9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 22:54


302.jpgBonjour,

Jamais une telle menace n'a pesé sur les hommes. Et pourtant, d'ici quelques semaines, il sera trop tard. Des fous, tant évangéliques que sionistes, comme Bush, Dick Chesney, Sarkozy ou Kouchner, s'apprêtent à allumer la mèche qui va embraser la planète entière. Lisez ces articles, et vous comprendrez quelles menaces pèsent sur le monde. 

Bush, interviewé par Patrick Poivre-d'Arvor, ose dire que l' Iran représente une menace pour la paix dans le monde. Pourtant, qui va faire la guerre ? Sincèrement, je vous pose la question : Est-ce que cet homme a toute sa raison ? De hauts responsables du Renseignement et de l'Armée lui déconseillent de se lancer dans une nouvelle aventure. Et il s'entête, avec la cohorte d'illuminés autour de lui, grossie du renfort du tandem Sarkozy-Kouchner.
 
Est-ce que nous pouvons faire confiance à ces Rambos pour diriger les affaires du monde ? Sarkozy et Bush ne pensent qu'à montrer leurs muscles; la diplomatie, pour eux, n'existe pas. Il y a un problème ? On sort son colt. On dégaine le premier. Tant pis pour les dégâts, ils s'en foutent éperdûment. Savez-vous ce que je viens de lire ? " En cas de sanctions internationales, l' Iran ne pourra pas tenir longtemps. C'est pourquoi, beaucoup d'observateurs pensent que les dirigeants de la République Islamique cherchent un affrontement qui leur donnerait une nouvelle popularité et qui justifierait les sacrifices dans la population. Ils préfèrent un affrontement ouvert plutôt que des sanctions qui les affaiblissent " .(http://abonnes.lemonde.fr) Eux aussi s'en foutent; Le bonheur des peuples dont ils assument la charge, c'est bien le moindre de leurs soucis ! Tout le monde n'est pas Chavez et Kichner. Honte à tous ces dirigeants !

Et à Guantanamo, on continue à détenir des prisonniers sans inculpation ni procès, même des journalistes ! Les Américains sont des hors-la-loi, comme d'ailleurs leurs amis Israéliens;  Ce sont les bourreaux des peuples ! Quand
seront-ils poursuivis pour leurs innombrables crimes ? Plus de tapis rouge pour eux, l'opprobe ! Et l'opprobe aussi pour les médias complices !

Mes amis, il est encore temps d'arrêter la main des illuminés et des irresponsables qui ont droit de vie et de mort sur les peuples ! Si nous nous taisons, si nous ne faisons rien, nous serons complices de l'apocalypse prévue (toutes les analyses vont dans le même sens) fin décembre ou début janvier.

Alerte ! Nous sommes au bord de l'abîme !

J' exhorte tous les Internautes à lancer un appel pour que les citoyens du monde entier, le même jour, défilent en exigeant la destitution de ces fous, et leur jugement devant un tribunal. Ils ont assez sévi ! Maintenant, ils parlent sans état d'âme de guerre mondiale ; eh bien, déclarons-leur la guerre !

Il faut que la révolte des citoyens éclate comme un coup de tonnerre, il faut que l'on voie leur détermination à empêcher la boucherie qui se prépare. Les peuples ont leur mot à dire ! Ils ne peuvent se laisser égorger impunément ! Sortons tous en même temps avec des pancartes " Jugeons les criminels de guerre " ! Refusons de fabriquer et de transporter les armes qui vont déclencher la solution finale ! Nous avons pour nous le nombre ! Levons-nous, et crions notre fureur ! N'attendons pas que le monde soit un immense champ de ruines !!!

Alerte ! Le compte à rebours a commencé ! 

Eva
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TAGS: Guerre, Bush, Sarkozy, République  islamique, Chavez, Kirchner, Dick Chesney, Guantanamo, Amérique., Patrick Poivre-d'Arvor..

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Daniel Ellsberg : aux USA un coup d’état a eu lieu - http://abonnes.lemonde.fr

17 octobre 2007

Daniel Ellsberg est l’homme qui a révélé à l’Amérique les Dossiers Secrets du Pentagone, durant la guerre du Vietnam. 35 ans plus tard, il s’inquiète des dérives autoritaires de l’exécutif, et appelle ses concitoyens à faire barrage à la coterie qui s’est saisi des leviers de l’état et s’apprête à nouveau à entrainer le pays dans une guerre catastrophique contre l’Iran.

Daniel Ellsberg, 20 septembre 2007

Discours prononcé à l’American University.

Je pense qu’il n’y a pas de priorité plus urgente que de prévenir une attaque contre l’Iran qui s’accompagnerait, je le crois, d’un nouveau changement dans l’exercice du pouvoir aux USA ayant pour effet de nous conduire vers ce que j’appellerai un état policier.

S’il se produit un nouveau 11 septembre sous ce gouvernement, cela signifiera qu’ils utiliseront à plein l’appareil policier qui a été patiemment construit, largement en secret tout d’abord, mais finalement révélé, connu et accepté par les élus Démocrates du Congrès et par les Républicain (..).

Restera t-il un domaine où la surveillance de la NSA sur les citoyens pourrait encore s’accroître ? Ils peuvent ou pas avoir atteint les limites de leurs capacités technologiques aujourd’hui. Mais si ce n’est pas le cas, cela le deviendra après un nouveau 11 septembre (..)

.

Il m’est assez difficile de dissocier ces deux circonstances. Elles pourraient advenir ensemble : soit un autre 11 septembre ou une attaque contre l’Iran dont les réactions contre Israël, nos navires, nos troupes en Irak, et peut-être dans ce pays, justifieraient l’entière panoplie de mesures qui ont été préparées, légitimées, et jusqu’à un certain point promulguées sous la forme de lois.

Nous avons à faire au gouvernement à une équipe malfaisante très particulière, même du point de vue des Républicains.

Le Prochain coup d’état

Permettez moi d’être direct et de ne pas faire de phrases. Un coup d’état à eu lieu. Je me suis réveillé l’autre matin en me rendant compte qu’un coup d’état avait eu lieu (...)

Durant les cinq dernières années, nous avons assisté à un assaut soutenu sur tous les fondements de notre constitution, que le reste du monde regardait comme une expérience modèle depuis 200 ans, grâce à ses procédures de contrôle, au rôle limité du gouvernement, à son Acte des Droits fondamentaux, à la protection des droits de l’individu par le Congrès, sa justice indépendante, la possibilité de révoquer un président.

Par le passé, ces principes ont été violés par de nombreux présidents.(...)

Mais je crois qu’aucun de ces présidents n’était du genre de ce qui décrit selon moi ce gouvernement : un ennemi intérieur de la constitution (..)

Je pense qu’aucun de ces présidents, malgré toutes ces violations de la loi qui auraient provoqué leur empêchement si elles avaient été connues - mais elles n’ont été révélées qu’après leurs mandats - ne représentait un défi comparable à celui d’aujourd’hui.

C’était le cas en ce qui concerne le premier mandat de Nixon, et certainement de Johnson, de Kennedy et d’autres. Ils méritaient d’être destitués, même s’ils n’ont pas été découverts à temps, mais je pense qu’il n’était pas dans leurs intentions, lors des crises qui ont motivé leurs actes, de transformer la nature de notre gouvernement.

Il devient de plus en plus clair, après chaque nouvel ouvrage publié, chaque indiscrétion, que Richard Cheney et son actuel chef de cabinet David Addington ont eu précisément ce projet à l’esprit dès le début des années 1970, et non pas depuis 1992, non pas depuis 2001. Il ont cru à la prééminence du pouvoir exécutif, sous un président - élu ou pas - bénéficiant de pouvoirs sans contrainte. Ils ne croient pas à la contrainte (...)

Ce qu’ils imaginent comme le meilleur est directement en contradiction avec la pensée des Pères Fondateurs et de la constitution.


Les Fondateurs avaient raison 

Il ne s’agit pas seulement de « notre façon d’agir » qui serait en cause. Les fondateurs de la république avaient une compréhension aiguë de la force corruptrice du pouvoir pour quiconque, y compris les américains. Ils voulaient des procédures et des institutions qui puissent instaurer un contrôle du pouvoir, car en leur absence, l’alternative c’est ce que nous avons vécu ; des guerres comme le Vietnam, des guerres comme l’Irak, des guerres comme celle qui vient.

Ceci m’amène à mon second argument. Ce pouvoir exécutif, dirigé par Bush et Cheney, malgré l’opposition de la plupart des membres du gouvernement, même ceux des ministères, veut clairement une guerre contre l’Iran, qui se justifie selon les critères habituels de l’impérialisme. Critères acceptés non seulement par quasiment l’ensemble des membres de l’exécutif, mais aussi par la plupart des dirigeants du Congrès. Critères qui sont les intérêts de l’empire, la nécessité de préserver l’hégémonie américaine, notre droit et notre besoin de contrôler les ressources pétrolières du Moyen Orient et ailleurs. Il y a là un consensus dans les cercles dirigeants (...).

Mais même selon ces critères, une attaque de l’Iran est une folie. Je dis cela tranquillement. Il ne s’agit pas de rhétorique. Bien sûr, c’est non seulement une agression, une violation des lois internationales, un crime majeur, mais c’est aussi, en terme de pouvoir impérial, une folie à cause de ses conséquences (...).

Cela rend-t-il cette attaque impossible ? Non, évidemment. Plus encore, cela ne la rend même pas invraisemblable.

Deux raisons concourent à cela en dehors d’une acceptation pour diverses raisons par le Congrès - Démocrates et Républicains confondus - par l’opinion, par les médias.

Tout d’abord nous avons libéré la Maison Blanche - Président et Vice Président - de potentiellement toute limitation posée par le Congrès, la justice, les médias et autres.

Ensuite, les hommes à la tête du gouvernement qui jouissent de ces pouvoirs sans limites sont des fous. Pas complètement certes, mais ils n’en reste pas moins qu’ils ont des croyances folles.

La question devient alors, que pouvons nous faire ? (..)

Ce dont je parle, cette dérive vers un état policier, vers une attaque contre l’Iran, n’est pas acquis. Mais je pense que c’est probable, plus vraisemblable qu’invraisemblable, que dans les 15 ou 16 mois qui restent à ce gouvernement, nous assisterons à une attaque de l’Iran Et quoi que nous fassions (...)

Et nous ne parviendrons sans doute pas à influencer le Congrès. Et le Congrès n’empêchera sans doute pas le président de le faire. Voilà vers quoi nous nous dirigeons, et c’est une perspective très dangereuse (...).

 

Restaurer la République

Réinstaurer un gouvernement constitutionnel et l’améliorer prendra du temps. Je pense que si nous n’entreprenons pas ce travail aujourd’hui, il ne débutera pas sous le prochain gouvernement(...)

Sortir d’Irak prendra beaucoup de temps. Mais prévenir une action contre l’Iran, prévenir un nouveau coup d’état après un 11 septembre, une autre attaque, ce sont les tâches pour aujourd’hui, qui ne peuvent être différées. Cela nécessitera un courage moral et politique que nous n’avons que peu vu se manifester jusqu’à présent (...).

 

 Quel genre de pressions, quel genre d’influences devront être mises en œuvre pour amener le Congrès à faire son travail ? Il ne s’agit pas d’ailleurs seulement de les faire travailler. Il s’agit de les faire respecter le serment qu’ils ont prêté en prenant leur fonction (...)

Ce serment engage à protéger et défendre la constitution des Etats-Unis.

Ce serment je l’ai violé chaque jour durant des années au Département de la Défense, sans m’en rendre compte, lorsque je me taisais, lorsque je savais que l’on mentait à l’opinion publique au sujet de la guerre, comme on lui a menti pour l’Irak, et comme on lui ment pour la guerre contre l’Iran (...)

Je savais que j’avais les preuves de ces mensonges, et je ne les ai pas produites. Je ne respectais pas alors mon serment - ce que j’ai fait plus tard (...)

J’ai souvent dit que le Lieutenant Ehren Watada, qui est aujourd’hui poursuivi pour avoir refusé les ordres de déploiement en Irak qu’il jugeait à raison inconstitutionnel et relevant d’une guerre d’agression, est le seul officier de l’armée des Etats-Unis qui a pris au sérieux son serment(...)

Le président viole clairement ce serment. Tous ceux qui sont sous ses ordres et qui comprennent de quoi il s’agit - ils sont très nombreux - violent leurs serments. Voilà les exigences que nous devrions poser (...)

Courage parlementaire

Sur le plan politique, en ce qui concerne les Démocrates, je crois que nous devrions demander aux dirigeants à la Chambre et au Sénat - et également aux Républicains - que leur unique priorité ne soit plus d’être réélus ou de conserver une majorité Démocrate pour que Pélosi soit maintenue en fonction au Parlement et Reid au Sénat.

 

 

Je suis choqué de lire aujourd’hui que les Républicains menacent de faire de l’obstruction si nous restaurons l’Habeas Corpus. La remise en cause de l’Habeas Corpus avec l’aide des Démocrates ne nous a pas ramené à l’époque de la domination anglaise sur la colonie américaine. C’est une contre-révolution qui nous a ramené 700 ans en arrière (...)

Je crois que nous devons trouver le moyen de leur faire respecter leur serment de préserver la constitution, qui mérite d’être défendue, car c’est à travers le pouvoir que cette constitution donne au Congrès que nous pouvons protéger le monde des fous qui sont au pouvoir à la Maison Blanche et qui ont l’intention d’attaquer l’Iran (..)

Les généraux qui ont compris que ce serait une catastrophe ne se sont pas non plus pas manifestés. Il peut s’agir de gens qui ont par le passé risqué leur vie au Vietnam ou ailleurs comme Collin Powell, et ne risqueraient pas leurs carrières ou leur accointances avec la présidence (..)
.

Tout ceci doit changer. Et c’est l’exemple de gens comme ceux qui sont rassemblés ici, qui d’une certaine façon rappellent à nos élus qu’ils ont, en tant qu’humains et en tant que citoyens, le pouvoir d’agir et de trouver en eux-mêmes le courage de protéger ce pays et le monde.

 


Publication originale Consortium News, traduction Contre Info

Sur le web : l’affaire des Dossiers Secrets du Pentagone

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Mis à Jour le : 6 novembre 2007  12:35

Préparatifs américains contre l’Iran -Extraits

http://contreinfo.info  


6 novembre 2007

Peter Symonds fait le point sur les derniers développements dans la confrontation entre l’administration américaine et l’Iran. Il résume également un article remarquable du magazine Esquire, qui s’est entretenu avec deux hauts fonctionnaires de la diplomatie américaine. Flynt Leverett et Hillary Mann, qui furent experts auprès du Conseil National de Sécurité, ont participé à des négociations secrètes avec l’Iran de 2001 à 2003. Ils ont raconté à Esquire comment l’aile dure néoconservatrice avait à l’époque choisi d’ignorer délibérément les ouvertures diplomatiques de Téhéran.

Par Peter Symonds, WSWS, 5 novembre 2007

La décision sans précédent de l’administration Bush d’accuser le CGRI iranien (Corps des gardes révolutionnaires islamiques) d’être un agent de prolifération d’armes et sa force al-Quds d’être un « soutien du terrorisme » a exacerbé les tensions avec Téhéran et sapé les efforts des pays européens en vue de négociations, créant les conditions d’une attaque américaine contre l’Iran.

Bien que la Maison-Blanche prétende toujours chercher une solution diplomatique à l’actuelle confrontation, une suite d’articles de presse, constatant la nature de plus en plus belliqueuse du ton employé par Washington, ont averti de ce que les Etats-Unis semblaient s’être décidés à une action militaire contre l’Iran.

 

Le chroniqueur du Financial Times, Philip Stevens notait : « Si M. Bush a l’intention d’agir, il faut qu’il se dépêche. Le moment propice d’une attaque, comme le veut la sagesse conventionnelle, sera passé l’année prochaine. Même ce président-là ne pourra pas entraîner la nation dans une autre guerre de son choix une fois la campagne électorale de 2008 commencée. Ce compte à rebours coïncide avec l’affermissement, à Washington et dans une ou deux capitales européennes, de la conception que la diplomatie de la coercition n’a rien fait pour ébranler la résolution de l’Iran à se donner les moyens de produire une bombe. »

Les affirmations répétées de Washington selon lesquelles l’Iran aurait un programme de production de l’arme nucléaire furent contredites par le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei dans un commentaire fait dimanche à CNN. On lui avait demandé s’il avait une preuve quelconque que l’Iran cherchait à produire une bombe atomique. ElBaradei déclara : « Je n’ai reçu aucune information sur un programme d’arme nucléaire concret réalisé à ce moment précis. »

Craignant de toute évidence que l’administration Bush n’entende fabriquer un prétexte pour une guerre, ElBaradei ajouta : « J’ai de grandes inquiétudes pour ce qui est d’une confrontation, du fait qu’on organise une confrontation, parce que cela conduirait absolument à un désastre. Je ne vois pas de solution militaire. La seule solution durable est à travers des négociations et des inspections... Ma crainte est que si nous continuons l’escalade des deux côtés, nous finirons dans un précipice, nous irons finalement dans l’abîme. »

Parlant à la station de radio australienne ABC ce matin, il a dit aussi : « J’espère que nous allons arrêter de gonfler et de déformer la question iranienne » parce que cela pourrait conduire à un « embrasement de proportions majeures... non seulement au niveau régional, mais encore au niveau de la planète ».

Un net signe que l’administration Bush n’a aucun intérêt à une résolution pacifique de l’affrontement avec l’Iran fut son hostilité à un accord passé au mois d’août entre l’AIEA et Téhéran pour répondre systématiquement aux questions non résolues sur le programme nucléaire iranien. D’un côté, la Maison-Blanche insiste pour que l’Iran ferme ses usines d’enrichissement d’uranium comme préalable à toute négociation, se réclamant de questions non résolues quant à ses activités nucléaires passées. De l’autre, lorsqu’un processus a été établi pour répondre à ces questions, les Etats-Unis réprimandent ElBaradei, lui reprochant d’outrepasser ses pouvoirs.

Un article paru dans le Sunday Times britannique et intitulé « Bush va-t-il vraiment bombarder l’Iran ? » remarquait que l’aviation américaine avait fait une demande de financement au Congrès pour un « besoin opérationnel urgent de la part du commandement militaire sur le terrain » de 88 millions de dollars afin d’équiper des bombardiers « B2 Stealth » d’une bombe de plus de 6 tonnes connue sous le nom de MOP (Massive ordinance penetrator). Cette bombe est un « casseur de bunker » sophistiqué, destiné à détruire des cibles se trouvant à une grande profondeur sous la terre. Il n’y a pas de sites en Irak ou en Afghanistan qui justifierait la commande « urgente » d’une telle bombe. La cible évidente sont les sites nucléaires iraniens, en particulier l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, située dans une énorme caverne souterraine.

Le Sunday Times répéta les commentaires de Bush il y a une semaine mettant en garde contre les dangers d’une troisième guerre mondiale si l’Iran arrivait « à savoir comment fabriquer une arme nucléaire ». Comme l’observait l’article : « Ceux qui observent l’Iran ont relevé avec intérêt l’utilisation du mot "savoir". Il semble que Bush ait résolu d’agir bien avant que les mullahs n’arrivent même à envisager la production d’une véritable bombe... Une source de haut rang du Pentagone qui se souvient des roulements de tambours d’avant l’invasion de l’Irak, pense que Bush prépare une action militaire avant de quitter ses fonctions en janvier 2009. "C’est pour de bon maintenant. Je pense qu’il signale qu’il va le faire", dit cette source. »(...)

Bush peut décider de lancer une attaque comme un des actes finaux de sa présidence ».

Des préparatifs de guerre bien avancés

Une des indications les plus effrayantes que l’administration Bush prépare de longue date une guerre contre l’Iran est venue de deux ex-initiés de l’administration, Flynt Leverett et Hillary Mann, qui travaillèrent en tant que spécialistes du Moyen-Orient au Conseil national de sécurité. Dans une longue interview publiée la semaine dernière dans le magazine Esquire, Leverett et Mann ont non seulement souligné le danger d’une attaque immédiate, mais ont fait encore remarquer que l’administration Bush n’avait jamais voulu sérieusement négocier avec Téhéran. 

Esquire explique : « Ils ont quitté la Maison-Blanche, car ils étaient devenus de plus en plus inquiets, l’administration Bush non seulement se dirigeait tout droit vers une guerre avec l’Iran, mais elle poursuivait ce cours depuis des années. C’est ce que les gens ne réalisaient pas. C’était exactement comme pour l’Irak ; la Maison-Blanche avait alors montré un tel zèle pour la guerre qu’elle ne pouvait cacher son impatience à voir les inspecteurs de l’ONU quitter le pays. Il y eut beaucoup de pas franchis de façon persistante et ils conduisaient tous dans la même direction. Et à présent la situation est pire. On se rapproche de plus en plus de la guerre. »

 

Selon Leverett et Mann un échec à obtenir de nouvelles sanctions par l’ONU plus une poursuite de l’enrichissement d’uranium et une « ingérence » iranienne en Irak, déclencheraient une réaction militaire de la part de la Maison-Blanche. « Si tous ces éléments sont réunis, disons dans la première moitié de 2008, que va faire le président ? Je pense que le risque qu’il décide d’ordonner une attaque des équipements nucléaires iraniens et probablement une attaque de plus grande envergure, est très réel » dit Leverett.

« Si l’Irak est un désastre, une attaque de l’Iran pourrait, elle, précipiter l’Amérique dans une guerre avec l’ensemble du monde musulman » ajouta Man (..).

 

Loin d’offrir en retour un relâchement des tensions, l’administration Bush bloqua toute négociation avec l’Iran et son allié syrien (..)

La réponse de Bush à l’aide fournie par l’Iran fut de dénoncer celui-ci, avec l’Irak et la Corée du Nord, comme une partie de « l’Axe du mal » dans son discours sur l’état de l’Union en 2002. Comme l’explique Mann, le discours avait profondément choqué Téhéran qui avait néanmoins poursuivi, pendant un an encore, les discussions mensuelles. Bien que cela ne soit pas rapporté dans l’article d’Esquire, le régime iranien a fourni de l’aide à l’armée américaine au cours de son invasion criminelle de l’Irak en 2003.

Un an après le début de l’invasion de l’Irak, Téhéran avait offert aux Etats-Unis, via l’ambassadeur de Suisse, des négociations pour une résolution définitive de tous les problèmes existant entre les deux pays. Un mémoire fut envoyé par fax comprenant des propositions sur toutes les questions régulièrement évoquées par la Maison-Blanche comme raisons pour traiter l’Etat iranien en paria : ce mémoire contenait des offres d’« action décisive » contre tous les terroristes en Iran, de mettre fin au soutien des organisations palestiniennes Hamas et Djihad islamique, de cessation des programmes nucléaires et d’accord en vue d’une reconnaissance d’Israël (..)

L’administration Bush écarta cependant d’emblée l’offre iranienne. Un mémoire rédigé par Mann et conseillant l’envoi d’une réponse rapide et positive par les Etats-Unis fut bloqué. (...) On a réagi par la censure et la menace aux tentatives de Leverett et Mann de rendre l’offre iranienne publique après avoir quitté leurs emplois  (..)

Le refus catégorique de l’administration Bush d’approuver des négociations avec l’Iran donne certes du poids aux avertissements de Leverett et Mann sur les dangers d’une nouvelle guerre américaine avec l’Iran. Mais bien qu’ils considèrent une telle attaque comme de la folie, ces deux anciens responsables du gouvernement Bush ne peuvent pas expliquer pourquoi la Maison-Blanche est résolue à poursuivre une telle ligne d’action. Comme pour les occupations de l’Irak et de l’Afghanistan, les Etats-Unis cherchent à imposer leur domination absolue sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. L’Iran qui, avec ses énormes réserves de pétrole et de gaz, se trouve dans une position stratégique, est une cible évidente pour ces plans irresponsables.

Lire aussi Esquire


Publication originale WSWS

 

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UNE BONNE  NOUVELLE ! (qui en a parlé, dans les médias ?) http://www.re-so.net 

 Victoire de la gauche au Guatémala

Alvaro Colom, en devenant le premier président de gauche (Union nationale pour l'espoir) depuis 50 ans au Guatemala, place son pays dans la continuité d'autres démocraties d'Amérique latine comme le Brésil, l'Argentine ou le Chili.

Lire le portrait d'Alvaro Colom

 A lire aussi : Les derniers portraits des grandes figures de la Gauche 

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Dernières infos sociales : (http://fr.f267.mail.yahooo.com

"lucien jallamion" lucien.jallamion@libertysurf.fr         site  Résistance sociale
:  
   

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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 05:30
prefere1.JPGBonjour,

Hier, j'ai analysé le sort que le Consortium des maîtres de l'univers, cette verrue à la face du monde, réserve aux peuples : asservissement ou anéantissement. Aujourd'hui, j'aimerais laisser la parole à ceux qui s'intéressent plus particulièrement à la situation au Proche-Orient, comme Pascal Boniface. Ce sera l'occasion de voir de plus près la question de la menace nucléaire israélienne, qui risque de conduire l'humanité à l'embrasement général, ainsi que les positions plus que partisanes du soi-disant universaliste B.H. Lévy.  Avec, en prime, un petit tour d'horizon de la situation en Palestine et des pourparlers. Des pourparlers qui, d'ailleurs, sont davantage destinés à retarder le plus possible un règlement juste pour les deux parties, qu'à régler la situation. C'est la politique du "pourrissement" chère aux Israéliens, meurtrière pour les Palestiniens, scandale pour le Droit International et insulte aux résolutions de l' ONU.  

Le monde assiste impuissant à l'agonie du peuple Palestinien. J'ai déjà dit ce que j'en pensais : c'est de la non-assistance à personne en danger, passible de poursuites judiciaires. Israël viole sans cesse le Droit International, nargue la communauté internationalle, et se croit tout permis, sûre de son impunité. C'est tout simplement intolérable. Honte aux complices du génocide Palestinien !  Eva

Tags :  Israel, Palestine, B.H.Lévy, Pascal Boniface, Droit International, génocide, Proche-Orient.
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BHL ou l’empereur de la morale aux habits neufs
Pascal Boniface -29.10.2007: LE COMMUNAUTARISME  DE BHL
 
Personne n’oserait imaginer Floyd Landis ou Lance Armstrong prendre la tête d’un grand débat sur la lutte contre le dopage. Pourtant, nul ne semble s’offusquer que Bernard-Henri Lévy soit devenu la référence de celui sur la place de la morale en politique nationale ou internationale et de la refondation de la gauche.
Comment comprendre que quelqu’un qui n’a jamais exprimé de préoccupations sociales puisse jouer ce rôle ? Comment expliquer surtout que celui dont plusieurs livres d’auteurs différents ont mis à jour les multiples mensonges (de ses rencontres avec Massoud, à sa ceinture noire de judo) puisse encore être crédible ? Sans doute suis-je d’une naïveté infantile, mais je pensais qu’on ne pouvait être à la fois un menteur multirécidiviste et se prendre pour une figure morale. Comment quelqu’un ayant une pensée binaire (bien-mal, ami-ennemi, eux-nous), puisse passer pour un intellectuel incontestable ? Comment expliquer que dans un pays qui n’est pas totalitaire, nul ne se sente la force de refuser de l’inviter pour évoquer son livre ? De deux choses l’une, soit les journalistes vedettes qui le font n’ont entendu parler d’aucun des ouvrages qui méthodiquement ont démonté le système BHL, et on peut se poser des questions sur leur compétence. Soit ils invitent néanmoins BHL en connaissance de cause et c’est leur conscience professionnelle qui est en cause. Certes, c’est probablement la simple prudence qui les pousse à agir ainsi. Pourquoi risquer de se fâcher avec un homme qui a à la fois la rancune tenace et de solides appuis dans le monde des affaires, de la presse et de l’édition, qui récompense les services rendus et punit sévèrement ce qu’il considère comme des outrages ? Mais où est alors le respect dû au public ? Est-il éthiquement acceptable de le tromper par peur des représailles de BHL ou dans l’espoir de ses renvois d’ascenseur ?
A chaque fois que BHL a été interviewé, il l’a été avec admiration et déférence. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas été poussé dans ses retranchements face à ses nombreuses contradictions, à ses manquements et erreurs pourtant dûment répertoriés. Et les quelques fois où il n’était pas le seul invité, les précautions semblent avoir été prises pour qu’aucun autre participant ne puisse présenter le risque de l’attaquer frontalement.
Comment expliquer que quelqu’un qui, ouvertement ou insidieusement, fait la chasse à ceux qui avaient pour défaut de ne pas l’admirer assez, ou qui ont commis le crime de critiquer ses deux passions les plus sincères (lui-même et Israël) puisse passer pour un héros de la liberté ?
Pour BHL, l’anti-américanisme est « la métaphore de l’antisémitisme ». Cela n’est pas faux, mais pas dans le sens qu’il invoque. De plus en plus en effet, ceux qui critiquent la politique extérieure américaine sont traités d’anti-américains de la même façon que ceux qui critiquent le gouvernement israélien sont accusés d’antisémitisme. C’est-à-dire qu’on pratique un amalgame entre la critique de l’action d’un gouvernement et l’hostilité ou la haine face à un peuple. Le tout, bien-sûr en proclamant le principe de la liberté de critiques dont il veut se conserver le monopole pour en fait l’exercer assez peu. Pourquoi célébrer autant les Etats-Unis et essayer d’interdire au maximum toute critique de sa politique extérieure ? Pourquoi cette accusation infamante (et censée être disqualifiante) d’antiaméricanisme par mimétisme avec l’accusation d’antisémitisme ? Certes en 1985 BHL avait déjà signé une pétition en faveur des « contras » nicaraguayens dont le texte émanait d’une officine de la CIA [1]. Mais au-delà de cette ancienne connexion, il est un autre motif qui pousse BHL à diaboliser ceux qui critiquent les Etats-Unis. Tout simplement parce que malgré tous ses défauts, le gouvernement Bush a l’immense avantage de n’avoir jamais exercé de pressions sur le gouvernement israélien. Que les Etats-Unis, par exemple, mettent en pratique le rapport Baker, qu’ils cessent d’être des soutiens inconditionnels du gouvernement israélien, et BHL sera moins pro-américain.
BHL déploie une énergie considérable à nier que le conflit israélo-palestinien est un problème stratégique majeur. Il a même été jusqu’à écrire que c’était au Darfour que se jouait le choc des civilisations. Pourtant, c’est bien la grille de lecture du conflit israélo-palestinien qui détermine tous les jugements qu’il peut émettre sur la scène nationale. Il est pour la paix, mais fait toute confiance au gouvernement israélien pour la mettre en œuvre sans pressions extérieures. Ceux qui sont d’accord avec lui sur ce point sont des figures morales. Ceux qui ne le sont pas sont des antisémites. Car si BHL se dit pour la paix et en faveur de la création d’un Etat palestinien, il entend non seulement n’exercer aucune critique à l’égard du gouvernement israélien et de surcroît s’avère implacable pour ceux qui osent le faire.
BHL est en fait partagé entre son désir d’apparaître comme un intellectuel universaliste et sa dérive communautariste qu’il ne parvient pas à maîtriser. En effet, il n’applique pas les mêmes critères aux différents conflits et crises en cours et à celui du Proche-Orient, ce qui devrait donc l’empêcher de se revendiquer comme intellectuel universaliste. Il prouve au contraire son communautarisme. Il s’insurge à juste titre, que l’on ne montre plus des images de la répression birmane, mais s’insurge à l’inverse qu’on puisse montrer des images de la répression des Palestiniens. Il condamne à juste titre les bombardements de populations civiles tchétchènes par l’aviation russe mais condamne ceux qui critiquent les bombardements de l’aviation israélienne sur la population palestinienne ou libanaise. Au cours de la guerre du Liban, il s’est même ému que l’on puisse juger disproportionnée la réaction israélienne à l’enlèvement par le Hezbollah de deux soldats israéliens, ce qui était pourtant la critique minimale à apporter, les différentes organisations humanitaires, parlant elles de crimes de guerres (tant pour le Hezbollah que pour l’armée israélienne par ailleurs). Il soutient le principe de liberté totale d’expression pour Redeker, mais celui d’interdiction totale pour Ramadan de pouvoir s’exprimer en France. Ecartelé entre sa prétention universaliste et sa réalité communautariste niée , BHL s’en sort en tirant à boulets rouges sur ceux qui dans leurs réflexions, leurs écrits mettent en avant cette contradiction
.Tant qu’il n’y aura pas une paix juste au Proche-Orient, BHL ne pourra pas concilier son universalisme affiché et son communautarisme, c’est pourquoi il est aujourd’hui extrêmement agressif. La meilleure défense, c’est l’attaque. Le communautarisme de BHL est déjà en soit problématique. Loin d’en être gêné, il fait porter la critique sur ceux qui, réellement universalistes, ont la même grille de lecture pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qu’il s’agisse du Proche-Orient, du Caucase ou de l’Asie. C’est proprement inacceptable. Ce que BHL appelle l’antisémitisme de gauche, c’est tout simplement ceux qui estiment que le conflit du Proche-Orient ne fait pas exception aux règles de droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, même en tenant compte d’une histoire particulièrement douloureuse du peuple juif. BHL se transforme alors en maccarthyste, je suis personnellement bien placé pour en témoigner. Parce qu’il ne souhaite pas que la France ait une politique active au Proche-Orient ou marque son indépendance face aux Etats-Unis, il traite de maurrassien toute personne coupable de vouloir l’inverse. De Régis Debray à Rony Brauman, en passant par Jean-Pierre Chevènement et Henri Guaino [2], il veut disqualifier ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, utilisant les arguments moraux non pas pour débattre, mais pour censurer. BHL a le droit de ne pas aimer une France affirmant son autonomie stratégique, mais pas de taxer de racistes ceux qui ne partagent pas ses vues. Une fois encore, la morale est évoquée pour brouiller les cartes et pour des desseins peu dignes.
BHL est un symbole actif de cette coupure entre le peuple et les élites. BHL est nu moralement. Courtisane et craintive, la majorité de la presse fait semblant de le voir richement vêtu et s’ébahit devant le faste de ses habits neufs. Le public, lui, est partagé entre l’écœurement et la rigolade.
[1] Cf. « une imposture française » Nicolas Beau, Olivier Toscer, les Arènes, page 141 et suivantes.[
2] Qu’il attaque curieusement pour avoir contribué à rédiger le discours de Dakar, mais prend bien garde de s’en prendre à Nicolas Sarkozy qui l’a prononcé
Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques. Il vient de publier « 50 idées reçues sur l’Etat du monde aux éditions Armand Colin
Lettre d'info n° 163 de l'AFPS du 29 octobre au 04 novembre 2007
Tramway à Jérusalem, mensonge à Paris. Alain Gresh ; Benjamin Barthe
Le contrat pour le tramway a été signé, le 17 juillet 2005, en présence de l’ambassadeur de France, M. Gérard Araud (devenu depuis secrétaire général du ministère français des Affaires étrangères), et dans les bureaux du Premier ministre Ariel Sharon.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7149.html 

Appel à soutien avec des militants du Comité de Solidarité avec la Palestine de Bâle. AFPS 68 Ht Rhin

Le 3 septembre 2005, des militants du Comité de Solidarité avec la Palestine de Bâle sont intervenues lors du match de foot Suisse-Israël à Bâle (Stade St Jakob) avec de grands panneaux : "Libérez la Palestine - Boycottez l’apartheid".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7170.html  

Programmation films palestiniens. Jeu de Paume

Programmation films palestiniens au Jeu de Paume (place de la concorde) du mardi 30 octobre au dimanche 04 novembre
Images du Moyen-Orient : Égypte, Irak, Iran, Israël, Liban, Palestine
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7184.html

Actualité
Politique en no man’s land. Aluf Benn
Le voyage du Premier ministre Ehoud Olmert, cette semaine, en Europe a, une fois de plus, illustré qu’un « processus de paix » constitue la situation diplomatique la plus confortable pour Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7181.html
Le soutien sans faille de Paris à Olmert, protestation de l’UJFP. Pierre Barbancey ; UJFP
Le premier ministre israélien a été reçu à bras ouverts hier à l’Élysée par le président français, qui n’a pas eu un mot contre l’occupation israélienne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7158.html
Pas une rencontre de paix, mais une conférence de guerre. Michel Warschawski
Pour se faire une opinion sur une conférence, on estime habituellement qu’il importe d’abord de savoir quels en seront les participants. Je pense, quant à moi, que la véritable question devrait toujours être : « Qui n’a pas été invité ? ».
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7163.html
Tout autour, la tempête fera rage. Gideon Spiro
Du point de vue de Rabin - qui était un militaire et avait été un Ministre de la Défense briseur d’indépendance lors de la première Intifada - la signature des accords d’Oslo constituait un tournant vers un regard différent sur le conflit, mais c’est encore loin d’en faire « un homme de paix marchant d’un pas décidé vers la conclusion du conflit »
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7162.html
La paix des faibles. Christian Merville
Au moment d’Oslo, Rabin ’avait tiré la conclusion logique de son long combat contre les Palestiniens, déclarant : « On ne peut contrôler indéfiniment un autre peuple. »’
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7164.html
A propos d’un échec annoncé. Sergio Yahni
Le processus de paix israélo-palestinien se trouvait déjà dans l’impasse en 1995, quelques mois avant que le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, ne soit assassiné.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7175.html
Le double langage d’Israël. Fares Chahine
Ne reculant devant rien pour miner la réunion internationale pour la paix prévue avant la fin de cette année à Annapolis, près de Washington, mais sans trop offenser son principal allié américain, dont c’est l’idée, l’Etat hébreu, qui mène une politique provocatrice à l’égard des Palestiniens, continue à travers les médias, à tenir un discours qui laisse à peine entrouverte la porte à une solution du conflit.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7182.html
Elliott Abrams, le dernier « néo-cons » veut détruire la Palestine. Michelangelo Cocco
Le déclin du courant néo-conservateur de la droite étasunienne n’a même pas effleuré Elliott Abrams. L’architecte de la politique de la Maison Blanche à l’égard d’Israël et des Palestiniens reste rivé à son fauteuil de vice conseiller pour la sécurité nationale.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7159.html
Vanunu de nouveau en prison.Ch. Gillmann Pour la Palestine,N° 55
Mordechai Vanunu, le célèbre militant antinucléaire israélien, aura pu goûter seulement pendant deux ans et demi à la liberté, après 18 ans d’incarcération très sévère à la prison d’Ashkelon.Il est menacé d’y retourner
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7019.html
Israël réduit les livraisons de carburant à Gaza. Karim Lebhour, RFI
Israël a commencé ce dimanche à imposer des sanctions économiques contre la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement Hamas, en réduisant l’approvisionnement en carburant. Le fuel est destiné à l’alimentation de la seule centrale électrique en activité dans le territoire palestinien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7183.html
Infos Gaza n°366 et 367. Palestinian Centre for Human Rights
Semaine du 11 au 17 octobre : 5 Palestiniens dont une personne âgée ont été tués par les Forces Israéliennes d’Occupation (FOI) et 31 dont 8 mineurs, 2 femmes et un journaliste blessés.
Au cours de la semaine du 18 au 24 octobre 7 civils dont 2 mineurs ont été tués par les FOI.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7171.html
Le Mur de fer. Benoit Rose
La politique israélienne du fait accompli. Imposer un état de fait permanent. Le terrain est occupé, la présence palestinienne est morcelée, les oliviers sont déracinés. « Tout ce que nous prenons maintenant, nous le garderons », a dit Ariel Sharon.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7177.html
L’ANP demande à Israël de démanteler des barrages de routes. Imemc
L’Autorité nationale palestienne a demandé à Israël d’enlever 16 check-points en Cisjordanie, comme le prévoit la feuille de route soutenue par les Etats-Unis, qui n’est toujours pas appliquée.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7172.html
Quel genre d’assassinat ? Amira Hass
Un rang serré de policiers de la garde présidentielle palestinienne se déploie dans les rues de Ramallah chaque fois que l’entourage de Mahmoud Abbas y passe ou qu’un hôte de haut rang vient en visite.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7180.html
"Complètement coupé de la réalité" Analyse de Ghassan Khatib - Pour la Palestine n°55
Pour le politologue Ghassan Khatib, les réunions bi-hebdomadaires entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert semblent évoluer vers une forme de processus politique. Mais, citant les critiques selon lesquelles ces rencontres pâtissent d’une déconnection de la réalité, il note aussi que le secret qui entoure les aspects politiques de ces discussions, ajouté à l’absence d’une tierce partie, risque d’isoler encore la partie palestinienne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7020.html
Déclaration finale - Chypre, 16-18 octobre 2007. Conférence de la société civile palestinienne
« Vers la fondation d’une stratégie de défragmentation de la société civile palestinienne »
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7193.html
Formation des paramilitaires colombiens par des agents israéliens. Sergio Rotbart et Marie Laura Marie Laura Carpineta
Avant de disparaître mystérieusement, Carlos Castaño, peut-être le paramilitaire le plus puissant qu’ ait connu la Colombie, écrivait dans ses mémoires : "Mon idée des forces paramilitaires, je l’ai copiée des Israéliens".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7165.html
 
Un Palestinien privé de carte d’identité a tenté de s’immoler par le feu au cours d’une manifestation. Mayan Al-Helou
Des centaines de Palestiniens privés de carte d’identité ont manifesté dans la ville de Gaza. L’un d’entre eux, un jeune homme de vingt ans, s’est répandu de l’essence sur le corps et a raconté n’avoir pas vu sa famille depuis dix ans.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7161.html
Gaza cadenassée. Michel Bôle-Richard
Dans le paysage dévasté de la bande de Gaza, un nouvel élément a fait son apparition. D’énormes buttes de sable coupent partiellement les rues, obligeant les voitures à zigzaguer. Ces obstacles sont censés empêcher l’avancée des blindés israéliens en cas d’incursion profonde.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7176.html
Cueillette des olives en Palestine occupée. AFPS
Vous trouverez ci-dessous le premier message des volontaires
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7195.html
Cette rubrique informe d’initiatives de groupes locaux mais qui peuvent intéresser plus largement (conduite de projets en Palestine, programmes d’action en France... )
Bulletin N° 22 - Octobre 2007. Afps Ardèche-Drôme
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7167.html
Des enfants de Bil’in à Fosses ! Association Fosses-Bil’in-Palestine / AFPS Val d’Oise
Fosses, petite "ville à campagne" du val d’Oise, accueille en ce moment trois groupes d’enfants et adolescents venus de Kampti (Burkina-Faso), Kinshasa (RDC) et Bil’in (Palestine).
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7166.html 
L'Agenda complet de l'Afps : http://www.france-palestine.org/agenda
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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 2 117 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 1 715 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 117 parrains d'enfants palestiniens et à 120 associations .
Pièce jointe au format texte brut [ Consulter et sauvegarder dans l'ordinateur ]
Association France Palestine Solidarité (AFPS) - 21 ter Rue Voltaire
75011 Paris - afps@france-palestine.org - http://www.france-palestine.org
- Tél. : 01 43 72 15 79 - Fax. : 01 43 72 07 25
L'Afps, association loi 1901, a pour vocation le soutien au peuple
palestinien notamment dans sa lutte pour la réalisation de ses droits
nationaux.  L'Afps agit pour une paix réelle et durable fondée sur
l'application du droit international en lien avec le peuple palestinien et ses
représentants légitimes. L'Afps exige:
- la fin de l'occupation de tous les territoires envahis en 1967 et le
démantèlement de toutes les colonies.
- la création d'un Etat palestinien indépendant souverain et viable
avec Jérusalem-Est pour capitale.
- la reconnaissance du droit au retour des réfugiés conformément à la
résolution 194 votée par l'Assemblée générale de l'ONU.
- la protection internationale du peuple palestinien, et des sanctions
contre Israël (suspension de l'accord d'association Union
Européenne-Israël)...
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Israël : une menace nucléaire globale
publié le mardi 27 janvier 2004   Bernard Ravenel  
Israël est entré incognito dans le club fermé des pays possédant l’arme nucléaire par la porte de service du nucléaire civil. En refusant de signer le traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1968, il a affirmé son intention de poursuivre son programme nucléaire militaire sans aucun contrôle international.
Se plaçant dès lors en situation de monopole du nucléaire au Moyen-Orient avec le soutien américain, il a mis en joue tous ses voisins les uns après les autres, mais ne pourra maintenir sa position de gendarme nucléaire incontrôlé et belliciste sans risque grave pour la région : il s’agit bien d’une perspective de guerre nucléaire. Israël, considéré par l’opinion européenne comme une menace prioritaire pour la paix, doit être soumis à une inspection internationale de ses installations nucléaires.
Le pouvoir probablement le plus dangereux est le pouvoir nucléaire. Mais c’est un pouvoir caché, invisible, en orbite ou sous la mer. Et depuis qu’on l’a vu à l’œuvre à Hiroshima et Nagasaki, l’humanité en a gardé la trace indélébile et se sent menacée dans son existence.
Après 1989 et la fin de l’équilibre de la terreur (nucléaire) on nous a fait croire que « la paix avait éclaté » pour tout le genre humain. Ainsi s’est diffusée l’illusion que désormais la menace de guerre nucléaire avait disparu et que par conséquent il n’était plus nécessaire de se mobiliser pour la conjurer. En réalité, après « l’équilibre de la terreur » qui éloignait la possibilité d’une déflagration réelle, les Etats-Unis, restés seuls en lice, n’ont pas éliminé leur arsenal nucléaire. Bien au contraire, ils l’ont réajusté, remodelé, repensé pour créer un « déséquilibre de la terreur » encore plus dangereux.
Désormais les Etats-Unis ont décidé de mettre au point une nouvelle génération d’armes nucléaires de faible puissance. Ces armes, dont la conception est issue de la doctrine de la guerre préventive incluant la nouvelle doctrine nucléaire américaine, visent à percer les bunkers où se cacheraient les missiles ou les commandements ennemis. En utilisant le terrorisme ou l’Iran, comme feuille de vigne... Plutôt que d’éliminer les armes nucléaires, on tend ainsi à annuler la distinction fondamentale entre guerre conventionnelle et guerre nucléaire pour mieux faire admettre leur utilisation. Le seuil tabou sera donc plus aisément franchissable [1].
En d’autres termes, préparer des armes de ce type accroît la possibilité que la guerre devienne vite nucléaire, provoquant une réaction en chaîne qui pourrait être irréversible. Dans un rapport du Pentagone publié en mars 2002 dans Los Angeles Times, l’administration Bush demande de préparer des plans pour l’emploi d’armes nucléaires contre au moins sept pays : la Chine, la Russie, l’Irak, la Corée du Nord, l’Iran, la Libye et la Syrie. Certains passages de ce rapport précisent où et pourquoi les forces armées américaines « devraient être préparées à employer des armes nucléaires : dans un conflit arabo-israélien, dans une guerre entre la Chine et Taiwan ou dans une attaque de la Corée du Nord contre la Corée du Sud. Elles devraient être prêtes aussi dans le cas d’une attaque de l’Irak contre Israël ou contre un autre pays voisin. »Tel est le contexte stratégique global où la guerre nucléaire est de nouveau d’actualité, devenant l’arme des puissants de la planète pour résoudre une fois pour toutes l’existence du conflit sur la terre.
Si les Etats-Unis prévoient explicitement dans leur logique de guerre préventive l’usage du nucléaire au Moyen-Orient, pourquoi Israël devrait-il l’exclure ? Le 7 octobre 2003, Ariel Sharon, encouragé par le soutien américain à son bombardement en Syrie, déclare à la télévision israélienne qu’Israël frappera ses ennemis « à n’importe quel endroit et avec n’importe quel moyen » [2] . 
Ainsi Ariel Sharon, qui vient de bombarder la Syrie, se déclare immédiatement prêt à utiliser l’arme nucléaire. La bombe secrète, dont tout le monde connaît l’existence, est destinée à jouer un rôle de plus en plus important et dangereux dans les crises du Moyen-Orient.
L’arsenal nucléaire de Sharon

Sur la base d’estimations diverses, les forces armées israéliennes possèdent entre deux cents et quatre cents têtes nucléaires. Selon la revue anglaise spécialisée Jane’s Intelligence Review, leur arsenal en comprend environ quatre cents pour une puissance d’ensemble de 50 mégatonnes équivalant à 3 850 bombes d’Hiroshima. Il s’agit d’abord d’armes tactiques de faible puissance, parmi lesquelles des bombes à neutrons faites pour frapper des objectifs rapprochés sans provoquer une excessive retombée radioactive sur-le-champ de bataille. Mais on trouve aussi des armes thermonucléaires de forte puissance prêtes à être utilisées. Comme vecteurs nucléaires les forces israéliennes disposent d’environ 300 chasseurs F16 fournis par les Etats-Unis et 25 F15 d’origine américaine également. Ces derniers ont été « renforcés » avec l’augmentation du rayon d’action à 4450 km et en les dotant de systèmes de guidage plus sophistiqués. Ces avions sont armés de missiles air-sol Popeye à tête nucléaire capables de pénétrer à une certaine profondeur sur le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Ce système d’armes - acquis de l’aéronautique américaine et utilisé en 1999 avec des têtes conventionnelles dans la guerre contre la Yougoslavie - a été produit, testé et amélioré à travers un programme conjoint israélo-américain. Une autre version de ce même missile nucléaire, le Popeye Turbo, a été installée sur trois sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne en 1999-2000. La marine israélienne peut ainsi maintenir en navigation vingt-quatre heures sur vingt-quatre, soit dans la Méditerranée soit en mer Rouge ou dans le Golfe persique, au moins deux sous-marins armés de missiles nucléaires.
Il faut ajouter à ces vecteurs nucléaires environ 50 missiles balistiques Jéricho II sur des rampes mobiles de lancement avec une portée d’environ 1500 km emportant une charge nucléaire d’une tonne. Une version renforcée du missile, le Jéricho II B est capable probablement d’atteindre les 2800 km. En outre, Israël possède le Shavit, un engin qui a permis de mettre en orbite les satellites Ofek. Dérivé du missile Jéricho II, il peut à son tour être employé comme missile balistique qui, avec une portée comprise entre 5000 et 7000 km, est capable de frapper n’importe quel objectif au Moyen-Orient et même au-delà. 

L'histoire d'une bombe secrète

 Alors que les Etats-Unis,la Grande-Bretagne
 et l’Union soviétique cherchent à empêcher, avec le traité de non-prolifération (TNP) [3] , que d’autres pays entrent dans le club nucléaire - dont font partie en 1968 les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, URSS, Grande-Bretagne, France et Chine), un sixième pays s’infiltre dans le « club », réussissant non seulement à y entrer par la porte de service du nucléaire civil mais une fois dedans à se rendre officiellement invisible : Israël.
Au moment même où, en 1968, le TNP est ouvert à la signature, Israël est déjà en train d’installer ses propres armes nucléaires. L’histoire du nucléaire israélien est désormais à peu près élucidée grâce, en particulier, à la publication de la Fédération des savants atomistes américains : Bulletin of Atomic Scientists. Le programme nucléaire israélien a démarré dès la naissance de l’Etat d’Israël en 1948. Dès cette année est constitué au sein de l’armée un « corps scientifique » (Hemed Gimmel). En 1949, sur ordre du ministère de la défense, une équipe de ce corps scientifique a effectué des prospections dans le désert du Néguev à la recherche de réserves d’uranium. Ayant trouvé du minéral à basse teneur d’uranium, le corps scientifique perfectionne un procédé pour l’extraire et développe même une nouvelle méthode pour produire de l’eau lourde (qui sert de modérateur dans les réacteurs nucléaires).

Le rôle décisif de la France et la comédie du nucléaire pacifique

À cette étape, Israël a besoin d’un réacteur. Pour l’avoir, il s’adresse secrètement à la France avec laquelle existe déjà une collaboration nucléaire : les savants israéliens ont participé, aux débuts des années cinquante, à la construction d’un réacteur à eau lourde et d’une installation de retraitement à Marcoule. La réponse positive de Paris arrive à l’automne 1956 : la France accepte de fournir à Israël un réacteur nucléaire de 18 mégawatts. Quelques semaines plus tard, les forces israéliennes envahissent le Sinaï égyptien pour aider la France et la Grande-Bretagne à occuper la zone du canal de Suez, après la nationalisation par Nasser de la Compagnie qui exploitait le canal. Une fois finie la crise de Suez, pour récompenser Israël, le gouvernement français envoie sespropres techniciens pour construire dans le plus grand secret, dans un bunker souterrain à Dimona, dans le désert du Néguev, un réacteur nucléaire de 24 mégawatts de puissance. Pour faire parvenir les composants du réacteur en Israël le gouvernement français va faire de la contrebande, déclarant aux douanes françaises qu’ils font partie d’une installation de dessalement destinée à un pays de l’Amérique latine.
De leur côté, les autorités israéliennes font de leur mieux pour cacher la nature réelle des travaux de construction qui sont alors photographiés en 1958 par un avion-espion américain : sans crainte de se contredire, elles déclarent d’abord qu’il s’agit d’une usine textile, puis d’une station agricole et enfin d’un centre de recherche métallurgique... En même temps, en 1959, elles acquièrent secrètement de la Norvège 20 tonnes d’eau lourde sur la base d’un contrat, connu... trente ans après, qui contraint l’acquéreur à l’utiliser uniquement pour des usages pacifiques. Juste après, en 1960, le général De Gaulle, craignant qu’un éventuel scandale affaiblisse la position internationale de la France en pleine guerre d’Algérie, demande au Premier ministre israélien Ben Gourion de rendre public le projet de Dimona. Celui-ci refuse. Le contentieux se résout par un compromis formel : la France complètera la fourniture des composants du réacteur et du matériel fissile, et en échange Israël révèlera l’existence du réacteur et s’engagera à l’utiliser seulement pour la recherche nucléaire civile. En décembre 1960 Ben Gourion annonce au monde l’existence du réacteur, garantissant que celui-ci sera utilisé à des fins exclusivement pacifiques.

Le double jeu des Etats Unis

Dans les années soixante, les Etats-Unis entrent officiellement [4] en scène et demandent à Israël de soumettre le réacteur de Dimona à des inspections internationales. Le gouvernement israélien accepte en posant une seule condition : les inspections doivent être effectuées par le gouvernement américain, qui ensuite en communiquera les résultats. Alors, entre 1962 et 1969, vont arriver à Dimona des inspecteurs envoyés par Washington. Ignorants ou malhonnêtes, ces experts ne s’aperçoivent pas que les locaux qu’ils visitent sont une mise en scène avec de faux instruments qui miment des processus inexistants du nucléaire civil et que sous le pavé sur lequel ils marchent, il y a un énorme bunker de huit étages où l’on construit les armes nucléaires...

 

Site de Dimona
Site de Dimona
Installation nucléaire dans le Néguec

 

Le président Lyndon Johnson peut alors assurer officiellement que l’installation est utilisée seulement pour des objectifs pacifiques. La comédie du nucléaire pacifique continue. Entre temps, en 1965, une société américaine, la Nuclear Materials and Equipment Corporation à Apollo (Pennsylvanie) constate la disparition de 90 kg d’uranium enrichi qui, selon toute probabilité, sont arrivés en Israël...

A partir de 1967, le nucléaire israélien est braqué sur les capitales arabes

L’installation de Dimona devient alors opérationnelle et, dès 1966 elle aurait commencé à produire des armes nucléaires. En 1967, Israël dispose probablement de deux bombes qu’elle déploie secrètement pendant la guerre des Six jours [5]. Les vecteurs qui peuvent la transporter, - des avions de chasse-, ont été fournis par les Américains.
Les forces israéliennes se préparent de nouveau à utiliser les armes nucléaires quand, dans la phase initiale de la guerre du Kippour, le 6 octobre 1973, elles se trouvent en difficulté face à l’attaque égypto-syrienne. La décision est prise secrètement le 8 octobre par le Premier ministre Golda Meir et par le ministre de la défense Moshe Dayan : 13 têtes nucléaires de 20 kilotonnes sont déployées pour être lancées sur l’Egypte et la Syrie par des missiles Jericho I (construits par Israël sur projet français) et par des chasseurs-bombardiers fournis par les Etats-Unis. Par la suite, ce « secret » sera volontairement divulgué par les services secrets israéliens pour avertir les pays arabes qu’Israël dispose d’armes nucléaires et est prêt à les utiliser. C’est ce qu’on appelle une stratégie de dissuasion.
Après la guerre du Kippour, le programme nucléaire israélien est accéléré par l’utilisation d’un processus plus rapide pour l’enrichissement de l’uranium par la miniaturisation des têtes nucléaires afin que celles-ci puissent être utilisées avec des canons fournis par les Etats-Unis.
Dans les années soixante-dix, le gouvernement israélien établit une relation secrète avec un partenaire particulier : l’Afrique du Sud de l’apartheid. Ce pays lui fournit au moins 550 tonnes d’uranium et, en échange, reçoit d’Israël le savoir technologique qui lui permet de construire des bombes nucléaires.
Ainsi le gouvernement israélien ne se contente pas de développer ses propres armes nucléaires, il aide en même temps un autre pays, l’Afrique du Sud, à les construire [6] : il participe donc à la prolifération des armes nucléaires.
En fait, en refusant d’emblée, dès 1968, de signer l’accord du TNP au motif qu’on ne peut se fier au système de contrôle international mis en place par l’AIEA, Israël manifestait son refus de se voir contrôler par celle-ci et, ipso facto, démontrait son intention de mener à bien sans entrave un projet nucléaire militaire qui ouvrait la voie à la prolifération nucléaire régionale, à l’échelle de tout le Moyen-Orient jusqu’au Pakistan.

Israël, gendarme militaire du Moyen-Orient

En même temps qu’ils se consacraient au développement quantitatif et qualitatif de leur propre arsenal nucléaire, les gouvernements israéliens ont cherché par tous les moyens de conserver au Moyen-Orient le monopole de ces armes, en empêchant les pays arabes de développer des programmes leur permettant un jour de les construire. C’est sur la base de cet élément stratégique majeur, sûrement en accord avec Washington, que le 7 juin 1981 Israël lance une attaque-surprise contre le réacteur nucléaire Tamouz-1 qui était sur le point d’entrer en fonction à Osirak en Irak. Pour la première fois dans l’histoire, un Etat accomplit un acte de guerre selon la doctrine de la première frappe préventive qui peut détruire par surprise l’essentiel de l’arsenal stratégique nucléaire de l’ennemi dans le cadre de la logique de la guerre nucléaire. Vingt ans avant que les Etats-Unis en fassent officiellement leur doctrine stratégique...
Un plan analogue est, selon toute probabilité, déjà prêt vis-à-vis de l’Iran que le ministre des affaires étrangères israélien accuse le 4 juillet 2003 de « vouloir développer une arme nucléaire », ce qui constitue, souligne-t-il sans faiblir, « une menace non seulement pour Israël mais pour la stabilité du monde entier ». Ainsi le gouvernement qui donne l’alarme n’adhère pas au TNP - à la différence du gouvernement iranien - et échappant à tout contrôle de la part de l’AIEA, est le seul au Moyen-Orient à posséder des armes nucléaires et à les pointer en permanence sur les autres pays de la région...

Une stratégie nucléaire globale : l’axe Etats-Unis-Israël-Inde

En septembre 2003, la visite d’Ariel Sharon en Inde est la première d’un chef de gouvernement israélien depuis l’indépendance du pays en 1947. Elle permet de mettre à jour les relations militaires et même stratégiques qui s’étaient constituées depuis environ un quart de siècle entre les deux puissances nucléaires [7] .
En fait, c’est en 1998, au moment des essais nucléaires effectués par l’Inde et le Pakistan, entérinant ainsi la nucléarisation de l’Asie du Sud, que sont révélés les contacts clandestins entre l’Inde et Israël en matière de technologie nucléaire et de missiles. Ces révélations mettent en lumière l’étroite relation existant entre les problèmes du Moyen-Orient et ceux de l’Asie du Sud, problèmes qui ont désormais une dimension nucléaire.
Cinq éléments déterminants apparaissent alors :
-  Israël est la seule puissance nucléaire qui ne reconnaît pas l’être.
-  Israël, échappant aux inspections de l’AIEA, a aussi aidé l’Inde pour son programme d’armes nucléaires.
-  Le Pakistan, dont le statut nucléaire a été perçu dans le monde musulman comme un contrepoids positif à l’arsenal israélien, a craint une attaque préventive d’Israël sur ses installations nucléaires, en liaison avec l’Inde.
-  Tandis que l’Inde a publiquement qualifié le Pakistan et la Chine d’adversaires, la caractérisation de la bombe du Pakistan comme « islamique » implique qu’elle a une double dimension, orientale (l’Inde) et occidentale (le Moyen-Orient).
-  Les Etats-Unis, à travers la CIA, ont servi de médiateur pour développer la coopération militaire entre l’Inde et Israël d’abord dans le domaine des armes conventionnelles, au milieu des années soixante, et ensuite dans les programmes nucléaires.
La connexion entre les tensions en Asie du Sud centrées autour du Cachemire avec celles du Moyen-Orient qui ont comme foyer central l’occupation des terres arabes par Israël depuis 1967 annonce alors l’ouverture d’un nouveau chapitre extrêmement préoccupant dans les relations internationales.
A partir de 1998, la situation change en effet quand la droite hindoue non seulement fait exploser des armes nucléaires mais entreprend de renforcer ses liens avec les Etats-Unis et Israël, essayant de créer une nouvelle entente Washington-Tel-Aviv-New-Delhi contre l’Islam. La coopération militaire entre l’Inde et Israël s’accélère alors et se renforce. Dès mars 1998, quelques jours avant que l’Inde entame ses essais nucléaires, une délégation des industries aéronautiques israéliennes vient en Inde pour vendre des avions-missiles sans pilote pour neutraliser l’option nucléaire du Pakistan.
Les attentats du 11 septembre 2001 donneront une nouvelle impulsion à cette coopération. S’exprimant devant le Comité juif américain (AJC) à Washington, le conseiller à la sécurité du premier ministre indien, Brajesh Mishra plaidera pour « un axe central Etats-Unis-Israël-Inde pour combattre en commun le terrorisme » [8] . En fait, l’Inde veut imiter Israël comme puissance nucléaire régionale disposant d’un prestige international en particulier auprès des Etats-Unis. Israël considère l’Inde comme un vaste marché pour son armement et comme un allié contre « le monde islamique ». Les Etats-Unis semblent souhaiter une nouvelle configuration stratégique incluant l’Inde et Israël pour encercler aussi bien le communisme (chinois) que l’islam. Israël entre ainsi dans une stratégie nucléaire globale voulue par les Etats-Unis.

Vers une guerre nucléaire au Moyen Orient ?

Cela dit, Israël reste toujours dans une sorte de limbe nucléaire et il faut bien mesurer son intérêt de maintenir ce flou. Quel en est l’avantage ? Les ennemis ne savent pas exactement ce qu’il possède et il en résulte un certain effet de dissuasion. D’autre part, les Etats-Unis peuvent continuer officiellement à appuyer Israël sans être accusés d’abandonner leur politique officielle de non-prolifération.
D’où cela vient-il ? D’un compromis - révélé très récemment - datant de 1969 entre les Etats-Unis et Israël, signé entre Golda Meir et le gouvernement de Washington. En résumé, les Américains s’abstiennent de faire pression sur Israël pour qu’il signe le TNP ; en échange, Israël s’engage à maintenir l’ambiguïté pour éviter d’avoir à répondre précisément devant la communauté internationale de cet armement nucléaire.
Pour l’avenir, quelle peut être la stratégie nucléaire israélienne ? Pour l’appréhender, on peut distinguer deux temps :
-  Le temps des années quatre-vingt-dix avec la perspective d’un compromis de paix (Oslo).
-  Le temps de l’abandon du processus d’Oslo par le gouvernement Sharon, articulé sur l’accélération de l’évolution américaine après le 11 septembre 2001.
La première phase a été conditionnée par la première guerre du Golfe avec les quarante-deux missiles Scud lancés par l’Irak sur Israël. À partir de ce moment, la menace a été pensée par les stratèges israéliens comme pouvant venir de loin, émanant d’Etats non limitrophes d’Israël (alors qu’on espérait un processus de paix qui aurait inclus la Syrie voisine). Désormais la menace était constituée par des missiles balistiques pouvant atteindre le territoire israélien avec - ou non - des têtes nucléaires. La réponse officielle d’Israël est « simple » : fabriquer des missiles antimissiles, les fameux Arrow, et, plus récemment, les Patriot, avec les Américains. C’est la réaction stratégique officielle. Mais en réalité Israël préparerait une riposte en deuxième frappe à partir de sa flotte de sous-marins d’origine allemande avec des missiles de croisière dotés de têtes nucléaires. Une stratégie de dissuasion à la française justifiée par le fait que les Etats-Unis n’ont pas pu empêcher le Pakistan d’avoir sa bombe et qu’il faut en tirer les conséquences.
Le Moyen-Orient constitue, avec le pôle Inde-Pakistan, la zone la plus critique concernant l’avenir de la prolifération nucléaire. Israël se trouvera à l’avenir face à un certain nombre de défis liés au développement régional d’armes non conventionnelles (chimiques et/ou nucléaires) [9] . La situation pourrait se révéler bientôt intenable pour Israël. L’opération Osirak pourrait devenir une sorte d’impératif stratégique de la politique israélienne soucieuse de rester le gendarme nucléaire dans la région. On imagine les risques de cette situation. (FIN  ARTICLE -dont ISRAEL ET IRAN - clic sur http://www.france-palestine.org/article187.html )
La garantie définitive contre la prolifération nucléaire au Moyen-Orient est à rechercher sur le plan politique dans la solution des problèmes de la zone, à commencer par la question palestinienne. Dans l

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 22:58
 Bonjour, 

Voici de nouveaux articles qu'en principe vous ne trouverez pas dans la presse, soit parce qu'ils sont dérangeants pour les pays concernés - on préfère masquer certains aspects peu reluisants, ou les enjeux et les buts véritables, pas toujours très honorables, c'est le moins que l'on puisse dire -  soit par déférence des Médias envers les Pouvoirs en place qui planifient l'avenir du monde beaucoup plus dans l'intérêt des multinationales que dans celui des peuples. Ce qui peut sembler un "détail"  -  un mot à la mode aujourd'hui  -  peut en définitive expliquer certains événements dont la signification nous échappe.

Naturellement, étant donné la gravité de la situation, les risques de guerre qui peuvent devenir des conflits majeurs, mondiaux et même nucléaires, ou encore la puissance de certains pays et les ressorts hégémoniques et financiers qui les sous-tendent, je privilégierai l'axe Etats-Unis-Israêl-France de Sarkozy, un axe dont les liens sont actuellement particulièrement troubles et les intérêts très semblables et peu avouables. Imagine-t-on, par exemple, le poids des LOBBIES dans les choix qu'ils font ? Lobbies industriels, financiers ou communautaristes, plus soucieux de satisfaire des appétits de puissance, de contrôle, de domination, de profits colossaux, que d'assurer le bonheur des peuples dont ils ont la charge. 

La vérité, c'est qu'avec ces trois pays, la politique n'a jamais été aussi sale, sombre, trouble. BUSH n'est pas le saint homme qu'il prétend, le peuple élu ne l'est pas pour tous, et la patrie des Lumières est en train de sombrer dans les ténèbres d'une dictature affairiste et clanique qui ne présage rien de bon pour les citoyens, en dépit du vernis que l'on s'emploie à passer sur des politiques choisies en réalité uniquement dans l'intérêt d'une toute petite minorité de privilégiés de haute lignée ou d'une caste financière très sélective.

J'intercale ce paragraphe, avant le suivant, car entre temps je viens de lire une publicité dans le Monde Diplomatique d'octobre 2007 sur "CITOYENS DU MONDE" (je vous rappelle que j'ai déclaré, dans "profil" - cliquez sur ma photo, à droite, il apparaîtra - que je me sentais citoyenne du monde) qui va tout-à-fait dans le sens de ce que je viens d'écrire. Je cite : 

"Aujourd'hui, la télévison, le commerce international (...) nous rappelent que nous sommes tous embarqués sur le vaisseau spatial Terre, liés par un destin solidaire. Mais qui règle la vie à bord ? Y a-t-il dans le cockpit des pilotes responsables et compétents, soucieux de l'avenir de l'humanité ? Ceux qui exercent le pouvoir ne nous représentent pas. Ils traduisent les décisions des financiers, des grandes banques, des milieux d'affaires, des patrons des multinationales et de quelques dirigeants politiques. Ils s'expriment parfois dans un grand tapage médiatique - ainsi le G8 qui rassemble les dirigeants des grandes puissances industrielles. Ils se réunissent aussi dans le secret et décident de notre sort. Poursuivant leurs intérêts, ils saccagent les ressources naturelles, interviennent ou non dans les conflits et parfois les suscitent, entretiennent des tensions diplomatiques, organisent la concurrence et provoquent des problèmes sociaux. Ils menacent nos conditions d'existence et, de plus en plus, notre existence même . Ces pouvoirs réels décident de notre avenir comme de notre vie quotidienne. Nous ne les contrôlons pas. Nous sommes leurs sujets. Réclamons d'être reconnus comme citoyens du monde, et, à ce titre, de disposer d'une représentation élue. "  

Que proposent-ils ? Une assemblée souveraine représentant tous les peuples du monde, un PARLEMENT MONDIAL, élu au suffrage direct. " Ce n'est pas irréalisable, il existe déjà une Assemblée des députés européens. Il s'agit de défendre la cause de l'homme, d'exprimer les revendications du peuple du monde et, finalement, d'élaborer la loi d'un monde PACIFIQUE et civilisé dans lequel les problèmes qui doivent être résolus à l'échelle mondiale (guerre, faim, pollution, énergie...) seraient confiés par les peuples à une Autorité mondiale. " Qui est Citoyen du Monde ? Quelques noms : Paul-Emile Victor, Théodore Monod, l'ABBE PIERRE, Jean Rostand, Joseph Wresinski, René Dumont, le Pr. Minkowski, Georges Moustaki, Bernard Clavel, Jacques Gaillot, Albert Jacquard, Edgar Morin, Hubert Reeves,... Des références ! En tous cas, cela correspond exactement à ce que je souhaite ! (Citoyens du Monde, 15 rue Victorv Duruy, 75015 Paris, fax 01 48 28 57 90).

Ici, j'ouvre une petite parenthèse pour dire que si je suis une littéraire, une artiste, ou une femme d'action, je ne suis en aucun cas une technicienne. En me lançant dans cette série qui oriente différemment mon blog, plus seulement axé sur le commentaire mais désormais tout autant réservé à l'information, je ne savais pas qu'en ajoutant de nouvelles dépêches,
certaines disparaîtraient, faute de place. Bref, pour tout dire, en mettant dans la première série d'informations l'article du Monde Diplomatique sur CARTER -- si révélateur du climat de chasse aux sorcières qui règne hélas Outre-Atlantique, et pas seulement d'ailleurs, où ceux qui portent un regard critique sur les conséquences du sionisme pour la paix dans le monde sont aussitôt suspectés d'antisémitisme et inquétés, comme avant les communistes : voilà justement un article qui en dit long sur les ressorts secrets de certains choix -- en ajoutant cet article, donc, je ne savais pas que je ferais sauter les deux derniers, que vous avez peut-être déjà lus (Védrine; Réorientation possible des projets pour l'Iran), et que je publie donc à nouveau ici-même, en les faisant suivre, au fur et à mesure des articles qui me parviendont, par de nouvelles dépêches.

Auparavant, j'aimerais partager avec vous ce que je viens d'apprendre sur l'heureux M. D. STRAUSS-KAHN :  sa position à la tête du FMI, le FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL, lui rapporterait chaque mois quatre cents fois ce qu'un smicard gagne. A cette somme s'ajouterait une coquette retraite annuelle, garantie au bout de trois ans d'exercice ( pour lui, pas besoin de cotiser 41 ans comme le souhaite SARKOZY, voire plus, car je suis sûre que notre Président ne s'arrêtera pas en si bon chemin, les salariés devant travailler beaucoup pour permettre aux mieux placés de s'enrichir énormément ), retraite soi-dit en passant négociée par son prédécesseur à 80.000 dollars. On comprend mieux que M. Strauss-Kahn n'ait pas hésité un seul instant à accepter pareil portefeuille, c'est le cas de le dire. Les peuples s'y retrouveront-ils, c'est une autre affaire. Certes, ne boudons pas notre plaisir, il vaut mieux à la tête du FMI un DSK qu'un Dick Chesney, par exemple. 

Ces articles, les voici :
                               
Objet: Nouveau bidonnage :Il faut attaquer les pasdarans parce qu’ils tuent les « boys » en Irak
  États-Unis - Il faut attaquer les pasdarans parce qu’ils tuent les « boys » en Irak Selon les États-Unis, dans leur nouvelle stratégie, il faut attaquer les pasdarans parce qu’ils tuent les «boys» en Irak. La bombe atomique? Plus tard. Pleins feux sur la nouvelle stratégie de Georges W. Bush, version Seymour M.Hersh. Seymour M. Hersh n’est pas un journaliste ordinaire. Journaliste américain, Seymour Hersh, auteur de plusieurs articles sur la stratégie militaire de la Maison-Blanche en Iran, récidive. Cette fois, Hersh, dans le New Yorker du lundi 1er octobre, soutient rien de moins que Washington abandonnerait l’idée d’un bombardement de grande envergure pour se concentrer plutôt sur des frappes « ciblées » contre les infrastructures des Gardiens de la révolution. En août dernier, Georges W. Bush, lors d’un de ses nombreux discours, dénonçait le lien entre les extrémistes chiites et Téhéran. Le président américain s’évertuait à lancer par-ci et par-là des signaux à Téhéran autant sur le nucléaire que sur la situation qui prévaut en Irak. Il intimait l’Iran de mettre fin à ces actions (The Iranian regime must halt these actions). Bush n’a eu de cesse de confirmer que, jusqu’à ce qu’ils le fassent : « nous prendrons les mesures nécessaires pour mettre nos troupes en sécurité » (And, until it does, I will take actions necessary to protect our troops). Le président américain, pour montrer que sa démarche devait être prise en compte, a pris la mesure, très concrète, d’adopter, le 26 septembre dernier, un texte qui pourrait désigner les Gardiens de la révolution comme « groupe terroriste ». Depuis plusieurs mois, les États-Unis accusent les Gardiens de la révolution, ou Pasdarans, d’apporter notamment leur soutien aux insurgés en Irak. Comme l’indique Seymour Hersh, et relayée par Le Monde, « La position du président et son corollaire - si beaucoup des problèmes américains en Irak peuvent être imputés à Téhéran, alors la solution est d’affronter les Iraniens - se sont solidement imposés au sein de l’administration ». Ce qui signifie en d’autres mots que, pour l’administration de Georges W. Bush, la justification du conflit contre l’Iran, à cause de son programme nucléaire, fait maintenant place à de nouvelles accusations de déstabilisations en Irak. Seymour Hersh constate qu’au cours des derniers mois, Georges W. Bush et son équipe se sont bien rendu compte que leurs arguments ne convainquaient personne. « L’Iran va avoir la bombe rapidement, nous devons agir ». Cela ne marche pas. L’opinion américaine ne se préoccupe pas d’une menace nucléaire iranienne comme elle le faisait pour l’Irak. Il y a du scepticisme, poursuit Seymour Hersh. Toutefois, comme l’avance le journaliste Seymour Hersh, si les Britanniques appuient la nouvelle stratégie américaine, il n’en est pas de même pour les militaires et les politiciens israéliens, selon Seymour Hersh. Le journaliste soutient que ceux-ci ont été « alarmés » en apprenant que les Américains renonceraient à frapper les installations nucléaires iraniennes. L’administration Bush aurait tenté de les rassurer en précisant que les Gardiens de la révolution jouent un rôle direct dans le développement du programme nucléaire iranien. Le Sénat avait adopté la semaine dernière une résolution appelant à désigner les pasdarans comme groupe terroriste (Cyberpresse). Le National Intelligence plancherait sur un rapport exhaustif, destiné à paraître dans les semaines à venir, et prévoyant que la bombe iranienne ne sera pas au point avant l’an 2010 ou même 2015. Le retard dans les travaux serait dû d’abord à des difficultés techniques apparues au fil des mois écoulés, ensuite à un dérèglement dans les livraisons, en provenance notamment de la Corée du Nord, et cela pour des raisons évidentes (le soudain rapprochement, entre autres, entre Washington et Pyongyang) (L’Orient Le Jour). Scepticisme qui a mené la Maison-Blanche à finalement admettre l’idée, partagée par à peu près tout le monde aux Etats-Unis, que les Iraniens sont éloignés de l’arme nucléaire d’au moins cinq ans, sinon plus. Seymour Hirsh avance l’hypothèse que, vendre, non seulement aux Américains, mais aussi à nos alliés, l’idée d’un bombardement massif contre les infrastructures pourrait être vouée à l’échec. Georges W. Bush et son équipe semblent pour l’instant abandonner cette idée pour se tourner davantage vers des frappes ciblées en représailles pour les attaques dont les troupes en poste en Irak ont été l’objet. Le plan envisagerait notamment la destruction des camps d’entraînement les plus importants des Gardiens de la révolution, ainsi que de leurs dépôts de munitions et leurs installations de commandement et de contrôle. Seymour Hersh écrit, dans cet article du New Yorker, Shifting Targets : « Pendant une video-conférence sur un circuit de communication sécurisé qui a eu lieu cet été, le président a dit à Ryan Crocker, ambassadeur américain en Irak, qu’il réfléchissait à une frappe transfrontalière contre des cibles iraniennes et que les Britanniques approuvaient. Bush a transmis à Crocker des instructions pour dire aux Iraniens de cesser d’intervenir en Irak, à défaut de quoi ils devront faire face à des représailles américaines ». C’est là tout le fondement de l’article du journaliste américain. Le changement de ton est donné : les Iraniens ne sont plus répréhensibles pour leur idée de posséder la bombe atomique, mais ils le sont parce qu’ils tuent les « boys ». Ce qu’il faut retenir de ce changement de ton est que la communauté du renseignement s’interroge sérieusement à savoir si le président Mahmound Ahmadinejad n’exagère pas un tant soit peu et s’il fait autant qu’il le dit. La question reste posée : l’Iran intervient-il réellement en Irak ? Hersh explique : « Publiquement nous fustigeons la Garde républicaine. Le ton se durcit. Il y a eu une accélération significative dans le tempo de planification de l’attaque. Le Conseil national de Sécurité à la Maison-Blanche se concentre davantage sur l’attaque de l’Iran qu’il ne l’était avant. Il y a eu une accélération significative dans le tempo de planification de l’attaque. Mais voilà, à ce jour, le président n’aurait toujours pas promulgué "l’ordre exécutif" requis pour une telle opération en sol iranien, et cet ordre pourrait peut-être ne jamais être émis ». Sur la question nucléaire, Georges W. Bush se tourne maintenant beaucoup plus vers la solution diplomatique. Il n’avait pas beaucoup le choix : les Britanniques seraient particulièrement hostiles à l’idée d’un millier de cibles, de bombes, et d’une intervention de toute une force aérienne qui bombarderait les installations nucléaires dont de nombreuses sont enterrées. Toutefois, selon le quotidien britannique The Independent, le Premier ministre britannique Gordon Brown apporterait son soutien à un plan de l’administration Bush de lancer des frappes chirurgicales contre des positions de la garde révolutionnaire iranienne. Le général David Petraeus apporte des éléments montrant la présence grandissante de Téhéran sur le sol irakien, confortant par la même occasion l’administration dans son nouveau choix. « Personne ne s’était rendu compte du degré de participation de l’Iran », affirmait-il dans son rapport présenté en septembre. Selon lui, Téhéran mène « une guerre par procuration contre l’État irakien et les forces de la coalition ». Cet appui du général a tout, évidemment, pour conforter dans son « obsession iranienne » le président américain. Seymour Hersh n’hésite pas à citer Zbignew Brzezinski qui prédisait « une guerre régionale de vingt ans » : « Cette fois, contrairement à l’Irak, nous allons jouer le rôle de victime. Le but du jeu semble d’essayer à forcer les Iraniens à jouer plus gros que leur mise » (Shifting Targets, page 2). Seymour Hersh affirme, dans son article, que les dirigeants israéliens étaient consternés par la décision de Washington de ne pas frapper les installations nucléaires iraniennes et que des responsables français avaient exprimé des doutes sur les possibles raids aériens ciblés (Many in the French government have concluded that the Bush Administration has exaggerated the extent of Iranian meddling inside Iraq ; they believe, according to a European diplomat, that the American problems in Iraq are due to their own mistakes, and now the Americans are trying to show some teeth. An American bombing will show only that the Bush Administration has its own agenda toward Iran) (page 5). Seymour Hersh soutient que les Français croient vraiment que les Iraniens sont près d’obtenir la bombe, et ils voient cela comme un problème. En référence aux déclarations du président Nicolas Sarkozy, Seymour Hirsh déclarait dans une entrevue que : « les Français sont ceux qui parlent le plus fort à l’extérieur. Ils sont très durs. Ils font beaucoup de bruit pour que nous fassions quelque chose politiquement. Ils mettent une forte pression sur les Iraniens. Je pense que les Français aimeraient vraiment que les Iraniens prennent ça au sérieux » (CNN - Late Edition, 30 septembre 2007). Selon Seymour Hersh, la Maison-Blanche a tiré ses conclusions à l’effet que l’Iran est perçu dans le monde comme le gagnant de l’échec colossal de l’Amérique en Irak. Le ratage en Irak a placé l’Iran en position de pouvoir car les chiites du Sud sont très proches de leurs stratégies régionales. Les États-Unis pourraient, comme à leur habitude, rencontrer des résistances, cette fois des Irakiens : lors d’une visite à Damas, le vice-président irakien, Adel Abdoul-Mahdi, a assuré que l’Irak ne servirait pas de base à des attaques américaines en direction de l’Iran ou de la Syrie. C’est certainement la raison qui justifierait, selon Hersh, le fait que l’opération serait, en grande partie, confiée à des missiles de croisière lancés depuis des porte-avions. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29841  
 
Jean-Davide Lévitte : Un homme à… suivre
 Certains se plaisent à croire que Kouchner est la bête noire du gouvernement actuel, qui comporte nombre d’hommes ayant une appartenance commune (le néo-conservatisme, vous l’aurez compris). Mais ils se trompent, car Kouchner est un enfant de chœur comparé à l’ombre de Sarkozy, j’ai nommé le subtil Jean-David Lévitte. Ce dernier est assez peu connu pourtant, il n’est pas rare que sa patte soit derrière les choix les plus américanophiles de la politique internationale française. Monsieur Lévitte fut représentant permanent de la France aux Nations-Unies (1995-2000), puis ambassadeur de France à Washington (2002-2007). Ce dernier n’a cessé d’intervenir auprès de son ami Georges W. Bush durant la guerre en Irak, condamnant à demi-mot la politique non-interventionniste de la France (peut-être n’avions nous pas le choix, d’ailleurs… peut-être le bon choix se trouvait-il ailleurs que dans le soutien aux Etats-Unis, allez savoir). Désormais, Lévitte est le conseiller diplomatique et le « sherpa » du président en France Nicolas Sarközy-Mallah de Nagybocsa ! A rappeler que Jean-David Lévitte est, comme le président et sa femme (« fière de n’avoir aucune goutte de sang français ») né de parents étrangers. Sa mère est née au Mozambique d’une famille qui venait de Hollande, et son père provient d’Ukraine. C’est peut-être ce qui explique les liens d’amitié qui existent entre celui-ci et le président de la France. A lire d’urgence le dernier « Faits & Documents » d’Emmanuel Ratier où parait une excellente biographie (beaucoup plus complète) de ce personnage : « Faits & Documents »  
  Blackwater : la guerre privatisée (qui mène une intense campagne pour être envoyée au Darfour comme force privée de maintien de la paix.)
 Trafic illégal d’armes, bavures mortelles, statut juridique flou – les scandales et soupçons se sont multipliés ces dernières semaines autour de la plus importante société militaire privée en Irak qui est Blackwater. Retour sur l’ascension d’une armée privée. Un hélicoptère de la société militaire privée Blackwater, survolant Bagdad. (Photo : AFP) Un hélicoptère de la société militaire privée Blackwater, survolant Bagdad. (Photo : AFP) « J’ai opéré dans le business de la formation depuis quatre ans et je commençais à devenir un peu cynique sur la question de savoir si les gens prenaient au sérieux les affaires de sécurité. Mais maintenant, le téléphone n’arrête pas de sonner », déclare Erik Prince à l’automne 2001 dans une interview à la chaîne d’informations américaine Fox News. Quelques jours auparavant, le monde a été traumatisé par les attentats du 11 Septembre. Les Etats-Unis déclarent alors la guerre au terrorisme. C’est le moment de gloire pour Erik Prince et la société qu’il a fondée en 1996 : Blackwater. Des affaires lucratives Erik Prince, chrétien conservateur et descendant d’une famille très aisée du Michigan, a le flair pour les affaires lucratives. Au début des années 1990, la Guerre froide appartient définitivement au passé. Le monde se cherche un nouvel ordre. Dans ce contexte d’instabilité internationale, le jeune milliardaire, un ancien des forces spéciales de l’US Navy, les SEAL, anticipe une tendance qui ne tarde pas à se réaliser : selon Erik Prince, le gouvernement serait bientôt à la recherche de contractuels pour le commerce des armes à feu et la formation à la sécurité. En effet, après la chute du bloc communiste, les Etats-Unis et leurs alliés réduisent leurs effectifs militaires. De 2,1 millions de soldats en 1989, l’armée américaine est passée aujourd’hui à quelques 1,5 millions d’hommes. « Compte tenu de sa taille actuelle, l’armée des Etats-Unis ne pourrait fonctionner sans sous-traitants civils », souligne le chercheur Jeffrey Addicott de l’université Sainte-Marie de San Antonio. C’est Blackwater qui se rendra totalement disponible pour fournir au gouvernement américain ces sous-traitants civils. Avec le déclenchement par Washington de la guerre contre le terrorisme en 2001, la société privée d’Erik Prince devient l’un des plus grands bénéficiaires de ce qu’on appelle désormais « la privatisation de la guerre ». Blackwater en quelques chiffres La société de Blackwater emploie actuellement 2 300 personnes dans neuf pays. Quelque 20 000 autres contractuels sont à sa disposition. Avec ses 3 500 hectares, le QG de Blackwater à Moyock en Caroline du Nord est aujourd’hui la plus grande base militaire privée du monde. Plus de 50 000 militaires y ont déjà suivi un entraînement. La flotte de Blackwater comporte plus de 20 engins aériens, dont des hélicoptères de combat. La société produit des dirigeables de surveillance et des installations de tir à la cible et dispose d’une division de renseignement privé. Des amis influents Erik Prince est un fervent partisan du Parti républicain. Dans les années 1990 déjà, sa famille aide à l’ascension de la droite par le biais de donations généreuses. C’est encore le clan Prince qui participe massivement au financement des campagnes présidentielles de George W. Bush en 2000 et 2004. Mais les liens étroits entre le chef de Blackwater et les républicains ne s’arrêtent pas au seul soutien financier de la ligne politique du président Bush : après les attentats du 11 septembre 2001, la société militaire privée recrute dans sa direction exécutive quelques hauts responsables très proches de l’administration à Washington. Parmi eux se trouvent Joseph Cofer Black, l’ancien chef du contre-terrorisme à la CIA, qui dirige après le 11 septembre la chasse à Oussama Ben Laden, et Joseph Schmitz, un ancien inspecteur général du Pentagone. Dans son livre « Blackwater : The Rise of the World’s Most Powerful Mercenary Army», le reporter américain Jeremy Scahill élabore l’hypothèse selon laquelle Blackwater s’est vu attribuer – grâce à ses liens avec les plus hautes sphères de l’Etat américain - des contrats juteux. C’est ainsi, toujours selon Jeremy Scahill, que Blackwater et son patron Erik Prince auraient gagné près d’un milliard de dollars depuis le début de la guerre contre le terrorisme. Afghanistan, Katrina, Irak… Après les attentats de New York et Washington, le CIA fait appel aux services de Blackwater. Envoyés en Afghanistan, les militaires privés sont les premiers membres d’une société militaire privée à s’installer aux côtés de l’armée américaine dans ce pays. Mais l’opinion publique américaine ne prend véritablement conscience de l’existence de ces soldats privés engagés par l’Etat qu’au 31 mars 2004 : quatre employés de Blackwater sont tués lors d’un attentat à Falloujah en Irak. Leurs corps sont brûlés, pendus aux luminaires d’un pont sur l’Euphrate et démembrés par la foule. Les images de ce lynchage font le tour du monde. L’armée américaine se lance alors à Falloujah dans une offensive militaire qui dure un mois. 36 soldats américains, quelque 200 insurgés et 600 civils irakiens y trouvent la mort. En septembre 2005, les militaires de Blackwater font à nouveau parler d’eux. Cette fois-ci, ils viennent en aide aux ingénieurs de l’armée américaine pour colmater les brèches des digues de la Nouvelle-Orléans. L’ouragan Katrina vient de dévaster la région, et l’assistance pour les sinistrés se fait attendre. Pendant que l’opinion publique s’indigne de l’inorganisation des secours, Erik Prince fait encore une formidable affaire : sans avoir lancé auparavant un quelconque appel d’offre, le gouvernement fédéral lui offre 950 dollars par homme par jour. L’engagement des militaires Blackwater à la Nouvelle Orléans coûte au Trésor américain 240 000 dollars par jour. Aux premières loges du marché de la guerre Le meilleur contrat obtenu par Blackwater reste toutefois celui avec le Département d’Etat pour protéger la sécurité des diplomates et installations américaines en Irak. Depuis 2003 et malgré de nombreux scandales, Blackwater a reçu des contrats pour 750 millions de dollars, selon des données officielles fournies par le gouvernement à Washington. Pour cette somme, les mercenaires ont protégé les ambassadeurs américains à Bagdad, des diplomates et officiers d’occupation ainsi que des délégations du Congrès américain en Irak. Malgré les tirs aveugles sur des populations civiles et l’impréparation des équipées de Blackwater en Irak dénoncés par un rapport parlementaire, la société privée continue de se positionner aux premières loges du marché de la guerre : selon le journaliste Jeremy Scahill, Blackwater mène une intense campagne pour être envoyée au Darfour comme force privée de maintien de la paix. par Stefanie Schüler:RFI Article publié le 28/09/2007 **********************Freiheit / Länge****************************** Vientiane 17°.967 N 102°.60 E alt:173 m Sri Chiang Mai 17°.956 N 102.589 E alt :165 m Zeitzone : +7 UT **********************AUF DEMNÄCHST***************************** 
Sarkozy

Charmées par sa verve et son brio, comme des enfants le furent jadis par l’habile flûtiste de Hamelin, maintes personnalités de tous bords avaient succombé à la magie de M. Nicolas Sarkozy. D’autant que les grands médias n’ont cessé de le glorifier en se livrant à une opération d’intoxication de masse. Il s’est ainsi produit en France une sorte d’hypnose collective devant un président possédé par une hyperactivité déconcertante et un bouillonnement d’initiatives souvent fumeuses.

Les yeux commencent à se dessiller alors que la vraie nature du bateleur, libérale et brutale, se dévoile. C’était clair dès les premières annonces économiques et sociales (imposition des hauts revenus, bouclier fiscal, droits de succession, franchises médicales, heures supplémentaires), fidèles à l’essence même du néolibéralisme. Et c’est devenu encore plus évident depuis les allocutions de M. Sarkozy à l’occasion de l’université d’été du Mouvement des entreprises de France (Medef), le 30 août, et à l’occasion du 40e anniversaire de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), le 18 septembre (1).

« La priorité, a jugé M. Sarkozy, c’est de traiter la question des régimes spéciaux de retraites », qu’il faut « réformer sans tarder », parce que « les différences de situations qui justifiaient tel ou tel avantage particulier créé avant la seconde, voire la première guerre mondiale, ont largement disparu  ». La réforme doit aboutir à un nouvel allongement de la durée de cotisation des salariés à quarante et une annuités, contre quarante actuellement.

Il a aussi annoncé l’ouverture d’un « grand débat sur le financement de la santé » car, selon lui, « l’assurance-maladie n’a pas vocation à tout prendre en charge ». Une partie devrait « relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ». En d’autres termes, d’une assurance individuelle privée, à la charge du patient, comme aux Etats-Unis, où près de cinquante millions de personnes sont dépourvues de couverture maladie (2).

Le président a redit son intention d’« aller plus loin » dans la démolition « incontournable » de la réglementation sur la durée hebdomadaire de travail, fixée à trente-cinq heures. Il a ajouté qu’il souhaitait la suppression du système des préretraites. Et qu’il avait l’intention de définir « des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes » contre les chômeurs qui refuseraient deux offres d’emploi. Une attaque aussi frontale contre les conquêtes sociales est pour ainsi dire inédite, et les forces de gauche ne se trompent pas lorsqu’elles dénoncent « la plus vaste offensive anti-sociale de ces cinquante dernières années (3) ».

Affirmée le 27 août, devant la conférence des ambassadeurs de France, la nouvelle ligne en matière de politique étrangère a de quoi atterrer. En ce qui concerne le Proche et le Moyen-Orient, elle constitue une révolution copernicienne par rapport à la position internationale de Paris, telle que l’avait fixée le général de Gaulle, dès 1958, lors de la fondation de la Ve République.

Confirmant son alignement sur le président George W. Bush et sur les thèses les plus dures des néoconservateurs, M. Sarkozy reprend à son compte l’idée que le « premier défi, sans doute l’un des plus importants » auquel doit faire face la France est « une confrontation entre l’islam et l’Occident ». Indépendamment de l’absurdité qu’il y a à poser le problème en ces termes, pas un mot sur les torts de Washington ou sur l’effet de pourrissement provoqué par le non-règlement du conflit israélo-palestinien.

Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part pu déclarer que la guerre contre Téhéran était une option envisageable. C’est pour s’y préparer que le ministre de la défense Hervé Morin a laissé entendre que la France pourrait reprendre toute sa place au sein de la structure militaire intégrée de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

Tacticien talentueux et maître manœuvrier, M. Sarkozy a révélé ces dernières semaines, en s’aventurant dans le champ social et dans celui de la politique étrangère, qu’il n’a rien d’un stratège. Il ne sait pas voir loin.

Les ultras préparent la guerre contre l'Iran - Le Monde Diplomatique
« Il faut se préparer au pire », a expliqué M. Bernard Kouchner, et le pire, « c’est la guerre ». Cette déclaration du ministre des affaires étrangères à propos de l’Iran a suscité bien des critiques et mis en lumière les inflexions de la nouvelle diplomatie française (lire l’éditorial ci-contre). Elle a surtout confirmé que les Etats-Unis envisageaient très sérieusement une opération militaire contre la République islamique. En fait, malgré toutes les précautions et les circonvolutions sur la nécessité de persévérer dans la voie diplomatique, la Maison Blanche a déjà lancé une escalade contre l’Iran, autorisant des actions « non létales » à l’intérieur de ce pays et aidant des groupes séparatistes, qu’ils soient arabes, kurdes, baloutches ou azéris. Loin de soutenir l’opposition démocratique, cet interventionnisme contraire au droit international a permis aux « durs » du régime de renforcer leurs positions et de harceler les intellectuels et les démocrates. Pourtant, à Téhéran, on pense qu’il est possible d’ouvrir un dialogue avec Washington. Il faudrait, pour cela, accepter de mettre sur la table tous les sujets du contentieux américano-iranien. Et que la Maison Blanche renonce à son objectif de « changement de régime ».
Par Selig S. Harrison

Dans la lutte qui se déroule au sein de l’administration Bush sur la question de la politique iranienne, deux camps se font face. D’un côté, le vice-président Richard Cheney et ses alliés au Pentagone et au Congrès, aiguillonnés par l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), poussent au bombardement non seulement de l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, mais aussi des sites militaires iraniens situés près de la frontière de l’Irak. De l’autre, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice souhaite continuer dans la voie diplomatique, en renforçant et élargissant les négociations avec Téhéran, entamées en mai à Bagdad, sur la stabilisation de l’Irak. Mais elle n’a obtenu l’ajournement d’une décision sur l’option militaire qu’au prix d’un compromis dangereux : une intensification des opérations clandestines visant à déstabiliser la République islamique, lesquelles ont été confirmées par une directive présidentielle fin avril 2007 .

Ces opérations se poursuivent depuis une dizaine d’années ; mais, en l’absence d’une couverture officielle, la Central Intelligence Agency (CIA) n’a agi que par personnes interposées. Le Pakistan et Israël, par exemple, ont fourni des armes et de l’argent à des groupes rebelles dans le sud-est et le nord-ouest de l’Iran, où les minorités baloutche et kurde, sunnites, combattent de longue date le pouvoir central perse et chiite. L’autorisation présidentielle d’avril permet l’intensification des opérations « non létales » conduites directement par des agences américaines. En plus d’une multiplication des émissions de propagande, d’une campagne de désinformation et de l’enrôlement d’exilés en Europe et aux Etats-Unis afin d’encourager la dissidence politique, le nouveau programme privilégie la guerre économique, notamment la manipulation des taux de change et d’autres mesures propres à perturber les activités internationales bancaires et commerciales de l’Iran.

Le contenu de la nouvelle directive a été dévoilé après sa communication aux commissions de renseignement des deux chambres du Congrès, (...)


Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosque.
Selig S. Harrison    ( http://www.monde-diplomatique.fr)
L’Europe toujours otage des “sales guerres” américaines
  L’Europe toujours otage des “sales guerres” américaines IL paraît que l’Europe de Bruxelles, c’est la paix. En fait, sur l’Europe atlantiste, liée de plus en plus aux Etats-Unis, pèsent le danger du terrorisme et le risque de nouvelles guerres, civiles ou internationales. Les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le retour aussi opportun que médiatique de Ben Laden et un réexamen de la stratégie américaine en Irak. La menace terroriste islamiste est de nouveau considérée comme majeure alors que d’inquiétants bruits de botte se font entendre du côté du Kossovo. L’Europe se retrouve impliquée par ses dirigeants dans des conflits potentiels liés à la guerre contre la Serbie, à celle contre l’Irak avec ses prolongements, à celle d’Afghanistan. Si l’on cherche un point commun entre toutes ces crises, c’est bien sûr la volonté d’un islam radical de gagner une guerre de civilisation contre un Occident de plus en plus réduit pour son malheur, et par sa veulerie, à l’axe américano-sioniste. L’Europe se trouve particulièrement exposée en raison d’une immigration massive entraînant une islamisation progressive et par la poussée musulmane dans les Balkans, sur des terres qui furent soumises à la Sublime Porte. Comment sortir du guêpier irakien? Le dernier appel attribué à Ben Laden — où il cite Nicolas Sarkozy, ce qui montre qu’il a intégré le virage néo-conservateur du président français et que l’enregistrement est récent — nous concernerait directement puisqu’il vise à mobiliser tous les jeunes musulmans. Il insiste sur l’échec américain en Irak qu’il compare à celui de Brejnev en Afghanistan et soutient que les politiques américains sont prisonniers des grandes entreprises et d’un système capitaliste qui se confond avec l’exportation de la démocratie. De fait, les déclarations faites les 10 et 11 septembre devant le Congrès par David Petraeus, commandant en chef des forces américaines en Irak, et l’ambassadeur à Bagdad Ryan Crocker laissent dans l’ombre plusieurs problèmes cruciaux auquel doit faire face le pays libéré depuis mai 2003. Le général Petraeus (dont le bizarre patronyme trahit l’origine néerlandaise) demande encore six mois avant de décider du rythme du désengagement. Le scénario envisagé de stabilisation de la situation ignore des éléments fondamentaux. La guerre interchiite à Bassorah, la deuxième ville d’Irak, a été passée sous silence. La diminution des effectifs des contingents alliés, tombés de 15 000 hommes en janvier à 11 000 aujourd’hui, n’a pas été abordée. Le risque d’un nouveau conflit à Kirkouk, dans le Nord, n’a pas non plus été évoqué. Dans son audition par les commissions des Affaires étrangères du Sénat et de la Chambre des représentants, Petraeus a déclaré que le renfort de 30 000 hommes avait amélioré la sécurité en Irak et aidé à réduire le nombre d’attaques contre les civils. C’est vraiment se contenter de peu. La menace terroriste islamiste s’aggrave… Pour l’Europe, cette guerre criminelle, puis perdue, dont Washington n’arrive pas à se désengager, a augmenté le péril terroriste puisqu’elle a relancé les nébuleuses terroristes sunnites. Un groupe islamiste sunnite affilié à Al-Qaïda dit ainsi avoir planifié des projets d’attentat déjoués la semaine dernière en Allemagne, a fait savoir le ministère allemand de l’Intérieur. Des responsables avaient déclaré précédemment que les trois islamistes arrêtés la semaine dernière en liaison avec le complot déjoué — et qui, selon les services de sécurité, visait des installations américaines en Allemagne - appartenaient à l’Union du Djihad islamique, implantée en Ouzbékistan. Les trois hommes arrêtés — deux Allemands convertis à l’islam et un Turc — avaient subi un entraînement dans des camps islamistes au Pakistan avant de former une cellule allemande de l’Union du Djihad islamique. Ces arrestations ont eu lieu dans le cadre de la plus importante enquête du genre menée depuis trente ans en Allemagne. La France, quant à elle, a toutes raisons de s’inquiéter des mouvements se réclamant de Al Qaïda au Maghreb et qui ont frappé récemment en Algérie — voir notre dernier n°. …Mais interdiction de la dénoncer: la preuve par Bruxelles Peut on lutter contre le terrorisme musulman sans dénoncer l’islamisation de notre continent par l’immigration? Evidemment non. Mais l’idéologie dominante, au nom de l’antiracisme, fait de la dénonciation d‘une prétendue islamophobie l’une de ses priorités. Les forces de l’ordre, qui doivent tout faire pour éviter des attentats, sont ainsi mobilisées stupidement contre ceux qui dénoncent le plus lucidement ce danger. D’où l’interdiction puis la répression d’une tentative de manifestation, le 11septembre justement, dans la capitale européenne où la police a interpellé 154 personnes, dont plusieurs eurodéputés de la vraie droite, qui voulaient participer à cette manifestation contre “l’islamisation de l’Europe”, interdite en août dernier par le bourgmestre socialiste Freddy Thielemans, sous prétexte de troubles et d’affrontements possibles avec les (si nombreux) allogènes résidant à Bruxelles. Le président du parti flamand Vlaams Belang, Frank Vanhecke, également député européen, et l’homme fort du WB à Anvers, Filip Dewinter, font partie des personnes interpellées, ainsi que deux autres eurodéputés: l’Italien (membre de la Ligue du Nord) Mario Borghezio et le Français Carl Lang, secrétaire général puis vice-président du Front National. “Les gouvernements ne veulent rien faire contre l’islamisation de l’Europe, phénomène mortel pour notre civilisation. Leur seule initiative, c’est de réprimer ceux qui s’y opposent”, a dénoncé Michel Hubault, membre du bureau politique du FN présent à Bruxelles où se trouvait également Nicolas Bay, secrétaire général du MNR. Cette manifestation, pour laquelle un impressionnant dispositif policier avait été prévu, n’a en réalité pas eu lieu. Vers 10 h 00, des petits groupes ont commencé à arriver à proximité du Parlement européen, où les journalistes s’étaient rassemblés en masse. Une partie de ces participants ont immédiatement été menottés et embarqués dans les fourgons de police! Une telle efficacité est remarquable, surtout au regard du laxisme complice dont bénéficient les manifestations de sans-papiers ou d’immigrés exigeant le respect de leurs “droits”. “Je suis choqué, je croyais que nous étions dans un pays démocratique”, a réagi un des organisateurs de la manifestation, Anders Gravers, de l’association “Stop the Islamisation of Europe” (Arrêtez l’islamisation de l’Europe) regroupant notamment le parti danois anti-islam SIAD, le groupe néerlandais No Sharia Here (Pas de Charia ici) et les Allemands de Pax Europa. C’est sciemment, bien sûr, qu’avait été choisie la date du 11 septembre par les organisateurs, qui espéraient à l’origine réunir quelque 20 000 personnes venues de toute l’Europe. A noter que seules l’Italie et la Slovaquie ont protesté contre l’interpellation de leurs élus, la France de Sarkozy étant restée coite. Demain la “Grande Albanie” Autre grand sujet de préoccupation liée à une guerre américaine pour les Européens, la réislamisation du Kossovo et sa probable indépendance. Moscou et Belgrade la refusent et haussent le ton, les albanophones et les Albanais s’impatientent, les Européens ont du mal à rester unis sur le sujet. Des informations circulent sur une éventuelle partition de fait, avec un risque de nouveau conflit armé. La presse de Tirana joue depuis plusieurs semaines la dramatisation. Officiellement, la partition suivant le découpage des enclaves serbes est un sujet tabou dans la recherche d’un compromis entre le rejet de l’indépendance par les Serbes et la quête d’un Etat de la part des Albanophones du Kossovo, qui représentent désormais autour de 95% de la population de la province, preuve que ou bien les conditions de vie y sont telles, malgré la présence de la KFOR pour les orthodoxes que ceux-ci sont contraints à l’exode, ou bien la communauté albanophone est chaque jour renforcée par des “frères” venus d’Albanie. Résultat: le Kossovo est d’ores et déjà partagé entre les deux millions d’Albanophones, en quasi-totalité musulmans, qui occupent la majeure partie du territoire, les 50 000 Serbes vivant dans un triangle dans le nord de la province et les 60 000 autres Serbes installés dans des enclaves isolées au milieu des Albanais, sous la protection — très aléatoire — de troupes de l’OTAN. L’Union européenne et les Etats-Unis estiment que la partition ne serait pas une bonne solution, mais ils se disent aussi prêts à accepter toute solution sur laquelle s’entendraient Serbes et Kossovars. On n’est pas plus hypocrite. Faire la guerre est une chose, en assumer les conséquences apparemment une autre. La bonne conscience arrogante du début de la guerre contre Milosevic et de celle contre Saddam ne résiste décidément pas à l’analyse des faits et conséquences. Au Kossovo, on a nié le péril islamiste ; en Irak on l’a créé en abattant une République laïque, mais le résultat de cette incohérence est paradoxalement le même. L’islam belliqueux progresse et six ans après le 11-Septembre, malgré les guerres américaines, l’Europe est de plus en plus rongée par le fondamentalisme musulman. Pierre-Patrice BELESTA. *************************************************************************** Oncle Sam, nous voilà! HUBERT VEDRINE et SARKOZY ECARTÉ de la formation du gouvernement sur l’ordre du CRIF qui voyait dans son éventuelle nomination au Quai d’Orsay un “casus belli”, Hubert Védrine s’était vu confier par Sarkozy, en guise de lot de consolation, un rapport sur la mondialisation. Morin après Sarkozy pour un retour dans l’OTAN Dans ce rapport remis le 5 septembre au chef de l’Etat, l’ancien ministre des Affaires étrangères insistait sur le fait que la France doit résister à la “tentation occidentaliste”: “Continuer à avoir notre propre politique étrangère, repensée et reformulée, forte et intelligible, est un des éléments du sursaut français dans la mondialisation”, écrivait ainsi M. Védrine en riposte à ceux qui prônent la “réorientation” de la politique étrangère française, “voire sa normalisation”, au nom d’une nécessaire solidarité des Occidentaux face aux menaces supposées ou réelles émanant du reste du monde. Une vision “atlantiste” soutenue, notait-il encore, par un courant “fort à l’UMP et dans le monde industriel et de la défense, présent au Parti socialiste, significatif dans les médias” et dont l’une des caractéristiques est “la tentation du retour dans l’OTAN”. Ou, plus exactement, dans son commandement intégré, dont le général De Gaulle a fait sortir la France en mars 1966. Qu’a donc fait Sarkozy de ce rapport? Sans doute l’a-t-il jeté au panier sans même le lire puisque, s’exprimant le 11 septembre à Toulouse lors de la 5e Université d’été de la Défense, le ministre Hervé Morin, ex-soldat de 1ère classe qui, en matière militaire, n’est évidemment que le grouillot de l’Elyséen — lequel souhaitait publiquement en août que la France retrouve “toute sa place” au sein de l’Organisation atlantique —, déclarait: “Ma conviction est que l’Europe de la défense ne progressera pas si nous ne changeons pas de comportement politique au sein de l’OTAN”, avec retour dans les structures militaires intégrées. Et M. Morin d’ajouter: “Nous sommes trop souvent ceux qui chipotent et qui barguignent, comme si nous voulions donner le sentiment de vouloir empêcher l’OTAN de se transformer.” De se transformer dans quel sens? Pendant près de trente ans, sous l’égide de De Gaulle et des autres présidents de la Vème République, la France a boudé l’OTAN alors même que celle-ci préservait tant bien que mal la sécurité de l’Europe sur laquelle pesait une menace réelle, celle de l’Armée rouge, présente “à une étape du Tour de France” de nos frontières. Cette menace s’est largement dissipée quelles que soient les ambitions revenues de la Russie, et l’OTAN est désormais déployée dans des pays où, tel l’Afghanistan, nos intérêts vitaux ne sont nullement en jeu. Et c’est maintenant, alors que cette organisation a changé d’objectifs comme de terrains d’opérations, qu’il nous faudrait y revenir? Chair à canon pour l’Afghanistan La perspective est absurde. Sauf si l’on sait que, dans un discours prononcé le 6 septembre à Londres, le secrétaire général de l’OTAN, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, s’est dit déçu de la réticence de certains membres de l’Alliance à fournir davantage de troupes pour l’Afghanistan et à “aller dans les endroits où il y a des combats (contre les Taliban), même s’ils sont eux aussi 
Fin article, voir à fin Information 1
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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 01:03


Bonjour, 

Dépêches, communiqués, articles... que vous ne trouvez pas, ou difficilement, dans la presse. Au menu, la possible réorientation de la politique étrangère américaine, la question palestinienne ou iranienne.... bref, ce qui fait l'actualité aujourd'hui. Certaines informations peuvent paraître mineures, pourtant elles apportent de nouvelles touches pour comprendre l'actualité. Et par ex, sait-on que les Démocrates sont généralement acquis à l'aventure iranienne ? Et que Giulani est encore plus extrémiste que Bush ? Lisez, sans préjugés. Votre Eva
P.S. Etant donné la conjoncture actuelle, une large part sera donnée au Proche-Orient, à l'Amérique des Néoconservateurs, au "couple" Etats-Unis-Israël...





 
   
par Dominique Larchey-Wendling
  vendredi 5 octobre 2007    
   
   
   


"Je hais tous les Iraniens"

traduction d’un article de Gary Leupp, original ici.

En d’autres temps, c’était synonyme de suicide politique. Un officiel de l’administration Bush (plus spécifiquement, l’assistant du ministre de la Défense pour les affaires de la coalition) a prononcé les mots suivants devant un groupe de six parlementaires britanniques, "quoi qu’il en soit, je hais tous les Iraniens". Trois parlementaires qui étaient présents à cette réunion ont confirmé ces propos au tabloïd britannique le Daily Mail.

L’officiel en question, Debra Cagan, apparaît en photo dans le Daily Mail, dans une veste de cuir rouge accompagné de ce qui semble être un collier de cotte de mailles autour du cou doublé d’un pendentif en forme de croix martiale, bien qu’à ma connaissance cette femme soit juive. Ses cheveux sont gominés vers l’arrière comme chez un membre d’une de ces bandes de jeunes des années 50. Cela lui donne le look d’une "gouine dominatrice sado-maso" [Ndt : "butch dominatrix" expression argotique difficile à traduire]. J’espère qu’elle ne sera pas offensée par cette description parce qu’elle est fidèle et que je suspecte qu’il est dans son intention de projeter une telle image. (On pourrait la comparer à celle de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice quand elle débarqua à l’aéroport militaire de Wiesbaden en février 2005, portant une jupe noire laissant à peine entrevoir ses jambes, un grand manteau noir à boutons dorés descendant à mi-mollets, et une paire de bottes à talons hauts montantes jusqu’au genou. Quelle volonté d’affirmation vestimentaire anime ces puissantes femmes politiques ?)

Habillée de cette manière, elle affirme dans un aparté détendu avec de respectables Britanniques, comme s’ils étaient susceptibles de comprendre et pouvaient avoir une autre réaction que celle d’être consternés : "je hais tous les Iraniens". A-t-elle pris la précaution de préciser "juste entre nous les impérialistes" ? S’attendait-elle juste à ce qu’ils acquiescent sympathiquement et gardent cette information pour eux ? Le Daily Mail rapporte qu’ils ont en fait été "interloqués", ce qui nous rassure sur leur état mental.

Donc le mot est maintenant lâché, mais de manière prévisible, il a fait l’objet d’un démenti. Un officiel anonyme du département de la défense a assuré le Daily Mail "qu’elle ne s’exprime pas de cette manière". Au début du XXIe siècle, il n’est pas à la mode de haïr des peuples entiers, et dans les pays civilisés, il existe en fait des lois qui punissent les discours de haine. Un officiel du département de la défense ne peut pas dire à des parlementaires britanniques, "quoi qu’il en soit, je hais tous les juifs", par exemple. Cela était possible dans les années 1930, mais ça serait un suicide politique aujourd’hui. Mais peut-être est-il possible de dire la même chose que ce qu’a dit Cagan sans conséquence pour son emploi.

Lorsque la totalité des sénateurs appellent les Etats-Unis à "se confronter" à l’Iran, lorsque la totalité des parlementaires décident, sous l’injonction de l’AIPAC [Ndt : American Isaeli Public Affairs Committee], de refuser de demander que Bush consulte le congrès avant une attaque de l’Iran, lorsque l’empire Perse de Xerxès est dépeint de manière ridicule comme un ennemi de la "liberté" dans un film populaire [Ndt : le film 300], lorsque le président d’une grande université américaine utilise l’opportunité d’une invitation du président iranien pour l’insulter en long et en large avant de lui laisser la parole... Eh bien, vous comprenez que les normes de la civilité ne s’appliquent plus. La logique et la raison font pâle figure à côté de la puissance des mythes et des arrière-pensées de ceux qui cherchent à créer leur propre réalité, nouvelle, sauvage, et spectaculairement démente. Les nazis appelaient cela "le triomphe de la volonté" - la volonté qui anéantit ceux que l’on haît, les faibles, les insignifiants et qui permet aux "Übermenschen", les surhommes, de réaliser leur destin.

D’une certaine manière, il semble approprié qu’un officiel du département de la défense parle de manière aussi directe alors même que trois porte-avions américains croisent au large des côtes iraniennes, que la campagne de désinformation anti-iranienne richement dotée bât son plein, et que des idéologues néoconservateurs qui ont un large accès à la Maison-Blanche demandent explicitement le bombardement de l’Iran [Ndt : Norman Podhoretz]. Il s’agit-là du paroxysme naturel de la vague de diabolisation. Si vous les haïssez "tous" (alors même que vous êtes grotesque dans votre ignorance de leur très grande contribution à la civilisation humaine,) pourquoi ne pas les atomiser, eux, leurs monuments et leurs trésors, en détruisant 3000 ans d’Histoire, et en "les rayant de la carte" ? Pourquoi ne pas préparer l’opinion publique pour ce scénario bouleversant, tout en écrasant de ses bottes la conscience de tous les sympathisants de ceux que vous appelez "nègres des sables", alors que vous cherchez à propager l’évangile de haine de Bush ?

Gary Leupp est professeur d’histoire à l’université de Tufts, et professeur adjoint de l’étude des religions.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29866

 


Naïma, 9 ans, menace la majorité juive en Israël

jeudi 4 octobre 2007

Daphna Golan - Ha’aretz

Bien que l’année scolaire ait commencé le 2 septembre, Naïma, 9 ans, est toujours chez elle à la maison. Dans aucune école de la ville il n’y a de place pour elle. Des milliers d’élèves palestiniens de Jérusalem-Est sont dans son cas. Dans une lettre adressée fin août à l’Association pour les Droits du Citoyen (ACRI), Souheila Abou Gosh, directrice adjointe de l’Administration de l’Enseignement de Jérusalem, qui dépend de la municipalité et du Ministère de l’Education, écrivait : « A notre grand regret, il n’y a pas de place pour absorber les 16 élèves figurant sur les listes que vous aviez jointes à vos lettres, depuis la classe de 2e jusqu’à la classe de 8e. » Sur papier officiel de la municipalité de Jérusalem et du Ministère de l’Education, la personne en charge de l’enseignement admet que pour des enfants de Jérusalem, en âge légal d’obligation scolaire, il n’y a pas de place dans les écoles.

Au cours de ces dernières semaines, l’Administration de l’Enseignement à Jérusalem a tenté de trouver de la place pour 16 élèves, par crainte que l’Association pour les Droits du Citoyen ne porte l’affaire devant la Cour Suprême. Comme chaque année depuis plusieurs années, la menace d’un recours auprès de la Cour Suprême pousse la municipalité à contraindre les directions d’école à fourrer encore un enfant dans une classe de toute façon déjà surpeuplée, afin de trouver une solution pour les requérants.

Au début de l’année scolaire passée, la Ministre de l’Education avait annoncé son intention de travailler à réduire le manque de quelque 1.300 classes à Jérusalem-Est, mais l’année dernière, une cinquantaine de nouvelles classes seulement ont été construites pour toute la partie Est de la ville. En dépit de l’engagement pris, dans les années 2001-2007, devant la Cour Suprême, par le Ministère de l’Education et la municipalité de Jérusalem - de construire au moins 645 classes à Jérusalem-Est (245 selon une décision de la Cour Suprême de 2001 et 400 dans le cadre d’un engagement donné cette année à la Cour Suprême) - dans les faits, moins de cent nouvelles classes ont été construites depuis 2001.

Les requêtes déposées par des parents qui ne trouvent pas de place pour leurs enfants dans les écoles de Jérusalem continuent d’avancer à la Haute Cour de Justice mais les débats juridiques, la focalisation sur les détails, nous dissimulent ce que chaque enfant voit : Jérusalem, qui se glorifie de sa réunification, mène une politique de séparation.

D’après le rapport de la Coalition pour l’Enseignement Arabe à Jérusalem-Est, seule la moitié, environ, des enfants palestiniens de Jérusalem-Est - 39.400 sur 79.000 élèves - fréquentent aujourd’hui le réseau d’enseignement municipal. Parmi les autres, nombreux sont ceux qui fréquentent des écoles privées, les écoles de l’ONU ou des écoles situées en dehors de la ville. Les deux tiers environ des écoles publiques à Jérusalem-Est sont installées dans des appartements loués. Et il reste encore des centaines d’enfants qui ne trouvent pas de place dans les écoles de Jérusalem.

En 40 ans d’occupation, Israël a établi des quartiers juifs sur des terres arabes à Jérusalem-Est - comme Gilo, la Colline française, Neveh Yaakov et d’autres - et voyez le miracle : on n’y voit aucun enfant qui ait besoin de s’adresser à la Cour Suprême pour pouvoir aller à l’école. On ne conçoit pas qu’il puisse ne pas y avoir de place pour des enfants juifs dans le réseau d’enseignement de Jérusalem.

Jérusalem, qui fête ces jours-ci dans l’allégresse les 40 ans de son unification, est une ville partagée. La discrimination dans l’enseignement de la ville fait partie d’une tentative réglée de réduire le nombre d’habitants palestiniens, afin de préserver une majorité juive. Ces efforts s’illustrent également dans les destructions de maisons, la confiscation de terres, le retrait de la carte d’identité pour tous ceux qui sont, par exemple, allés étudier ailleurs, la surpopulation des écoles : tout cela constitue la mise en œuvre d’une politique qui tient les Palestiniens pour des citoyens de second ordre.

C’est pour cela qu’il n’y a pas de place pour Naïma dans les écoles de Jérusalem. Naïma, comme des milliers d’autres enfants palestiniens à Jérusalem, menace la majorité juive. Le réseau d’enseignement israélien ne veut pas de Naïma. Il ne veut pas que Naïma lui rappelle que le maintien de la majorité juive n’est pas un objectif pédagogique.

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Daphna Golan

La politique de l’enseignement à Jérusalem nous montre, grossie à la loupe, une image de l’ensemble de la réalité israélienne discriminatoire. Un Etat qui bâtit des écoles pour les enfants d’un groupe mais pas d’un autre est un Etat d’apartheid.


Daphna Golan enseigne à la faculté de Droit de l’Université Hébraïque de Jérusalem

De la même auteure :

-  De quoi avons-nous peur ?

 

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article-2834

Daphna Golan - Ha’aretz, le 3 octobre 2007
Version anglaise : Naïma is threatening the Jewish majority
Traduit de l’hébreu par Michel Ghys

 

  Le stupéfiant retour de Ben Laden:Le silence effrayant des media US sur un juif nommé Adam Pearlman
 "Depuis trois ans on n’avait pas vu Ben Laden sur Internet s’il lui était arrivé, comme en décembre 2006, de commettre quelques cassettes audios. En 2004, on s’en souvient, son intervention en faveur du candidat démocrate John Kerry avait formidablement profité… à Bush! Pas de doute, le séquençage est cette année encore remarquable puisque, sous prétexte de 11-Septembre, le barbudo supremo se montre deux fois en une semaine alors que le président des Etats-Unis est en grande difficulté devant le Congrès pour obtenir un surcroît de financement pour sa guerre d’Irak. L’ennui est que son apparition sur les écrans avec sa barbe teinte, sa belle santé et son élocution molle, fait rire. En 2003, sur CNN, le spécialiste médical de cette chaîne, le Dr Sanjay Gupta, avait démontré à partir d’une vidéo datant de 2001 que Ben Laden ne pouvait être que mort, opinion partagée par de nombreux services secrets, dont la DST française. Atteint d’insuffisance rénale chronique, on le voyait mal dialysé dans les zones montagneuses d’Afghanistan où il avait trouvé refuge. Mais tant de gens — d’Israël aux Etats-Unis et aux islamistes radicaux — ont besoin de Ben Laden! Ainsi que d’Al-Qaïda, cette “banque de données” imaginée par la CIA lors de la guerre d’Afghanistan contre les Soviétiques afin de répertorier les groupes terroristes qu’elle finançait et armait. Avec les dernières vidéos, on a changé de registre. Même l’Associated Press observe que le discours n’est plus celui de Ben Laden. L’homme qui s’exprime, s’il conseille aux Américains de se convertir à l’islam, “semble, dit l’Agence, plus concerné par les démons capitalistes, le Réchauffement Climatique et la crise des subprimes”. Thématique d’un militant révolutionnaire d’extrême gauche ou d’extrême droite classique, sûrement pas d’un intégriste musulman. La vidéo présentée sur Internet possède deux incrustations. L’une, As Sahab, est un site fondamentaliste islamique supposé correspondre à Al Qaïda. L’autre, SITE, est plus intéressant. SITE Intelligence Group se présente comme “américain et spécialisé dans la surveillance et la recherche sur Internet de sites terroristes islamiques”. On y effectue un travail de traduction considérable, comme ce fut le cas pour ces vidéos de “Ben Laden”. Cette tâche était précédemment réalisée par MEMRI, un site musulman radical anti-israélien que ses traductions truquées ont fini par rendre suspect d’être, en réalité, manipulé par le Mossad. Or SITE n’est pas différent. Ses deux responsables méritent attention. D’abord sa directrice, Rita Katz, arrivée d’Israël en 1997, est née en Irak qu’elle dut quitter avec sa famille lorsque son père, agent du Mossad, y fut exécuté. Son associé, Josh Devon, étudiant juif post-doctorant à l’Institut d’Etudes Internationales Avancées (SAIS) de l’Université John Hopkins, y a notamment comme professeur Zbigniew Brzezinsky tandis que le directeur du SAIS n’est autre que notre vieil ami Paul Wolfowitz. Le silence effrayant des media US sur un juif nommé Adam Pearlman Mais, surtout, le nouveau discours de “Ben Laden” a aussitôt alerté le contre-espionnage américain. Ce langage en effet lui est familier. C’est celui que tient depuis des mois “Azzam l’Américain”, le jeune adjoint de Ayman El Zawahiri, l’Egyptien qu’on présente comme le numéro deux d’Al Qaïda. Azzam se fait appeler Adam Gadahn. Il a déjà réalisé plusieurs vidéos particulièrement violentes. Dans l’une d’elles, “Invitation à l’Islam”, diffusée en septembre 2006 et préfacée par Al Zawahiri, il conseillait aux Américains de se convertir et développait justement la thématique qu’a reprise “Ben Laden”. Gadahn est inscrit depuis plusieurs années parmi les terroristes les plus recherchés et son parcours, s’il est consciencieusement tu par les media, est fort bien connu. Jusqu’à 15 ans, il vit avec ses soixante-huitards de parents, Jennifer et Phil Pearlman, dans une communauté agreste de Californie. Puis il rejoint ses grands-parents avec lesquels, passionné de rock Heavy Metal, il passera quelques années. Mais ce grand-père n’est pas n’importe qui. Carl Pearlman, un des plus célèbres chirurgiens américains, est l’adjoint du rabbin Abraham Foxman à la tête de l’Anti-Defamation League of B’naï Brith dont l’universitaire antisioniste Alfred Lilienthal écrira: “On peut dire sans exagération qu’il s’agit de l’organisation la plus importante des Etats-Unis. Travaillant en étroite collaboration avec le Mossad, la CIA et le FBI”. Très proche de ce grand-père, Adam Pearlman intégrera néanmoins un groupe de jeunes islamiques ultra-radicaux et, lui qui s’opposait violemment au terrorisme islamique, se fera remarquer par la virulence de son antisionisme. Il se convertira à l’Islam, renoncera à son patronyme juif pour prendre le nom de Gadahn et rejoindra en 1998 le Pakistan où il vit depuis. Les contempteurs de la théorie du complot pourront ici se régaler. Il n’empêche. L’idéologue du supposé Al Qaïda, son porte-parole et, dans l’hypothèse probable de la mort de Ben Laden, le deuxième personnage de la nébuleuse terroriste islamique, s’appelle Adam Pearlman. Il est le petit-fils d’un des responsables majeurs de l’Anti-Defamation League of B’naï Brith, la plus radicale des organisations sionistes. On ajoutera que, si ce n’est une mention confuse dans le Los Angeles Times et le Washington Post, le silence dans cette affaire de l’énorme machine médiatique US est effrayant."
( dépêche de l'AVISEUR INTERNATIONAL )
LE MONDE DIPLOMATIQUE :
Israël, l’antisémitisme et l’ex-président James Carter

« Comment est-il possible que cet homme ait pu devenir président des Etats-Unis ? », s’interroge le New York Post dans un éditorial du 15 janvier dernier. Tout lecteur peu informé pense à ce moment-là que le quotidien du groupe de M. Rupert Murdoch règle son compte à M. George W. Bush. Il n’en est rien. « De président raté, il est devenu un ami des tyrans de gauche, détracteur global de tout ce qui peut représenter les intérêts légitimes de l’Amérique. » Mais alors, qui est ce président, « conseiller en relations publiques de feu Yasser Arafat, “diabolisateur d’Israël” », et qui, en outre, « excuse les exécutions massives » ? La réponse : M. James Carter. « Il a dépassé la limite », s’emporte le New York Post, demandant au Parti démocrate de réagir à tout ce que l’ex-locataire de la Maison Blanche peut déclarer.

Qu’a donc fait l’ancien président (1977-1981) pour mériter pareil traitement ? Il a écrit un livre – Palestine : Peace not Apartheid. Et, dans celui-ci, il affirme : si la répression se poursuit à Gaza et en Cisjordanie, si Israël ne consent pas à négocier l’existence d’un Etat palestinien, on pourrait arriver à une situation similaire à celle de l’apartheid sud-africain, « deux peuples occupant la même terre, mais complètement séparés l’un de l’autre, avec les Israéliens en position dominante et privant, de manière répressive et violente, les Palestiniens de leurs droits les plus fondamentaux ». En réponse, l’Anti-Defamation League fait publier des annonces dans divers journaux accusant l’auteur d’être antisémite.


— Jimmy Carter, Palestine : la paix, pas l’apartheid, L’Archipel, Paris, 240 pages, 21,95 euros. Sortie en librairie le 17 octobre.
— Ilan Pappe, The Ethnic Cleansing of Palestine, Oneworld Publications, Oxford, 2007, 320 pages, 14,95 dollars.
— Yossi Goldstein, Yitzhak Rabin, biographie (en hébreu), Schoken, Tel-Aviv, 2006, 590 pages, 9 shekels.
— Rashid Khalidi, The Iron Cage : The Story of the Palestinian Struggle for Statehood, Beacon Press, Boston, 2006, 281 pages, 24,95 dollars.
— John Mearsheimer et Stephen Walt, Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, Paris, 224 pages, 15 euros. Sortie en librairie le 29 septembre.

M. Carter a bien répondu qu’il faisait référence à l’impact de la situation sur la Palestine et non à la démocratie israélienne. La comparaison n’en a pas moins provoqué des réactions acérées d’une partie de la communauté juive américaine qui, à l’instar de l’Anti-Defamation League, assimile toute critique des politiques israéliennes à de l’antisémitisme. L’effet fut immédiat : le Parti démocrate écouta les conseils du New York Post. M. Howard Dean, président du parti, et Mme Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, prirent leurs distances avec M. Carter. L’affaire est gênante pour eux puisque, en période électorale, elle les oblige à prendre position sur le conflit israélo-palestinien.

Les lecteurs ne pensent pas la même chose : plusieurs mois après sa publication, le livre continuait à enregistrer un beau succès. Analyste politique américain et directeur du Middle East Project, Henry Siegman estime qu’il s’agit d’une œuvre honnête et sans grandes nouveautés, et que la panique qu’elle a provoquée « révèle l’ignorance de la classe politique américaine, aussi bien les démocrates que les républicains, sur le conflit israélo-palestinien (1) ».

M. Carter, qui rapprocha les positions israélienne et égyptienne en vue de la signature de l’accord de Camp David (1978) concernant le retrait des forces israéliennes de la péninsule du Sinaï, fait état dans son ouvrage de ses souvenirs de voyage et de ses contacts avec les dirigeants de la région, il y a trente ans. Présentant une explication didactique du conflit, il réalise une compilation équilibrée des propositions de paix existantes, tenant compte de la nécessité d’un Etat pour chacune des deux communautés et de garanties de sécurité suffisantes pour Israël. Pour qui le lit sans préjugés, le livre critique les politiques du gouvernement de Tel-Aviv, mais n’est pas hostile à ce pays, contrairement à ce que les détracteurs prétendent.

Tant que la répression israélienne continuera, prétend M. Carter, il y aura du terrorisme – affirmation scandaleuse à l’époque de la « guerre contre le terrorisme » ? Il souligne aussi que « la colonisation et le contrôle continus des terres palestiniennes par Israël ont été les principaux obstacles à l’obtention d’un vaste accord de paix en Terre sainte ». Sans oublier de condamner le terrorisme palestinien – mais insuffisamment selon Ethan Bronner, un critique du New York Times  (2) —, M. Carter ajoute que, depuis l’accord de Camp David, ce sont les gouvernements israéliens qui ont surtout bloqué le processus de paix. Il évoque en effet comment le premier ministre israélien Menahem Begin fut le premier à refuser l’application de dispositions de l’accord telles que le respect des résolutions 242 et 338 de l’Organisation des Nations unies interdisant l’appropriation du territoire par la force, demandant le retrait israélien de Cisjordanie et de Gaza, et « la reconnaissance du peuple palestinien en tant qu’entité politique différente et en droit de déterminer son avenir ».

Par ailleurs, il reprend les thèses selon lesquelles, lors d’un sommet ultérieur, également à Camp David, entre le président des Etats-Unis William Clinton, le premier ministre israélien Ehoud Barak et Yasser Arafat (11 au 24 juillet 2000), il n’y aurait pas eu de proposition concrète faite à ce dernier sur la construction d’un Etat palestinien ; il serait par conséquent faux de prétendre que le président palestinien a bloqué les négociations, gâchant ainsi une grande chance. Pour avoir réfuté cette idée reçue, M. Carter a été rabroué par M. Dennis Ross, l’envoyé spécial de M. Clinton au Proche-Orient (3). Il est pourtant soutenu par d’autres spécialistes (4).

« Il existe un sentiment généralisé dans le monde arabe et à travers l’Europe, qui n’est pourtant pas ressenti aux Etats-Unis, concernant l’absence de considération de notre gouvernement pour la souffrance palestinienne, note M. Carter. Et il n’est pas nécessaire d’être opposé à Israël pour protéger les droits des Palestiniens à vivre dans leur propre territoire et en paix sans être assujettis à une puissance occupante (5). » Si ce type d’affirmation est courant en Europe et dans le monde arabe, il est effectivement moins fréquent aux Etats-Unis.

L’ex-président et directeur du Centre Carter de recherche sur la paix et les conflits précise encore que le gouvernement de M. George W. Bush a abandonné les Palestiniens à leur triste sort et rappelle qu’Israël bloque les possibilités d’un accord. Le refus des gouvernements de MM. Bush et Olmert de négocier avec le gouvernement de coalition palestinien – Fatah et Hamas – en mars 2007 a dramatiquement confirmé cette réalité.

Violemment attaqué sur sa référence à l’apartheid, M. Carter a réaffirmé sa position en déclarant : « La solution de rechange à la paix, c’est l’apartheid, non pas à l’intérieur d’Israël, je le répète, mais en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est, le territoire palestinien. C’est dans cette zone que l’apartheid existe sous sa forme la plus méprisante, les Palestiniens y sont privés de leurs droits les plus fondamentaux (6). » Face à cet état de fait, M. Carter insiste sur trois conditions pour parvenir à la paix dans la région : des garanties pour la sécurité de l’Etat d’Israël, la fin de la violence des Palestiniens, et la reconnaissance par Israël du droit de ces derniers à disposer d’un Etat dans les frontières d’avant 1967.

M. Carter a estimé que la vie en Cisjordanie pouvait être « plus oppressante » pour les Palestiniens qu’elle ne l’était pour la population noire sud-africaine : en matière économique, Israël dépend de moins en moins de la force de travail palestinienne en raison des flux migratoires venus d’autres pays ; l’occupation de Gaza et de la Cisjordanie mobilise beaucoup plus d’effectifs de sécurité que ceux déployés par le régime sud-africain ; enfin, les colons israéliens ont occupé la terre palestinienne et, pour sécuriser leur vie et leurs infrastructures, l’Etat israélien déploie un système de contrôle sophistiqué envers les Palestiniens.

Dans un long article, Joseph Lelyveld, jusqu’à très récemment directeur exécutif du New York Times et ex-correspondant en Afrique du Sud, considère que Carter fait un usage restrictif du concept d’apartheid lorsqu’il l’applique au problème israélo-palestinien, car il le limite à la séparation entre Israéliens et Palestiniens et à la confiscation des terres par Israël. D’après lui, le problème serait encore plus grave et les similitudes entre l’apartheid et le système israélien plus nombreuses.

En comparant les deux situations, Lelyveld remarque que, proportionnellement, Israël s’est approprié autant de territoires que le régime raciste d’Afrique du Sud. Au temps de l’apartheid, existait un système très complexe de permissions destiné à réguler le déplacement des individus selon leur statut légal. Israël l’impose aujourd’hui à travers un régime similaire pour classer et limiter les allées et venues des Palestiniens. Le correspondant à Jérusalem du journal britannique The Guardian, Chris McGreal, ajoute pour sa part qu’« il existe peu d’endroits dans le monde où les gouvernements élaborent une série de lois sur les nationalités et les résidences conçues pour être utilisées par une partie de la population contre l’autre. L’Afrique du Sud de l’apartheid en fut un. Israël en est un autre (7). »

Chris McGreal a été également le correspondant du Guardian pendant dix ans en Afrique du Sud. Les comparaisons qu’il établit entre les aspects de la domination israélienne sur les Palestiniens et ceux de l’apartheid confirment les similitudes non seulement dans les formes d’oppression mais aussi dans la souffrance infligée. Les services publics offerts par la municipalité de Jérusalem, par exemple, sont souvent meilleurs pour les Israéliens que pour les Arabes qui vivent dans la partie annexée de la ville. Peu après la publication dans The Guardian des articles sur les comparaisons et les étroites relations militaires qui existaient entre le régime de l’apartheid et Israël, le Committee for the Accuracy in Middle East Reporting in America (Camera) l’a accusé de mentir et de falsifier des faits pour délégitimer Israël (8).

En réalité, l’accusation qui pèse sur Tel-Aviv de mettre en place un système similaire à celui de l’apartheid est de plus en plus fréquente en Israël même. Pour des personnes critiques du gouvernement – tel le courageux avocat Daniel Seidemann, qui défend les Palestiniens depuis des années en s’appuyant sur les lois israéliennes – et pour les organisations de défense des droits humains, c’est une évidence. Divers auteurs ont exploré ces deux scénarios – apartheid sud-africain et occupation israélienne des territoires palestiniens. La Fondation sociale-démocrate allemande Friedrich-Ebert, par exemple, a publié trois études sur le processus de négociation et de transition sud-africaine et sur les enseignements qui pourraient en être tirés pour parvenir à un processus de paix entre Israël et Palestine (9).

L’exclusion des Palestiniens a débuté en 1948, avec l’expulsion de sept cent cinquante mille d’entre eux. Cette politique se poursuit par divers moyens de harcèlement destiné à les pousser à abandonner leur lutte pour l’existence d’un Etat, à partir ou à accepter de vivre dans des zones éloignées, réduits au rang de citoyens de deuxième classe (selon cette interprétation, le retrait israélien de Gaza a été une forme d’enfermement pour sa population). Dans un livre très documenté, Ilan Pappe décrit les formes répressives et institutionnelles que son pays a utilisées pour déplacer la population palestinienne et la soumettre à un statut de citoyens de seconde zone (10). Allant beaucoup plus loin que l’ancien président Carter, Pappe considère que si le « nettoyage ethnique » signifie « l’expulsion par la force d’une région ou territoire particulier afin d’homogénéiser une population mixte ethniquement » et si « l’intention de cette expulsion est de provoquer l’évacuation de la plus grande majorité de résidents, mettant tous les moyens à la disposition de celui qui expulse », alors Israël a pratiqué cette procédure durant six décennies.

Une situation destructrice pour les Palestiniens mais également pour la société israélienne. Un article de la revue juive Tikkun, publiée aux Etats-Unis, indique que les idéaux du sionisme – créer un Etat qui fournisse un refuge à la communauté juive dans le monde et qui soit un modèle de liberté – ont été réduits à néant. « Le rêve sioniste est devenu un cauchemar, déclare Jerome Slater, en partie parce qu’il n’y a pas d’endroit plus dangereux pour les Israéliens qu’Israël et à cause du “péché originel” d’avoir dépossédé les Palestiniens de leur terre (11). »

Les critiques de M. Carter à l’égard d’Israël et des Etats-Unis se retrouvent, en plus détaillées, dans le récent ouvrage de l’Américain d’origine palestinienne Rashid Khalidi, également victime d’attaques systématiques depuis que l’université Columbia lui a attribué en 2003 la chaire Edward-Said et la direction de l’Institut d’études sur le Moyen-Orient de la faculté (12). Dans ses derniers ouvrages, Khalidi décrit la relation existant entre la conception impérialiste des relations américaines avec les Etats du Proche-Orient et la façon dont Tel-Aviv et Washington empêchent la formation d’un Etat palestinien (13). Le New York Post, qui l’a accusé d’antisémitisme en 2004, a également prétendu que la chaire Edward-Said était financée par certains gouvernements arabes.

Le harcèlement dont Khalidi est victime est devenu une pratique de plus en plus fréquente sur les campus universitaires des Etats-Unis. Diverses organisations, dont certaines étudiantes, sont chargées d’enquêter sur les dires et faits de professeurs qualifiés d’« antisémites », comme dans le cas de Khalidi, et de réaliser des films les accusant et les dénonçant. L’organisation de Boston The David Project, Center for Jewish Leadership réalisa un film en 2004 sur les supposés harcèlements d’étudiants juifs exercés par les professeurs Joseph Massad et George Saliba, de l’université Columbia (14). Sur le site Internet du David Project, on trouve une sélection de plus de trente articles critiquant le livre de M. Carter (15). Il existe également des groupes et des sites chargés d’analyser le travail d’organismes de défense des droits humains et de fondations américaines, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des politiques antisémites ou des appuis économiques à des organisations palestiniennes.

Accusant Khalidi de « ne pas être objectif (16) », Campus Watch organise de son côté une dénonciation systématique des prétendues déclarations contre Israël et les Etats-Unis dans les salles de cours. Dans une page Internet créée par l’anti-islamiste d’extrême droite Daniel Pipes, les étudiants sont encouragés à fournir des informations sur les professeurs (17). La tension autour des enseignants critiques à l’égard de Tel-Aviv a augmenté l’an dernier, lorsque deux prestigieux universitaires spécialistes des relations internationales ont publié un essai soulignant que les « groupes de pression juifs » aux Etats-Unis dominaient la politique extérieure américaine au Proche-Orient et que la guerre en Irak n’aurait pas pu avoir lieu sans le climat qu’ils ont créé (18). La réaction fut très dure.

Quelques mois plus tard, l’universitaire britannique Tony Judt, directeur du Remarque Institute (université de New York), spécialisé dans l’étude de l’Europe contemporaine, a également été victime d’une campagne lui prêtant des idées antisémites : il avait soutenu que la seule solution au conflit du Proche-Orient était l’existence d’un Etat israélo-palestinien intégrant les deux nations (19). Ayant eu des positions pro-israéliennes dans sa jeunesse, Judt est aujourd’hui considéré comme un traître. En octobre 2006, l’Anti-Defamation League exerça des pressions sur le consulat polonais à New York afin de faire annuler une conférence qu’il devait donner dans ce pays. L’annulation déclencha une rude polémique. Pourtant, Judt a réitéré que l’avenir d’Israël était compromis si ce pays continuait sa politique d’occupation répressive en Palestine, dans... un grand quotidien israélien (20).

Mariano Aguirre*
 http://www.monde-diplomatique.FR/2007/09/AGUIRRE/15081 
Fin article Vedrine-Sarkozy qui se trouve à la fin de INFORMATION (2):


troupes pour l’Afghanistan et à “aller dans les endroits où il y a des combats (contre les Taliban), même s’ils sont eux aussi victimes d’engins explosifs improvisés et d’attentats suicides”, ajoutant qu’il “applaudirait” si la France intensifiait son effort. Alors, une réintégration pleine et entière de notre pays au sein de l’Organisation aiderait-elle à la “transformation” de celle-ci ou aboutirait-elle à lui fournir toujours plus de chair à canon, en échange de quelques postes de commandement prestigieux mais illusoires puisque, aussi bien, tout est en dernier ressort décidé et ordonné par le Pentagone et la mafia neo-conservative dirigeant les Etats-Unis? Evoquant dans son rapport les tentations de “rentrer dans l’OTAN”, Hubert Védrine estimait que”La France prendrait un grand risque en s’en remettant pour sa politique étrangère à une nouvelle sainte alliance occidentale génétiquement programmée pour affronter pour des raisons idéologiques, sécuritaires ou autres les pôles non occidentaux, conduite par des Etats-Unis non influençables de l’extérieur et sujets à des accès d’aventurisme”. Tout comme notre pays “s’illusionnerait et s’affaiblirait gravement en s’en remettant à la problématique politique étrangère de la virtuelle Europe puissance, se déterminant à la majorité de ses 27 membres”. Evidemment, il est infiniment plus confortable pour Sarkozy et ses parrains d’outre-Atlantique d’avoir comme patron du Quai d’Orsay un Kouchner, qui fera de son mieux pour transformer notre antique ministère des Affaires étrangères et département de la Mondialisation (voir notre dernier n°), comme le lui a formellement enjoint le chef de l’Etat dans la «lettre de mission» qu’il lui a adressée le 27 août. C.-M. G - medved-igor@inbox.lv
Objet: l'UE finance des appels au meurtre
 
 Le cabinet ministériel israélien a décidé de déclarer la bande de Gaza sous occupation « entité hostile, » ce qui permettra à ses propres yeux de couper les approvisionnements déjà réduits en nourriture, eau, électricité et carburant que les détenus de la bande de Gaza étaient autorisés à recevoir. La décision a rapidement obtenue le support de la secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice. The Electronic Intifada, le 21 septembre 2007 http://electronicintifada.net/v2/article9002.shtml Israël est la puissance occupante dans la bande de Gaza, en dépit d’avoir enlevé ses colons en 2005 et après avoir transformé ce territoire qui héberge près d’un million et demi d’habitants --- la plupart du temps des Palestiniens réfugiés --- en la plus grande prison en plein air au monde qu’il assiège et bombarde depuis l’extérieur. En vertu du droit international, Israël est responsable du bien-être du peuple dont il contrôle les vies et les terres. Il y a eu à peine quelques faibles bêlements de protestation de la part de Ban Ki-moon, le sécrétaire général des Nations Unies (une « telle étape serait contraire aux engagements d’Israël envers la population civile en vertu du droit international, des droits de l’homme et du droit humanitaire ») et de la part de l’Union Européenne - « [la Commission Européenne - CE] espère qu’Israël ne trouvera pas nécessaire de mettre en application les mesures pour lesquelles les décisions [du cabinet] ont fixé hier le cadre. » Quoi ? La CE espère qu’Israël ne trouvera pas nécessaire de couper les approvisionnements en eau à 1,5 million de personnes dont la moitié sont des enfants ? Ces rappels servent uniquement à souligner qu’Israël agit dans un contexte où « la communauté internationale » s’est accoutumée à un discours qui prône l’extermination des Palestiniens - politiquement et physiquement. Yossi Alpher, par exemple, un ancien directeur du centre Jaffee pour les études stratégiques à l’université de Tel Aviv et autrefois conseiller spécial de l’ancien premier ministre israélien Ehoud Barak, explique de sang-froid cette semaine qu’Israël devrait assassiner les dirigeants démocratiquement élus qui ont remporté les élections législatives palestiniennes en janvier 2006 - demandant que l’on « décapite la direction du Hamas, militaire et ‘civile’». En vérité, admet-il, il y aurait un prix possible à payer : « Israël payerait alors assurément un prix en termes de condamnation internationale, en particulier si des civils innocents étaient tués », et parce que « Israël viserait vraisemblablement les dirigeants légalement élus du Hamas qui ont gagné une élection tout à fait régulière ». Néanmoins, une telle condamnation serait rapidement oubliée et, argumente-t-il, « c’est un mode de revanche et de dissuasion dont l’efficacité a été prouvée », et par conséquent, ceci est « une option intéressante à considérer ». * Alpher n’a pas incité au meurtre d’hommes politiques démocratiquement élus dans un journal marginal de droite, mais dans le bulletin en ligne Bitterlemons financé par l’Union Européenne qu’il a fondé avec l’ancien ministre de l’Autorité Palestinienne Ghassan Khatib. Quel journal publierait un appel par un Palestinien — ou n’importe qui d’autre — pour appeler à l’assassinat du premier ministre israélien ? Alpher ne se soucie vraisemblablement pas que des visas lui soient refusés pour participer à des conférences dans l’Union Européenne, ou qu’il ne puisse recevoir d’invitations venant d’universités américaines. L’histoire nous prouve qu’il peut se sentir confiant et qu’il ne souffrira aucune conséquence. En effet, dans le climat politique actuel, n’importe quelle tentative d’exclure Alpher pourrait même être présentée comme une attaque contre la liberté universitaire ! Les déclarations qui réduisent les Palestiniens à une simple existence biologique à laquelle il peut être mis fin sans aucun doute moral ne sont pas des exceptions. En mai, comme cela est rapporté par le Jerusalem Post, l’ancien rabbin sépharade Mordechai Eliyahou a publié en Israël un décret religieux adressé au premier ministre et déclarant « qu’il n’y avait absolument aucune prohibition morale contre le massacre aveugle de civils pendant une offensive militaire massive sur Gaza visant à faire cesser les tirs de fusées » (Top Israeli rabbis advocate genocide - The Electronic Intifada, 31 mai 2007). Je n’ai pu trouver aucun communiqué venant d’aucun responsable israélien condamnant l’ordre d’Eliyahou. Et, dans un blog daté du 6 septembre, un conseiller de Rudolph Giuliani, candidat bien placé à l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine, a appelé à « couper les services à l’Autorité Palestinienne aussi bien qu’une foule d’autres mesures, telles qu’interdire tout transport [dans les territoires palestiniens] de personnes ou de marchandises au delà des nécessités de base, appliquant la peine de mort contre les meurtriers, et rasant les villages d’où des attaques sont lancées. » Ceci, a indiqué le conseiller, « ferait que les Palestiniens seraient impressionnés par la volonté israélienne de survivre, et rapprocherait leur possible acceptation de l’état juif ». (Giuliani Advisor : Raze Palestinian Villages - Ken Silverstein, le Harper Magazine, 14 sept 2007). Giuliani n’a fait face à aucun appel d’autres candidats pour écarter le conseiller en question pour avoir préconisé des crimes de guerre à motivation etnique et religieuse. En effet la présence d’une telle personne dans sa campagne pourrait même représenter un des ses atouts. La dernière déclaration gouvernementale israélienne est faite alors que les Palestiniens cette semaine ont commémoré le 25ème anniversaire des massacres des camps de réfugiés de Sabra et Shatila à Beyrouth, dans lesquels étaient partie prenante d’actuels dirigeants politiques et militaires israéliens. Nous pouvons nous dire que le déshumanisation des Palestiniens et d’autres Arabes par les Israéliens, le meurtre presque quotidien d’enfants, la destruction des communautés et la ségrégation raciste à l’encontre de millions de personnes ont été tellement normalisés que si ces massacres se produisaient aujourd’hui, Israël n’aurait pas besoin de passer par l’exercice compliqué consistant à nier sa culpabilité. En effet, la dite « communauté internationale » s’en rendrait à peine compte. Ali Abunimah est cofondateur d’Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse Traduction : [AI0 - Info-Palestine.net ] * Traduction intégrale et diffusion par Les Amis belges de Shalom Archav : Décapiter le leadership du Hamas < 
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