climatique et tant d'autres choses, tant que beaucoup se laissent abuser, tellement c'est "gros" et "incroyable" !  (Artemisia College)


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Tremblement de terre 1906 - San Francisco - Wikipedia.org



Internet utilisé par les USA contre l' Iran :

(..) Les États-Unis ont utilisé une « guerre en ligne » pour fomenter des troubles en Iran après les élections de l’an dernier, revendique aujourd’hui le Journal du Parti communiste chinois, ripostant au discours prononcé par Hillary Clinton la semaine dernière sur la « Liberté sur Internet ».

Un éditorial paru dans le « Quotidien du Peuple » accuse les Etats-Unis d’avoir lancé une brigade de « hackers », et a déclaré qu’elle avait utilisé les médias sociaux tels que « Twitter » pour répandre des rumeurs et créer des problèmes.

«Derrière ce que l’Amérique appelle la « liberté d’expression » se cachent des machinations politiques. C’est ainsi que les troubles après les élections iraniennes ont été organisés », déclare l’éditorial, signé par Wang Xiaoyang. «C’est parce que la guerre en ligne lancée par l’Amérique, via les vidéos de « YouTube » et « Twitter microblogging », ont lancées des rumeurs, créés des scissions, attisé et semé la discorde, au sein des partisans des factions réformiste conservatrice ». (..)

http://fonzibrain.wordpress.com/2010/01/25/whaou-la-chine-accuse-les-usa-davoir-destabilise-liran-grace-a-internet/


Caricature : Israël accuse le rapport Goldstone « d’antisémitisme » !



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Mondialisme - Grippe A: Margaret Chan et ses conseillers très spéciaux


Bachelot: de sérieux doutes sur son Comité d'experts


Honteux ! Médias, Auschwitz :

On parle uniquement de la Shoah des Juifs, en oubliant celle des Tsiganes, des handicapés, des malades mentaux, des résistants... Une mémoire à sens unique, récupérée par un seul groupe, au détriment des autres victimes - pour mieux l'exploiter, l'instrumentaliser, à des fins militaro-financières impérialistes criminelles !  Et dans le même temps, stigmatisation des Musulmans, en permanence ! Elle est belle, la télé néo-sioniste ! Honte d'être Française ! Ras-le-bol de la désinformation-propagande ! Eva R-sistons à l'injustice


Le reste de l’interview de Tadeusz Pieronek (NB évêque polonais, ami de J Paul 2), dont il n’a pas démenti le contenu, est édifiant  : « On ne peut nier que, dans les camps de concentration, la plupart des morts furent des juifs, mais dans la liste il y avait des Tsiganes polonais, des Italiens et des catholiques. Il n’est donc pas permis de s’emparer de cette tragédie pour faire de la propagande (c'est très vrai !). La Shoah comme telle est une invention juive (je déteste cette formulation ! ce n'est pas une invention - c'est ambigu et injuste de dire ça - , mais une appropriation exclusive). » Et de nier le caractère unique de l’Holocauste  : « On pourrait alors parler avec la même force et fixer aussi une journée de la mémoire, pour les nombreuses victimes (eh oui, il ne faut pas oublier les autres !) .... » Et si la Shoah peut être « utilisée comme une arme de propagande pour obtenir des avantages souvent injustifiés », c’est parce que « les juifs jouissent d’une bonne presse parce qu’ils sont soutenus par des moyens financiers puissants et l’appui inconditionnel des États-Unis » (c'est une réalité incontestable !).
http://www.humanite.fr/article2759603,2759603


Sarkozy, l'essentiel de son discours:
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10396



 

liste complète



Sur mon blog r-sistons-actu, Lettre ouverte d'un médecin du Travail à Sarkozy
http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7616436/lettre-ouverte-dun-medecin-a-nicolas-sarkozy-
 .


http://cbparis.over-blog.com/article-les-8-decisions-du-sommet-de-l-alba-pour-haiti-43738140.html



Honduras : investiture putschiste de Lobo et exil de Zelaya
http://cbparis.over-blog.com/article-les-8-decisions-du-sommet-de-l-alba-pour-haiti-43738140.html



Salir la communauté musulmane :
Révélation sur la pseudo agression de Hassan Chalghoumi ( Imam de Drancy )
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10438#10438


Perez: L'Iran cherche à prendre le contrôle du Moyen Orient

Les USA lancent des opérations militaires 'secrètes' au Yémen

Le Président islandais démasque le caractère antidémocratique de l’UE

Solutions pour sortir de la crise alimentaire et réaliser davantage de justice sociale

La crise est loin d’être passée

La Charte du Likoud ne reconnaît pas le droit de la Palestine à exister



Fox News annonce le N.O.M. Le début de la fin ?
http://nouvelordremondial.over-blog.org/article-fox-news-annonce-le-n-o-m-le-debut-de-la-fin--43782637.html
 
«Le rôle des ONG en Haïti soulève beaucoup de questions»
INTERVIEW DE JEAN LAVALASSE, HAITIEN RESIDANT A BRUXELLES
La situation avant le séisme, le travail des ONG, Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush, les intérêts des Etats-Unis, les relations avec Cuba, les avions de Médecins Sans Frontières, Aristide, Préval, l'avenir... Lire l'interview sur michel collon


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Le 1er février une soirée fraternelle pour fortifier l’Humanité

http://patricklehyaric.net/2010/01/20/le-1er-fevrier-une-soiree-fraternelle-pour-fortifier-lhumanite

 

Nos douze défis pour 2010

http://patricklehyaric.net/2010/01/11/nos-douze-defis-pour-2010/


Haïti ne doit pas être l’enjeu d’une bataille de domination entre grandes puissances

http://patricklehyaric.net/2010/01/21/haiti-ne-doit-pas-etre-l%e2%80%99enjeu-d%e2%80%99une-bataille-de-domination-entre-grandes-puissances/


Où est le projet européen ?

http://patricklehyaric.net/2010/01/13/ou-est-le-projet-europeen/


 

Renseignements Iraniens: Des diplomates Allemands impliqués dans les émeutes en Iran




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Published by Eva R-sistons - dans Scandale
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 02:38
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La colonisation agricole,
nouvel apanage des pays riches ?


Malgré son immensité, la Chine ne cesse de voir ses surfaces cultivables diminuer. Du coup, elle achète à tout-va des terres à l'étranger et possèderait 2,1 millions d'hectares en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Australie. C'est l'illustration d'un phénomène en pleine expansion : des Etats ou des fonds d'investissement privés qui s'emparent de milliers d'hectares de terres exploitables hors de leurs frontières.
http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/la-colonisation-agricole-nouvel-apanage-des-pays-riches.shtml?f_id_newsletter=2293


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Un phénomène de grande ampleur

Les terres cultivables disponibles sont principalement situées dans les pays en développement.

les Nations unies, 30 millions d'hectares de terres auraient été achetés ou loués par des capitaux étrangers sur les trois dernières années. Soit la surface agricole de la France. Cette ruée vers l'or vert n'est pas prête de s'arrêter. D'après la FAO, sur 2,7 milliards d'hectares de terres cultivables dans le monde, seuls 1,5 milliard sont effectivement utilisés.


Or 80 % de ces terres disponibles sont situées en Afrique ou en Asie, dans des pays en développement. Pour ces derniers, l'afflux investissement représente une véritable opportunité pour développer leur agriculture et bénéficier de transferts techniques. Pour les pays riches disposant de peu de terrain, il s'agit de sécuriser leur approvisionnement alimentaire dans un contexte d'envolée des prix des produits alimentaires.

http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/la-colonisation-agricole-nouvel-apanage-des-pays-riches.shtml?f_id_newsletter=2293


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L'Afrique: Des immenses terrains sous-développés 


Le continent noir est la cible privilégiée des investisseurs. Selon une étude de la FAO portant sur six pays (Ethiopie, Madagascar, Mali, Mozambique et Soudan), les étrangers auraient acheté ou loué pour 99 ans plus de 2,5 millions d'hectares. Montant total des transaction : près d'un milliard de dollars.

Au seul Soudan, six nationalités différentes sont présentes. La Corée du Sud y possède déjà 690 000 hectares et les Emirats arabes unis 400 000 hectares, cultivés avec du maïs, du blé, des pommes de terre et des légumineuses.

Il faut dire que les conditions sont alléchantes : réglementations inexistantes, gouvernements parfois peu regardants et un coût très faible. En Ethiopie, un hectare se loue ainsi 1,50 euro par an. La firme indienne Karuturi cultive ainsi dans le pays plus de 300 000 hectares de maïs, riz, huile de palme, canne à sucre et légumes. Et le gouvernement éthiopien compte bien tirer parti au maximum de ses terres inexploitées : il prévoit de louer 3 millions d'hectares à des capitaux nationaux ou étrangers.


Le Soudan ou l'Ethiopie louent volontier leurs terres aux étrangers pour développer leur agriculture. ©  JDN

http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/l-afrique-des-immenses-terrains-sous-exploites.shtml?f_id_newsletter=2293



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L'Asie centrale : Des friches à la merci des investisseurs

L'Asie centrale, et particulièrement les anciens pays de l'Union soviétique, recèle d'immenses étendues disponibles. Or, "l'envolée des prix agricoles a incité les investisseurs à s'intéresser à l'agriculture alors qu'avant ils investissaient plutôt dans le pétrole, le métal ou le gaz", expliquait en septembre l'analyste Dmitri Katalevski, du cabinet de conseil Deloitte.

Deux fonds d'investissement suédois, Black Earth Farming et Alpcot Agro, contrôlent ainsi respectivement 323 000 et 161 000 hectares de terres en Russie et en Ukraine (Europe de l'Est). En mai 2008, le gouvernement libyen a conclu avec l'Ukraine un contrat qui prévoit la mise à disposition de 247 000 hectares de terres agricoles contre la fourniture de pétrole et de gaz.

A l'autre bout du continent, la Chine se serait déjà accaparé sans bourse délier de larges portions de terres du côté russe, selon des sources russes non officielles citées par la presse.

Encore non touchée, la Mongolie pourrait être la prochaine cible. Les Sud-Coréens chercheraient à y louer 270 000 hectares pour cultiver du blé ou du maïs.

L'Ukraine et la Russie sont des cibles privilégiées.

http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/l-asie-centrale-des-friches-a-la-merci-des-investisseurs.shtml?f_id_newsletter=2293


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L'Asie du Sud-Est appréciée pour ses terres fertiles

L'Asie du Sud-est est particulièrement recherchée pour la riziculture et la pousse du bois. Les pays voisins, notamment l'Inde et la Chine, y possèderaient selon les ONG respectivement 358 000 et 300 000 hectares, des chiffres largement sous-estimés selon plusieurs analystes.

Au Laos, l'opérateur chinois de télécommunications ZTE a obtenu la concession de 100 000 hectares pour la production de manioc (destiné à l'éthanol) en partenariat avec une entreprise nationale.

Les pays du Golfe s'intéressent également de très près à ce continent. En Indonésie, le groupe saoudien Ben Laden s'apprête à exploiter 500 000 hectares dans le sud de la Papouasie et 80 000 autres dans le sud-ouest. Au total, le groupe prévoit s'investir 2,8 milliards d'euros dans le pays, notamment en y construisant des infrastructures qui font cruellement défaut.

Enfin, en mai 2008, le ministre du commerce du Bahrein s'est rendu en visite prospective aux Philippines et au Laos pour obtenir l'accès à "des grandes surfaces de terres" et y cultiver du riz basmati, selon l'ONG 

L'Asie du Sud-est est la destination privilégiée de la Chine et de pays pétroliers. 

http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/l-asie-du-sud-est-appreciee-pour-ses-terres-fertiles.shtml?f_id_newsletter=2293


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L'Amérique du Sud, de vastes étendues à conquérir

Les chiffres d'achats ou de location de terres agricoles disponibles pour le continent sud-américain sont a priori largement au-dessous de la réalité. Rien qu'au Brésil, de nombreux propriétaires ne déclarent pas leur nationalité dans les registres. Or, selon les statistiques de l'institut national de la colonisation et de la réforme agraire (Incra), 4 millions d'hectares de terres agricoles brésiliennes sont officiellement détenus par des étrangers. En Argentine, 10% des terres arables seraient entre les mains de capitaux étrangers, selon l'ONG Grain.

Il faut dire que la réglementation est très floue. Pour l'instant, il suffit de créer une entreprise brésilienne pour acheter des immenses étendues de terre. "On trouve même des terres publiques en vente sur des sites Internet étrangers", s'alarme Rolf Hackbart, le président de l'Incra, dans le journal Istoé. Un projet de limitation des ventes de terres aux entreprises dont les capitaux sont d'origine étrangère est d'ailleurs en cours d'examen par le Congrès. Le pays n'est pourtant pas exemplaire, puisque des cultivateurs de soja brésiliens accapareraient en toute illégalité des millions d'hectares au Paraguay.

Des millions d'hectares de terres brésiliennes et argentines sont aux mains de capitaux étrangers. 

http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/l-amerique-du-sud-de-vastes-etendues-a-conquerir.shtml?f_id_newsletter=2293 


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Zoom sur un loueur, Madagascar

Madagascar, symbole d'une "néocolonisation"

En 2008, Madagacar est devenu un symbole de la résistance contre "l'accaparement" des terres agricoles.

A l'époque, la compagnie sud-coréenne Daewoo avait négocié avec le gouvernement malgache la location de 1,3 million d'hectares. Une surface colossale, équivalente à la moitié de la Belgique. Le bail, d'une durée de 99 ans, devait permettre d'assurer une production annuelle de 5,5 millions de tonnes de maïs à la Corée du Sud.

La révélation de ce projet a suscité une vague de colère dans tout le pays, provoquant même la chute du gouvernement Ravalomanana. Le nouveau président malgache, Andry Rajoelina, a vivement dénoncé la politique de son prédécesseur.

Des projets d'acquisitions toujours en cours

Mais cet épisode n'a pas découragé les autres investisseurs. En janvier, le groupe indien Varun Industries a entamé les démarches pour louer sur une durée de 50 ans 232 000 hectares dans la région de Sofia, au Nord de l'île. Et si ses plans sont pour l'instant en suspens, un porte-parole de la firme a déclaré fin septembre 2009 au Times of India que les pourparlers étaient toujours en cours et s'affichait "optimiste".

Or les trois quarts de ces terres sont déjà utilisées. Les paysans seraient donc contraints de la céder, ce qui ne manquerait pas de provoquer de nouvelles protestations.


Plus de 800 000 hectares de terres malgaches seraient sous contrôle étranger.

http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/madagascar-symbole-d-une-neocolonisation.shtml?f_id_newsletter=2293



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Zoom sur un acheteur: Arabie saoudite
Elle veut sécuriser
ses approvisionnements alimentaires

L'Arabie Saoudite n'en fait pas mystère : elle a établi depuis plusieurs années un vaste programme de production alimentaire à l'étranger. Le pays, qui doit importer un million de tonnes de riz par an, a créé en 2009 un fonds d'investissement nommé FORAS International, avec des capitaux du gouvernement, de la Banque Islamique de Développement et d'hommes d'affaires saoudiens. A terme, le fonds prévoit de planter 700 000 hectares de rizières pour produire 7 millions de tonnes de riz.

Le fonds s'est d'abord penché vers le gouvernement mauritanien pour acquérir 100 000 hectares de terres. Finalement seuls 15 000 hectares seraient disponibles. Mais d'autres grosses acquisitions sont en cours. 700 000 hectares en tout de terres agricoles au Sénégal et au Mali seront ainsi prochainement achetés. Un paradoxe, alors que le Sénégal est le deuxième plus grand importateur de riz de l'Afrique après le Nigéria.

Le Cheik "bienfaiteur" de l'Ethiopie

Mais la manne est bien trop importante pour que les états pauvres d'Afrique la laisse passer. Le Cheik Mohammed Hussein Ali Al Amoudi, l'une des plus grosses fortunes d'Arabie Saoudite, est ainsi le premier investisseur en Ethiopie. Déjà très impliqué dans l'agriculture, il envisagerait d'exploiter 500 000 hectares de terres supplémentaires dans le pays.


L'Arabie Saoudite a conclu toute une série de contrats pour produire elle-même des denrées alimentaires à l'étranger

http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/enquete/colonisation-agricole-l-etat-des-lieux/l-arabie-saoudite-veut-securiser-ses-approvisionnements-alimentaires.shtml?f_id_newsletter=2293


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Et la France ?


Avec ses 4 000 hectares achetés en Argentine, le chanteur Florent Pagny n'est pas le seul Français à se tourner vers des terres agricoles étrangères.

Dernier en date, l'ex-PDG de Powéo Charles Beigbeder est devenu un des plus importants agriculteurs d'Ukraine. Son entreprise, AgroGénération, exploite 22 000 hectares de céréales dans le pays et a déjà signé pour louer 80 000 hectares supplémentaires. "Une dizaine de groupes d'agriculteurs français sont déjà présents dans ce pays", confirme Hélène Morin, consultante pour le cabinet spécialiste des matières premières Agritel. Plus discret, le groupe industriel français Louis Dreyfus possèderait 60 000 hectares de soja, coton et maïs au Brésil via sa filiale Calyx Agro.

Les agriculteurs français partant à la retraite sans successeurs

Inversement, la France est-elle menacée par cette razzia planétaire ? Pas vraiment, car ce que recherchent les investisseurs, ce sont surtout des grandes surfaces. Or une exploitation française dispose de seulement 78 hectares en moyenne. De plus, les prix sont élevés : 4 500 euros par hectare environ. Il n'empêche : "de plus en plus d'Européens, notamment des Belges, Hollandais ou Britanniques s'installent en France", avertit André Barbaroux, le directeur général des Safer (Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural) dans le Figaro.


Avec AgroGénération, Charles Beigbeder a déjà investi 30 millions de dollars pour louer des terres agricoles ukrainiennes

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L'agriculture, nouveau terrain de jeu du privé

Les Etats et fonds souverains ne sont pas les seuls à vouloir racheter des terres agricoles. Les hedge funds et des banques se sont récemment lancés dans ce Monopoly mondial. Les marchés dérivés des matières premières agricoles sont jugés trop incertains, ce qui les incite à se tourner vers le foncier.

"Moissonner de l'argent"

Le fonds d'investissement américain Black Rock a ainsi créé un fonds spéculatif de 200 millions de dollars, dont 30 millions dédiés à des acquisitions de terre. "L'astuce est de ne pas se contenter de moissonner des récoltes mais de moissonner de l'argent", sourit ainsi Mikhail Orlov, le fondateur de Black Earth Farming, dans le Financial Times. Ce fonds d'investissement est déjà l'un des principaux cultivateurs de Russie, avec 331 000 hectares en sa possession.

Retour sur investissament garanti

Le fonds Global Farming Limited, créé par Dexion Capital, promet un retour sur investissement de 12 à 16%. Il prévoit d'acquérir 1,23 million d'hectares de terres pour la culture et l'élevage. Même des grandes banques généralistes investissent dans ce secteur, comme Barclays, Deutsche Bank, UBS ou Morgan Stanley. Au total, l'ONG Grain a dénombré 120 fonds spécialisés possédant des terres agricoles.


La Deutsche Bank possède deux fonds d'investissement dédiés à l'agriculture

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L'impossible régulation


Les organisations mondiales et les ONG commencent à s'alarmer de l'ampleur du rachat des terres agricoles. Le problème, selon elles, c'est que ce sont les gouvernements des pays hôtes qui négocient directement les accords avec les investisseurs, sans consulter les populations concernées.

Or, en Afrique, "80 % des populations sont dépourvues de titres pour des terres qu'elles cultivent parfois depuis des siècles", explique Paul Mathieu, expert à la FAO, au site Pleinchamp.com. Au Kazakhstan aussi, les terres appartiennent encore majoritairement à l'Etat et sont louées par les paysans. Il est donc facile de les déloger.

"Pour que ces investissements soient une opportunité pour les populations, il faut qu'ils permettent un réel développement rural [...] et une diversification des sources de revenus pour les paysans", analyse Paul Mathieu.

La FAO prépare actuellement des directives pour "une gouvernance responsable" des modes de faire-valoir des terres, en collaboration avec ONU-Habitat et la Banque mondiale. "D'autres formes d'investissement comme l'agriculture contractuelle et les mécanismes de sous-traitance, peuvent offrir la même sécurité d'approvisionnement aux pays investisseurs", note la FAO. Dont les directives n'ont aucun pouvoir contraignant...


La FAO prépare des directives pour clarifier les transactions de terres

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En  savoir plus :


SUR LE JOURNAL DU NET

 

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Grand comme 30 fois la France, l'Arctique est pourtant l'objet de toutes les convoitises depuis quelques années. Lire

 

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Le prix des pâtes et de bien d'autres produits avait augmenté avec la bulle. Et maintenant ? Lire


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Maca, ginseng, chanvre ou lin... Ces plantes ont trouvé des débouchés porteurs et leur commerce explose. Voici 10 cultures promises à un bel avenir. Lire

 

Votre avis : la France doit-elle rester une grande puissance agricole ?
Deuxième exportateur mondial, l'agriculture française est menacée par une réforme de la PAC et un accord de l'OMC. Faut-il défendre le modèle agricole français ? Témoignez


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Haïti, le pays le plus instable
et le plus pauvre d'Amérique


Située à 1 000 km de la Floride, Haïti partage l'île d'Hispaniola avec la République dominicaine. Port-au-Prince, la capitale, et ses bidonvilles, concentrent un gros tiers des 9 millions d'habitants.

Indépendante depuis 1804, après une révolte contre Napoléon Bonaparte, qui voulait y rétablir l'esclavage, Haïti fut la première République noire au monde. Mais son histoire n'est que soubresauts : occupation militaire américaine (1915-1934) ; dictature rapace de François Duvalier puis de son fils Jean-Claude (1957-1986) ; putsch contre Jean-Bertrand Aristide, le premier Président élu au suffrage universel (1991).

Aristide reviendra dans l'île après une intervention militaire américaine et sera même réélu (2001). Mais l'ancien curé des pauvres a pris un virage autoritaire et gouverne par la peur... jusqu'à provoquer une révolte armée. Sous la pression des États-Unis, de la France et du Canada, il quitte le pouvoir et le pays en 2004.

Depuis, les Nations unies aident à la reconstruction d'un État au travers de la Minustah (Mission de stabilisation de l'Onu en Haïti), forte de 9 000 militaires étrangers et policiers. Son rôle : protéger les civils, proies des bandes armées, acheminer l'aide humanitaire et sécuriser le processus électoral. Si un Président, René Préval, a été librement élu en 2006, Haïti manque toujours d'infrastructures et 80 % des Haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté (2 dollars/jour

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Le-pays-le-plus-instable-et-le-plus-pauvre-d-Amerique-_39382-1225624_actu.Htm


Une minute de terreur, puis l'enfer. C'est ainsi, selon les premiers témoins, qu'Haïti s'est effondrée mardi soir. La faible profondeur du séisme, sa proximité de la capitale Port-au-Prince, la force et la durée des secousses : tout a contribué à faire de ce tremblement de terre une véritable catastrophe. À commencer par l'extrême vulnérabilité d'une population haïtienne totalement dépourvue de moyens.

Ainsi, il a fallu plus de douze heures pour savoir si le président de la république la plus pauvre des Amériques était encore en vie. C'est dire si les moyens de communication sont rudimentaires. Des milliers de familles sont toujours sans nouvelles de leurs proches. Habitations de fortune ou bâtiments officiels, toutes les constructions ont été touchées. Haïti est l'un des pays les plus démunis de la planète. Dès lors, l'un des plus exposés aux conséquences des désastres naturels.

Un pays sur lequel le sort s'acharne. En crise politique quasi permanente depuis son accession pourtant précoce à l'indépendance, en 1804, cet État de quelque neuf millions d'habitants accumule les disgrâces. Libéré, il y a vingt-cinq ans, du régime de peur des trop célèbres tontons macoutes, il a connu, depuis, cinq coups d'État. Frappé, il y a dix-huit mois, par une série de cyclones dévastateurs, le pays a aussi fortement pâti des secousses économiques. En subissant de plein fouet, tout d'abord, en 2008, la forte hausse des prix des matières premières. Haïti compte parmi la trentaine de pays où ont éclaté de violentes émeutes de la faim.

Puis, la crise financière internationale a également eu des répercussions indirectes sur le quotidien des Haïtiens. Car de nombreuses familles survivent grâce à l'argent envoyé au pays par les émigrés partis aux États-Unis ou au Canada. Cet argent rapatrié pèse même deux fois plus que l'aide internationale. Les Haïtiens sont, en fait, les premiers à s'aider eux-mêmes. Or, la récession de l'économie nord-américaine a directement pesé sur les ressources à disposition de ces travailleurs installés en Floride ou dans l'Ontario.

Tous les indices de développement le montrent, Haïti a besoin d'aide. Classé par les Nations Unies au 149e rang, sur 182 pays, en matière de développement humain, le pays n'est leader mondial que dans un seul classement, celui du chômage, avec un taux de plus de 60 %. En matière de santé, d'alphabétisation, d'espérance de vie, tous les chiffres sont dans le rouge. Quant aux infrastructures, elles sont à la mesure des moyens du pays. On comprend pourquoi, à intensité égale, un séisme peut relativement épargner le Japon, et littéralement abattre Haïti.

Haïti, voir aussi :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16945



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 COMMENT LES RICHES SAUVENT LEUR PLANÈTE…

 

Monsieur Biodiversité est un banquier

 

« Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l'histoire du futur. On leur dirait qu'on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l'homme avait allumés et qu'il était incapable d'arrêter. Que c'était comme ça, qu'il y avait des sortes d'incendie qu'on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne. » Marguerite Duras

 

Circulez, y’a plus rien à voir ! C’est ce que nous avons bien compris à Copenhague, lorsque fleurirent les matraques vertes. Le temps de la fleur au fusil est donc révolu. C’est la guerre sainte pour s’approprier le secourisme écologique au pied de la haie des lamentations.

 

L’ONU a trouvé son homme emblématique pour représenter le déclin de la biodiversité, tout en le chiffrant. Il n’est bien entendu pas Aborigène et n’a aucun lien avec les peuples premiers, ce serait un sacrilège, mais peut-être choisira-t-il un ou deux sauvages pour décorer sa vitrine. Il n’est pas, non plus, biologiste intègre, écologue hirsute, naturaliste illuminé ou agronome décroissant. L’homme élu expert est Homo sapiens economicus, ce qu’on fait de mieux dans la manufacture du comportement. Pavan Sukhdev, Monsieur Biodiversité de l’ONU, dirige le département des marchés de la Deutsche Bank à Bombay et assure mettre ses talents (lesquels ?) au service de la Nature (laquelle ?).

 

Alors ça, quelle surprise ! Et c’est bien, parce qu’il sait de quoi il retourne à propos de la spoliation des ressources et du Vivant, de l’agression commise à la biosphère. Les braconniers repentis ne sont-ils pas les meilleurs experts en matière de conservation des richesses naturelles ? Encore qu’il est loin de la repentance puisque l’année de la biodiversité ne propose, en guise de rustines, que d’en comptabiliser les valeurs inestimables sur l’autel boursier. Voilà donc les marchands du temple, éternels équarisseurs, au chevet des restes de leur cadavre.

 

Chez nous, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, se sont évidemment félicités du choix de l’économiste Pavan Sukhdev, dont les travaux « constituent une contribution essentielle aux connaissances plus approfondies et à la meilleure compréhension dont nous avons besoin pour pouvoir prendre les bonnes décisions politiques en matière de conservation et d’utilisation de la biodiversité et des services des écosystèmes ». C’est de la langue de bois digne du pic forestier (ce pic n’est pas le pic vert, oiseau menacé par les insecticides, mais le sombre pic de la déforestation…).

 

Il est clair que par une série de tours de passe-passe, les capitalistes nous font accroire qu'ils vont moraliser et écologiser leur système. Il est inutile de démonter leur démarche pour l'appropriation du Vivant qui n'est, pour eux, qu'un « biocapital » vert, il ne faut pas être fin exégète pour le comprendre, pour se rendre à l'évidence : ce système qui fit le mal en détruisant toutes les valeurs naturelles et humaines sur son passage, prétendra faire désormais le bien par une action sournoise et faussement secouriste. C’est le coup du pompier pyromane. Sur la planète franco-française, le Grenelle de l'environnement fut l'une des premières gesticulations du tout-Neuilly franchouillard en ce sens. En passant le relai aux agresseurs de la biosphère, Al Gore tout comme Hulot et son pacte leurs permirent de porter désormais le masque de l'écologisme, de s'en recommander et de vider toutes opposition, résistance, dissidence qui en étaient dès l'origine les dépositaires « agréés » de sa moindre raison d'être. Les ultralibéraux excellent dans la chasse aux mouches et à la moindre opposition.

 

Tout comme le capitalisme né de l'anthropocentrisme monothéiste est coupable et responsable de l'état de misère d'Haïti, c'est le même capitalisme qui envoie ses secours au chevet de ses victimes. Pour les plus naïfs, je précise qu'un séisme sur une société moins affaiblie n'aurait pas fait autant de morts, comme il en était du Tsunami de l’Océan Indien en 2004, sur un littoral à la mangrove protectrice déboisée. Détruis l’environnement et l’environnement te détruira.

 

Le débat réunissant hier (mercredi 13 janvier 2010) dans l'émission Ce soir ou jamais, Slavoj Zizek, Guy Sorman, Cinthy Fleury et André Glucksman, était édifiant par le fait qu'autour de la fin du capitalisme mis en débat, pas une seconde ces participants de tous horizons politiques n'ont évoqué le mal fait à la Terre par un système dont l'essence même est de la ronger jusqu’au trognon. Idées courbes, ou habituelle carence de cordon ombilical avec les élémentaux d’une naturalité à laquelle nous ne survivront pas ? Il n’en demeure pas moins que notre Terre-mère, cette planète vivante qui nous alloue sa maison du Quaternaire, ne compte de représentant que lorsqu’il s’agit d’en faire commerce.

 

L'excellent Hervé Kempf peut rentrer chez lui ou réviser sa notion : ce ne sont pas les riches qui détruisent la planète, ce sont eux qui la sauvent ! Tout ami de la Terre refusant de travestir le capitalisme par une économie dite verte peut abandonner le combat. Il n'y a plus rien ni à voir, ni à espérer. Le capitalisme sera "vert" ou ne sera plus. Mais d'une teinte verte si fausse et si manipulatrice qu'elle déteindra au premier soleil, et cette imposture sera la dernière parade.

 

On peut aussi se poser cette question : pourquoi, depuis les années 1970, le libéralisme économique avait-il tant décrié et diabolisé l’écologi(sm)e pour maintenant s'en mettre jusque-là ? Tel est la preuve d'une manipulation de plus d'un système dont la fourberie n'est plus à démontrer, mais qui reste le miroir aux alouettes du peuple parce qu'il prétend le gaver.

 

La prochaine entourloupe sera celle de la dénatalité. Après avoir décrié le postulat d'une décroissance démographique jugée honteusement malthusienne et contre tous les grands principes des libertés individuelles, les maîtres du monde ne vont pas tarder à penser dépopulation. Imaginez un peu que certaines nations européennes, sourdes à l'exhortation politico-religieuse de la procréation, n'atteignant même plus leur taux de renouvellement démographique, attestent 4 millions de chômeurs ! Qu'en sera-t-il lorsque les bébés seront adultes ? Alors, il sera proclamé que pour faire moins de sans-emploi, il faut faire moins d'enfants. Et qu'en cas de besoin temporaire, nous puiserons dans la surpopullulation africaine pour accomplir nos basses besognes.

 

Sujets embrigadés par le bonheur inutile de nos démocraties marchandes : vous êtes coupables de ce qu'on vous fait consommer, des sols que vous avez dégradés, du CO2 que vous émettez, de la biodiversité que vous éradiquez avec vos HLM, vos pelouses, vos piscines, vos fraises d’hiver et vos bagnoles, et demain des progénitures que vous vous complaisez à ajouter à la surcharge des... chômeurs et des sans-papier d’un monde sans respect, mais qui se dit vertueux.

 

Et n'oublions pas que tout ce cirque qui nous traîne de bulle en bulle n'est qu'un leurre pour tenter de jouer les prolongations : vouloir moraliser le capitalisme, c'est le détruire. MORALISONS-LE !

 

Bienvenue dans l'immensité sacrée de la biodiversité, Monsieur l'économiste, tête de gondole onusienne, vous dont toutes les cellules sont en phase avec le Vivant (tu parles…), vous qui, au travers de l'Arbre, ne voyez que les planches que bio-indique votre immonde calculette.

 

Cette sixième extinction massive des espèces est la première à la charge de l’homme, mais strictement de l’homme marchand. Notre cécité écologique a dénié la finitude d’un monde surestimé rechargeable, extensible. Il n’y aura pas de suite, ce qui est consommé est consumé. Ce qui est pris n’est plus à prendre.

 

« Vous êtes prisonniers d'un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre. » Daniel Quinn

 

Nous, peuple dernier ? Assurément !

 

 


Actu à propos du banquier de la biodiversité :


http://www.actu-environnement.com/ae/news/economie_biodiversite_9303.php4

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/nature/20100111.OBS3332/2010_annee_de_la_diversite_du_vivant.html

http://www.developpementdurable.com/economie/2009/11/A3523/enquete-proteger-la-biodiversite-peut-rapporter-gros.html

 

 

http://www.amazon.fr/Nous-Peuple-Dernier-Survivre-Bientot/dp/2296105629

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2237_biodiversite_banquier_capitalisme.php

http://www.planete-attitude.fr/profile/MichelTarrier




FUREUR A PROPOS DU SCANDALE VACCINAL


Des centaines de travailleurs du secteur public déclarent que leur vie a été ruinée par les vaccins.

Ils déclarent que le gouvernement les a abandonnés.

Environ 200 médecins, infirmiers, pompiers, gardiens de prison, médecins légistes... disent qu'ils ont eu de graves problèmes de santé physique et mentale après les vaccinations qui leur ont été imposées dans le cadre de leur travail au cours des dix dernières années. Tous ont dû abandonner leur travail et 60% d'entre eux sont handicapés.

http://www.express.co.uk/posts/view/150804/Fury-at-vaccine-scandal (en anglais)


Pour une production alimentaire
soutenable et autonomisante


Micro-agriculture biointensive

 "Il s’agit d’une méthode développée au XXème siècle par le maître-horticulteur anglais Alan Chadwick, elle s’inspire en partie de l’agriculture biodynamique et de la méthode de maraîchage dite intensive française.
De la biodynamie elle reprend l’absence d’intrant (créant ainsi des systèmes agricoles autofertiles), le compagnonnage végétal, l’utilisation de certaines préparations à base de plantes, et l’attention au cycle lunaire synodique (lune croissante/décroissante, nouvelle/pleine lune) pour les semis.
De la méthode intensive française elle reprend le travail sur buttes préparées par double-bêchage, et la minimisation de l’espacement des plantes. Les apports propres d’Alan Chadwick concernent d’une part l’usage de variétés-populations ou variétés anciennes (pas d’hybrides F1 ni de variétés issues de la “révolution verte”) et les proportions de surfaces consacrées aux trois grand types de plantes qui y sont cultivées (voir plus bas)."
http://biofutur.biofutur.org/2010/01/micro-agriculture-biointensive/




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Conscience du peuple,
dernières nouvelles:
Francs-Maçons, NOM, Illuminatis...

Bonjour,

Lors de ma dernière intervention, je vous ai dit que j'allais me
concentrer sur l'écriture d'un texte qui expose les dessous occultes de la
franc-maçonnerie et des doctrines/courants nouvel-âge.  J'ai trouvé des
textes qui donnent l'essentiel de ce que je voulais vous transmettre.  Ce
que je pourrais y rajouter, c'est que toutes ces philosophies en apparence
altruistes et édifiantes cachent un bien sombre secret dévoilé qu'aux
initiés: Lucifer et sa hiérarchie diabolique (esprits malins + alliance
d'hommes) mènent notre monde vers le plus incommensurable chaos et ce, par
la séduction et la perdition la plus totale!  Je ne parle pas ici du
"diable à la queue fourchue" qui a été utilisé par la religion pour faire
peur et soumettre les âmes.  Je parle d'une entité vivante, extrêmement
puissante, qui s'est déguisé en "ange de lumière" pour faire croire aux
hommes que leur nature charnelle peut s'élever au-delà de la Création, que
que Dieu n'existe pas et qu'une nouvelle ère est sur le point de naître
par le seul pouvoir de la volonté des hommes déliés des limitations et des
conditionnements de l'esprit.

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/

Un frère chrétien, membre pendant 20 ans du Grand Orient de France, vient
de terminer l'écriture de son manuscrit qui constitue son témoignage. 
Au prix de 15 euros, vous pouvez le commander en écrivant à Luc:
lucdeliere@yahoo.fr

En fait, le nouvel ordre mondial, conduit par Satan, sa horde et une
alliance d'hommes (Illuminatis), souhaitent instaurer une dictature
politique mondiale sous le couvert de la paix et de la sécurité.  Ils
veulent ériger un royaume planétaire ("royaume de la bête") et ce, pour
défier le Royaume de Dieu et usurper la Toute Puissance du Créateur. Ils
ont prévu de créer un désordre mondial (ordo ab chaos) pour ensuite créer
l'architecture d'un nouveau monde.  Malheureusement, de très nombreuses
personnes, plongées dans la plus totale détresse, seront trompées par le
"système de la bête" puisque ce dernier sera dirigé par des puissances
occultes capables d'assouvir les âmes.  Seuls ceux qui auront eu la
connaissance et la sagesse pourront reconnaître le piège et ainsi,
déployer toutes les armes spirituelles pour ne pas faillir.

Quand on fait l'étude approfondie des doctrines occultes/lucifériennes, il
devient évident que les "Illuminatis" connaissent les Écritures bibliques
et s'en inspirent dans toutes leurs démarches.  D'ailleurs, dans les
rituels maçonniques, les adeptes doivent mourir à leur ancienne vie,
renier leur foi en Jésus-Christ, et renaître de nouveau dans le règne du
Grand Architecte de l'Univers, lequel est nul autre que Satan!

Je vous invite à lire ce texte où vous pourrez débuter une étude
approfondie sur les pièges occultes et diaboliques qui nous sont tendus en
vue d'une domination totale sur les âmes humaines.  Vous comprendrez que
la foi en Jésus-Christ n'a rien à voir avec ce que la religion catholique
enseigne...
http://www.moissondeselus.com/illuminati1.htm

La tragédie qui frappe Haïti est une désolation indescriptible.  Nous
sommes tous touchés et interpellés par tant de souffrances infligées à un
peuple déjà dépouillé.  Ce drame pourrait devenir le nôtre...

En ce sens, voici un écrit récent de Gerarld Celente, prévisionniste
économique reconnu mondialement, où il nous dresse un portrait de ce que
pourrait devenir l'année 2010.  Évidemment, vous n'y trouverez rien de
réconfortant.  Toutefois, je crois que la connaissance utilisée avec
intelligence peut nous pousser à agir avec sagesse et prudence.  Nous
sommes soit la cigale ou soit la fourmi!

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7134

À bon entendeur...

Mon prochain courriel traitera du MMS et du colloïdal d'argent comme
protocoles potentiellement prometteurs pour le cancer et autres
affectations mineures et majeures de la santé.

Isabelle
webmaster@consciencedupeuple.com

Pour vous abonner à la liste d'envoi, simplement en faire la demande via
mon courriel.

Blogs:
http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/
http://vaccinh1n1.blog.mongenie.com/


Videz vos comptes - Quittez vos banques ! 


pour ceux qui en ont encore !

L'année 2010 pourrait sonner le glas
de votre compte courant,
de vos livrets
Néolibéralisme et conséquences

Videz vos comptes
Quittez vos banques !

En effet, les banques sont truffées d’actifs « pourris », suite à l effondrement financier de 2008, il y en a pour des milliards d’euros. Les quantités gigantesques de liquidités, déversées par les gouvernements, les banques centrales, ont empêché, dans un premier temps, la faillite de toutes vos banques. Ces dernières ont donc accaparés toutes ces liquidités afin d’essayer de se recapitaliser. Les banques, étant conscientes de leur état de délabrement, ne se prêtent même plus d’argent entre-elles, elle ne se font plus aucune confiance ! Cela explique l’état catastrophique du crédit, où les particuliers, mais surtout les entreprises, se retrouvent complètement étranglées au niveau de leur trésorerie. En particulier en France, où ce manque de trésorier est structurel. Les grosses entreprises, paient les petites à 90 jours minimum, ce qui oblige les PME, artisans à jouer les banquiers du « CAC40 ».

Les banques, devenues incapables de financer les « trous » de trésorerie des PME, laminent littéralement nos entreprises, artisans et petits commerces. D’où les faillites exponentielles auxquelles nous assistons, ainsi que leurs conséquences : l’explosion du chômage, la précarité, la misère.

Le renflouement planétaire des organismes financiers continue, grâce à l’argent public. L’endettement des états devient colossal, hors de tout contrôle. N’oubliez-pas que l’Etat c’est vous, il vous faudra donc payer cette gabegie d’argent, organisée par nos gouvernants. D’ailleurs, vous commencez déjà, à travers les lois permettant l’augmentation artificielle des infractions routières, la taxe carbone, ainsi que toutes celles qui se préparent (http://www.newsoftomorrow.org/spip.php ?article7170).


Profitant de l’état de crise, nos gouvernants en profitent pour liquider toutes les institution sociales, Poste, EDF, etc, les démantèlent et les revendent aux « amis », qui ont financé leur accès au pouvoir. Donnant donnant. Les pays ne sont plus dirigés par des représentant du peuple, œuvrant pour le peuple, mais par des pantins, au service des multinationales, des consortiums. Ils ne cachent même plus leur allégeance à leurs maîtres (http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-gouvernement-brade-le-social-67657).


Liste des 30 premiers organismes financiers au bord de la faillite
(http://www.newsoftomorrow.org/spip.php ?article7175) :

(..)

Les banques augmentent et inventent maintenant toutes sortes de frais, d’intérêts. Elles virent leurs clients au moindre prétexte : découverts, manque de rotation sur le compte, etc…( http://www.newsoftomorrow.org/spip.php ?article7188) La seule banque qui fait encore son travail « humainement » est la Banque Postale (https://www.labanquepostale.fr/index.html), ouvrez-y un compte.

Actuellement, de grands patrons d’organismes financiers, liquident leurs propres actions des banques qu’ils dirigent ! (http://www.tradingsat.com/actu-bourse-137765-BNP.html) Si ces personnes, au courant de la réalité de leurs banques « zombies » se sauvent, ne soyez-pas les dindons de la farce(http://www.alterinfo.net/La-Societe-Generale-indique-a-ses-client-comment-se-preparer-a-un-effondrement-global_a39509.html). Quittez les banques à risque, elles le sont pratiquement toutes, ouvrez un compte à la Poste, la seule banque ou existe encore 2 doigts d’humanité. Ne laissez que le minimum d’argent sur votre compte, payez en espèce, videz vos livrets, achetez ce que vous avez à acheter maintenant, des pièces d’or (20F or), du terrain, faites des réserves de nourriture, de combustible…

La loi de Murphy précise que si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner. Un autre adage indique que si il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu’au moins l’une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu’un quelque part pour emprunter cette voie…


 http://www.newsoftomorrow.org/

http://www.alterinfo.net/Videz-vos-comptes-Quittez-vos-banques-!_a41248.html

Je porte à la connaissance de mes lecteurs ce texte, sans me prononcer.
De toutes façons, placer ses sous pour 1% d'intérêts, qui seront prêtés au taux usurier de 19 %, autant les garder chez soi, c'est plus sûr !!! Ras-le-bol des banksters !!! Eva
 .

Commentaire de l'auteur :
En tant que rédacteur de cet article, je tiens à préciser que je n'ai aucuns intérêts dans la Banque Postale. J'ai précisé le nom de cette banque, dans la mesure ou c'est une des rares banques, qui ne se soit pas exposée dans le crack de 2008. De plus, elle accepte d'ouvrir des comptes à des personnes en grande difficultés financières, voir interdites bancaires. Cela mérite d'être précisé, alors que toutes les autres banques ont commencé à faire le ménage et virer les gens qui ne correspondent plus à leurs critères de rentabilité.
Je pense qu'il faudrait peut-être commencer à ouvrir les yeux sur toutes ces pratiques et refuser de continuer à être des otages.
Les banques centrales et les Etats ont inondé les banques de liquidités, et continuent à le faire, malgré cela les banques nous traient et nous traitent comme du bétail. Sommes-nous dociles ou idiots ?
Il y a surement des alternatives existantes, où à mettre en place, afin de reprendre notre destin en mains.


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Que se passe t-il au Yémen dont on dit que c'est la nouvelle poudrière qui
va faire exploser la marmite du Moyen Orient ? Petit pays de 20,9 millions
avec une superficie de 527970 km2, un taux d'alphabétisation de 47,7 % , il
est composé de Musulmans sunnites (55 %), et de musulmans chiites (42 %).
Les autres habitants sont chrétiens, hindouistes, juifs. C'est une
République (...)

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Le terrorisme est le prix à payer pour le soutien
aux despotes et aux dictateurs (The Guardian)
par  Seumas MILNE

Si une survivante de l'Holocauste, âgée de 85 ans, avait fait la grève de
la faim en soutien d'un peuple assiégé dans une autre partie du monde, et
si des centaines de manifestants plutôt occidentaux avaient été pris pour
cible et battus par la police, vous pouvez être sûr que nous aurions
entendu parler de tout cela. Mais parce que cela s'est passé dans l'Egypte
soutenue par l'Occident plutôt qu'en Iran, et parce que le peuple soutenu
par les (...)

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2000-2009 : Une décennie noire pour la condition humaine
par  Chems Eddine CHITOUR

« (...) De plus, le processus de transformation, même s'il apporte un
changement révolutionnaire, risque d'être long, en l'absence de quelque
événement catastrophique et catalyseur - tel qu'un nouveau Pearl Harbour.
(...) »  Project for New American Century (Pnac)

Cette phrase tirée du document Pnac ; « Projet pour un nouveau siècle
américain » mis en place par les néoconservateurs américains, explique à
bien des égards, la situation mondiale actuelle et le président (...)

http://www.legrandsoir.info/2000-2009-Une-decennie-noire-pour-la-condition-humaine.html


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http://www.legrandsoir.info/Harald-Welzer-Les-Guerres-du-climat-Pourquoi-on-tue-au-XXIe-siecle.html

Autant s’en convaincre : les guerres d’aujourd’hui et de demain, par delà la captation de l’eau et de l’air pur, viseront à asservir le plus grand nombre et à asseoir toujours plus la domination du capitalisme transnational.

On sait bien que qui contrôle le passé contrôle le présent et l’avenir. L’idéologie dominante a donc gommé l’histoire meurtrière de l’exploitation, de la colonisation, de l’esclavage pour nous faire croire que l’état des choses, c’est-à-dire un Occident “ naturellement ” dominant, a toujours été et sera toujours. Seulement, le réchauffement climatique, le pompage sans vergogne des énergies fossiles et des autres ressources du sous-sol et du sol sont responsables du déséquilibre grandissant entre les pays industrialisés et les régions les plus pauvres. Pour pérenniser cette injustice, le capitalisme mondialisé s’en prend de moins en moins directement aux États. Il met en branle, selon Welzer, « des entreprises comportant de longs enchaînements d’actions et des acteurs nombreux, la violence étant déléguée, remodelée, invisible. » Les guerres du XXIe siècle sont post-modernes et post-héroïques, au sens où « elles ont l’air d’être menées à contrecœur ». Il est vrai qu’il est devenu de plus en plus difficile d’annoncer fièrement que l’on va anéantir un peuple.



La dette extérieure d’Haïti,


 En 1803, après 300 ans d’esclavage, un grand mouvement souleva Haïti et mit en déroute l’armée française. Vint ensuite la déclaration d’indépendance abolissant l’esclavage en janvier 1804. Les Français menacèrent de revenir pour coloniser le pays, en refusant de reconnaitre l’indépendance et en appelant à la guerre. une hypocrisie française

 

 
En 1825, le gouvernement français exigea que le gouvernement haïtien paye une quantité équivalente à 21 milliards de dollars actuels, condition pour reconnaitre l’indépendance du pays. Le gouvernement d’alors craignant une nouvelle invasion fut obligé de payer et la France reconnut ainsi l’indépendance.


La relation actuelle de la France avec Haïti et l’influence de ces faits sur la vie politique haïtienne, démontre hypocrisie de la France. Si celle-ci tient un discours en faveur du développement du pays, jamais elle n’a fait un geste pour mettre en pratique son discours.


L’obligation d’Haïti de payer d’énormes sommes au FMI provient de l’injustice faite par la France qui dispose d’un poids important dans cette organisation. La position est claire et n’a rien à voir avec une quelconque volonté d’aider et de participer à la reconstruction du pays, appauvri par toutes ces politiques.


Cette attitude de la France de refuser de payer sa dette se répète aujourd’hui. La France a en effet accueilli l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, avec sa fortune personnelle de 900 millions de dollars, somme volée dans les caisses de l’Etat haïtien, soit une somme supérieure à la dette externe du pays d’alors, où il s’exila après 29 ans de dictature de père en fils.


Ainsi, si la France souhaite changer son attitude vis-à-vis de l’Histoire, son premier devoir est de payer à Haïti ce qu’elle lui doit et de rendre possible l’extradition de l’ex-dictateur Duvalier pour qu’il soit jugé devant la justice haïtienne et ainsi permettre au pays de récupérer l’argent volé par le gouvernement du dictateur.

 

Source : larevolucionvive.org.ve .

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La suppression du juge d’instruction inconstitutionnelle pour le procureur général ! Olivier Bonnet Vendredi 15 Janvier 2010 Il y a un an exactement, à l’occasion de l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation, Nicolas Sarkozy avait annoncé la prochaine suppression du juge d’instruction. "C’est la fin des juges indépendants qui osaient enquêter sur des affaires embarrassantes pour le Pouvoir : le procureur, aux ordres du ministre de la Justice, pourra décider seul s’il y a lieu d’ouvrir une enquête. Une régression démocratique sans précédent", résumions-nous dans notre billet consacré au sujet. Rien de surprenant par conséquent à ce que près de 300 avocats, magistrats et fonctionnaires aient tenu à commémorer l’anniversaire de la funeste […]



150x150.png?~aHR0cDovL2Zhcm0zLnN0YXRpYy5En marge de la conférence de Copenhague s'est tenu un minisommet permettant à des scientifiques de confronter leurs données à celles, du moins en partie manipulées, sur lesquelles reposent les décisions de nos dirigeants. Le professeur Henrik Svensmark, physicien du Centre national spatial danois à Copenhague, a expliqué que le réchauffement récent est causé par l'activité solaire. Pour Nils-Axel Mörner, géologue à l'université de Stockholm, la montée du niveau des eaux a été grandement exagérée par des pseudoscientifiques alarmistes ; l'observation des sédiments, des côtes et des arbres le démontrerait. Pour le professeur Cliff Ollier, géologue à l'université d'Australie-Occidentale, la fonte de la calotte glaciaire est liée à la géothermie, non à la […]


” Pour chaque terroriste d’Al-Qaïda ou taliban tué par des drones américains, 140 Pakistanais innocents ont dû donner leur vie »

MÊME LE “COUNCIL ON FOREIGN RELATIONS” COMMENCE A TROUVER QUE LES USA EN FONT TROP POUR ISRAËL


La France solidaire de Haîti :

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http://laplote.blogs.courrierinternational.com/


http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/pages/Armes_pour_une_deconstruction_de_la_construction_europeenne-1810108.html


http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-les-medecins-cubains-parmi-les-premiers-a-porter-secours-aux-haitiens-victimes-du-seisme-42955527.html



Le courrier de Jacques Crèvecoeur, extrait :

  • Je rêve d’une médecine où la globalité de notre être soit prise en compte et respectée.
  • Je rêve d’une médecine qui redonnerait du sens aux maladies qui nous affectent.
  • Je rêve d’une médecine qui nous encourage à écouter les signaux de notre corps plutôt qu’à les supprimer au plus vite.
  • Je rêve d’une médecine qui nous responsabilise dans le maintien de notre équilibre, sur tous les plans.
  • Je rêve d’une médecine qui se remette à l’écoute de l’humanité que chacun d’entre nous porte.
  • Je rêve de médecins qui comprennent que nous sommes UN, entité indissociable corps-esprit.
  • Je rêve de médecins qui nous accompagnent dans la recherche des véritables causes de nos maladies.
  • Je rêve de médecins qui nous aident à résoudre les chocs qui ont été à l’origine de nos symptômes.

Je crois fermement que cette médecine, nous ne l’aurons que si nous prenons chacun notre part de responsabilité. Et cette prise de responsabilité commence, à mon avis, par l’acte de s’informer et de se former à d’autres sources que celles contrôlées par les marchands de maladies et de médicaments (ce sont les mêmes, d’ailleurs).


Nous ne pourrons compter que sur nous 
pour vivre dans un monde respectueux

Ce qui s’est passé cet automne m’a fait sortir d’une forme de nonchalance confiante concernant l’avenir de notre monde. Bien sûr, je savais que la corruption gangrenait tous les lieux où le pouvoir et l’argent étaient présents. Je savais que la fraude était une pratique de plus en plus répandue dans les milieux concurrentiels de la recherche scientifique. Je savais que les médias et les journalistes se prostituaient au service des grands groupes d’intérêt multinationaux et s’étaient transformés en instruments de propagande. Je savais que les riches concentraient de plus en plus de richesses au détriment d’une majorité écrasante de la population planétaire. Je savais qu’une élite mondiale agissait dans l’ombre (à travers la Commission Trilatérale, le Club de Bilderberg, le Club de Rome, le Council for Foreign Relations, les réunions de Davos, etc.) pour supprimer petit à petit la souveraineté des peuples et des nations au profit d’un gouvernement mondial. Tout cela, je le savais. Et je ne m’en inquiétais pas, car je ne suis vraiment pas de nature paranoïaque (contrairement à ce que beaucoup pensent !), mais je suis plutôt confiant en la nature humaine.

Ce qui m’a fait sortir de mon optimisme béat, ce sont les recherches approfondies que j’ai faites autour de cette soi-disant pandémie de grippe H1N1. J’ai découvert que presque toutes les conditions (lois, décrets, infrastructures, corruptions, etc.) étaient en place pour que le monde bascule dans une dictature mondiale

info@jean-jacques-crevecoeur.com.


« Quand la vérité est remplacée par le silence, le silence est un mensonge ».
                                                                                           Yevgeny Yevtushenko


La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise»
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16993
Les Nobel ont eu du flair !!!



Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... M. Elkabbach, de qui vous moquez-vous ?
L'article d' Eva R-sistons ici :
http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20100116



 

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Published by Eva R-sistons - dans Scandale
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 13:03



Virage-pol-dangereux-Chantal-Cottet.jpg


Gouvernement mortifère - diabolique ?
Par Eva r-sistons 

Et si notre Gouvernement, en principe en charge du Bien public, travaillait en réalité à la dépopulation, à la réduction du nombre d'habitants ? R. Bachelot, ancienne visiteuse médicale, s'est déjà distinguée par son attachement à défendre Big Pharma, les grands Labos qui, à mon avis, sont plus préoccupés par le profit que par notre santé. Voici maintenant qu'elle semble décidée à installer la radioactivité dans les bâtiments, dans nos logements comme dans les écoles de nos enfants. Nourriture trafiquée, malsaine, bourrée de produits chimiques, vaccins à gogo, Codex Alimentarius, profusion de médicaments juteux pour les Labos, diabolisation des produits naturels, chemtrails (épandages aériens illégaux de produits chimiques dans l'atmosphère), manipulations du climat, projets de guerres totales et nucléaires, etc, veut-on délibérément détruire notre environnement, notre santé, et même notre nombre ? On peut légitimement se poser la question au vu des politiques menées à travers la planète.

Et si ceux qui sont censés défendre nos intérêts, étaient non seulement bien sûr au service d'une Oligarchie financière et industrielle, mais aussi attachés à travailler à la dépopulation, et donc au meurtre de masse ? Ce serait un scandale sans précédent. Le peu de cas qui est fait des souhaits ou des besoins des peuples tendrait à prouver que ceux qui ont le pouvoir finissent par devenir des apprentis-sorciers complètement indifférents au sort des populations et même résolument, volontairement, attachés à tout faire contre leurs intérêts, suppression des droits fondamentaux comme celui du travail, crises, pandémies, guerres, enpoisonnement du quotidien alimentaire ou sanitaire, etc ?

J'ose poser la question. Ce qui est sûr, c'est que notre environnement est de plus en plus malsain, et que notre gouvernement est de plus en plus soucieux de promouvoir des politiques totalement contraires à ce que nous souhaitons, d'abord, et au bien du plus grand nombre, ensuite.

Vous avez aimé le scandale de l'amiante, pour ne citer que lui ? Vous adorerez le scandale de la radioactivité à domicile. Je le projette volontairement au-devant de la scène, après l'avoir abordé récemment (
http://r-sistons.over-blog.com/article-alerte-sont-ils-fous-pire-que-le-codex-alimentarius-tous-nuclearises--42275370.html, précédé de mon éditorial, "le monde est-il devenu fou ?"). Personnellement, jusqu'au bout je défendrai la vie, le vivant.

Lorsque nos charmants politiciens ont commencé à plaider pour le nucléaire, un slogan courait alors parmi les citoyens conscientisés, bien avant Tchernobyl : "Soyons actifs avant d'être radio-actifs".

Il est, je crois, plus que jamais d'actualité

Eva R-sistons à l'intolérable


Photo : © droits réservés
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Borloo et Bachelot veulent-ils
couvrir la France de matières radioactives ?
 

Certains sèment la biodiversité, d’autres préfèrent semer la radioactivité. Les ministères de l’Ecologie, de la Santé et de l’Economie ont ouvert la porte au « recyclage » des déchets radioactifs issus de l’industrie nucléaire dans les biens de grande consommation. Du ciment radioactif pourra ainsi servir demain à bâtir des logements ou des écoles. Au grand dam des associations de consommateurs.

Faudra-t-il bientôt se munir d’un compteur Geiger pour vérifier le taux de radioactivité que dégageront les murs de votre logement, vos équipements contenant du métal ou les matériaux présents sur votre lieu de travail ? Scénario de science-fiction ? Malheureusement non. Depuis 2002, le Code de la santé publique interdisait l’ajout ou l’utilisation de substances radioactives pour la fabrication de biens de consommation et de matériaux de construction. Toute acquisition et cession de sources radioactives étaient sévèrement encadrées. Ce n’est désormais plus le cas. Le 5 mai 2009, quatre ministères – celui de l’Ecologie, de la Santé, de l’Economie et du Logement – ont signé un arrêté interministériel qui permet de déroger à cette interdiction. Le texte est entré en vigueur malgré l’avis défavorable de l’Autorité de sûreté nucléaire.

Cela signifie que demain, si EDF veut se débarrasser de ses gravats faiblement radioactifs générés par le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne (la première centrale nucléaire française à être démantelée), elle aura la possibilité de les céder ou les vendre à une cimenterie. Celle-ci transformera les gravats en matériaux de construction, qui serviront ensuite à bâtir des bureaux, des logements, des écoles ou des hôpitaux... Idem pour Areva. Si la multinationale ne sait que faire de fûts en métaux contaminés suite à un transport d’uranium, elle pourra les livrer à une fonderie qui le recyclera dans des produits de grande consommation : outils, véhicules, machines agricoles ou tuyaux (ce qu’avait déjà tenté de faire Areva en 2004 [
1]). Seuls cinq catégories de produits restent exclues de toute dérogation : les aliments, les cosmétiques, les parures (bijoux), les jouets et les matériaux en contact avec les aliments et les eaux (les emballages par exemple).

Radioactivité lâchée dans la nature


Seuls les déchets radioactifs dits de « très faible activité » (TFA) sont concernés. Il n’empêche. Jusqu’à présent, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) entrepose ces déchets dans un centre de stockage situé dans l’Aube (Champagne-Ardenne). Les déchets sont enterrés « à quelques mètres de profondeur dans une roche argileuse », puis le lieu de stockage est ensuite recouvert « d’une couche d’argile compactée pour lui redonner son imperméabilité d’origine ». En cas de recyclage, seuls les acteurs de la filière nucléaire sont habilités à réutiliser du béton ou les gravats contaminés pour leurs installations. Ces précautions disparaissent avec le système de dérogation. Une fois lâchés dans la nature, ces matériaux ne seront plus tracés ni contrôlés.

« Même si ces déchets TFA seront dilués dans d’autres matériaux, cela va augmenter le bruit de fond de la radioactivité. Faible niveau de risque ne signifie pas absence de risque », explique Corinne Castanier, directrice de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Contrôler les rayonnements radioactifs coûte très cher. Les entreprises qui recycleront ces matériaux auront donc tendance à ne procéder qu’à des vérifications partielles sur des échantillons de ciment ou de ferraille « dilués ». Ce qui augmentera la possibilité de laisser passer un parpaing ou une tôle trop radioactive.

Multiplicateurs de cancers


Corinne Castanier ne comprend pas pourquoi le gouvernement a pris une décision si lourde de conséquences pour la santé, à l’heure où les pouvoirs publics cherchent, dans le cadre du « plan cancer », à diminuer l’exposition des populations à la radioactivité naturelle (notamment le radon, qui favorise les cancers pulmonaires selon l’Organisation mondiale de la santé). En rendant possible l’ajout de substances radioactives dans des biens et des matériaux destinés au grand public, le système de dérogation risque bien d’augmenter la radioactivité artificielle, et les risques de cancer. « Seuls les industriels y trouvent un intérêt. Au lieu de stocker ces déchets, ce qui coûte cher, ils pourront s’en débarrasser tout en récupérant de l’argent. » Avec le démantèlement progressif des centrales nucléaires vieillissantes, le volume des déchets radioactifs sera multiplié par trois d’ici 2020, selon les prévisions de l’Andra.

Ce retour en arrière est d’autant plus incompréhensible que l’on cherche à réparer les erreurs commises depuis un demi-siècle. Jusqu’en 1986, 50 000 paratonnerres radioactifs [
2] ont été disséminés dans toute la France, plus sept millions de détecteurs de fumée contenant de l’américium 241 [3], radioactif pendant 433 ans ! « Nous sommes en train de courir pour retrouver les objets radioactifs disséminés sur tout le territoire et le gouvernement rouvre la porte à des dérogations. Il faut tirer les leçons de ces années-là ! », assène la directrice de la Criirad. L’interdiction, en 2002, d’ajouter ou d’utiliser des substances radioactives dans des matériaux ou des biens de grande consommation avait été obtenue après un long travail de la Criirad et des associations de consommateurs, comme l’UFC Que choisir.

Avant cette réglementation, presque tout était permis. Ainsi Saint-Gobain avait introduit des déchets radioactifs dans la fabrication de sa laine de verre (Isover) multipliant par vingt les rayonnements. Ou la Cogema (devenue Areva) qui avait ajouté de l’uranium appauvri dans la poudre d’émail jaune destinée à la fabrication de bijoux. « Si demain la législation autorise l’addition de substances radioactives, il s’agira de modes de fabrication standard. Ce ne sont plus seulement la laine de verre et les émaux qui seront radioactifs, mais le ciment, le béton, l’acier, les pièces métalliques, le carrelage, les appareils ménagers, les ustensiles quotidiens... On peut légitimement s’inquiéter car le risque est bien réel. Le démantèlement des installations nucléaires va générer 15 millions de tonnes de déchets », s’inquiétait alors l’UFC Que choisir. Tout est désormais à refaire.

Recours juridique et responsabilité politique


La Criirad a d’abord adressé un recours au Conseil d’Etat pour faire annuler l’arrêté sur la base de ses « anomalies juridiques ». En cause : les modalités d’information des consommateurs. Celles-ci restent à la discrétion des industriels qui se garderont bien de mettre le logo spécifique aux matériaux radioactifs sur les emballages ! On ne peut faire plus laxiste. Or, c’est aux ministères concernés de définir ces modalités d’information. Ensuite, une telle décision concernant le Code de la santé publique ne peut être prise que par décret, signé directement par les ministres. Mais seuls les chefs de service des administrations concernées ont apposé leur signature au bas de l’arrêté.

L’association a adressé à Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot et Christine Lagarde une lettre ouverte le 6 novembre 2009 pour les alerter « sur le contenu et les conséquences d’un texte, pris en leur nom » et pour qu’ils l’annulent. Plus de 7 000 cartes pétitions ont également été envoyées par des citoyens. Après deux mois de silence gouvernemental, Corinne Castanier sera reçue le 11 janvier au ministère de l’Ecologie. « Ils ne pourront pas dire qu’ils ne sont pas au courant ». Si rien ne bouge, la campagne pour l’annulation de l’arrêté se durcira, avec l’entrée en lice des associations de consommateurs.
Ivan du Roy

L’arrêté interministériel :
PDF - 77.9 ko
L’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire :
PDF - 62.2 ko

Notes

[1] Le Tribunal administratif de Lyon avait à l’époque annulé l’autorisation délivrée par le Préfet de la Loire pour un tel projet. L’entreprise Socatri (Areva) et une fonderie (Feursmetal) envisageaient de procéder à la fusion de 550 tonnes de ferraille contaminée provenant du site du Tricastin pour fabriquer des pièces en acier moulé destinées au domaine public.

[
2] Ces paratonnerres sont équipés de sources de radium 226 (période radioactive de 1 600 ans) ou, plus rarement, d’américium 241 (période radioactive de 433 ans). Dans les deux cas, il s’agit de radionucléides émetteurs alpha de très forte radiotoxicité et l’activité des sources est élevée (de plusieurs millions à près d’un milliard de becquerels). L’Andra n’en a récupéré qu’un quart.

[
3] Les professionnels estiment que 35% seulement de ces appareils sont sous contrats de maintenance. Pour les autres – environ 4,5 millions – la récupération sera beaucoup plus difficile, d’autant plus qu’aucune garantie financière n’a été mise en place. Sur la base d’une période de 433 ans et partant d’une activité de 30 000 Bq, il faudra attendre environ 2 000 ans pour que l’activité soit réduite à 1 000 Bq ; environ 5 000 ans pour atteindre 10 Bq et plus de 6 000 ans pour une activité résiduelle d’1 Bq. L’Union européenne recommande une norme de 200 bq/m3 dans les maisons neuves.

Source: http://www.bastamag.net/spip.php?article835
Quelques images sur la réalité des dégats causés par le nucléaire

http://a21.idata.over-blog.com/298x299/0/20/31/00/sebizbaque/tchernobyl-20-ans.jpg

http://www.ecocitoyennete.net/images/Tchernobyl.jpg
http://static.voir.ca/_images/montreal/2017/texte/medias_tchernobyl_2017.jpg 


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-borloo-et-bachelot-veulent-ils-couvrir-la-france-de-matieres-radioactives--42724182.html


MOBILISATION CONTRE l’AJOUT
de SUBSTANCES RADIOACTIVES
dans les BIENS DE CONSOMMATION
et les MATERIAUX DE CONSTRUCTION
.


La CRIIRAD demande l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009


Document sans-titre http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html


.... LA MOBILISATION


Pour avoir le maximum de chances d’aboutir, la demande d’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009 doit être relayée par le plus grand nombre de particuliers et d’associations.


Il faut montrer aux responsables politiques que les citoyens français sont attachés à la préservation de leur environnement quotidien et prêts à se mobiliser pour le défendre ; que les consommateurs ne veulent pas que les produits qu’ils trouvent sur les rayonnages des magasins puissent être fabriqués avec des matériaux contaminés, même à faibles doses ; qu’ils ne souhaitent pas devoir contrôler leur habitation pour s’assurer qu’elle n’est pas construite avec des matériaux radioactifs.

Un dossier explicatif accompagné de cartes postales à l’adresse des ministères a été envoyé début novembre aux 4 500 adhérents de la CRIIRAD. Une fois encore, l’association compte sur eux pour constituer le fer de lance de son action… mais cela ne suffira pas. Pour réussir nous devons être bien plus nombreux à nous mobiliser.

VOUS POUVEZ, VOUS-AUSSI, APPORTER VOTRE CONTRIBUTION en participant à la campagne contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction.


ECRIRE AUX MINISTRES

Pour participer à la campagne, il vous suffit d’écrire aux 3 ministres concernés (au moins à l’un d’entre eux).

- Pour cela, vous pouvez, utiliser les MODELES DE LETTRES rédigés par la CRIIRAD pour chacun des ministres compétents pour abroger l’arrêté du 5 mai 2009 : ministre de la santé ; ministre de l’économie (en charge de la consommation) ; ministre de l’écologie (en charge de la construction).

Dans ce cas, il vous suffit d’imprimer le pdf ci-dessous et de le découper pour séparer les 3 courriers. N’oubliez pas d’ajouter vos coordonnées et de signer avant de les envoyer, sous enveloppe affranchie, aux adresses des différents ministères.


Pdf : modèles de lettres aux ministres
 



- Vous pouvez aussi adresser aux ministres compétents un COURRIER PERSONNALISE : écrit avec vos propres mots, traduisant votre expérience, votre sensibilité, les enjeux qui vous tiennent le plus à cœur, il aura encore plus de poids. Dans ce cas, pour plus d’efficacité, nous vous recommandons de préciser que votre intervention s’inscrit dans le cadre de la « campagne CRIIRAD pour l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009 ».

Dans tous les cas, MERCI DE NOUS TENIR INFORMES de vos démarches. Nous pourrons ainsi suivre l’évolution de la mobilisation et utiliser au mieux les soutiens pour nos interventions auprès des médias et des autorités. Vous pouvez nous envoyer, par voie postale, le 4ème coupon des modèles de lettre ou nous écrire à : contact@criirad.org


Merci à Florent

 




Sélection de liens :


L’élection, processus antidémocratique par définition (?) (cliquer)



Diplomatie: L'odyssée d'Obama au Yemen vise la Chine 
L’odyssée d’Obama au Yémen vise la Chine Par M K Bhadrakumar Asia Times Online, le 10 janvier 2010 article original : "Obama's Yemeni odyssey targets China" Il y a un an, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, faisait une révélation fracassante : les forces de sécurité de son pays avaient appréhendé un groupe d’islamistes liés aux forces des services secrets israéliens. « Une cellule terroriste a été appréhendée et sera renvoyée devant les tribunaux pour ses liens avec les
[…]









La fin économique de l'Occident ?
Le cours de l’or explose 2h33 du matin : belle poussée haussière. Oz@1154 dollars Beaucoup de fonds semblent être passés à l’achat. On me signale des carnets d’ordre bien remplis du côté de Hong Kong et Shangaï…     La FED a acheté 80% des T-Bonds en 2009 L’arnaque économique se précise, et aura comme conséquence logique une hyperinflation destructrice. Si les Etats-Unis ont pu tenir depuis septembre 2008, c’est en recourant massivement à la planche à billets, comme je l’ai déjà annoncé en […]

Etat voyou :
Le saviez-vous? le salaire d'un Français supporte des prélèvements de 75% environ. Comment? Prenons l'exemple d'un salarié moyen et arrondissons les chiffres: la moyenne des salaires est de 1500 Eur, ce qui fait 3000 brut. Sur ces 1500 Eur, on retranche l'impôt sur le revenu (10%), ainsi que les impôts locaux et taxes assimilées (qui font partie des impôts directs). Encore 10%. Il reste 1200 Eur. On va imaginer que notre Français moyen paye 1.5 plein d'essence par mois, cela fait 50 Eur de […]

Justice pour la Palestine, la Palestine pour une Justice mondiale
La Palestine est le baromètre de l’état du monde, et une ligne de front de la confrontation mondiale entre domination, et liberté. Une contribution au débat sur le sionisme « Pourquoi s’occuper du sionisme ? Le sionisme est l’histoire, une simple idéologie, et l’on doit se concentrer sur la réalité politique telle qu’elle est, par sur les idéologies. » Une telle déclaration n’est pas inhabituelle dans le mouvement de solidarité pour la Palestine, et il faut sans aucun doute y apporter une […]  




Venezuela-Colombie: Chavez déploie des armements à la frontière
Venezuela-Colombie:
Chavez déploie des armements à la frontière

(..) Lors de sa visite à Moscou en septembre 2009 M.Chavez a obtenu un crédit de 2,2 milliards de dollars pour l'achat de matériels militaires. Caracas a signé des contrats d'acquisition de 92 chars T-72S, de systèmes de lance-roquettes multiples Smertch de 90 km de portée, de batteries de DCA S-300 et Anteï-2500 et d'autres systèmes de défense antiaérienne, dont des radars.

Depuis 2005, Caracas a déjà acheté des armes russes pour 4 milliards de dollars, dont des hélicoptères, des avions de combat et des kalachnikovs.

Les tensions entre les deux pays se sont exacerbées fin octobre, après la signature d'un accord de coopération militaire entre les Etats-Unis et la Colombie qui prévoit, entre autres, le déploiement de militaires américains dans sept bases colombiennes.

M.Chavez a également accusé Bogota d'envoyer des drones de reconnaissance dans l'espace aérien vénézuélien et a donné l'ordre de les abattre

http://www.alterinfo.net/Venezuela-Colombie-Chavez-deploie-des-armements-a-la-frontiere_a41245.html



Grippe A : le docteur et eurodéputé
Wolfgang Wodarg
a obtenu une Commission
d’enquête du Conseil de l’Europe


Tremblez labos et gouvernants, voici le chevalier blanc ! "Implacable réquisitoire" publié par L’Humanité

Le médecin et épidémiologiste Wolfgang Wodarg, ex membre du parti social-démocrate allemand et actuel eurodéputé et président de la subcommission pour la Santé du Conseil de l’Europe, part en guerre contre les manipulateurs qui ont orchestré l’hystérie pro-vaccinatoire. Il a obtenu la création d’une Commision d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les Etats. A en juger par l’explosif entretien qu’il a accordé à L’Humanité, les responsables peuvent trembler : les accusations portées sont graves et l’homme semble bien décidé à aller jusqu’au bout. Extraits.


Un tripatouillage de l’OMS

 

"J’ai eu tout de suite des soupçons : les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. Et l’alerte extrême décrétée était fondée sur le fait que le virus était nouveau. Mais la caractéristique des maladies grippales, c’est de se développer très vite avec des virus qui prennent à chaque fois de nouvelles formes, en s’installant chez de nouveaux hôtes, l’animal, l’homme etc. Il n’y avait rien de nouveau en soi à cela. Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type « grippal ». 
En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé début mai sa définition de la pandémie. Avant cette date il fallait non seulement que la maladie éclate dans plusieurs pays à la fois mais aussi qu’elle ait des conséquences très graves avec un nombre de cas mortels au dessus des moyennes habituelles. On a rayé cet aspect dans la nouvelle définition pour ne retenir que le critère du rythme de diffusion de la maladie. Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n’avaient pas pu développer de défense immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. (...) Dans les choses qui ont suscité mes soupçons il y a donc eu d’un côté cette volonté de sonner l’alerte. Et de l’autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ça n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela. Il y a eu aussi cette recommandation de n’utiliser que des vaccins brevetés particuliers. Il n’existait pourtant aucune raison à ce que l’on n’ajoute pas, comme on le fait chaque année, des particules antivirales spécifiques de ce nouveau virus H1N1, « complétant » les vaccins servant à la grippe saisonnière. 
On ne l’a pas fait car on a préféré utiliser des matériaux vaccinaux brevetés que les grands laboratoires avaient élaborés et fabriqués pour se tenir prêts en cas de développement d’une pandémie. Et en procédant de cette façon on n’a pas hésité à mettre en danger les personnes vaccinées."


Le marketing peut nuire gravement à la santé

logo
"Pour aller vite dans la mise à disposition des produits, on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n’ont pas été suffisamment testés. Autrement dit : on a voulu absolument utiliser ces produits brevetés nouveaux au lieu de mettre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n’y avait aucune raison médicale à cela. Uniquement des raisons de marketing. (...) Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis (Optaflu, NdA) a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n’avait jamais été utilisée jusqu’à aujourd’hui. Normalement on utilise des œufs de poules sur lesquels les virus sont cultivés. (...) 
Une autre technique au potentiel remarquable consiste à cultiver les virus sur des cellules vivantes dans des bio-réacteurs. Pour cela il faut des cellules qui croissent et se divisent très vite. (...) dans ce contexte la cellule a été tellement bouleversée dans son environnement et sa croissance qu’elle croît comme une cellule cancéreuse.
Et c’est sur ces cellules au rendement très élevé que l’on cultive les virus. Seulement pour fabriquer le vaccin, il faut extraire à nouveau les virus de ces cellules sur lesquelles ils ont été implantés. Et il peut donc se produire que, durant le processus de fabrication du vaccin, des restes de cellule cancéreuse demeurent dans la préparation. Comme cela se produit dans la fabrication classique avec les œufs. On sait ainsi que dans le cas d’une vaccination de la grippe classique des effets secondaires peuvent apparaître chez les personnes qui sont allergiques à l’ovalbumine que l’on trouve dans le blanc d’œuf.
Il ne peut donc pas être exclu que des protéïnes, restes d’une cellule cancéreuse présents dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, n’engendrent une tumeur sur la personne vaccinée. Selon un vrai principe de précaution il faudrait donc, avant qu’un tel produit ne soit autorisé sur le marché, avoir la certitude à 100% que de tels effets sont réellement exclus." 


L’OMS infiltrée par l’industrie pharmaceutique
 

logo"c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normal. Elle ne provoque qu’un dixième des décés occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie. Un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique. Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre possible cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. (...) les instituions publiques nationales et internationales (...) sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinés avec des produits présentant d’éventuels risques pour leur santé. Cela n’était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable." 


Des gouvernants sous influence


Question du journaliste de L’Huma : "La formidable opération d’intox planétaire n’a-t-elle pas été possible aussi parce que l’industrie pharmaceutique avait « ses représentants » jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants ?" Réponse de Wodarg : "Dans les ministères cela me paraît évident. (Roselyne*, pourquoi tu tousses ? NdA) Je ne peux pas m’expliquer comment des spécialistes, des gens très intelligents, qui connaissent par coeur la problématique des maladies grippales, n’aient pas remarqué ce ksqui était en train de se produire. Sans aller jusqu’à la corruption directe, qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. J’ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr, qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter (etc.) et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est-à-dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables." 


Abandonner les brevet sur les vaccins


"Pouvons nous encore laisser la production de vaccins et la conduite de ces productions à des organisations dont l’objectif est de gagner le plus possible d’argent ? Ou bien la production de vaccins n’est-elle pas quelque chose du domaine par excellence que les Etats doivent contrôler et mettre en œuvre eux-mêmes ? C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut abandonner le système des brevets sur les vaccins. C’est-à-dire la possibilité d’une monopolisation de la production de vaccin par un grand groupe. Car cette possibilité suppose que l’on sacrifie des milliers de vies humaines, simplement au nom du respect de ces droits monopolistiques." Supprimer les brevets, chiche ?

* Après avoir interrompu ses études de pharmacie, Roselyne Bachelot-Narquin a occupé, avant d’entrer dans la politique au début des années 1980, le poste de déléguée à l’information médicale au sein du laboratoire ICI Pharma de 1969 à 1976, puis elle fut chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989 (Wikipedia).

PS : La grippe A passionne les plumonautes ! Cette affaire a déjà suscité 173 commentaires pour 25 816 visites : Une catastrophe médiatique (mai 2009), Vaccin contre la grippe A : attention, danger ! (septembre), Pandemrix, le vaccin 1000 fois plus dangereux que la grippe A ? (décembre) et Le double mensonge de Roselyne (8 janvier 2010).

P.-S.

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La Chine est devenue le premier exportateur mondial
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La guerre sans fin et les alternatives populaires
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Sur ce même blog, entre autres:
Gaza, la répression se poursuit
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 « La seule chose que j’ai décidée, c’est d’accorder le dernier mot au peuple islandais via un référendum qui est conforme à nos principes démocratiques fondamentaux »

 















 

Pourquoi l'hémisphère Nord subit des vagues de froid
http://changementclimatique.over-blog.com/article-pourquoi-l-hemisphere-nord-subit-des-vagues-de-froid-42607994.html  



Nos enfants sont-ils tous des malades mentaux ?

Dominique Biamonti

Documentaire réalisé par Dominique Biamonti. Auteurs Frédéric Biamonti, Guy Hugnet et Anne Labro. Produit par La Compagnie des hares et des balises. Avec la participation de France 2.

"Certains enfants ont des comportements qui inquiètent. Parents, pédiatres et professeurs les observent et s’interrogent : risquent-ils de se retrouver inadaptés, marginalisés ? Ou même de déraper dans la délinquance ? Faut-il les ficher dès leur plus jeune âge au risque de les pénaliser davantage ? Où va-t-on recourir systématiquement à des médicaments psychotropes, comme le font les Américains ? Derrière ces questions, il y a des choix de société, et derrière chaque enfant, une histoire singulière. En France, le modèle américain fait peur, et lorsque l’INSERM, Institut National Français de la Santé et de la Recherche médicale, préconise à son tour le dépistage dès l’âge de trois ans des troubles du comportement, la levée de boucliers est immédiate.
Dans la manière dont nous regardons les enfants ou les adolescents à problèmes, ce sont des questions de fond qui se jouent : jusqu’où sommes nous prêts à aller pour garantir l’ordre (sécurité ? calme ? tranquillité ?) dans notre société ? Va-t-on réussir à éviter le tout-sécuritaire ou le toutmédicament ? Ce sont toutes ces questions qui concernent l’éducation de nos enfants et leur avenir que ce film aborde, en essayant d’être au plus près des préoccupations quotidiennes de tous les parents. "
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Published by Eva R-sistons - dans Scandale
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 00:27
             Sommaire : - Les Karens - Le martyre du peuple karen, par Eva R-sistons

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Localisation


Les Karens vivent majoritairement au Myanmar dans trois régions : au Sud-Ouest , dans le delta de l’Irrawaddy, au centre, dans le massif montagneux de Pegu Yoma, et à l'Est, dans les collines frontalières de la Thaïlande, depuis le sud de l’État Shan jusqu’au Tenasserim, les États Karen et Kayah étant les régions qui rassemblent le plus de Karens . Une minorité habite la Thaïlande, où ils sont présents tout au long de la frontière birmane, particulièrement nombreux dans la province de Tak, dans leurs villages d’origine et de plus en plus dans les camps de réfugiés [2]. Ils seraient environ 3 800 000 dont 89 % au Myanmar et 11 % en Thaïlande[3]. Quelques-uns se sont expatriés paticulièrement en Australie, à Singapour, aux États-Unis, au Canada et en Suède.


Ils constituent, après les Shans, la deuxième des minorités de Birmanie, mais il n’existe aucune statistique précise sur leur importance démographique, tant du fait de la situation politique instable que de l’enjeu que représentent les chiffres.

Les groupes ethniques 

Les Karens ne constituent pas un peuple unifié, mais sont formés de divers sous-groupes aux langues étroitement apparentées. Le nom karen utilisé par les Anglais est la transposition du terme birman kayin qui n'a pas d’équivalent strict dans les langues karens. C'est le missionnaire baptiste Francis Mason qui est à l'origine de cette transposition en 1866, notant que les Birmans l'appliquent à diverses tribus incultes habitant Burma et Pegou et le définissant lui-même comme un peuple qui parle une langue d'origine commune, commodément appelée Karen, embrassant bien des dialectes et de nombreuses tribus. Eux-mêmes se nomment Pra/Pwa K’gnaw en sgaw karen), Hploun Hpou en pwo karen, ce qui signifie littéralement « les hommes ». Les Môns les appellent Kareang ; les Thaï du Centre, Kariang ; ceux du Nord ainsi que les Shan les désignent du terme de Yang. Les langues karéniques appartiennent à la branche tibéto-birmane des langues sino-tibétaines ; elles ont été plus ou moins influencées par les langues environnantes, le birman, le thaï ou le môn.


L’identité des Karens n’en reste pas moins posée, car le terme s’applique en fait à une mosaïque ethnique constituée d’une quinzaine de groupes ou sous-groupes d’importance très inégale en nombre et dont il est difficile d’établir aujourd’hui le degré d’apparentement, faute de données ethno-linguistiques suffisantes. Alors que les ethnologues distinguent quatre grands groupes : les Sgaw, les Pwo, les Kayah et les Pa-O (ou Taunghtu), un certain nombre de linguistes en proposent trois : les Sgaw, les Pwo et les Bwé, rattachant les Kayah à ces derniers et considérant le pa-o comme un dialecte pwo.


Les SGAW constituent le groupe le plus important ; ils prédominent dans l’État Karen, mais habitent aussi des villages de part et d’autre de la frontière thaïlando-birmane depuis le sud du Shan jusqu’au Tenasserim ainsi que dans le delta de l’Irrawaddy et la région de Pegu. À quoi il faut ajouter les camps de réfugiés principalement concentrés autour de Mae Sot (Thaïlande, province du Tak). Ils sont estimés entre 1,5 million et 2 millions. Ce nombre et les suivants, qui reprennent les données datant des années 1980 [4], ne visent qu’à donner un ordre de grandeur. L’opposition karen fournit des chiffres plus élevés.


Viennent ensuite les PWO qui vivent d’une part dans le delta de l’Irrawaddy (WESTERN PWO) et d’autre part dans les mêmes régions frontalières que les SGAW (EASTERN PWO), environ 1 million au Myanmar et peut-être 50 000 en Thaïlande .


Ces deux groupes constituent à eux seuls 80 à 85 % de l'ensemble des Karens.

Les KAYAH, appelés aussi KARENNI (ou KARENS ROUGES) du fait du châle à rayures rouges qu’ils portent traditionnellement, habitent l'État birman du même nom (environ 500 000). Les femmes kayah ont pu être qualifiées de « femmes éléphants » parce que l’usage voulait qu’elles s’entourent les jambes d’anneaux de coton laqué. Quant aux PADAUNG, autre sous-groupe de KAYAH, ils sont (ou étaient) connus pour leurs « femmes-girafes » au cou entouré d’anneaux de cuivre ou de laiton[5]. Les GEBA, très petit groupe, leur sont apparentés.


Les PA-O ou TAUNG THU ou KARENS NOIRS (environ 550 000) ont subi l’influence des Shan, dans l État duquel ils vivent très majoritairement, et ils n’éprouvent pas de sentiment d’appartenance au peuple karen, malgré leur langue proche du Pwo oriental qui les y rattache.


On dénombre également plusieurs autres petits groupes : Brghe (ou : Bwe), Paku, etc.[6], dont l’apparentement aux groupes plus importants est discuté.

Histoire 

Quelques dates 

  • 700 av. J.-C. : arrivée des Karens en Birmanie (source inconnue et invérifiable).
  • XIIe : premières mentions des Karens sur une stèle commémorative môn.
  • XVIIe - XVIIIe : guerres birmano-thaïes, premières migrations de Karens en Thaïlande.
  • 1822 : conversion de Kaw Tha Byu par le Dr Judson.
  • XIXe : de nombreux Karens sont convertis et forment l’élite des cadres coloniaux britanniques.
  • 1942-1945 : invasion japonaise, nombreux pogromes contre les Karens. Les Birmans collaborent alors que les Karens forment des maquis probritanniques.
  • 1948 : indépendance de la Birmanie, les Karens réclament leur indépendance et menacent Rangoon. Fondation de l'Union Nationale Karen (KNU) par Saw Ba U Gyi (en), un avocat formé à Oxford.
  • 1953 : assassinat de Saw Ba U Gyi.
  • 1962 : coup d’État du général Ne Win, instauration de la dictature.
  • 1988 : manifestations prodémocratiques violemment réprimées dans toute la Birmanie. Des milliers d’étudiants rejoignent la résistance karen.
  • 1994 : scission de la DKBA manipulée par Rangoon.
  • 1995 : chute du QG historique de Manerplaw.
  • 2000-2007 : nombreuses négociations de paix avortées, notamment à cause des actions répressives de militaires birmans sur le terrain.
  • 2007 : mort du général Bo Mya, nouvelles scissions ; la Thaïlande renvoie un grand nombre de réfugiés en Birmanie.

Des origines au XVIIIe siècle : un peuple en proie à l'histoire

Tout au long de leur histoire, les Karens ont été tributaires de la politique des États dominants qui les ont combattus ou ont cherché à les assimiler. Leurs territoires ont été successivement le théâtre d’affrontements entre Môns et Birmans, Birmans et Thaïs, Birmanie et Empire britannique. Par ailleurs, le Myanmar, où vit l’immense majorité d'entre eux, a, depuis son indépendance, pour préoccupation majeure le maintien de la cohésion interne d’un pays où cohabite avec l’ethnie dominante un tiers de la population composé de multiples peuples non birmanophones, voire non bouddhistes, et cette politique ne fait que renforcer les aspirations nationalistes.


Vraisemblablement originaires du Yunnan et plus anciennement des hauts plateaux tibétains, les Karens font partie des peuples qui, peut-être à cause de l’expansion des Han, ont en plusieurs vagues migré vers le sud en empruntant les vallées du Mékong, du Salween et de l’Irrawaddy. Ils auraient atteint l’actuelle Birmanie à la fin du Ier millénaire [7].


Les royaumes conquérants de Bagan (XIe-XIIIe siècles) et leurs successeurs se sont livrés à des déportations de populations, que les Karens ont subies comme d’autres ethnies minoritaires. À vrai dire, les données sont maigres : une inscription de la région de Bagan (vers 1235) comporte le terme de Karian ; d’autres inscriptions contemporaines, mentionnant plusieurs peuples auxquels appartenaient des esclaves offerts ou libérés à l’occasion de constructions religieuses, y font figurer des Cakraw et des Plaw qu’un auteur birman considère comme étant des Sgaw et des Pwo Karen [8].


(..)


L'affaiblissement de la dynastie birmane Toungou entraîne vers 1740 des soulèvements populaires de Môns, de Birmans, de Karens et ouvre une période troublée génératrice de massacres. Pendant la dynastie Konbaung les Birmans qui finiront par s’emparer d’Ayutthaya s’affrontent aux Siamois ; les villages karens sont dévastés, de multiples exactions sont commises : enrôlements, travail forcé, déportations. Chassés une nouvelle fois de leurs résidences, beaucoup de Karens s’enfuient vers le Siam où ils sont d’ailleurs incités ou contraints à s’installer par les souverains ou leurs vassaux qui les chargent d’assurer la sécurité de la frontière. C’est le cas, après la reprise de Chiang Mai par les Thaïs (1774), de Chao Kawila, vassal du roi Taksin, vice-roi de la Thaïlande du Nord, qui adopte cette politique pour repeupler son territoire dévasté par les guerres. Les Sgaw qui vivent aujourd'hui sur les pentes de la vallée de la Ping sont probablement les descendants de ces migrants. Les Karens ont aussi volontairement essaimé dans les zones frontalières de la Thaïlande centrale, inhabitées ou dépeuplées à la suite d’invasions birmanes[7]. Les Annales thaïes signalent que le roi Rama I (1782-1809) a encouragé l’installation de Môns et de Karens dans la région de Sangkhlaburi [9].

XIXe siècle : aspirations nationales en Birmanie et début d’assimilation en Thaïlande

Les Kayahs ou Karenni se sont différenciés, peut-être bien avant le XIXe siècle, des autres groupes en créant de petites principautés sur le modèle des Shans, leurs voisins, dirigés par les Saophas, indépendants des souverains birmans à qui ils n'ont jamais payé tribut.En 1875 le roi birman Mindon et la Grande-Bretagne reconnaissent l'indépendance des Etats Karenni. Seigneurs locaux au pouvoir instable, ils règnent sur des territoires, limités parfois à une bourgade et ses environs, qu’ils n'administrent pas vraiment. Kantarawadi, Kyebogyi, Ngwe Dawng, centre de fabrication de gongs exportés dans tout le pays Karen et au Laos, ont ainsi constitué des principautés Kayahs en état de guerre quasi permanent avec les Birmans et les Shans, dans le but en particulier de contrôler le commerce d'esclaves et du tek. L'occupation anglaise à la fin du siècle met fin à ces conflits[7].


En Thaïlande les successeurs de Rama Ier poursuivent sa politique en incitant les Karens, Pwo principalement, à s'installer le long de la frontière depuis la Province de Tak jusqu'à celle de Petchaburi. Rama IV se proclame "Roi des Karens"[10] ; Rama V (1868-1910) entreprend des tournées dans son pays et visite plusieurs colonies Karens dont les habitants deviennent des citoyens thaïs, payant des impôts, élisant leurs chefs de village et de sous-districts. Ainsi beaucoup s’assimilent, gagnent les villes, sont scolarisés, entrent dans la police et l'armée, adoptent le bouddhisme et leur niveau de vie rejoint celui des Thaïs. Certains s'enrichissent en vendant des produits rares destinés à l’exportation tels que bois précieux (aquilaria), cornes de rhinocéros, défenses d'éléphant[9].


En Birmanie deux événements marquants ébranlent la vie des Karens : l’arrivée des missionnaires chrétiens et la colonisation. En 1813 un couple de baptistes américains, Adoniram et Ann Judson, s’installent près de Moulmein, ouvrant la voie à une période d’évangélisation des minorités chin, kachin et karen.

Dix ans plus tard se déclenchent les guerres anglo-birmanes qui se concluent au début de 1887 par le rattachement de la Birmanie à l’Empire des Indes britanniques. Au contraire des régions à majorité birmane (Ministerial Burma) administrées directement par un gouverneur, les États montagnards (Taungdan Daytha, en birman), et en particulier les zones frontalières (Frontier Areas) demeurent autonomes : ni les Karens, ni les principautés Karenni ne sont inclus dans la colonie et les uns comme les autres conservent leurs droits coutumiers. De ce fait les Karens coopérent avec les Anglais. Certains comme les Cipayes indiens s’enrôlent dans les troupes auxiliaires et jouent un rôle déterminant dans l'écrasement de rébellions qui éclatent en basse Birmanie en 1886 et, plus tard, contre celle menée par Saya San en 1932 ; incités à la fois par les missionnaires et les occupants qui les chargent de sécuriser les zones forestières qu'ils comptent exploiter, nombreux sont ceux qui redescendent dans les plaines de basse Birmanie et du Tenasserim qu'ils avaient fuies lors des guerres birmano-thaïes. Experts dans l’abattage du bois et la conduite des éléphants, ils trouvent là de nouvelles ressources et jouent un rôle d'intermédiaires dans le commerce du tek que l'ouverture du port de Moulmein rend florissant[11]. Un certain nombre fréquente les collèges dirigés par les Baptistes , dont celui de Yangon (Rangoon) fondé en 1875 et qui sera baptisé "Le Collège Karen", puisque beaucoup y seront scolarisés[12]. " On pourrait dire que les Karens ont bénéficié d’un court répit durant la période du Régime Britannique " , estime la K.N.U. dans son Histoire Karen . [13]


Ces circonstances ont pour effet de creuser davantage encore le fossé qui sépare de longue date Birmans et Karens et qu'auraient peut-être contribué à réduire un développement des moyens de communications et un renforcement des liens économiques entre les Collines et les Plaines, tel sera du moins l'avis après guerre du Directeur de la FAA (Frontiers Areas Administration), H.N.C Stevenson[14]. Dès 1881 a été fondée, surtout par des convertis au christianime , la Karen National Association qui considère l'occidentalisation comme un facteur favorable à l'amélioration du niveau de vie, l'épanouissement personnel et l'unification nationale.

XXème siècle

Naissance du Myanmar : Les revendications nationalistes

En Avril 1937 l'autonomie de la Birmanie, détachée de l'Empire des Indes, a pour conséquence l'instauration d'un système législatif bicaméral : sur les 132 membres de la chambre basse 12 sont élus par les Karens, mais ces timides tentatives pour intégrer à la Birmanie des peuples qui ne l'ont jamais été - même s'ils en ont subi la suzeraineté - vont être anéanties par l'invasion japonaise et l'accession à l'indépendance de l'Union birmane.

Au contraire des indépendantistes birmans menés par Aung San qui voient à tort dans l'armée nippone une alliée qui les libérera du joug britannique, les Karens prennent massivement parti pour les Anglais et sont victimes des exactions commises en 1942 par la B.I.A birmane qui prête main forte à l'envahisseur, et ce jusqu'à sa dissolution.

Après la guerre, alors que les négociations s'engagent entre Birmans et Anglais, les Karens revendiquent la création d'un Etat Karen autonome auprès de la Grande-Bretagne, puis de premiers dirigeants du Myanmar, Aung San, puis U Nu.



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Drapeau de l'Union nationale karen

En octobre 1945 a lieu un grand rassemblement de Karens à Yangon (Rangoon) ; en août 1946 une mission de bons offices dirigée par Saw Ba Gyi se rend à Londres et échoue, le gouvernement britannique refusant de disjoindre l'avenir des Karens de celui des Birmans. L'Union nationale karen (Karen National Union) fondée en Février 1947 réclame désormais un Etat indépendant de la Birmanie, mais membre du Commonwealth , incluant toutes les régions où les Karens sont majoritaires, ce qui englobe une partie des Etats fédérés de l'Irrawaddy et la côte du Tenasserim [15]. La Conférence de Panglong qui prépare quelques jours plus tard l'organisation du futur Myanmar en réunissant Aung San, président du Gouvernement Birman Intérimaire, et les minorités ethniques - où quatre observateurs Karens sont présents - s'en tient aux principes généraux d'un Etat Fédéral et d'une administration autonome des régions frontalières, tout en préparant les élections de l'Assemblée constituante où les minorités sont sous-représentées : sur les 255 sièges, 45 seulement étaient réservées à l'ensemble des régions frontalières[16]. Aussi la K.N.U. et les Karennis boycottent-ils les élections. Cependant des désaccords entraînent une scission de la K.N.U : Les membres favorables à la création d'un état autonome à l'intérieur de l'Union, s'en séparent pour créer la K.Y.O. ( Karen Youth Organization) avec à leur tête Mahu Ba Khaing ; la majorité, fidèle à Saw Ba Gyi, réclame un état extérieur à l'Union et crée une milice armée en juillet 1947, la K.N.D.O., future K.N.L.A. (Karen National Liberation Army). Le 24 Septembre 1947, à la veille de l'indépendance du Myanmar, la Constitution met en place un système parlementaire et un fédéralisme limité reconnaissant l'existence d'un Etat Kachin, d'un Etat Karenni[17], rebaptisé en octobre 1951 "Kayah", du nom du groupe ethnique majoritaire [18], et d'un Etat Shan, avec pour ces deux derniers un droit de sécession au terme de dix ans ; elle n'envisage pas l'existence d'un Etat Karen ni d'un Etat Môn, au prétexte qu'ils n'existaient pas avant la colonisation. Une Chambre Haute représente les nationalités : sur 125 sièges 25 reviennent à l'Etat Shan, 24 aux Karens, 12 à l'Etat Kachin, 8 aux Chin et 3 à l'Etat Karenni.

Menaces de marginalisation en Thaïlande

Dans la première partie du XXème siècle, la situation des Karens tend à se détériorer.Les zones fontalières, perdant de leur intérêt stratégique et économique, sont délaissées par les souverains Thaïs, alors que la population augmente. Il en résulte un appauvrissement dans le Nord-Ouest, d'autant qu'à partir du règne de Chulalongkorn-Rama V (1876-1916), le Royaume renforce sa centralisation en plaçant les minorités ethniques sous administration directe. Tous les responsables locaux de niveau supérieur au village sont des fonctionnaires dépendant de Bangkok. Sans doute des Karens du centre, surtout des Pwos Bouddhistes, s'assimilent-ils, adoptant la langue Thaï et contractant des mariages mixtes, mais la majorité qui vit dans les villages reculés du Nord-Ouest rejettent le pouvoir de fonctionnaires étrangers réclamant des impôts et l'établissement d'une administration moderne. Des émeutes ont lieu, qui concernent d'ailleurs aussi des paysans thaïs; des villageois fuient leurs villages et se réfugient dans la jungle.


A ces problèmes s'ajoute une politique nationaliste qui exalte la Nation Thaï et réduit toutes les minorités ethniques appelées globalement ชาวเขา / chao kǎo , c'est à dire tribus montagnardes ("hill tribes") à une image stéréotypée de tribus primitives, hostiles et productrices d'opium.

Cette politique n'évolue que dans les années 1960. Pour repousser le danger communiste aux frontières, rendu plus inquiétant par la situation au Vietnam , et préserver les ressources naturelles, en particulier forestières, mises à mal par la traditionnelle culture sur brûlis, le Gouvernement thaïlandais prend des mesures en faveur principalement des Hmongs et d'autres minorités cultivant l'opium , mais dont les effets profitent aussi aux Karens [7].

De l'Indépendance du Myanmar à la fin du XXème siècle : La lutte des Karens contre l'occupant birman

Les dirigeants Karen qui n'ont pas obtenu satisfaction par la voie légale vont bientôt, comme d'autres minorités ethniques du Myanmar, passer à la lutte armée pour obtenir leur Etat qu'ils appellent le Kawthoolei . Les multiples insurrections qui éclatent dans tout le pays favorisent d'abord leur action, mais la prise en mains du Pouvoir par les militaires tourne à leur désavantage.


La K.N.D.O se soulève en Août 1948 en même temps que les nationalistes Môns du M.N.D.O. . Alors que le soir de Noël, l'attaque à la grenade par les forces de police auxiliaires de plusieurs églises dans la Division de Magway fait plus de 80 morts[16], les bataillons karens et un bataillon des Kachin Rifles de l'armée birmane font défection et rejoignent la K.N.D.O. Dans les premiers mois de 1949 la rébellion occupe la totalité de l'Etat Kayah, le sud de l'Etat Shan, les zones Karens frontalières, la province de l'Irrawaddy, les villes de Thaton , de Taunggyi et menace Yangon en s'emparant de Insein, toute proche. Mandalay est également entre les mains de la K.N.D.O. pendant un mois. Le chef d'état-major de l'armée birman, le général Smith-Dun, d'origine karen, est démis de ses fonctions et remplacé par le général Ne Win (31-01-49) qui réduit le nombre de troupes auxiliaires issues des minorités, considérées désormais comme peu sûres. Malgré d'autres révoltes, celles des Kachin, de groupes communistes, d'anciens guerilleros anti-japonais, le Pouvoir finit par reprendre la situation en main, bien qu'au début des années 1950 la K.N.D.O. contrôle encore des régions du delta, de l'est du Sittang et du Tenasserim. La création d'un Etat Karen en Septembre 1952 ne répond pas aux revendications de la K.N.U., car il n'est pas question des communautés du delta particulièrement nombreuses ( d'où les derniers rebelles ne seront chassés qu'en 1971 ). Avec l'aide de la K.N.U.naît en 1956 une organisation karenni combattante, le K.N.P.P. Néanmoins certains habitants qui vivent dans les régions non contrôlées par la K.N.U. se rallient et le nouvel Etat Karen est ocupé par l'armée en 1954. Le gouvernement du Général Ne Win qui s'empare du Pouvoir en 1962 édicte des lois centralisatrices qui abolissent le peu d'autonomie dont disposaient les minorités et la Constitution de 1973 ne fait que légaliser le règne des militaires.


Pour lutter contre la toute puissance de la Junte au pouvoir et de son armée, la K.N.U. , sous la dirction du Général Bo Mya, noue des alliances avec d'autres groupes combattants.


En 1975 et 1976 deux conférences, réunissant les minorités ethniques unies à la fois contre la junte birmane et la progression de la rébellion armée du Parti Communiste, réclament la restauration de la démocratie, la création d'une nouvelle Union des Nationalités fondée sur l'autodétermination et réaffirment la nécessité de poursuivre la lutte armée en fondant le N.D.F.( National democratic Front ). Le gouvernement de Ne Win, qui nationalise les principaux secteurs de l'Economie et étouffe toute liberté d'expression, s'efforce vainement d'affaiblir ces mouvements par l'instauration d'un système socialiste[16].


Dans la décennie 1984-1994, la K.N.U., fer de lance de la lutte armée contre la junte, poursuit sa politique d'ouverture pour tenter de se renforcer, mais l'armée birmane contrôle de plus en plus de territoires. D'autre part la Thaïlande qui jusque là laissait volontiers les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire et fermait les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses se rapproche du Myanmar dans les années 90 pour des raisons politiques et économiques et n'autorise plus que des camps de réfugiés civils rigoureusement surveillés.[19]


L'armée gagne du terrain, réquisitionnant comme porteurs et cantonniers les villageois des zones occupées, recourant à l'intimidation et à la violence pour obtenir des renseignements . La concession de zones d'exploitation forestière à la Thailande qui entraîne la construction de routes résistantes à la mousson ainsi qu'un survol des concessions par l'aviation Thaï facilite la surveillance des zones frontalières où se trouve concentrée la résistance Karen [20]. Les événements du 8-8-88 entraînent le rapprochement entre combattants ethniques et plusieurs mouvements d'opposition birmans, en particulier d'étudiants et de moines bouddhistes, qui forment en Novembre 88 la D.A.B. (Democratic Alliance of Burma), présidé par le général Bo Mya avec pour objectif l'établissement d'un gouvernement démocratique et d'un Etat authentiquement fédéral, objectifs précisés dans les accords de Manerplaw en Juillet 1992 : les Etats fédéraux composant le Myanmar seraient dotés de pouvoirs administratifs,judiciaires et législatifs ; l'Armée passerait sous l'autorité d'un gouvernement démocratique. Fin 1988, début 1989, le N.D.F. , fort de 25.000 hommes contrôle encore une grande partie de la frontière. Mais c'est aussi l'époque où la répression accrue de l'armée provoque un raz-de-marée vers la Thaïlande de réfugiés ethniques et politiques qui n'a pas cessé depuis.

La lutte armée dans l'impasse

Dans les années suivantes, la toute puissance de la Junte et la suprématie de l'Armée affaiblit la K.N.U. et favorise les divergences entre combattants. La stratégie anti-guerilla dite des quatre éradications est mise en place : elle consiste à priver la rébellion de renseignements, de vivres, de recrutement, de financement. La présence militaire birmane se fait d'autant plus sentir qu'à la lutte contre la rébellion s'ajoute la surveillance d'un gazoduc reliant le golfe de Martaban et la Thaïlande passant en territoire Karen, construit par les sociétés française TotalFinaElf , américaine Unocal, thaïlandaise PTTEP et la MOGE , société nationale birmane entre 1995 et 1999[21] dans des conditions qui conduisent probablement à de nouvelles violations des droits de l'homme[22].


Le Gouvernement décide en 1993 d'une trêve unilatérale, invitant les groupes combattant à déposer les armes; l'année suivante, la Democratic Buddhist Karen Organization (D.B.K.O), branche divergente de la K.N.U., critique les positions extrémistes des leaders chrétiens et signe un accord avec le Pouvoir. Avec son appui , l'Armée s'empare en Janvier 1995, de Manerplaw, la "capitale" de la K.N.U ; les troupes Karen, acculées aux frontières, perdent le contrôle des échanges commerciaux avec la Thaïlande, de teck et d'antimoine en particulier sur lesquels elles prélèvaient des taxes, source de revenus. Une nouvelle offensive forte de 100.000 hommes en 1997 aboutit au contrôle par l'Armée de la totalité de la frontière. Le K.N.P.P. qui occupait jusqu'alors la moitié orientale de l'Etat Kayah renonce à la lutte armée et signe un cessez-le-feu en 1999. En janvier 2004, Bo Myo signe un Gentlemen's agreement avec le Premier Ministre, le général Khin Nyunt, prévoyant un arrêt des hostilités, mais celui-ci est peu après démis de ses fonctions et les combats contre la guerilla se poursuivent. L'Armée lance des opérations contre les "zones noires" mobiles, interdites aux étrangers et soumises au couvre-feu, où la majeure partie de la population se réfugie périodiquement dans la jungle pour éviter les représailles, à moins qu'elle ne gagne, de plus en plus nombreuse, les camps de réfugiés en Thaïlande qui forment désormais comme un chapelet tout au long de la frontière [23] . La dernière offensive d'importance de la K.N.U. a eu lieu en Mars-Avril 2006 à l'Est de la division de Bago et au Nord de l'Etat Karen. Depuis ses positions se sont encore affaiblies, une brigade a signé en 2007 un cessez-le-feu séparé avec la junte birmane ; elle se dit prête à engager des négociations en terrain neutre sous l'égide de la Thaïlande [24] , mais des propositions de ce genre ont toujours échoué sur le préalable du dépôt des armes posé par l'Armée.
Par ailleurs, l'assassinat en février 2008 du secrétaire général de la K.N.U., Pa Doo Mahn Sha, Pwo et bouddhiste, qui favorisait l'unité interne de l'organisation, dominée par des Sgaws chrétiens, risque d'aggraver les tensions et les dissidences. Les actions de guerilla qui persistent et la nature dictatoriale du régime de Nay Pyi Daw entretiennent un climat de terreur dans les poches de résistance situées le long de la frontière dans les Etats Kayah et Karen. [25][26].

La situation actuelle

Les Karens connaissent aujourd'hui des conditions de vie très différentes selon leurs lieux de résidence : zones occupées par l'armée birmane, camps de réfugiés, autres régions.


Dans le Nord de l'Etat Karen ( District de Papun ), des combats se poursuivent en 2009 contre la K.N.U., menés conjointement par l'armée et la D.K.B.O. devenue son alliée. Tirs de mortier, enrôlements et travaux forcés, extorsion de terres et de vivres sont le lot quotidien de bien des villageois. Certains se réfugient dans la jungle, passent la frontière ; les autres sont regroupés dans de nouveaux villages construits de toutes pièces. Le S.P.D.C. peut ainsi contrôler ces populations et procéder à des enrôlements dans les milices locales. Même si certains de ces villages offrent des services de santé et d'alphabétisation, la plupart des relocalisations s'accompagnent d'une détérioration des conditions de vie : beaucoup de paysans, désormais sans terre, travaillent pour des salaires de misère sur des exploitations relevant de l'économie nationale, productrices de caoutchouc ou de sésame .


Des camps de réfugés ont été installés en Thailande le long de la frontière à partir de 1984 pour une dizaine de milliers de personnes. En Juillet 2007, il y avait, selon le Comité des réfugiés Karens, quelque 140.000 personnes réparties dans sept camps principaux qui vivent du soutien financier de l'Union Européenne, des Etats Unis, d'une aide de base du Thailand Burma Frontier Consortium et de services organisés par diverses O.N.G en matière d'hygiène, de santé et d'éducation. La qualité des équipements et des services, les contraintes varient d'un camp à l'autre, en particulier le droit ou l'interdiction de sortir, et donc de trouver un travail en Thailande. Le camp de Mae La, à environ soixante kilomètres de Mae Sot , est le mieux équipé. Les années passant, le risque est grand de faire de ces réfugiés des personnes prisonnières de leur condition d'assistés ; cependant, ayant souffert les mêmes épreuves infligéees par le même ennemi, elles développent des sentiments de solidarité qui renforcent leur identité nationale, d'autant que les enfants peuvent y apprendre le Sgaw Karen et que drapeau et hymnes nationaux y sont célébrés, du fait de la présence de la K.N.U.


La majorité des Karens vit au sein de la société birmane, dans le delta de l'Irrawaddy et les grandes villes, Yangon, Mandalay, Pa-An, Moulmein. Beaucoup sont apolitiques ou rejettent les méthodes et objectifs de la K.N.U. . La plupart n'ont pas connu la violence et l'insécurité,certains se sont élevés dans l'échelle sociale, mais nombre d'entre eux, paysans, pêcheurs, petits commerçants partagent le sort des Birmans défavorisés, avec lesquels ils peuvent entretenir des relations amicales. Néanmoins ils continuent d'éprouver un fort sentiment d'identité et d'appartenance à une minoririté nationale. Il est difficile de savoir s'ils sont victimes de discrimination. Il semble qu'ils puissent accéder, exception faite de la carrière militaire, à des niveaux élevés dans bien des domaines, à condition de ne pas exprimer une oppoition politique, mais la situation des Birmans n'est guère différente. Des Karens sont victimes d'injustice dans l'obtention d'un travail, mais eux-mêmes ont du mal à en donner la cause ; dirimination ethnique et/ou coruption et clientélisme ? Face à un pouvoir peu enclin à la diffusion des langues et cultures minoritaires, diverses organisations, le plus souvent religieuses ( mais il existe aussi une Association Littéraire et Culturelle laïque ) jouent un rôle essentiel. La Karen Baptist Convention est particulièrement active. Certes le prosélytisme est son objectif fondamental, mais c'est dans ses treize Ecoles bibliques et séminaires ainsi que dans ses camps d'été que des Karens ont appris leur histoire et leur langue, principalement le Sgaw. La principale de ces institutions, le K.B.T.S. se trouve à Insein, dans la banlieue de Yangon. Quelles soient bouddhistes ou chrétiennes, ces associations contribuent à resserrer les liens entre Karens et à maintenir ou renforcer leur identité.

Caractéristiques linguistiques et écriture

Les langues karéniques appartiennent à la branche tibéto-birmane de la famille sino-tibétaine. Leur diversité en matière de phonétique et de lexique est assez marquée pour entraîner l'incompréhension entre plusieurs d'entre elles. C'est le cas, par exemple entre le Pwo occidental et le Pwo oriental. La dispersion géographique, l'absence d'organisation politique supra-villageoise, les obstacles historiques à la constitution d'une unité nationale ont empêché l'émergence d'une langue unifiée, phénomène caractéristique de bien des minorités ethniques. Du fait du nombre de ses usagers, le Sgaw est la langue la plus largement répandue, comprise par un certain nombre de Pwos, celle dans laquelle "la nation Karen" s'exprime,combat, défend sa culture. Un hymne national, un texte sur le drapeau Karen [27] ont été écrits en Sgaw. Il existe plusieurs sites Internet dans cette langue[28].


Article détaillé : Karen (langues).


Seules sont écrites le Sgaw et le Pwo. Deux systèmes ont été créés au 19ème siècle. L'un appelé "monastic script", basé sur l'écriture môn a été mis au point par les monastères bouddhistes qui continuent à l'enseigner, en particulier dns l'état Karen ; l'autre "mission script", basé sur l'alphabet birman est utilisé par les Pwo de l'ouest et par les Sgaw. Il a été élaboré vers 1840 par un missionnaire baptiste américain, le Dr. Jonathan Wade. En 1841, le Dr.Masson lance un mensuel, le Hsar Du Ghaw qui ne disparaîtra qu'avec l'invasion japonaise. Dès 1843, le Nouveau Testament est traduit dans cette écriture [29] et l'Ancien en 1851.

Religions

Les Karens se répartissent entre environ 5 à 10% d'Animistes , 15 à 20% de Chrétiens, les autres étant Bouddhistes [30] , ces deux religions gagnant du terrain sans pour autant faire disparaître les pratiques animistes. Celles-ci cohabitent aisément avec le bouddhisme capable d'absorber des croyances extérieures, sa version birmane, en particulier, qui accorde une place de choix au culte des Nats, mi-esprits, mi-divinités. Quant aux Chrétiens, il n'est pas rare non plus que dans les villages ils continuent à pratiquer leurs rites ancestraux : Pascal Koo Thwe, padaung chrétien, raconte dans son autobiographie[31] que lors d'un départ lointain on célèbre à la fois une messe d'action de grâce et des rites destinés à éviter que le voyageur en quittant sa terre natale ne soit délaissé par son yaula , son ombre d'en-bas Selon les Animistes, des esprits président aux destinées de tout ce qui vit. Ces croyances se manifestent par le recours aux chamanes pour l'emplacement et l'orientation d'une nouvelle maison [31] , au chef du village pour des rites agraires destinés à s'attirer la bienveillance des divinités de la terre [7] , par des sacrifices animaux lors d'un mariage ou d'un enterrement [31].


Il existe aujourd'hui autant d'églises différentes chez les Karens qu'il a pu y avoir de missionnaires : baptistes et adventistes (américains), presbytériens, anglicans, catholiques. Selon les premiers missionnaires leur conversion aurait été facilitée par certains de leurs mythes qui proposent un récit originel proche de celui de la Genèse; d'autre part, trois frères seraient à l'origine des diverses tribus : un Karen, un Birman et un jeune frère blanc auquel Ywa, le dieu créateur, aurait confié le Livre d'or ou de la Connaissance, d'où le rêve d'un retour de Ywa et du jeune frère porteur du livre. On ne s'étonnera donc pas que les Karens aient connu nombre d'élaborations mystico-religieuses, toutes fortement teintées de millénarisme Bien qu'ils soient minoritaires , les chrétiens sont relativement les plus médiatisés parce qu'ils constituent la tête de la guérilla. Ayant généralement reçu une éducation primaire de type occidental, ils sont les opposants les plus déterminés aussi bien à l'assimilation que cherchent à leur imposer les Birmans par la violence et qui ne se conçoit guère sans une conversion au bouddhisme qu'à une perte de leur identité dont ils sont à terme menacés en Thaïlande également . C'est dans ce pays qu'ils sont les plus nombreux et dans les camps de réfugiés on compterait 65% de Chrétiens et 28% de Bouddhistes.

Traditions culturelles

Les Karens possèdent une littérature orale qui n'a fait l'objet d'aucune étude. Les mythes fondateurs, des contes, des légendes relatives à l'histoire du peuple sont transmises de génération en génération ; fêtes et cérémonies sont l'occasion de relater certains récits.


Le hta [32] ou poème traditionnel occupe une place importante dans la tradition littéraire : C'est le moyen d'expression solennel auquel la communauté recourt pour aborder des sujets de discussion d'une importance sociale essentielle, trop controversés ou délicats pour être débattus dans le langage commun. Considéré comme le discours authentique des ancêtres des jours anciens [33] , il ne saurait être de ce fait contesté. Il semble être la seule forme poétique pratiquée et joue un rôle de régulateur social. Chacun, homme ou femme, peut mémoriser autant de htas qu'il le peut pour exprimer ses avis dans la forme qui convient, quand les circonstances l'exigent. Ses thèmes sont très variés. Il peut aussi bien évoquer le passé de servitude des Karens sous les royaumes birmans que des plaintes, des revendications ou le comportement répréhensible de tel ou tel. Dit ou chanté , il use de divers procédés sylistiques, métaphores, parallélismes, distiques qui permettent une certaine liberté d'inter

prétation, et il reflète en cela la mentalité karen qui répugne à exprimer sans détours opinions ou sentiments personnels, attitude qui expose à la réprobation, voire au rejet. Il peut être aussi poème d'amour qu'on s'adressait autrefois lors de la plantation ou de la récolte du riz, aujourd'hui encore lors d'une cérémonie et dans des lettres envoyées à l'aimé(e); son style évite une déclaration trop directe, mais peut le rendre assez hermétique pour que le (la) récipiendaire recoure à des amis ou des anciens pour son élucidation. Nous, les Padaungs , écrit P. Khoo Thwe, opposant son ethnie à d'autres, nous ne sommes pas un peuple très subtil, nous parlons sans détour, si bien que ces chansons n'étaient pas bien difficiles à décoder. Par exemple : " Je veux franchir la porte dorée et vénérer les deux pagodes. Serais-tu assez gentille pour me laisser entrer ? " . C'était là une des formules acceptables [31].


Une autre manifestation culturelle, d'origine Pwo, est la danse du Dong. L'association des htas et du dong aurait eu à l'origine une fonction de cohésion sociale : le maître du dong écrivait un hta chanté et dansé pour dire les actions répréhensibles d'un membre de la communauté, fût-il le chef de village, et l'amener à prendre acte de sa culpabilité. Durant la pérode paisible de mon enfance, la danse du dong jouait un rôle important dans le maintien des règles socio-culturelles de la communauté , explique une femme de soixante-quatre ans, vivant dans le camp de réfugiés de Mae La [34]. Ce dong mong yo ou style de danse traditionnel a disparu, tout en donnant naissance vers les années soixante à une nouvelle forme au rythme plus vif, mais dérivée du sah luh plong dong des Karens animistes le yin kye mu dong ou culture dong , toujours bien vivante[35]. A partir de 1962, le nouveau pouvoir de Ne Win a voulu en faire , à l'image de la Chine maoïste , un outil de propagande vantant les mérites du socialisme birman , mais les karens se sont réapproprié cette danse. Selon Stern et Stern[36], elle est à la fin des années soixante l'expression de la fierté d'un village ou d'une région , loisir artistique donnant lieu à des concours entre villages, associé principalement au Nouvel An Karen . Aujourd'hui, dans les communautés d'exilés, elle exprime et renforce la conscience des différents Karens d'appartenir à une même nation, les groupes de danseurs pouvant réunir Sgaws et Pwos, animistes, bouddhistes ou chrétiens. Bien qu'issues des danses classiques birmanes pour leur gestuelle, elles s'en distinguent par une plus grande liberté de mouvement et une plus grande vivacité dans les pas. Les groupes de danses auxquelles Heather MacLachlan a assisté en 2002 au camp de Mae Khong Kho comportent douze hommes et douze femmes, alors que dans les années soixante il n'y avait généralement que des danseuses. D'autre part, le gweh , propre aux Karens, fait de bois en forme de corne de buffle, s'ajoute désormais aux instruments traditionnels , tambours, gongs, flûtes de Pan. [37] .


Parmi ceux-là le klô ou klong , représenté sur le drapeau Karen, a une forte valeur symbolique ; fait d'alliages d'or et d'argent chez les Padaungs, décoré de figurines de grenouilles, considérées comme des génies tutélaires, il émet des sons ressemblant à des coassements et joue le rôle d'intermédiaire entre les hommes et les esprits de la Nature. Chacun est doté d'un nom comme un être humain ; facteurs de fertilité et de prospérité, ces tambours-grenouilles ou tambours du désir résonnent aussi bien pour faire tomber la pluie que lors d'une naissance, d'un mariage ou d'un décès [31].

Usages et modes de vie

Nombreux sont les Karens vivant dans les villes. Les usages et traditions ne se maintiennent intacts que dans les villages relativement isolés.



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Camp de réfugiés Karen à Mae La, province de Tak, Thaïlande .


L'unité socio-économique de base est la famille nucléaire, monogame, vivant largement en autarcie. Sous le même toit vivent les époux, leurs enfants et parfois des grands-parents, en général maternels. L'habitat est uxorilocal, une famille se logeant de préférence dans le voisinage ou dans le village des parents de l'épouse. Il s'agit d'un usage, non d'une règle, l'emplacement des champs pouvant être davantage déterminant. Le fait que le jeune marié, dans l'attente d'un nouveau toit, va demeurer chez les parents de son épouse, et non l'inverse ( mais les Padaungs font exception [31] ), a conduit à classer un certain temps les Karens parmi les sociétés matrilinéaires, opinion confortée par le rôle prédominant joué chez les Pwos par la femme la plus âgée de la famille dans l'organisation du culte des Ancêtres. Mais l'enfant n'appartient pas davantage à la lignée maternelle qu'à celle du père ; l'héritage est à peu près équitable, les biens meubles revenant aux enfants qui ont déménagé ( donc aux fils en général ), la maison et les terres à ceux qui restent ( les fille et leurs époux, le plus souvent ). La conception de la famille, le mode de descendance sont assez semblables à ceux des pays occidentaux, comme à ceux des peuples limitrophes, Birmans, Môns, Thaïs.


De même le village a le même aspect que ceux de leurs voisins. A sa tête, le hi hki est doté d'un pouvoir socio-religieux, transmis généralement de père en fils et remontant à l'une des familles fondatrices du village. Il est l'intercesseur entre la communauté villageoise et l'Esprit protecteur du territoire, chargé d'organiser les rites agraires. Pour régler les différends de la vie quotidienne, il peut se faire aider d'une sorte de Conseil des anciens[7].


Traditionnellement, il n'existe pas de noms de famille et il est usuel d'appeler quelqu'un le père de... ou la mère de... suivi du prénom de son fils ou de sa fille ( aînée ) : Tha Su Mô pour la mère de Tha su, Tha Su Pa pour le père de Tha Su ou s'il n'a pas d'enfant Mari de... ou Femme de... On s'adressera aussi à une personne en faisant précéder son prénom d'un titre ( Maître, Professeur ) ou d'un terme de parenté ( Grand-mère, Oncle, Nièce...) qui ne correspond pas nécessairement à une parenté, mais peut être choisi en fonction de l'âge respectif des interlocuteurs, usage commun à bien d'autres peuples de la région.


Le riz et le bambou sont à la base de la vie quotidienne. Les Karens sont avant tout des agriculteurs, pêcheurs et exploitants forestiers, dont l'habileté à diriger les éléphants est renommée. Dans les plaines alluviales et les vallées les rizières permettent généralement deux récoltes annuelles, alors que la culture sur brûlis est encore pratiquée dans les zones montagneuses. Pour leur consommation personnelle et la vente sur les marchés locaux, les familles cultivent une grande variété de légumes ainsi que du tabac dont les plants sont aussi utilisés pour protéger le riz des insectes nuisibles. Elles élèvent des volailles, des cochons, parfois un ou plusieurs buffles selon leurs moyens. Leur alimentation est constituée de riz, légumes,fruits, plantes et petits animaux de la jungle , agrémentée de piment,de nya-u, le ngape birman, pâte fermentée de poisson, ou de curries préparés avec diverses épices. Certains insectes grillés, jeunes guêpes et hannetons, chenilles vertes, certaines varétés de cigales sont aussi des mets appréciés de certaines ethnies[31].Comme les Birmans et les Indiens, les Karens consomment un vin de riz et mâchent du bétel.


Les maisons généralement surélevées sur des pilotis sont entièrement construites en bambou et recouvertes de feuilles. La pièce ou les pièces donnent sur une galerie à laquelle on accède par un escalier extérieur ; le rez-de-chaussée sert de remise et d'abri pour les animaux. Les plus riches construisaient jadis des demeures en tek, dont le prix est aujourd'hui prohibitif ; la tôle ondulée ou le fibrociment, bien que mal adaptés au climat, peut remplacer le chaume pour des raisons de prestige.


Les vêtements de coton traditionnellement tissés à la main présentent une coupe semblable pour les hommes et les femmes, tout en se distinguant par la longueur, les couleurs, les ornements ; ils sont principalement constitués d'une tunique, hsé plô pour les hommes, hsé mô htou pour le femmes et d'un pagne, té kou , drapé autour de la taille, plus long pour les femmes ni kou [38], l'un et l'autre de couleurs variées,ornées de lignes ou de bandes horizontales brodées. Celles-ci, mais parfois les hommes aussi, peuvent porter des turbans colorés. Autres ornements féminins, les colliers de perls de couleur ou de graines de larmes de Job, boucles d'oreilles, bracelets faits parfois de pièces de monnaie. Les jeunes filles sont vêues avant leur mariage d'une longue robe blanche [39]. Il existe bien-sûr des variantes propres aux diverses sous-ethnies, c'est la raison pour laquelle Birmans ou Européens ont donné à certaines d'entre elles des appellations dues à la couleur dominante de leurs vêtements : Le rouge domine de fait chez les Karennis ( ni signifie rouge en Birman ), le noir ou le bleu foncé chez les Pa-os, mais le blanc n'est caractéristique d'aucun groupe. Les hommes Padaungs aiment porter le pantalon qui les distingue des Birmans, si l'on en croit P.Khoo Thwe décrivant son grand-père : "Il portait toujours un turban rayé noir et blanc, un pantalon ample, un hwan seng ( chemise sans col) et une tunique birmane noire " [31]. C'est aussi dans cette seule ethnie que certaines femmes portent ces anneaux de cou, "longues tiges faites d'un alliage d'argent, de laiton et d'or, enroulées plusieurs fois autour du cou ", d'où le terme de femmes-girafes dont les ont affublées les étrangers et qu'elles considèrent comme péjoratifs. Contrairement à ue idée reçue, ces colliers peuvent être ôtés sans dommage, le cou n'étant pas étiré, mais le paraissant du fait du creusement des épaules ; c'est le cas de beaucoup de femmes âgées que les Padaungs christianisés appellent les ex-anges de cuivre. D'autre part, cet ornement est réservé aux filles nées un jour considéré comme propice, le premier anneau étant posé vers cinq ans, puis rallongé avec la croissance.


Le port de ces tenues varie d'une région à l'autre : tradition bien vivante là où elles symbolisent une nationalité ( davantage sans doute au Myanmar qu'en Thaïlande ), vêtements réservés ailleurs aux fêtes et cérémonies ou simples éléments de folklore instrumentalisés par les pouvoirs en place. Les Karens sont nombreux désormais à porter le longyi birman ou les vêtements occidentaux, jeans, T-shirts... Il n'est pas rare d'ailleurs que les jeunes générations mêlent tradition et modernité.

Médiatisation

L'histoire du peuple Karens est assez méconnue à travers le monde. En 2007, Sylvester Stallone situe l'action de son film John Rambo en territoire karen

9 Notes et références

10 Voir aussi

10.1 Liens externes

10.2 Bibliographie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Karens





                                                           KarensFamille.jpg
                                                                              http://www.sos-karens.fr/

L'Union Nationale Karen (KNU) :


Nous, les Karens de la Birmanie, avons été obligés de nous battre contre les gouvernements birmans au pouvoir depuis quarante-trois ans. [en 1992]

Détenant le pouvoir sur tous les organes de l'état et en plein contrôle de la presse, de la radio et de la télévision, les gouvernements birmans successifs, de l'AFPFL (Anti-Fascist People's Freedom League) à la junte militaire actuelle dirigée par le Général Than Shwe et son Conseil d'Etat pour la Restauration de la Loi et de l'Ordre (SLORC), nous ont toujours dépeints aussi noirs qu'ils le peuvent. Ils nous ont qualifiés d'insurgés, de fauteurs de guerre, une poignée de contrebandiers, des personnes qui vendent sur le marché noir, et comme agents à la fois des communistes et des impérialistes.

Néanmoins, dans la mesure de nos moyens, nous avons toujours essayé de réfuter la propagande birmane, inique et tendancieuse, et de faire connaître au monde les faits réels de notre cause.

En nous battant contre le gouvernement birman nous ne sommes motivés ni par un nationalisme étroit ni par une malveillance envers le gouvernement birman et le peuple birman. Notre lutte n'a été déclenchée ni par le monde capitaliste ni par les communistes, comme certains nous en ont faussement accusé. Elle possède sa propre originalité. A travers l'histoire les Birmans ont pratiqué l'anéantissement, l'absorption et l'assimilation (les trois A) contre les Karens, et ils le font encore aujourd'hui. En bref, ils pratiquent contre nous une guerre de génocide. Ainsi ils nous ont obligés à nous battre pour notre propre existence et pour notre survie.

Nous essayons dans ce document de vous présenter un bref aperçu de la lutte des Karens pour la liberté - de notre cause - que nous croyons être juste, vertueuse et noble. Nous espérons ainsi que le monde apercevra la vraie situation des Karens, un peuple oublié qui continue à se battre intensément pour sa liberté, tout seul et sans l'aide quelconque de qui que ce soit.
 

l'Union Nationale Karen (KNU)

Kawthoolei.

suite ici :

http://www.geocities.com/rainbowendsfr/karen/histoire.htm


Pour nous, l'indépendance que la Birmanie a obtenue en 1948 n'est qu'une domination de toutes les autres nationalités en Birmanie par les Birmans. La prise d'armes par presque toutes les nationalités contre le gouvernement birman au pouvoir est la preuve que, bien que la Birmanie ait obtenu son indépendance, ce n'est que le Birman qui en a profité et qu'il a subjugué les autres nationalités. Le State Law and Order Restoration Council (SLORC) dirigé par le Général Than Shwe ne résoudra jamais et ne peut jamais résoudre les conflits et les crises dans le pays.

La Révolution Karen est bien plus qu'une lutte pour la survie contre l'oppression nationale, l'assujettissement, l'exploitation et la domination du peuple karen par les dirigeants birmans. Il a pour but une vraie Union Fédérale comprenant tous les états des nationalités sur un pied d'égalité et d'autodétermination. Dans notre marche vers nos objectifs nous maintiendrons les quatre principes énoncés par notre chef bien-aimé, notre regretté Saw Ba U Gyi :

  1. Pour nous, la reddition est hors de question.
  2. La reconnaissance de l'état karen doit être réalisée.
  3. Nous garderons nos armes.
  4. Nous déciderons de notre propre destin politique.

Nous croyons fermement à la Charte des Nations Unies, à ses Déclarations sur les Droits de l'Homme, au principe de l'Autodétermination et des Droits Démocratiques des peuples - causes pour lesquelles nous nous battons.

La guerre peut durer longtemps, être dure et cruelle, mais nous sommes prêts à toute éventualité. Il vaut mieux mourir au combat que de vivre en esclavage. Mais nous croyons sincèrement que nous survivrons et que nous serons victorieux, car notre cause est juste et vertueuse, et sûrement une tyrannie aussi méprisée que le régime birman doit tomber un jour.

http://www.geocities.com/rainbowendsfr/karen/histoire.htm

karen%20ambassade.jpg









http://www.lepetitjournal.com/content/view/35741/1013/




A lire: Karens, les derniers rebelles
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/karens-les-derniers-rebelles-29687#forum1513758


Karen-village-j.jpg



              Le martyre du peuple karen
                      par Eva R-sistons


Génocide !

Mot abominable !

L'extermination d'un peuple, d'une race, d'une communauté... L'homme est-il vraiment un loup pour son prochain ? C'est une idée insupportable. Et pourtant, l'"ami américain", le peuple "élu" (encore un !), le champion de la démocratie, de la liberté, du Bien, et j'en passe, s'est bâti sur les ruines des populations autochtones, les Amérindiens, dont la civilisation demeure pour beaucoup encore un modèle - de sagesse, de solidarité, en particulier. Et que penser de l'édification d'immenses fortunes sur le dos des Noirs emmenés de force et traités en esclave ? La philosophie de l'"ami américain" repose sur la force, l'individualisme, l'égoïsme. Tant pis pour les conséquences ! Et tout cela en invoquant le nom de Dieu, au mépris de la Parole chrétienne. 

Et tant d'autres génocides ! L'Histoire est jalonnée de meurtres de masse...  Encore récemment, ceux des Arméniens, des Tsiganes, des Juifs ou des Tutsis... L'intolérance est hélas une des choses les mieux partagées !


Le siècle des génocidesConcernant les Karens, je dirais que la situation de cette minorité me préoccupe depuis de longues années. Et depuis, rien n'a changé. L'indignation des Etats est à géométrie variable: Elle dépend des ressources du sous-sol. Remarquez, la terre des Karens suscite bien des appétits : Mines de rubis,  contrôle du trafic de stupéfiants le long des routes menant à la Thaïlande, ou... exploitation des gazéoducs au Sud de la Birmanie par la Compagnie Total, pour ne citer que ces exemples. Mais la vie des humains ne pèse pas lourd quand il s'agit d'intérêts financiers...


Dans la Jungle birmane, les Karens vivent un enfer. Ils ne reçoivent aucune aide alimentaire, aucune assistance médicale (alors que les maladies tropicales font des ravages), et aucune organisation humanitaire ne leur porte secours. Et ils souffrent de la faim, à quelques dizaines de kilomètres seulement des hauts lieux thaïlandais du tourisme. 

Comment vivent les Karens en pleine jungle, alors que leurs campements, leurs cultures et leurs animaux sont régulièrement brûlés par les militaires birmans, et que leurs femmes sont constamment violées ? Eh bien, ils survivent, malades, affamés, sans instruction, passant le plus clair de leur temps à fuir ! Quand ile ne sautent pas sur des mines... et tout cela dans l'indifférence absolue du monde ! En fait, ils vivent comme des prisonniers en pleine jungle, emmurés, mais à la différence des Palestiniens, leurs murs sont invisibles... 

Les hommes tentent de protéger la communauté, mais mal armés, ils en sont réduits à limiter les dégâts. Attention, ce peuple n'est pas belliqueux: Beaucoup d'entre eux, d'ailleurs, sont des croyants pratiquants, et ils ne demandent qu'à être reconnus, à vivre librement leur culture, leurs traditions. A l'heure de la mondialisation, de la compétition, du chacun pour soi, ils perpétuent les modes de vie communautaires, la solidarité, l'attention à l'autre, ils ont toujours un esprit positif qui force l'admiration, ils ne se plaignent jamais. Alors que les Attali envisagent sans états d'âme l'euthanasie des retraités trop coûteux, comme les
Amerindiens prennent soin de leurs anciens, dans le respect, les Karens se soucient de leurs vieillards. Lorsqu'un de leur campement est attaqué, ceux-ci sont transportés dans des grands paniers, ils ne sont pas abandonnés à leur sort ! Les barbares ne sont pas où on le pense...

Amis lecteurs, nous devons tout faire pour relayer la souffrance des Karens: Ils vivent comme aujourd'hui les Palestiniens ou hier les Amerindiens, une lente agonie intolérable. Et les généraux birmans se donnent quelques mois pour procéder au nettoyage ethnique de cette minorité... Nettoyage ethnique ? Un mot abominable qui rappelle d'atroces souffrances, celles des Juifs hier, ou celles des Palestiniens aujourd'hui, pour ne citer que ces exemples. 

Il est temps de lancer une grande campagne d'information et de mobilisation internationales pour que la junte birmane ne commette pas l'irréparable bientôt ...  

Eva R-sistons à l'abomination des génocides.



                                                        Karens-j.jpg



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Published by Eva R-sistons - dans Scandale
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 04:28

A lire au préalable :
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-31721065.html
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-31637853.html
http://sos-crise.over-blog.com/article-31706528.html

10 antidotes anti-Hadopi


Personnellement, je n'ai jamais téléchargé quoi que ce soit, je ne sais même pas faire ! Mais on m'a envoyé ces informations, je les relaie. Nous nous approchons à grands pas d'une société totalitaire... Eva




matrix+hadopi.png


Alerte rouge :

Alors que le pays sombre dans une grave crise économique, la priorité de nos gouvernants .... c'est HADOPI :


> Répression massive des internautes.

> Sans intervention de l'institution judiciaire.

> Sans surveillance de la CNIL.

> Sur la base de dénonciations massives d'officines privées, sans preuves.

> 300.000 emails d'accusation par mois sans contestation possible.

> 90.000 lettres recommandées par mois sans contestation possible.

> 30.000 coupures par mois de l'accès à internet, pour une durée de 1 an, avec des possibilités de contestation totalement délirantes.

> La présomption d'innocence ne s'applique pas. La charge de la preuve est renversée : c'est à vous de prouver que vous êtes innocent.

> Quasi obligation de mettre sur son PC un logiciel (payant) espionnant vos communications y compris vos emails. Il est déjà annoncé que ce mouchard sera relié en temps réel à un serveur central gouvernemental.

> Adoption du principe du sur-référencement : l'ordre d'apparition des sites Web, sur les moteurs de recherche, sera décidé par l'Etat.

> Adoption du principe de filtrage du Web : on va décider pour vous ce que vous pourrez consulter ou non.





arton5595-72c7f.jpg


Toutes les lignes rouges sont franchies.

Pour vous mettre tout de suite dans l'ambiance, voici 2 chansons qui viennent immédiatement à l'esprit, la 1ère c'est pour les Séniors, la 2ème, pour les Jeun's :

Vidéo


Ce texte de loi a été adopté, le 2 avril 2009, par seulement 16 parlementaires zombies, sans conscience, et obéissant aux ordres.

Rejetée, de justesse, par l'Assemblée Nationale le 9 avril 2009, défiée 4 fois par le Parlement Européen, elle sera néanmoins représentée à l'Assemblée Nationale le 29 avril. Le vote est prévu le 12 mai. Les parlementaires godillots la voteront certainement, cette fois-ci, après avoir reçu les intimidations d'usage. Vous pouvez admirer le spectacle en direct.

Elles sont belles nos institutions représentatives ...

Afin de vous préparer à la riposte et à la résistance totale face à ce venin totalitaire nommé HADOPI, vous trouverez ci-dessous les 10 premiers antidotes. D'autres suivront.

N'hésitez pas à rajouter, en commentaires, vos propres solutions. Je compléterai ainsi régulièrement cet article.

 

 

Antidote n°1 : Ne pas avoir peur

Matrix07Trinity.jpg

La Science des Mathématiques est formelle :


HADOPI prévoit, en vitesse de croisière, 10.000 emails d'avertissement par jour.


Sachant qu'au moins 5 millions de français utilisent le P2P régulièrement, vous recevrez donc, en moyenne, un email d'avertissement tous les 500 jours soit tous les ....16 mois.


Sachant que les compteurs HADOPI sont remis à 0 tous les 6 mois, vous pouvez dormir tranquille ... PC allumé bien sur.


Sachant qu'HADOPI n'arrivera jamais à envoyer 10.000 mails par jour, vous pouvez même faire la grasse matinée.

 

Sachant que la date annoncée d'application de Hadopi est 2011, autant dire 1 siècle en temps Internet, il est donc totalement prématuré de se précipiter, en apnée, vers des solutions sécurisées de protection de la vie privée. De plus, en 24 mois, de nouvelles solutions techniques vont bientôt être proposées, avec de beaux boutons en couleurs et des paramétrages toujours plus simples.


 

 

 

Antidote n°2 : Contester systématiquement

 

Hugo_Weaving,_The_Matrix_Reloaded.jpg

Votre contestation est nulle car non prévue dans cette "loi".


Contestez quand même.


Réponses possibles au mail ou à la lettre :

  • vous n'avez pas Internet,

  • vous ne comprenez pas leur email,

  • Satan a piraté votre Wifi,

  • si ce n'est pas Satan, c'est son frère, ou sa sœur, ou les 2,

  • vous n'êtes pas un numéro, ni une adresse IP,

  • ce n'est pas votre IP mais celle du voisin (donnez un nom),

  • à cette date là, vous étiez en vacances en Espagne (insérez des photos, minimum 10 Mo par photo),

  • demandez leur si le mail vient bien de HADOPI car vous avez peur du phishing,

  • etc ....


Aucun système administratif ne peut faire face à 20.000 contestations par jour : 10.000 x 2 car vous n'oublierez pas de contester par 2 mails séparés:

1 mail pour contester, 1 mail pour confirmer la contestation voire un 3eme pour leur demander s'ils ont bien pris en compte vos mails ou pour relancer, ou pour exiger des excuses ... etc.

La prévention c'est important : Contestez même si vous n'avez pas reçu de mails.

Cerise sur le gâteau : Mettre en copie un ou plusieurs députés pro-Hadopi (cf. antidote n°3).

Essayez d'être aussi cons qu'eux, il y a encore de la marge.

En attendant, la mise en place de la Loi, vous pouvez vous entrainer avec les emails des créateurs de cette loi magnifique :

  • friester@assemblee-nationale.fr
  • flefebvre@assemblee-nationale.fr
  • pgosselin@assemblee-nationale.fr
  • philippegosselin50@orange.fr

(Inutile de les inscrire sur des sites de cul. c'est déjà fait)


Antidote n°3 : Voter

Matrix02Trinity.jpg


Hadopi, maintenant ou en 2011, est une inacceptable attaque contre nos libertés individuelles et nos vies privées.


Aux prochaines élections et ce jusqu'au retrait de cette «loi» : Votons et catapultons les, loin, très loin, là-bas, sur la Lune.



Inscrivez vos élus fautifs à ce beau voyage : Par courtoisie, envoyez également un email à votre député pour l'informer que vous ne renouvellerez pas son CDD, ainsi que celui de ses collègues, à l'occasion des prochaines élections.



Vous voulez connaître l'attitude de votre député concernant cette loi ?

Restez assis, voici la liste des collabos [Mise à jour du 12/05] qui ont voté cette loi. Un rappel de cette liste sera fait avant chaque élection.

 

Vous aussi, votez : Plan de Résistance anti-Hadopi ABCDEFUCK

 


 

  • Facilité : 5/5
  • Avantage : catalogue important
  • Inconvénient : publicité
  • Le "must" : installer un câble HDMI entre le PC et la TV. Avec cela, n'oubliez pas de télécharger d'acheter des cacahouètes.

 

Les meilleurs sites de streaming : >Liste 1<, >Liste 2<, >Liste3<


Chouchou des Français pour les séries : MégaVidéo

L'extension Firefox Illimitux permet de supprimez les limitations imposées des plateformes de streaming. Son but est de visualiser sans aucune restriction (durée ...) les vidéos hébergées chez Megavideo, Veoh, MegaUpload et Rapidshare .

Annuaire de vidéo : >Ici<


D'ailleurs, au passage, sachez qu'il est possible de :

Télécharger 1 vidéo en streaming : >Ici<
Télécharger 1 vidéo en streaming avec Firefox + VideoDownloadHelper
Transformer 1 vidéo musicale en Mp3 : >Ici<

Antidote n°4 : Le Streaming Vidéo

Matrix2_156.jpg 

  • Avantage : catalogue important
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    Antidote n°5 : La Musique en ligne

    matrix305.jpg

     


    • Facilité : 5/5
    • Avantage : Catalogue important
  •  

     

    20 sites gratuits de Musique en ligne

     

    Si vous avez vraiment besoin du fichier mp3, des méthodes permettent d'enregistrer une musique en streaming en quelques secondes :

    Méthode 1: Freezer (Windows)

    Méthode 2 : avec une ligne de code sous Linux.

     

    Méthode 3 : Streamy (Windows, Linux) qui a le gros avantage de récupérer tout seul le nom du morceau et de l’album

    Antidote n°6 : Le Téléchargement Direct

    Matrix2_133.jpg

     

    • Facilité : 4/5
    • Avantage : Catalogue important, méthode imparable

    Les sites de téléchargement direct échappent complètement à la surveillance car les adresses IP des internautes qui s'y connectent ne peuvent pas être collectées sans la collaboration des fournisseurs d'accès à Internet. Avec ce type de site, les fichiers sont hébergés sur des serveurs centraux et ne sont pas partagés.
    L'adresse IP de l'internaute en train de télécharger n'est pas « visible » par un tiers sur Internet. Seuls les administrateurs du site de téléchargement direct en ont connaissance. Pour y accéder, il faut déposer plainte et perquisitionner. Or tous ces sites sont basés à l'étranger et ne sont pas concernés par la loi française.

    Ben oui, c'est cela aussi la mondialisation. On nous avait pourtant dit qu'il fallait nous y adapter.


    Voici les 2 principaux sites de stockage en ligne permettant de faire du téléchargement direct :


    RapidShare

    MegaUpload


    Voici les moteurs de recherche qui vont avec :


    Fileonfire

    GammaFiles
    Njouba
    Schufs
    Buskka
    Rapidzearch
    FileTube


    .... sans oublier les inévitables astuces :

    Astuces pour MegaUpload :

    Télécharger sans limite :
    >Ici<
    Annuaire de films : Mega-films

    Astuces pour RapidShare :

    3 outils complémentaires : >Ici<
    Gérer les files d'attente : >Ici<

    Autres astuces :

    Uploadez sur 12 sites de stockage en même temps : Upload Mirrors
    Gestionnaire de Téléchargement : Cryptload

     

     

     

    Antidote n°7 : Le P2P sécurisé

    Peer.png

     

     

    Vous trouverez sur le lien ci-dessous 3 techniques imparables de Peer to Peer, avec pour chacun d'elle, une sélection de 2 solutions efficaces :


     

     

    Antidote n°8 : Masquer votre réelle adresse IP

    matrix.jpg

    Pour masquer votre identité, pourquoi ne prendriez-vous une adresse IP du Canada, des Seychelles, de Chine, ou d'ailleurs, en passant par un serveur proxy gratuit anonyme ?


    C'est simple et légal :

     


     

     

    D'autres utiliseront le Wifi comme technique de dissimulation :

     

    Hadopi et les 100 joies du WIFI


     

     

    Double effet garanti : Non seulement vous êtes hors de portée des erreurs de l'HADOPI mais en plus cela va les faire chier.

     


     

    Antidote n°9 : Neutralisation du Logiciel Espion d'HADOPI

    Matrix_10.jpg

    Vous ne souhaitez pas que l'Etat espionne vos communications ?


    Néanmoins, mettre sur son PC le logiciel espion d'HADOPI sera quasi obligatoire si vous souhaitez vous disculper en cas d'accusation erronée de HADOPI.


    Voici la solution :


    VirtualBox (Wikipedia) permet de faire tourner un 2ème système d'exploitation sur son PC. Autrement dit, il créé un second PC virtuel sur votre PC.


    Installez VirtualBox (Windows, Mac, Linux) et enfermez y le mouchard d'HADOPI. Celui-ci sera donc bien installé sur votre PC mais il n'enregistrera rien.


    A venir : les petits logiciels de conversation afin de tenir compagnie au mouchard et lui permettre de se sentir moins seul.


    Concernant ce fameux logiciel espion obligatoire, la confusion est encore totale : En effet, notre Ministre, Mme Albanel ne connait pas encore vraiment la différence entre logiciels parefeu, espion, antivirus, suite bureautique ... etc.

    Vidéo

    N'hésitez pas à les contacter pour savoir ou ils en sont :

    Ministère de la culture et de la communication
    3 rue de Valois - 75033 Paris Cedex 01
    Téléphone : + 33 1 40 15 80 00 (7/7 24/24)

     

     


    540px-hadopi_ecoute.png

    peinture_large.jpg

    Jaffiche.fr

     

     

     

    Antidote n°10 : Propagez massivement ces antidotes.

    "Hadopi restera dans les mémoires, comme cette loi présomptueuse qui aura voulu atteindre l’horizon, rattraper un progrès qui ira toujours plus vite qu’elle". Un député lucide.


    Vous aussi votez : Plan de Résistance anti-Hadopi ABCDEFUCK


    Sélection d'autres articles :
     

    Plan de Riposte Anti-Hadopi : Déclenché

    Top 6 des solutions P2P certifiées Hadopi Proof

    Cyber Résistance : Anonyme en 2 minutes

    Hadopi et les 100 joies du WIFI

    50 images anti-Hadopi

    Hadopi : 40 photos et 2 vidéos de la Manifestation du 25 avril à Paris


  • 14 Mai - Nouvel Obs - Hadopi : des internautes préparent "la résistance"
  • 14 Mai - 20 Minutes - La riposte anti-Hadopi s'organise sur le Net
  • 14 Mai - Le Post - Comment les internautes résistent à Hadopi
  • 12 Mai - Le Monde : La "résistance" s'organise pour l'après-Hadopi
  • 23 Avril - Rue89 - Téléchargement illégal : les pirates déjà dans l'après Hadopi



                        Top 10 Articles au 19 mai 09 :

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