Eva à 60 ans.Blog d'une journaliste-écrivain.Analyse des faits marquants de l'Actualité,non-alignée,originale,prophétique,irrévérencieuse. Buts: Alerter sur les menaces,interpeller,dénoncer l'intolérable,inciter à résister. Alternance articles Eva et liens infos non officielles. Ici,pensée et parole libres. Blog dénaturé par over-blog le 1.2.15,il sera transféré sur Eklablog
Aujourd'hui paraît son "best-seller" La Gauche, ce grand cadavre à la renverse. Philippe Cohen qui a autrefois critiqué le philosophe, appelle à créer partout des Comités BHL 2012. Strauss-Kahn est parti au FMI. Fabius s'ennuie. Lang va chez Sarko. Hamon est trop jeune. Montebourg a raté le coche. Peillon n'est pas élu. Emmanuelli n'a plus envie… Reste Ségolène. Elle n'arrive pas à écrire son livre. BHL, lui, y a réussi. Pleinement. D'une traite. Avec un début, une fin, un texte. Un livre à l'heure, entre la vague des livres anti-ségo et celle des pro-ségo. Un livre-événement. Un livre-émotion. Sans un seul verbe. Dont on ne ressort pas intact (ce qui est normal puisqu'au début était le Verbe). Alors, on ose. On ose penser ce qui ne Lui a même pas traversé l'esprit : et si c'était lui, BHL, le sauveur de la gauche ? Et si c'était lui, le grand revisiteur du Matin de la Gauche. Et si c'était ce grand homme du boulevard Saint-Germain qui devenait le Messager de l'espoir, puisque Alain Finkielkraut lui-même a renoncé à son Messager européen, sa revue qu'il a enterrée sans même demander à son ami Bernard de la sauver ? Bon, je m'égare. Aujourd'hui est un grand jour. Car c'est aujourd'hui que paraît la Gauche, ce cadavre à la renverse, de Bernard Henri Lévy. « Il faut lire ce livre », dirait Edwy Plénel s'il officiait encore à LCI. Oui il faut lire ce livre. Enfin, il faut l'acheter. Parce que le lire, bon, je ne le souhaite à personne, moi qui me suis tapé les 33 autres livres de BHL…. Il est trop bien résumé à la télé, comme disent les enfants. Bon d'accord, admettons, il faut le lire, il faut toujours lire. Mais il faut faire plus, pousser jusqu'au bout la logique, atteindre les rivages de cette évidence dont chacun s'approche, sans oser… Bon sang mais c'est bien sûr ! Saperlipopette, comme disait Dupond, non l'autre, celui avec un t. Bref, je ne sais plus. En tout cas, ce matin, j'en suis sûr, étourdi par des vapeurs d'un optimisme délirant compte tenu de l'état de la gauche (pensez un cadavre à la renverse, ça bande encore, mais pas pour longtemps) : la gauche a encore une chance, une seule chance de gagner en 2012, et cette chance s'appelle BHL. Pourquoi ? Les raisons se bousculent, trop confinées dans mon cerveau étriqué d'ex-national-républicain : 1) BHL, c'est d'abord l'assurance d'un plan média monstrueux. Vous imaginez Giesbert, Elkabach, PPDA, Ardisson, Fogiel, Apathie annonçant l'Evénement ? Le lendemain, Sarko annonce qu'il se représente. Bof, vingt lignes, tu crois ? Une brève ? Ouais allez, une brève… 2) BHL est né après le doute, il ne s'est jamais trompé. La preuve ? C'est écrit noir sur blanc dans son livre.« Il a toujours tout calculé », comme disent les jeunes, dans le monde des idées comme dans le monde tout court : le Bengla Desh, les nouveaux philosophes, le Cambodge, les dissidents, l'Afganistan, la Bosnie, le Kosovo, le Rwanda, le Darfour, Milan Kundera, Dostoïevski, Lévinas, Benjamin Constant, Sartre, Camus, Tocqueville, il a toujours eu raison. Il vaut mieux pour lui, d'ailleurs. Car ceux qui doutent de lui, ceux qui n'acquiescent pas, risquent gros : ils sont au bord du précipice, prêts à se faire rattrapper par le nationalisme, Vichy, Maurras, le Malin, Caïn, Sadam Hussein, Hitler, les salopards.... 3) Maintenant que le Che a fini sa carrière politique, plus personne ne lui résistera à gauche. La preuve, ils étaient tous présents à son dernier ramdam sur le Darfour. BHL, c'est l'union de la gauche sans communistes ni gauchistes, sans emmerdeurs, sans politiciens, sans la rue Solférino, sans le Colonnel Fabien, sans le peuple. Le rêve quoi… 4) BHL est beau comme un dieu. Du coup, pour la première fois depuis Mitterrand, les femmes voteront à gauche. Le Président à la chemise blanche, ça aurait de la gueule. T'imagines leur tête à l'ONU ? 5) BHL est riche, il est même plus riche que Sarko, il a largement les moyens de se payer une campagne électorale. Enfin, le début hein, parce qu'après, les gens de gauche cotiseront. Il prendra l'appartement du boulevard Raspail que Bergé vient de louer pour Ségolène, c'est pas loin de chez lui. Il prendra même Ségolène avec lui. Il lui dira de continuer à mordre son stylo. Là, tu es bien ne bouge pas, c'est pour la photo, mordille, mordille… 6) BHL, il est simple. Plus rien à voir avec le BHL compliqué du Testament de Dieu. C'est un peu comme les maos de la Cause du Peuple en 1969. La politique c'est facile, il y a deux voies, deux camps : Dreyfus ou anti-Dreyfus, Vichy ou la résistance, l'Algérie française ou l'Algérie algérienne, Mai 68 ou Juin 68. La Lumière ou les Ténèbres. La gauche maurassienne (Hou ! Hou ! Aux chiottes Chevènement !), la gauche de Badiou, le Goldstein de la rue d'Ulm, ou la gauche cosmopolite (Bravo ! Encore ! Bis !). La gauche qui pense petit, la nation, le drapeau, les ouvriers, le peuple, et la gauche des vents du large, celle de Dreyfus, la gauche généreuse, anti-colonialiste, la gauche d'ingérence, la gauche européenne, non la gauche américaine, la gauche du privé, la gauche de la Bourse, la gauche des ryads. Bref, le programme de BHL, il tient sur un tiket de métro, on peut le mettre en gros sur des panneaux 4X4, ça fonctionne. 7) BHL enfin, ne sera pas, lui, largué par sa meuf. Bon, je sais, ce n'est pas un argument politique. Mais vous croyez quoi ? Que, pour gagner contre Sarko, il faudra faire dans la dentelle ? Qu'il va nous laisser venir ? Pensez donc ! Sarko, lui, il sait déjà que BHL est le seul qui peut le battre. La preuve ? Il a tenté de faire l'ouverture avec lui avant même d'être élu. Et maintenant que ça a foiré, il joue Delanöe, Sarko. Pas folle la guêpe. Vous imaginez le duel Sarko-BHL à « J'ai une question à vous poser ? » Le très grand face au très petit ? BHL ? Pour la gauche, c'est un rêve ! 8) BHL a soixante ans. Enfin presque. Et soixante ans, c'est très jeune en politique. « Un jeune homme libre », a écrit la journaliste du Journal du Dimanche. Et en même temps, il sera plus mûr que Sarkozy. Ce sera la gauche sans alcool mais aussi sans jogging. Mauvais esprit : celui qui a écrit « 60 ans, je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. ».. ; 9) Enfin, il y a le dernier argument en faveur du philosophe. Si BHL est Président, il est le seul à pouvoir faire l'ouverture puisque désormais, une fois élu, il faut faire l'ouverture pour gouverner ; il fera d'abord l'ouverture avec Bayrou (il l'a écrit dans son livre) et après il attaquera les sarkozystes un à un. Commencera par Glucksmann, Kouchner, ils ne pourront pas refuser. Ensuite viendra le moustachu de Vichy, Malhuret, Enrico Macias, Steevie, etc. Comment qu'il va nous les empapaouter, les sarkozystes ! Ce grand cadavre à la renverse, Grasset, 424 p, 19,9 €. Mardi 09 Octobre 2007 - 08:06 Philippe Cohen <http://www.marianne2.fr/Vive-les-comites-BHL-2012-!_a78916.html?PHPSESSID =b4efb6809bc43066629fcb466663d0cb
mardi 29 mai 2007
| | | | Bernard-Henri Lévy est l’un des pontes du néosionisme activiste en France. Julien Dray est l’un des plus fervents activistes du même néosionisme, qui se fait passer de gauche, mais ratisse au profit de l’extrême-droite israélienne en France, et a instrumentalisé l’antiracisme qui a stigmatisé et fait rejeter les minorités visibles. Dans le livre "La femme fatale", on découvre que BHL conseillait Ségolène Royal de multiples coups de fils pendant la fin de campagne aux présidentielles. On découvre aussi que Dray a contribué à couler Royal en faisant circuler auprès des journalistes (acquis très majoritairement à Sarkozy tout en affichant une fausse tendance gauchisante), des ragôts qui ont porter tort gravement à la campagne socialiste. Tous deux ont coulé Royal et la gauche française. Voici ce qu’on apprend aujourd’hui sur ce qui pourrait passer pour de la schizophrénie politique, mais qu’en réalité on doit désormais qualifier de machiavélisme... Politique POLITIQUE ET SHOWBIZ. Le cinéma de Bernard-Henri Lévy Propos recueillis par Dominique de Montvalon mardi 29 mai 2007 | Le Parisien Pour ouvrir le 9 juin la Biennale de Venise, l’artiste italien Francesco Vezzoli a fait tourner dans deux spots Sharon Stone et... BHL, qui jouent le rôle de candidats à la présidentielle américaine. Le philosophe raconte. PHILOSOPHE et romancier, Bernard-Henri Lévy, tout en restant l’ami de Nicolas Sarkozy, a voté Ségolène Royal, et a d’ailleurs été, dans la dernière ligne droite de la présidentielle, presque constamment à ses côtés. Au même moment, l’inclassable BHL - il le révèle aujourd’hui - a tourné à Paris en grand secret, à la demande de l’artiste italien Francesco Vezzoli, un spot destiné à la Biennale de Venise, dans lequel, grimé, relooké et contraint de porter... une cravate, il incarne un candidat démocrate à la Maison-Blanche. Sur ces deux expériences, qui l’auront mené de Royal à Sharon Stone (qui joue, elle, une candidate républicaine), pour la première fois Bernard-Henri Lévy s’explique. Sans ménager le PS et son ami Bernard Kouchner. (...) 2. « Ségolène, Sarkozy et moi... » Vous avez tourné ce mini-film américain en pleine présidentielle française alors que vous étiez devenu l’un des conseillers les plus proches de Ségolène Royal. N’est-ce pas le signe que la France s’américanise ? Sans doute, oui. Encore que, là, en revanche, pas assez. Il y a eu des moments où j’ai vraiment regretté que Ségolène Royal n’ait pas eu la chance de tomber sur des professionnels de la qualité de mes ovnis washingtonniens... « Je suis l’un des rares à n’être pas tenté par l’odeur de la soupe » Vous lui en avez parlé ? BHL : Oui. La coïncidence était trop belle. Je crois même qu’elle a été la première personne à qui j’ai, sur le moment, et au mépris des consignes de secret, raconté cette petite aventure. Et comment a-t-elle réagi ? BHL : Avec curiosité. Pour elle, son échec est imputable aux divisions du PS et aux pièges qui lui auraient été tendus. N’est-ce pas un peu court ? BHL : Non. Elle a raison. Car sa campagne était bonne. Très bonne même. Mais ce que l’on entendait, en revanche, dans la bouche de ses « camarades », était proprement hallucinant. Comment voulez-vous gagner avec, derrière vous, une telle machine à perdre ? Vous qui êtes un ami de longue date de Nicolas Sarkozy, comment avez-vous accueilli sa victoire ? BHL : L’amitié est une chose, et l’ami, en moi, s’est réjoui, naturellement, pour lui. Mais après, vous avez la politique qui a des raisons que l’amitié n’a point, et qui fait que je n’ai, comme vous savez, pas voté pour lui. Alors, je serai peut-être le dernier dans ce cas : je suis peut-être l’un des rares à n’être pas tenté par l’odeur de la soupe. Mais je me sens très à l’aise avec mon choix, très fier d’avoir voté Royal et décidé à jouer jusqu’au bout mon rôle d’intellectuel critique. « En l’état, le PS n’a pas d’avenir » Que vous inspire la promotion de Bernard Kouchner, à qui Ségolène Royal n’a jamais, en revanche, fait appel ? Kouchner, c’est spécial. Je le crois au-dessus de ces histoires de soupe, de trahison. Et sa nomination aurait-elle pour seul effet de faire faire des progrès dans la recherche d’une solution au Darfour qu’il aurait eu raison d’accepter. Mais, après, il faut qu’il fasse attention ! Car il fait partie des gens qui incarnent quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes. Et il faut qu’il veille à ne pas laisser cela - ces valeurs, ces principes, cette légende même - abîmé, voire discrédité, par une équipée gouvernementale. Le PS, en l’état, a-t-il un avenir ? Non. Un parti où vous avez à la fois Strauss-Kahn et Emmanuelli, des sociaux-démocrates et des antilibéraux, des hommes de gauche authentiques et des maurrassiens déguisés à la mode Chevènement est un parti qui n’a pas d’avenir. Avez-vous le sentiment que la France est entrée dans une nouvelle ère ? Je crois, en effet, qu’un âge de la politique est en train de se clore. Avec, notamment, la débâcle définitive de cette vieille idée qu’on a appelée le socialisme, qui a commencé de mourir autour de Mai 1968 et à laquelle un certain Nicolas Sarkozy, en vertu d’une ruse de l’histoire que je vous laisse le soin de méditer, est en train de donner le coup de grâce. Tant mieux. Car c’est sur les ruines de ce socialisme que renaîtra la gauche. SOURCE : http://www.leparisien.fr/home/info/... Alors ?... BHL ami de longue date de Sarkozy, conseiller de fraîche date de Royal, cherchez l’erreur... Vous avez 007 secondes... BHL... L’ami en moi [de Sarkozy] s’est réjouit [de sa victoire] - la politique [avec Royal, depuis quelques semaines], et en intellectuel critique, a des raisons [stratégiques de couler le PS ?], que l’amitié [avec Sarkozy, depuis des années] n’a pas... ...A moins d’aimer les jeux de rôles à l’américaine, quelques mois où l’on devient secrètement un faux ami, qui va déstabiliser l’adversaire tout en se faisant passer pour son meilleur ami... Conseiller intime... Gauche payeuse publique ! Le PS, en l’état où il a contribué à le mettre avec Dray, n’a en effet plus aucun avenir. Mais les Mata-Haris virils sont également morts pour qui sait lire entre les lignes... - Voir aussi Kouchner, son rôle au Biafra, et ce qu’il s’apprête à faire "pou" le Darfour ! |