15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 00:21

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Lettre ouverte aux citoyens arabes et aux Musulmans

par eva R-sistons

 

 

Citoyens arabes ou musulmans, du Maghreb ou d'ailleurs,

 


Le grand jour est arrivé, celui de la Libération. Oui, l'inattendu est arrivé. On dit l'Arabe, et surtout le Musulman, fataliste, résigné. C'est pourtant le citoyen arabe, musulman, de Tunisie, qui donne aujourd'hui l'exemple au monde surpris. Un exemple que l'on souhaite contagieux, l'intolérable n'a que trop duré !

 

En Tunisie, en Algérie, au Maroc, mais aussi en Egypte ou en Jordanie (et ne parlons pas de l'Arabie Saoudite et de toutes les monarchies pétrolières aux mains de dirigeants arrivistes, corrompus par l'amour de l'Argent et la soumission à l'Etranger), le pouvoir est confisqué par des tyrans ou par des marionnettes. Sur des terres au sous-sol très riche: Mais les citoyens ne voient jamais la couleur des fruits de cette terre si généreuse. Ils sont monopolisés par une caste menant grande vie. Et cette caste est prête à tout pour garder le pouvoir. Alors, non seulement les peuples sont délaissés, livrés au chômage et à la misère, mais ils sont privés de liberté.

 

Démocratie ? Rassurez-vous, je ne parle pas de la démocratie à l'occidentale, plus dans la communication que dans les faits. Ainsi, on peut librement voter, mais seulement pour le candidat choisi par ceux qui, en coulisses, tirent les ficelles. Pour mémoire, je citerai les élections qui ont vu arriver au pouvoir Nicolas Sarkozy; sa rivale, Ségolène Royal, n'était pas privée d'antenne, mais elle était constamment ridiculisée, rabaissée, dénigrée, ravalée au rang de "Becassine" (expression d'un homme de "gôche" caviar vendu à l'Oligarchie). Nos médias "démocratiques" sont en fait une simple courroie de transmission du Pouvoir (de l'Argent). Autant dire que la démocratie, en Occident, est plus un idéal exporté par la persuasion ou... par la force, que vécu au quotidien.

 

Il y a plus important que la (pseudo) liberté d'opinion ou d'expression, que le  (prétendu) droit de voter librement, quand on est privé de travail et qu'on a faim. C'est la Justice sociale. A Cuba, il y a un parti unique, mais il est au service du peuple. La "démocratie" américaine a produit un Bush indifférent aux douleurs des victimes de l'ouragan Katrina, mais le Parti Unique de Cuba a à sa tête un homme qui, dans de semblables circonstances et malgré ses 82 ans, a passé deux nuits et une journée sans dormir pour organiser la protection de ses citoyens qui allaient voir déferler sur leur île une tempête plus dure que celle de la Nouvelle Orléans. Et il n'y a eu aucun mort ! Ceci pour dire que la priorité n'est pas d'avoir une pseudo démocratie à l'Occidentale, avec élections truquées et télévision aux ordres, mais un Pouvoir réellement au service du Peuple, uniquement soucieux de satisfaire au mieux ses besoins.

 

Organisez la démocratie participative, une démocratie réelle, et choisissez-vous non des milliardaires ou des arrivistes ou des ambitieux ou des fils à papa ou des fils de Rois, mais des hommes du peuple sincèrement attachés au Bien public. Comme Moralès, par exemple. Tandis que le Pouvoir, en France, fait tout pour repousser l'âge de la retraite et priver les citoyens usés d'un repos bien mérité, en Bolivie Moralès a réduit la durée du travail et, ainsi, favorisé l'emploi des plus jeunes. 

 

Ce qui compte, c'est une presse réellement indépendante. Si elle doit, comme en France, conditionner les esprits, en permanence, vous serez spoliés du fruit de vos luttes . Et ne tolérez pas que seule la devanture du pouvoir change ! Une marionnette au service du FMI, comme en Côte d'Ivoire, ne doit pas remplacer un tyran, un corrompu, un dictateur. Car l'Etranger occidental veille, pour vous voler votre victoire... Soyez vigilants !    

 

Bravo, amis de Tunisie, pour cette belle leçon de libération ! Vos tyrans ont fui comme les malfaiteurs qu'ils sont, mais leurs avoirs sont en lieu sûr. Il faut les geler. Et maintenant, veillez à ce que votre Presse soit réellement libre. Et trouvez-vous un dirigeant qui a fait ses preuves dans les luttes syndicales ou sociales, comme Moralès, ne vous laissez pas impressionner par un bon communicant comme Sarkozy, masquant ses intentions réelles derrière des mots efficaces, ou par un séducteur comme Carlos Menem.

 

Je m'adresse solennellement à tous: Ce qui vient d'arriver doit être un début. Et un exemple non seulement pour vos frères et soeurs arabes (et) (ou) musulmans, mais pour le monde.

 

En Egypte, l'homme de Washington règne sans partage, il a vendu sa conscience pour un somptueux plat de lentilles. Au point de traiter les Palestiniens comme les Israéliens  ! C'est odieux, c'est intolérable. Il faut que ce verrou pourri saute ! Moubarak est un corrompu qui sacrifie son peuple à ses intérêts et à ceux de l'Empire. Citoyens d'Egypte, libérez-vous du tyran !

 

Et on pourrait dire la même chose de tous les roitelets et dictateurs arabes, gonflés d'argent et d'arrogance. Dehors les usurpateurs, le pouvoir au peuple !

 

Au Maroc, le fils du Roi est devenu Roi à son tour. Les Marocains ne l'ont pas choisi. Etes-vous plus heureux parce que vous avez un Roi à la tête du pays ? Vous le savez bien, non. Au contraire. Le peuple est privé d'exercice du pouvoir, et d'une politique à son service. Même chose pour le Roi de Jordanie, chou-chou de l'Occident, comme son père. Ce n'est pas d'un chou-chou de l'Occident dont vous avez besoin, mais de dirigeants soucieux du Bien public.

 

Quant à l'Algérie, j'ai cru comprendre que les officiers au pouvoir seraient d'anciens harkis, et que la France déciderait, à travers eux, comme au temps des colonies. C'est un scandale. La France doit rester en France, au lieu de continuer, certes discrètement, à coloniser un pays qui n'est pas le sien. Les peuples doivent se libérer ! Vous avez dans vos rangs des officiers patriotes, attachés à leur patrie, désireux de la servir. Si l'Armée doit continuer à diriger, choisissez les officiers qui aiment leur pays plutôt que l'Etranger.

 

En un mot comme en cent, les dictateurs, les marionnettes au service de l'Occident, les corrompus, ça suffit ! Citoyens, la Tunisie doit être un modèle pour tous. Comme Jeanne d'Arc, boutons l'Etranger hors des frontières, et donnons le pouvoir aux peuples, afin que les besoins de tous soient satisfaits plutôt que les caprices d'une poignée d'arrivistes !

 

Les peuples ne doivent jamais faire confiance à l'Occident soi-disant démocratique. Il ne sait que mentir notamment à travers ses gouvernements et ses médias, il ne pense qu'à tirer parti de chaque individu et à le pressurer au maximum, pour le seul profit d'une toute petite minorité, il convoite les ressources des autres pays et afin de parvenir à ses fins il vole, pille, divise, tue, et il mène des guerres partout, de basse ou de haute intensité, occultées par la Presse aux ordres. L'Occident anglo-saxon et israélien, et maintenant aussi européen, est l'ennemi des peuples, ne lui faites jamais confiance, ne le laissez pas s'emparer du pouvoir, à travers dictateurs ou marionnettes, ne le laissez pas accaparer vos ressources, libérez-vous, prenez en mains vous-mêmes vos affaires. Et soyez toujours prêts, comme vos frères et soeurs tunisiens, à aller jusqu'au bout pour vivre libres et dans la dignité. Il vaut mieux mourir debout que vivre couché. 

 

La Tunisie a gagné, sa victoire est la nôtre, mais maintenant elle doit veiller à ce que le pouvoir ne soit pas de nouveau confisqué par une clique de profiteurs sans scrupules. Et ce qui a commencé là-bas doit rayonner partout, afin que les usurpateurs soient définitivement chassés.

 

Alors, citoyens d'Algérie, du Maroc, d'Egypte ou d'ailleurs, levez-vous, et libérez-vous ! L'Histoire doit être écrite par les peuples, et seulement par eux ! En avant, que cette victoire soit suivie de beaucoup d'autres ! Ecrivez de grandes pages d'Histoire ! 

 

eva R-sistons à l'intolérable.  

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS :Tunisie,  Algérie, Maroc, Jordanie, Egypte, Arabie saoudite, Occident, Roi, dictateur, tyran, Armée, Washington, Moralès, Bolivie, Cuba, Bush, Ouragan Katrina, Carlos Menem, Sarkozy, FMI, Côte d'Ivoire, Nouvelle-Orléans, Ségolène Royal, Presse...

 

 

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http://sos-crise.over-blog.com/article-les-luttes-de-liberation-des-minorites-nationales-christian-delarue-53730930.html

 

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A propos des Chrétiens d'orient,

cet excellent commentaire :

 

Il serait utile de rappeler que si les chrétiens d'Iraq sont persécutés, ce sont d'abord et avant tout ceux de Ninive, Kirkouk et Mossoul, c'est-à-dire au Kurdistan iraquien pratiquement en état de sécession. Les Turcomans sunnites y sont également persécutés. Mais en Occident, on n'en parle pas. Parce que le public pourrait comprendre que cette persécution n'est pas spécifiquement anti-chrétienne, et surtout qu'elle n'est pas le fait des musulmans. 

Il s'agit bien plus d'un nettoyage ethnique destiné à «kurdiciser» intégralement le Kurdistan pour l'affermer par les maîtres USraéliens (CIA et Mossad sont omniprésents au Kurdistan) aux autochtones kurdes «protégés» des ci-devant.

Ça permet, d'une pierre, de frapper plusieurs coups.

1- Contrôler les champs pétrolifères du Nord de l'Iraq

2- Menacer la stabilité et de la Turquie et de la Syrie et de l'Iran, qui ont tous trois leur       «problème kurde»

3- Maintenir l'instabilité en Iraq et dans toute la région.

 

Commentaire de Byblos le Maronite 26.12.2010

 

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-arte-journal-de-19-h-au-menu-ses-habituelles-betes-noires-eva-r-sistons-63727980-comments.html#comment73574549

 

 


La Tunisie a décidé d'en finir avec Ben Ali

Les média-mensonges 

Les médias étrangers faussent la vision des événements. Ils laissent croire que la Tunisie vit un mouvement social comme un autre dont les causes premières sont le chômage ou le prix des aliments de base. S’ils dénoncent la dictature, ils tendent à l’excuser. Ils cachent surtout les raisons pour lesquelles le gouvernement français soutient le régime criminel de Ben Ali : on prétend que c’est principalement dû à la participation de Ben Ali dans la lutte contre les islamistes.

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Média-mensonge n°1 : « Il ne s’agit que d’un mouvement social, pas d’un soulèvement »


Depuis deux semaines, la répression en Tunisie s’est intensifiée. Des tirs à balles réelles des forces de polices se sont ajoutés aux arrestations massives et menaces de poursuites. On apprend qu’il y a des morts à partir du 9 Janvier. Mais le décompte est difficile et les hôpitaux interdisent de filmer. Les médias locaux sont verrouillés, mais les informations se répandent sur Internet comme une traînée de poudre. Parmi les morts, des enfants, des femmes et des personnes âgées. Certains meurent par suffocation des cartouches de gaz lacrymogène périmées utilisées. Les vidéos sur Internet montrent que les victimes ont presque toutes été frappées au thorax, ou à la tête. Des tirs de précision pour tuer.

Kasserine (sud ouest du pays) a été particulièrement touchée. Samedi soir, les flics de Ben Ali ont tiré sur le cortège funèbre d’un manifestant qu’ils avaient tué la veille. Des snipers ont été postés sur les hauteurs. Il y a eu au moins cinquante morts ici et les affrontements continuent. Des policiers en civil ont pillé les commerces et les domiciles. Et lundi on a pu entendre sur Radio Kalima que les forces spéciales de Ben Ali ont défoncé les portes des maisons et violé les jeunes filles qu’ils trouvaient.

La colère a atteint un stade de non retour. Tous ont rejoint le combat : médecins, avocats luttent aux côtés des plus démunis pour leur pays. Ben Ali fait une déclaration lundi soir, promettant 300 000 emplois. Comme si ce mensonge pouvait calmer les ardeurs. « On s’en fout du chômage, on veut que Ben Ali soit arrêté.  » déclarent en nombre les Tunisiens.

La banlieue de Tunis se soulève mercredi. Ben Ali fait intervenir l’armée, mais elle se retourne contre lui dans plusieurs villes en protégeant les citoyens pacifiques des tirs de police et des arrestations. Le couvre feu est décrété mercredi soir sur Tunis et sa banlieue de 20h à 5h30 du matin. Une heure avant, le jeune Magid se fait assassiner à Ettadhamen dans la banlieue ouest de Tunis par un tir de policier alors qu’il rentrait chez lui. Contrairement à ce que nous décrivent les journalistes de France 24 restés à l’abri dans le centre, les courageux habitants des cités d’Ettadhamen et d’Intilaka ont lutté toute la nuit malgré le couvre feu et les tirs de police. Les affrontements continuent, les jeunes scandent : « Nous n’avons pas peur de vous. » L’armée se retire de la ville, sur ordre de Ben Ali, pour laisser les forces spéciales continuer leur massacre.

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Ce n’est pas un simple mouvement social, c’est une révolution qui est en marche. Un soulèvement dont l’étincelle a été le suicide par immolation le 17 décembre à Sidibouzid d’un jeune de 28 ans, mais dont les racines sont plus profondes.

La lutte s’organise sur Internet et dans la rue, elle est partie du Sud où les populations sont les plus démunies, mais elle s’étend dans tout le pays. Après Tunis et sa banlieue, les villes de Tabarka et Jendouba dans le Nord Ouest rejoignent à leur tour la lutte ce jeudi.

 

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Ben Ali prétend avoir été trompé par des corrompus. Du coup, mercredi, l’ONU qui craint de le voir perdre son trône, lui recommande d’installer une commission d’enquête indépendante. Mais les Tunisiens ne sont pas dupes : ils savent très bien que les corrompus, ce sont ceux qui dirigent leur pays. De même, les Etats-Unis tentent de raisonner le tyran qui perd le contrôle du pays et ne fait qu’aggraver la situation par la répression.

Peu après, le Premier ministre tunisien annonce le limogeage du ministre de l’intérieur Rafik Belhaj Kacem et la libération de toutes les personnes arrêtées durant le « soulèvement social ». Au même moment, Hamma Hammami, un opposant politique qui a déjà connu la clandestinité, la prison, l’exil et la torture en tant que porte parole du PCOT ( parti communiste tunisien officiellement interdit) est enlevé à son domicile par les forces spéciales. Sa famille très inquiète craint pour sa vie.

Jeudi, le président autoproclamé Zin El Abidiin Ben Ali annonce qu’il n’a pas l’intention de briquer un nouveau mandat et promet la liberté totale de l’information et l’internet : « Pas de présidence à vie et je refuse de toucher à la limite d’âge fixée par la Constitution ». « Assez de tirs à balles réelles » « Je vous ai compris ». Tels sont les mots du dictateur assassin à l’agonie qui prétend avoir été trompé. Rien sur le couvre feu instauré depuis la veille.

 

Après la déclaration, quelques cris de célébrations se font entendre dans la rue mais ils sont vite critiqués par une grosse partie des résistants et par l’intégralité des cyber-activistes.

Pour Tarak Mekki, opposant politique de Ben Ali et humoriste, ces célébrations sont une mise en scène : « Des voitures se sont garées avant la déclaration devant le siège du parti à Sfax. On a cru qu’ils allaient tout casser, mais voilà qu’ils se mettent à célébrer en klaxonnant, et c’est le même scénario qui s’est produit à Tunis et à Kérouan, à part qu’à Kérouan les gens se sont fait tabassé, à Kasserine les manifestations ont continué. »

Un peu plus tard dans la journée, le mensonge se confirme : la police continue de tirer et on dénombre de nouveaux morts. A Zarzouna, les résistants crient vengeance après un coup de feu mortel tiré sur une jeune femme pacifique dont le seul crime était d’avoir protesté contre le régime. Un poste de police a été brûlé en représailles. A Monastir, c’est le siège du RCD qui a été brûlé ainsi que des propriétés du clan Ben Ali.

 

La répression est encore montée d’un cran jeudi : Ben Ali cherche à affamer la population du sud du pays en restreignant les approvisionnements de produits de base (farine, sucre, lait...). On sait déjà que les villes de Karouan, Gafsa, et Sidi-bouzid sont touchées par la pénurie.

 

Mais les émeutes prennent de plus en plus d’ampleur et on commence à penser que si Ben Ali n’est pas emprisonné rapidement, la violence populaire sera inévitable. Plus tard dans la soirée, les slogans fusent dans les rues de Tunis, repris par tous : « Maintenant, maintenant, Ben Ali, dehors ! »

Ce vendredi matin à 11h, les Tunisiens ont afflué de tout le pays pour un grand rassemblement de plusieurs milliers de personnes en plein centre de Tunis. Ils ont tous réaffirmé leur volonté inébranlable d’arrêter Ben Ali et son clan mafieux : la révolte ne sera pas apaisée avant. Devant le ministère de l’Intérieur, la police a encore tiré sur la foule. En représailles, les jeunes s’organisent et veulent brûler le ministère, mais les tirs les en empêchent.

Ce que l’ONU, la France ou Ben Ali ne comprennent pas, c’est que les tunisiens ne croient plus en leurs mensonges. Ce qu’ils ne voient pas, c’est qu’il n’y a qu’une seule solution viable pour le calme : la fuite ou la reddition manu militari de Ben Ali et son clan. Aujourd’hui, il n’y a plus de doute possible : les tunisiens ont décidé d’en finir avec Ben Ali.



Média-mensonge n°2 : « Ben Ali a permis l’émancipation de la femme et l’éducation du peuple »

 

La Tunisie est un petit pays de près de 10 millions d’habitants à la population jeune est très cultivée (la moitié de la population a moins de 25 ans et le nombre de diplômés universitaires dépasse celui de l’Algérie et du Maroc réunis). Son économie est basée principalement sur des sociétés de services (43.2% du PIB en 2007), sur des produits à basse valeur ajoutée (huile d’olive, céréales) et sur l’exportation de phosphate (2èmeexportateur mondial). Mais le développement économique est très inégal : principalement axé sur le Tell à l’ouest (région des collines) avec les phosphates et sur la côte avec les industries et le tourisme. Ce qui laisse les régions du Sud et du Nord avec une pauvreté très importante.

 

C’est après l’indépendance en 1957, sous la présidence de Bourguiba, que la Tunisie a connu une période sociale et progressiste. La colonisation française avait duré 75 ans, elle s’était axée principalement sur l’agriculture par le vol des terres et un commerce lucratif grâce aux ports de Tunis et de Sfax et l’exploitation des Tunisiens. Elle avait laissé un pays peu industrialisé avec beaucoup de chômage.

 

A la libération, la Tunisie nationalise ce qui lui avait été volé et dispose alors d’une économie sociale gérée à 80% par l’Etat, ce qui provoque une forte croissance. La femme tunisienne reçoit le droit de vote, la polygamie est interdite et l’avortement est légalisé dix ans avant la France. Cerise sur le gâteau, le plus gros du budget est réservé à l’éducation (jusque 30%).

 

Mais la Banque Mondiale, qui est au service des multinationales, s’ingère dans les affaires tunisienne. Soutenue par la grande bourgeoise de Tunis, elle commence à offrir ses « aides » à la Tunisie, autrement dit des prêts coûteux, qui lui permettront de faire pression sur le gouvernement pour freiner l’étatisation de l’économie. Celle-ci avait été entamée par Ben Salah, secrétaire d’Etat au Plan et aux Finances. La BM s’efforce aussi de récupérer autant que possible le phosphate tunisien. A la fin des années 60, elle est l’un des principaux créanciers de la Tunisie et fait limoger Ben Salah. La Tunisie entame alors une politique beaucoup plus libérale menée par Hédi Nouira, ex-gouverneur de la Banque centrale.

 

Cependant, ce libéralisme ne développe pas le pays : il le brade aux étrangers et l’industrie tunisienne enrichit l’Europe. Le taux de chômage double, le taux de scolarisation baisse et les inégalités s’accroissent.

 

En 1978, un appel à la grève générale est lancé par l’UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens, ce syndicat est la principale force de l’opposition de l’époque et existe encore aujourd’hui). A ce moment là, c’est un certain Zine El Abidine Ben Ali qui est à la tête de la Sûreté nationale (les services de renseignement tunisiens). Il fait tirer sur la foule : ce « Jeudi noir » fera 200 morts et plus d’une centaine de blessés. En 1983, Bourguiba double le prix du pain et de la semoule. Eclatent alors « les émeutes du pain », à nouveau sévèrement réprimées. Mais le peuple n’abandonne pas la lutte et fait annuler l’augmentation des prix.

 

Toutes ces répressions vont favoriser l’ascension de Ben Ali au pouvoir : les bourgeoisies sahéliennes et tunisoises veulent un homme capable de mater les mouvements populaires tout en écrasant les gauchistes et les islamistes.

C’est en 1987 que Ben Ali, alors ministre de l’Intérieur, fait signer en personne par sept médecins un rapport qui déclare Bourguiba sénile. Ce « coup d’Etat médical » fait de Ben Ali le second président de la Tunisie (l’article 57 de la Constitution tunisienne précise que c'est le Premier ministre qui succède en cas d'empêchement). Il entame alors sa politique répressive et ultralibérale.



Média-mensonge n°3 : « Ces révoltes sont principalement causées par le fort taux de chômage et le coût trop élevé des produits de base »

 

Le chômage est très élevé, y compris chez les jeunes diplômés, mais c’est un problème secondaire qui découle des causes profondes de la colère : la corruption généralisée, la répression, la censure et la vente du pays aux amis du dictateur.

 

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Wikileaks a fait des révélations en décembre au travers d’un câble de Robert F. Gode, ancien ambassadeur américain à Tunis : « La moitié du monde des affaires en Tunisie peut se prévaloir d’une connexion avec Ben Ali par le mariage, et bon nombre de ces relations auraient grandement tiré profit de cette parenté. »

 

Comme le rapport le mentionne, ces informations, les Tunisiens les connaissent depuis longtemps.

 

La quasi totalité des secteurs économiques est gangrenée par trois familles principales liées par alliance que l’on appelle le clan Ben Ali : Les Ben Ali, Les Mabrouk (riche famille bourgeoise tunisoise dont l’un des fils est aujourd’hui marié à la fille du dictateur) et les Trabelsi (régentée par Belhassen Trabelsi, le frère aîné de Leila, femme de Ben Ali).

 

Dans les banques, la famille Mabrouk contrôle La BIAT, Banque internationale arabe de Tunisie, la STAFIM PEUGEOT (automobile) et CHAMS FM (radio appartenant à la fille du président et épouse Mabrouk). Et elle partage les bénéfices avec les Français sur les licences Géant et Monoprix.

 

La famille Trabelsi possède la Banque de Tunisie, la licence FORD, la CTN (Compagnie Tunisienne de Navigation). Deux radios : RADIO MOSAIQUE FM et EXPRESS FM et une chaîne de télévision privée CARTHAGE TV (Belhassen Trabelsi et Sami Fehri), BRICORAMA, Carthage Cement, IE THON TUNISIEN

La famille Ben Ali possède les banques Zitouna et Mediobanca (Sakhr el Matri, gendres de Ben Ali) et la Société MAS de gestion des services de l’aéroport de Tunis. (Slim Zarrouk, gendre). Côté médias, elle possède la société CACTUS, boite de production qui s’est approprié 60 % des revenus de la chaine nationale, ainsi que deux radios : ZITOUNA FM et JAWHARA FM (Néji Mhiri, ami personnel du dictateur et administrateur de la Banque Centrale) et le Groupe Dar Assabah qui publie les journaux papiers Assabah et Le Temps (Sakhr Matri). La société nationale Ennakl de transports tunisiens et la Société Le Moteur qui possède les licences Mercedes et Fiat. La compagnie aérienne Karthago Airlines ainsi que la Frip. Ces sociétés ont toutes été rachetées ou offertes dans des conditions douteuses ou criminelles.

 

Le Clan s’attaque également à voler les terres du peuple et ses richesses culturelles. La plupart des opérations immobilières du pays sont aux mains du clan. Des dizaines d’hectares de terres agricoles sont distribuées à la famille. Sidi Bou Said et Carthage (très belles villes côtières, riches en histoire et découvertes archéologiques) ont subi une véritable razzia. Des terrains ont été déclassés et revendus au prix fort.

 

La plupart des opérations immobilières du pays sont aux mains de la famille. Ben Ali leur distribue des zones entières, jusque plusieurs dizaines d’hectares de terres agricoles. Les propriétés publiques sont réquisitionnées pour la famille selon leur bon vouloir.

 

Avec la complicité de la Banque centrale, elle transfert massivement des fonds vers l’étranger : L’ensemble des transferts d’argent de la famille est estimé dans la période 1987-2009 à environ 18 milliards de dollars, l’équivalent de la dette tunisienne (selon le site activiste nawaat.org)

 

Des scandales éclatent jusqu’au niveau international :

 

L’affaire du lycée Louis Pasteur :

Le lycée français Louis Pasteur dirigé depuis 40 ans par le couple Bouebdelli est réputé pour son enseignement de très haute qualité et un taux de réussite très élevé au baccalauréat. Toute la bourgeoisie y envoie ses enfants. Mais en 2007, Bouebdelli recale la fille de l’avocat de Leila Trabelsi. Il est convoqué peu après au ministère : on lui ordonne d’inscrire la lycéenne sous peine de voir fermer le lycée. Le respectable Mohamed Bouebdelli refuse de céder aux menaces. Leila Trabelsi ordonne la fermeture du lycée et se fait subventionner 1 800 000 dinars pour ouvrir son propre établissement à la rentrée suivante : le lycée international privé de Carthage.

Mohamed Bouebdelli entame une campagne pour sensibiliser l’opinion, écrit un livre qu’il diffuse gratuitement sur Internet, contacte l’ambassade de France. Rien n’y fait, la France reste sourde et il ne pourra empêcher la fermeture du lycée.

 

L’affaire du Yacht volé :

En 2006, Imed et Moaz Trabelsi, neveux de Ben Ali dérobent Le Yacht du riche homme d’affaire français Bruno Roger, proche de Sarkosy. Poussé par sa femme, Ben Ali doit intervenir pour éviter l’incident diplomatique.

Les méfaits des grandes familles sont principalement axés sur l’économie, mais les Trabelsi ont également amené des trafics mafieux au plus haut niveau de l’Etat. Selon l’enquête de Slim Bagga, Imed Trabelsi est au dessus des lois et en abuse. Il met en place un trafic de prostitution de mineures, qu’il considère comme une marchandise comme les autres avec la collaboration des plus haut niveaux de l’Etat. (slim Bagga ‘les mineures : chasse gardées des rejetons Ben Ali et Trabelsi).

Pour les Tunisiens, la création d’emplois supplémentaires pourrait-elle calmer leur colère ?


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Médiamensonge n° 4 : « La France défend Ben Ali parce qu’il lutte contre l’islamisme »


La répression de Ben Ali à l’encontre des islamistes a été très violente, mais la principale raison principale du soutien français, ce sont des intérêts économiques considérables. Les relations privilégiées de la France avec Ben Ali lui permettent d’être le premier investisseur étranger en Tunisie en 2008 avec un record de 280 millions d’euros d’investissement . 1.250 entreprises françaises sont actives dans ce pays, avec un total de 106.000 emplois. Certains intérêts économiques français sont anciens. D'autres, prometteurs, sont en devenir.

 

Délocalisation de proximité

Les trois quarts des entreprises françaises présentes font de la délocalisation de proximité en exportant de l'industrie ou des services pour le marché européen. Dans les secteurs du textile – habillement - cuir (500 entreprises) et surtout les industries mécaniques, électriques et électroniques -premier poste d'exportation du pays - avec Valeo, Faurecia, Sagem ou EADS (via sa filiale Aerolia Tunisie). Les services ne sont pas en reste avec les centres d'appels et les sociétés de services informatiques. Bureaux d'études et d'ingénierie commencent à émerger, aux côtés de la centaine de cabinets de conseil déjà installés. Ajoutons les centres d’appels (Téléperformance) ou les SSI à vocation exportatrice.

A côté de ces secteurs dédiés à l'exportation, les grands noms du CAC40 présents en Tunisie s'intéressent directement au marché tunisien, voire algérien et libyen : Air Liquide, Danone, Renault, PSA, Sanofi Aventis, Total ou d'autres. Ces entreprises s'implantent souvent en partenariat avec des groupes locaux, quitte à n'avoir qu'une participation minoritaire, comme Carrefour et Géant Casino. Ces deux enseignes ont pris soin de s’assurer des partenaires au sein de familles maffieuses (Mabrouk et Trabelsi) qui restent majoritaires.

Les entreprises françaises recherchent des contrats dans l'énergie et les transports. La centrale à gaz qui doit voir le jour entre Tunis et Bizerte (400 millions d'euros) intéresse Alstom et General Electric France. Au Cap Bon, à la pointe nord-est du pays, le vaste projet ELMED visant à relier la Tunisie et la Sicile suscite l'intérêt de GDF Suez et EDF. De l'ordre de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros), il pourrait être lancé en 2011 ou 2012. Les transports sont l'autre secteur prometteur pour les investisseurs. Le projet de réseau ferroviaire rapide (RFR) de Tunis, inspiré du RER parisien, doit démarrer cette année. Alstom et Colas Rail sont candidates sur la signalisation et l'équipement de la voie. Le matériel roulant intéresse Bombardier France. Le projet RFR doit surtout se poursuivre sur environ dix ans, soit à terme un potentiel de contrats de deux milliards d'euros.

Dans le tourisme, on retrouve : Fram, Accor, Club Med. Dans le secteur bancaire : BNP-Paribas, Société générale, Groupe Caisse d’épargne. Dans les assurances, Groupama détient 35% du capital de Sfar, premier assureur tunisien. Les enseignes Carrefour et Casino sont présentes avec des partenaires au sein de la famille mafieuse qui restent majoritaires (Mabrouk/Trabelsi). Dans les télécoms, Orange Tunisie a décroché en 2009 la troisième licence de téléphonie mobile et la deuxième de téléphonie fixe.

« Les entreprises qui sont amenées à se déplacer dans le pays suivent avec attention les émeutes tout en restant calmes, indique un observateur français, basé à Tunis. Certaines maisons mères prennent par ailleurs le pouls de la situation pour leurs filiales. »

Mais il n’y a pas que la France. L'Union européenne accorde elle aussi sa confiance à Tunis et flatter le régime. Selon un communiqué d'avril 2009 de la Commission européenne, « la Tunisie a été le premier pays de la région euro méditerranéenne à signer un accord d'association avec l'Union européenne, qui a pour but d'etablir un partenariat politique, economique et social entre les deux parties. ». La Banque européenne d'investissement est intervenue dès 1978. A ce jour, un montant total de 2,75 milliards d'euros ont déjà été investis, ce qui fait de la BEI le premier bailleur de fonds de la Tunisie.

La grande gagnante du régime de Ben Ali, c’est l’Europe. Il est le seul dirigeant arabe à promouvoir le Traité de la Méditerranée, zone de libre échange qui laisserait le Maghreb a la merci des capitaux occidentaux. Et sur cette dangereuse voie, Bruxelles se frotte les mains : « Depuis le 1erjanvier 2008, tous les tarifs pour les produits industriels ont été abolis, deux années en avance sur l’échéance initiale. »

La Banque mondiale (basée à Washington) est sur la même longueur d'ondes. Son rapport Doing Business 2009, mesurant l’efficacité des réformes menées en vue d'assainir l'environnement des affaires, gratifie la Tunisie d'un généreux sept sur dix et la positionne a la 73ème place sur 188 pays passés au crible (loin devant le Maroc et l'Algérie). A la mi-mai 2009, la Banque mondiale a d’ailleurs mis la main à la poche en accordant un prêt de 250 millions de dollars à la Tunisie pour développer sa compétitivité

Ceci explique-t-il pourquoi la ministre française des Affaires étrangères, Michel Alliot-Marie, a déclaré, au moment où le peuple tunisien se fait massacrer : ( Le gouvernement français) « ne doit pas s'ériger en donneurs de leçons face à une situation complexe » et propose son savoir-faire français à la police tunisienne dans la gestion des questions sécuritaires ». Les jeunes des banlieues et les manifestants du mouvement des retraites apprécieront.

Il est vrai qu’elle connaît bien le pays puisque, comme ses collègues Hortefeux, Besson et Mitterrand, elle y passe de belles vacances, chaque été, dans les luxueuses installations touristiques avec sa famille, comme l’a révélé le Canard Enchaîné. Cette année, ce fut le Phenicia à Hammamet. L’histoire ne dit pas qui a payé la note.

Son collègue de l'Agriculture, Bruno Le Maire, avait été le premier membre du gouvernement à s'exprimer : « Je n'ai pas à qualifier le régime tunisien. Le président Ben Ali est quelqu'un qui est souvent mal jugé, [mais] il a fait beaucoup de choses. » Quant à Frédéric Mitterrand, après l’avoir longtemps encensé, il a encore osé déclarer récemment que traiter le régime Ben Ali de dictature était « exagéré »  !


 

Une nouvelle forme de révolte

Le seul moyen pour le régime Ben Ali de conserver le pouvoir a été d’organiser une surveillance et une censure d’Etat institutionnalisée avec la complicité de la Justice. Toute voix dissidente est sévèrement réprimée. En 2008, dans la région de Gafsa (mines de phosphates) commencent déjà des soulèvements. Le 6 juillet 2010, une cour d'appel tunisienne confirme la peine de quatre ans de prison ferme prononcée contre le journaliste Fahem Boukaddous pour avoir filmé les manifestations. Il est encore en prison actuellement.

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Mais grâce à Internet et aux nouvelles technologies les Tunisiens trouvent quand même des sources d’information. Alors, le gouvernement s’empresse de verrouiller tous les sites dissidents et arrête des blogueurs. Youtube et Dailymotion sont inaccessibles, des pages Facebook sont bloquées. Cependant, cette répression a fait naître en Tunisie une génération de hackers qui permettent de contourner les blocages ou même débloquent des sites verrouillés par l’Etat !

Les réseaux sociaux se développent remarquablement : en 2000, le premier cyber groupe d’activistes tunisiens Takriz [1] dépasse le cap d’un million de visiteurs uniques, chiffre qui ne fera que s'accroître avec les crimes de plus en plus scandaleux des Ben Ali. Ce site compte aujourd’hui un million de visiteur par jour ! Ces jeunes hackers jouent en ce moment un rôle déterminant dans la lutte, quand les Tunisiens ne sont pas sur le terrain, c’est ici qu’ils se réunissent et échangent les dernières nouvelles qui tombent toutes les minutes.

Lundi après-midi, des hackers attaquent les sites web gouvernementaux. L’accès à la bourse des valeurs et le site du ministère des Affaires étrangères sont bloqués. L’attaque est revendiquée par un groupe de hacker dissidents : « Anonymous » Leur site propose de surfer anonymement sur Internet, offrant l’accès aux sites bloqués par le gouvernement.

En ce moment, les Tunisiens peuvent suivre en direct, minute par minute, les événements sur Takriz, comme nous tous. Ces événements nous montrent comme les nouvelles technologies peuvent représenter un espoir pour la lutte, pour la vérité, et pour la Libération.

Il est difficile de présager de la suite des événements puisqu’aucun candidat, aucune alternative autre que la volonté de se battre pour la liberté et la justice n’a porté ce mouvement. Compte tenu du passé des Tunisiens bien conscients de la censure, de la manipulation médiatique et des enjeux internationaux, on peut rêver voir un gouvernement progressiste émerger qui aurait une influence considérable sur le monde arabe.

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Soutenir le peuple tunisien

Dans de nombreuses grandes villes d’Europe et d’ailleurs sont organisées des manifestations pour soutenir la Tunisie et son peuple. Mercredi dernier, Marseille a rassemblé près de mille manifestants. Bruxelles manifestera ce samedi 15 janvier à 14h à la Bourse de Bruxelles pour faire de même et imposer à nos gouvernements de reconnaître le régime despotique de Ben Ali comme criminel. Pour imposer qu’ils cessent d’être complices de ce tyran et de sa famille malhonnête.

Sur ces mots d’ordre : Solidarité avec le mouvement social en Tunisie et en Algérie ! Halte à la répression ! Pour le droit au Travail, à la Dignité, à la Liberté et à la Démocratie. Vive la Solidarité Internationale - Vive la Solidarité Maghrébine


Source : michelcollon.info

 

Ramy Brahem

14 janvier 2011 - http://www.michelcollon.info/La-Tunisie-a-decide-d-en-finir.html

 

 

Israël exporte son savoir-faire meurtrier vers les pays africains - Marc Brenner
Répression des populations: mode d'emploi

 

Mondialisation et résistances sociales au Maghreb - Mohamed Tahar Bensaada
Les raisons de la colère en Tunisie et Algérie

Émeutes en Tunisie et en Algérie- Alex Lantier
"Ceux qui voient ces troubles comme une difficulté locale d'Afrique du Nord devraient y réfléchir à deux fois."

Tunisie, Algérie : la révolution ne passera pas à la télévision - Global Voices
Les témoignages contournent la censure sur Internet

Algérie : Bien plus que des émeutes de la faim - Fayçal Anseur
Du pain et des jeux, ce la ne suffit plus !

 

 

Tunisie, dictature mafieuse

De Tunis à Vichy: « Ben Ali Assassin, Sarkozy Complice » 

 

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Ben Ali est parti. Tant mieux pour la Tunisie. Mais Sarkozy, Alliot-Marie, Strauss-Kahn sont toujours là. Tant pis pour la France et les Français....

 

Les Arabes dehors, Tel Aviv revendique toutes les ressources

 

Tunisie : les dessous d’une impasse politique et économique

 

Le Maghreb en révolution

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22801

(dossier révoltes au Maghreb)

 

MAGHREB : Comme un avertissement à d’autres régimes

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22806

 

*

 

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La Tunisie, une révolution

par Tariq Ramadan

 

 

Il faut saluer avec force, honneur et dignité l’action du peuple tunisien. Une résistance et une révolution pacifiques et civiles qui, à force de détermination et de sacrifices, a réussi à ébranler la dictature. Le Président Ben Ali a quitté le pays (alors qu’il devrait être jugé impérativement, lui et ses acolytes) et le premier ministre a momentanément pris les rennes du pays. C’est une première étape et, à la croisée des chemins, les enjeux restent sensibles et particulièrement dangereux. Tout est encore possible : une tentative de gagner du temps, de manipuler les revendications populaires (avec un faux nouvel ancien gouvernement) ou encore une orientation influencée par des forces intérieures ou étrangères. La vigilance s’impose, la lucidité et surtout le refus de la naïveté et de certains expédients très – trop – rapides. La révolution civile et informelle a révélé une force extraordinaire mais cette force du contre-pouvoir peut aussi s’avérer une faiblesse face aux courants politiques qui pourraient utiliser le texte de la Constitution, les relations politiques internationales ou simplement utiliser le temps de l’apaisement pour redistribuer les cartes (il faudra également suivre attentivement l’évolution de l’attitude de l’armée). On pourrait leur offrir d’apparentes libertés, sans le dictateur, mais un nouveau quadrillage de la vie politique tunisienne. Il faut saluer cette première victoire tout en sachant que rien n’est gagné encore.


Le peuple de Tunisie est descendu dans la rue et, dans la non violence, a dit « Non ! » parce qu’il était l’heure que la dictature cessât. Il faut le saluer, le respecter et s’engager encore et encore à ses côtés. Sans fléchir. Il faudra faire attention à toutes ces « nouvelles » voix de « soutien » qui hier était silencieuses avec Ben Ali et qui vont se présenter aujourd’hui comme des « démocrates » sans passé. Il faudra, de la même façon, faire le compte des complicités individuelles et internationales qui aimeraient, à l’heure de la résistance pacifique victorieuse, faire oublier leurs trahisons, leurs mensonges et leurs hypocrisies. D’aucuns ont sacrifié leur vie, d’autres ont été torturés ou ont vécu l’exil et la désolation : c’est avec eux qu’il faut être et s’engager. Leurs sacrifices, leurs souffrances et leurs larmes ne furent pas en vain. Une belle leçon, un moment historique : le peuple a eu raison de son dictateur. Il faut encore qu’il ait raison de son système et de ses valets et complices.


A l’heure de cette incroyable révolution, pacifique, digne et populaire, des images d’un rêve possible traversent notre esprit et nos espérances : que les peuples arabes, soumis aux dictatures, se lèvent enfin et, avec la même détermination populaire et non violente, résistent aux autocrates et libèrent leur pays. Enfin ! Quel bel exemple : un soulèvement du peuple et du cœur. Si seulement les peuples avaient la force de cet exemple, de cette écoute et de cette résistance non-violente et révolutionnaire. Le sens historique de la libération.

 

http://www.tariqramadan.com/La-Tunisie-une-Revolution.html

 

 

 

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Panorama du Front national et de ses dissidents-concurrents


L'extrême droite française

de plus en plus atomisée

 

Le dossier ici :

Le lifting du Front national ne change rien - De l'immigration à l'identitaire

Lire aussi :

France: Bientôt une guerre totale contre les banlieues, les quartiers populaires

 

 

Alerte ! Les idées de rejet, d'exclusion, de haine, se répandent, se banalisent,

l'islamophobie remplace l'antisémitisme, l'anti-communisme, 

ça suffit les boucs-émissaires,

ça suffit aussi les pseudos dérives vers "l'identitaire"

pour masquer la xénophobie,

"Liberté, égalité, fraternité", voilà  la République française !

Ca va mal se terminer, tout ça !

Et comment se fait-il que des citoyens juifs, maintenant,

pactisent avec le diable fasciste ?

A quoi sert -il de commémorer sans cesse la Shoah

si on n'a rien compris ? (1)

Face au danger que représente le criminel Nouvel Ordre Mondial,

nous devons tous être unis,

ce sera notre seule chance de le contrer,

sinon nous serons tous broyés !

Resaisissons-nous !

eva R-sistons

 

(1) Contre l'islam, l'extrême droite européenne avec Israël | Rue89


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A chacun son jihad

http://laplote.blogs.courrierinternational.com/

 

Les amis d'Antoine, tué au Niger,

pour la démission d'Alain Juppé (mis à jour)

 

 

Six amis du master professionnel d'Antoine de Léocour (à gauche sur la photo) ont adressé cette lettre ouverte au ministre de la Défense. Ils interrogent l'absence d'information sur le décès de leur ami et de Vincent Delory tous deux tués ce samedi 8 janvier au Niger, après avoir été enlevés par Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) , dénoncent « la récupération politique de cet assassinat » et réclament la démission d'Alain Juppé. Lire la suite l'article

Monsieur le ministre de la Défense et des Anciens Combattants,

Nous condamnons unanimement l'acte de barbarie qui nous prive aujourd'hui d'un ami cher. Cependant, votre empressement à justifier l'intervention militaire qui a conduit à la mort d'Antoine de Léocour et Vincent Delory nous a beaucoup surpris.

Réduire l'analyse de ce drame à un discours sécuritaire ne fait qu'alimenter grossièrement la presse à sensations. Cela occulte totalement les enjeux globaux de la situation économique et politique que traverse la zone sahélienne. Les épiphénomènes que nous vivons actuellement participent des conséquences de politiques étrangères occidentales vis-à-vis de ces régions.

« Ne rien faire, c'est prendre un double risque. »

Vos déclarations nous amènent à nous interroger sur la mission de l'armée française : consiste-t-elle à abréger les souffrances de ses ressortissants (emmenés par les ravisseurs [...] et on sait ensuite comment ils sont traités) lorsque vous, M. le ministre de la Défense et M. le président de la République, chef des armées n'êtes pas en mesure d'envisager une autre solution, plus digne ?

Ou a-t-elle pour objectifs de démontrer quel qu'en soit le prix que la France est prête à entrer dans l'escalade de la violence au nom de son combat pour la démocratie et contre le terrorisme (ne rien faire, c'est donner un signal que la France finalement ne se bat plus contre le terrorisme) ?

Sachez qu'à nos yeux la raison d'Etat ne doit jamais l'emporter sur le respect de la vie des citoyens. Nous sommes particulièrement indignés par le ton de vos propos et de ceux de la majorité de la classe politique française dans un consensus national sans fausse note.

Nous croyons comprendre que la France, patrie des droits de l'homme, sacrifie ses ressortissants sur l'autel d'orientations stratégiques occultes. Vous avez effectivement pris le parti de vous mettre à l'abri de tous moyens ...

Lire la suite sur Rue89

 

http://fr.news.yahoo.com/69/20110114/twl-les-amis-d-antoine-tu-au-niger-pour-b11dcaf.html

 

En tous cas, ça bouge ! Les citoyens se réveillent !

 

 

Les pillages en Tunisie,

je me demande s'il s'agit réellement des hommes de Ben Ali

(qui se vengeraient en semant le désordre),

ou de provocations des Pouvoirs

pour montrer aux peuples du monde:

Regardez ce qui arrive

quand vous faites une révolution : L'anarchie !

Alors restez tranquilles à l'avenir !

Qu'en pensez-vous ?

votre eva R-sistons


   
       
       Que l’étincelle tunisienne embrase tout le monde arabe
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1082

        Ben Ali le dictateur chassé par le peuple
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1084

        Soudan : Opération « Katanga Bis » NON A LA PARTITION DU SOUDAN
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1081

        La partition du Soudan, comme un cauchemar
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1080

        La police politique arrête Hamma Hammami porte parole du parti communiste des ouvriers de Tunisie
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1077

        Langues otages
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1079

 

  Algérie : Manifestations de janvier 2011 - Déclaration du PADS
        http://www.comite-valmy

.org/spip.php?article1075 


        LIBAN - Désormais, tout se joue cartes sur tables…
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1083

 

   Liban : la fuite en avant des États-Unis - par Thierry Meyssan
       http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1085
     

 

Les idéaux républicains et démocratiques peuvent s'épanouir dans un pays de tradition musulmane

Le peuple tunisien nous est proche. Il vient de montrer une détermination et un courage exemplaires pour ouvrir la voie à une démocratie qu'il mérite pleinement. On ne peut que déplorer le sang versé mais des élections maintenant vont être organisées.

 

.

.Un peuple qui se soulève comme un seul homme

Rouge Jasmin
Le Jasmin c’est désormais le nouveau parfum, de ces jeunes tunisiens qui
ont donné leur sang pour mettre fin à la corruption, l’abolition des
privilèges… quel sublime sacrilège !
Qui indique, qu’il n’y a pas, qu’il ne peut y avoir d’autre souverain
que le Peuple.
Pas d’autre destin que celui qu’il se choisit : le sien.
La Tunisie vient d’ouvrir les yeux du monde sur ce qui est désormais
possible : la Révolution…  
Quitte à mourir autant mourir pour les autres…
Un peuple qui se soulève comme un seul homme
Ce n’est plus Rome, mais Carthage !
J’ai la rage, pas vous ?

http://www.tueursnet.com/2011/01/rouge-jasmin/
.
http://www.alterinfo.net/Rouge-jasmin_a53862.html
 

Une nouvelle ère en Tunisie : la révolution du jasmin

*

Vive le peuple tunisien qui a chassé le tyran

 

 

Que l’étincelle tunisienne embrase tout le monde arabe !

 

La guerre contre l’Iran

1

LA CRISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

 

Haïti, du séisme au choléra : chronique de l’échec de la reconstruction

Haïti, inanité ironique de la « Communauté Internationale ».

 

 

Décryptage de la nébuleuse médiatique autour d ela Côte d’Ivoire

 

Non à la renaissance des tirailleurs en Afrique, non au retour des régisseurs nègres "Oui, Missié" en Côte d’Ivoire

 

Lettre à Naâma, Sahraoui en prison pour ses opinions

 

 

Les émeutes de la mal-vie : Une jeunesse algérienne en panne d’espérance

 

LA GROGNE POPULAIRE

 

 

A propos de la Résistance et du CNR : l’« Affaire » de Signes

 

 

 

Tunisie: entre révolution et confiscation

Le peuple tunisien, qui a chassé un tyran, vit dans l'incertitude et la peur. Que va faire l'armée, et que va faire la police ? Qui organise les pillages et la terreur ? A quel jeu souterrain les puissances intérieures et étrangères qui ont soutenu Ben Ali se livrent pour garder ce pays dans le giron du capitalisme mondialisé ? A la révolte provisoirement victorieuse va-t-on voir succéder une révolution authentique organisant le pouvoir effectif du peuple ou bien une confiscation par des équipes à la solde de ces puissances ?

mailSarkozy-Ben Ali: Je t'aimais tant...

"Une révolution, ce n'est ni une bourrasque de violence ni un simple changement des équipes au pouvoir; une "révolution", c'est, dans la vie d'un peuple, ce qu'est une "conversion" dans la vie d'un homme, c'est-à-dire un changement radical des fins, des valeurs et du sens de la vie et de l'histoire."
(Roger Garaudy)

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2011/01/16/20138298.html

 

Quand Ben Ali décorait Strauss-Kahn...

 

 

 

L’invisibilité statistique du « terrorisme » islamiste en Europe

http://www.planetenonviolence.org/L-invisibilite-statistique-du-terrorisme-islamiste-en-Europe_a1254.html 

.

Désinformation.

Sur les 294 attentats en Europe en 2009,

un seul est attribué au terrorisme islamiste

10 janvier 2011   

L’agence intergouvernementale Europol vient de publier les résultats de son premier rapport annuel sur le terrorisme. Le terrorisme islamiste ne serait mis en cause que dans un seul attentat perpétué en Europe en 2009, sur les 294 attentats recensés. Cet unique attentat revendiqué par les terroristes islamistes a été commis en Italie, rapporte L’Express.


La peur du terrorisme islamiste sur le Vieux Continent ne serait donc pas justifiée. La menace terroriste islamiste est pourtant considérée comme la plus importante pour les responsables antiterroristes européens. Ces derniers considèrent que les radicaux musulmans sont plus dangereux car ils ont pour objectif de faire le maximum de victimes et attaquent au hasard, tandis que les autres terroristes eux visent les représentants de l’Etat. Les terroristes islamistes mènent également une lutte contre les intérêts européens même loin du continent, par exemple, au Pakistan, en Irak, en Afghanistan ou encore en Afrique saharienne et sahélienne.

L’ensemble des attentats perpétrés  en Europe serait lié à des ambitions séparatistes et sont revendiqués par des organisations comme l’ETA, notamment en France et en Espagne qui concernent 237 attentats sur les 294 attentats comptabilisés en 2009. Quarante attentats ont été revendiqués par des mouvements anarchistes ou d’extrême gauche et quatre par les mouvements d’extrême droite.


Par ailleurs, les attentats ont diminué de 33% depuis 2008, où 581 attaques ont été recensées. Ces derniers ont touché dix pays: l’Autriche, la Grèce, la France, la Hongrie, l’Espagne et l’Italie.

 


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Published by eva R-sistons - dans Lettre ouverte à...
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commentaires

Eva R-sistons 21/08/2011 14:10



Oui, Samia la Révolution est incomplète - volée... Ils détournent tout à leur profit ! Soyons vigilants, et déterminés ! Cordialement, eva



Samia Lamine 09/08/2011 17:52



Bonsoir Eva.


Après le départ de Ben Ali pendant 4jours de terreur et aujoued'hui encore, ici ou là, certains mercenaires intrus des anciens régimes (RCD et Destour), des hommes à capitaux surtout les
corrompus du tourisme, des forces étrangères (usa, israel, pays du golf....) la police politique du gvt provisoire actuel agissent dans deux buts: prévenir et faire peur au peuple de la
révolution et de ses conséquences mais c'est aussi de la provocation pour créer les divisions et les querelles, entrainer l'anarchie, justifier l'état d'urgence et le couvre feu ici ou là. De
toutes les façons, le peuple est conscient que ce sont des actions de contre révolution. Six mois après, la lutte se poursuit. Le peuple tunisien tient à sauver sa révolution dont les objectifs
ne sont pas encore réalisés et parce qu'il sait que les mvts réactionnaires venant de l'intérieur et de l'extérieur veulent voler et violer sa révolution. Personnellement, je ne vois de salut que
dans une deuxième révolution qui donne vraiment le pouvoir au peuple. il est très douleureux, dur à vivre et épuisant de voir la révolution est en danger. Mais... nous sommes là pour retrouver
notre pouvoir... C'est notre occasion historique pour changer la facette du pays et de la région! Nous nous sacrifierons pour cette deuxième étape de notre révolution menacée de partout. Merci à
tous ceux qui nous soutiennent (sans argent pourri made in usaid and co). Merci à tous les hommes de bonne volonté dans le monde qui nous soutiennent par conviction!


Vive la révolution! Vive le peuple arabe!



eva R-sistonsI 16/01/2011 11:40



Une vraie gauche est une alternative, VRAIE !


Révolution non-violente, c'est l'idéal. Mais s'il y a quelques morts pour la révolution afin d' éviter les morts victimes de la tyrannie et d'apporter un changement bénéfique pour la population,
oui


eva



eva R-sistonsI 16/01/2011 11:38



Eh oui, chère Véro, l'union fait la force, toujours ! Quelle bonne surprise, cette révolution ! Je t'embrasse eva



eva R-sistonsI 16/01/2011 11:37



Reçu ce commentaire,


 


Quelqu'un a souhaité vous faire partager un article intéressant et vous recommande Lettre ouverte aux citoyens arabes et aux Musulmans, par eva R-sistons.


Message de l'expéditeur : "MERCI ma chère pour ces articles qui ont été pour moi comme du miel sur mon coeur. Une tunisienne de Carthage.
Najett Abroud"


Ce message vous a été envoyé depuis le blog r-sistons.over-blog.com le Dimanche 16 Janvier à 05:37.
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