22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 05:55


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Bonjour

Depuis que j'ai vu sur un forum que l'on avait fait des propositions (Voir plus bas) à partir de mes articles, novateurs, sur la "Shoah" des Tsiganes, j'étais décidée à lancer l'idée d'une commémoration annuelle du génocide des Tsiganes - un meurtre de masse encore pire que celui des Juifs, car ils périrent en plus grand nombre. Les Juifs, à juste titre, ont réclamé un devoir de mémoire, et même réparation, au point de nous servir une overdose de commémorations, et d'instrumentaliser à des fins criminelles un crime monstrueux. Qu'en est-il des Tsiganes ?

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   Eva, Gitane avec les Gitans, à 20 ans


Je les connais mieux que personne, à l'âge de vingt ans j'ai passé en leur compagnie le plus beau mois de ma vie à Grenade, même en dansant pour les touristes avec eux. Ce peuple admirable est hospitalier, avec lui tout finit en chansons, ils ont un sens de l'universel à nul autre pareil, le ciel est d'ailleurs leur toit, ils n'ont jamais participé à une guerre, ils ne réclament rien, et ils vivent en osmose avec la nature, la respectant comme les Indiens ces maîtres es-Sagesse que les Yankees ont assassiné en s'installant sur leur terre. 

Leur déportation en masse, leur extermination sont occultées par nos livres d'Histoire, pourtant écrits souvent par des Juifs, comme MM. Isaac et Jacob. Pour conserver l'exclusivité de cette abomination ? Ce serait odieux ! Alors, pourquoi ? Parce que les Tsiganes seraient considérés comme des sous-individus ? 

Moi qui suis éprise de Justice et qui aime les Tsiganes, je demande instamment que l'on répare ce fait inadmissible. Nous devons commémorer le génocide des Tsiganes, nous devons exiger que les Livres d'Histoire leur rendent justice. Il semblerait qu'une moitié des Tsiganes européens ait péri, tandis que le tiers des Juifs aurait été exterminé. Et pourtant, on parle seulement des uns, pas des autres ! Et les Tsiganes sont trop fiers pour revendiquer leurs droits ! Vivant dans la misère, mal-aimés, refoulés de partout, ils seraient certainement heureux d'obtenir réparation - et pas seulement qu'on reconnaisse le génocide dont ils ont été les premières victimes !

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Le cinéaste Tony Gatlif vient de sortir un film, Liberté, qui ose enfin aborder cette douloureuse question. Cela faisait vingt ans qu'on attendait de lui qu'il le réalise. Il l'a fait ! Puisse cet acte faire enfin avancer la cause des Tsiganes, et définitivement leur rendre justice. 

Eva R-sistons à l'intolérable de l'injustice


Liberté", film de Tony Gatlif : ”Les Gitans ont toujours été les martyrs d’une politique qui ne les concernait pas“


dimanche 14 février 2010 par Administrateurs du site

Tony Gatlif : « Pourquoi n’ont-ils rien dit ? »


Cinéma. Tony Gatlif évoque son dernier film "Liberté". Un retour sur le sort des Tsiganes sous l’occupation.

"Liberté", le dernier film de Tony Gatlif sortira dans les salles le 24 février. L’avant-première a eu lieu à Montpellier au cinéma Diagonal, jeudi dernier en présence du réalisateur. Le film aborde le sort des Tsiganes en France pendant l’occupation. « Il fallait faire ce film, explique le réalisateur, il est utile, pas seulement pour les Gitans. Il résonne avec l’époque que nous traversons. Il y a des mots qui sont lâchés actuellement que l’on n’aurait pas osé prononcer dans les années 50. En même temps c’était un film dangereux pour un auteur comme moi qui adore partir en vrille. La dimension historique m’a contraint à tenir le cap. »



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L’extermination des Tziganes est un fait souvent oublié. Le nom des victimes tsiganes ne fut même pas mentionné durant le Procès de Nuremberg. On trouve d’ailleurs très peu de films documentaires ou livres sur le sujet. « J’ai toujours eu envie de faire ce film mais cela me faisait peur, confie Tony Gatlif, les Roms que je rencontrais me disaient souvent : Fais-nous un film sur la déportation des Roms ».


suite : http://jmdinh.net/articles/montpell...

Critique de Télérama

L’association Confluences Nomades Vendredi 26 février "Liberté" de Tony Gatlif au Casino, à Auxerre, à 19h45 avec Jacques Sigot.

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3903&lang=fr



Forum, réflexions propositions
suite à mes articles sur la "Shoah" des Tsiganes:  


Tout d’abord tous mes remerciements pour votre article sur la "shoah" des Tsiganes.

Les Tsiganes n’ont pas les moyens ni les infrastructures nécessaires pour qu’il y ait un travail de mémoire sur les persécutions faites à l’encontre de leur peuple ni sur leurs victimes tel qu’il a été possible d’être fait par, pour les Juifs.

Naïve, j’ai toujours espéré que de la persécution des uns naisse la reconnaissance de la persécution des autres... dans un élan de solidarité... en vain.

A mon humble niveau chaque année auprès de mes élèves j’essaie de les faire réfléchir sur les préjugés, l’image négative des tsiganes à travers un chant... Dans le cadre de thématique sur la guerre...leur faire découvrir des œuvres écrites à la mémoire des victimes ...
 

puce-96d77.gifQuelle œuvre de musique savane écrite en mémoire pour les Victimes Tsiganes???

Vous dites “Aucune voix ne s’élève pour défendre la cause des Tsiganes discriminés, stérilisés, persécutés, spoliés, exterminés . Nulle mémoire, nulle indemnité, nulle commémoration. Rien. Le vide absolu. Ostracisme complet.”


puce-96d77.gifAucune musique ne s’élève. Silence... Musique de l’absence.

Rien (à ma connaissance) dans le répertoire de la musique savante...

Alors reste -encore- la parole ...(hors programme bien sur !!!)


Et si l’on commençait maintenant un acte commémoratif? à Salier par exemple, posons une plaque à l’emplacement du camp d’internement en attendant de se regrouper pour les démarches pour une plaque officielle...


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(camps de Saliers -prêt dArles- en construction 1942



Reste à choisir une date... Nous ne serons pas que deux. J’en suis certaine nous nous décarcasserons pour que "s’ajoutent plusieurs"...
 

puce-96d77.gifPourquoi ne pas faire une souscription financière pour un monument à la mémoire des Tsiganes victimes de l’idéologie nazie à l’instar de la fédération de la libre pensée de la creuse pour l’érection d’un monument à la mémoire des soldats russes de La Courtine qui se battaient aux côtés des soldats français voulurent en septembre 1917 retourner en Russie “à côté de leurs camarades pour participer aux événements grandioses qui s’y déroulaient” et résistèrent aux intimidations, à l’oppression de l’état major au détriment de leur vie puisque certains furent fusillés... événements qui risquent là aussi de tomber dans l’oubli... (La raison n° 529)


puce-96d77.gifPourquoi ne pas faire une souscription financière pour commander une œuvre musicale à un jeune compositeur sensibilisé à cette cause?


puce-96d77.gifPourquoi ne pas apporter d’autres idées pour que le martyre de ce peuple ne tombe pas dans l’indifférence, dans l’oubli... Tout est à créer, faire...

Si vous, d’autres, sont intéressés par ces -ou d’autres-propositions commémoratives à la mémoire du peuple Tsigane, je mets mon mail à disposition... yenamarre cDw no-log.org Ensuite à nous de nous organiser.

Cordialement à vous, à tous.

De : yenamarre


Il y a quelques livres à ce sujet : Emmanuel Filhol, La mémoire et l’oubli, L’internement des Tsiganes en France, 1940-1946, L’Harmattan, 2001
puce.gifDonald Kenrick et Grattan Puxon, Les Tsiganes sous l’oppression nazie, Centre de Recherches Tsiganes, CRDP Midi-Pyrénées, Toulouse, 1996

L’Allemagne ne reconnut l’extermination des Tziganes qu’en 1980 !

On peut voir auusi le site :
http://www.ushmm.org/wlc/article.php?lang=fr&ModuleId=75

De : 90


Merci, merci ! Tant de personnes, de sites, d’écrivains, de journalistes, de réalisateurs oublient notre génocide ! Tout d’abord faites-moi plaisir, employez de préférence le mot "génocide" (français) ou "samudaripen" (romani) car "shoah" c’est de l’hébreu. J’ai naturellement un infini respect pour la tragédie que fut la Shoah mais nous, les Tsiganes, revendiquons ou bien un mot par langue du pays où on habite, (comme "génocide" en France) ou bien un mot dans notre langue. Je suis exaspérée par le silence qui enveloppe le drame que vécurent les Tsiganes : chaque semaine en ouvant Télérama (ben oui je trouve que c’est de loin le moins mauvais journal de programmes télé) je vois qu’on va diffuser deux ou trois documentaires ou oeuvres de fiction sur la Shoah. Mais pourquoi pas sur les autres victimes? J’ai vu en quinze ans deux docus sur l’extermination des malades mentaux, sur celle des homos j’ai entendu Daniel Mermet interviewer Pierre Cels (qu’il m’excuse si je fais une faute d’orthographe) et très peu d’allusions brèves aux victimes slaves, communistes, rien du tout sur les Témoins de Jéhovah, les Sénégalais. Parfois sur les résistants. mais sur les victimes tsiganes, il y a eu seulement deux films : "Quand les violons se sont tus" de Ramati et "Tcharhco Rrom" d’un Hongrois -un peu hermétique- Pour les bouquins ajoutez l’eexcellent "Ces barbelés oubliés par l’Histoire" de Jacques Sigot, ed. Wallada 1994 sur les camps français établis par la France AVANT l’occupation.... Je suis membre d’une assoc qui s’appelle "Samudaripen" et je suis en train de recueillir tout ce que je peux sur des camps atroces mais peu connus comme Jasenovac en Croatie, Salaspils en Lettonie etc. Et puis songez que quand les SS voyaient des roulottes, ils faisaient des cartons et personne n’énumérait les victimes. de plus beaucoup de Tsiganes étaient envoyés en déportation comme "asociaux" donc 500.000 Tsiganes exterminés c’est un MINIMUM. Allez, bella ciao ! Et que les élections italiennes ne ramènent pas le fascisme !

De : Gavali


Effectivement un devoir de mémoire serait une juste reconnaissance du/des drames de ce peuple trop souvent ignoré, parfois rejeté. Pour côtoyer souvent quelques membres de cette communauté je sais qu’ils ne seraient pas opposés à ce que l’Histoire se souviennent d’eux. Néanmoins pour collecter des informations et les transmettre il faut faire un travail de reporter car beaucoup ne n’ont que des rudiments de la langue écrite, surtout chez les adultes. Donc il est de notre devoir de les interroger et ainsi les transcrire. Aussi tenter de leur donner quelques notions de français écrits pour ceux qui vivent dans notre pays, ce qui en plus de leur donner à conter leur histoire favoriserait souvent des démarches administratives dans lesquelles ils pataugent...

M.M. 


De Mengneau Michel 



Ce n’est pas un devoir de mémoire, ce mot est galvaudé, c’est de l’Histoire , c’est un travail d’historien, pas de reporter, un travail dans les archives européennes, un travail auprès de ceux et celles qui sont encore vivants ou de leur descendance. El effectivement l’absence de tradition écrite a nui à la connaissance du génocide des tziganes. Mettre en concurrence les génocides des juifs ou des tziganes, alors que les nazis eux, les envoyaient dans les crématoires ou pratiquaient sur eux des "expériences médicales" n’a aucun sens. Pendant longtemps on pouvait lire " Morts pour la France" dans les nécrologies des juifs exterminés avant que les faits historiques n’ imposent une autre version et révèlent les différences entre un camp d’extermination et un camp de déportation.

Le nombre des morts tziganes est estimé entre 100 000 et 300 000 personnes.
Cette imprécision montre qu’un gros travail est nécessaire pour que tous
sachent ce que les gouvernements européens de l’époque ont laissé faire ou ont accompli .

Par exemple quelle fut l’attitude du Vatican à l’égard des Tziganes, catholiques ? 

De 90



Une grande partie de la classe bourgeoise et des états Européen était pour l’extermination des TZIGANE et des ROMS et même aujourdhui je me pose encore des questions sur leurs devenir dans cette Europe ou le règne du seigneur est : un critère de premier choix.

Ils pratiquent tous l’oubli (un mensonge par omission volontaire).

Alain 04

Posté par 222


Bonjour

Excusez-moi, je découvre à l’instant cette page.

Grande amie des Tsiganes, depuis mon adolescence, j’ai toujours travaillé à la reconnaissance de ce peuple admirable, universel, qui ne demande rien, ne se plaint pas, ne participe pas aux guerres, vivant fraternellement avec tous.

Je suis prête à devenir le porte-parole officiel de leurs causes. Ancienne journaliste radio-TV, et presse, je suis à même de les défendre au mieux.

Je m’engage dès la prochaine commémoration annuelle de la Shoah des Juifs, à inonder les Médias d’articles sur le génocide des Tsiganes, pour qu’il soit enfin reconnu, et même indemnisé. Il faut populariser cette cause, l’injustice faite aux Tsiganes doit être réparée.

L’abominable Shoah aurait tué un tiers des Juifs d’Europe, le génocide des Tsiganes aurait éliminé plus de la moitié des Tsiganes.

A suivre, "eva"

evaresis@yahoo.fr 


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Sommaire :

- Spécial Tsiganes, persécutions
- "Mes potes les Gitans", par Eva


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Bonjour

(..) Et puis vous savez que j'adore les Gitans
mes potes, mes chers potes,
j'ai même écrit à leur attention, sur ce blog,
un article retentissant, repris par exemple
sur le site michelcollon.info ou sur Agora Vox, 
retentissant parce qu'osant, cas unique,
briser un tabou, celui de la Shoah des seuls Juifs.
Oui, j'ai osé rappeler que la Shoah ne concerne 
pas seulement les Juifs, mais aussi beaucoup d'autres,
et notamment les Tsiganes, dont la moitié de la population
a été exterminée pendant cette abominable période. 
A titre comparatif, il semblerait qu'un tiers des Juifs ait péri.
Et pourtant, on ne parle que de ces derniers.
Petite confidence : Je discutais ce jour au téléphone
avec un super blogueur, super cordial,
(allez vite voir son blog, vous ne le regretterez pas):

Sun Tzu 
http://suntzu.vox.com/

Et alors, on a parlé de tout, et même du sionisme moderne,
à partir de la Shoah évoquée à C dans l'Air ce jour,
et on était tous les deux d'accord pour dire que le néo-sionisme
et son "terrorisme intellectuel" (assimiler abusivement tous ceux
qui critiquent la politique israélienne à des anti-sémites) étaient
insupportables, et que nous parlions ainsi au nom de la Justice,
et que le racisme, quel qu'il soit, nous faisait horreur.

(JPEG) 

Et donc, j'ai écrit cet article sur la "Shoah" des Tsiganes,
la première, pour attirer l'attention sur cette abominable oubli,
et demander qu'on les associe dans les commémorations,
avec les autres victimes, d'ailleurs. Au nom de la Justice, évidemment !
Ils m'ont écrit leur reconnaissance, merci à eux...
Allez voir leurs sites, comme Fils du vent !

(JPEG) 
Photographie de la construction du camp, octobre 1942 (142 W 76)


Car j'ai toujours défendu avec passion ce peuple admirable,
étranger et voyageur sur la terre, comme dirait la Bible, 
ayant le ciel pour toit, peuple universel, coloré, chaleureux,
ne demandant rien qu'un peu de considération,
jamais attaché à l'argent, aux biens matériels,
seulement à la musique qu'ils ont dans le sang,
et, détail important, ennemi résolu des guerres.
Citoyens du monde, eux aussi ! Fraternels, chatoyants, hospitaliers.
J'ai partagé leur vie pendant un mois à Grenade,
lorsque j'avais vingt ans. Le plus beau souvenir de ma vie !

4es-1.jpg Eva

Eh bien lisez les articles joints,
mes potes les Gitans sont maltraités,
parqués, chassés, et même stérilisés de force, 
et comble suprême, indésirables à Drancy !

     
Gadjo DiloAlors oui une fois encore, je bouscule mon programme
pour les évoquer, regardez-les comme moi
avec un oeil différent, rendez-leur visite
sur leur campement, à l'improviste comme je l'ai fait,
et que croyez-vous qu'il arrivât ?
Ils sortiront leurs tambourins,
leurs guitares, leurs trompettes,
et ils feront la fête, comme hier et comme demain,
parce que la fête ils l'ont dans le sang, 
parce que la joie triomphe toujours de toutes les misères...

et si on en prenait de la graine, en temps de crise ?

Votre Eva 

TAGS : Tsiganes, Shoah, Juifs, Drancy, Grenade, Bible, Front de Gauche, C dans l'Air    


Mes articles :

Gitane tableau de Regnault
http://r-sistons.over-blog.com/article-19186513-6.html#anchorComment
"Shoah" des tsiganes, campagne pour sa reconnaissance


http://r-sistons.over-blog.com/article-16710775-6.html#anchorComment
Dialogue fictif mère-enfatns Cm2
(Regarder les commentaires des 2 articles)



Liens Tsiganes :

Roms - Wikipédia

Tsiganes - LePost.fr

La revue des Etudes tsiganes

Les Tsiganes en France

Un mémorial aux Tsiganes tués par les nazis, Europe - NouvelObs.com :


La construction à Berlin d'un mémorial dédié aux Sinti et aux Roms tués par les nazis en Europe pendant la seconde guerre mondiale vient d'être lancée

L'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz en 1994. (Sipa)

L'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz en 1994. (Sipa)

L'Allemagne va ériger un monument en mémoire des centaines de milliers de Tsiganes (Sinti et Roms) déportés et tués par les nazis en Europe. La construction est lancée vendredi 19 décembre à Berlin, 66 ans après la signature par Himmler, chef des S.S, d'une circulaire désignant ce peuple comme "un ennemi biologique, de race étrangère et de sang étranger", et ordonnant leur déportation. Les S.S était une organisation paramilitaire nazie responsable d'effroyables massacres dans les pays occupés pendant la Seconde guerre mondiale. Sur les 700.000 Tsiganes que comptait l'Europe à l'époque, entre 250.000 et 500.000 d'entre eux ont été exterminés.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20081219.OBS6238/un
_memorial_aux_tsiganes_tues_par_les_nazis.html



Le génocide des Tsiganes européens, 1939-1945

Gitans, manouches et tsiganes : la route du Rom :: Routard.com


"Nous sommes tous des roms"

Un Dossier de Relatio-Europe
« Nous sommes tous des Roms ». Comme nous avons été, du ou pu être des juifs allemands. Comme nous sommes tous ou devrions...

Face au recensement et fichage des populations nomades en Italie, les réactions arrivent



Sur mon blog sos-crise :
http://sos-crise.over-blog.com/article-30842127.html

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A Drancy, la Préfecture considère
que les Roms sont indésirables
dans les cérémonies  de commémoration
du génocide nazi

Le 22 avril 2009 à 7h du matin, la police nationale a procédé à Bobigny à l’expulsion de plus de 200 personnes qui occupaient l’ancienne gare de déportation de Drancy. Neuf caravanes qui tardaient à libérer le terrain ont été emmenées à la fourrière et leurs propriétaires physiquement empêchés de récupérer les affaires qu’elles contenaient (médicaments d’une personne sous dialyse, pièces d’identité, dossier médical d’une femme enceinte, argent…).

Une ordonnance d’expulsion avait bien été rendue le 1er avril à la demande du propriétaire mais les personnes n’ont reçu ni signification de ce jugement par voie d’huissier, ni commandement de quitter les lieux. Les forces de l’ordre, le jour de l’expulsion, n’étaient d’ailleurs pas en mesure de présenter un document justifiant le cadre légal de leur intervention.

Mais si l’on brûle les étapes de la procédure d’expulsion c’est pour une bonne cause, que la sous-préfecture de Bobigny met en avant sans complexe : une cérémonie de commémoration est organisée sur les lieux dans le cadre de la journée nationale de la déportation le samedi 25 avril. La mémoire de la déportation concerne aussi les Roms qui ont connu pendant la période nazie la déportation et le génocide, en France l’internement

Associations signataires : Médecins du Monde, MRAP 93, CIMADE, Hors la rue, Echanges, Association de Solidarité avec les Familles Roumaines


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Roms d'Allemagne (1928)


Roms : Des camps de semi-internement
dans la France de 2009

Depuis 2006, dans le département de Seine-Saint-Denis existe un concept qui a été nommé depuis peu « village d’insertion pour les Roms ». Derrière ce vocabulaire béat, se cachent en effet des camps de semi-internement. Au nom du principe de la liberté et de la dignité humaine, l’association « La voix des Rroms » dénonce ce genre d’initiative et appelle toutes les autres associations, et notamment celles qui interviennent auprès des Rroms, à en faire de même. Pour informer le public sur ce sujet, l’association a créé un blog http://villagedinsertion.blogspot.com où figure entre autres un bref rapport envoyé aux institutions européennes des Droits de l’Homme sur ces dérives


En automne 2006, une Maitrise d’œuvre urbaine et Sociale (MOUS) est mise en place dans la ville d’Aubervilliers au bénéfice de quelques familles rroms originaires de Roumanie. Il s’agit de l’installation de bungalows dans lesquels sont placées ces familles, suivies socialement par des associations agréées par la préfecture de Seine-Saint-Denis. Le même type de projet est mis en place un an plus tard à Saint-Denis, et en 2008 un autre à Saint-Ouen. A chaque fois, le même mode opératoire : une enquête sociale menée par Pact Arim, une sélection selon des critères annoncées par la sous-préfecture de Saint-Denis et pas vraiment respectés, et surtout environ 90% des personnes interviewées qui reçoivent des obligations de quitter le territoire français. Les 10% sélectionnés sont placés sous surveillance dans des lieux fermés, gardiennés 24h/24 et interdits d’accès à toute personne extérieure, que ce soit de leurs familles, à des amis et même à des médias.

Il a fallu quelques mois aux gestionnaires de ces lieux pour trouver un nom à leur affaire. Ce fut « village d’insertion ». Or peut-on appeler « village » un lieu fermé, où le grand-père ne peut pas accueillir son petit-fils d’un an ? Peut-on parler d’« insertion » lorsque la préfecture, partie prenante dans ces projets d’une durée prévue de trois ans, ne délivre pas de titre de séjour ni d’autorisation de travail aux personnes qu’elle prétend « insérer » ? Peut-on parler d’« insertion » lorsque ces personnes n’ont aucun contact avec l’extérieur ?

« La voix des Rroms » et d’autres associations rroms de France ont alerté le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, l’Agence des Droits Fondamentaux de l’Union européenne et la Commission européenne, à qui ces associations ont adressé une note sur le traitement des Rroms en France à travers les « aires d’accueil pour les gens du voyage » et les « villages d’insertion pour les Rroms ». Cette note, ainsi que d’autres documents écrits et audiovisuels, sont disponibles sur le site http://www.villagedinsertion.blogspot.com

« La voix des Rroms » lance un appel à la société civile, et notamment aux associations qui s’intéressent aux Rroms migrants à se positionner face à ce qui semble bien être une bombe à retardement. En ces temps de crise, la publicité trompeuse sur des prétendus « projets d’intégration des Rroms » risque en effet de donner naissance à une vague raciste comme celle que nous observons depuis deux ans en Italie. L’adage « qui ne dit mot consent » prend dès lors tout son sens.

Ci-dessous, un débat TV entre le président de La voix des Rroms et le sous-préfet de Saint-Denis à ce sujet

VIDEO

Le Canada, terre d’asile pour les Rroms

La multiplication des attaques à l’égard des Rroms en Tchécoslovaque les poussent à demander l’asile politique pour “persécution” au Canada, plus précisément à Toronto où réside une communauté importante de Rroms de la République tchèque.

La suppression de visa pour le Canada a entraîné une arrivée massive des ressortissants de la Tchécoslovaquie, pays membre de l'Union européenne, ils obtiennent facilement le statut de réfugié au Canada. Au Canada, où la communauté rrom compterait 100 000 personnes, les demandeurs de statut de réfugié peuvent bénéficier très rapidement d'une protection sociale, d'un permis de travail et de l'accès aux écoles pour les enfants. Il y a plus de demandes d’asiles déposées par des citoyens tchèques que par des Irakiens ou des Afghans.

"Depuis dix-sept mois, 1 500 Roms tchèques ont réclamé l'asile politique au Canada, et 95 % des demandes traitées sont acceptées", constate Paul Saint-Pierre, directeur du Centre communautaire rrom de Toronto, passage quasi-obligé des Tsiganes tchèques, hongrois ou roumains qui émigrent au Canada. . L’augmentation n’est pas anodine : selon les statistiques officielles, 993 % de hausse en un an, avec 853 demandes d’asile en 2008. Avant le sommet entre l’UE et le Canada début mai dans la capitale tchèque, le sujet vient compliquer les relations entre Prague et Ottawa.

"En République tchèque, dénonce Paul Saint-Pierre, la situation est terrible pour les Rroms. La première raison de ces départs est due à la discrimination. Des skinheads et des néonazis sèment la terreur, alors que le gouvernement ne fait rien pour les protéger." Une situation que Prague dément. Selon Radio Canada, pour évaluer la situation de ces "inadaptables", comme les appellent de plus en plus souvent les politiciens tchèques, une commission canadienne est en train d’enquêter sur les conditions de vie des Roms en République tchèque, afin d’étudier si les requêtes sont justifiées. En attendant, dans un contexte ou les défilés xénophobes se multiplient, ils sont toujours plus à s’envoler pour Toronto, où ils sont accueillis dans le centre communautaire rrom.



                                                       140px-Hungarian_Gypsy_Mother_and_Child_N

Mère Gitane et son enfant, Hongrie, 1917



                                                         INTERDIT AUX TZIGANES



Ils ont fui la République tchèque fin mars, parce que quelques jours plus tôt, à un arrêt d'autobus de Pilsen, cinq skinheads avaient menacé leur bébé, injurié puis battu les parents avant de s'enfuir. La police n'a jamais enregistré leur plainte.: bac à sable qu'on ne peut approcher parce que "pas blancs", restaurants "interdits aux Tziganes", un voisin policier qui les harcèle, les traite de "porcs noirs" et jette ses ordures devant leur porte... Auquel s'ajoute une situation socioéconomique particulièrement défavorable pour cette communauté souvent marginalisée.

Au Canada, où la communauté rrom compterait 100 000 personnes, les demandeurs de statut de réfugié peuvent bénéficier très rapidement d'une protection sociale, d'un permis de travail et de l'accès aux écoles pour les enfants.

Sources Le Monde - Radio Prague


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-30839555.html


La Slovaquie stérilise de force
des femmes Roms


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Accusées de faire trop d'enfants, les Roms sont persécutées à l'hôpital.

«Le docteur m'a dit que, si je devais avoir une troisième césarienne, je ne survivrais pas. J'ai répondu que j'étais jeune et que je voulais avoir encore des enfants. Mais les infirmières répétaient la même chose. Avant d'être emmenée dans la salle d'opération pour accoucher par césarienne de mon second enfant, ils m'ont apporté trois papiers à signer. Sinon ils disaient qu'à la prochaine naissance l'enfant mourrait d'étouffement.» Stela, jeune femme rom originaire du village de Letanovce (est de la Slovaquie), a alors signé une autorisation de stérilisation : «J'avais 19 ans, j'avais envie de vivre.» Témoignage publié en 2003 déjà.
En 2009, la pratique continue, les allégations de stérilisation forcée n'ont pas cessé. A cela s'ajoute le travail forcé.

Des assocations demandent l'arrêt de ces pratiques et prient instamment le gouvernement slovaque de mettre en place une commission indépendante composée d'expert-es internationaux et de la société civile, qui permettrait une enquête en toute transparence sur cette pratique et une indemnisation des victimes.

180px-A_gipsy_woman_outside_of_a_church_ Wikipedia.org, ainsi que les autres illustrations

Au moins deux autres plaintes sont en cours d’examen devant la Cour européenne pour des stérilisations forcées, invoquant cette fois la violation de l’interdiction de traitements inhumains et dégradants.

Dans l’affaire jugée mardi, les magistrats européens ont condamné à l’unanimité la Slovaquie pour violation du droit au respect à la vie privée garanti par la Convention des droits de l’Homme.

Les huit requérantes avaient subi dans deux hôpitaux de l’est du pays un traitement à la suite duquel aucune d’elles n’a pu procréer de nouveau. Elles soupçonnaient ces établissements de leur avoir fait subir, pendant leur accouchement par césarienne, une procédure de stérilisation.

En 2002, l’accès à leur dossier médical fut refusé à leurs avocats qui assignèrent les hôpitaux en justice. En 2003, ces hôpitaux furent sommés par la justice slovaque d’autoriser les requérantes à consulter leurs dossiers, mais ces femmes n’eurent que le droit de prendre des notes manuscrites sans photocopier les documents.

Dans son arrêt, la Cour a estimé que les requérantes souhaitaient obtenir des photocopies de documents renfermant des informations à caractère personnel les concernant, et que, de ce fait, elle n’avaient pas à en expliquer précisément la raison.

Selon les juges européens de Strasbourg, les autorités slovaques n’ont pas justifié par des motifs suffisants l’impossibilité pour les plaignantes de faire des photocopies des documents. La Slovaquie se voit aussi reprocher le caractère tardif de l’entrée en vigueur d’une loi sur la santé adoptée en 2004 répondant à l’exigence des requérantes. La Cour a alloué à chacune d’elles 3.500 euros pour dommage moral.


180px-A_gipsy_woman_with_her_child.JPG AFP | 28.04.2009 | 18:13
                     Huit femmes rroms stérilisées de force

 

 


 http://www.millebabords.org/spip.php?article11134


http://r-sistons.over-blog.com/article-30846410.html



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Gitane tableau de Regnault



Gitane de Regnault

Devoir de Mémoire :


           La "Shoah"  des  Tsiganes
par Eva



La barbarie nazie n'épargna pas les tsiganes. Ils vécurent les mêmes épreuves que les Juifs, en pire. D'abord, leurs souffrances sont tombées dans un oubli total. Ensuite, dès 1936 ceux d'Allemagne, considérés comme des "non-personnes", furent envoyés dans des camps de concentration en Autriche ou dans leur pays. Les femmes étaient stérilisées de force, car on considérait qu'elles ne méritaient pas de se reproduire. Puis commença ce qu'on appela alors " la destruction des vies inutiles ". Dans toute l'Europe occupée, on entreprit la traque du "gibier" tsigane, d'abord en 1939, ensuite en 1941 et 1943. L'extermination des 5 à 600 000 nomades eut  essentiellement lieu dans les camps polonais. 

En réalité, la persécution des Fils du Vent commença avant l'arrivée des nazis au pouvoir, avec les lois de contrôle de la "plaie tsigane" dès 1926. Deux ans plus tard, la surveillance devint spécifique, et permanente. Puis vint, dès 1933, la "stérilisation eugénique", l'interdiction des mariages mixtes en 1934-35, et enfin les premiers enfermements au camp de Dachau, en 1936. 

C'est à l'automne 1939 que les déportations deviennent massives;  et c'est sur deux cent cinquante enfants tsiganes que les nazis testèrent le zyklon B, au camp de Buchenwald, en février 1940. Par ailleurs, à Ravensbrück, ont été pratiquées des opérations pseudo-scientifiques sur des cobayes humains, entre autres tsiganes.


Cette politique-là, les nazis l'étendirent à l'ensemble de l'Europe occupée.  

Gadjo Dilo








Ensuite commença l'extermination à grande échelle. Si l'on en croit les nazis, la moitié de la population tsigane d'Europe fut supprimée . Tragédie supplémentaire, le nom des victimes Tsiganes ne fut même pas mentionné durant le Procès de Nuremberg ! L'oubli total.... alors qu'on ne cesse de commémorer le martyr juif. Deux poids, deux mesures - ni plus, ni moins. C'est pourquoi moi, l'amie des Tsiganes, j'ai décidé de prendre ma plume pour rappeler au monde cette énorme injustice. Il est temps de rendre hommage aux victimes tsiganes, qui d'ailleurs furent parmi les résistants les plus acharnés.

En effet, très tôt ce peuple libre et fier comprit le sort qui lui était réservé. Il accepta immédiatement de rejoindre la lutte clandestine, pour mener ce que l'historien hollandais Jan Yoors appellera la "guerre secrète des Tsiganes". Aguerri, malin, il usera de mille stratagèmes pour déjouer la vigilance des nazis, porter des messages ou transporter armes et explosifs. De nombreux fugitifs furent sauvés grâce aux Tsiganes. On leur doit aussi de nombreuses actions terroristes de résistance à l'ennemi hitlérien.

Marian

ces trois images sur les Tsiganes
http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://www.maison-russie.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2837&Itemid=36





En 1945, les nazis aux abois se livrèrent encore à de multiples massacres sur les derniers Tsiganes internés dans les camps allemands. Et plusieurs pays européens gardèrent internés pendant plusieurs mois leurs populations ! Quant aux résistants qui avaient survécu, ils ne bénéficièrent même pas, à la fin de la guerre, des promesses d'intégration sociale qui leur avaient été faites. Et ils ne trouvèrent personne pour les défendre, ni même évoquer la mémoire des disparus. Bien sûr, aucun d'entre eux ne réclama réparation pour tous les préjudices subis. Le peuple tsigane ne revendique jamais; il subit en silence - et en musique, car chez eux l'instinct de survie et le goût pour les arts ont toujours raison des événements les plus dramatiques. Je l'ai expérimenté personnellement, en partageant leur existence misérable dans un bidonville situé sur une décharge publique madrilène. L'horreur absolue, et une joie inscrite dans les gènes pour transcender les moments les plus difficiles. Admirable peuple ! Ce séjour marqua de manière indélibile mon esprit, et scella ma carrière de journaliste. 

Quelle a été la politique à l'égard des Tsiganes en France ?

Traditionnellement, les sédentaires se méfient des nomades. Dès 1912, les populations errantes se voient attribuer un carnet anthropométrique, visé dans chaque commune, à l'arrivée comme au départ. A cette époque, déjà, les Tsiganes, tout comme les juifs, sont victimes de persécutions et de discriminations. 

Le gouvernement de Vichy durcit cette politique. Et, dès l'automne 1940, des Tsiganes sont internés dans des camps de concentration, à Argelès-sur-Mer et au Barcarès, dans les Pyrénées Orientales, camps créés à l'origine afin d'accueillir les réfugiés espagnols et les Juifs. Même logique d'exclusion, pour des populations pourtant différentes. Et ce sont près de trois mille Tsiganes qui auraient été internés dans l'ensemble de la France entre 1940 et 1946.
 
C'est en 1942 qu'est créé le seul camp d'internement réservé aux Nomades, celui de Saliers.

(JPEG) 

Photographie de la construction du camp, octobre 1942 (142 W 76)

Le camp est situé en zone libre, sur la commune d'Arles, dans les Bouches-du-Rhône. ll s'est d'abord inscrit dans une logique de sédentarisation, puis d'enfermement. Pour commencer, trois cents nomades doivent s'entasser dans des petites cabanes inachevées, sans électricité. Les conditions d'hébergement et de ravitaillement sont lamentables. Le sort des enfants est particulièrement difficile; ils ne sont évidemment pas scolarisés. Sans vêtements de rechange, les hébergés finissent par porter des loques.  Ils sont squelettiques, mais ils résistent. Aguerris et indomptables. Finalement,  le sous-Préfet d'Arles demande la fermeture du camp dès juillet 44. 

Ceux qui ont survécu à l'enfer, ont gardé vivante la mémoire du camp. Mais le site n'a conservé aucune trace du lieu.

Dans les camps de concentration allemands, les Tsiganes ont été littéralement massacrés. On cite par exemple le chiffre de 20.000 pour la seule nuit du 31 juillet 1944, à Auschwitz. Le 1er août, un officier SS d'Auschwitz put écrire, après l'envoi des Tsiganes à la chambre à gaz : " Mission terminée, traitement spécial exécuté ". Traitement spécial ! Pire encore que celui que subirent les Juifs, les handicapés, les malades mentaux, les homosexuels, les communistes, les résistants ! Et au total, pour la seule Allemagne, cinq à six cent mille Gitans, Roms, Kalderas, Manouches, auraient péri. A Dachau, les Tsiganes étaient tués le jour même de leur arrivée, ou le lendemain.  Simplement parce qu'ils étaient nés Tsiganes.

Comme les Juifs, les Tsiganes ont été victimes de l'idéologie nazie, politique de la race afin de régénérer le sang allemand, et politique de l'espace pour la création d'une Grande Allemagne débarrassée des éléments impurs, étrangers, inférieurs. L'élimination des Tsiganes aura d'autant mieux été acceptée, que la mise à l'index était ancienne.

Aucune voix ne s'élève pour défendre la cause des Tsiganes discriminés, stérilisés, persécutés, spoliés, exterminés . Nulle mémoire, nulle indemnité, nulle commémoration. Rien. Le vide absolu. Ostracisme complet.

Définitif ? 

Jusqu'à mon dernier souffle, je me battrai pour la reconnaissance de ce peuple admirable. 

Eva

(JPEG)
 
 
Ce petit tsigane, lui, on peut l'oublier ? 
On pense seulement aux juifs ?


Les 2 photos, http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://memoire-net.org/


Bibliographie : 
- La persécution des Tsiganes par les nazis , de G. Leury, Belles Lettres 2003
- Destins Gitans, de D. Kenrick Gallimard 1995



 Superbe vidéo à voir, à écouter ici :

http://r-sistons.over-blog.com/article-16710775.html 

Gitans-tziganes-roms
Vidéo envoyée par orcim

Hommage en passant à un peuple libre : musique de Goran Bregovic ... (Ederlezi)   Orcim

Des images de voyageurs ou non, certaines très belles et rares. Un fourre-tout sur une musique admirable. Denis

  http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1788143

 




AUTRE  VIDEO (génocide tsigane) et liens 

voir COMMENTAIRES de cet article (faute de place)



Tags : Tsiganes, extermination, shoah tsiganes, camps internement, Arles, Bouches-du-Rhône, Saliers, Allemagne, Autriche, Auschwitz, Dachau, chambre à gaz, Roms, Kalderas, Gitans, Barcarès, Argelès sur Mer, Vichy...

Reconnaissance du génocide tsigane

14 mars 2007 par Jean-Pierre Pinet

Une proposition de loi (n° 3714) " tendant à la reconnaissance du génocide tzigane pendant la Seconde Guerre mondiale " a été enregistrée à l’Assemblée Nationale Française le 15 février 2007.

Après une première lecture, elle a été renvoyée à la commission des affaires étrangères.

 travaux,

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Published by Eva R-sistons - dans Tsiganes
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commentaires

Eva R-sistons 25/02/2010 14:53


Merci Smile pour ton témoignage, eva


Eva R-sistons 25/02/2010 14:49


LGC, il faut rendre justice à ces malheureux Tsiganes. D'ailleurs, il y a eu d'autres victimes: Handicapés mentaux, homosexuels, résistants, russes... Moi je me suis spécialisée dans les Tsiganes,
d'où ce post

bonne soirée eva


Smile 22/02/2010 13:02


Parler des villages d'insertion comme le fait la Voix des Roms, je trouve que c'est malhonnête dautant plus que peu de gens les ont visités.
C'est aussi mettre au pilori les gens qui s'investissent sur un sujet complexe que celui des rroms.
Les villages d'insertion, même s'ils ne sont pas parfaits, ont le mérite d'exister et de servir d'expérience pour d'autres projets de logement pour les rroms.


LGC 22/02/2010 10:02


Ce serait une erreur de plus ! la Shoah Juive permet toutes les horreurs contre la Palestine et les guerres sionistes ! et maintenant, les Tsiganes ? ah, non ! et nous, alors, ceux du peuple goy et
de souche, on n'a droit à rien ! Ca suffit. Gatlif est Juif, on comprend la manoeuvre : enblober toutes les shoah, en faire un hyper-monstre !


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