5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 23:45
Bonjour, 

La liberté est confisquée par Sarkozy; sa démocratie n'est pas irréprochable
comme il le prétend abusivement. Au contraire, jamais elle n'a été aussi
menacée, car, entre autres, les médias lui sont soumis. C'est un sujet que j'aborde sans cesse dans mon blog, depuis le premier article , "Appel à résister", jusqu'au "FR2 vous manipule", en passant pas "FR2 télé propagande" ou "Alerte, les journalistes se mobilisent". Encore il y a quelques jours, je citais l'émission C. dans l'Air en disant qu'elle était sous influence, comme tant d'autres; Les débats qui y sont annoncés sont truqués : ce sont des libéraux qui discutent entre eux pour, en définitive, faire l'apologie de la "modernité" chère à Sarkozy, et dévastatrice pour les peuples. Je vous joins un article publié par Acrimed, l'Observatoire des Médias. Il sera précédé par "Sarkozy, menace pour l'information et le service public de l'audiovisuel".

Aujourd'hui, qui a parlé dans les médias de la manifestation des journalistes, le 5 novembre, pour une presse libre ? Qui, pouvez-vous me le dire ? Et le 30 novembre, je vous rappelle qu'aura lieu "la journée sans Sarkozy dans les médias". Nous verrons qui en parlera !

Bonne lecture, votre Eva

PS : QUESTION POSEE  A OVER-BLOG : POURQUOI LA LISTE DE MES ARTICLES N'EST-ELLE PLUS VISIBLE DEPUIS PEU ???? Pas les autres !

TAGS : Liberté, démocratie, résister, FR2, médias, C. dans l'Air, Sarkozy.
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Sarkozy … une menace pour l’information et le service public de l’audiovisuel (SNJ-CGT)
 
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Nous reproduisons ci-dessous un communiqué du SNJ-CGT (Acrimed).

La lettre de mission adressée, en plein cœur de l’été, par Nicolas Sarkozy à la Ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, porte en elle de multiples dangers pour l’information, le service public de l’audiovisuel et les journalistes.

Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, la lettre précise « les points qui, parmi ces engagements » (électoraux du candidat Sarkozy) « nous paraissent prioritaires ». Il est demandé à la Ministre d’obtenir « rapidement des résultats » ; un bilan étant prévu dans un an. C’est dire, pour le président de la République, l’urgence des réformes prévues !

Le libéral Sarkozy entend favoriser l’émergence de grands groupes privés.

Il écrit précisément : « A l’issue d’une réflexion stratégique associant tous les acteurs et couvrant tous les sujets, vous nous proposerez, avec la ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi, une remise à plat des dispositions législatives et réglementaires qui s’appliquent au secteur de l’audiovisuel. En tenant compte de la nouvelle donne du marché comme des exigences de la création, l’objectif doit être de supprimer les incohérences croissantes de la législation actuelle et de permettre l’émergence de groupes de communication audiovisuelle français de premier plan, capables de structurer une industrie française puissante des contenus et d’affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux de distribution. »

La lettre de mission fait peser de lourdes menaces sur le service public de l’audiovisuel.
La diminution des impôts, mesure emblématique de la politique de l’Elysée, n’est pas sans effet sur les politiques publiques et sur leur financement.
Le service public de l’audiovisuel est le premier visé. Rien dans la lettre de mission n’est prévu pour amener la redevance au niveau moyen européen ; aucune mention du non-remboursement par l’état des exonérations de redevance…

Au prétexte de voir France Télévisions afficher « une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse  », Sarkozy exige de revoir son cahier des charges « pour encadrer les activités  » !!!
Comme il n’est pas question de dégager des moyens supplémentaires, la lettre prévoit qu’ « un certain nombre de synergies importantes, qui n’ont été que trop longtemps différées, doivent être mises en œuvre. Pour les permettre vous proposerez les modifications souhaitables de structures » !

La rédaction nationale de France 3 pourrait être la première visée par des mesures permettant de dégager des crédits, en limitant par exemple les reportages à l’étranger que France 2 pourrait effectuer, voire dans les DOM-TOM avec RFO. Il n’est pas interdit d’envisager un plan social à France Télévisions, une restriction de son périmètre d’intervention, voire à terme la privatisation d’une chaîne.

Radio France, très peu évoquée, pourrait être soumise au même régime.

Quant à l’audiovisuel extérieur, il fait l’objet d’un traitement particulier. Les chaînes TV5, CFI , France 24 (caprice de Chirac et cadeau à Bouygues) pour la télévision, RFI et RMC Moyen-Orient pour la radio, sont visées. Christine Albanel est sommée d’élaborer « un schéma de réorganisation et de rationalisation des instruments de l’audiovisuel extérieur » dans les meilleurs délais.

On peut se prêter dès aujourd’hui au jeu des pronostics : quelles sont les chaînes appelées à disparaître et/ou celles qui vont fusionner, après la mise en place demandée « d’indicateurs de résultats » ?

Peut-on être plus clair ? Les mesures envisagées pour le service public par la ministre devront permettre l’émergence des groupes privés. En tout cas, elles ne devront pas y faire obstacle.

La presse écrite n’est pas oubliée. La ministre de la communication est invitée à prendre « les dispositions nécessaires pour permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise qu’elle traverse depuis des années, en particulier en ce qui concerne le régime de distribution et son adaptation à l’univers numérique ».

Nicolas Sarkozy ajoute que « la chronologie des médias doit poursuivre son adaptation  » et il demande une révision de la fameuse loi DADVSI (Droits d’auteur et droits voisins dans la société de l’information). Pour y faire figurer les mesures souhaitées par son ami Lagardère écartées par le Parlement ? Les droits d’auteurs des journalistes sont à nouveau menacés au nom de la « chronologie des médias  ».

Dans cet inventaire, on notera l’absence de toute référence à l’AFP. Toutefois, si l’agence n’est pas citée, elle n’est pas oubliée pour autant. Elle est visée par les mesures touchant la presse écrite. Les éditeurs demandent en effet une diminution du montant de leurs abonnements et la négociation du nouveau Contrat d’objectifs et de moyens (COM) en cours va permettre de les satisfaire. Avant de porter un coup fatal à son statut sur lequel travaillent déjà les services gouvernementaux.

Le SNJ-CGT n’est pas étonné outre mesure ; les mesures exigées par Nicolas Sarkozy sont fidèles à son programme largement exposé durant la campagne électorale. Ces mesures sont dangereuses. La volonté affichée de privilégier la constitution de groupes de premier plan ne vise qu’à mieux encadrer l’information et les pratiques culturelles des citoyens.

Le SNJ-CGT va multiplier les contacts pour permettre la convergence des oppositions à cette politique de régression sociale. Il appelle les journalistes à se rassembler pour la mettre en échec et à participer aux initiatives syndicales.

Montreuil le 22 août 2007
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RAPPEL :       UNE  JOURNEE  SANS  SARKOZY  A  LA  TELEVISION !         

faire du 30 novembre 2007
une grande journée de la démocratie
et de la liberté de la presse !

 
Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT)
28, rue d’Entraigues 37000 Tours
Tél. 02 47 39 58 30 (de 14h à 18h) / 06 71 08 96 45
Courriel : rasdemtv@orange
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29/10/2007 - Les chiffres du CSA sont tombés. Temps de parole sarkozyste, pluralisme politique à la télévision : le constat est encore plus affligeant que d’habitude. > Lire l'article

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« C dans l’air » se charge de « réformer » la France
Marie-Anne Boutoleau                                              - http://www.acrimed.org
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Le 4 juillet 2007, l’émission « C dans l’air » diffusée sur France 5 – alors présentée par Thierry Guerrier, le double estival d’Yves Calvi – nous a livré un grand cru en matière de « débats faussement vrais et vraiment faux », avec une émission intitulée « Les réformes au banc de l’Assemblée ». Ce fut une nouvelle fois l’occasion pour les protagonistes présents sur le plateau – éditorialistes multimédias et intellectuels multicartes – de faire œuvre de « pédagogie » afin de promouvoir les « réformes » du gouvernement auprès du téléspectateur, tout en affichant morgue et mépris à l’égard des mobilisations et des luttes sociales.

Le dispositif d’encadrement du « débat » … et du consensus

« C dans l’air », émission phare de « débats » de France 5, est mise en scène de telle manière que jamais le « débat » ne sorte des limites définies – de manière certes informelle mais néanmoins très efficace – par les gardiens médiatiques de l’ordre libéral. Intitulés aguicheurs, casting d’invités (toujours les mêmes) garantissant un pluralisme de façade ; accord entre eux sur le fond et divergences à la marge garantissant une impression de « débat » ; présentateur « pédagogue » et inquisiteur pour ses adversaires (ou supposés tels [1]) ; thématiques pré-définies et introduites par de courts reportages-prétexte ; mascarade de démocratie avec la séquence des « questions SMS » par le biais desquelles les téléspectateurs peuvent – modestement – prendre part au « débat » (voir en Annexe) : tout ceci permet d’escamoter le « débat » tout en donnant l’impression qu’il a lieu. Le 4 juillet dernier, l’émission nous a offert un cas d’école en la matière.

Encore une fois, l’équipe de « C dans l’air » a en effet constitué un plateau dans lequel le « pluralisme » était garanti. Il suffit pour en juger de dresser la liste des invités : René Silvestre, un patron de presse (PDG du groupe L’Etudiant) ; Jacques Marseille, sarkozyste patenté, qui se présente comme un « historien économiste » ; Pascal Perrineau, un « politologue » de droite et directeur du CEVIPOF (un centre de recherches de Sciences-Po) et Laurent Joffrin, lui aussi patron de presse (PDG de Libération). Dès lors, le « débat » peut commencer, entre « libéraux de droite » et « libéraux de gauche », tous soucieux de « ne pas juger » mais d’« expliquer » (Laurent Joffrin).

Les seules divergences qu’il y a entre Laurent Joffrin et ses comparses n’occupent que les marges du « débat » sur les « réformes », par exemple sur les « modalités » (Joffrin) d’application des « réformes » et la « méthode » [2] utilisée pour les faire passer, et nullement sur leur bien-fondé.

Les « divergences » entre eux sont si grandes que pendant le premier quart d’heure de l’émission, nos éminents « intellectuels » s’écharpent – avec virulence – sur la question de savoir si le gouvernement mène des « réformes de riches […] ou pour les riches » (Thierry Guerrier). Question subversive s’il en est, puisque Perrineau juge utile de répondre par une pirouette : « Oui, non, enfin ça n’a pas de sens de dire ça comme ça ! La réforme des universités une réforme de riches alors nos enfants, les étudiants, les étudiantes qui peuplent les universités seraient des gosses de riches, voyons ça ne… ça n’a pas… ça n’a pas de sens […] [3] » Comme si une « réforme de riches » ne devait concerner que les « riches » et ne pas avoir de conséquences sur les autres classes sociales !

A peine le débat a-t-il commencé que nos zélateurs du libéralisme envisagent déjà de le clore. René Silvestre s’empresse donc de renchérir, à propos de la « réforme » des universités : « Ce n’est pas une réforme de riches bien sûr, pour moi ! […] On ne peut pas dire qu’au niveau de l’Université elle favorise les riches… Bon heu, évidemment pas. » C’est si « évident » qu’il hésite à le dire… Quant à Jacques Marseille, il juge dès le départ que « plutôt que de se balancer des riches ou des pauvres à la tête », mieux valait s’intéresser à une « vraie question » [4] : « comment on fait pour sortir ce pays de son mal-être dans lequel il est englué depuis une vingtaine d’années » ? Face à un « débat » d’une telle vivacité, Thierry Guerrier finit par s’écrier à un quart d’heure environ de la fin : « enfin vous dites tous la même chose, quoi ! » Quelle lucidité !

La thèse : des réformes « nécessaires », « symboliques » et « modernes »

Pour les « débatteurs », ce qui compte n’est pas tant le fond que la forme des « réformes ». Ce n’est donc pas tant leur « efficacité » ou non qu’il convient ici de discuter, mais bien plutôt leur caractère « symbolique » (ou « psychologique »). Car toute l’« efficacité » est dans le « symbole », et vice-versa [5] !

D’ailleurs, comme l’explique avec conviction René Silvestre, l’exonération d’« un certain nombre de choses » [des droits de succession] « c’est pas une mesure économique directe. Faut pas y voir une mesure sur les droits de succession. (sic) Faut y voir une mesure de… C’est pour attirer la confiance, en fait des gens. C’est une mesure psychologique, là. Elle n’est pas économique, elle est purement psychologique. » Et de renchérir (suivez bien le raisonnement) : « Mais il ne faut pas oublier ce qu’est la France. La France c’est un pays de culture – je n’ai pas dit d’"économie" aujourd’hui – mais de "culture" paysanne. C’est-à-dire de culture de la terre. […] Nous on est cette culture. […] Donc on a cette culture. Et la culture, c’est quelque chose de fort. Et quand on prend des décisions politiques […] on prend des décisions qui ne sont pas toujours bonnes économiquement mais qui sont bonnes psychologiquement et qui vont entraîner un réflexe. Je ne suis pas sûr que les droits de succession soient bons ou justes économiquement, mais je pense que c’est une notion, ça correspond à notre État français. »

« Symboles », « psychologie », « pédagogie » et même « culture »… autant de poncifs bien utiles pour camoufler des « réformes » régressives sous le masque vertueux de la « modernité ». Des réformes fiscales destinée aux riches ? Pas du tout, puisqu’il s’agit, en favorisant les riches, de venir en aide aux pauvres : en effet, qui va leur venir en aide si les riches s’appauvrissent ? Thèses banalement libérales que personne - c’est là que le bât blesse – n’était présent pour contredire réellement.

La preuve par les sondages

Il serait cependant absurde de considérer que parce que le « débat » est vide, les « débatteurs » n’ont pas d’idées à défendre. Au contraire : il s’agit pour tous de montrer que les « réformes » sont « nécessaires » et qu’elles servent l’intérêt général. Une fois ceci admis (mais il faut le dire et le redire au peuple-téléspectateur ignorant), plusieurs méthodes peuvent servir à justifier cette thèse : en appeler aux sondages, montrer que même vos adversaires sont d’accord avec vous, faire référence à des exemples douteux, retourner les arguments négatifs en arguments positifs, etc.

Les sondages, tout d’abord. Marseille sait les utiliser quand il s’agit de ridiculiser ses adversaires politiques en montrant que finalement, ils sont d’accord avec lui. Sourire en coin, il explique : « Quand vous faites des sondages – alors je sais bien que ce ne sont jamais que des sondages mais vous avez en moyenne 70 à 80 % de la population française qui dit “on est d’accord”. … Je vais prendre l’exemple du service minimum, sur le service minimum c’est encore plus drôle il y a 51% des électeurs communistes qui disent "on est d’accord avec le service minimum". » Et il ajoute : « Nicolas Sarkozy a déclaré le 24 avril que le service minimum ça voulait dire trois heures de transport en continu le matin – en gros 6h-9h du matin – et trois heures de transport en continu le soir : 17 heures à 20 heures. Ill y a 53% des Français qui ont dit… ont voté pour lui en faisant ce… cette promesse, 75% des Français sont d’accord, et 51% des électeurs communistes. » Ainsi, résultats électoraux et sondologie ont la même valeur aux yeux de Marseille, pour prouver que les Français soutiennent largement les réformes libérales de Nicolas Sarkozy. Et il conclut : « donc la question c’est : est-ce qu’ on peut se permettre, est-ce que le gouvernement peut se permettre, de louvoyer sur cette question qui a la… l’adhésion d’une immense majorité de Français. » « On » ? « Le gouvernement » ? Apparemment aucune différence dans l’esprit de notre « économiste ».

Quant à Pascal Perrineau, il va plus loin. Inutile de s’encombrer de chiffres : le « politologue » de Sciences-Po prétend connaître les attentes et les « angoisses » des Français dans leur ensemble. Ainsi, selon lui, la « réforme des universités » et celle sur les « droits de succession » répondent à « cette angoisse des Français sur l’intergénérationnel », « c’est-à-dire des Français qu’ont intériorisé la crise pour eux mais qui se disent pour nos enfants, il faut que ça s’améliore. » Et de préciser : « Je crois qu’il y a là, je crois qu’il y a là … quelque chose de très symbolique, et qui répond aux angoisses des Français tels qu’ils se sont exprimés pendant des mois et des mois dans la campagne de l’élection présidentielle. » « Les Français […] se sont exprimés » ? N’est-ce pas plutôt les sondomanes du CEVIPOF (et d’ailleurs) qui se sont exprimés en faisant croire que leur parole reflétait l’opinion des Français ?

La preuve par les mandarins

Vous êtes encore sceptique ? Les intellectuels médiatiques présents sur le plateau de « C dans l’air » se chargent de vous convaincre en vous montrant leur propre bonne volonté et en se donnant en exemple, ce qui est d’autant plus aisé qu’eux-mêmes ne sont pas menacés par les réformes en cours, ou que l’application des mesures qu’ils proposent ne leur coûtera rien tout en leur apportant un surcroît de bonne conscience.

Ainsi, René Silvestre qui, pour prouver qu’il n’est pas élitiste, propose de faire payer 500 euros de frais d’inscription à tous les étudiants, explique, avec tout le mépris de classe dont il est capable : « Je trouve scandaleux politiquement et socialement qu’on ne fasse pas payer mon fils, si vous voulez ! C’est scandaleux ! C’est scandaleux ! Alors (inaudible : « c’est proprement » ?) scandaleux, et… et parce que qui paye ? Et bien c’est… Monsieur et Madame Michu qui n’y a pas droit pour des tas de raisons d’ailleurs. Hein, y a pas… Y a pas droit socialement ! » Vous avez bien lu : au lieu de permettre aux enfants de « Monsieur et Madame Michu » d’accéder comme les autres aux études supérieures, il suffit de se contenter de dispenser leur parents de payer les études des « riches » (ou supposés tels, des origines sociales aisées n’empêchant la précarité) au motif qu’il n’ y ont « pas droit socialement », sans que cette « interdiction » pose en soi problème.

Promu par Thierry Guerrier au rang de « sociologue », le patron de presse René Silvestre ne craint pas de déclarer plus tard dans l’émission : « Mais un autre problème beaucoup plus important et politiquement très important ! Parce qu’on oublie… Pourquoi on fait pas payer les universités ? Selon un grand principe qui est Jules Ferry : l’école est gratuite et obligatoire ! C’est ça, Jules Ferry ! Et laïque. Mais, l’Université, enfin l’enseignement supérieur à ma connaissance n’est pas obligatoire. Donc déjà y a un problème. Pourquoi serait-il gratuit ? Mais le deuxième problème c’est que qui paye ? Alors là le problème est grave ! On parlait tout à l’heure de… les riches, les pauvres, etc. Mais aujourd’hui, qui paye l’enseignement supérieur français ? C’est l’ensemble des Français ! Avec entres autres la TVA ! On nous a beaucoup parlé de la TVA sociale, et bien y a une TVA universitaire ou une TVA de l’enseignement supérieur qui finance l’enseignement supérieur de qui ? De 30% d’une population qui est composée essentiellement je dirais pas de « riches » comme dit… Joffrin, mais quand même de classes aisées puisque on sait très bien que dans l’enseignement supérieur universités comprises il y a très peu de fils d’ouvriers, une petite classe moyenne, et plutôt des gens aisés. Donc en définitive c’est l’ensemble de Français plutôt de classe moyenne qui paie pour une classe plutôt riche. Donc faire payer des droits d’inscription serait justice sociale !  » [6].

Quant au modèle de financement qu’il convient de retenir, c’est celui des « grandes écoles de gestion » (Silvestre) et de « Sciences-Po » (Guerrier) – deux types d’écoles que nos « élites » connaissent bien – que les entreprises financent en partie. Pour Laurent Joffrin, rien de « choquant » à cela, du moment qu’ « il y a une sorte de muraille de Chine entre les bailleurs de fonds et puis l’organisation de l’élite de l’enseignement, dès lors qu’on a définit un projet global. »

Et le même de tancer les profs : « je voyais le reportage sur la Grande-Bretagne alors on souriait entre nous en disant mais les profs sont jugés comme d’autres catégories. Moi ça ne me choque pas. Dans ma profession de journaliste quand on fait un mauvais article … c’est un problème. Le rédacteur en chef il le corrige, ou bien il demande qu’il soit refait. Et puis si les articles sont toujours, toujours mauvais, ça finit par poser un vrai problème. Je ne vois pas pourquoi les professeurs seraient abstraits de ce genre de jugements. » Heureusement pour lui, Joffrin est son propre rédacteur en chef… Et de citer de nouveau Sciences-Po en exemple : « Moi j’ai enseigné par exemple à l’Institut d’Etudes Politiques, que Perrineau connaît bien. Enfin j’étais maître de conférences. À la fin de l’année, on faisait passer un questionnaire chez mes étudiants et ils me mettaient une note. Ca ne m’a jamais choqué, moi je trouve ça normal. » D’autant plus normal et facile à accepter qu’à notre connaissance l’avis des élèves n’a, en pratique, aucune incidence sur le contenu des cours ou sur la composition du corps enseignant.

Et Pascal Perrineau d’ajouter que dans « le système anglais que l’on voyait tout à l’heure il y a une autorité administrative totalement indépendante qui évalue à la fois l’enseignement et qui évalue la recherche, et qui met comme disait notre jeune collègue allemande tout à l’heure, "la pression" ! La pression en effet sur les enseignants et les chercheurs ! Mais c’est tout de même assez normal, hein qu’on mette la pression. » CQFD ! [7]

Convaincus d’être d’excellents professeurs, Jacques Marseille et Pascal Perrineau attendent tous deux avec impatience la mise en place d’un système d’évaluation des enseignants, afin de gagner plus sans travailler plus. Laissons-les à leurs rêves…

- Marseille : - Non ce qui serait moderne ce n’est pas d’évaluer les universités sur les pourcentages de reçus aux examens c’est sur le pourcentage de leurs étudiants qui ont une formation par la suite et qui trouvent un métier par la suite. C’est ça qui serait moderne.
- Guerrier : - Et évaluer les profs vous dites hein.
- Marseille ( ?) : - Bien sûr ! Mais absolument !
- Guerrier : - Alors on change de sujet, une autre question SMS…
- Perrineau : - Et ensuite rémunérés de manière différente. Vous savez le système britannique, pour un même poste selon que vous êtes dans une… une université de pointe ou non le salaire peut varier de un à trois !
- Guerrier (outré ?) : - Alors qu’en France tous les profs d’Université ont les mêmes salaires !

La preuve par les absents

Certains ayant l’outrecuidance de critiquer – voire de refuser – ces thèses mal argumentées, il convient de désamorcer toute velléité protestataire en jetant le discrédit sur l’adversaire. Chose d’autant plus aisée qu’aucun « contestataire » n’est présent sur le plateau : Laurent Joffrin, sommé d’y représenter la voix de la « gauche », étant d’accord sur presque tout avec ses comparses de droite, et allant même parfois au-delà de leurs propres espérances en matière de « réformisme » [8]. Car s’il est une chose qui fait horreur aux gardiens du consensus, c’est bien les mouvements sociaux !

Pour tenter de discréditer les absents, tous les moyens sont bons. On peut par exemple, comme Jacques Marseille, toujours souriant, prendre un malin plaisir à souligner le manque de représentativité des syndicats français tout en ayant l’air de s’en désoler, « parce qu’ils ne représentent que 8% de la population… des populations salariées. Et que c’est 5% dans le secteur privé. C’est-à-dire que, en France, il y a un million quatre-vingts mille syndiqués – je rappelle d’ailleurs qu’y a un million huit cent quatre-vingt mille patrons, si on fait l’équilibre. » [9] On peut aussi, toujours dans la même veine et avec le même personnage, noter malignement que les syndicats volent l’argent public : « Vous avez en France des syndicats qui sont peu représentatifs et qui ne vivent que de l’argent public en plus ! Ils n’ont aucune ressource propre. Donc … C’est quand même un peu gênant, quoi, pour faire des négociations. » Mensonge éhonté, mais qu’importe ! [10]…

On peut enfin, comme Thierry Guerrier, se moquer des échecs électoraux de certains partis de « gauche » (ici, des Verts et du Parti communiste), ou comme Laurent Joffrin insister sur leur inutilité, par une fine analyse politique : « Je pense que la division… historique du mouvement ouvrier n’a plus lieu d’être dès lors que l’U.R.S.S. a disparu c’est-à-dire il y a un certain temps déjà, et que donc le congrès de Tours ayant consacré une scission entre socialistes et communistes à cause des conditions posées par Lénine – vous voyez que ça remonte à longtemps. Je pense qu’il y a plus besoin de ça et que le parti communiste ne sert à rien ! Et qu’on ferait mieux… qu’’il ferait mieux de fusionner avec le parti socialiste : comme ça y aura un peu plus d’ouvriers au parti socialiste, ça lui ferait pas de mal. Et… donc voilà, voilà ma thèse sur le mouvement …sur la gauche française ! »

Dès lors, il ne reste plus qu’une chose à faire : haro sur les mouvements sociaux ! Et en particulier sur les mouvements étudiants, qui terrorisent Silvestre et pour lesquels il affiche le plus grand mépris :

- Silvestre : - Si y a un domaine où c’est totalement incontrôlable, c’est les étudiants. Parce que le dialogue avec les étudiants – il existe aujourd’hui, il a existé d’ailleurs avant !
- Guerrier :- Il a reçu toutes les centrales syndicales étudiantes [11].
- Silvestre : - Ah il les a reçues, il les invite même à bouffer, donc c’est pour vous dire ! (Guerrier ricane) Ils sont très contents. Ils vont peut-être …
- Guerrier : - C’est pas interdit, hein !
- Silvestre : - … Peut-être que Bruno Julliard va s’acheter un costard... J’en sais rien mais bon. Quoi qu’il en soit, … Je veux dire, c’est très bien ! Il y a le dialogue. Et il y a même le compromis puisqu’il a lâché les deux choses que demandaient les syndicats on y reviendra tout à l’heure. Mais… C’est pas les syndicats… C’est pas l’UNEF qui fait les manifs, hein.
- Guerrier : - Ah bon.
- Silvestre : - Ah non !… Ils ne les contrôlent pas non plus. Sinon ça se saurait ! Les manifs elles démarrent toujours par … l’extrême-gauche qui…
- Guerrier (qui est journaliste, il faut le rappeler) : - Oui mais elles sont entretenues par des responsables syndicaux quand même, on sait bien que tout ça…
- Silvestre : - Ah non ! Elle est rattrapée ! Elle est rattrapée ! Elle est rattrapée ! La CGT, la CFDT, les syndicats je dirais… classiques peuvent arrêter un mouvement, le contrôler, le rattraper, pas dans le milieu étudiant sinon encore une fois ça se saurait ! Tous les mouvements qui se sont développés en milieu les étudiant, les autres ont suivi les mouvements et…
- Guerrier : - Bon ça c’est une marmite après on va y revenir mais …
- Silvestre : - Regardez l’an dernier au CPE c’est parti de Rennes, de l’université de Rennes II, complètement incontrôlé !
- Guerrier : - Attendez. On va revenir aux étudiants parce que on a l’impression que la culture du compromis n’est pas possible dans ce secteur…
- Silvestre (en même temps) : - Je ne dis pas que ça va se passer. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, mais je dis qu’il faut faire attention. D’ailleurs la Cinquième République depuis De Gaulle on sait très bien que… Tous les gouvernements ont été mis en danger uniquement par les mouvements étudiants et sur l’école. Uniquement, hein ! Trois millions de chômeurs ça ne vous a jamais viré un ministre du travail…
- Guerrier : - Culture…
- Silvestre : - …10000 morts avec la canicule, il n’y a pas eu un ministre de la santé viré, par contre les mouvements étudiants et les mouvements sur l’école ont été les seuls qui en ont viré.

... Et Thierry Guerrier de s’écrier : « c’est 95 qu’on ne veut pas revoir, hein, c’est décembre 95 ! » « On » ?

Mais heureusement, le « sociologue » de service, René Silvestre, nous rassure : « Mais on est dans une logique de compromis. Et ce qui est très intéressant c’est de voir qu’en ce moment les Français considèrent de plus en plus que l’espace de l’affrontement devient marginal et que l’espace du compromis doit être privilégié. Dans un sondage qui va sortir demain de la Sofres c’est très net le mouvement, la pédagogie du compromis, de la négociation… Alors parfois plus rapide, parfois plus longue – la négociation avec les syndicats jusqu’à la fin de l’année – est en train de passer dans l’opinion et les Français commencent à aimer une France qui substituerait le compromis à l’affrontement. C’est une nouveauté. Parce qu’on est plutôt dans une culture qui clive, dans une culture de l’affrontement, dans une culture des rodomontades où gauche et droite s’affrontent comme des petits coqs dans la cour [12]… Là il y a une nette évolution depuis un mois. » Enfin les Français vont devenir des Allemands comme les autres [13] ! Manière élégante d’enterrer le « débat » en réduisant, à l’instar de Marseille, toute contestation aux symptômes d’un « mal-être » qu’il convient se soigner à grands coups de mesures « psychologiques ».

D’autres voix se sont-elles fait entendre ? Non. Auraient-elles été audibles ? Rien n’est moins sûr.

Marie-Anne Boutoleau


- Annexe : Du bon usage des SMS

Comme il serait dommage de priver le citoyen-téléspectateur de l’honneur d’interroger lui-même les « lumières » en présence, l’émission a mis en place le système des « questions SMS », simulacre d’agora démocratique où le peuple peut interroger les « élites » qui prétendent « penser » pour lui. Ce procédé présente au moins un avantage : il permet tout d’abord d’éviter les questions pièges que pourraient poser à l’antenne des téléspectateurs indisciplinés. D’autre part, il participe du « racisme de l’intelligence » dont font généralement preuve les « élites » médiatiques à l’égard du peuple-enfant. C’est d’ailleurs une constante chez Guerrier : par les formules « je voudrais comprendre » ou « j’arrive pas à comprendre », il fait mine de se mettre à la place du téléspectateur supposé ignorant des « arguments » développés. Il est même tellement soucieux de donner la parole aux téléspectateurs, qu’il lui arrive de reformuler leurs questions s’il ne les juge pas assez explicites.

Ainsi de cette question à destination de Joffrin : « "L’UNEF refuse-t-elle – c’est la question SMS – l’UNEF refuse-t-elle les réformes universitaires par conservatisme ou par divergence d’opinions politiques", c’est-à-dire par idéologie ? » Car tout « refus » des « réformes » est « idéologie », les « réformes » elles-mêmes étant forcément idéologiquement neutres… Une autre « question SMS » suscite l’étonnement de Guerrier, qui remarque, comme si ce n’était pas fait pour : « C’est… C’est… La question est dans la droite ligne de ce que vous venez de nous dire. »

Quelques minutes plus tard, il a, à ce sujet, un échange croustillant avec Laurent Joffrin :
- Joffrin : - Oui, je veux… Oui justement c’est une bonne question en fait, parce …
- Guerrier : - Toutes les questions SMS sont bonnes.
- Joffrin : - Elles sont toutes très bonnes, oui. (rires)
- Guerrier : - Non, non ! Mais oui parce que parce que… C’est les questions qui se posent quand on nous écoute, quand on vous écoute.
- Joffrin : - Si je dis le contraire ça va faire baisser l’audimat alors c’est emmerdant. (rires)
- Guerrier : - Pas du tout, pas du tout.

Flatter le peuple-téléspectateur sur la forme, tout en le méprisant sur le fond : voilà le principe même la « pédagogie » de « C dans l’air ».



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[1] Ici Laurent Joffrin, officieusement promu porte-parole de la « gauche » et des « syndicats » par Guerrier.

[2] Joffrin explique ainsi au cours de l’émission : « Il faut espérer effectivement que le gouvernement ne passe pas trop en force et qu‘il fasse celles des réformes pour lesquelles il a été mandaté, même si je les critique pour certaines, mais du point de vue de la méthode démocratique il vaut mieux que ça se passe comme ça c’est clair. »

[3] Cela a si peu de sens que Silvestre dira précisément le contraire plus tard dans l’émission : soutenant que les étudiants sont en majorité d’origine « aisée » - et donc, sous-entendu, aisés eux-mêmes – et qu’il serait quand même normal qu’ils paient pour étudier…

[4] Marseille est obsédé par les « vraies questions ». En un peu plus d’une heure d’émission, il prononce le terme « question » pas moins de vingt-neuf fois, dont huit occurrences de « la vraie question » et une de « la véritable question ».

[5] Les termes « symbole(s) » et « symbolique » reviennent pas moins de sept fois pendant la première demi-heure d’émission, dans les bouches de Joffrin (deux fois), Perrineau (deux fois), Marseille (une fois), Silvestre (une fois) et Guerrier (une fois) : un bel exemple de pluralisme ! De plus, pour Perrineau et Silvestre, le(s) « symbole(s) » est/sont « important(s) », et pour le premier, il y a même dans les « réformes » gouvernementales et en particulier celle concernant les droits de succession « quelque chose de très symbolique ».

[6] En gras, ici comme dans la suite : souligné par nous. On a bien noté au passage « ensemble des Français » = « plutôt de classe moyenne »  : sic ! Concernant l’origine sociale des étudiants, le syndicat SUD-Etudiant note dans sa brochure 2004-2005 : « on compte seulement 13% d’enfants d’ouvrier-es en première année, qui ne sont plus que 5% en troisième cycle » (voir sur le site de SUD-Etudiant). Quand on sait que cet « écrémage » est en partie dû au coût des études (en particulier longues) et au fait que les étudiants les plus modestes sont contraints de travailler pour financer leurs études (ce qui entraîne chez eux un taux d’échec aux examens bien plus important que dans le reste de la population estudiantine), on mesure le caractère odieux des « propositions » de Silvestre et de Marseille, pour qui au contraire ce qui se passe à l’étranger, les droits d’inscription en France ne sont pas « décents ». Au sujet de la difficulté à concilier études et vie professionnelle, lire le rapport de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) sur la précarité et la pauvreté en milieu étudiant dirigé par C. CRIGNON et datant de 2003, p.14-15, sur le site de l’OVE.

[7] Le reportage diffusé pendant l’émission sur l’ « autonomie » des universités montre pourtant les limites et les effets pervers de cette « autonomie ». Le commentaire explique : « d’ailleurs, les universités sont des entreprises. Les professeurs sont recrutés par des chasseurs de têtes. […] Les professeurs ont la pression dans une culture du résultat où l’étudiant est d’abord un client ». Une professeure allemande y déclare même que les profs sont soumis à des « exercices » pour les évaluer qui lui rappelle « franchement les exercices d’autocritique dans les systèmes communistes ». Selon elle, on ne donne que des bonnes et des très bonnes notes aux « clients ». Qu’à cela ne tienne, nos chantres de la privatisation des universités françaises réussissent le tour de force de retourner cela en points positifs.

[8] S’il lui arrive de contester la volonté gouvernementale de favoriser les « riches » par son « paquet fiscal », Joffrin, quand il ne joue pas au conseiller stratégique du gouvernement, soutient en revanche contre Marseille que l’« autonomie des universités » est souhaitable pour favoriser une meilleure « gestion », alors que Marseille nie qu’il existe un lien de cause à effet entre les deux choses. Il se défend d’autre part à plusieurs reprises de vouloir donner raison aux syndicats, étudiants notamment.

[9] La comparaison – et non « l’équilibre » - exige que l’on compare ce qui est comparable : autrement dit, le taux de syndicalisation chez les salariés et chez les patrons, ou le nombre de salariés et le nombre de patrons (ce qui aurait permis à Marseille de constater qu’à l’échelle de la population française, les premiers étaient plus « représentatifs » que les seconds).

[10] Ce que dit Marseille est en effet mensonger, car les syndicats ont aussi des ressources provenant des cotisations de leurs adhérents ou de dons divers. Mais cela n’a aucune importance.

[11] « Il » ? Nicolas Sarkozy serait-il à ce point omnipotent que ses zélateurs ne prennent même plus la peine de citer son nom quand ils parlent de Ses actions ?

[12] Plus loin, ce sont les syndicats du CNRS qui se « dressent sur leurs ergots », dixit Thierry Guerrier.

[13] Thierry Guerrier a en effet répliqué à cette remarque : « Je voudrais comprendre. Est-ce qu’on est en train d’inventer une culture du compromis à la française ou est-ce qu’on est en train de plaquer la culture du compromis à l’allemande par exemple ? »

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Appel à l’intersyndicale des journalistes : Jean-Michel Aphatie vous cherche... (Vidéo)
 
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 18:27

2.JPGBonjour,

 

La France n’est plus un pays libre ; c’est un état totalitaire. En effet, un groupe a fait main basse sur la télévision, et sur de nombreux médias, les accaparant au détriment de la pluralité républicaine. En clair, cela signifie que les Français ne peuvent plus se faire leur opinion librement sur une question donnée. A leur insu, la réponse leur est imposée, à sens unique. Ce scandale, il faut le dénoncer, j’appelle les internautes à faire circuler cet article, ou mieux, à le reproduire dans leur blog ou sur leur site. Il y va de la liberté, de la démocratie. L’enjeu, finalement, n’est pas seulement national, il est mondial. Internautes, mobilisons-nous pour sauver la liberté d’information et donc la démocratie.

 

Notre société est très malade ; nous allons léguer à nos enfants un monde qui n’est plus viable. En effet, depuis quelques années, la dette de l’Etat a augmenté d’une manière préoccupante, et le phénomène ira en s’amplifiant avec les cadeaux que M. de Sarkozy accorde à ses amis les plus nantis; le pillage des ressources s’intensifie au détriment des générations futures ; la course aux armements, notamment nucléaires, crée un immense danger pour la survie de l’espèce humaine ; les déchets, surtout radioactifs, seront un lourd fardeau à gérer ; nos modes de vie sont un contre-exemple, et ils entraînent une pollution démentielle. Enfin, la démocratie recule partout dans le monde, pire, en dépit des belles paroles, elle est en train de mourir, sous les coups de butoir des oligarchies financières, médiatiques, militaires.

 

Aujourd’hui, je voudrais vous entretenir des médias totalitaires, accaparés par un seul groupe pour imposer ses vues au service d’intérêts très particuliers et au détriment de la liberté - et de l’intérêt général.

 

A vrai dire, j’ai commencé à me poser des questions voici plus de dix ans, en remarquant que les émissions religieuses accordaient à Judaïca une place qui ne correspondait pas du tout au nombre de Juifs en France (plus ou moins 600.000). Moi dont le seul critère est l’équité, le souci de justice, je ne comprenais pas pourquoi les Musulmans qui étaient presque dix fois plus nombreux, ne disposaient que de trente minutes de temps d’antenne alors que la communauté juive en avait quarante-cinq, ainsi qu’une meilleure heure de programmation, plus tardive. L’injustice était si criante, et les récriminations certainement si fortes, que Judaïca dut partager son temps d’antenne avec les Orthodoxes.

 

Plus je regardais les émissions, plus je me demandais pourquoi on voyait surtout des Juifs à la télévision, journalistes, invités, etc. Quant aux prétendus intellectuels, ce sont presque toujours les mêmes qui défilent à l’écran, copinage oblige, et toujours pour refaire le monde à leur façon, bien peu intellectuelle justement, puisque partisane. Pour moi, un authentique intellectuel a non seulement des positions fortes, à contre-courant même, en tous cas souvent dérangeantes et surtout libres de toute appartenance. Dans l’un de mes articles, intitulé «  Il reste au moins une intellectuelle », j’expliquais que je ne me coucherai jamais devant le Pouvoir ou l’Argent, et que je ferai toujours preuve d’indépendance d’esprit, quitte à en subir les conséquences. Portant en moi des influences multiples, notamment religieuses, je ne peux que travailler au rapprochement des peuples, des cultures, des religions : ce qui me convient, c’est d’être un pont, un facteur de conciliation et de réconciliation. Je déteste l’esprit partisan, de clocher, de chapelle. Et nos intellectuels, aujourd’hui, n’en sont pas vraiment ; à longueur d’antenne, ils défendent les mêmes idées, les mêmes engagements, les mêmes causes. En dépit de leur universalisme affiché,  ils se désintéressent toujours du sort des Palestiniens, pourtant les plus opprimés et principal enjeu de la paix dans le monde. Ainsi, B.H. Lévy est un faux intellectuel, toujours prompt à pérorer sur la libération des peuples, en oubliant de mentionner les Palestiniens pourtant les premières victimes de l’injustice.

 

Au fur et à mesure que les années passaient, j’ai constaté une aggravation de la situation.  Dans C. dans l’Air, par exemple ce sont toujours les mêmes invités qui défilent, débattant entre gens de bonne compagnie qui pensent exactement la même chose, à quelques nuances près, et toujours pour défendre le libéralisme et ne piper mot  sur les souffrances des Palestiniens ou des Libanais. L’émission de débat se réduit à un échange entre partisans de plus de libéralisme ou d’un peu moins, lorsqu’on interviewe un policier en pleine élection, c’est afin de lui permettre de faire l’éloge du Ministre de l’Intérieur Sarkozy, quand on parle de la situation au Liban attaqué par Israël,  c’est en invitant les pourfendeurs du Hezbollah et les défenseurs des positions de l’attaquant. Belle neutralité !

 

Quant à la V, on assiste à un défilé des mêmes amis, du Point ou du Figaro ; les adversaires sont réduits à la portion très congrue, ou on s’arrange pour les priver de leur liberté en détournant leurs propos dès qu’ils deviennent critiques envers Sarkozy, quand on ne se contente pas purement et simplement de leur faire parler de la pluie ou du beau temps. Le temps de parole de l’opposition est respecté, mais le contenu est privé de signification.

 

Le pire, c’est FR2, encore et toujours elle. Il y a quelques années encore, la chaîne accordait une place non négligeable aux excellents reportages de Charles Enderlin, qui faisait un vrai travail de journaliste, professionnel, varié,  neutre. Aujourd’hui, les temps ont bien changé, avec l’arrivée d’hommes comme M. Darmon à des postes importants, lui-même chargé de suivre Sarkozy dans le moindre de ses déplacements. Même chose pour Jeff Wittenberg (orthographe non garantie). Désormais, la souffrance des Palestiniens est devenue tabou ; si un Israélien décède lors d’un attentat, on en fait tout un plat, mais si plusieurs petits Palestiniens sont tués, ça n’a aucune importance, la vie n’a pas la même valeur suivant que l’on se place d’un côté ou l’autre de la frontière. Ce n’est plus du journalisme, c’est de la propagande pure et simple. Finis le pluralisme, le débat, la neutralité, l’objectivité. J’ai longuement parlé des médias complaisants dans certains articles comme « FR2 télé propagande », « Appel à résister » (mon premier article), « Alerte, on vous ment, les journalistes se mobilisent », pour ne citer que ceux-là (voyez la catégorie de publication, selon le cas politique, médias, ou pas de catégorie).

 

Si les médias ne respectent pas la neutralité, s’ils donnent la parole toujours aux mêmes qui  défendent des points de vue identiques, s’ils masquent la réalité, la travestissent ou la déforment, s’ils manipulent l’opinion, s’ils taisent les informations gênantes comme les coups de sang de Sarkozy ou les critiques qui lui sont faites, s’ils n’accordent aucune place aux approches contraires ou contradictoires,… ce n’est plus de l’information, c’est de la propagande comme dans l’Italie de Berlusconi. Et c’est tragique pour la liberté et donc la démocratie.

 

J’aime mettre les pieds dans le plat, tant pis pour les conséquences. Lorsque j’étais journaliste pour une grande chaîne de télévision française, à l’époque où celles-ci étaient encore libres, une seule de mes émissions a été censurée, l’interview de la Présidente de l’Association internationale des Femmes pour la paix. Comme vous le savez, ce sont les marchands de mort – d’armes – qui sont derrière les plus grands médias ; on comprend mieux pourquoi la télévision préfère diffuser des films de guerre plutôt que des documentaires sur les initiatives en  matière de paix. L’emprise d’un seul groupe d’intérêts ou d’individus est contraire à la démocratie. Et cette influence est occulte, méconnue du grand public, et elle exerce des ravages à l’insu des citoyens.

 

Jamais une émission sur les méfaits du libéralisme – ou alors quand tout le monde dort, ainsi FR2 s’est risquée à diffuser un remarquable (pardonnez-moi, je ne me souviens plus du titre exact) « dans les coulisses de la spéculation », à cinq heures du matin ; objectif, réaliste fracassant – on sortait de ce documentaire traumatisé ! Si tous les citoyens pouvaient connaître la vérité comme dans ce remarquable reportage, ils deviendraient les adversaires de la malfaisante Pensée unique. Mais non, soit on travestit ou on dénature le réel, soit on l’embellit, soit on s’évertue, comme sur FR2, à citer des exemples à l’étranger qui confortent la démonstration.

 

La télévision, comme la plupart des médias, est pour l’essentiel aux mains d’un même groupe d’individus, orientés de la même façon : la défense du libéralisme et d’Israël. Ce groupe est crispé sur son identité, ses origines, et comme il accapare tous les leviers, l’uniformisation est complète, au grand dam de l’égalité républicaine. Le communautarisme est intolérable, qu’il vienne des Juifs, des Musulmans, ou des Evangéliques. Aux commandes, et à l’œuvre, pourtant, ce sont les mêmes, toujours de parti pris, distillant les mêmes discours, véhiculant les mêmes idées, argumentant de manière identique. Finis l’équilibre, l’ouverture, le pluralisme.

 

En d‘autres termes, les Juifs qui représentent une toute petite partie de la population mondiale, 12 millions d’habitants - c’est si peu – , sont surreprésentés dans les médias, au détriment de la diversité, des Noirs, des Asiatiques, des athées, des Musulmans, des Chrétiens… Jour après jour, ils tissent leur toile d’araignée,  excluant peu à peu tous les autres, régnant en maîtres, décidant de tout, supervisant tout, petite minorité qui impose ses vues à la majorité. L’information est orientée, elle est monolithique, parce que concentrée entre les MEMES mains. A-t-on vraiment réalisé à quel point la liberté est en danger ? Nous ne pouvons plus nous prévaloir de la démocratie. Elle est en train de mourir, sous les coups de butoir d’un groupe, d’un parti unique - bientôt -, et d’un seul homme, Sarkozy, décidant à lui seul de tout. La France devient sans qu’on n’y prenne garde un pays totalitaire. Qu’en pense M. Robert Ménard, le patron de Reporters Sans Frontières ? Rien. Et c’est scandaleux ; Quand on lui parle des dérives des médias, il esquive, il est ambigu. En fait, il protège ses petits copains. Vous voulez mon avis ? Il n’est pas digne de représenter une association censée défendre la liberté de l’information. Qu’il soit démis de se fonctions, c’est une œuvre de salut public. Et le CSA est une imposture.

Qui finance cette imposture, au fait ? Nous, les citoyens ? Nous acceptons cela ? Sommes-nous à ce point aveugles ?

 

Je vous laisse l’article ci-joint à méditer ; je l’ai trouvé par hasard, et j’ai tout de suite su qu’il était dans la vérité, et que cette vérité-là devait être mieux répandue. A vous, amis connus ou inconnus d’Internet, à prendre la relève. Mon blog est né du désir de résister à l’intolérable. Entrons en résistance face à ce monde abject qu’on nous prépare ! C’est un devoir moral.

 

Je vous rappelle que vous devez absolument visiter le site  http://syti.net, comme plus de sept millions de personnes avant vous : pour savoir ce que les maîtres du monde trament contre vous, contre nous tous – impunément. J’appelle de mes vœux une nouvelle prise de la Bastille des privilèges, mais cette fois à l’échelle mondiale.

 

Rendez-vous aussi au Forum de la paix, vous avez tous les renseignements sur le site de http://Robocup555.blogs.nouvelobs.com , il a consacré un article récent au Forum.  Vous pouvez aussi cliquer sur  "forum de la paix",  il est en LIEN (présentation blog)

 

Je vous renvoie aussi à mon article sur le projet d’extermination d’une partie de la population mondiale pour le confort d’une minorité, c’est juste avant « B.H.Lévy communautariste, Israël et le nucléaire et tragédie palestinienne », l’avant-dernier article. Faites circuler cette article, reproduisez-le, et passez à l’action contre l’intolérable qu’on nous prépare, comme dans mon « femmes en guerre contre la guerre », ou « insurrection des peuples contre l’intolérable », etc

 

Je vous dis à bientôt, avec des articles à venir comme « douce Amérique» ou « douce terre d’Israël » (suite des trois  « Douce France » de Sarkozy le casseur), ou « La France en 2010 », un nouveau  «déshumanisons, déshumanisons… » ou encore une sélection d’articles à lire pour comprendre le monde infernal que les maîtres du monde nous préparent. 

Votre Eva. Abonnez-vous à ma prose, gratuitement, voyez newsletters, et recommandez mon blog, c'est celui de l'indépendance totale d'esprit.

TAGS : Déshumanisation, paix, médias, totalitarisme, démocratie, liberté, FR2, la V, C. dans l’Air, Jeff Wittenberg, Mickaël Darmon, B.H. Lévy, Israël, Palestine, résister, France, Noirs, Asiatiques, Musulmans, Chrétiens, Evangéliques, CSA, M. Ménard, Reporters sans frontières, Pensée Unique, Libéralisme, Arabes,  Sarkozy, Berlusconi, Charles Enderlin, Le Point, le Figaro, Judaïca, Internet, Juif, femmes, communautarisme… 

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Je vous avais promis cet article, qui m'a donné l'idée d'écrire le mien ; impossible de le trouver , il s'est envolé ! Voici la référence que javais notée...

http://lesogres.tv/article.php3?id_article=62 ; 
Je l’avais imprimé en découvrant le site il y a quelques semaines, parce qu’il concernait les médias, auxquels bien entendu je m’intéresse en tant que journaliste professionnelle. Je vous en reproduis une partie.

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Une petite parenthèse concernant l’Actualité : Sarkozy va voir Bush (FR2 télé propagande dit à l’instant qu’ils vont « se rencontrer dans un lieu où souffle l’histoire »… comme c’est beau ! La réalité doit l’être beaucoup moins : envisager les modalités de la guerre contre l’Iran - pour commencer -, et sous n’importe quel prétexte fallacieux, afin, entre autres, de prendre le contrôle de la production et du transport du pétrole. Voyez mon article « guerre d’extermination des peuples pour le confort d’une minorité »), on verra ce que les médias complaisants en diront ; ensuite, l‘état d’urgence au Pakistan. Tout est lié. A mon avis, il s’agit d’une reprise en mains avant la guerre contre l’Iran et les pays arabes, afin de ligoter le Pakistan au cas où il souhaiterait défendre les Musulmans agressés injustement. Le Pakistan possède la bombe atomique, ne l’oublions pas ; alors, on neutralise les opposants éventuels à la guerre d’extermination d’une partie des Musulmans. Pour moi, les criminels qui engagent les peuples dans des guerres effroyables pour leur seul profit, financier ou de confort, devraient être traduits devant la Justice, et empêchés de nuire. En somme, incarcération préventive, en réponse aux guerres préventives décidées unilatéralement par une poignée d’illuminés comme Bush, Sarkozy, Kouchner – ou soutenues par leurs copains plus ou moins intellectuels comme B.H. Lévy.

 

Voici des extraits de l’article :                           

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«  La communauté juive française, composée paraît-il de 600.000 personnes, est aujourd’hui prise en otage au plan politique par

-          l’idéologie sioniste : Israël à tous prix et intégrisme communautariste carriériste juif, et

-          l’idéologie néo-sioniste : Avoir raison et dominer en instrumentalisant les Juifs et les Nazis, la Shoah et israël.

-          Les deux pouvant être ensemble et globalement qualifiées d’idéologie néo-sioniste, puisque le sionisme d’origine visant la création d’un Etat israélien n’a plus aucun sens à exister, le but étant atteint.

 

La plus grande arnaque mondiale de l’idéologie sioniste a été de faire croire via les mass-médias ultra-libéraux, aux ordres des vendeurs d’armes et de pétrole, au  concept de « GUERRE CONTRE LE TERRORISME » (indispensable à la poursuite de la politique coloniale d’extrême droite israélienne), une expression qui n’a aucun sens puisque par essence on ne peut combattre le terrorisme que par des actions secrètes de renseignement, ce qui se faisait bien avant le 11 septembre 2001.

 

L’idéologie néo-sioniste met en œuvre des outils sémantiques et des manipulations mentales et politiques qui permettent d’asseoir son pouvoir et d’avoir raison, presque quel que soit le sujet dont on parle. Et pas seulement comme beaucoup le croient au sujet du seul conflit israélo-palestinien, ou de sujets liés à la communauté juive.

 

Ainsi, on instrumentalise les Juifs, la Shoah, et surtout les clichés antisémites, pour développer tous les pouvoirs ultra-libéraux et museler toutes les résistances anti-libérales, voire même simplement « gauchistes » ou « sociales ».

 

Par exemple, toute critique des plus riches ou même de la richesse, deviendra antisémite dans une société corrompue par le néo-sionisme.

 

Ou aussi, tout autre communautarisme que le Juif deviendra antisémite, directement ou indirectement.

 

Le néo-sionisme est une insulte au judaïsme, une perversion politico-religieuse, une insulte à tous les Juifs qui veulent simplement  un respect de leurs croyances, de leurs pratiques, et de leur histoire.

 

Si la répartition des gens dans les médias était fonction des compétences, elle serait proportionnelle en fonction des religions et communautés.

 

C'est-à-dire que sur 100 personnes qui défilent à l’écran par ex,  vous devriez voir un Juif, 10 Noirs, 10 Arabes, 5 Asiatiques, et 74 % qui ne sont ni l’un ni l’autre.

 

Ou si l’on ne parle que religion, 1 Judaïque, 5 Musulmans, 5 divers,  40 chrétiens et 50 athées.

Or, la répartition constatée n’est pas du tout celle-là. Il existe une sous représentation alarmante des Noirs, des Jaunes, des Arabes, mais aussi des Musulmans.

 

Par contre, sur 100 personnes, vous voyez à l’écran près de 50 Juifs là où vous devriez en voir un seul, et vous voyez 50 non Juifs là où vous devriez normalement en voir 99.

 

Mais sur 100 personnes qui défilent à l’écran, vous voyez aussi 50 sionistes juifs et 30 néo-sionistes non Juifs, et 20 personnes « diverses » seulement.

 

Le communautarisme juif n’explique pas seul cette surreprésentation. Les autres communautarismes, noir, arabe, ou musulman ou catholique ou protestant, devraient également avoir placé leurs lobbyistes, or ce n’est pas le cas.

 

C’est bien le lobbying politique néo-sioniste qui amène une très forte proportion de Juifs à condition qu’ils soient sionistes, mais aussi donc la quasi-inexistence  médiatique de Juifs non sionistes. C’est aussi le lobbying  politique néo-sioniste qui impose dans les médias une grande proportion de néo-sionistes non Juifs, et le rejet de non sionistes ou de personnes simplement indifférentes à cette idéologie.

 

Les débats ne sont pas équilibrés. Dans la plupart des débats de société, vous trouverez au moins un représentant de la communauté juive, ce n’est pas le cas pour les autres communautés minoritaires. Vous y trouverez toujours plusieurs idéologues néo-sionistes. Souvent même, sur des sujets très sensibles comme Israël ou Bush ou les payas arabes, vous trouverez 100% de débatteurs juifs, qui ne diront pas la plupart du temps leur partialité dans le débat.

Imagine-t-on un débat sur les Noirs sans Noir ? Un débat sur les Noirs avec uniquement des Noirs ? Quel équilibre de débat ? Quand un débat comporte un anti-sioniste, vous trouverez toujours pour l’encadrer une forte majorité et des « calibres » néo-sionistes. (Eva : Tout cela, je l’ai moi-même constaté, et déploré, au nom de l’équité la plus élémentaire, républicaine).

 

Des émissions se font une spécialité de ce genre de manipulation. Il s’agit de C. dans l’Air… Chez Fog.. (etc).

 

 Les chaînes les plus idéologues néo-sionistes sont Direct 8, BFM, i Télévision, LCI, France 2, France 5, M6.  (Eva : Je ne regarde pas les chaînes pré citées, sauf France 2  et France 5. Et concernant ces deux chaînes, je l’ai évidemment remarqué, car cela saute aux yeux de tout observateur).

 

Les réseaux néo-sionistes sont particulièrement visibles dans l’axe du bien américano-sioniste, dominé par les évangéliques faucons américains, pas Juifs, puisque chrétiens-protestants, mais plus sionistes même que les Israéliens.((Eva : Tout à fait vrai. J’ai fréquenté longtemps les évangéliques, même américains, et j’ai constaté que les chrétiens protestants-évangéliques étaient fanatiquement sionistes – avec les répercussions que l’on sait sur la politique au Proche-Orient -, le meilleur exemple étant une personne de ma famille convertie à ma suite, et devenue d’une intolérance totale depuis qu’elle fréquente les Assemblées de Dieu pentecôtistes. Pour elle, la priorité c’est le soutien INCONDITIONNEL à Israël. Cela pose de graves problèmes, puisque ce fanatisme peut diviser les familles et, à terme, favoriser une guerre dans la région qui peut rapidement dégénérer en guerre mondiale – Bush l’a lui-même dit, envisagé, et probablement a-t-il déjà conçu tous les plans pour atteindre ce but, souhaité par la minorité opulente de notre monde qui d’une part n’estime plus viable une planète remplie d’improductifs à prendre en charge, d’autre part de trop gros consommateurs d’une énergie qui ne sera pas illimitée. Voyez mon article « guerre d’extermination des peuples… », ou le site Syti.net. Naturellement, les salopards qui souhaitent une nouvelle guerre seront les premiers à s’en protéger, comme je l’ai déjà dit, dans leurs bunkers dorés quatre étoiles.))

 

En France, … la mise au jour de ces réseaux (néo-sionistes), contrairement à d’autres réseaux moins fermés et moins complotistes, est rendue difficile par la chape de culpabilité et de diabolisation liée au crime contre l’humanité perpétré par les Nazis sur des Juifs et d’autres minorités.

 

…. Il est devenu impossible à un Juif non sioniste, ou pire, anti-sioniste, d’apparaître à la télévision française, et ceci uniquement pour raison politique et idéologique ! … Les sionistes sont surreprésentés dans les médias : Plus de 50 % des gens qui y ont accès.

 

Ces personnes ne sont en réalité plus juives au sens religieux du mot. Elles sont sionistes, au sens exclusivement politique. ( et donc ultra-libérales, voir à C. Dans l’Air, où des ultra-libéraux « débattent » avec des libéraux qui le sont un peu moins).

 

L’idéologie néo-sioniste est pourtant contraire aux fondements de la République et aux droits de l’homme. " ( L'article continue avec une liste de néo-sionistes que je ne reproduirai pas - Eva).

 

Dans l’un de mes très prochains articles, j’écrirai une Lettre ouverte à G.W. Bush (néo-conservateur chrétien évangélique, lui ; les fanatismes religieux se ressemblent ! Toujours aussi hideux, instrumentalisant à leur profit une religion digne de respect).

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Sur http://laviedesidees.fr/La-polémique-sur-le-lobby-pro.html , voici un article où l’on parle entre autres des lobbies qui manipulent les médias. Faute de place, l'article ne paraît pas en entier. Cliquez sur la référence que je viens de donner pour la suite de l'article ( Eva)


Idées du monde > La polémique sur le « lobby pro-israélien » Israël autrement

La polémique sur le « lobby pro-israélien »
 
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Rédigé par deux spécialistes des relations internationales, le rapport sur le « lobby israélien » a suscité une très vive controverse aux États-Unis. Au cœur de la polémique, le rôle du « lobby » dans la politique étrangère américaine, notamment au Proche et au Moyen-Orient.

 
Recensés

John Mearsheimer et Stephen Walt, « The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy », étude accessible sur le site de la Harvard University : http://ksgnotes1.harvard.edu/Resear...
Le débat public « The Israel Lobby : Does it Have too much Power on U.S. Foreign Policy ? » organisé par la London Review of Books à Cooper Union (New York) le 11 octobre 2006, à consulter en ligne : http://www.scribemedia.org/2006/10/....

Comment expliquer la relation spéciale unissant l’Amérique à Israël ? Deux spécialistes des relations internationales, John Mearsheimer (professeur à l’université de Chicago) et Stephen Walt (professeur à la Kennedy School of Government de Harvard), ont suscité la polémique en répondant à cette question délicate. Dans une étude de 83 pages présentant tous les gages du sérieux académique, mise en ligne sur le site de l’université de Harvard en mars 2006 et publiée simultanément par la London Review of Books (LRB) dans une version abrégée, ils ont défendu leur interprétation de cette relation : le choix américain d’un soutien quasi inconditionnel à Israël s’expliquerait par une influence disproportionnée du « lobby israélien ».

Si c’est la première fois qu’elle est proposée dans une version apparemment aussi rigoureuse, cette explication n’est pas nouvelle. Dans des versions polémiques et quelquefois paranoïaques, elle a été régulièrement avancée depuis la guerre du Liban (celle de 1982) et le soutien américain à Israël dans ce conflit, qui ont coïncidé avec la montée en puissance du lobby. En 1985, Paul Findley, un représentant républicain de l’Illinois vaincu aux élections de 1982 après avoir siégé vingt-deux ans au Congrès, a alimenté la théorie du complot en imputant sa défaite aux tractations du « lobby juif ». Dans un livre intitulé They Dare to Speak Out [1], il a accusé celui-ci d’empêcher toute discussion sur la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient et a mis en garde contre un prétendu contrôle du Capitole par le lobby. D’autres auteurs ont considéré après lui le soutien de Washington à Tel-Aviv comme contraire aux intérêts politiques américains et ont également tenu le lobby pour responsable de ce choix politique, jugé au mieux mal inspiré et, au pire, nuisible [2].

Moins suspecte a été l’attaque de George W. Ball, parce qu’elle émanait d’un acteur respecté de la politique étrangère américaine. Selon cet ancien ambassadeur aux Nations unies, son pays se serait égaré dans un « attachement passionné » pour Israël, dont les coûts financiers, politiques et moraux seraient considérables [3]. Puis, dans le sillage du 11-Septembre, la polémique a été relancée par un débat sur la prétendue double allégeance des Juifs américains. Lorsqu’en 2004 deux anciens responsables de l’AIPAC, l’organisation en charge du lobby en faveur d’Israël, sont condamnés pour avoir aidé un employé du Pentagone à transmettre des informations secrètes à Israël, la théorie de la conspiration renaît.

Une alliance mise en doute

Il faut créditer Mearsheimer et Walt d’avoir tenté de relancer le débat sur des bases sérieuses et d’avoir voulu prendre leur distance à l’égard des études plus ou moins douteuses qui les ont précédés. Un examen rigoureux de l’influence du « lobby juif » avait rarement été entrepris jusqu’alors [4]. Leur rapport a pourtant suscité, à en croire Michael Massing, la plus grande controverse intellectuelle depuis l’article que Samuel Huntington avait consacré au choc des civilisations dans Foreign Affairs en 1994 [5]. Si Mearsheimer et Walt ont été soutenus par des progressistes satisfaits que l’influence du lobby pro-israélien soit enfin soumise à examen, les critiques se sont abattues sur leur étude, venant non seulement des défenseurs habituels d’Israël, mais aussi de la gauche et de personnalités ouvertement hostiles aux objectifs de ce lobby et d’Israël [6]. En réponse à ces attaques extrêmement nombreuses et, pour certaines, d’une grande violence, les auteurs ont nuancé certains de leurs propos dans un court article publié par Foreign Policy [7] puis à l’occasion du débat organisé par la London Review of Books [8] en octobre 2006. Pour comprendre cette controverse, c’est cependant à la version originale de l’étude qu’il convient de revenir.

Cette étude part d’un constat largement consensuel : le caractère exceptionnel de la relation unissant Tel-Aviv et Washington, fondé selon les auteurs sur un soutien américain d’un niveau « unique ». Mearsheimer et Walt rappellent des faits bien établis. Israël est depuis 1976 le plus important bénéficiaire de l’aide économique et militaire américaine – entre 1949 et 2005, l’aide totale des Etats-Unis à Israël s’est élevée à 153 milliards de dollars [9]. Israël jouit également d’un soutien diplomatique hors du commun de la part de Washington. Les auteurs rappellent que, depuis 1982, les Etats-Unis ont voté contre toutes les résolutions du Conseil de sécurité condamnant Israël. Il faut préciser pourtant que le soutien américain n’a jamais été systématique : il est arrivé que Washington prenne ses distances à l’égard d’Israël lorsque ses actions ou ses demandes l’ont embarrassé. Mentionnons également le délai, critique pour Tel-Aviv, avec lequel Washington mit en œuvre le pont aérien assurant le ravitaillement en armes lors de la guerre du Kippour, ou encore l’injonction adressée à Israël en 1989 par le secrétaire d’Etat James A. Baker III de mettre un terme à la colonisation dans les territoires occupés. Ces exemples ne sauraient cependant remettre en cause l’exceptionnel soutien américain à Israël.

Pour Mearsheimer et Walt, tous deux partisans d’une politique étrangère américaine faisant primer l’intérêt national, ce soutien est irrationnel et incompréhensible car Israël serait devenu un « handicap stratégique » pour Washington. Depuis la fin de la Guerre froide, pendant laquelle l’Etat hébreu a joué le rôle de substitut stratégique des Etats-Unis au Moyen-Orient, l’avantage d’avoir Israël comme ami n’est plus aussi évident qu’auparavant. Ce soutien vaut à Washington un blâme embarrassant de la part des démocraties soucieuses du respect des droits de l’homme dans le monde, et fragilise ses relations avec les pays du Golfe. Pour les deux auteurs, il accroît également le risque terroriste pour les Etats-Unis. Pourtant, chacune des guerres dans lesquelles Israël a été engagé a servi de terrain d’essai pour les armes que Tel-Aviv avait achetées à Washington, et la coopération stratégique entre le Mossad et la CIA continue à représenter des avantages pour les Etats-Unis.

Pour Mearsheimer et Walt, la relation spéciale entre les deux pays ne peut plus non plus être justifiée par des considérations morales : Israël n’est plus menacé comme il a pu l’être jadis, il n’est plus la démocratie respectueuse des droits qu’il a longtemps prétendu être et la réparation des souffrances infligées dans le passé aux Juifs se fait désormais aux dépens du peuple palestinien. D’où la question posée par les auteurs : si la relation spéciale liant les Etats-Unis à Israël est en contradiction avec les deux explications classiques de la politique étrangère que sont le réalisme et la moralité, comment en rendre compte ? Pour Mearsheimer et Walt, l’explication est simple : elle « réside dans le pouvoir inégalé du “lobby israélien” », qui serait le seul lobby « à avoir emmené la politique étrangère américaine aussi loin de la direction que l’intérêt national aurait conseillé d’emprunter ». On retrouve là une analyse qu’on a pu déjà lire ailleurs.

Une influence exagérée

L’originalité de l’étude est pourtant de proposer une définition nouvelle de ce lobby comme « coalition lâche d’individus et d’organisations activement mobilisés pour orienter la politique étrangère des Etats-Unis dans un sens pro-israélien », incluant non seulement les organisations juives actives en faveur d’Israël, mais aussi les chrétiens évangéliques et les néo-conservateurs. Dans la suite de leur étude cependant (dès la page 18), les deux auteurs perdent totalement de vue cette définition large : les exemples qu’ils fournissent à l’appui de leur démonstration sont quasiment tous des cas d’influence juive, comme si les Juifs étaient les uniques responsables de la politique américaine à l’égard du Moyen-Orient. Il s’agit là d’une erreur de raisonnement, qui remet en cause le sérieux de la démonstration et conduit à s’interroger sur les intentions réelles des auteurs. Lorsqu’ils écrivent « lobby israélien », c’est en fait le « lobby juif » qu’ils désignent, et plus particulièrement l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), la seule organisation juive à être dûment accréditée auprès du Congrès pour y défendre les intérêts d’Israël.

L’AIPAC (voir l’encadré p. 78) est en effet un lobby très puissant – le deuxième en terme d’influence, après celui des retraités, selon le classement effectué par le magazine Fortune en 1997. Il dispose de très nombreux membres, d’un personnel extrêmement compétent et compte beaucoup d’amis haut placés à la Maison Blanche et au Congrès, mais aussi parmi les syndicats et les leaders évangéliques. Il bénéficie également de l’hyperactivité politique des Juifs, de leurs contributions élevées aux financements des campagnes (d’autant plus efficaces qu’elles sont coordonnées et bien ciblées) et de la prévisibilité de leur comportement électoral. L’AIPAC a également la chance d’être en concurrence avec un lobby arabe qui est bien loin d’avoir son degré d’organisation et son efficacité. Pour Walt et Mearsheimer, tous ces atouts permettent à l’AIPAC de « dominer le Congrès américain ».

Selon eux, la force du « lobby israélien » (en fait des organisations juives pro-Israël) résiderait également dans sa capacité à faire taire les critiques à l’encontre de Tel-Aviv. Grâce à des think tanks extrêmement actifs, tels le Washington Institute for Near East Policy (WINEP) créé en 1985 pour peser sur la politique américaine à l’égard du Moyen-Orient [10] ou le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) qui plaide pour la coopération des deux pays dans le domaine de la défense, grâce aussi à un certain nombre d’experts et d’intellectuels soucieux de l’intérêt israélien, le « Lobby » parvient en effet à monopoliser largement le débat sur le bien-fondé de la relation avec l’Etat hébreu. Assurément aussi, l’accusation d’antisémitisme est très rapidement brandie. Mais, en accusant le lobby de « manipuler » les médias et de « faire la police sur les campus » (ils pensent notamment à la liste établie par le site Campus Watch [11]), Mearshei-mer et Walt oublient qu’il existe des lieux (telle la Brookings Institution) et des personnes (Noam Chomsky par exemple) qui n’ont pas totalement perdu leur liberté d’expression.

Si l’analyse de l’influence des organisations juives pro-Israël sur le Congrès et les médias est relativement convaincante, celle de leur contrôle de la Maison Blanche l’est beaucoup moins. Il est vrai que, dans certaines conditions, les Juifs peuvent être des « faiseurs de roi » – leur concentration dans les Etats qui comptent pour l’emporter au collège électoral et leur taux de participation record peuvent faire basculer des élections serrées –, mais leur fidélité presque systématique au Parti démocrate ne leur permet pas d’influencer une Maison Blanche républicaine. En outre, même lorsque celle-ci est occupée par un ami de Tel-Aviv, démocrate ou républicain, la cause israélienne peut essuyer de cuisants échecs, ce qu’omettent de mentionner Mearsheimer et Walt. En 1981, l’AIPAC ne parvint pas à empêcher les Etats-Unis de vendre le système de défense antiaérienne AWACS à l’Arabie Saoudite. Toujours sous l’administration Reagan, il ne sut pas éviter la reconnaissance de l’OLP par la Maison Blanche. Plus tard, le lobby pro-israélien tenta à plusieurs reprises d’obtenir le transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, mais en vain. Il ne réussit pas non plus à empêcher l’administration Clinton de concevoir un plan de paix qui devait conduire à la division de Jérusalem.

Mais ce qui préoccupe tout particulièrement les deux auteurs est l’influence du « lobby israélien » (en fait de l’AIPAC) sur l’administration Bush – nous arrivons à l’argument central de l’étude qui est aussi celui qui a fait couler le plus d’encre. Pour Mearsheimer et Walt, l’incapacité dans laquelle serait l’exécutif actuel d’imposer des limites aux actions israéliennes dans les territoires occupés et de contraindre les Israéliens à négocier avec les Palestiniens serait à

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 07:04

305.jpgMes amis,

Le 25 octobre, France 2 va programmer un
nouveau " A vous de juger " avec la Directrice de l'Information, Mme Chabot, bien connue pour sa proximité avec le Président de la République. Si neutres, ces deux-là, qu'ils  se font la bise quand ils se voient ! Arlette, c'est du très grand journalisme... de propagande. Quelqu'un a écrit que TF1 était la voix de son maître; pour moi, France 2, avec les Chabot-Darmon-Pujadas-Duquesne, bat tous les records de soumission réellement servile au Pouvoir en place. Jusqu'à, dernièrement, nous servir un " Human Bomb " pour montrer le courage du cow-boy hongro-américano-Français, dont pas plus tard qu'hier et aujourd'hui, M. Darmon a vanté le "volontarisme" !!! Comme d'autres avant lui, notamment C. dans l' Air, parlent désormais de " Super-Sarko". Je vous renvoie à mes différents articles sur les médias de complaisance, dont "appel à résistance", "FR2 média de propagande", "Alerte, on vous ment, les journalistes se mobilisent"... et un peu partout dans le blog (voir à "catégorie", tantôt politique, médias, ou autre)

Alors, que se passe-t-il ? Tout simplement que, comme vous avez pu le lire dans ma dernière parution, les choses se gâtent pour Sarkozy. De tous côtés, je l'écrivais récemment, la résistance s'organise contre la destruction par le gouvernement de tout ce qui fait la spécificité de la France, services publics, modèle social ou protection des travailleurs. Les yeux s'ouvrent enfin. Même l' électorat pourtant docile des retraités commence à réaliser qu'il a été floué, au lieu des augmentations promises ce sont les franchises à payer ou la future TVA anti-sociale qu'il va falloir bientôt assumer, tandis que les Johnny Hallyday et autres privilégiés se voient accorder toutes sortes de cadeaux fiscaux.
 
Le vent tourne. Annonciateur de tempêtes ?

C'est là que la Chabot intervient, sans doute sur recommandation du Patron et de son importante équipe de communicants payés par les contribuables français. Puisque le Maestro est en difficulté, on appelle le gouvernement à expliquer, à se justifier, à faire valoir. Regardez-bien l'émission demain ! Vous allez voir qu' elle n'aura été mise en place au moment où toute la France commence à s'agiter, que parce qu' il faut apaiser les tensions naissantes. Comment s'y prendre ? Mais en concoctant deux heures sur mesure, qui désamorceront les critiques, sous prétexte de décryptage des nouvelles dispositions. Soyez sûrs, mes amis, que tout sera soigneusement orchestré, comme dans une vulgaire république bananière ou dans l'Italie de Berlusconi, pour que les intervenants soient bien sélectionnés, l'animation parfaitement étudiée, et les questions choisies de telle manière qu'elles permettront au gouvernement de se justifier. Je ne sais pas comment cela se passera, mais je peux d'ores et déjà vous dire que l'émission a été programmée pour venir au secours de Sarkozy, en un mot pour vous manipuler.

A ma connaissance, c'est la première fois qu'un tel événement a lieu durant le mandat d'un Président. Vous imaginez, en coulisses, les incitations, les pressions, les conciliabules qu'il a dû y avoir pour programmer cette émission au moment précis où la France se met à manifester ! J'ai la nausée. Un arriviste sans scrupules a fait main basse sur la France, avec une poignée de richissimes fidèles ( qui ont parfois maille à partir avec  la Justice d'ailleurs ), de courtisans journalistes ou de prétendus intellectuels, de magnats de la Finance, du Show-Biz et de l'armement - et la bénédiction des frères siamois américano-israéliens.

Jamais, amis lecteurs, jamais la France n'a autant senti le souffre. C'est très grave pour la démocratie, pour le modèle de société, pour l'indépendance nationale, pour la paix.

Je vous exhorte à partir au combat contre la démolition de la France et de ses valeurs;  demain, il sera trop tard ! Et l'émission "sur mesure" du 25 octobre, à elle seule, suffit à prouver que la situation est très grave; Oui, nous avons raison de manifester ! L'avenir de notre pays est en jeu, et bien davantage, étant donné la place de la France sur l'échiquier du monde !

Rendez-vous demain, mes amis, pour voir jusqu'où ira l'imposture ! Soyez plus vigilants que jamais, car les puissances de l' Argent ne ménageront pas leur peine pour nous convaincre qu'elles font tout pour le bonheur des peuples ! Vôtre Eva.
 
P.S. Lisez mon article " Fr2 propagnde ", entre autres. Abonnez-vous à ma prose (newsletters à droite), c'est gratuit.

TAGS : Medias, FR2, Sarkozy, Arlette Chabot, Mickael Darmon, David Pujadas, Benoit Dusquesne, Johnny Hallyday, Human Bomb...

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Je viens de recevoir un commentaire de http://www.alerte2neg.com , je regarde son site, fort intéressant, avec des analyses très justes, et je tombe en premier sur cet article qui emploie le mot de " campagne d'intoxication médiatique " - à juste titre. Le voici : ( rencontre Olmert et Sarkozy à l'Elysée, dont on a évidemment peu parlé dans les médias, car elle prépare plus la guerre que la paix, Sarkozy ayant remplacé Blair auprès du couple américano-israélien - ce dont les Français ne veulent pas, faut-il le rappeler ).


Pour en savoir plus sur cette «rencontre», il suffit de se reporter sur l’excellent site d’informations Guysen.com: « Avant de s’envoler pour la capitale française, Ehoud Olmert s’était déclaré  heureux de rendre visite à ses « confrères français et anglais".Selon un grand quotidien israélien, il semblerait en effet que « pour la première fois depuis 40 ans, Paris est devenu un allié aussi important que Londres ». L’élection de N.Sarkozy a joué le rôle de catalyseur dans cette amitié émaillée des soutiens trop manifestes des précédents présidents concernant les positions libanaises et palestiniennes Les récentes déclarations dénuées de toute ambiguïté exprimées par le chef d’état français concernant le dossier iranien ont joué pour beaucoup dans ce réchauffement.

« Le programme nucléaire iranien est le problème international numéro 1 » a récemment déclaré le Président français, qui n’avait pas hésité à employer des mots très durs à l’égard du régime d’Ahamadinedjad. En août dernier il avait ainsi mis en garde contre « une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran ».Ce matin, le Premier ministre israélien a démarré sa visite hexagonale en se rendant au square Yitzhak Rabin, dans le XII ème arrondissement, afin de visiter le monument édifié en l’honneur des 3 soldats actuellement détenus par les milices du Hamas et du Hezbollah. Il en a profité pour exprimer toute sa reconnaissance à Paris, et féliciter les citoyens français pour cette initiative. Puis, à son arrivée dans la cour de l’Élysée aux alentours de 12h30, Ehoud Olmert a été accueilli par la garde d’honneur, avant de retrouver le chef de l’État français. Avant de débuter son déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy, il a tenu à préciser qu’il « existait peu de sujets sur lesquels la France et Israël étaient en désaccord ».

La rencontre devait permettre aux deux hommes de faire « un point sur la situation au Proche-Orient avant la conférence d’Annapolis prévue le mois prochain » a déclaré David Martinon à la presse à l’issue de leur déjeuner. Pendant plus de deux heures, les deux hommes ont débattu de sujets cruciaux, parmi lesquels, la situation au Liban ou les actuelles négociations avec les Palestiniens en vue de la conférence d’Annapolis, dans laquelle le chef du gouvernement israélien "a souhaité que la France joue tout son « .Pour Nicolas Sarkozy, une fois que la sécurité de l’État d’Israël aura été assurée, Israël devra "faire preuve de créativité et essayer de faire des gestes pour régler le conflit israélo-palestinien ».Rappelant que la France était favorable à la vision américaine des deux états, le président français a demandé au Premier ministre israélien « de lui rendre compte des entretiens qu’il a pu avoir ces derniers temps avec le président (de l’Autorité palestinienne Mahmoud) Abbas ».

Décrivant la création de l'Etat hébreu en 1948 comme le "miracle du 20 e siècle", le président Sarkozy a également déclaré que la sécurité d’Israël était "indiscutable" et ne pouvait faire l’objet de négociations. Concernant le dossier iranien, le porte-parole de l’Élysée a indiqué « qu’Israël et la France partageaient le souhait que le programme nucléaire iranien se fasse dans la plus grande transparence et dans un objectif pacifique ». « Ni pour la France ni pour Israël il n’est acceptable que l’Iran soit doté de l’arme nucléaire » a précisé D.Martinon. « La position du président français répond tout à fait à mon attente »  a affirmé Ehoud Olmert qui a d’ailleurs avoué ne pas avoir « pu entendre sur le dossier iranien des choses qui auraient pu être plus proches de mes attentes ».

Après ça, on comprend un peu mieux les ressorts de la sortie « manquée» de Bernard Kouchner, qui a sans aucun doute confondu vitesse et précipitation dans l’élaboration de la campagne d’intoxication médiatique et diplomatique anti-Iran. S’il fallait encore des précisions, on en a plus désormais besoin. Comme l’a dit Ehud Olmert, personnage passible d’une condamnation pour Crimes de guerre et contre l’Humanité ( voir agression du Liban en juillet 2006) : « La position du président français répond tout à fait à mon attente ». Cela a le mérite d’être très, très clair quant aux intentions des uns et des autres de bombarder l’Iran au nom du pays décrit par Nicolas Sarkozy comme LE « miracle du 20 e siècle » dont  sécurité d’Israël était « indiscutable » et ne pouvait faire l’objet de négociations ».  C’est terriblement Sarkozy, ça !

-----------------------------------------------------------------------------------------------------     Est-ce que vous vous souvenez  de l'article que j'ai récemment publié sur Kouchner ?  "Lettre ouverte à B. Kouchner, Dr Jekyl and M. Hyde" ? Eh bien, je vous laisse lire cecii, écrit par un blogueur fidèle de mon blog : http://chahid.over-blog.com .  Et je publie ensuite un autre de ses articles,  cette fois sur les MURS.

Qui a dit : «L’homme est mauvais, chaque homme est un génocide.» ?

   La phrase est de Bernard Kouchner copiant certainement ses amis « philosophes du show » BHL & Co, et s’adressant à l’Abbé Pierre dans leur livre d’entretiens « Dieu et les hommes »[1]. Un livre dans lequel il révèle entre autres avoir mangé de la chair humaine au Biafra[2] et livre à l’Abbé Pierre sa propre confession : « L'homme est vraiment pire encore qu'on ne croit. Il faut bien qu'il se prouve qu'il est immortel, ce pauvre petit homme (NDLR Bernard Kouchner) qui sait qu'il va mourir sans jamais se l'avouer. Donc il tape sur les autres, et éventuellement, il les tue. Tuer l'autre c'est une façon de vaincre sa propre mort. Plus on est cruel et plus on feint d'être fort. Plus on est cruel plus on feint de maîtriser sa propre vie. Et permets-moi, mon père, un conseil : pour mieux aimer les autres, pour les chérir à coup sûr, armons-nous fortement et préparons-nous au pire ; cela paraît utile pour qu'intervienne la divine surprise. »[3]. Remarquez, Kouchner est fidèle à sa même rhétorique «préparons-nous au pire» ;  «Il faut se préparer au pire» contre l’Iran. Mais au fait, de quel homme et de quel génocide parlait Kouchner ? On ne voit pratiquement aujourd’hui que les génocides perpétrés par ses amis sionistes et néoconservateurs, en Palestine, en Iraq, en Afghanistan et bientôt en Iran.  Et on ne voit aussi que des Kouchner et des Sarkozy au service des intérêts pétroliers américains comme dirait le philosophe Manuel de Diéguez. Le philosophe qui vient d’ailleurs de publier un dernier texte sur Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner et l'anthropologie critique du tartuffisme, en interpellant ainsi les jeunes français : « Ne laissez pas M. Sarkozy et M. Kouchner faire de la France le Tartuffe de la démocratie mondiale sous la tutelle d'un souverain étranger. (…) Voyez la célérité que mettent les peuples sur les cinq continents à prendre la relève de leur classe dirigeante de valets, voyez le front uni que votre jeunesse présente d'ores et déjà face à l'irresponsabilité, à l'ignorance, à la corruption, à la légèreté, à la trahison de vos fausses élites. ».

   Dans une analyse du journal leMonde.fr, un certain Yves Mamou se pose la question : Un médecin peut-il être un terroriste ? En référence auxdits « attentats manqués » du 7 juillet à Londres. Nous avons droit alors comme d’habitude, au même refrain « les camps d'extermination nazis, des hommes comme Josef Mengele ou Aribert Heim (…) le terroriste islamiste…» mais aucune mention sur Antoine Porot et ses amis « psychiatres » de la fameuse et raciste « École d’Alger»[4]. Aucune mention sur les pères de l’eugénisme. Aucune mention sur les médecins/bouchers du colonialisme, sur les médecins des zoos humains, sur les Georges Cuvier, les Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, et enfin sur leurs victimes les Vénus Hottentote.

   Revenons maintenant à cette même question : Un médecin peut-il être un terroriste ? « Terroriste » du verbe « Terroriser » : « provoquer un sentiment d’insécurité, soumettre à un régime de terreur, épouvanter…» selon les dictionnaires Hachette, Larousse, le Petit Robert etc. Les dernières menaces de Kouchner n’ont-elles pas provoqué un sentiment d’insécurité chez les enfants, les femmes et les vieillards iraniens ?

   Honnêtement, à entendre Bernard Kouchner menacer l’Iran de recours à la force au lieu de faire de la diplomatie, son travail supposé, on bascule immédiatement dans le camp de l’Iran. Mon « allergie» et mes réserves sur le régime des ayatollahs en place ne me déshumanisent pas et ne me privent pas de mes principes pacifistes et je suis toujours capable de faire la différence entre critiquer un régime et participer à une campagne ou à une croisade de fascistes éhontés contre un peuple qui n’a que faire d’un soi-disant programme nucléaire. Face à une agression présentée comme imminente contre le peuple iranien, quel camp choisir ou COMMENT choisir son camp ? 

   Savoir que dans le camp adverse se trouvent les néocons, les sionistes, les Bush, les Sarkozy, les Kouchner, les fascistes, les racistes, les fanatiques de la croix… ne nous met même pas devant un dilemme ; notre camp est aisément et spontanément repérable : le camp du peuple iranien.

   Face à cette crise, je ne me comporte pas en « musulman » (un musulman qui défend d’autres diront certains), je ne partage pas les mêmes croyances de presque 60% des iraniens. Les enjeux sont plus graves qu’une simple appartenance religieuse ou ethnique. C’est de l’hégémonie d’un empire et de ses vassaux qu’il s’agit. Si on tolère l’hégémonie de l’empire, tant qu’il agresse les autres, viendra notre tour inévitablement. S’il faut défaire une hégémonie, il vaut mieux le faire aujourd’hui avant demain, dans chaque instant et partout. L’hégémonie américano-sioniste n’a que trop sévi, n’a que trop massacré, n’a que trop humilié et n’a que trop déshumanisé.

   Je termine avec la sagesse d’un Abbé Pierre, homme d’amour, de paix et de clairvoyance:   « je suis convaincu que le partage fondamental de l'humanité ne passe pas entre ceux que l'on dit croyants et ceux que l'on nomme ou qui se nomment eux-mêmes non-croyants. Il passe entre les "idolâtres de soi" et les "communiants", entre ceux qui devant la souffrance des autres se détournent et ceux qui luttent pour les libérer. Il passe entre ceux qui aiment et ceux qui refusent d'aimer. »[5].

   Ainsi, quand l’Abbé Pierre s’absente, Kouchner le médecin va-t-en-guerre sans frontières et le Nouveau Casque Colonial…sonne le Schofar de la guerre et de l’hégémonie américano-sioniste.

[1] Abbé Pierre et Bernard Kouchner : Dieu et les hommes. Robert Laffont 1993

[2] Op.cit p : 34

[3] Op.cit p : 33

[4] Dans ses « Notes de psychiatrie Musulmane » (1918),  Antoine Porot parle du maghrébin ainsi : «Hâbleur, menteur, voleur et fainéant, le Nord-Africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles. ».

[5] Abbé Pierre : Mémoires d'un croyant. Fayard. Paris 1997.

* Copyright © 2004/Centifolia pour la photo de la fillette qui m’a servi pour ce montage.

 
publié par Chahid publié dans : La bêtise humaine
publié par Chahid publié dans : Le monde tel qu’il est !
 
Samedi 12 Mai 2007

  

   Quand les Européens débarquent à partir de la fin du XVe siècle sur le continent américain, le sort de ses indigènes est déjà scellé. Les nouveaux venus s’avèreront une calamité pour ces populations. Avec des maladies introduites d’Europe (variole, grippe...), un mode de vie et des produits qui vont très vite dégrader le mode de vie local (armes, alcool...),  une religion imposée par la force de l’épée et une politique de division pour créer des rivalités entre ces tribus afin de les dresser les unes contre les autres, les dizaines de millions d’indigènes (amérindiens) que comptait le continent vont en deux siècles seulement s’anéantir totalement. Les quelques milliers de survivants seront emprisonnés dans des réserves et entourés de murs.[1]

   Tout commence donc par un débarquement, une invasion, un génocide et ça se termine toujours par des murs. La même histoire qu’on retrouve aujourd’hui en Palestine et en Iraq et avec presque les mêmes acteurs. Hérédité et transmission de la méthode aux descendants, obligent.

   L’histoire de l’humanité regorge de murs, de murailles, de fils de fer barbelés, de barricades, de tranchées et de barrières électroniques.[2] Elle regorge aussi de souffrances et d’humiliations subies par des peuples, des hommes et des femmes condamnés à vivre séparés par des murs.

    Rodolfo Graziani fut parmi les pires et grands constructeurs de murs, de réserves et de camps de concentration du dernier siècle. Il a construit le célèbre mur (barrage)  « Reticolato confinario » (270 km de long), aux confins de la Libye et de l'Égypte pour empêcher, dit on, le commerce transfrontalier des armes et du ravitaillement à destination des moudjahiddines libyens. Pour son projet Graziani ordonna la déportation de plus de 200.000 Libyens vers l'ouest. L’exode forcé a duré 3 ans avec des milliers de victimes. Le barrage a porté un coup fatal à la résistance libyenne et à son légendaire chef Omar Al-Mokhtar. Le même barrage a inspiré les autorités militaires françaises pour couper le ravitaillement du FLN depuis les frontières tunisiennes.

   Les américains et les israéliens ont minutieusement étudié cette phase noire de l’impérialisme européen, et en ce moment même le pentagone est en train de réviser le manuel génocidaire et criminel appliqué en Afrique du nord pour mater la résistance et torturer les moudjahiddines.

  Les britanniques sont aussi considérés comme une grande référence en la matière. Leur politique de division menée en Inde et en Irlande est symptomatique. Après s’être aperçus qu’une Inde indépendante et unie risque de devenir une puissance régionale dans les 50 années à venir, les britanniques ont diaboliquement orchestré et alimenté les hostilités et les rivalités entre les communautés musulmanes et hindoues du pays, ce qui va accoucher de la douloureuse division du pays en deux Etats (Inde et Pakistan). L'île d’Irlande fut aussi divisée en deux entités. Dans les deux cas, les deux frères ennemis sont condamnés à tout jamais.

   Les mêmes britanniques et américains se retrouvent aujourd’hui en Iraq avec les mêmes objectifs impérialistes ; il est normal donc qu’ils reproduisent leur savoir-faire en matière de murs et de « diviser pour régner », « Divide ut imperes ». Le désormais fameux mur autour du quartier sunnite d'Adhamiya, n’est en rien différent de celui qui emprisonna autrefois les apaches et les libyens. Comme en Inde, au Maghreb et ailleurs, les américains et les britanniques ne quitteront l’Iraq qu’après l’avoir découpé en plusieurs morceaux ; créant ainsi des frères ennemis sunnites, chiites et kurdes à tout jamais séparés et montés les uns contre les autres.  

  Il est « logique » aussi de constater que le bâtard de ces deux empires impérialistes a reproduit le même mur de la honte en Palestine et la même politique de division (Hamas/Fatah)[3]. Tel père tel fils, dit on !

   La  balkanisation est donc une constante chez les grandes puissances impérialistes. Ça commence un jour par la construction d’un simple mur qui devient ensuite une frontière pour devenir enfin la cause d’une tension régionale marquée de temps en temps par des guerres sanglantes entre des frères ennemis. Le Maghreb arabe en est un exemple triste et révoltant.

  Ces murs, cette décapitation, cette souffrance, cette humiliation et cette injustice me rappellent étrangement, Lavinia fille de Titus[4]. Ses violeurs lui ont coupé les mains et la langue, elle qui était si gracieuse. Titus chagriné et humilié gémit : « Oh muette suppliante, j’apprendrai à t’entendre ». La Palestine et l’Iraq sont décapités, muets et suppliants, apprenons à les entendre.

[1] Parmi les réserves américaines connues on peut citer celles de Chiricahua et de San Carlos réservées aux tribus Apaches.

[2] Voir parmi les plus célèbres murs : « Liste des murs ».

[4] « Titus Andronicus » est une tragédie inoubliable de William Shakespeare.

* La première photo est prise en Palestine par les photographes JR et Marco dans le cadre de leur projet « Face 2 Face ».

** La deuxième photo représente le barrage « Reticolato confinario ». Source : MUSEO VIRTUALE DELLE INTOLLERANZE E DEGLI STERMINI

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 13:05

Chers amis,

Je vous incite vivement, vous qui êtes attachés à l'indépendance des Médias, à la Liberté, à la Démocratie, à signer cette pétition. C'est le visage de la France d'aujourd'hui et de demain que vous dessinez par cet acte. A vos clics !  Je vous embrasse, vôtre Eva

J'ai trouvé à l'instant cette pétition sur http://sego-dom.over-blog.com

Pétition pour une presse libre

lapresse.jpg
Intersyndicale des Journalistes

Proposition pour une presse libre

Signez la pétition
et faites circuler l’adresse du
site.

 
Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :
CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel, multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail (dans sa version actuelle).Le recours à des journalistes non permanents (CDD ou pigistes) ne sera autorisé que dans le cas de remplacements prévus par la législation en vigueur ou pour renforcer la qualité d’expertise de la rédaction dans un domaine particulier.
LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.
QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.
CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.
PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.

En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.
independance.jpg
Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :
ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.
CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.
LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.

------------------------------
Je vous joins en complément cet article sur la complaisance des Médias envers Sarkozy : http://www.acrimed.org . D'actualité !

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Rugby : La Coupe est pleine (avec une vidéo)
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Peu nous importe ici que l’on aime ou que l’on déteste le rugby : ce n’est pas notre affaire. Nous ne nous livrerons ni à l’adulation des foules de supporters (plus ou moins occasionnels…), façon TF1, ni au mépris hautain qu’elles inspirent à de prétendues « élites », façon Charlie hebdo. En revanche, la critique des médias et celles du sport mercantilisé, de son instrumentalisation politique et de ses débordements chauvins sont indissociables : la plupart des médias vivent de la marchandisation du sport, cautionnent les mises en scène politiques dont les compétitions sont le prétexte et soutiennent sans retenue les constructions spectaculaires d’une « identité française » forgée dans des simulacres de guerre.

Avec la Coupe du Monde de rugby, nous avons été amplement servis. Il suffit de mentionner quelques symptômes (et de consulter une vidéo).


Des éditorialistes en crampons

A la veille de tous les matches de l’équipe de France, la quasi totalité des médias sont devenus sportifs. Et pas seulement L’Equipe et la presse populaire. La plupart des éditorialistes de la presse écrite, spécialistes de tout, se sont dotés d’une compétence supplémentaire : le rugby. Des principaux quotidiens de la presse régionale à Libération, ce fut un déluge d’emphase pontifiante et de considérations édifiantes sur les enjeux sportifs, économiques et moraux des matches livrés par les Français.

Deux exemples, parmi des dizaines d’autres :

- Le matin du match opposant l’équipe de France à celle de Nouvelle-Zélande (6 octobre 2007), Francis Rousselot, pour Libération, s’extasie : « (...) Les Blacks donc - pardon les Neo-Zélandais, comme dit Bernard Laporte -, c’est pour tout de suite maintenant. On ne peut rien y faire et c’est comme ça. Mais la bonne nouvelle, c’est que la ferveur est toujours là. La douche argentine a donné la gueule de bois mais n’a pas gâché la fête. La Coupe du monde est un succès, Nike a vendu 500 000 maillots bleus en moins de quatre semaines et 30 0000 Français seront à Cardiff pour entretenir le rêve . »

- Après la victoire « historique » (forcément…), le 8 octobre, Hervé Cannet, dans La Nouvelle République du Centre-Ouest, se prend à rêver plus encore : « Grâce à la rébellion de Cardiff, c’est aujourd’hui le rugby qui devient le porteur de cet espoir d’un 14 juillet en plein automne . "Allez les petits" : le vieux cri de Roger Couderc redevient une réalité. Tout un peuple va pousser en mêlée. Samedi, au stade de France, par exemple. Ou au-delà. Car les doutes ne sont plus guère de mise : "On ira tous au paradis" chantent les supporters. Ce " On " ne concerne pas seulement les quinze acteurs sur le terrain. Au moment où les mots faillite, rigueur, chômage viennent assombrir l’ambiance, vibrer pour les exploits tricolores sert à merveille d’exutoire. Les tombeurs des Blacks évitent de trop broyer du noir. Le pouvoir n’en tirera peut-être pas des sondages plus favorables mais l’impact économique sera, lui, loin d’être dérisoire. La relance grâce aux Bleus ? Relance, mais voilà bien un terme emprunté au rugby. » Et après la défaite devant l’équipe d’Angleterre ?

Exception à la règle, Francis Brochet, dans Le Progrès du 6 octobre douchait - avant le match…, - l’enthousiasme médiatique pour les prouesses médiatiques : « Grande braderie sur la Coupe du monde de rugby. Elle n’est pas finie qu’on solde déjà polos et tee-shirts, tandis que les villes hôtes font leurs (mauvais) comptes... La promesse était pourtant mirifique. Question de valeurs, nous disait-on : face au vilain foot, le rugby allait vendre sa pureté, son collectif et son respect de l’adversaire... Raté. On a eu la Chabalmania, sorte de Star’Ac de l’ovale. Puis le slogan chauvin d’un parrain ("Aux armes citoyens"). Et toujours le boniment ridicule des VRP de la télé, vraie gagnante de la Coupe avec ses audiences-record. Et le rugby ? Un ramasse-pub, un spectacle hors-sport, comme il existe des cultures hors-sol. Demain, TF1 nous vendra tout pareil du base-ball ou du roller-ball, avec le même "Kit du supporteur"... Allez, rendez-vous ce soir devant le poste, sans le son. Et demain au stade. »

Sarkozy demi d’ouverture ?

Relais à ce point complaisant des opérations de communication de Sarkozy qu’on se demande parfois si elles n’ont pas remplacé ses chargés de communication, nombre des chefferies éditoriales n’ont reculé devant aucun reportage ou mise en images de la présence du chef de l’Etat dans son rôle de premier supporter. A un point jamais égalé, à l’occasion de compétitions sportives, avec les Présidents de la République précédents.

Un seul exemple. Le Journal du Dimanche (JDD) du 7 septembre consacre, outre la « Une », 4 pages à « l’exploit ». Près de deux pages sont dédiées aux performances de Nicolas Sarkozy et de ses amis.

Premier article (deux tiers de la page 4) : « Par la très grande porte », sur-titré : « Bernard Laporte. L’exploit du XV de France prépare idéalement son avenir politique ». Illustration ? Une photo d’une accolade entre Nicolas et Bernard avec cette légende : « Bernard Laporte félicité pas Nicolas Sarkozy dès la fin du match sur le terrain du Millenium ».

Deuxième article (plus de la moitié de la page 5), un titre en forme de citation « Que du bonheur ! » Le surtitre informe sur l’auteur de cette exclamation : « Supporter. Nicolas Sarkozy était avec les Bleus jusque dans les vestiaires » . Et pour illustrer cette folle audace, une photo de Nicolas Sarkozy aux côtés de deux rugbymen torse nu, avec cette légende : « Nicolas Sarkozy refait le match avec Cédric Heymans et David Marty ». Enfin, en guise d’illustration (toujours page 5) d’un article intitulé « Nuit de fête dans toute la France », une photo de Rachida Dati devant Nicolas et Bernard, légendée : « Fou rire d’après la victoire pour Rachida Dati, Nicolas Sarkozy, Christophe Dominici et Bernard Laporte ». Et après la défaite devant l’équipe d’Angleterre ?

Le rugby en première ligne des JT

Dans les JT, la compétition a régulièrement relégué le « reste » de l’information en fin d’édition. Ainsi, le jour du match France - Nouvelle-Zélande, le journal de 13h de France 2 annonce la couleur : « Alors, première information de la matinée, c’est la fin du suspens pour le feuilleton des maillots. Les All Blacks joueront finalement en gris et noir, et les Français en bleu et blanc. Mais là n’est pas l’essentiel … » Là n’est pas l’essentiel en effet, puisque sept des quinze minutes dédiées à l’information sont consacrées au match du soir. Le lendemain de la glorieuse victoire, l’émotion gagne la rédaction de France 2 qui consacre près de quinze minutes de son journal au match et à ses à-côtés. Ensuite, les quelques minutes restantes sont consacrées au Typhon en Asie et à la nuit blanche parisienne… Le soir, toujours la tête dans les étoiles, le journal consacre dix-huit minutes et trente secondes au match de la veille… pour ceux qui avaient raté le match.

Ce même 7 octobre, TF1 consacre près de 18 minutes de son journal de 13h à l’événement. Car comme le dit Claire Chazal : «  La principale actualité de ce dimanche, c’est bien sûr la victoire des rugbymen français qui ont réalisé un exploit hier soir en battant la Nouvelle-Zélande […] après un match acharné ». Claire Chazal trouve tout « évident » et naturel, à commencer par les choix éditoriaux de la chaîne [1].

Le pack des responsables de la rédaction de France 2 reste moins performant que celui de TF1. Mais le 8 octobre, David Pujadas (20h, France 2) consacre près de 9 minutes de son journal télévisé (sur 33 minutes) au rugby. Après avoir annoncé les titres, il prévient « D’abord donc le rugby... encore le rugby ? Oui, encore le rugby car depuis samedi soir , la fièvre est semble-t-il en train de gagner la France ... Les vainqueurs des All Blacks sont revenus tout à l’heure du Pays de Galles... et cette arrivée a tourné à la cohue... Des salariés avaient pris leur pause... Des supporters avertis au dernier moment avaient fait le déplacement... » [2]

Un JT « historique » !

Dans les journaux télévisés de TF1 , l’ « événement » – La Coupe du Monde – , débité en autant de petits « événements » – chaque match de l’équipe de France – atteint nécessairement une dimension « historique » puisque… TF1 a acquis (pour 80 millions d’euros…) l’exclusivité des droits de retransmission. La chaîne du groupe Bouygues informe ainsi sur elle-même en informant sur les événements et met l’information au service de la promotion de ses programmes et de la marque TF1. On pourrait même imaginer un JT de TF1 qui serait intégralement consacré aux autres émissions diffusées par TF1 et une hiérarchie des titres du JT établie en fonction des scores d’audience obtenus par chacune d’elle.

Le comble a été atteint le 13 octobre lors du JT précédent la retransmission du match opposant l’équipe de France et l’équipe d’Angleterre. Un JT de 30 mn, dont 27 mn sur la Coupe du Monde de Rugby (et un résumé de la victoire de l’équipe de France de foot). A 27’03 : « le reste de l’actualité tout de même » (Claire Chazal) avec l’annonce des trois titres qui sont « développés » en 3 mn.

Malgré la défaite de l’équipe de France, TF1 ne désarme pas. Au JT de 13h le lendemain de la défaite nationale, 13’40" sur la « déception » (et la joie des Anglais, quand même…) sur 18’40’’ d’« informations ». Et à 20h, 15’ sur 30.

Sur France 2, à 13 h, sur 15’ consacrées aux informations proprement dites (avant « votre magazine »), 9’20’’ ont été consacrées au rugby (et très secondairement au foot). Au JT de 20h, 15’20’’ sur les mêmes sujets avant « le reste de l’actualité » pour une durée totale de 38’. Sobriété du service public !

Comme l’écrit tristement France soir au lendemain de la défaite : « Alors que la vague Coupe du Monde commençait à bien déferler sur tout le pays, c’est un dur retour à la froide réalité pour tous les passionnés de l’ovalie. » [3]

« Le Rugby, quand on l’aime, on ne compte pas. ». On peut aimer ou ne pas détester le rugby, et cependant savoir compter ce qui reste au « reste de l’actualité »…


Avec des documents et transcriptions de Nadine Floury, Jamel Lakhal et Denis Perais. As de la vidéo : Ricar.



_________________________________________________

[1] Extraits de ces « évidences », le 7 octobre à 13 heures : « La principale actualité de ce dimanche , c’est bien sûr la victoire des rugbymen français […] Nous reviendrons évidemment sur les meilleurs moments du match, sur l’ambiance à Cardiff, les réactions des joueurs. Et nous parlerons aussi du futur adversaire de la France, ce sera l’Angleterre. Et toute la presse naturellement salue ce matin cet exploit des Bleus […] Hier soir sur la pelouse du Millenium Stadium il fallait savourer et apprécier. Un quart d’heure pendant lequel les hommes de Bernard Laporte ont mesuré leur bonheur. Hier soir les joueurs de l’équipe de France étaient heureux, ils n’étaient pas les seuls. Evidemment ils n’étaient pas les seuls car un peu partout en France des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour fêter l’exploit des rugbymen français. La fête a duré toute la nuit. Toute la France était en bleu hier soir […]. »

[2] Sur France 2, lors du JT de 13h du 9 octobre, Elise Lucet, après avoir présenté le sommaire, enchaîne : « Mais on vous donne d’abord des nouvelles des Bleus. L’équipe de France de rugby a pris ses nouveaux quartiers à Paris et les joueurs ont retrouvé Marcoussis ce matin. Au programme : entraînement intensif avant le match de samedi contre l’Angleterre... Alors que tout le monde attend avec impatience la composition de l’équipe demain. »

[3] France soir du lundi 15 octobre 2007. Titres et extraits. A la « Une » : « La gueule de bois ». Commentaires : « L’échec est amer ». « En s’inclinant face aux Anglais, les Bleus ont déçu l’espoir qu’ils avaient fait naître dans le pays. » Des traîtres ? Autre titre : « La triste fin d’une époque » (sic). Commentaires : « Le rêve est brisé à jamais, l’élan coupé sous le pied. La France ne gagnera pas “ sa ” coupe du monde, la sixième de son histoire, organisée pourtant à domicile et servie sur un plateau. Il y a des défaites amères qu’on aimerait bien effacer. Celle-là, écoeurante, restera gravée à vie pour les raisons que l’on sait […] » Autre titre : « Une sacrée gueule de bois ». Commentaires : «  Echouant au pied de la finale, la France, hier, était encore groggy, toute sonnée par l’immense poids de la défaite, oscillant entre écoeurement et fatalisme. […] Le XV de France pleure sur son rêve qui passe. En l’espace d’une soirée, les héros de Cardiff sont redevenus de simples hommes. Ordinaires et impuissants. »

 

 



 
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 16:49
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Bonjour,

 

Censurée ! Oui ! Comme par hasard, maintenant, quand j’écris un article, je vois apparaître : « L’article n’a pas été trouvé, il ne peut être publié ! » ! C’est nouveau ! Lorsque je commentais l’actualité avec une plume frondeuse certes, mais primesautière, tout allait bien, l’enregistrement se faisait aussitôt. Mais maintenant que le ton est plus grave, étant donné les risques de conflit nucléaire pouvant embraser la planète toute entière au grand bénéfice des profiteurs de guerre, marchands d’armes ou de la reconstruction, surtout américains d’ailleurs, eh bien je rencontre les pires difficultés à publier un article. Deux fois j’ai dû recommencer l’article sur le désamour de la Russie pour Sarkozy.

 

Désormais, j’écris tout sur Word, et je fais un copié-collé. Et s’il le faut, j’irai au cyber pour la publication, je verrai un spécialiste, mais on ne censurera pas la LIBERTE !  Là où elle est assassinée, elle renaît toujours ! La liberté est un bien qu’il faut préserver comme la planète et la paix. On ne me fera pas taire ! Je ne me laisserai pas censurer, comme lorsque, jeune journaliste à la Télévision, on m’a demandé d’annuler l’interview prévu sur la Présidente de l’Association Internationale des femmes pour la paix ! Je pouvais tout dire, à l’époque, dans mon émission justement intitulée «  Libre à vous », sauf parler de la paix ! Révélateur, n’est-ce pas ? Vous voyez l’enjeu, aujourd’hui, pour les marchands de mort qui contrôlent la plupart des MEDIAS, en tous cas les grandes chaînes de télé ? Je fais l’apologie de la PAIX, et ça, aujourd’hui, c’est plus grave que tout !

 

Les guerres, elles, sont décidées par des BUSH, CHESNEY, SARKOZY ou KOUCHNER qui, le moment venu, soyons-en assurés, se protégeront dans des bunkers ultra-sophistiqués, où tout leur sera servi sur un plateau d’argent, peut-être même dans un ranch quatre étoiles spécialement reconstitué pour leur bon plaisir ! Ce sont les peuples qui paient le prix de leur folies, de leur goût de puissance, de leur cupidité, ou de leurs liaisons dangereuses ! Ce sont eux qui versent leur sang, donnent leurs fils, leurs foyers, leur santé, tout ce qu’ils ont, pour satisfaire les caprices des monarques repus d’argent et de faveurs !

 

Assez de boucheries, assez de folies ! Et celle-ci risque d’être nucléaire ! Peut-être est-ce le but, d’ailleurs, nettoyer au karcher une partie de l’humanité pour permettre à une minorité de profiter d’une nature préservée, d’accaparer les richesses encore existantes, de se partager les biens de la terre ! On peut tout supposer, de la part de dirigeants cyniques, cupides, corrompus, haineux, à moitié fous , en tous cas ivres de puissance, de gloire, d’argent ! Mais je pose une question : Comment feront-ils pour s’enrichir toujours plus, s’il y a de moins de moins d’esclaves « modernes » à qui on peut demander de travailler toujours plus en gagnant toujours moins et en perdant les dernières protections, les derniers acquis sociaux, n’est-ce pas, M. de Sarkozy ? Il faut voir le long terme !

 

Alors oui, je suis debout, et personne ne me forcera à me coucher. L’article suivant sortira, d’une manière ou d’une autre. Au nom de la Liberté, au nom de la Vérité, au nom de la Paix, au nom de la Vie.

 

Abonnez-vous tous (voir rubrique newsletters, à droite de l’écran), amis lecteurs. Ma voix est forte, courageuse, prophétique. Ne la laissez pas s’éteindre, défendez-la. Et recommandez mon blog.

 

Vôtre Eva, journaliste-résistante à l‘intolérable qu’on prépare aux peuples. Plus que jamais !

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 05:40
balcon-chien-copie-3.JPGBonjour,

C'est encore moi, c'est encore vous, et nous allons ensemble terminer ce chapitre sur la désinformation rampante de la France, mais pas seulement, car la mauvaise herbe s'étend, et l'Europe est maintenant contaminée à son tour. Et donc, la Fédération  européenne des journalistes appelle à une journée européenne d'action pour les droits des journalistes, le 5 novembre 2007. Des syndicats de jounalistes de l'Europe entière préparent des actions coordonnées dans les principales villes européennes, pour défendre l'indépendance et la qualité du journalisme. Parmi les actions proposées, des manifestations publiqes, des pétitions, des lettres ouvertes, des événements sociaux, des cahiers de doléances, des protestations, des festivités pour la liberté de la presse et un journalisme éthique, de qualité. (courriel : efj@ifj.org ).

La FEJ, la Fédération Européenne des Journalistes, et d'autres groupes européens, apportent leur soutien au vaste mouvemet lancé par les journalistes français: " Ce qui se passe en FRANCE est grave ", a déclaré AIDAN WHITE, le Secrétaire Général de la FEJ. " Nous voyons se rejoindre les démons de l'ingérence politique, de l'autocensure, de la concentration des médias et de la précarité dans la profession pour aboutir à un journalisme véritablement malade ". Mais désormais, c'est tout le journalisme européen qui est menacé. " Un journalisme malade, c'est la démocratie qui est en danger ", rappelle la FEJ. Et par exemple, dans la plupart des nouveaux pays membres de l'UNION EUROPEENNE, une majorité de journalistes sont contraints d'accepter des contrats de travail précaires ou faussement "indépendants" dans un marché des médias dominé par une poignée de sociétés d'Europe de l'Ouest.

La manifestation, chez nous, aura lieu devant l'Assemblée Nationale, - symboliquement . Dans le cas de la France, la FEJ exhorte le gouvernement à dialoguer avec les syndicats dans leurs demandes pour un statut juridique des équipes rédactionnelles, et l'inclusion d'une charte d'éthique dans la Convention collective.  La FEJ rappelle que le combat pour la iberté de la presse est un combat permanent. 

Fait sans précédent, toute l'Intersyndicale de Journalistes se mobilise. Elle désigne, entre autres : "  Une baisse de la crédibilité des journalistes et des médias ; l'absolue nécessité d'assurer l'indépendance des Rédactions vis-à-vis des pouvoirs politiques et financiers ; les risques que font courir les concentrations et le multimédia au pluralisme de l'information et à l'emploi; la déstabilisation du statut des journalistes à travers la réécriture du Code du Travail....". Jusqu'à présent, la nouvelle Ministre de la Culture et de la Communication, Mme Christine ALBANEL,  n'a pas daigné recevoir les représentants des journalistes - un fait sans précédent. Et même aucune réponse ni accusé de réception de la demande - un silence méprisant ! Mme Albanel ne reçoit plus que les organisations patronales du secteur de l'Information. "Démocratie irréprochable", comme disait SARKOZY, toujours aussi sincèrement...

Le principal syndicat de journalistes, le SNJ, est le plus offensif. Pour lui, "l'information est un droit fondamental pour chaque citoyen, qui commence par le respect du droit d'informer. Depuis des mois, les principes fondamentaux de notre profession sont mis à mal : Concentration des titres aux mains des grands patrons (Lagardère, Bolloré, Dassault, Hersant) et mainmise de ces grands groupes sur les télévisions locales privées. Proximité et pressions exercées par le pouvoir politique. Un pouvoir politique qui s'immisce dans notre profession tel un cheval de Troie : nominations significatives, passages de journalistes comme conseillers politiques, multiplication des liens personnels entre journalistes et membres du gouvernement, utilisation d'images de meetings réalisées et fournies pendant la campagne présidentielle par les partis politiques; Intimidations exercées par les pouvoirs judiciaires et policiers (Le CANARD ENCHAINE, MIDI LIBRE...) : multipication des perquisitions dans les rédactions, et des auditions de journalistes..."  Ces exemples entament la crédibilité de la profession; Le SNJ condamne tout acte de censure, et s'inquiète aussi du phénomène grandissant  de l'autocensure...

Pas plus que la Ministre de la Culture, Mme R. DATI  n' a daigné répondre.
Pourtant, pendant la campagne électorale, le candidat Sarkozy s'était engagé à respecter l'indépendance et le pluralisme des médias... Promesses bien évidemment non suivies d'effets ! Le silence ministériel  est assourdissant...

Dans la foulée, le gouvernement et le MEDEF entendent réduire fortement le droit de grève et affaiblir la capacité d'action collective des salariés. Et en s'attaquant au Service Public (SNCF, EDUCATION...), " le gouvernement veut affaiblir les secteurs où il craint le plus de résistance : Museler les salariés pour mieux faire passer ensuite la casse des SERVICES PUBLICS, voilà ce que cache le projet de loi qui va êre soumis à l'Assemblée Nationale. Sans la grève, il n'y aurait pas eu les congés payés, la protection sociale, les droits syndicaux dans l'entreprise, etc... Toute atteinte au droit de grève est un appel à la résistance. Régime de retraite, franchise médicale.., les projets anti-sociaux se cachent derrière cette loi anti-grève ! "

Et FRANCE 2, dans tout ça ? Vous savez que c'est la chaîne que je tiens le plus à l'oeil, car tout le monde se focalise sur TF1. Moi, je n'ai pas voulu oublier FR2, et je continuerai à faire des articles sur eux. Voyons ce que le SNJ  FRANCE 2 en dit : 

" Déontologie ? Débat impossible ! Une polémique sur le pluralisme dans les médias a ressurgi sur notre antenne au moment de l'élection présidentielle ; Dans presque tous les cas, refus de réponse; force est de constater que tout débat déontologique n'a plus sa place à France 2. Le simple fait d'émettre des critiques, de soulever des questions est "insultant" pour la Direction de l'information ! Or, la condamnation de tout regard critique est pour nous la négation même de notre profession : informer en toute pluralité, garder de la distance, respecter les opinions, et enfin éclairer les télespectateurs. Nous voulons une ligne édioriale équilibrée et de qualité. Malheureusement, la Direction a choisi la voie la plus brutale, ce qui ne peut que brouiller notre image et alimenter les suspicions. "

Pour finir, un mot sur la Directrice de l'Information de France 2 : " La couverture de l'élection présidentielle a donné lieu à de nombreuses critiques. La crédibilité de notre Rédaction est fortement en baisse. Mais que dire à celles et ceux qui ont vu la directrice de l'information embrasser publiquement et fraternellement le porte-parole du gouvernement, puis le candidat élu depuis président de la République ? "

Tout cela se passe de commentaires. A bientôt, votre Eva. Abonnez-vous à ma prose (voir newsletters), et recommandez mon blog. Et pour terminer,
voici un communiqué de  http://ségo-dom.over-blog.com,  à nouveau. J'espère qu'il aura la place de rentrer tout entier, ainsi que celui d'Arrêt sur Images que j'aimerais pouvoir insérer dans la foulée !!!

P.S. Syndicat National des Journalistes , snj@snj.fr 
Nous avons eu, à de multiples reprises, le sentiment, pendant la campagne présidentielle, que les médias favorisaient plus ou moins nettement, Nicolas Sarkozy. Avant que la mémoire ne s’efface et que la polémique ne se dissipe, il est utile de dresser une liste précise des faits constatés et de s’interroger sur les conditions dans lesquelles se déroulera la prochaine campagne...
Pour exemples :
- La diffusion de reportages partiaux tels que celui diffusé par TF1 sur « La France des assistés » trois jours avant la fin de la campagne officielle et la veille du débat d’entre-deux tours ;
- La reprise des images de l’équipe de Nicolas Sarkozy pour l’ensemble de ses déplacements et meetings ;
- La diffusion d’images non révélatrices des déplacements et meetings de Ségolène Royal (toujours au pupitre, rarement dans la foule, seule, etc.) ;
- La reprise systématique de la moindre voix discordante au sein du PS ;
- La couverture exceptionnelle accordée à Eric Besson en comparaison de celle accordée à Azouz Begag ;
- La non-diffusion de communiqués de presse d’élus socialistes, etc. ;
- La diffusion de dépêches AFP, AP et Reuters partiales ;
- L’absence de contradiction des journalistes face aux élus UMP et à Nicolas Sarkozy ;
- La volonté évidente de « coincer » Ségolène Royal ou d’autres élus socialistes sur des éléments secondaires ;
- La concentration des journalistes sur les divisions internes au Parti Socialiste et sur les thématiques souhaitées par Nicolas Sarkozy ;
- La dérision sur toute nouvelle mesure de Ségolène Royal ;
- Le 100 minutes pour convaincre offert par Arlette Chabot la veille du début du décompte officiel du CSA, qui a permis au candidat ministre de l’intérieur de passer deux fois sur cette émission pendant que son adversaire n’y passait qu’une fois.
Les faits marquants de la concentration des médias et des liens avec Nicolas Sarkozy sont les suivants :
- France Télévisions (l’Etat français : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France 24, France ô) est présidé par Patrick de Carolis (soutien de Nicolas Sarkozy), et contrôle une diffusion réalisant plus de 40% de l’audience française ;
- TV5 est présidé par François Bonnemain, un proche de Jacques Chirac et un soutien de Nicolas Sarkozy ;
- Radio France (France Info, France Inter, France Culture, France Bleu, France Vivace, Le Mouv’), est présidé par Jean-Paul Cluzel, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, soutien de Nicolas Sarkozy ;
- Bouygues détient TF1, LCI, TV Breizh et a des participations importantes dans Metro, TMC, RTL 9, NT1, etc. (Martin Bouygues est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy) : plus de 40% de l’audience. N.B. : Laurent Solly, directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy a été engagé sur TF1. C’est une nomination demandée directement par l’Elysée ;
- M6 est présidé par Nicolas de Tavernost, c’est un soutien de Nicolas Sarkozy. Via une holding, Vincent Bolloré -ami de ce dernier- est un des principaux actionnaires de la chaîne ;
- Lagardère (Arnaud Lagardère considère Nicolas Sarkozy « comme son frère ») et Editis (propriété de Wendel : présidé par Ernest-Antoine Seillière) réalisent plus des 2/3 de la production littéraire française ;
- Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines, détient de très nombreux journaux, magazines et radios, tels que Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Télé 7 Jours, Europe 1, BFM, MCM, Europe 2 TV, a des participations dans Le Monde et dans Le Parisien, est opérateur des NMPP ;
- Dassault détient de nombreux quotidiens et magazines, comme Le Figaro et Valeurs Actuelles (Le fils Olivier Dassault est député UMP, Serge Dassault est sénateur UMP et un très proche de Nicolas Sarkozy) ;
- Bolloré détient les « gratuits » Directs Soir et Matin Plus, la chaîne Direct 8, est indirectement un des principaux actionnaires de M6, possède le groupe publicitaire Havas, possède 44% de l’Institut de sondages CSA (ce qui par ailleurs remet en cause la crédibilité du sondage CSA déclarant que les Français n’étaient « pas choqués » du séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht d’ « un ami industriel ») ;
- Bernard Arnault (témoin du mariage de Nicolas Sarkozy) possède notamment le journal La Tribune et Radio Classique Analyse succincte du résultat de l’élection présidentielle de 2007 – Juin 2007 Nicolas Cadène – Collaborateur parlementaire de Jean-Louis Bianco 13 ;
- Alain Minc (soutien affiché de Nicolas Sarkozy) préside le Conseil de surveillance du groupe Le Monde (avec notamment Télérama, Midi Libre) –conseil où siège désormais Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat- et conseille de nombreux patrons de médias (Edouard de Rothschild –Libération notamment) ;
- Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin ;
- 60% de la diffusion de la presse magazine sont réalisés par Lagardère, Mondadori France (Silvio Berlusconi) et Dassault ;
- Agences de presse : il n’y a que 3 agences mondiales : AP (presse US), Reuters (en France, lié à l’Etat français) et AFP (présidé par Pierre Louette, ancien du cabinet d’Edouard Balladur et soutien de Nicolas Sarkozy).
Tous ces groupes ont des intérêts croisés : administrateurs et/ou actionnaires communs. Un grand nombre de leurs dirigeants proviennent de cabinets ministériels, et réciproquement. Chaque parlementaire mentionné a voté la loi DADVSI.
Le Parti Socialiste n’a pas modifié la législation sur la concentration de certains groupes, lorsqu’il était aux responsabilités. Désormais, il est essentiel de s’attaquer de façon constructive à cet état. Surtout, cela doit être diffusé massivement en parallèle d’une proposition de loi contre la concentration des médias, pour l’indépendance journalistique et pour le respect de sa déontologie.
 
Et un des commentaires de cet article :
Voir ci-dessous, à propos de l’émission de TF1, le "Droit de Savoir", la France qui triche, émission qui avait pour but de "forcer les résultats" du deuxième tour, qui était en fait une tricherie caractérisée, la lettre adressée (recommandée avec AR) à Monsieur Michel BOYON (CSA).
Le 15/04/2007 Jacky DEVAUX Gsm : 06 21 20 04 11 Mail : jacky.devaux067@orange.fr.
Monsieur Michel BOYON Président Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Tour Mirabeau 39 – 43 Quai André Citroën 75739 PARIS Cedex 15.
Monsieur le Président,
C’est un citoyen Français, téléspectateur, et surtout électeur, victime du système patronal de Monsieur Martin BOUYGUES (meilleur ami du candidat SARKOZY) qui vous interpelle, afin que, ce que je considère comme une « fraude » à la démocratie, ne soit pas commise…
En effet, TF1 première chaîne en termes d’audience, dont le propriétaire est Martin BOUYGUES, intime déclaré de Nicolas SARKOZY, s’apprête à diffuser le 1er mai, juste avant le deuxième tour de l’élection Présidentielle, un « Droit de Savoir », qui est en fait, de mon analyse, un véritable appel à voter SARKOZY, pour les indécis sensibles aux thèses sécuritaires…
Ce Droit de Savoir, qui arrive on ne peut plus à propos, va mettre en avant la France des pauvres qui tricheraient, va pointer du doigt, l’ensemble des rmistes, des chômeurs, des malades, etc. pour, nous dit on, dénoncer les fraudeurs qui se trouvent parmi eux…
Bien sur qu’il y a beaucoup de fraudeur, qu’il faut traquer, toutefois ils ne se trouvent pas seulement parmi les rmistes, les chômeurs, etc. mon vécu professionnel de 25 années de « marchés publics », des articles parus dans des journaux dits satyriques, (voir en annexe, entre autres, copie d’un mail adressé à Monsieur Etienne MOUGEOTTE - TF1 - daté 11/04/07), me permettent de savoir, qu’ils s’en trouvent bon nombre, parmi les moralisateurs, toujours prompts à désigner à la vindicte populaire les voleurs de clopinettes… Pour en faire la démonstration, je vous engage à lire, l’article du CANARD ENCHAINE daté 20/12/2006, intitulé : « BOUYGUES veut faire tomber les juges dans le panneau »… L’affaire en question est intéressante à cet égard, les chefs d’entreprises sont tellement vertueux, que les 2 derniers groupes dans lesquels j’ai travaillé, sont « mouillés », dans cette affaire d’entente illicite caractérisée…
Une question se pose, à laquelle il y a une réponse évidente, qui prouve de mon pont de vue, que cette programmation de ce « Droit de Savoir » de TF1, est un acte délibéré pour favoriser Monsieur SARKOZY…
Pourquoi cette émission, qui va mettre en avant, les indignes fraudeurs (faux rmistes, faux chômeurs, malades imaginaires, faux « accidentés » du travail, indésirables de tout poil, etc.), sujet dont les candidats, Philippe de VILLIERS, Jean Marie LE PEN, Nicolas SARKOZY, ont fait leur cheval de bataille, n’a-t-elle pas été programmée avant le premier tour des élections ?
Il n’est pas utile d’être fin stratège politique pour deviner la réponse (comme il n’est pas difficile de deviner, que TF1 va prétendre, que c’est la date symbolique du jour du travail, qui a dictée la date de programmation, pardi !!!), la puissance de feu médiatique que représente TF1, ne doit servir qu’à la grandeur de SARKOZY, hors de question, on ne sait jamais, si c’était plus serré que prévu, que cette diffusion apporte au premier tour, des voix à l’homme fort de l’extrême droite, et au chevalier souverainiste…
Par contre, si on en croit les sondages, une fois le premier tour passé, quand cette émission sera diffusée, le Breton ainsi que le Vendéen, auront disparu du circuit, la totalité des voix espérée de cette manœuvre sournoise, reviendra au candidat SARKOZY… Il ne restera plus qu’au leader de l’UMP, de remercier chaudement le parrain de son fiston, de lui avoir mis à disposition, à un moment crucial de la campagne, une émission de grande écoute, fabriquée sur mesure pour servir ses thèses… Cette stratégie tient la route, à une inconnue près tout de même, de mon avis, les sondages sous-estiment les résultats du FN, il serait cocasse, de voir TF1, déprogrammer ce Droit de Savoir à l’issue du premier tour…
Quoi qu’il en soit, l’élection présidentielle est une composante importante de notre démocratie, il est indécent, scandaleux, indigne, que les amis de celui qui entend se présenter comme le candidat antifraude, comme le monsieur propre de la politique, tirent les ficelles, dans le but de « forcer la main des résultats », de léser un autre candidat (à priori Ségolène ROYAL, ou François BAYROU)…
La FRANCE ne doit pas devenir une république « cornaquée » par Martin BOUYGUES, l’éventualité d’un retour d’ascenseur, entre un homme politique, élu en partie grâce aux bons offices d’un patron de médias, qui est aussi grand bénéficiaire de marchés publics payés avec les deniers de l’état, ne doit pas pouvoir être soupçonnée…
En conséquence, je vous demande solennellement, conformément à votre mission d’organiser les campagnes officielles, d’intervenir afin que cette émission du Droit de Savoir, ne soit pas diffusée avant le second tour de l’élection présidentielle, reportée le cas échéant à une date ultérieure… Je ne perds pas de vue, qu’en principe, vous n’intervenez pas dans les programmations des chaînes, mais il s’agit là d’un cas de force majeure, dont dépendra la crédibilité de l’élection présidentielle de notre pays… On nous parle d’équité entre les différents candidats, cela existe en ce qui concerne le temps de présence à l’antenne, l’équité doit également exister en ce qui concernent les moyens mis à disposition par les médias, directement et indirectement… Si vous n’intervenez pas, au motif que vous n’avez pas la légitimité pour le faire, cela serait fâcheux, certains ne pourraient s’empêcher de penser que le CSA, dont le Président, vous-même, a été désigné par un Président de la République, qui a apporté son soutien au candidat concerné, n’est pas neutre dans cette élection…
Dans l’attente de vous lire,
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.
Jacky DEVAUX
PS : J’attends par retour une réponse de vos services, ensuite, considérant qu’il s’agit d’une manipulation de l’information dans un but électoral, j’adresserai probablement, avant le 1er mai, copie de la présente, aux rédactions des médias représentatifs, de toutes sensibilités, ainsi qu’au candidat restant en lice, face à Monsieur SARKOZY…
 
 
La lettre d'@rrêt sur images, n° 3

Vous avez certainement vu à la télévision le visage du petit Ivan, gravement blessé cet été à Amiens en sautant d'une fenêtre, alors qu'il tentait avec son père, en situation irrégulière, d'échapper à la police.

Mais trois autres sans-papiers se sont aussi défenestrés ces dernières semaines, à Paris, à Lyon et dans l'Isère, dans l'indifférence générale.

Si vous voulez savoir comment le système médiatique peut rester aveugle à ces drames, et pourquoi certaines défenestrations sont plus télégéniques que d'autres, cliquez ici.

De même, les JT vous ont tenu en haleine avec le feuilleton des « tests ADN » pour les candidats au regroupement familial.

Mais le même projet de loi Hortefeux comporte bien d'autres dispositions très importantes, comme l'autorisation, pour la première fois en France, de statistiques sur les origines ethniques, ou l'interdiction des centres d'hébergement d'urgence aux sans-papiers, sur lesquels les JT ont aussi fait silence. Pour tout savoir sur le projet Hortefeux, et surtout ce que les JT ne vous disent pas, cliquez ici.

De manière plus anecdotique, il est une autre image dont les JT ont préféré détourner les yeux : l'en-avant de Traille à Michalak. Dans les longs et abondants compte-rendus de l'extraordinaire-quart-de-finale victorieux du XV de France contre les All Black, pas un mot sur l'irrégularité de l'essai français. Pour voir les présentateurs de JT transformés en supporters, cliquez ici.

Au menu également : si vous voulez savoir qui sont les irresponsables du Net, qui ont répandu la semaine dernière la rumeur d'une rupture du couple présidentiel, cliquez là.

Si nous sommes indépendants de tous les pouvoirs économiques, politiques et médiatiques, c'est grâce à vous. Et nous avons besoin de vous. Abonnez-vous, dès aujourd'hui. ( sur http://arretsurimages.net/abonnement )

Daniel Schneidermann

Pièce jointe au format texte brut [ Consulter et sauvegarder dans l'ordinateur ]

 Cette newsletter est envoyée, une fois par semaine, à tous les signataires de la pétition de soutien à l'ancienne émission Arrêt sur images. Si vous ne voulez plus la recevoir, rendez vous sur l'adresse http://www.arretsurimages.eu/unsubscribe.php  
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 22:36
balcon3-copie-1.JPGBonjour chers lecteurs,

 Mon article, aujourd'hui, sera prolongé par trois contributions sur la dépendance des Médias aux politiques; la presse, la radio, et surtout la télévision, sont les meilleurs alliés de Sarkozy qui, je n'hésite pas à le dire, leur doit son élection. Il leur devra aussi sa probable réelection, malgré l'impopularité croissante des mesures qu'il va mettre en oeuvre. Il suffira, le moment venu, juste avant les échéances, de sortir quelques lois populaires ou habiles pour que soient oubliés, par la magie du traitement de l'information, tous les changements opérés en France au nom d'une mondialisation carnassière impitoyable pour les plus faibles.

Si nous ne réagissons pas rapidement, de manière radicale et spectaculaire,
nous pouvons définitivement dire adieu à la DEMOCRATIE, engloutie par un pouvoir fort aux mains d'un seul homme tout-puissant, d' une information totalement contrôlée, et d' un parti unique bâti sur les décombres de tous les autres, FN, Centre et P.S. Ce n'est pas de la science-fiction, c'est la triste réalité.

Les journalistes ont compris le danger. Ils se mobilisent, toutes tendances confondues;  Leur union, et leur combativité, seront leurs meilleurs atouts pour rendre à la France l'esprit de liberté auquel elle est tellement attachée.

Des manifestations sont prévues pour alerter l'opinion et tenter de faire reculer le pouvoir fascisant sarkozien, le 5 novembre, puis le 30 novembre (Journée des Médias sans Sarkozy, j'en ai déjà parlé). D'autres suivront. J'appelle tous les journalistes attachés à la démocratie à entreprendre des actions spectaculaires pour frapper l'opinion, seules susceptibles d'avoir un impact. Et par exemple, comme je l'ai déjà suggéré, manifester avec des baîllons sur la bouche. Ce sont des images qui interpelleront plus que tous les discours, et qui seront particulièrement éloquentes si des caméras de télévision les retransmettent normalement, sans être censurées par les chefs de service aux ordres - on ne les connaît que trop, et par exemple pour FR2 Madame la Directrice de l'Information , si souvent stigmatisée pour sa déférence obséquieuse face à M. Sarkozy. Honte à tous ces professionnels de l'information qui n'en sont plus, j'estime qu'ils ne méritent pas leur carte de presse. Ce sont de vulgaires courtisans. Ne leur faisons jamais confiance. Voulez-vous un exemple ? Quand M. SARKOZY s'est retrouvé en face de le Directrice de l'Information lors de la Campagne électorale, il n'était jamais interrompu. Ce n'était pas le cas de Mme SEGOLENE ROYAL, qui non contente d'avoir l'UMP contre elle et certains socialistes plus préoccupés de leur égo que de la victoire de leur camp, s'est constamment heurtée aux médias contrôlés par le Ministre de l'Intérieur. Sa défaite, compte tenu du contexte particulièrement difficile qui était le sien puisqu'elle n'a cessé d'être en butte à toutes les attaques possibles, prend me semble-t-il des airs de victoire.

Quoiqu'il en soit, si nous n'agissons pas d'une manière résolue et frappante, nous pouvons dire adieu à la démocratie qui, je  crois l'avoir dit dans le premier article de mon blog, "Appel à résister", dépend d'abord d'une presse libre. Je proposais d'ailleurs plusieurs types d'action.

La menace est grave : Réagissons, résistons, si nous ne voulons pas nous retrouver définitivement dans un Etat réellement totalitaire. Il y a urgence !


Votre Eva, mobilisée pour le retour à une démocratie normale, pour la victoire d'une certaine idée de la France. Et c'est une journaliste qui vous parle. 

N'oubliez pas de vous abonner à mon blog (newsletters, gratuit) et de le recommander. Il faut le soutenir, c'est un acte de résistance à l'intolérable qu'on nous prépare.


 

Nous publions ci-dessous une tribune des syndicats de journalistes SNJ, SNJ-CGT, SGJ-FO, SPC CFE-CGC, USJ-CFDT, CFTC, datée du mercredi 11 Juillet 2007 (Acrimed)

 

Une information malade c’est une démocratie en danger. Parce qu’une presse libre et pluraliste constitue un des piliers fondamentaux de la démocratie, les syndicats de journalistes ont décidé d’unir leurs forces pour défendre son indépendance vis-à-vis de tous les pouvoirs.

 

Depuis des mois, les syndicats dénoncent l’accumulation de faits alarmants qui représentent une menace fondamentale pour l’indépendance et le pluralisme de l’information en France.

Dernier exemple emblématique, Les Echos et la Tribune sont transformés en enjeux d’une vaste partie de « Monopoly » entre les propriétaires des groupes de médias.

 

Ces mêmes propriétaires affichent sans complexes leurs liens avec le pouvoir politique. Des émissions sont supprimées, des journalistes sont privés d’ondes ou de faisceaux hertziens sans que puisse être mis en cause leur travail : fournir une information indépendante de tous les pouvoirs quels qu’ils soient.

 

D’autres sont soumis à des pressions plus ou moins subtiles pouvant aller jusqu’au chantage à l’emploi, dans un contexte de précarité galopante.

 

La liberté de la presse en danger

 

Rarement au cours des dernières décennies, la presse (écrite, audiovisuelle et multimédia) avait autant couru le risque de devenir le vecteur d’une pensée unique pourtant tant décriée par ceux-là mêmes qui nous gouvernent.

 

Le statut collectif des journalistes, indispensable garant de leur indépendance, est fragilisé par une réécriture du code du travail pourtant annoncée comme devant être menée « à droit constant ».

 

Instaurée en France par la loi du 29 juillet 1881, découlant des libertés d’expression et d’opinion inscrites dans notre Constitution, consacrée par la Cour européenne des droits de l’homme, la liberté de la presse se trouve, sinon mise à mal, à tout le moins en grand danger de l’être.

 

Alors que de profondes mutations, tant technologiques qu’économiques et sociales, sont en marche ou annoncées, plus que jamais la nécessité d’une presse indépendante et de qualité se fait ressentir pour éclairer nos citoyens sur les choix qui engagent l’avenir de la société.

Plus que jamais les journalistes doivent pouvoir être en mesure d’offrir à leurs lecteurs une information libre et plurielle sans laquelle le fonctionnement démocratique d’une nation serait menacé.

 

Face à cette situation, et parce qu’ils sont statutairement et par vocation chargés de la défense des « intérêts matériels et moraux tant collectifs qu’individuels » [1] de leur profession, les syndicats de journalistes - SNJ, SNJ-CGT, SGJ-FO, SPC CFE-CGC, USJ-CFDT, CFTC - ont décidé d’unir leurs forces pour que soient réaffirmés et reconnus par la loi les principes qui président à l’exercice de ce métier.

 

Ils interpellent les responsables politiques afin que soit garanti un cadre légal assurant le respect des règles déontologiques de leur profession, pour affranchir les journalistes de la contrainte du profit à n’importe quel prix, credo d’un système qui exige de fournir une information toujours plus aseptisée, et au final vide de tout sens critique.

 

Ils militeront ensemble pour que les principes professionnels et éthiques deviennent juridiquement opposables, via le rattachement des chartes des droits et devoirs des journalistes à leur convention collective ; pour que l’indépendance des rédactions soit juridiquement reconnue et pour que l’intégralité de leur statut soit réinscrite dans la partie législative du Code du travail. Ce sont là les instruments juridiques indispensables pour garantir à la presse sa liberté et son indépendance.

 

Initiatives fortes

 

Sollicitée à plusieurs reprises pour un rendez-vous depuis la mi-mai, Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication n’a toujours pas reçu les représentants des 38 000 journalistes pour faire un tour d’horizon de la situation. Publiquement, les syndicats de journalistes renouvellent leur demande d’une rencontre urgente.

 

Le citoyen (lecteur, auditeur, téléspectateur) a droit à des débats clairs et compréhensibles. Il a droit, pour se faire une opinion, comprendre et agir sur le monde qui l’entoure, à une information de qualité, vérifiée et mise en perspective.

 

Une information libre et indépendante de tous les pouvoirs quels qu’ils soient, est la marque d’une démocratie qui se porte bien. Pour porter ces enjeux, les syndicats de journalistes lanceront des initiatives publiques d’envergure à l’automne à Paris et en régions.

 

Mercredi 11 Juillet 2007

 

SNJ, SNJ-CGT, SGJ-FO, SPC CFE-CGC, USJ-CFDT, CFTC

 

Source : http://www.betapolitique.fr/spip.php?article1291

 
 
article cité dans l'excellent blog dédié à Ségolène, mais d'informations politiques générales aussi, http://sego-dom.over-blog.com
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 15:16
3-copie-2.JPGBonjour, 

C'est encore moi. Tant pis, tant mieux, comme vous voulez. En tous cas, vous le savez tous, j'ai été à la manif du 4 octobre à Paris, pour la défense de la liberté de l'information, menacée par Sarkozy. Pas très folichon (orthographe, au fait ?). J'ai  fait un commentaire sur le journal Marianne, le voici. Du concis. Au moins, c'est un compte-rendu qui a le mérite d'être spontané. 

8.10.2007 :  J'intercale ce paragraphe entre le premier et le second, afin d' inviter tous les journalistes participants à la manifestation du 5 novembre prochain,  à venir BAILLONNES, afin de symboliser publiquement l'asservissement qui caractérise actuellement la profession. Aujourd'hui, il faut des actes forts, symboliques, imagés, pour frapper l'opinion, lui parler, être entendus ! Il faut crever l'écran, franchir la rampe ! Sarkozy l'a très bien compris, comprenons-le tous enfin ! Ce sont ces images que le public retiendra, ce sont ces images qui alimenteront la conversation dans les bistrots, les entreprises, les familles ! La DEMOCRATIE est en jeu, pas moins !

Dans MARIANNE, mon journal préféré avec le DIPLO ( Le Monde Diplomatique, un titre ronflant pour un contenu qui est d'une effcacité redoutable afin de comprendre ce qui se passe réellement en France et dans le monde. Le lire, c'est l'adopter. Moi, c 'est ma Bible politique. Je suis d'accord avec tout. Oui ! ),  dans Marianne, donc, j'ai trouvé un article intitulé :
"L'indépendance des journalistes mérite mieux que des querelles de chapelles". Allez le voir, c'est sympa. (http://www.marianne2.fr) .

Extrait :

" Les six syndicats de journalistes appellent ce 4 octobre à un grand rassemblement pour l'indépendance des MEDIAS. "Pour une fois, on est tous d'accord, c'est un rassemblement intersyndical dans l'unité la plus totale", se réjouit D. CANDILLE, secrétaire générale de la CGT. Tous d'accord ? Presque. Car à l'issue d'une année de campagne électorale, qualifiée par les journalistes d' " annus horribilis " en termes de CENSURES, PRESSIONS et autres atteintes à la liberté de la presse, le combat pour l'indépendance avait été initié, en juin dernier, par le FORUM PERMANENT DES SOCIETES DE JOURNALISTES. "

La suite, vous voyez sur le site de MARIANNE, voir plus haut.
Quant au petit compte-rendu que j'ai fait à partir des notes, vous le trouverez à la fin de cet "article".

Mon commentaire, maintenant :
Bonjour, je suis journaliste de profession. J'ai fait le voyage de Perpignan à Paris pour être le 4 à la manif. Décue. Pas grand chose à en retirer (statut juridique, auto-censure..), rien de concret. On cause et on continue comme avant. 

Moi, dans mon blog htpp://www.r-sistons.over-blog.com, j'appelle dès le Ier article à une résistance efficace. Entre autres, il faut une grande journée d'action UNITAIRE SVP, journalistes, public, syndicats, partis, ..manifs dans TOUTE la France pour sauver la démocratie en péril car pas de liberté de la presse = pas de liberté = donc pas de démocratie. L'équation est simple ! Le régime TOTALITAIRE (un seul, le reste est muselé) ça commence comme ça. Une grande manif dans toute la France pour enfin réellement ALERTER L'OPINION. Le reste, comme le 4, le gouvernement s'en fout. Il faut du spectaculaire, comme s'attacher devant les grilles du parlement pour symboliser la presse muselée. Sans cesse écrire, téléphoner, etc HARCELER les chaînes TV, médias. Porter plainte collectivement contre X, l'Etat, ce que vous voulez, mais aujourd'hui il faut du spectaculaire. FRAPPER L'OPINION. Elle n'est pas vraiment consciente de ce qui se passe réellement dans les Médias. 

Bigre ! Agissons ! Ne laissons pas crever la démocratie, le régime du parti unique, la pensée unique, la désinformation, ça suffit ! Et commençons à faire la guerre à la guerre qu'ils préparent sur le dos des peuples et pour les profiteurs de guerre . Assez de paroles, agissons, TOUS UNIS ! L'union fait la force !
 
Eva journaliste résistante. 

PS : MARIANNE, une fois de plus je te cite dans un article ("la vraie personnalité de Sarkozy"). BAYROU, tu sais, sa campagne était bien : Dénonciation FORTE, AUDIBLE, des médias, des puissances financières, de l'Américanisation de la France avec Sarkozy..
http://r-sistons.over-blog.com


C'est moi, Eva, pour le blog. Voici ce que j'ai trouvé sur le site de MARIANNE, http://www.marianne2.fr . J'ai copié-collé ça à votre intention. Sympa, non ? :



LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Certains Mariannautes critiquent Marianne2.fr pour son goût de la polémique avec ses confrères. Marianne2.fr, donneuse de leçon ? Explications... Non, débat.
 
MARIANNE TV
Confronté à la fin de non recevoir du ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, le président du Forum des journalistes interpelle les parlementaires.
 
SYNDICATS
Syndicats et sociétés de journalistes tentent de mobiliser sur l'indépendance des médias… mais pas ensemble. Explication.
 
GOUVERNEMENT
En quatre mois d'exercice, le Président a déjà pulvérisé un record : celui de sa propre médiatisation. Quant à François Fillon, il est définitivement hors champs…
 
MOUVEMENTS
Nicolas Beytout et Francis Morel ont annoncé que la rédactrice en chef culture n'était pas menacée. Mais la SDR défend les deux autres journalistes inquiétés et s'en prend à la brutalité de la direction.
 
MON ŒIL !
Eric Le Boucher du Monde et Yves de Kerdrel du Figaro participent à la Commission Attali. Le premier s'en vante et le second le cache.
 
MON ŒIL !
Profitant de la sortie du livre Scoop, les télévisions chargent les paparazzi auteurs des photos de Cécilia avec son ex-amant… qu'ils se délectent d'exhiber !
 
MARIANNE TV
Ancien d'Arrêt sur images, Philippe Vandel anime une nouvelle émission sur la télévision. Il donne ici son avis sur « l'escroquerie » du manque d'analyse des médias, preuve, selon lui, « que les patrons de chaînes ont peur de quelque chose. »
 
LES CHRONIQUEURS ASSOCIÉS
Par Philippe Bilger, magistrat.
 
MON ŒIL !
Le Point revendique son indépendance. Pourtant, l'hebdomadaire dirigé par Franz-Olivier Giesbert manifeste une grande proximité avec le pouvoir. Enquête.
 
LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Le rugby est-il un sport politique ? Est-il de droite, de gauche ? Pour les Mariannautes, il est avant tout « médiatique », et ce n'est pas sans conséquence.
 
INTERNET
En moins d'une demi-journée, Daniel Schneidermann a déjà enregistré 3000 abonnements annuels à son nouveau site.
 
MARIANNE TV
Daniel Schneidermann revient décrypter les médias sur Internet avec une formule d'abonnement, un nouveau site, un nouveau format d'Arrêt sur images et une nouvelle interview à Marianne2.fr pour (pratiquement) tout expliquer !
 
ACTUALITES
L'association du Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision veut attiser la révolte dans le paysage audiovisuel français et organiser une journée sans Sarkozy dans les médias le 30 novembre prochain !
 
LES ÉDITOS DE MARIANNE
On a comparé la femme du Président à Jackie Kennedy. Elle fait plutôt songer à Lady Diana. Une icône qui aurait tous les droits et aucun devoir.
 
PARTIS
Un léger pétage de plombs a gâché l'exercice d'autocritique tant attendu de Ségolène Royal auprès de la presse.
 
ASSOCIATIONS
Le père de Benjamin Danielou a déposé plainte contre l'école de commerce qui avait envoyé son fils en stage en Thaïlande, motivant l'AFP pour évoquer l'affaire. Marianne2007.info s'est procuré la plainte et la convention du stage mis en cause. A quand un statut décent pour les stagiaires en France et dans le monde ?
 
MOUVEMENTS
Fimalac, concurrent de Bernard Arnault au rachat des Echos, a durement été touché par la crise de l'immobilier américain.
 
LE MAGAZINE
Au sommaire : Un président hyperpopulaire mais des ministres fantômes ; des médias hypnotisés ; l'opération Yasmina Reza ; Max Gallo, itinéraire d'un courtisan ; Cécilia, le probléme politique du monarque ; gauche : que reste-t-il de l'opposition à sa Majesté ? ; Prix, salaires... La bombe du pouvoir d'achat
LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Certains Mariannautes critiquent Marianne2.fr pour son goût de la polémique avec ses confrères. Marianne2.fr, donneuse de leçon ? Explications... Non, débat.
 
MARIANNE TV
Confronté à la fin de non recevoir du ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, le président du Forum des journalistes interpelle les parlementaires.
 
SYNDICATS
Syndicats et sociétés de journalistes tentent de mobiliser sur l'indépendance des médias… mais pas ensemble. Explication.
 
GOUVERNEMENT
En quatre mois d'exercice, le Président a déjà pulvérisé un record : celui de sa propre médiatisation. Quant à François Fillon, il est définitivement hors champs…
 
MOUVEMENTS
Nicolas Beytout et Francis Morel ont annoncé que la rédactrice en chef culture n'était pas menacée. Mais la SDR défend les deux autres journalistes inquiétés et s'en prend à la brutalité de la direction.
 
MON ŒIL !
Eric Le Boucher du Monde et Yves de Kerdrel du Figaro participent à la Commission Attali. Le premier s'en vante et le second le cache.
 
MON ŒIL !
Profitant de la sortie du livre Scoop, les télévisions chargent les paparazzi auteurs des photos de Cécilia avec son ex-amant… qu'ils se délectent d'exhiber !
 
MARIANNE TV
Ancien d'Arrêt sur images, Philippe Vandel anime une nouvelle émission sur la télévision. Il donne ici son avis sur « l'escroquerie » du manque d'analyse des médias, preuve, selon lui, « que les patrons de chaînes ont peur de quelque chose. »
 
LES CHRONIQUEURS ASSOCIÉS
Par Philippe Bilger, magistrat.
 
MON ŒIL !
Le Point revendique son indépendance. Pourtant, l'hebdomadaire dirigé par Franz-Olivier Giesbert manifeste une grande proximité avec le pouvoir. Enquête.
 
LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Le rugby est-il un sport politique ? Est-il de droite, de gauche ? Pour les Mariannautes, il est avant tout « médiatique », et ce n'est pas sans conséquence.
 
INTERNET
En moins d'une demi-journée, Daniel Schneidermann a déjà enregistré 3000 abonnements annuels à son nouveau site.
 
MARIANNE TV
Daniel Schneidermann revient décrypter les médias sur Internet avec une formule d'abonnement, un nouveau site, un nouveau format d'Arrêt sur images et une nouvelle interview à Marianne2.fr pour (pratiquement) tout expliquer !
 
ACTUALITES
L'association du Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision veut attiser la révolte dans le paysage audiovisuel français et organiser une journée sans Sarkozy dans les médias le 30 novembre prochain !
 
LES ÉDITOS DE MARIANNE
On a comparé la femme du Président à Jackie Kennedy. Elle fait plutôt songer à Lady Diana. Une icône qui aurait tous les droits et aucun devoir.
 
PARTIS
Un léger pétage de plombs a gâché l'exercice d'autocritique tant attendu de Ségolène Royal auprès de la presse.
 
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Le père de Benjamin Danielou a déposé plainte contre l'école de commerce qui avait envoyé son fils en stage en Thaïlande, motivant l'AFP pour évoquer l'affaire. Marianne2007.info s'est procuré la plainte et la convention du stage mis en cause. A quand un statut décent pour les stagiaires en France et dans le monde ?
 
MOUVEMENTS
Fimalac, concurrent de Bernard Arnault au rachat des Echos, a durement été touché par la crise de l'immobilier américain.
 
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Au sommaire : Un président hyperpopulaire mais des ministres fantômes ; des médias hypnotisés ; l'opération Yasmina Reza ; Max Gallo, itinéraire d'un courtisan ; Cécilia, le probléme politique du monarque ; gauche : que reste-t-il de l'opposition à sa Majesté ? ; Prix, salaires... La bombe du pouvoir d'achat


Donc, j'ai trouvé tout ça sur le site de Marianne (voir plus haut). Allez-y vite.



J'ai pris quelques notes lors de la manif. Je vous les donne en vrac : 

C' est un droit des citoyens que d'être bien informé.  Ce droit est nécessaire à la démocratie. 
La première journée d'action au niveau européen pour la liberté du journalisme aura lieu le 5 novembre prochain. Manifestation devant l'Assemblée Nationale. (NB, moi je les invite à baîllonner un journaliste devant le Parlement, ou à s'attacher aux grilles, pour marquer les esprits. Aujourd'hui, il faut "frapper" l'opinion par des images fortes. C'est un bon conseil que j'espère voir suivi. La liberté est muselée). 
Il faut qu'une presse plus forte joue son rôle de contrepouvoir. Les pressions sur la hierarchie se sont banalisées. 
Nomination des responsables de presse : Il faut qu'ils puissent être révoqués en cas de dérapage déontologique avéré. Droit de révoquer les responsables. 
L'ensemble des Rédactions doivent devenir des entités juridiques indépendantes, afin qu'elles aient leur mot à dire. Il faut que les Rédactions soient indépendantes pour se protéger. 
20 % des journalistes ont déjà signé la pétition. 1/3 des journalistes sont des précaires, pigistes. 
En Europe, on assiste à une concentration des médias sans précédent. L'environnement est de plus en plus répressif. 
A FR2, les patrons sont des godillots du pouvoir, y compris les chefs de service (Tiens donc ! Confirmation de ce que je vous écris toujours). Les Rédactions sont des chambres d'enregistrement. (Est-ce que vous réalisez ce que ça veut dire concrètement ? Soyez attentifs, maintenant, quand vous regarderez cette chaîne. Et ces mots  "chambres d'enregistrement..." viennent de la bouche d'un intervenant journaliste à FR2). 
Les faits divers prennent une importance grandissante. 
Les journalistes sont privés de droits. C'est la première fois que le Ministre de tutelle ne veut pas recevoir les syndicats de journalistes, c'est très inquiétant. 
Il y a aujourd'hui 37009 cartes de presse, dont 8500 pour les précaires.  
Les puissances d' argent essaient d'influencer le contenu des journalistes.  Les pressions politiques ou commerciales sont fréquentes. Le chantage à l'emploi est courant.  
La concentration met à mal le pluralisme. 
Reporters sans Frontières prend plus de positions politiques qu'il ne fait d'analyses. 
Il faut différencier l'info et la communication. 
Beaucoup de journalistes font des blogs en ligne car ils ne peuvent plus dire ce qu'ils veulent dans les Médias traditionnels. Il y a moins d'infos que d'éditoriaux sur les blogs.
 
Voilà, vous en savez plus. Le journalisme est une profession sinistrée par manque de liberté. Merci Sarkozy, le grand mystificateur (cf : "Je veux une démocratie irréprochable"'. Il y a les mots, il y a la réalité. Pauvre France aux mains d'un DICTATEUR !).

Bonsoir, vôtre Eva, toujours aussi indignée et résistante. 

P.S. : Rappel : Le 30 novembre 2007, grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse. Le Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision (RDT) appelle le 30 novembre 2007, à une grande "Journée Nationale sans Sarkozy dans les Médias". rasdemtv@orange.fr  
T. 02 47 39 58 30 .

Ca bouge, enfin ! Il était temps.

Abonnez-vous à mon blog (newsletters à droite), c'est gratuit, et recommandez-le à vos amis (voir la rubrique). Merci.

Attention ! Je rajoute régulièrement des dépêches dans l'article " les informations que les Médias ne vous donnent pas " !


8.10.2007 : je reçois cet article de http://sego-dom.over-blog.com :

cet article rentre parfaitement dans le cadre de celui-ci !

Contre-offensive
France 5 a filmé certains de ses animateurs lisant la lettre de Guy Môquet et se propose de diffuser ces vidéos en particulier le 22 octobre, « journée nationale sarkozyste de manipulation des jeunes cerveaux ».
 
Je propose un concours pour un texte que nous, opposants à la politique de Sarkozy, diffuserions massivement ce même jour.
 
A titre personnel, je suggère la dédicace d’Antoine de Saint-Exupéry pour « Le Petit Prince », dont voici le texte :
« A Léon Werth
Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :
A Léon Werth quand il était petit garçon »
 
A titre d’information, pour ceux qui ne savent pas, Saint-Exupéry a publié son livre en 1942, aux Etats-Unis et Léon Werth subissait donc l’occupation en France, au même moment. Pour plus d’information, consultez Wikipédia, à la fois sur le contexte du Petit Prince et sur Léon Werth.

Cette initiative n'a pas pour vocation de nier le courage et l'engagement de Guy Môquet. Par cela, je souhaite seulement mettre en lumière le fait que la lettre du jeune militant communiste ne doit pas être instrumentalisée par une quelconque personnalité politique.
Message à faire suivre largement.
 
 
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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 23:09

Bonjour,


Encore vous, encore moi, et c'est très bien ainsi. On est faits pour s'entendre, non ? Et si j'en juge d'après vos commentaires, vous ne trouvez rien à redire à mes articles, au contraire vous les appréciez  parce qu'ils viennent des "tripes". Pas moyen d'avoir des détracteurs, même parmi les supporters de Sarkozy, ils sont sous le charme, peut-être ? En tous cas, ils ne protestent pas. Pourtant, ça mettrait de l'ambiance, non, un commentaire frondeur ? 

Figurez-vous que j'étais sur le point de terminer cet article, et c'était mon plus beau, du vécu, du concret, du bien senti et analysé, du pertinent, et même de l'impertinent, du vrai, de l'efficace, surtout d'ailleurs une âme, des tripes, de la personnalité, mon chef-d'oeuvre, je jubilais ! Tout y était pour plaire, et même pour intéresser le PS, qui aurait trouvé là matière à réflexion (et il était très long, en plus, et article !) . Et puis peut-être un geste malencontreux, patatra  tout s'est envolé, pff ! Plus d'article, même pas de brouillon, de corbeille... j'adore l'informatique ! Grr....

Vous savez, quand on recommence, on n'est plus inspiré du tout. Il est tard, je suis fatiguée, je suis dégoûtée.  Alors, je vais résumer (oui, vous avez bien lu, un résumé froid, un compte-rendu glacial ) ce que je disais - car j'écris toujours sans brouillon, dans l'improvisation, ça jaillit  :  donc sans fougue, sans élan. Et justement, la fougue, l'élan, c'est ce qui a manqué au PS, pendant la campagne. Certes, comme je l'ai expliqué dans mon premier article, les MEDIAS à la botte du grand capital et de son valet M.de Sarkozy, se sont ligués contre la gauche pour la faire échouer, un vrai scandale. Et j'ai eu beau dénoncer, écrire, faxer, téléphoner, prévenir, mettre en garde, rien n'y a fait, on n'écoute que les conseillers rétribués et la garde rapprochée. C'est ainsi. Et c'est dommage. Ce que je proposai sans répit au PS, c'était d'avertir les Français que l'information n'était plus neutre mais orientée, donc qu'on les trompait, et qu'il fallait protester auprès des rédactions, ou s'offrir des pages entières de pub partout pour dénoncer les médias asservis, ou porter plainte contre X en prenant à témoin les Français, ou organiser une grande manifestation unitaire pour défendre la démocratie en péril. On trouva l'idée très bonne, et rien ne se passa. Sauf pour M. BAYROU, qui fort intelligemment comprit  la menace et la dénonça. Avec le succès que l'on sait. Quand on est offensif, voilà le résultat ! 

Quand est-ce que le P.S. osera défier les puissants, frapper fort, interpeller fort, médiatiquement et avec audace, comme Bayrou a su si bien le faire en dénonçant non seulement les médias serviles, mais aussi les grandes puissances financières qui cannibalisent la planète ? Ce n'est pas en étant timoré ou en ménageant tout le monde qu'on gagne. Faisons du Sarkozy, soyons brûlants !  Ah, si je faisais partie (comme il en était question dans les années 75, peu avant que je ne quitte le P.S. pour des raisons familiales et professionnelles) de l'équipe de conseillers en communication, on n'en serait pas là, j'aurai "boosté" l'audience, l'adhésion du peuple de France,  comme on dit aujourd'hui (voir BOOSTER BLOG), c'est-à-dire que j'aurais dynamisé, entraîné, impulsé, propulsé, vivifié - exactement  omme un officier motive ses troupes pour la bataille ! Et il faut batailler dur, avec Sarkozy ! Comme lui, j'ai un  tempérament fougueux, enthousiaste, convainquant, offensif, et cela aurait contribué à dynamiser un parti manquant de punch ! Je le dis clairement, et je veux que cela soit suivi d'effet : Il faut que le PS croise le fer avec le Président, et constamment s'il vous plaît ! Je veux qu'il engage de grandes campagnes médiatisées, et par thème (par ex, la défense des droits des travailleurs), voilà qui boosterait son  audience ! La balle est dans le camp des socialistes ! Je ne veux pas le pouvoir, j'ai toujours fui ça, pareil pour les honneurs, l'argent, les mondanités, je préfère accueillir un sdf chez moi ou faire la fête avec mes potes les GITANS ! Ce que je voudrais, c'est conseiller, proposer, enthousiasmer, qu'ils aient un Sarkozy en jupons (et Dieu sait si j'en porte, j'adore les tenues flamenco !) pour contribuer à dynamiser ce parti timoré, et l'aider à remporter la victoire, avec au second tour le renfort des Besancenot, des communistes (je les aime, les camarades du PC, ils sont formidables, ce sont les vrais soutiens de la classe ouvrière !), des Verts, des alter-mondialistes et j'en passe - et pour quoi ? Pour une politique de gauche, pas une politique fourre-tout, de droite et de gauche à la fois ! C'est ambigu ! Et l'ambiguité ne séduit jamais... Réécrivons la page socialiste !

La première chose à faire, quand on est à gauche, c'est de faire une politique de gauche. Celle dans laquelle les classes populaires se reconnaîtront. Sinon, elles préfèreront l'original de droite à la copie de gauche. La droite défend les intérêts des puissants, ce qui devrait faire fuir les électeurs, mais elle sait se mettre en valeur. Par définition, la gauche défend le peuple, mais elle ne sait pas expliquer les enjeux réels pour les populations ; Elle sait organiser des débats, des réunions, des congrès, elle sait réunir ses chefs, ou plutôt se les opposer. Or Il faut qu'il y ait des courants, pas des rivalités de personnes, d'ambitions. Et il faut des explications claires, convainquantes. Le PS doit apprendre à communiquer. Il a besoin d'une muse ? J'arrive.  

Si la gauche perd son âme en se rapprochant toujours plus de la droite, elle perd aussi ses électeurs. Et l'Histoire jugera ses renoncements successifs. Une gauche authentique ne doit pas renoncer à ses valeurs, elle ne doit pas pactiser avec le capitalisme financier, prédateur, dévastateur. Elle doit le combattre. Et s'affirmer avec ses valeurs propres, celles qui soulèvent l'enthousiasme des foules. Le PS doit retrouver ses racines populaires, il y va de sa survie !

J'attendais un élan, de la nouveauté, de la fougue, un grand projet mobilisateur, j'ai trouvé un catalogue de mesures, au demeurant non chiffrées. On ne séduit personne avec un catalogue. Et ce n'est pas sérieux de ne pas chiffrer les mesures que l'on propose, SARKOZY n'avait pas fait mieux d'ailleurs. Mais quel poids pouvait avoir un catalogue, face à la machine de guerre de l'UMP, lourdement financée par les grandes puissances de l'argent, relayée par une presse servile, et défendue par des bataillons de communiquants, à l'américaine, payés en définitive avec l'argent des contribuables ? D'un côté, une organisation parfaite, sans faille, compacte, mobilisée autour du Chef  - on se croirait dans un pays totalitaire ; de l'autre, des mesures à la petite semaine, une improvisation constante, et un manque de professionnalisme complet, étonnant de la part d'une formation qui a largement fait ses preuves au service de la France.

Et quelles mesures ? Pour ma part, j'ai sans cesse réclamé de la part du PS qu'il revienne à ses fondamentaux - comme la défense des services publics, si chers aux Français. Un jour, lors d'une réunion organisée par une FEDERATION DU P.S., je suis intervenue pour proposer qu'on mette l'accent sur les besoins locaux, services publics, mesures en faveur des 3e et 4e âges, en n'oubliant pas la question de l'accessibilité des équipements (j'avais eu l'occasion de réaliser un documentaire sur le sujet pour la télévision fançaise; le problème me semblait d'autant plus important que la population vit de plus en plus longtemps). Le public applaudit mon intervention, le Premier Secrétaire reconnut qu'il sagissait justement des principales revendications de la population locale - et tout continua comme avant. Une candidate à la députation proposa même quelque temps plus tard d'axer sa campagne sur les plus jeunes, alors qu'il s'agissait du département le plus vieux de France ( les retraités ne cessent de s'y installer, pour le soleil, mer, les prix encore accessibles). C'était ce qui s'appelle avoir du flair.

Et justement, pour moi le P.S. manque de flair. Il est didactique et non pragmatique. Trop cramponné à ses habitudes, ses dogmes, ses éléphants, il oublie la réalité. Et la réalité, aujourd'hui, c'est du moderne, du percutant, de l'offensif. Combien de fois leur ai-je dit : " Soyez offensifs ! Ayez des idées ! Soyez dynamiques ! Dénoncez vos adversaires ! Battez-vous ! Du punch ! Et soyez réactifs ! " Ca, justement, c'est un point que le PS doit travailler. Il doit réagir très vite aux événements, instantanément - comme Sarkozy sait si bien le faire.

Avoir des idées, un programme bien charpenté, un projet mobilisateur, c'est bien, mais cela ne suffit pas. Encore faut-il savoir le présenter. Et là, on touche un problème fondamental pour le PS : Il ne sait pas faire passer ses idées, les "vendre". Sarkozy fait une politique dévastatrice pour les Français et les générations futures, mais il la présente dans un bel emballage, attrayant . Tout est dans la manière ! Aujourd'hui, on fait plus attention à la forme qu'au fond ; Et par conséquent, il faut de l'audace, du concret, du simple, de l'imagé, de l'habileté, aussi - pas la langue de bois, l'approximatif, le jargon, les longues phrases abstraites et peu compréhensibles ; là où SEGOLENE parle de "politique par la preuve", Sarkozy annonce : "Ce que je dis, je le fais". Il faut absolument que le PS médite ce que j'écris là ! Il y va de son succès ! J'étais très frappée, pendant la campagne électorale, par un article du journal LE MONDE. Il expliquait que les sportifs préféraient Sarkozy, car lui au moins était compréhensible. Pour emporter l'adhésion populaire, il faut être le plus simple, le plus concret, le plus clair et le plus convainquant possible. Voilà une autre recette du succès. Je le dis au PS : Si tu m'écoutes, tu vas booster ton audience.

Je vais arrêter là pour ce soir, vraiment désolée d'avoir eu à recommencer ce que j'avais écrit en étant particulièrement inspirée. Je n'écrirai plus un premier du mois : les corbeilles et les brouillons doivent être vidés, et je n'ai retrouvé aucune trace de ce que j'avais écrit. Ce devait être un joli article tonique, c'est un article sans âme. Tant pis...

Mais je voudrais simplement ajouter que le PS doit renouveler complètement ses méthodes, son programme et son langage. Et nous devons nous battre pour retrouver une presse indépendante. C'est nécessaire, c'est vital. Il y va de la liberté, de l'alternance politique, de la DEMOCRATIE. N'acceptons pas le parti unique dont rêve Sarkozy, comme dans les pays TOTALITAIRES  ! Ne nous résignons pas à cohabiter avec des médias servlles ! Refusons d'être embrigadés ! Nous sommes en France, patrie des droits de l'homme !

Et je salue l'initiative d'OLIVIER BESANCENOT. Il faut en effet un grand parti qui unisse toutes les forces anti-libérales (j'en reparlerai). Quant au  P.S., je lui conseille de se scinder en deux : une aile plus rose, proche du MEDEF, et une aile bien rouge, qui viendrait renflouer la tendance "molle", au deuxième tour, pour la vivifier et la faire gagner face aux forces les plus réactionnaires que nous ayions jamais connues. Soyons audacieux, n'ayons pas peur d'écrire une nouvelle page d'Histoire ! Organisons un nouveau CONGRES DE TOURS ! Il y a urgence à faire bouger les choses !

Votre Eva, toute triste d'avoir certainement - et donc vous avec - été victime d'un vilain  coup de balai mensuel d'over-blog, car alors que j'écrivais normalement, d'un seul coup le site a sauté, et la rubrique "corbeille" a complètement disparu.... Ainsi va notre civilisation.  Autant en emporte le vent !

Mais les idées, elles, demeurent. Et le grand vent de l'Histoire, qui emporte les régimes à la solde d'une minorité de privilégiés. Bonsoir.

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 20:46
34-20ans2-1-.jpgChers amis, bonjour !

Nous ne sommes plus en démocratie, les médias ne sont plus indépendants ! Quand les médias ne sont plus libres, il n' y a plus de liberté ; et quand il n'y a plus de liberté, il n'y a plus de démocratie ! A-t-on réalisé la gravité de la situation ? La France, patrie des DROITS DE L'HOMME, a perdu sa spécificité, son âme ! Et nous ne réagissons pas ? Sommes-nous à ce point devenus aveugles, sourds, paralysés ? Honte à nous !

Dans cet article, et comme promis,  je vais commencer à vous parler plus en détail des méthodes de FR2, chaîne me semble-t-il encore qualifiée de publique . En fait, c'est une authentique chaîne de propagande qui ne dit pas son nom. On se croirait dans l'Italie de Berlusconi !

On avait déjà vu l'engagement des médias français en faveur du oui à la CONSTITUTION EUROPENNE ; c'était si caricatural que le dernier mot entendu sur une chaîne publique, à minuit moins cinq, était, de la bouche d'un ouvrier allemand : " si le non passe en France, ce sera une catastrophe pour l' Europe ! " .  Bonne nuit, les électeurs !

Lors de la campagne électorale, on a assisté à un déchaînement sans précédent contre S. ROYAL,  et en faveur de N. SARKOZY . Nous n'étions pas en France, mais dans une vulgaire république bananière. La "démocratie irréprochable" vantée par notre expert en manipulation était en marche, avec le rouleau compresseur de la PENSEE UNIQUE ! Saint-Sarkozy est tellement de mauvaise foi, qu'il n'a pas hésité, un jour, à parler de pensée unique à propos... de Ségolène ! Le monde renversé.... Et nous gobons tout cela sans murmurer ? Nous, le peuple qui a pris la Bastille des privilèges ? Je ne reconnais plus mon pays, embobiné par un bateleur assoiffé de pouvoir et de notoriété...

Quelques exemples concernant FR2 : Le 28 janvier 2007, le journal ignore le voyage réussi de Ségolène dans les Antilles. Et quand la chaîne se résout à en parler, c'est pour souligner, tenez-vous bien, que "pour une fois, il n'y avait pas de couac !". Après cela, que restera-t-il dans la tête des Français endoctrinés ? Que le nom de Ségolène est synonyme de couacs ! Et vous voulez faire confiance à une candidate comme ça ? Certainement pas ! Le but est atteint .  Et ça s'appelle des journalistes ?  Au même moment , les médias encore libres abordent le sujet du scandale des écoutes. Pas à FR2, évidemment . Quant à la candidature de DUPONT-AIGNAN, un des derniers gaullistes fidèles ( M. de Sarkozy déteste les vrais gaullistes, il faut le savoir ! ), elle est à peine annnoncée sur FR2, et bien sûr pas le moindre interview, la chaîne ne va tout de même pas préciser qu'un authentique gaulliste est en désaccord avec l'orientation de l'UMP, cela pourrait porter ombrage au Grand Maitre - devenu depuis Président, pour le malheur des Français et des générations futures, car on revient rarement en arrière.

Par contre, FR2 va insister sur le voyage de Sarkozy en ALGERIE sous le titre, au journal de 20 heures, de "Rassurer les Algériens...". Le titre est d'autant mieux étudié qu'il intervient au moment même où les Français, dans un sondage, font part de la crainte que leur inspire le personnage, le trouvant  "inquiétant".... Ce n'est pas tout ! Un peu plus tard, FR2, qui décidément ne recule devant rien pour faire gagner le candidat des grandes puissances financières, cite le mot de Sarkozy à propos de Ségolène : "Elle est inquiétante". C'est du journalisme, ça, ou de la propagande insidieuse ?

En inversant les rôles, FR2 a fait oeuvre de télé de propagande, ni plus ni moins. C'est parfaitement scandaleux ! C'est l'habileté poussée à son paroxysme ! En tant que journaliste d'une grande chaîne publique, j'ai bien évidemment assisté à des conférences de rédaction, le matin à 9 heures, pour définir le programme de la journée. J'imagine ce que doivent être ceux de FR2, où chaque sujet, chaque mot sont certainement pesés pour souligner les mérites de Sarkozy, et les insuffisances de son principal adversaire. J'accuse FR2 de ne pas faire son travail d'information, en toute neutralité, je l'accuse d'être au service d'un homme, d'un parti, d'un clan - au détriment des Français . Et avec leur argent ( c'est une chaîne publique, donc je le rappelle financée par les contribuables français).

J'ai fait la pause-café, ou plus exactement la pause-danse. Comprenez qu'à moins de cent mètres de l'endroit où je me trouve, il y a bal techno pour les jeunes, alors je suis allée m' y trémousser, dans une chaude ambiance, et c'était fort bien. J'ai eu beaucoup de succès : les jeunes ont apprécié la présence de quelqu'un qui a au moins trente ans de plus qu'eux, et qui danse comme eux, avec autant de fougue. Quelques jours plus tôt,  je me suis rendue aux jeudis (fort colorés) de PERPIGNAN, où la fête fuse de partout. Pour ne rien vous cacher, puisque maintenant vous êtes mes amis, j'ai jeté mon dévolu sur un groupe rap, de jeunes arabes remplis de talent, et j'ai dansé avec les jeunes des cités pendant plus de deux heures, bonjour l'ambiance ! Et comme cela ne suffisait pas, ensuite je me suis offert une heure de tam-tam avec les Africains, là aussi je n'ai pu m'empêcher de me tortiller au rythme des tambours.  Pour clore cet intermède, au moment de quitter la fête j'ai rencontré un jeune qui m'a embrassée en me disant: " merci, parce que vous avez mis une sacrée ambiance ! "  Maintenant, je vais mettre l'ambiance avec FR2.  A nous deux, FR2 !  

Il n'y a pas que les mots qui manipulent. Les images aussi peuvent frapper très fort. Quand FR2 se résout, puisqu'elle ne peut plus faire autrement, à évoquer la fronde des Eglises de toutes confessions contre Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, c'est pour montrer les délégués reçus... par M.de VILLEPIN. C'est donc lui qui portera la responsablité des mesures impopulaires !

Et lorsque la chaîne annonce que certains candidats sont prêts à aller plus loin que NICOLAS HULOT pour défendre l'environnement , c'est le visage de M. de Sarkozy qui apparaît comme par hasard sur l'écran, alors qu'on apprend, pas par FR2 évidemment, que son programme est le plus discret en matière de protection de la nature. Message subliminal sur la chaîne publique... cela va très loin, non ? D'ailleurs, Fr2 choisit les plus beaux portraits de notre saint-homme, les plus engageants, et les moins à l'avantage de  Ségolène. Cherchez l'erreur ! Allez, regardez les arrière-plans de FR2 avec un regard neuf, et ne vous laissez plus embobiner !

FR2 insiste sur les prétendus couacs de Ségolène, sans jamais parler de ceux de Sarkozy, pourtant plus nombreux. Lorsque la chaîne parle du PS, c'est pour évoquer " les roses sans trop d'épines ".  Cela va jusque là, vous ne rêvez pas ! Chaque mot, chaque titre, chaque image sont faits pour convaincre les Français de voter Sarkozy ; tout est dit ou montré pour critiquer son principal adversaire ; jamais aucune allusion embarrassante pour le candidat de l'oligarchie financière .  Omissions, images détournées, paroles habilement sélectionnées pour servir Sarkozy et desservir Ségolène, et j'en passe, tous les procédés sont utilisés tour à tour . Silence sur les policiers qui se désolidarisent de plus en plus du premier flic de France ; silence sur le CNE qui sert de modèle à Sarkozy ; silence sur les mauvais chiffres du chômage, qu'on s'empresse d'oublier d'annoncer avant les élections... la liste est longue ! 

Voulez-vous un exemple ahurissant pour voir jusqu'où l'information est orientée dans le sens de la préservation du pouvoir par le même clan au service des plus nantis ? (la démocratie est morte quand il n'y a plus d'alternance, quand le pouvoir est confisqué par un même groupe) . FR2 donne un extrait d'un discours prononcé par DOMINIQUE STRAUSS-KAHN, voici ce que cela donne  :  le passage cité est justement celui où l'ancien Ministre des Finances se permet un éloge sur le dynamisme de Sarkozy !  Aucune critique concernant sa politique ; dans ces conditions, que signifie la prétendue égalité du  TEMPS DE PAROLE  ? L'information est confisquée par une minorité au service de ses seuls intérêts. Voilà la réalité qu'il faut sans cesse dénoncer pour que la démocratie ne soit pas seulement de façade ! Votre télé, payée avec vos sous, est tronquée !

Et quel est le traitement de l'information pour le conflit israélo-palestinien ? Il a radicalement changé, entre autres avec l'arrivée de journalistes comme M. DARMON, celui-ci étant d'ailleurs chef adjoint du service politique, je crois ; On n'a même plus, contrairement aux autres chaînes, vraiment parlé de l'anniversaire de la guerre des six jours ; Il n'y a pas si longtemps, du temps de JENINE, avec l'excellent CHARLES ENDERLIN (un journaliste qui honore la profession par son objectivité), on évoquait les souffrances incommensurables des PALESTINIENS ;  on présentait l'enbrigadement des enfants des deux côtés au lieu, comme aujourd'hui, de prendre manifestement parti pour un camp et d'ignorer l'enfer vécu par tout un peuple condamné à la prison et à l'agonie quotidienne - pour moi le plus grand scandale de notre siècle . Existe-t-il maintenant des chaînes communautaristes ? Je pose sincèrement la question, je la présente à tous les Républicains laïcs attachés à la neutralité, à l'indépendance et à la DEMOCRATIE.

Et ce que j'ai remarqué aussi, c'est que maintenant, sur FR2, on s'apitoie sur le moindre bobo d'Israël, une bombe artisanale tombe chez eux et blesse des passants, voilà la télé en branle ! Mais quid, par ex (comme Arte l'a annoncé récemment) des gamins palestiniens tués dans leur champ par des tirs israéliens pendant qu'ils jouaient ? Pas un mot ! On privilégie dans l'Actualité celui qui est fort, puissant, sur-armé, et on fait silence sur le martyre quotidien des Palestiniens...
 
Honte à ces JOURNALISTES qui perdent leur âme en exerçant leur métier ! Honte à ces hommes et à ces femmes qui deshonorent leur profession ! La déontologie, ça sert à quoi ? Et le Président de Reporters sans Frontières, il est toujours en vacances, peut-être ? Sans doute occupé à voir, encore et toujours, s'il n'y a pas des irrégularités... à CUBA  !

Quand sanctionnera-t-on les  vrais fauteurs de trouble ? Les médias de propagande, et ils sont nombreux, en France, les criminels de guerre - comme BUSH - ou contre les droits de l'homme, sociaux en particulier ? C'est le monde renversé ! On déroule le tapis rouge devant ceux qui devraient être montrés du doigt !

Nous devons militer pour un autre type de société. Au nom de la liberté, au nom de la justice, au nom de la paix... au nom de l'éthique la plus élémentaire, tout simplement ! Ce sera notre honneur d'êtres humains.

Je suis debout. Soyez-le vous aussi !

Votre Eva, qui milite pour une société où chacun trouverait sa place, fraternellement.

PS :

PALESTINE : Des unités israéliennes ont encore utilisé des jeunes Palestiniens comme "boucliers humains", lors de perquisitions  en Cisjordanie. C'est non seulement contraire aux Conventions internationales, mais aussi banni par la Cour Suprême d'Israël.

SOCIETE : Sarkozy a trouvé une potion magique pour essayer de gonfler les caisses de l'Etat afin de financer les cadeaux aux plus riches.  Dans les écoles, il y aura moins d'heures de cours, moins de postes et moins de profs. D'ici que l'école soit payante, comme aux Etats-Unis, son modèle, il n'y a qu'un pas ... qui peut être vite franchi si nous n'y prenons pas garde. Résistons, là encore ! Nous ne voulons pas que se prépare subrepticement la privatisation de l'enseignement, de tous les services publics auxquels les Français sont si attachés.  Pour finir, je citerai un mot célèbre : plus d'écoles, cela veut dire moins de prisons. Mais Sarkozy est un cow-boy, comme son grand ami BUSH ! 

Français, réveillez-vous, sortez de votre torpeur ! Il y va de l'intérêt de votre pays, des générations futures, et du monde entier même, car la France a toujours été un phare pour les autres ! Résistez,  mettez-vous en marche pour défendre nos valeurs ! Il y a urgence !

29.8.2007, j'ajoute ceci : Saviez-vous que sous Sarkozy, la CENSURE existe ? En effet, n'avez-vous pas remarqué qu'on publiait beaucoup de livres contre SEGOLENE, et , à part celui  de l'ex-ministre M. A. AZIZ (orthographe non garantie), rien contre Sarkozy ?  Eh bien, c'est parce qu'on propulsait tout ce qui pouvait faire du tort à la candidate, et qu'on empêchait la publication des ouvrages critiques à l'égard du futur Président... pourtant bien plus nombreux ! C'est chouette, non ? Je vous le dis, nous sommes désormais dans un pays TOTALITAIRE .

30.8.7. Dans le prolongement de ce qui précède, et toujours avec Télé-Sarkozy (FR2), au Journal de 20 heures, DAVID PUJADAS, qui avait annoncé récemment quelque chose comme " il y aura un souffle de liberté dans ce Journal " (comme dans les pays totalitaires, sans doute) a donc invité à son micro C.ALLEGRE, le spécialiste,
avec MICHEL ROCARD, de la critique contre son propre parti, pour l'interviewer au sujet de son dernier livre qui attaque tous azimuts le PARTI SOCIALISTE. Qu'ai-je dit plus haut ? Quand on invite un homme de gauche, c'est pour citer ce qu'il dit de positif sur Sarkozy, et... de négatif contre son propre parti. Eh bien, FR2 n'invite jamais l'auteur d'un livre contre Sarkozy (voir l'ex Ministre M. AZIZ), par contre dès qu'il sort un livre contre le seul parti capable de vaincre le Président, l'auteur est invité. Il ne faut surtout pas permettre l'alternance politique, donc il faut à tout prix - Sarkozy comme son valet FR2  s'y emploient  - déconsidérer l'adversaire en permanence, ou bien le gouvernement divise pour régner en débauchant des socialistes. Je vous l'ai déjà annoncé : les méthodes sont celles d'un Etat TOTALITAIRE. 

Ne vous étonnez-donc pas, ensuite, si l'émission ARRET-SUR-IMAGES (
anthony@arretsurimages.eu) a été supprimée après l'élection du nouveau Président ; Elle mettait en lumière la manière dont les médias rendaient compte des faits, un péché impardonnable pour le chantre de la "démocratie irréprochable" , M. de Sarkozy !

La DEMOCRATIE est morte. Il faut le savoir, le dire, et protester ;  Résistons à la pensée unique ambiante ! ( voir mon premier article, "Appel à la Résistance", appel à une grande manifestation unitaire pour défendre la démocratie en danger ).
 
Et ce 30.8.7, quand Claude Allegre a voulu concéder à SEGOLENE ROYAL des qualités, il a été habilement interrompu par M.Pujadas, selon une technique bien rôdée pendant les dernières élections présidentielles, par FR2 comme par TF1 ou par la V ... : lorsqu'un invité veut attaquer Sarkozy - et c'est sans doute pour cela qu'il y a régulièrement deux interviewers, il y en a toujours un pour jouer le rôle - il est immédiatement interrompu par le journaliste de service. Le temps de parole est respecté. Mais on oriente l'entretien de telle sorte qu'on ne tolère aucune attaque contre Sarkozy, et qu'on favorise tout ce qui peut destabiliser l'adversaire principal. Rappelez-vous le voyage de Ségolène en Israël, salué par tous, à l'étranger - mais pas par les journalistes français spécialistes du dénigrement de la gauche. On a ainsi monté de toutes pièces une affaire, alors qu'en réalité il y avait deux traducteurs, l'un pour la presse, l'autre pour Ségolène et l'ambassadeur français qui, bien qu'il soit de droite, a innocenté Ségolène des accusations (ce dont les médias ont peu rendu compte) .  Quand la gauche commet un faux-pas, et même quand ce n'est pas le cas, les médias la dénigrent ; à l'inverse, aucune erreur de Sarkozy n'est jamais relevée, pourtant des journaux comme LE CANARD ENCHAINE ou MARIANNE ont noté que le futur Président en avait davantage commis que Ségolène !

Donc, ce 30.8.7, la technique bien rôdée  a joué à fond, on n'invite pas d'adversaires de Sarkozy, ou on choisit des extraits sans intérêt, et on ne rate jamais une occasion d'attaquer le PS, seul parti susceptible de rivaliser avec l'UMP. C'est une honte ! Et le Président de REPORTERS SANS FRONTIERES est toujours en vacances quand il s'agit de la désinformation.... en France ? Qu'attend-il pour être aussi virulent que contre CUBA ?

Nous ne sommes plus en démocratie, quand la presse n'est pas libre ! 

Sarkozy se moque de nous quand, en paroles, il annonce une " démocratie irréprochable ". Ne le croyons pas, c'est un menteur, comme son ami BUSH !

Pauvre monde aux mains d'individus comme ces deux-là !

7.9.7. Je vous recommande vivement la lecture d'un document dont je viens de prendre connaissance sur le blog de SEGOLENE ROYAL, "la communication de Nicolas Sarkozy ... et de ses amis" (à  "imaginons la France de demain", avec Sarkozy,  blog
http://sego-dom.over-blog.com) .  Vous verrez comment un pays démocratique peut devenir, finalement, via les médias asservis, un pays TOTALITAIRE !  Avec Sarkozy, la FRANCE perd son âme, nous sommes dans une vulgaire république bananière !  Je cite un extrait : " on accuse même Nicolas Sarkozy de verrouiller des informations compromettantes, de pratiquer la censure, d'exercer des pressions sur les journalistes, de truquer les statistiques..." Réagissons, c'est très grave ! Organisons (voir Ier chapitre) une manifestation pour sauver la DEMOCRATIE en péril !

7.9.7. : Le journal de 13 heures, le sourire de la présentatrice ! Souriez, circulez, il n'y a rien à voir !!! L'info heureuse, on ne montre que ce qui marche ! Ou bien des gens qui ont réussi ! Aujourd'hui, FR2 évoque la FLEXI-SECURITE si chère à Saint Sarkozy . En clair, c'est le travailleur qui est soumis, sacrifié à l'entreprise. Salariés, taisez-vous et faites ce qu'on vous demande ! Bougez , circulez, changez de métier, adaptez-vous la nuit, le jour, le dimanche....l'employeur a tous les droits ! Comme cette idée n'a jamais fait sauter de joie les Français, alors voici qu'entre en oeuvre une technique bien rôdée : Quand Sarkozy propose au public une mesure impopulaire, les médias se débrouillent poour en exposer... les bienfaits ! Du grand art !

Et ce jour, voyez le DANEMARK où tout est si beau avec des salariés taillables et corvéables à merci ! Vous êtes coiffeur, on n'a plus besoin de coiffeurs? Eh bien, devenez standardistes.  Vous êtes professeur ? Vendez des livres ! Et le licenciement ? "Ce n'est pas un drame ! Ca fait partie du quotidien "!  On entre en formation, ou on change de métier, tout simplement ! La priorité, c'est de coller aux besoins des entreprises... Et  qu'en pense la gauche, ou les syndicats ? Rien, tout va très bien Mme la Marquise sur FR2, pas de critiques, il ne faut  surtout pas faire réfléchir les Français. Et ce sera bientôt la même chose avec le contrat de travail unique ! La chaîne, soyez en sûr, lui trouvera toutes les vertus, et dégotera bien un pays charmé par cette restriction du DROIT des travailleurs pour donner envie aux Français de l'adopter à leur tour ! C'est ça, la propagande ! Insidieuse, mais quotidienne ! Un vrai lavage de cerveau permanent ! Tout doit être fait, s'il n'y a pas d'actualité pour détourner l'attention, afin de servir la politique du Président au service des puissants; FR2 arrivera à populariser les mesures les plus contraires à l'intérêt des citoyens ! 

Et personne ne dénonce tout cela ??? Le Président de Reporters sans frontières est devenu muet quand il s'agit des atteintes à la liberté de la presse  et de publier dans son pays ? N'est-ce pas "ambigu" ? Citoyens, lecteurs, vous, oui  vous, soyez vigilants, ne vous laissez pas berner par ceux qui se moquent de vous et qui piétinent allègrement la DEMOCRATI E  !
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