26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 22:35

 

Sommaire :

Les officiels américains entretiennent

la rumeur de la loi Martiale.

 

Editorial d' Eva :

Notre société ne maîtrise plus rien.

Les peuples sont pris en otage.

Les pauvres sont les premières victimes.

 

Le Capitalisme en accusation.

La position du gouvernement sur l' Iran.

Poursuite de la politique étrangère

de Bush par Obama : Danger ! Par Eva

 

 

Mes amis,

 

Celui qui sème le vent récolte tôt ou tard la tempête. Et tout est réuni pour l'explosion fatale : Crise financière, économique et même sociale. Que voit-on Outre-Atlantique ? Des  chômeurs, des sans logis toujours plus nombreux, des retraités floués, des non soignés, des frustrés en tous genres, des toujours moins pris en charge par l'Etat, Bush ayant eu le bon goût de transférer les ressources des pauvres vers les  riches, de diminuer les impôts des riches et les prestations sociales des pauvres...  Et puis il y a les jeunes qui acceptent de risquer leur vie pour se payer leur fac, et qui reviennent d' Irak les pieds devant. Belle société, en vérité. 

 

Et l'Administration américaine, composée de partisans de l'armement libre, savent que chaque citoyen américain représente un danger potentiel. Le Frankestein yankee a enfanté des monstres, et ne sait plus quoi en faire, excepté les encadrer, les enfermer, les envoyer à la boucherie. Oui, belle société. Et cette société-là, Sarkozy rêve de nous la voir adopter. Quel flair !

 

Alors oui, quand on est dans une impasse, on utilise des moyens extrêmes. C'est ce qui est sur le point d'arriver. Plus rien n'est maîtrisé, ni la finance, ni l'économie, ni la paix, ni la nature, ni le climat, ni la condition animale - et bien sûr la condition humaine. De tous côtés, les apprentis sorciers sont à l'oeuvre pour porter atteinte aux droits de la nature, des individus, des animaux, des générations futures. Et ils ne savent plus quoi inventer pour juguler les maux provoqués. Il ne leur reste plus qu'à éliminer une partie de l'humanité, par tous les moyens, même les plus inhumains, les plus immoraux, les plus terrifiants, les plus criminels.

 

La maison libérale brûle, alors il ne reste plus que le contrôle des humains, leur enfermement, leur extermination.

 

La guerre est le meilleur moyen d'engraisser les profiteurs de tous poils. L'ultime moyen, le définitif. Tant pis pour les sacrifiés. Le monde s'apprête à devenir un immense champ de ruines. Un jour, il n'y aura peut-être plus personne pour le déplorer.

 

Chaque jour qui passe nous rapproche de l'échéance fatale :  Projet d'assassinat d'Obama, trop intelligent, trop imaginatif, trop généreux, peut-être,  si commode en tous cas pour les néocons tapis dans l'ombre et qui attendent pour fondre sur leurs proies - nous tous; Chaos économique et social, sans parler du financier, bien sûr, probablement programmé en sous-mains par ceux qui en récolteront les fruits maudits; Et pire encore, guerres qui, n'en doutons pas, seront nucléaires. Autant dire que les perspectives sont terribles. 

 

L'avenir est bien sombre pour les peuples pris en otage par l'oligarchie de salopards, non élus, qui s'octroient tous les droits au nom de leur position sociale et financière. 

 

Eva

 

Je suis en train d'écouter la seule émission indépendante de la télévision, à mon avis, en dehors du célèbre Dessous des Cartes : Ce soir ou Jamais. Je vous en donne le compte-rendu, il est édifiant. Attention, je choisis les passages les plus signifiants. 

 

Et je vous laisse en compagnie du texte de Voltairenet.org que j'ai trouvé alors que je m'apprêtais à vous servir mon papier sur la modernité. Ce n'est que partie remise ! L'Actualité d'abord...  Soyez sûrs que je n'oublie aucun texte promis, et notamment celui sur l'OTAN (ou celui sur Sarkozy fossoyeur de la France, ou les manipulations dont nous sommes victimes, ou les troublantes ONG, ou la vie en 2010, etc etc) : Mais je suis désormais à la tête de deux dossiers sur le sujet, alors le plus long sera de lire les documents. Ecrire ne me prend aucun temps, cela vient tout seul. Patience ! L'Actualité ne laisse aucun répit. Et quand je reçois un mail qui m'inspire, hop ! C'est parti. Dans une direction généralement imprévue, comme il y a deux jours cette putain de Pensée Unique ! (Je me surpasse en grossièretés, n'est-ce pas ? La fureur, sans doute, de voir le monde qu'on nous prépare. Je suis une extravertie, que voulez-vous ! Il faut que ça sorte, ce dégoût de la politique actuelle, pour mieux rebondir ensuite. C'est ma soupape).

 

Attention, je m'absente trois jours prochainement. Sans possibilité de lire mails ou d'écrire d'articles. J'ai fort envie de changer de pays, alors je prospecte...

 

TAGS : ONG, OTAN, néocons, Bush, guerre, finance, crise, libéralisme, Dessous des Cartes, Ce soir ou Jamais... (au fait, l'émission de débats Ce soir ou Jamais, sur FR3, ça change du torchon de la V, C dans l'Air, sans débats véritables, à sens unique... !)  

 

265 sdf morts en 2008 dans la rue. En France !

 

Quelques réparties du Ce soir ou Jamais

(FR3) de ce jour. Haro sur le capitalisme !

 

M. Louis DALMAS (écrivain, auteur notamment de "Le crépuscule des élites"), entre autres :

 

" Il y a un gouffre, aujourd'hui, entre les riches et les pauvres. Il s'accentue; Et si c'est possible, c'est à cause du conditionnement, de la propagande à coups de mensonges pour faire avaler ça, les bienfaits de l'Europe, du capitalisme, du libéralisme, c'est la Pensée unique, une vraie DICTATURE SUR LES ESPRITS, c'est pire que la dictature sur les corps. Il y a les mensonges par affirmation, et aussi les mensonges par omission... Tous les sujets dont on ne parle pas, comme l'appauvrissement qui augmente ! Aux Etats-Unis, entre 1979 et 2004, 1% des plus riches a accru de 78% sa part de revenus, alors que 80 % de la population a vu ses revenus diminuer de 15 %. Les promesses ne sont jamais tenues.  On assiste à un transfert de richesses sans précédent, de 675 milliards de dollars.  On culpabilise les chômeurs, le Droit recule, le Droit du Travail. A quelles conditions est-on poussé au travail ? On doit tout accepter, sinon on est traité de paresseux, de parasite; il vaut mieux être un travailleur pauvre plutôt que d'être au crochet de celui qui se lève tôt. Finis les protectections sociales, le Droit au travail, à la retraite... Le statut de l'emploi est grignoté, chômage, précarisation du travail, nombre croissant de travailleurs qui ne peuvent, avec leurs revenus, assurer la couverture minimum de leurs besoins. Tout ceci est le RESULTAT D'UN  SYSTEME  QUI  FABRIQUE  DE  LA  PAUVRETE. 

 

"Cette année 923 millions de personnes vont mourir de faim, 75 millions de plus que l'an dernier.  Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim dans le monde. Voilà le capitalisme libéral. C'est une forme moderne de COLONISATION plus dure que toutes les autres, les prix alimentaires ne cessent d'augmenter et poussent les gens à la famine. L'économie locale est ruinée.  Quand on fait des prêts, les pays deviennent DEPENDANTS sur le plan économique (cf avec les OGM.. situation de dépendance onéreuse). Il y a des PRESSIONS partout. On FABRIQUE de la pauvreté. On a trouvé en une heure trois milliards et demie pour sauver la banque belge, et on a mis un an pour trouver un milliard et demie  pour les plus démunis en France. "

 

Sur la Chaîne Parlementaire :

 

"C'est une crise globale du système capitaliste, dont la logique est de faire subir les conséquences aux populations qui n'en sont pas responsables: Pressions sur le travail, le pouvoir d'achat, etc

 

Messieurs, vous PROFITEZ DE LA CRISE POUR ACCENTUER VOTRE POLITIQUE, non seulement préserver vos marges, mais aussi satisfaire les actionnaires qui demandent des dividendes identiques en temps de crise"

 

 

N.B. Vu sur Sly : Le Haut Commissaire pour les réfugiés des Nations unies appelle la communauté internationale à venir en aide aux gens qui souffrent de la pauvreté et pas seulement aux banques mises en difficulté par la crise économique et financière.

 

 

Lors de la séance de questions

au Parlement, ce jour,  

le député Lellouche s'est adressé

au Ministre des Affaires Etrangères

pour connaître la position de la France

sur l'Iran. Je l'entends à l'instant :

 

 

Pierre Lellouche :

 

"La situation du nucléaire est devenue préoccupante, il faut parler de l'ampleur du programme de l'Iran... L'uranium enrichi peut aller jusqu'au militaire; construction récente d'un réacteur du style Pakistan. L'AIEA ne peut contrôler l'ensemble des installations. Or l'Iran n'a rien suspendu, et n'a pas fourni des informations de fond, et il n'a pas donné accès à ses installations.

On approche à grand pas soit de l'acquiescement du nucléaire iranien, soit d'un dangereux scénario de frappes.

Quelle est la position du gouvernement, quelles sont les initiatives avec la Communauté internationale pour interrompre ce processus ?"

 

B Kouchner : " C'est inquiétant, vous avez raison. L'enrichissement de l'uranium n'a pas cessé, au contraire il s'amplifie. Le nombre de sites augmente. Malgré les 5 résolutions de l'ONU, on constate que trois questions précises n'ont pas obtenu de réponses, notamment concernant les essais. Que peut-on faire ? Continuer à la fois l'offre de dialogue et la pression. Les Iraniens veulent parler avec les Etats-Unis. Le nouveau Président a dit qu'il privilégierait le dialogue. Il faut aussi maintenir les sanctions.

Pressions, tout sauf la guerre, dialogue en permanence, c'est la position du gouvernement" (fin Kouchner, et fin sujet).

 

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Les officiels américains entretiennent  

la rumeur de la loi martiale

 

 

CNNL’éventualité de l’imposition de la loi martiale aux États-Unis est désormais publiquement évoquée par de nombreux responsables politiques, aussi bien états-uniens que britanniques. Selon les intervenants, cette décision pourrait être justifiée soit par la crise économique, soit par un nouvel attentat majeur comparable à celui du 11 septembre 2001.

 

Dans le premier registre, le représentant Brad Sherman (D-Californie) a déclaré en séance le 2 octobre « Beaucoup d’entre nous [les parlementaires] ont entendu dire lors de conversations privées que si nous ne votions pas cette loi [de sauvetage de l’économie] lundi, le ciel nous tomberait sur la tête, le Dow Jones perdrait 2 ou 3 000 points le premier jour, autant le second, et quelques membres [de la Chambre des représentants] se sont même entendu dire que la loi martiale serait proclamée en Amérique si nous votions non »

 
Ces propos ont été confirmés par le sénateur James Inhofe (R-Oklahoma) le 22 novembre à l’antenne de KFAQ. Le parlementaire a indiqué que la menace de décréter la loi martiale avait été formulée par le secrétaire au Trésor Henry Paulson, lors d’une conférence téléphonique avec des membres du Congrès, le 19 septembre.

Dans le second registre, le président George W. Bush en personne a évoqué plusieurs fois de graves menaces qui pèseraient sur les États-Unis durant la période de transition présidentielle (4 novembre 2008 au 20 janvier 2009).

 
Tandis que le vice-président élu Joe Biden a martelé en différentes occasions que le sang froid du président Obama ne tarderait pas à être mis à l’épreuve par un méga-attentat.


Le général Michael Hayden, directeur de la CIA, a évoqué la reconstitution d’Al Qaeda sans les zones tribales du Pakistan et sa volonté de frapper « à nouveau » les États-Unis, lors d’une intervention au Global Intelligence Forum de l’Atlantic Council, le 13 novembre.


Le ministre britannique de la Sécurité intérieure, Lord West of Spithead, a assuré quant à lui qu’« à nouveau, il y a un grand complot qui se prépare, et nous suivons cela de près ».

 

À noter : il y a un an et demi, Zbignew Brzezinski (conseiller de Barack Obama pour la sécurité nationale) avait laissé entendre que le complexe militaro-industriel pourrait organiser un méga-attentat sur le sol US pour justifier d’une guerre contre l’Iran. Ce scénario catastrophe ne s’est pas produit, probablement en raison des divisions à Washington qu’illustraient les propos de M. Brzezinski. Il en est autrement aujourd’hui. La classe possédante —qui ne veut pas d’une coûteuse guerre contre l’Iran— est prête à accepter le pire pour sauver ses privilèges menacés par la crise financière.

 

Source: Voltairenet.org

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=1081

 

 

Hillary Rodham ClintonMme Clinton : Danger !

 

 

Alerte ! Les nouveaux conseillers d'Obama

sont des va-t-en guerre !

 

R. gates, H. Clinton, Ross, Brzezinski, nous

préparent la consolidation des guerres en

Irak, en Afghanistan, et au Pakistan !

Colère d'Eva contre l'intolérable en préparation.

 

 

H. Clinton  a pris des positions très "faucon" (néo-con?) à propos de l'Irak (elle a soutenu la guerre, au début du moins) et à propos de l'Iran qu'elle a menacé de rayer de la carte. Elle s'est moquée d'Obama qui proposait de négocier sans préalable avec Téhéran. Étaient-ce là de simples propos de campagne ou le fond de sa pensée ? 

http://globe.blogs.nouvelobs.com/

 

 

Eva :

 

Que va devenir la politique étrangère américaine sous Obama, s'il parvient au 20 janvier ?

 

 

Il suffit de voir les nominations qu'il a faites : Changement... dans la continuité ! Robert Gates, le Secrétaire à la Défense de Bush ! Le continuateur de la politique de Rumsfeld en Irak et en Afghanistan... certes, moins agressif, mais tout de même ! De la part du candidat élu par ceux qui souhaitaient la paix, et qui lui-même a voté contre la guerre d'Irak, c'est une surprise !

 

 

Et puis, voici Hillary Clinton. Une catastrophe en jupons ! Elle a soutenu la guerre en Irak, et elle est partisan, tenez-vous bien... de rayer l'Iran de la carte si, légitimement, il répond à l'agression d'Israël !   En d'autres termes, Mme Clinton s'apprête le cas échéant à devenir la plus grande criminelle de l'histoire de l'humanité, en concevant l'effacement d'un pays entier de la carte, et juste pour plaire à un autre ! Jamais une telle chose ne se serait produite dans l'histoire de l'humanité ! Le Président d'Iran n'a jamais proféré les paroles qu'on lui prête, elles ont été intentionnellement déformées à des fins politiques impérialistes, et de toutes façons cet Etat ne mène pas une politique offensive, de surcroît il n'a pas les moyens financiers et militaires de ses ennemis !

 

 

Je me demande comment une femme, mère, et démocrate, peut s'associer à une entreprise aussi abjecte ?  Ces gens sont-ils tous fous ? Pour moi, ils sont à interner ! Les peuples devraient traduire en Justice des individus qui mettraient à exécution des projets aussi monstrueux ! Tout ça pour dominer les régions riches en ressources ! Ces "bons chrétiens" sont des suppôts du diable, menteurs, voleurs, assassins ! Je suis sûre qu'ils sont capables de mettre à exécution leurs plans diaboliques, ils feraient n'importe quoi pour imposer leur "démocratie irréprochable", comme en Irak, assassine et prédatrice !

 

 

Si Obama s'associe à une telle abomination, le "Prince de la Paix", du moins élu en tant que tel, imprimera à jamais la plus monstrueuse page de l'histoire de l'humanité ! Et si ces projets sont mis à exécution, la boîte de Pandore s'ouvrira pour le malheur de toute la planète !

 

 

Et le projet d'Hillary Clinton de rayer l'Iran de la carte s'il se défend, montre aussi combien la politique américaine est totalement vassale de celle d'Israël, déterminée par cet Etat, au point d'en accepter les plus funestes projets. Israël qui dénonce, à juste titre, la politique d'extermination dont il a été victime, exterminerait... tout un Etat, alors que celui-ci n'a jamais attaqué personne ! C'est fou, c'est intolérable !

 

 

La vie des peuples ne compte-t-elle donc pas aux yeux de ces individus ? Et le Droit ? Et l'éthique ? Et leur foi, soi-disant ? Ils ont la conscience en paix ? Dieu les enverra en enfer, ça c'est sûr, si la Justice des hommes est défaillante, celle de Dieu ne fera pas défaut ! Et ils auront l'éternité pour se repentir de leurs forfaits !

 

 

Comment les médias-menteurs au service des multinationales de l'armement  vont-ils présenter les événements, le cas échéant ? Comme une inévitable réponse à un nouveau 11 septembre programmé par les malfaiteurs de l'humanité pour leur faire accepter l'inacceptable ?

 

 

Si les peuples laissent faire, sans réagir, leur sort est scellé. Et puisque la culture cow-boy est bien vue, désormais, avec Sarkozy, eh bien je suggère qu'il y ait des affiches partout, du style Wanted, avec les noms des dirigeants fous, pour qu'on s'en empare et qu'on les traduise devant un Tribunal des peuples pour crimes contre l'humanité !

 

 

Eva

 

TAGS : Obama,  Hillary Clinton, Ross, Brzezinski,  Bush, USA, Israël, Iran, Afghanistan, Pakistan, guerre, Sarkozy, wantes, cow-boys, Dieu, chrétiens, néocons

 

 

 

 

Autre son de cloche :

La vrai gourou d'Obama en politique étrangère

 

L'homme est un général d'aviation à la retraite, il a 83 ans et s'appelle Brent Scowcroft.

 

Et, selon le "Wall Street Journal", il est le gourou d'Obama en matière de géopolitique.

 

Tous deux étaient très tôt opposés à la guerre en Irak

 

Tous deux sont dits favorables à un retrait rapide du même Irak.

 

Selon le "Wall Street Journal", Scowcroft aurait conseillé à Obama de faire tout de suite le forcing pour arracher la paix entre Israéliens et Palestiniens.

 

Il a écrit, avec d'autres, un texte engageant la Maison Blanche à négocier avec l'Iran.

 

Avec la Russie, il propose une approche graduelle de reprise de contact au plus haut niveau.

 

C'est lui qui, avec George Bush père, a géré la chute du Mur de Berlin et l'éclatement de l'URSS.

 

Et la première guerre d'Irak.

 

 

(extraits http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/25/obama-fera-t-il-la-meme-politique-etrangere-que-george-bush.html )

 

 

ScowcroftCDT.jpg

A noter que l'auteur de cet article est le chroniqueur Affaires Etrangères attitré du Nouvel Obs, journal lui-même très atlantiste. Est-il objectif, ou y-a-t-il parti-pris en faveur des USA ? Je ne suis pas en mesure de répondre. Je pose juste la question.

L'euro-atlantisme caractérise le PS en général, le Nouvel Obs en particulier, et cela hypothèque toute politique favorable aux peuples, Voir précédentes publications, ou le Comité Valmy  http://r-sistons.over-blog.com/article-25146970.html

 

 

Sélection de liens à lire :

 

 

 

 

"Je partage votre inquiétude concernant Jérusalem", a écrit M. Sarkozy dans un message adressé au souverain marocain

http://www.marcfievet.com/article-25160393.html

 

 

 

     liste complète 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victoire de Chavez aux élections locales

Si le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) avait perdu les élections municipales dimanche cela aurait fait la "Une" de vos journaux qui auraient fait leur titre sur le "déclin de Chavez". ...

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

 

et n'oubliez pas de visiter mes autres blogs,

liste en tête de la présentation de ce blog !

 

 

C O M M E N T A I R E S  :   I C I

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 04:16

Un Noir à la tête de
la Maison Blanche !



http://www.agoravox.fr/IMG/chat2.jpg


Non, ce n'est pas le chat de Sarah Palin,

c'est celui d'Agora Vox.

Il n'en revient pas, le brave matou !

Un noir élu,

un héros américain blanc KO,

et puis, ne l'oublions pas,

un très grand perdant,

Dieu lui-même... Fichtre !

Son Ambassadeur personnel,

l'immense Georges W.Bush,

apôtre du Bien planétaire,

terrassé par un diable noir !

Oui, l'envoyé de Dieu lui-même

pour établir la paix sur terre

par la guerre permanente,

est vaincu par procuration.

God blesse le monde !

Il lègue à son successeur

une grande Amérique, 

une Amérique au sommet de sa forme :

Image du pays en berne,

dette et disparités records,

dépenses militaires qui explosent,

armée embourbée partout,

crise financière, économique.. 

Alors oui, un Noir maître du monde,

après avoir mis KO un héros et Dieu lui-même,

il n'y a qu'aux Etats-Unis qu'on voit ça !

Et ce n'est pas fini...

Les paris sont ouverts,

crise ingérable,

récession galopante,

krach général,

destitution d'Obama,

son assassinat,

et puis guerre civile,

guerre contre l'Iran, la Syrie, le Liban,
la Palestine, la Russie, la Chine, le Vénézuela..

Il va y avoir du sport, assurément !

Les blogueurs ne sont pas prêts de chômer,

et le chat de cesser de s'étonner.


Encore un coup du NOM, assurément...

Quel humour, olé !!

Et combien a-t-il été dépensé

pour réussir un tel show ??





C'était l'éditorial d'Eva,

non-aligné, naturellement.

Bonsoir, ou bonjour,

la vie est belle,

on n'a pas fini de rigoler !




R-sistante à l'intolérable,
armée d'une rose...


NB Quand même, grand moment d'émotion !
Ne boudons pas notre plaisir,
un Noir à la charge suprême,
maître du monde, décapant, non ?
Et puis, ses premiers mots sont :
"Notre force, ce n'est pas notre Puissance,
mais nos idées, démocratie, espérance
..."

Ca a de l'allure, non ?
Quelle rupture !!!

Une icône a gagné...
une séduisante icône !
Et un joli couple, aimant,
une charmante famille !
L'Amérique, dans ce qu'elle a de meilleur....

Oui, tout est possible aux Etats-Unis !
Même le meilleur !
Enfin...
God bless the world !


TAGS : Obama, Bush, Noir, USA, Amérique, Russie, Syrie, NOM, Chine, Iran, Liban Palestine, crise, Sarah Palin, guerre permanente, démocratie, Vénézuela....

NOM : Nouvel Ordre Mondial


Les bombardements continuent, cette fois, à nouveau sur une noce !
Ca recommence, courte trève... Eternelle Amérique...
Longue vie aux mariés ! Yankees bienfaiteurs, armée du Bien... Grrr...



Obama, noir à l'extérieur,
blanc à l'intérieur

(Superbe analyse de G Stanechy, comme d'habitude. Courez lire...)

Non, au risque de me répéter, il a été élu pour une opération de  window dressing. Habillage de vitrine, pour rétablir l'image des USA dans l'opinion internationale. Pure opération de communication et de désinformation. Comme on lance un nouveau dentifrice ou une nouvelle savonnette. Pour camoufler, ce qui va continuer comme avant. Si ce n'est pire qu'avant...

http://stanechy.over-blog.com/article-24497955.html



Hommage à Michelle,
1e Grande Dame

 Michelle, tout simplement, une très belle femme !

"Et laissez-moi vous dire une chose, a-t-elle déclaré, pour la première fois de ma vie d'adulte, je suis fière de mon pays."

Attention, Michelle ne sera pas une potiche ! C'est une Africaine qui a des tripes, qui connaît la souffrance des Noirs d'Afrique et des laissés pour compte du rêve américain, elle a choisi une carrière dans le Public, elle, brillante diplômée qui pouvait prétendre aux fonctions les plus élevées !

Mes amis, c'est un couple qui a été élu, et les préoccupations sociales de Michelle sont solides ! Alors, regardons, elle sera une conseillère avisée de son mari...

Là encore, ne boudons pas notre plaisir, l'Actualité nous en réserve si peu.... Eva





Sélection de Liens :

Liens panier à crabes


Le Site contre-info attaqué !

Le site est suspendu à la suite d’une plainte transmise à l’hébergeur, arguant de l’existence de SPAM en provenance de CI. Cette accusation, mensongère faut-il le préciser, vise vraisemblablement à tenter de réduire au silence une source d’information que des centaines de milliers de visiteurs chaque mois apprécient pour sa qualité, son indépendance d’esprit, tout comme sa mesure dans le traitement des évènements. Elle est vouée à l’échec, soyons en sûrs.

Nous travaillons activement avec l’hébergeur pour établir l’absence de fondement de cette plainte et restaurer le service dans les meilleurs délais.

Ce site alternatif permettra, d’ici là , de vous tenir informé.

La rédaction

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7363



Mise en redressement judiciaire
du système financier et monétaire


Selon un banquier de haut niveau cité dans La Tribune, ce sommet pourrait être suivi le 17 novembre d’un « lundi très, très noir », puis, ajoute Mme LaRouche, d’un « mardi sanglant » et d’un « mercredi effroyable », menant à l’effondrement total du système financier mondial.

La seule manière de l’empêcher serait de décréter la mise en redressement judiciaire du système financier et monétaire, comme le propose Lyndon LaRouche.

Or, ni l’administration Bush, truffée d’anciens collaborateurs de Goldman Sachs, ni le Premier ministre britannique Gordon Brown, n’ont l’intention d’accepter une véritable mise en redressement judiciaire du système financier mondial en faillite. Bush ne voulait même pas que le nouveau Président américain participe au sommet, bien que les deux candidats disposent d’étroites relations à Wall Street.

En même temps, il serait illusoire de croire que les pays du secteur en voie de développement accepteront une simple réforme du FMI, tout en les maintenant sous le joug du Fonds. D’ici le 15 novembre, différents sommets sont prévus — Mercosur (marché commun sud-américain), Organisation de coopération de Shanghai ou G20 — au cours desquels les pays participants tenteront de faire passer leurs intérêts nationaux dans la formulation de la nouvelle architecture financière. Les pays d’Asie, qui ont eu affaire au FMI pendant la « crise asiatique » de 1997-98, restent méfiants, et même le Premier ministre turc Erdogan a fait savoir qu’il ne permettrait pas au FMI d’« étrangler » l’économie de son pays.

Entre-temps, l’économie réelle sombre à une vitesse vertigineuse dans la dépression, dont Mme Zepp-LaRouche a cité des exemples (cf. ci-dessous). La situation est particulièrement critique dans les pays émergents

« faute de mettre immédiatement à l’ordre du jour la création d’un nouveau système financier mondial, le monde est menacé de dangers que le yuppie moyen qui profite du système actuel ne peut même pas imaginer. Seule une procédure de redressement judiciaire ordonnée, incluant l’élimination des millions de milliards de dollars de produits dérivés du système, permettrait de résoudre le problème. (...) Il faut fermer une fois pour toutes ce marché et déclarer toutes les transactions dérivées nulles et non avenues. Que les spéculateurs redoutent cette solution comme le diable l’eau bénite, ne devrait pas empêcher les gouvernements de mettre une telle procédure de redressement à l’ordre du jour le 15 novembre. »

Mme Zepp-LaRouche met en garde : « Les participants au sommet du G20 devront répondre de leurs décisions devant l’histoire, en particulier s’ils laissent passer la chance d’adopter un système de Nouveau Bretton Woods dans l’esprit de Roosevelt. Les conséquences en seraient non seulement l’effondrement rapide de l’économie mondiale, avec des milliards d’affamés, mais aussi le chaos social dans les pays du G7, dont il ne sera pas facile de venir à bout, même avec la solution mussolinienne. »

En vue du sommet du G20, une conférence privée se tiendra le 11 novembre à Washington, à laquelle Lyndon LaRouche prendra la parole

(extraits) voir http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-24444020.html


Les conseillers de la campagne d'Obama
http://lecarnavaldarthenice.blog.fr/2008/11/05/les-conseillers-de-la-campagne-de-barack-obama-4990012


Election d'Obama, une imposture ?

Des millions de dollars pour 4 nouvelles années de dictature du Dow Jones.
Depuis plus d'un siècle les agences démocrates et républicaines nous jouent la comédie du désaccord pour préserver l'ordre capitaliste.
Les autres candidats ont disparu du paysage médiatique : une candidate écologiste, une candidate pseudo trotskyste du SWP , un candidat libertarien...etc...
Qui en entend parler ?
(..) Ce n'est pas une dictature des goulags, une dictature des hôpitaux psychiatriques pour opposants (comme celle dont rêvent déjà les responsables du site
revolution celeonet)
Non.
Là , c'est la dictature bourgeoise...
Ce sont des millions de dollars que Wall Street a déversé sur son candidat.
Ce sont des millions de dollars pour corrompre tous les médias, pour acheter toutes les places des journaux , des radios, des chaines de télévision.
(..) Wall Street a lâché Mc Cain comme un danger risqué : les capitalistes du pétrole, les capitalistes de la rapacité gangsteristes du genre Halliburton, ont poussé le bouchon trop loin.
Il faut maintenant un petit nuage bleu pour recouvrir les crimes des USA, un petit nuage pour masquer le principal pays criminel écologique au monde.
Le pays qui émettait 19,6 kilos de carbone par jour par personne en l'an 2000.
Ce pays a fait croire à ses classes moyennes qu'elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements.
Une gigangstesque magouille - les subprimes - a permis de faire financer la construction des logements des nouveaux propriétaires en attirant aux USA le fric de l'Europe, le fric de l'Asie.
Mais la magouille s'est retourné car les intermédiaires de Wall Street percevaient, au passage, un pourcentage croissant du pret à rembourser.(jusqu'à 391 % d'intérêt raconte l'interviewé de Mermet)
Jusqu'au point de pousser les nouveaux imbéciles proprietaires à la rue.
Croire que Obama va résoudre cela est faire preuve d'une naiveté gigantesque.
Les noms de
Ralph Nader, de Cynthia McKinney, les noms de Roger Calero, les noms de Bob Barr vous sont inconnus.
Les électeurs manipulés n'ont pas à les connaitre.
Les candidats (faux)
trotskystes (vrais castristes), écologistes ou libertariens n'ont pas à voir leurs propositions mises dans la lumière.
Le monde entier doit crier "Hosanna Obama" de la même façon que, gamin, j'entendais mes parents s'enthousiasmer pour la victoire de John Kennedy (et pleurer à sa mort de l'autome 1963

Les 700 milliards distribués aux riches l'ont été par Obama.
Il était le principal artisan du plan de Bush
, du plan refusé par la chambre des représentants pendant que les larbins démocrates du Sénat étaient les premiers propagandistes de cette distribution du socialisme capitaliste.
"Vous allez aider Wall Street et pas Main Street", vous aidez les plus riches et pas les habitants de la bourgade.
se plaint l'hôte de Daniel Mermet.

Un gouvernement révolutionnaire garantirait tous les logements par un loyer à 5 euros le mètre carré. Un gouvernement révolutionnnaire collectiviserait la totalité des logements, collectiviserait la totalité des terrains, des entreprises, des plages, des lacs, des montagnes, des rivières, des océans.
La totalité des propriétés immobilières !

http://monsyte.blogspot.com/2008/11/lelection-americaine-est-une-imposture.html

.







http://www.danalangconteur.com/

Blog supprimé... et ressucité
Avis aux amateurs : le blog supprimé ci-dessous  (1) est trasféré à (2)
(1)  http://patricehenin.blogspirit.com
(2)
http://patricehenin.over-blog.com/

Campagne avaaz : Un million de messages à Obama

C’est le temps de célébrer la victoire de la démocratie mais ne nous leurrons pas, les «loups» - les compagnies pétrolières et celles qui s’enrichissent de la guerre - rôdent dans les parages. La puissante clique néo-conservatrice qui nous a embarqué dans la guerre en Irak est déjà en train de faire campagne pour diminuer toute opportunité de changement. Barack Obama a promis l’unité nationale et cette opposition fera payer cher cette unité.

Nous devons agir rapidement pour s’assurer que nos voix seront entendues alors qu’Obama s’apprête à faire des choix cruciaux pour respecter ses promesses à savoir la signature d’un traité fort sur les changements climatiques, la fermeture de la prison de Guantanamo ainsi que la fin de la torture, le retrait des troupes en Irak et l’augmentation des fonds pour lutter contre la pauvreté.

Essayons de recueillir un million de signatures et de messages ! Signez en cliquant sur le lien ci-dessous et faites circuler ce message.

http://www.avaaz.org/fr/million_messages_to_obama 

Pour plus d’informations sur les précédentes campagnes d’Avaaz, cliquez sur ce lien :
http://www.avaaz.org/en/report_back_2


Liste de 10 promesses
faites par Obama :



  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% d’ici 2050 et jouer un rôle de premier plan dans la négociation d’une sérieuse entente globale pour remplacer le Protocole de Kyoto
  • Retirer les troupes de combat de l’Irak d’ici 16 mois sans garder aucune base permanente sur le territoire
  • Convaincre le reste du monde d’éradiquer toutes les armes nucléaires de la surface de la planète
  • Fermer la prison de Guantanamo
  • Doubler l’aide financière au développement pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015 et continuer la lutte contre le sida, la tuberculose et la Malaria
  • Amorcer le dialogue et la diplomatie avec des pays comme l’Iran et la Syrie pour en venir à des solutions de paix durables
  • Dépolitiser les services secrets et l’Armée pour empêcher des manipulations semblables à celles qui ont mené les États-Unis à attaquer l’Irak
  • Offrir une plus grande présence diplomatique pour dénouer la crise au Darfour
  • Ne négocier que des traitements qui contiennent des clauses qui protègent l’environnement et le marché du travail
  • Investir 150 milliards de dollars sur dix ans pour soutenir le développement durable et les sources d’énergie renouvelable et mettre en circulation plus d’un million de voitures électriques d’ici 2015






Russie, Russie-USA :


L'unité nationale une valeur supême de la Russie (Medvedev)

Evénements de 1612 quand les Russes ont compris le caractère destructif des guerres intestines qui déchiraient le pays et se sont unis, indépendamment de leurs origines sociales, religieuses et ethniques, pour sauver l'Etat russe et chasser les occupants

L'unité nationale est un gage de développement du pays pour des années à venir
ils insistent sur la politique "indépendante et axée sur les intérêtes nationaux".

L'ancien député Nikolaî Kourianovtch a pour sa part appelé à rétablir l'empire russe. "Nous devons nous battre pour faire de la Fédération de Russie un Etat unitaire, un Empire",

http://chiron.over-blog.org/article-24418449.html




Moscou espère que l'arrivée au pouvoir de Barack Obama permettra à Washington de trouver de nouvelles approches du réglement des problèmes mondiaux, y compris des relations avec la Russie,
http://chiron.over-blog.org/article-24437634.html


La Russie ne fléchira pas dans le Caucase (Medvedev)
http://chiron.over-blog.org/article-24446791.html


"Avec les Etats-unis, nous sommes ouvert à un dialogue respectueux, honnête et responsable", a indiqué le chef de la diplomatie russe qui achève sa visite à Tokio.
http://chiron.over-blog.org/article-24459023.html


Le président russe Dmitri Medvedev a durci le ton face aux Etats-Unis,
promettant mercredi des "mesures de rétorsion"  pour le cas où le nouveau locataire de la Maison Blanche poursuivrait la politique de l'administration Bush, notamment relative à l'extension de l'OTAN et au déploiement du bouclier antimissile américain

"Le conflit dans le Caucase a servi de prétexte pour introduire en mer Noire des navires de guerre de l'OTAN et imposer à l'Europe des systèmes de défense antimissile. Cela ne manquera pas d'entraîner des mesures de rétorsion russes",
 
"Nous ne nous laisserons pas entraîner dans une course aux armements, mais nous sommes obligés de prendre en considération (les tentatives en ce sens) dans la construction de notre armée",
http://vladimir-poutine.activblog.com/article-259732.html


Obama Président : bon pour eux, moins bon pour nous
?

http://vladimir-poutine.activblog.com/article-259741-6.html#anchorComment




Rengaine capitaliste de la socialisation des pertes pour maximiser d'ultérieurs profits
http://goudouly.over-blog.com/article-24321493.html


Des vidéos à regarder
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-24243656.html


Sur Le blog de David Cabas


Sur le blog de DR



L'obomania est-elle justifiée ?
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-11-04%2009:48:43&log=invites
 

Fermiers ruinés, et expulsés
En France,  on expulse impunément des paysans de leur propre maison dans le mépris total des droits fondamentaux. Ces expropriations n’ont d’autres fin que d’enrichir les banques et autres créanciers sans compter les spéculateurs qui voient là un bon moyen de s’enrichir par l’intermédiaire de la vente aux enchères.

Le nom résume leur situation désespérée. SOS Paysans, c’est le sujet du reportage de Catherine Guilyardi. L’organisation lutte pour sauver les petits agriculteurs.



Les paysans indiens se suicident  après avoir utilisé des OGM

http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-24428277.html

Idées reçues sur le coût du travail
http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-24427775.html

Islamisme : 13 ans, deux fois victime : de ses violeurs, de la Justice !
http://www.marcfievet.com/article-24440970.html

Crises pour tous ? Pas pour les députés !
http://www.marcfievet.com/article-24441304.html

Russes et Chinois jugeront sur pièces
http://socio13.wordpress.com/2008/11/05/les-russes-et-les-chinois-jugeront-sur-pieces/



publication non terminée



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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 15:51






Suspens USA !


Le sort du monde se décide maintenant !

L'American "planetarium" way of life !





Quelques lignes,

juste pour dire :

Qu'est-ce qu'ils vont nous concocter,

les apprentis sorciers de la clique bush ???

Supercontent

Vous croyez que ces grands manipulateurs,

ces "champions" de la démocratie,

vont accepter, le cas échéant,

le verdic  des urnes ?

Pas du tout !



Les paris sont ouverts !

Qu'est-ce qu'ils nous préparent ????

Attachez vos ceintures !


La suite au prochain numéro....




 

 
                                         Sale pays qui ne fait aucun cas de ses citoyens !

D'un oeil, ce 2.11.8, à 21 h 30, je regarde sur la Chaîne Parlementaire le document sur les sauveteurs du 11 septembre, tous ces anonymes qui ont proposé leur aide après les événements.

Une réplique, si révélatrice : "La vie humaine ne pèse pas lourd face à la Loi du Marché".  Des Américains désabusés :  "Je crois que ce pays et ce gouvernement sont détraqués". Et cet autre, parlant de Bloomberg, le Maire : "Il a sali la réputation de cet homme (demandant Justice) pour ne rien avoir à payer, pour ne pas avoir de procès".

40.000 sauveteurs ont travaillé sur le site de ground Zéro, 70 % sont malades ou invalides, des dizaines sont morts. Non pris en charge. La solidarité à l'Américaine...

Pendant ce temps, au pays si décrié par l'Occident bien pensant, Cuba, Castro en personne prend en mains la protection de son peuple avant l'arrivée du cyclone. Un mort seulement à déplorer...

Les faits parlent d'eux-mêmes, non ? Eva



_______________________________________________________________________________________




Zola aujourd'hui.  Les malheurs de Job.

Et puisque nous sommes dans la tragédie humaine,
voici l'univers de Zola. En 2008 !



C’est l’histoire de Job.

Une histoire sombre.

Si vous aimez le Bling-Bling, les soirées « people », ou des week-end chic chez Bernard ARNAULT – ou chez DSK/Anne Saint-Clair, au choix – ,  l’histoire de Job n’est pas pour vous.

 Job est Lorrain. Il a 14 ans quand il quitte volontairement l’école pour les hauts-fourneaux.

Son père est soudeur chez WENDEL –  comme  le grand-père. Très bien vu, une force de la nature. On l’appelle « Le King ».

Le King meurt à 57 ans d’un cancer du poumon.

A l’époque, le véritable responsable du cancer du poumon était le tabac. Soudure,  émanations toxiques, facteurs professionnels ? ça c’était bon pour les médecins « rouges ».  Les vrais médecins, les autres, les non subversifs, savaient que pour lutter contre le cancers du poumon, il suffisait d’augmenter le prix du paquet de cigarettes

(Ai-je parlé a passé ?)

 Le King meurt donc d’un cancer du poumon.

Et Job est embauché dans les aciéries WENDEL. Mais comme il est trop jeune – pensez donc, 14 ans ! –  on lui confie le poste de commissionnaire. Il porte le courrier à l’aciérie, au laminoir, aux hauts-fourneaux.

« Je ne vous dis pas comme j’avais peur quand je traversais la petite passerelle au-dessus de la fonte qui coulait à 1100° ! »


 

 

(Haut-fourneau de Joeuf Sarcilor, Conservatoire de la photo) 
C'est là que notre ami JOB  a travaillé.


A 16 ans, on l’engage au laminoir, à la fabrication de rails de chemin de fer.

Le bloom – c’est-à-dire la barre d’acier – mesure 20 m de long et arrive sur le train à rails à une température de 950°. Pour fabriquer les rails, il faut passer le bloom dans trois cannelures différentes. Job ripe (glisse) le rail tout rouge dans les trois cannelures à l’aide d’une barre à mines de 1m50 de long. Elle pèse 35 kg.  Une rampe d’arrosage permet de refroidir le métal.

 « C’était tellement chaud, que j’étais obligé de tremper la barre à mines dans l’eau toutes les demi-heures pour la refroidir ! »

  Les pieds sont exposés à une température qui avoisine les 100°. Job les trempe dans l’eau pour les refroidir. Il porte un pantalon, une veste, des gants en amiante.

  Le bruit est infernal.

  A 18 ans, on lui propose de conduire les ponts roulants. Il accepte.

 « C’était moins fatiguant que le laminoir, mais au-dessus du blooming il y avait de la poussière, de la vapeur, de la graisse, de la calamine, du souffre… »

La cabine est recouverte de plaques d’amiante. Job passe en permanence la tête hors de la cabine, au-dessus de la cage de laminage.

Le bruit est encore plus infernal qu’au laminage.

« Pour « faire glisser le lingot », on utilisait des graisses minérales à 1000°. Lorsque  je prenais ma douche, l’eau coulait toute noire et quand je toussait, je crachais également noir »


A 27 ans, il demande sa mutation à Fos sur Mer.

Le paradis !

Oui, pour Job, comme pour la plupart de sidérurgistes lorrains, descendre dans le Sud, c’est le paradis !

Suite à
http://www.basagana-ramon.com/article-24339587.html



Naissance d'un monde multipolaire
avec l' OCS (suite). Contre la
Politique d'égoïsme économique


Une réunion du Conseil des chefs de gouvernement des pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), notamment consacrée à la crise financière mondiale, s'est tenue les 29 et 30 octobre à Astana (Kazakhstan). L'OCS regroupe la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan. L'Iran, le Pakistan, l'Inde et la Mongolie ont le statut d'observateurs.

Le Premier-ministre russe Vladimir Poutine s'y est fait l'avocat d'un monde multipolaire en train de se constituer : selon lui, la confusion qui règne dans l'économie mondiale et sur les marchés financiers témoigne du changement dans les relations internationales. "Le déclin de la politique d'égoïsme économique s'est dévoilé dans toute sa splendeur", a-t-il conclu (
http://fr.rian.ru/world/20081030/118026599.html).

Le chef du gouvernement chinois Wen Jiabao pour sa part a dévoilé une série de propositions en vue d'intensifier la coopération avec les Etats membres de l'OCS, visant à simplifier le commerce et les investissements, à créer un réseau régional d'infrastructures (énergie, transports, communications) et à resserrer les liens entre les cercles d'affaires (
http://fr.rian.ru/world/20081030/118028547.html).

La Chine, dont les échanges avec les pays de l'OCS entre janvier et août ont atteint 55,8 milliards de dollars (+35% en glissement annuel), espère que cet indicateur atteindra 80 à 100 milliards de dollars à la fin de l'année. Il existe une l'Union interbancaire de l'OCS qui devrait se réunir dans quelques jours en Chine pour étudier une stratégie commune de résistance à la crise financière mondiale (
http://fr.rian.ru/business/20081030/118029435.html). Un des apects de cette stratégie pourrait être le renoncement progressif au dollar comme monnaie de réserve et d'échange (http://fr.rian.ru/world/20081030/118032387.html).

Le premier ministre kirghiz Igor Tchoudnov a proposé quant à lui d'élaborer une Stratégie de sécurité alimentaire de l'OCS -

http://fr.rian.ru/world/20081030/118026787.html.

En marge du sommet le Premier ministre chinois a rencontré le premier vice- président iranien Parviz Davoudi (
http://www2.irna.ir/fr/news/view/menu-374/0810313421174450.htm).

FD


http://atlasalternatif.over-blog.com/article-24333838.html


Liens :

Comment restreindre le pouvoir des lobbies ?
http://www.marcfievet.com/article-23781894.html

Le commerce des drogues explose sur Internet
http://www.marcfievet.com/article-24334979.html

Ségolène Royal : La Social-Démocratie est  un modèle périmé
http://sego-dom.over-blog.com/article-24333946.html

L'Europe doit soutenir l'Amérique Latine
http://cbparis.over-blog.com/article-24333553.html

La chasse aux immigrés. Brisons la Loi du Silence
http://david.cabas.over-blog.fr/article-24358879.html



Merci les crises,
la restauration
et le capitalisme vous sauront gré

Le soldat DSK vient à peine d’être sauvé de la forfaiture que ne le voilà-t-il pas reparti à guerroyer pour réclamer une nouvelle virginité en faveur de son institution le FMI. Oublié que cette institution « la peste » et sa consoeur la Banque mondiale « le choléra » sont directement responsables des politiques d’ajustement structurel et des tendances lourdes d’appauvrissement et du recul dans tous les domaines de l’Afrique. Les injonctions de disqualification des Etats, de privatisation et de libéralisation ont fait reculer les économies africaines d’un siècle et ont remplacé l’économie coloniale de pillage des Etats par une économie dictatoriale et prédatrice des multinationales.

Grâce aux crises multiples et multiformes qui affectent le monde, dans les pays riches développés les Etats réinvestissent les sphères de la régulation financière pour éviter un effondrement des profits des banquiers, des assureurs et autres boursicoteurs d’envergure, responsables de ces crises. Ces derniers sont absous, ils n’ont pas de compte à rendre, à peine leur demande-t-on, y compris aux récidivistes impénitents, de masquer leur légèreté par une charte de déontologie dont ils seront les seuls rédacteurs, bénéficiaires et garants. Ils seront comme à l’habitude juges et parties.

Les pays pauvres quant à eux, ils sont invités à contribuer aux efforts de réhabilitation du capitalisme et à appliquer les recommandations, au choix, du G4, du G8 ou du G20 et à défaut, de la pire des institutions, le FMI, où les votes sont organisés de telle sorte que les Etats-Unis, champions incontestés du capitalisme mondial, seuls ou avec le concours de quelques larbins, peuvent faire ce que bon leur semble.

On dira après coup merci la communauté internationale d’avoir accepté un nouveau Bretton Woods qui plombera pour des générations la marche du monde.


 http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1107



Résistance !

Le Prézydent a déclaré le 23 octobre: « Nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires. »

Et c'est un fait, les capitalistes multiplient les plans dits de « dégraissage », et « purgent » les secteurs jugés non rentables suivant en cela les consignes de M. 
Sarkozy, qui vient de déclarer : « La crise que nous traversons ne doit en rien retarder les réformes. Elle doit au contraire les accélérer. »

Donc, comme pour le 11 septembre
l'oligarchie financière va profiter
de la situation pour l'aggraver encore.

Aussi la révolte gronde dans le pays. Sarkozy a raison de s'inquiéter de cette fermentation pré révolutionnaire des classes populaires. Elle mûrit dans tout le pays.


Le choc frontal entre les deux classes antagonistes est inévitable.
C'est mon humble avis, et malgré les ricanements sceptiques qu'il provoque quand je le profère, je le partage.

-A un pôle de la société, des dizaines de millions de braves gens rencontrent des difficultés de plus en plus grandes à boucler leur budget et sont saisis d’angoisse pour leur emploi et l’avenir de leur famille; les retraités, nos anciens, par millions s’inquiètent pour leur pension et leurs maigres économies…
 
Cependant que se multiplient les annonces de suppressions d’emplois, dans l’automobile, les chantiers navals, l’aéronautique, le bâtiment, la camif, la poste etc.....

-A l'autre pôle on se prépare à détourner 360 milliards de fonds publics au bénéfice des spéculateurs et des banquiers, et on ose présenter ce plan de pillage comme une mesure de sauvetage de "l’intérêt général".

Et pour ce faire les gnomes du Parlement , sous les applaudissements des banquiers et des spéculateurs viennent de veauter un plan de renflouement des banques, alimenté par le pillage du budget des hôpitaux, du logement, de l’instruction publique, etc..

Comment voulez vous que les choses perdurent?

Pour mémoire rappelons qu'en 1929, Roosevelt, le capital financier donc, décidait pour contrer la crise et sauver sa peau, une politique de grands travaux et de taxation des monopoles.
 
Aujourd'hui, alors que la crise est d'une ampleur supérieure, les ploutocrates n'ont même plus cette marge de manoeuvre, pour offrir ces concessions, limitées certes, mais permettant d'acheter la paix sociale.

Alors ce qui n'est plus possible pour l'Empire, le vampire, l'est encore moins pour son vassal parce qu'il faut bien comprendre que ce répugnant gouvernement Sarkozy-Kouchner-Dati-Amara, est autant un gouvernement anti-ouvrier que de l'anti-france.
C’est le symptôme politique de la défaite de ce qui restait d’une bourgeoisie française et d’un impérialisme français résiduel.

On ne peut plus désormais parler d’un « capital français », ni, partant, d’intérêts économiques spécifiquement français. D'ailleurs ce plan de pillage s’inscrit dans celui de la Banque centrale européenne : 1700 milliards pour les banques !
.
Le système est bloqué.

Pour maintenir sa domination, la mafia dirigeante, afin de ne pas être submergée par la terrible vague populaire qui grossit à l'horizon, compte sur d'autres digues de protection:

-les appareils de la gôche putréfiée, PS/PC/et autres vers, qui acceptent "l'union sacrée" pour sauver les banques.

- les directions syndicales corrompues.

- l'abrutissement par la presse, le sport, le cinéma et le peuple des amuseurs publics,
élu par les médias.....

http://www.marcfievet.com/article-24335913.html

Marx pas mort ?

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.
Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction des deux classes en lutte. "
Marx. Le manifeste.

Cette hypothèse, la seconde alternative, il est normal et légitime que Marx ne l'ait pas prise en compte.
Elle est cependant celle qui risque de se produire.
Les deux classes fondamentales pourrissent et se décomposent.
Le capitalisme fait place à la barbarie.
L'oligarchie se maintient désormais par le chaos
La classe dominante se métamorphose en une véritable mafia...


http://petitimmonde.blogspot.com/2008/10/pas-le-moral.html


City et FMI
Fascisme universel
Deux conceptions s’affrontent,
diamétralement opposées
.


 L’une est la version frelatée, celle de la City de Londres et du Fonds monétaire international, l’autre celle pour laquelle nous nous battons, avec Lyndon LaRouche. La première vise à sauver à tout prix le système existant, en constituant des holdings bancaires surplombant les Etats, comme dans l’Italie de Benito Mussolini et la politique d’Hjalmar Schacht en Allemagne nazie. Dans sa version actuelle, elle se situe, avec la tutelle du Fonds monétaire international, sous la bannière d’une « nouvelle gouvernance mondiale » imposant l’ordre des banques centrales aux peuples et aux Etats-nations. La seconde, qui est la nôtre, conçoit le Nouveau Bretton Woods comme un instrument pour changer de système économique et social face à une crise qui est systémique et non cyclique.

Le combat entre ces deux conceptions est un
enjeu de civilisation

S’engager dans cette voie remettrait fatalement en cause l’indépendance des Etats-nations, pour constituer ce que Michael Ledeen appelle plus honnêtement un « fascisme universel ». Avant d’en arriver là, organisons la résistance en traçant un autre horizon

http://david.cabas.over-blog.fr/article-24359700.html



Dessin de Mariali

L'Empire :


Ajustement,
mutation,
ou effondrement ?

Les US, un monstre prédateur.
Pas de guerre maintenant !
Thierry Meyssan


Depuis l’été 2006, Thierry Meyssan pronostique l’effondrement des États-Unis à moyen terme suivi de leur dislocation.

Les sommets internationaux qui se succèdent aujourd’hui n’ont pas pour but de résoudre la crise, mais représentent une révolte des États vassaux pour réorganiser un système qui, bien qu’agonisant, continue à profiter aux États-Unis.

Les analystes s’accordent à interpréter cette période comme une crise interne du modèle impérial anglo-saxon qui provoque des convulsion dans toutes les économies sur lesquelles il exerce un leadership, voire une domination.
Pour la plupart des États, il s’agit de préserver l’économie nationale en limitant la contamination, mais pour Washington, Londres, Paris et Moscou, l’enjeu est différent. Il s’agit de savoir si le dollar restera la clé de voûte du système, ou si celui-ci sera réformé, voire abandonné car la question d’un possible effondrement des États-Unis est désormais débattue.
Les étapes de la crise... (..)

Cependant cette réorganisation du système financier mondial arrive trop tard [
10]. La récession de l’économie états-unienne est trop profonde. La décision, prise en 1995, par le Congrès alors dominé par les républicains, de relancer la machine de guerre US pour dominer le monde s’est soldée par un désastre.

Dés 2004, le Fonds monétaire international constatait que la production de biens de consommation s’effondrait aux États-Unis et que ceux-ci entraient dans une « économie de guerre » [
11].

Cette tendance s’accélérait sous la double pression des mesures sécuritaires étouffant le commerce et des dépenses astronomiques de la guerre globale au terrorisme.

Transformé en monstre prédateur, les États-Unis ont essayé de se nourrir en enchaînant les proies, mais ne sont pas parvenus à trouver de retour immédiat sur investissement suffisant en Irak. Ils se retrouvent très exactement dans la position de l’Union soviétique à la fin des années 80 : leur secteur militaire a vampirisé toutes leurs énergies.

Léchec du projet de remodelage du Grand-Moyen Orient sanctionné par la défaite militaire israélienne au Liban a sonné la fin de l’Empire. De même que l’Union soviétique s’est effondrée et disloquée, de même les États-Unis sont désormais menacés d’effondrement et de dislocation.

 Les indices se multiplient de faillite du système.  

De nombreux États fédérés devraient bientôt se retrouver dans l’incapacité de payer les traitements de leurs fonctionnaires et par voie de conséquence dans l’obligation de fermer écoles et hôpitaux [12]. Déjà la Californie est officiellement menacée de faillite, c’est pourtant l’État fédéré le plus riche.

Plus d’un quart des États-uniens sont des retraités dont les pensions dépendent de placements financiers. La plupart d’entre eux risquent de se trouver rapidement sans ressources.

On n’imagine pas que l’expulsion de centaines de milliers de familles et leur relogement dans des campings municipaux ne tourne pas à l’émeute dans un pays où les armes sont en vente libre. Craignant les conséquences sociales de cette situation, le gouvernement fédéral s’est préparé à proclamer l’état d’urgence. Cette éventualité a été évoquée au Congrès lors du vote du Plan Paulson. Des troupes d’élite, spécialisées en Irak dans le maintien de l’ordre, ont été rapatriées et se tiennent prêtes [13].


Certains commentateurs envisagent que Washington cède à la tentation des années 30, lorsque pour sortir de la crise de 1929, il encouragea la guerre en Europe. Mais une telle option serait aujourd’hui inadéquate : la guerre ne peut plus être la solution car elle est précisément à la base du problème.

C’est pourquoi tout est entrepris pour masquer l’ampleur de la crise, tout au moins jusqu’à l’élection présidentielle du 4 novembre. Au besoin, de nouvelles liquidités seront injectées et les bourses occidentales suspendront leurs cotations. Une fois cette échéance passée, il appartiendra au prochain locataire de la Maison-Blanche de procéder à la liquidation des actifs et de tenter de le faire en préservant la paix civile.

http://bridge.over-blog.org/article-24359407.html



56  Une décision gouvernementale d'évacuer de nouveaux territoires en Judée-Samarie pourrait entraîner un conflit violent  et de grande envergure avec les habitants israéliens de la région selon le chef du Shin Bet, Youval Diskin, qui précise que certains extrémistes israéliens n'hésiteront pas à ouvrir le feu, à balles réelles, contre les soldats de Tsahal. (Guysen.International.News)

http://www.guysen.com/?nnid=205532


Il me reste de la place sur le précédent post, je vais ajouter des liens. Eva
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 16:55
Dessin de Mariali


Un article pour comprendre les grands désordres mondiaux.
Un chef d'orchestre : Les Américains,  puissance auto-proclamée du Bien.
Terrorisme d'Etat,  Non-Droit, violations des règles internationales.... et impunité !



 
Il faut bien reconnaître que dans le Nouvel Ordre Impérial Mondial (NOIM) – les Etats-Unis, plus agressifs et ultramilitarisés que jamais depuis la disparition de l’Union Soviétique projetant leur superpuissance à travers toute la planète et semant déstabilisation et dévastation dans tous les principaux théâtres d’opération au prétexte d’y apporter liberté et stabilité – la réactualisation d’un certain nombre de principes devient de plus en plus flagrante. Bien qu’ils n’aient rien de très novateur, ces principes réduisent les relations de pouvoir à l’affirmation ou au déni de certains droits, bien plus audacieusement que par le passé, avec pour conséquence l’émergence d’un « double standard » [ndt : politique des deux poids deux mesures] applicable littéralement partout dans le monde. Dans le monde réel, trois facteurs déterminent la prévalence de ces principes :
a) Selon que Washington les fait valoir pour soi-même (au bénéfice explicite ou implicite de ses proches alliés ou vassaux).
b) Selon que Washington les dénie à ses ennemis.
c) Selon qu’il est indifférent à Washington de les voir appliqués ou non.
 
21.4.8
(Les notes entre [ndt : …] sont du traducteur et n’engagent que lui)


Ainsi que nous allons le voir, bien que purement arbitraires, ces affirmations ou dénis de droits soient jugés parfaitement recevables par nos élites, qu’il s’agisse des leaders des puissances occidentales, des représentants de partis politiques, des responsables de l’ONU, de l’establishment médiatique ou de ceux de nos intellectuels qui ont droit au chapitre [ndt : les autres passant à la trappe]. Ils dénotent l’institutionnalisation d’un système autocratique au sein duquel la justice est inopérante et dont la perversion se nimbe d’un brouillard de rhétorique et d’occultation.


1. Le droit d’agression :

Les Etats Unis disposent d’un droit d’agression de première classe et jouissent depuis toujours de la possibilité de violer la Charte des Nations Unies, en particulier en ce qui concerne le « crime international suprême » [ndt : agression et occupation d’un pays], bien évidemment sans encourir la moindre sanction (ex : le Vietnam puis toute l’Indochine, le Panama, la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, etc.). Etant le principal client des USA, Israël a toujours bénéficié du droit de faire de même (ex : le Liban, en 1982 puis 2006, mais aussi la Syrie, l’Algérie, les territoires occupés de Palestine, etc.) là encore, sans aucune sanction, bien sûr. Dans les milieux politiques et intellectuels de ces deux pays, la plupart des objections faites à ces agressions restent purement pragmatiques, portant sur des questions d’efficacité, de coût (pour l’agresseur), voire de pertinence décisionnelle, mais le droit d’agresser n’est jamais remis en cause, ni chez l’agresseur lui-même, ni sur le plan international. La loi, manifestement, c’est seulement pour les autres.

Inversement, s’agissant d’incursions imputables à des pays considérés comme ennemis des USA ou des puissances occidentales, comme l’invasion du Cambodge par le Viêt-nam, en 1979 ou de celle du Koweït par l’Irak, en 1990, l’indignation de nos élites est à son comble et les envahisseurs sont sévèrement sanctionnés (embargo international et invasion chinoise au titre de représailles contre le Viêt-nam – le régime Khmer Rouge déchu se voyant pour sa part gratifié du siège du Cambodge aux Nations Unies – l’Irak, chassé du Koweït, se voyant, lui, plongé avec l’aval des Nations Unies dans une guerre dévastatrice conduite par les USA, en prélude à treize années de sanctions drastiques ouvrant à leur tour sur l’invasion américaine de 2003). Différence notable cependant entre 1979 et 1990, tandis qu’en 1979 l’Union Soviétique avait opposé son veto à une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies exigeant le retrait des forces vietnamiennes hors du Cambodge – en dépit de la remarque de l’ambassadeur d’Australie qui déclarait : « Nous ne pouvons accepter que les affaires intérieures d’un gouvernement, quel qu’il soit [en l’occurrence celui du Cambodge] et si répréhensible soit-il, puissent justifier une agression militaire lancée contre lui par un autre gouvernement [en l’occurrence celui du Viêt-nam] » [ndt : L’Australie venait de participer pendant une quinzaine d’années à la guerre du Vietnam aux côtés des USA]. Mais dans les débats qui, au Conseil de Sécurité, suivirent l’invasion de l’Irak du 2 août 1990, jamais aucun représentant d’un des cinq Membres Permanents n’opposa son veto à une résolution appelant l’Irak à un retrait immédiat de ses troupes hors du Koweït ou imposant des sanctions à l’agresseur. Ce qui faisait toute la différence, c’est qu’en 1979, l’URSS était encore une superpuissance, ce qui n’était plus le cas en 1990 ou depuis.


2. Le droit de recourir au terrorisme (et le droit de massacrer à volonté sans être considéré comme terroriste) :

Ce droit est consubstantiel à celui d’agression, dans la mesure où la frontière entre terrorisme et agression demeure floue et n’est généralement qu’une question d’échelle, dans un cas comme dans l’autre. Bien sûr, l’usage de ces deux termes demeure proscrit pour qualifier les exactions américaines en matière de bombes ou de massacres.

L’attaque « Shock and Awe » [ndt : stratégie U.S. qui vise le plus officiellement du monde à laisser, par son extrême violence et sa démesure, l’adversaire atterré, sous le choc, et incapable de se défendre] qui fut le point de départ de l’occupation de l’Irak, fut ouvertement planifiée pour terroriser civils et militaires irakiens. De même les attaques U.S. contre des villes comme Fallujah, avaient des objectifs ouvertement terroristes. Et il en va de même des attaques militaires israéliennes. Pour autant, le présupposé politique occidental selon lequel l’Etat d’Israël n’agit jamais qu’en « réponse » et en « représailles » contre un terrorisme qu’il se garde bien de pratiquer, demeure une constante absolue. L’introduction de la résolution 951 du Conseil – adoptée le 5 mars à une quasi-unanimité de 404 voix contre une, lors même que les Forces de Défense israéliennes attaquaient sauvagement un camp de réfugiés palestiniens à Gaza – stipule que « les opérations militaires du Gouvernement israélien à Gaza visent exclusivement le Hamas et d’autres organisations terroristes » et précise que « les « négligences » [ndt : casualties : euphémisme U.S. pour victimes innocentes] civiles causées par inadvertance du fait d’opérations militaires de défense visant des cibles militaires, pour profondément regrettables qu’elles puissent être, ne sont en aucun cas moralement équivalentes au fait de prendre délibérément pour cible des populations civiles comme le font le Hamas et d’autres groupes terroristes basés à Gaza. » C’est purement et simplement un blanc seing sans limite au terrorisme d’Etat Israélien. D’abord parce que tous les leaders israéliens, de Abba Eban à Ariel Sharon ou à l’actuel Premier ministre Ehud Olmert, ont ouvertement admis que terroriser les populations civiles comptait parmi leurs objectifs. Ensuite parce que la proportion de Palestiniens tués (soi disant « par inadvertance ») par des Israéliens, a toujours été très largement supérieur au nombre d’Israéliens tués soi disant délibérément par des Palestiniens (le rapport était de 25 pour 1 avant la seconde Intifada, de 4.6 pour 1 depuis le début de celle-ci, en 2000, et de 25 pour 1 depuis la Conférence de « paix » d’Anapolis, en novembre dernier). Enfin parce que les prétendus « massacres par inadvertance » d’Israël sont en fait plutôt délibérés, vu que les forces israéliennes n’hésitent nullement à utiliser un armement lourd dans des zones civiles très fortement peuplées de Gaza et du Liban (été 2006), où les victimes civiles s’avèrent aussi nombreuses qu’elles étaient prévisibles.

3. Le droit au nettoyage ethnique :

Les pays occidentaux jugent le nettoyage ethnique répréhensible – et pleurent abondamment sur le sort des victimes – mais uniquement lorsqu’ils sont perpétrés par nos ennemis déclarés, comme les Serbes de Bosnie et la République Fédérale de Yougoslavie de Milosevic (dans les années 1990) ou le gouvernement soudanais aujourd’hui, ou qu’ils peuvent leur être imputés. En réalité, le nettoyage ethnique reproché aux Serbes de Bosnie participait très largement de l’implacable loi du talion qui caractérisait une guerre civile où les autres protagonistes (Musulmans bosniaques et Croates) partageaient les mêmes pratiques de nettoyage ethnique. Milosevic n’a d’ailleurs jamais cherché à nettoyer le Kosovo pour en remplacer les Albanais par des colons serbes. L’exode des populations fuyant les combats était la conséquence d’une guerre civile puis, avec les bombardements de l’Otan, d’un conflit bien plus large. (1)

Présentant les choses sous un angle totalement biaisé, le quotidien The New Républic fait apparaître « une multitude de parallèles entre l’actuelle crise du Darfour et celle du Kosovo en 1999. […] Lorsque des rébellions se firent jour au Kosovo comme au Darfour, Belgrade et Kartoum décidèrent de combattre les guérillas en s’en prenant aux populations civiles au sein desquelles elles étaient apparues. » C’est aussi faux s’agissant du Darfour que du Kosovo. En réalité, le seul point commun véritablement flagrant, c’est la partialité sélective et politique à l’égard des faits, dans la représentation que les pays occidentaux donnent de ces conflits. En 2007, une évaluation du Programme des Nations Unies pour l’Environnement montrait que « La dégradation de l’environnement ainsi que les changements et l’instabilité climatiques, comptent parmi les principales causes dont découlent l’insécurité alimentaire et les conflits du Darfour. […] La région est assaillie par une combinaison problématique d’augmentation de la population, de surexploitation des ressources et de grave et manifestement durable pénurie de pluies. Par voie de conséquence, la majeure partie du nord et du centre du Darfour est si dégradée qu’elle ne peut durablement subvenir aux besoins de ses populations rurales. »

En revanche, s’il était un authentique cas de nettoyage ethnique, avec en outre des implications mondiales du fait du ressentiment qu’il inspire à l’ensemble du monde arabe et plus généralement au monde musulman, c’était bien la constante expulsion des Palestiniens hors de leurs terres dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem Est, dans le but d’implanter de nouvelles colonies juives. Les Occidentaux n’utilisent littéralement jamais le terme de « nettoyage ethnique » dans ce cas particulier. Et cela en dépit du fait que les leaders israéliens ont ouvertement reconnu, depuis des années, que l’objectif de ces créations de colonies était précisément de remplacer les Palestiniens par des juifs. Et c’est la mise en œuvre de cet objectif qui les a amenés à tuer des milliers de personnes, à démolir plus de 18 000 habitations depuis le début de l’occupation armée, en 1967, et à chasser du pays des centaines de milliers d’indigènes non-juifs.

Rapporteur Spécial de l’ONU sur les Droits de l’Homme dans les territoires occupés de Palestine, John Dugard a maintes fois mis en garde [les pays membres] contre la volonté israélienne de « judaïser davantage Jérusalem » privant de fait, par avance, tout futur Etat palestinien de capitale. « L’objectif sans équivoque de ces déplacements [de populations] est d’évacuer tout ce qui pourrait suggérer que Jérusalem Est soit une entité palestinienne capable de devenir à terme la capitale d’un Etat palestinien » explique Dugard. « La construction du mur, l’expansion des colonies et la dépalestinisation de Jérusalem sont une menace pour la viabilité d’un Etat palestinien. » Et malgré cela, comble du « double standard » [politique du « deux poids deux mesures »] et de l’hypocrisie occidentale, ce nettoyage ethnique systématique, qui dure depuis des décennies, a toujours joui du soutien positif des leaders et des médias occidentaux, et Israël n’a cessé d’être honoré tandis que ses victimes étaient présentées comme d’insatiables agresseurs.

En dépit de la volonté sans équivoque d’Israël de nettoyer ethniquement et de spolier toutes les terres appartenant aux Palestiniens, cet objectif a toujours été présenté en Occident comme « une nécessité pour la sécurité d’Israël. » Selon le « double standard » froidement raciste des Occidentaux, les Palestiniens n’ont aucun besoin de sécurité et le fait que leurs actions ne font que répondre au terrorisme massif d’Israël et au processus de spoliation en cours est totalement occulté. C’est ça le véritable « miracle israélien. »

4. Le droit de subversion : A l’instar du droit d’agression dont jouissent les Etats-Unis – qui y ont eu recours bien plus fréquemment depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale – leur droit d’interférer, de subvertir [voire renverser] tout gouvernement de leur choix, reste une constante. L’intervention « contre-révolutionnaire » en Grèce (1947-1949), le renversement de Mohammad Mossadegh en Iran (1953) et de Jacobo Arbenz Guzmàn au Guatemala (1954) [ndt : pour ne rien dire de la guerre de Corée] ne sont que quelques exemples remarquables de la manière dont s’imposa par la force l’autorité américaine, dès la première décennie qui suivit la Seconde Guerre mondiale. Michael McClintock explique que pendant la Guerre Civile grecque, lors de l’intervention de contre-guérilla des USA, « le contrôle des opérations passa presque intégralement sous le commandement des Américains, en plus de la présence de conseillers américains sur le terrain même des opérations de combat. » Cette pratique « allait demeurer la principale caractéristique des priorités des forces contre-insurrectionnelles U.S., depuis Vietnam jusqu’au Salvador. » Les recherches historiques de McClintock ne s’étendent pas au-delà de l’année 1990, mais nous pourrions largement inclure dans ces priorités, la Colombie, la Yougoslavie, l’Afghanistan ou l’Irak.

Regardée par beaucoup comme « le berceau de la stratégie U.S. de la Guerre Froide » – comme la désignait une déclaration militaire U.S. des années 1960 – l’intervention en Grèce portait l’estampille caractéristique de la stratégie contre-insurrectionnelle U.S. Cette stratégie s’est trouvée récemment redéfinie (mais non remplacée en pratique) par la mythique « Doctrine Petraeus » [ndt : Du nom du commandant en chef des forces d’occupation en Irak], et par la version réactualisée (2006-2007) de l’U.S. Counterinsurgency Field Manual [ndt : Enième mouture du « Manuel de campagne contre-insurrectionnel » à l’usages des forces armées U.S. et coalisées, et dont Petraeus est coauteur]. Il semble d’ailleurs que cette nouvelle version du manuel soit désormais à disposition des forces U.S. en Irak, dans le cadre de « La Déferlante » U.S. [ndt : « The Surge » : Euphémisme de l’administration Bush pour la guerre anti-insurrectionnelle menée actuellement contre la population irakienne]. Selon ladite doctrine Petraeus, dans la « guerre contre le terrorisme », l’actuelle « nouvelle vague d’insurrections » est alimentée non par la subversion « communiste » à l’ancienne mais par « les Etats faibles et minables » et bien plus encore par « des acteurs non-étatiques » ou « terroristes ». Pour autant, au-delà des nuances sémantiques de la terminologie utilisée pour instituer tant la fin de la Guerre Froide que l’avènement de la « Guerre contre le Terrorisme », en substance, la stratégie elle-même reste inchangée.

La politique américaine de subversion a revêtu une multitude de formes. Dans le chapitre « Le Droit Naturel des USA à la Subversion » de notre ouvrage de 1982 Le Véritable Réseau Terroriste, un tableau montrait une douzaine de types de subversion mis en œuvre par les USA dans huit pays d’Amérique Latine et des Caraïbes entre 1950 et 1980. On y trouvait notamment différentes formes de violences visant la population et les biens, une large gamme de méthodes de corruption et de pratiques telles que la « propagande noire » [ndt : campagnes de dénigrement, de décrédibilisation et de désinformation] ou le financement à très grande échelle de partis d’opposition et de mouvements de protestation, comme les mouvements d’étudiants et certaines organisations féminines. On y trouvait aussi un résumé de la description que donnait Philip Agee [ndt : ancien agent secret U.S., dont les ouvrages dévoilent, attestent et dénoncent les méthodes de subversion de sabotage et d’assassinats de la CIA] des méthodes de subversion à plusieurs niveaux mises en œuvre en Equateur dans les années 1960.

Ces mêmes techniques furent aussi employées au Brésil (1964) ou au Chili (1973) et toutes sont encore d’un usage courant aujourd’hui. On ne peut qu’être frappé par les similitudes entre cet âge d’or de la subversion [les années 1960-70-80] et les méthodes déployées de nos jours en Iran ou au Tibet (voire dans tout l’Ouest de la Chine). Mais tandis que ces actions avaient autrefois pour prétexte de contrer la « subversion communiste », elles prétendent aujourd’hui participer d’une volonté de « promouvoir la démocratie », de « repenser la diplomatie », de « défendre les Droits de l’Homme », etc.

5. Droit d’imposer des sanctions

Le pouvoir hégémonique ne garantit pas seulement le droit d’agression et celui de pratiquer le terrorisme ou la subversion, il offre aussi celui d’imposer des sanctions aux pays cibles, d’en faire souffrir les populations et d’en discréditer les dirigeants, le plus souvent avec le concours de la « communauté internationale. » L’Union Soviétique, Cuba, le Viêt-nam (de 1975 à 1994), le Nicaragua sous le régime sandiniste, l’Iran (depuis le renversement du Shah en 1979), la Libye ou l’Irak (suite à l’invasion du Koweït en 1990), la République Fédérale de Yougoslavie (à partir de 1992) puis la République de Serbie (de sa création jusqu’aujourd’hui), l’Afghanistan sous les Talibans, etc. Tous ces pays ont été soumis à un régime de sanctions à la demande des USA. Bien sûr, il va sans dire que les USA eux-mêmes et leurs clients ne se sont jamais vu imposer aucune sanction, fut-ce pour des crimes tels que ceux pour lesquels l’Allemagne fut condamnée à Nuremberg, notamment l’agression ou de graves crimes de guerre [ndt : comme le massacre planifié de populations civiles ou le déclenchement délibéré de famines (Vietnam Cambodge Laos, etc.)] Le « double standard » évoqué plus haut est ici particulièrement flagrant.

Autre miracle de ce « double standard », non seulement Israël ne se voit jamais imposer aucune sanction – bien que perpétuellement en violation de la quatrième convention de Genève (selon laquelle la protection des civils dans les zones militairement occupées incombe aux forces d’occupation), et malgré les punitions collectives infligées aux Palestiniens de Gaza – mais depuis 2006, la « communauté internationale s’est même alignée sur l’axe Israélo-américain en imposant des sanction à des victimes déjà délibérément persécutées, affamées et littéralement privées de tout [ndt : A Gaza, l’état de siège a causé l’effondrement des infrastructures sanitaires et sociales, un taux de chômage de près de 50 % (selon un rapport de l’ONU) et une grave pénurie d’eau potable, d’électricité, de nourriture, de médicaments, de carburants et de nombreux autres produits de première nécessité]. Huit organisations humanitaires britanniques attestent que le siège israélien de Gaza a transformé ses quelque 1.5 millions d’habitants en une « population carcérale » de fait, démantelant leur économie, anéantissant leur infrastructure physique et handicapant lourdement leurs services de base, tels que la santé et l’éducation. Aujourd’hui, 80 % des Palestiniens de Gaza sont « dépendants de l’assistance humanitaire » pour leur survie quotidienne. Selon ces organisations, « la politique israélienne [de rétorsions] affecte indistinctement toute la population civile […] et constitue une punition collective […] illégale au regard du droit international et humanitaire. »

Décrivant la vie des Palestiniens de Gaza « en état de siège », le Rapporteur Spécial des Nations Unies, John Dugard, observe qu’ils « ont été soumis à ce qui semble bien être la forme de sanctions internationales la plus drastique de l’époque moderne », c’est sans doute « la première fois que des populations occupées ont été ainsi traitées […] Israël viole ici les principales résolutions du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée Générale des Nations Unies, embarqué dans des déplacements illégaux de populations et en pleine violation des Droits de l’Homme, Israël n’a tenu dans les faits strictement aucun compte de l’arbitrage de la Cour Internationale de Justice et échappe néanmoins à se voir imposer aucune sanction. […] Il est important de se rappeler que les nations occidentales avaient refusé d’imposer des sanctions économiques contraignantes à l’Afrique du Sud, pour lui imposer l’abandon de la politique d’apartheid, au prétexte que cela porterait tort aux populations noires d’Afrique du Sud. Les Palestiniens, eux, ne peuvent même pas bénéficier d’une telle mansuétude en matière de Droits de l’Homme. » Les interrogations du Rapporteur Spécial trouvent néanmoins leur réponse dans le fait que, dans les véritables principes du Nouvel Ordre Impérial Mondial, les sanctions n’ont rien à voir avec les crimes réels, de même que les récompenses n’ont rien à voir avec la bonne conduite. La puissance, et elle seule, fait loi.

6. Le droit de résister à une agression

A l’opposé des perspectives qu’ouvre le travail de John Dugard, les Palestiniens de Gaza n’ont pour leur part, aux yeux de l’establishment occidental, aucun droit de résister aux attaques israéliennes, bien que celles-ci participent d’une occupation illégale et d’un impitoyable nettoyage ethnique en cours. Dans l’idéologie occidentale, bien qu’on ne puisse parler « d’agression », les attaques des Palestiniens contre Israël constituent une forme intolérable de « terrorisme », non une résistance légitime. Elles justifient donc pleinement toutes les formes de violences qu’Israël peut bien décider d’infliger à Gaza au titre de punition collective.

Dans un communiqué de presse d’avril dernier, le Secrétaire Général de l’Initiative Nationale Palestinienne, le parlementaire Mustafa Al-Barghouthi, rappelait que depuis la fin de Conférence d’Annapolis, en novembre dernier, « les attaques israéliennes contre les Palestiniens avaient augmenté de 300 % » tandis que « dans la seule Cisjordanie, elles avaient augmenté de 46 % ». Ces attaques visant la Cisjordanie montrent assez clairement que l’objectif réel d’Israël « n’a rien à voir avec les tirs de roquettes de la résistance palestinienne à Gaza. » Depuis début avril, Israël a relâché 788 prisonniers palestiniens, comme convenu à Annapolis, mais en a fait arrêter dans le même temps 2 175 de plus. Israël a aussi augmenté le nombre de check points, n’a pas suspendu la construction du mur et, ce qui est plus grave, a continué d’augmenter le nombre des colonies juives en Cisjordanie. John Dugard a d’ailleurs souligné que les attentats suicides palestiniens et autres tirs de roquettes Al Quassam sur Israël, étaient comparables à la résistance à l’occupation allemande des différents pays d’Europe au cours de la Seconde guerre mondiale. « Le bon sens exige », explique-t-il, « que l’on fasse clairement la différence entre des actes de terreur insensés […] et des actes commis dans le cadre d’une guerre de libération nationale contre le colonialisme, l’apartheid ou une occupation militaire » et qui sont « la conséquence pénible mais inévitable du colonialisme, de l’apartheid ou de l’occupation. L’histoire regorge d’exemples d’occupations militaires auxquelles on a résisté par la violence […] C’est pour cette raison que tous les efforts doivent être faits pour mettre rapidement un terme à l’occupation. Tant que nous n’y serons pas parvenus, il n’y aura aucun espoir de paix et la violence continuera. »

S’agissant d’agressions transfrontalières où l’envahisseur ne dispose pas du droit d’agression – celle du Viêt-nam au Cambodge ou celle de l’Irak au Koweït – les victimes de telles attaques illégales sont gratifiées d’office du droit de se défendre et la communauté internationale s’empresse de voler à leur secours. Inversement, ceux qui résistent aux attaques de pays disposant du droit d’agression – le Liban envahi et bombardé par Israël en 1982 et 2006 ou la Yougoslavie, l’Afghanistan puis l’Irak successivement envahis puis occupés [ndt : Et qui le sont toujours] par les USA et leur coalition (pour s’en tenir à la seule dernière décennie) – ne disposent pour leur part d’aucun droit de résister et leur résistance est bien sûr taxée de « terrorisme ». Ainsi, bien qu’il n’opère qu’à l’intérieur des frontières du Liban [ndt : les soldats israéliens arrêtés en 2006, l’ont été en territoire occupé par l’armée israélienne] le Hezbollah est déclaré « organisation terroriste » soutenu par un Etat accusé, de fait, de soutenir le terrorisme, à savoir l’Iran. Ainsi, suite aux accords de paix relatifs à l’invasion israélienne de 2006, c’est en territoire libanais et non en Israël que l’ONU a décidé de déployer ses Casques Bleus, bien que ce soit Israël qui ait envahi le Liban et non l’inverse. La raison avancée par l’ONU pour ce déploiement en territoire libanais était naturellement la nécessité de contenir le Hezbollah et de sécuriser la frontière nord de l’agresseur.

De même la résistance à l’invasion/occupation U.S. de l’Irak est-elle baptisée « insurrection », comme s’il s’agissait d’un mouvement apparu dans les plus grandes capitales d’Europe et non dans un pays occupé militairement par une puissance ennemie. Témoignant devant le Congrès des Etats-Unis en avril dernier, le général David Petraeus définissait la « nature fondamentale du conflit » à l’intérieur de l’Irak comme « une compétition entre des communautés ethniques et sectaires, pour le contrôle du pouvoir et des ressources. » Les forces en compétition incluraient selon lui « les terroristes, les insurgés, les milices extrémistes, et les gangs criminels », mais aussi le soi disant « Al Qaeda en Irak », la Syrie et les « groupes spéciaux » qui, selon le Quartier Général U.S., travailleraient pour le compte de l’Iran. De sorte que ladite « nature fondamentale du conflit » exclurait totalement l’idée qu’on puisse voir comme l’une des causes possibles du conflit, le pays qui a militairement envahi l’Irak, qui a fait main basse sur son territoire [ndt : et sur ses ressources], et qui se trouve à présent engagé dans sa sixième année d’une féroce répression de toute opposition à son occupation, où qu’elle se manifeste et quelque forme qu’elle prenne. Et la communauté internationale de reconnaître effectivement à cet envahisseur là le droit d’écraser par n’importe quels moyens toute résistance qui pourrait lui être opposée. Ce droit de « détruire un pays pour le sauver » [ndt : l’expression date du Vietnam] participe aussi bien du droit d’agression que du déni de droit de résister à une agression.

7. Le droit à l’autodéfense

Les cibles de l’hégémon ne disposent d’aucun droit à l’autodéfense. Lorsqu’en 1953-1954 le minuscule Guatemala, puis le Nicaragua en 1980, sous la menace sérieuse d’une attaque américaine imminente, tentèrent de se procurer des armes auprès du bloc soviétique, ce fut un tollé de panique et d’indignation dans les milieux politiques et médiatiques U.S. Ces pays furent accusés de menacer les Etats-Unis. Leur recherche d’armement ne pouvait être une question de légitime défense, c’était une menace ouverte à l’encontre du pitoyable géant et des voisins du pays cible. Il en va de même de l’Iran, désormais sur la liste des prochaines frappes américaines. Bien que des forces américaines hostiles aient été déployées tout autour du pays et que ce dernier fasse l’objet de menaces ouvertes de la part des Etats-Unis et d’Israël, son droit à l’autodéfense est annulé. Sous la houlette des Etats-Unis, le Conseil de Sécurité a déjà renforcé par trois fois les sanctions qui pèsent sur l’Iran, en raison de son programme nucléaire, bien qu’il soit parfaitement clair que l’Iran est incapable de contrer les armes nucléaires U.S. et israéliennes avec l’armement dont il dispose. L’Iran est aujourd’hui même sous le coup d’une attaque imminente, alors qu’aucun analyste sérieux n’estime qu’il dispose de la moindre capacité nucléaire. En d’autres termes, il n’a aucun droit de se défendre.

Dans le même temps, les USA et Israël peuvent s’armer jusqu’aux dents et laisser planer la menace d’une guerre au titre de leurs impératifs de « sécurité » et de leur droit à l’autodéfense. Leurs cibles, elles, ne sauraient avoir ni droits légitimes ni impératifs de cet ordre. Comme l’expliquait Ban Ki-moon, le Secrétaire Général des Nations Unies, lors de la réunion d’urgence du Conseil de Sécurité du premier mars dernier : « Je condamne les attaques à la roquette des Palestiniens et appelle à la cessation immédiate de tels actes de terrorisme […] Tout en reconnaissant le droit d’Israël à se défendre, je condamne le recours à la force disproportionné et excessif qui a tué et blessé tant de civils et notamment d’enfants. J’appelle donc Israël à cesser ces attaques. » Précisons que cette déclaration était faite après quatre jours d’une attaque féroce des Forces de Défense Israéliennes contre les Palestiniens de Gaza, qui avait fait environ 120 morts parmi ces derniers, dont une soixantaine le jour même, au nombre desquels 39 civils. Sans se démarquer du protocole depuis longtemps attaché à sa charge, Ban Ki-moon prenait bien sûr le soin de préciser, pour introduire sa déclaration sur l’attaque sanglante et illégale d’Israël contre les Palestiniens Gaza, « Tout en reconnaissant le droit d’Israël à se défendre... » Tout comme l’hégémon lui-même, le client favori de l’hégémon ne fait jamais que se défendre…

8. Le droit d’acquérir des armes nucléaires

Les Etats-Unis et les autres Grandes Puissances jouissent du droit de posséder des armes nucléaires, à l’instar de tout pays qui reçoit sur ce point l’aval des USA (Israël, bien sûr, mais aussi l’Inde ou le Pakistan). Pour les pays cibles, en revanche, comme l’Iran ou la Corée du Nord, le droit de posséder des armes nucléaires est parfaitement exclu et se trouve dénié avec véhémence par lesdits USA. Dans les cas extrêmes, comme celui de l’Iran, les USA vont jusqu’à interdire au pays cible de jouir du simple droit que lui accorde le TNP (Traité de Non-Prolifération nucléaire), d’enrichir de l’uranium « à des fins pacifiques, quelles qu’elles puissent être. » Au contraire, les USA s’appuient sur la soi disant très réticente coopération de l’Iran avec l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique) et pire encore, sur le refus de l’Iran de renoncer aux droits qui lui sont garantis par le TNP, pour lui imposer des sanctions à titre dérogatoire et pour justifier par avance l’attaque tant attendue contre l’Iran et un éventuel « changement de régime ». De même qu’elles avaient collaboré avec les USA en soutenant les agressions contre l’Afghanistan et l’Irak, l’ONU et la communauté internationale s’empressent de collaborer de nouveau par leur déni de droit frappant l’Iran et son programme nucléaire civil, et par leur reconnaissance des bases « morales » de cette prochaine agression israélo-américaine.

Pas question, bien sûr, d’infliger à Israël la moindre sanction, que ce soit pour son refus de signer le TNP ou pour la manière dont ce pays a, en bon « Etat voyou », développé son arsenal nucléaire pendant pas moins de quarante ans... De même, le mépris affiché des USA pour leur obligation de signataire (du TNP) de négocier « en toute bonne foi sur des mesures effectives concernant la fin de la course aux armements [et la signature d’un] traité pour un désarmement complet et général », n’entame en rien la crédibilité de leurs exigences concernant l’urgence de réprimer et de sanctionner des violations infiniment moins graves, commises par d’autres signataires. Et c’est la même chose littéralement dans tous les domaines sur le plan international, les plus grandes puissances exigent que leur soient garantis les droits qu’elles dénient à d’autres, sans que leurs propres violations du droit international ou des conventions internationales puissent entrer en ligne de compte.

9. Le droit à voir leurs propres victimes civiles jugées dignes d’une compassion internationale.

Le monde entier s’est bien sûr indigné des attentats d’Al Qaeda du 11. 09. 2001, qui firent près de 3 000 victimes civiles aux Etats-Unis même. Mais même des massacres de bien moindre envergure, tel le meurtre de huit étudiants de la yeshiva Mercaz Harav à Jérusalem Ouest, le 6 mars dernier, font la une des journaux et suscitent la plus grande indignation. On utilise communément le terme de massacre pour qualifier ce type d’événement. Cette attaque d’un Palestinien isolé contre les étudiants d’un séminaire fut d’ailleurs qualifiée de « sauvage » par Ban Ki-moon et de « d’attaque barbare et vicieuse contre des civils innocents, [et qui mérite] la condamnation de toutes les nations », par George Bush en personne.

Pour autant, on évoque sans grande indignation le massacre de bien plus de 3 000 civils afghans lors de raids aériens lancés en représailles contre les attentats du 11 septembre ou celui de 127 Palestinien de Gaza, dont une majorité – parmi lesquels un grand nombre d’enfants – étaient des civils sans armes, au cours de « l’Opération Hot Winter » des Forces de Défense Israéliennes (Opération Hiver Chaud, du 27 février au 10 mars 2008). Bien sûr, il ne s’agit pas de « massacres », encore moins « d’attaques sauvages », et ces exactions se trouvent même généralement excusées d’office par l’usage de termes tels que « dommages collatéraux » ou « erreurs tragiques ».

L’Etat d’Israël peut sporadiquement faire l’objet de critiques pour son « usage disproportionné et excessif de la force », voire prié de « refreiner autant que possible » ce genre de pratiques, nul ne le condamnera pour autant pour avoir délibérément et par pure malveillance, massacré des civils avec une chaîne de responsabilité qui remonte clairement et sans ambiguïté du simple pilote de F-16 ou d’hélicoptère Apache jusqu’au Premier ministre en personne, en passant par toute la hiérarchie militaire des Forces de Défenses Israéliennes. « Il y a une claire distinction entre les attaques terroristes à la roquette, qui visent des civils, et des actions d’autodéfense » déclarait le porte-parole de la Sécurité Nationale U.S., Gordon Johndroe – et rares sont les représentants de l’establishment occidental qui oseront s’aviser de risquer leur carrière politique en négligeant de faire clairement cette distinction.

Bien plus flagrant encore fut le cas de Madeleine Albright en 1996 – alors ambassadeur U.S. auprès des Nations Unies – lorsqu’elle convint devant les télévisions américaines que la mort d’un demi-million d’enfants de moins de cinq ans en Irak, imputables aux « sanctions de destruction de masse » étaient « worth it » [ndt : « valaient le coup », c'est-à-dire qu’ils « valaient la peine d’être sacrifiés »]. Nul ne décrivit jamais cette réflexion comme une apologie de crime de guerre ou même de « massacre ». C’est passé comme une lettre à la poste… (2)

Ce dont il s’agit ici, c’est de cette bonne vieille distinction entre victimes « dignes d’intérêt » et victimes « indignes d’intérêt », entre « peuples » et « non-peuples », une distinction qui a permis aux Occidentaux d’exterminer et de spolier au fil des siècles des centaines de millions de sauvages, de nègres, de bougnoules, de niakoués, et autres non blancs, sans jamais que leur manière de se tenir pour moralement supérieurs s’en trouve le moins du monde remise en cause. Certes, il est devenu très inconvenant d’utiliser couramment le mot nègre (bien que le terme « arabe », selon les circonstances, soit très clairement péjoratif), mais il n’y a rien d’inconvenant à dire : « We don’t do body count » [ ndt : Ce qui revient sensiblement à : « Peu importe le nombre exact des victimes »], ni le cas échéant à convenir que frapper directement à la base le soutien de la population civile – vider les eaux où nage le poisson terroriste – n’a rien d’inacceptable sur le plan militaire…

Le plus extraordinaire, c’est qu’au bout du compte, la bonne vieille distinction entre EUX et NOUS s’en trouve si bien entretenue et maniée avec tant d’aplomb – principalement par le silence et par un double standard implicite – qu’elle finit par devenir la norme et par n’avoir plus rien de choquant aux yeux du public. On s’inquiètera donc à grand bruit des victimes civiles du Darfour, du Zimbabwe ou du Tibet, imputables à des pays cibles, alors que dans le même temps, cette bienveillante compassion sera systématiquement détournée de celles d’Afghanistan, d’Irak, du Congo, de Colombie ou de Palestine, sitôt qu’elles sont victimes des Occidentaux ou de leurs régimes clients.

10. Le « droit d’exister » (et d’exiger de ses victimes la reconnaissance de ce « droit d’exister »)

Ce droit fut initialement invoqué comme un outil, pour renforcer la politique américano-israélienne de rejet d’un règlement négocié avec les Palestiniens, de façon à pérenniser le conflit, à empêcher le traçage de frontières définitives et à laisser aux Israéliens la possibilité de poursuivre leur annexion des territoires palestiniens. Il constitue pour Israël et son protecteur un atout substantiel pour invalider la reconnaissance de qui bon leur semble – les « acteurs non-étatiques », tels que l’OLP, le Hamas ou le Hezbollah, mais aussi certains Etats de la région [ndt : leurs revendications ou leur légitimité], comme l’Iran, la Syrie ou l’Egypte, à une certaine époque – et quand bon leur semble, au prétexte que leur non-reconnaissance du « droit à l’existence » d’Israël est criminelle. Outre le fait que cette reconnaissance préalable conditionne toute négociation, et que l’existence matérielle d’Israël peut difficilement se voir menacée, a fortiori niée, par d’aussi faibles adversaires, le comble de cet outil de propagande qu’est le « droit à l’existence », réside dans son ambiguïté : S’agit-il du droit à l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif ? Du droit d’être reconnu sans pour autant reconnaître le droit au retour dans leur patrie des victimes du nettoyage ethnique (les réfugiés non juifs chassés de leurs terres) ?

Il semble bien que ce « droit », des plus sinistres, ne soit en réalité qu’un dispositif supplémentaire pour maintenir indéfiniment dans l’impasse le règlement du conflit israélo-palestinien, tandis qu’Israël continue de déposséder ceux-là même qu’on accuse de ne pas reconnaître son droit à l’existence. Il est pourtant impossible de discuter de ces sujets dans les pays occidentaux, où la reconnaissance du droit à l’existence d’Israël et l’exigence de le voir défendu sans hésitation sert avant tout de « test de loyauté » et de mécanisme « disciplinaire » ou « de mise au pas ».

Le bien-fondé de telles observations se voit largement confirmé par le fait que le concept de « droit à l’existence » est presque exclusivement évoqué au sujet d’Israël et non pour aucun autre Etat ou peuple au monde. Afin d’illustrer ce point, nous avons mené toute une série de recherches à travers les banques de données Factiva et Nexis, afin de relever combien de fois l’expression « droit à l’existence d’Israël » avait été utilisée sur une période de 31 mois – du premier septembre 2005 au 31 mars 2008. Nous avons ensuite renouvelé les mêmes recherches mais en y substituant au terme d’Israël le nom de 28 autres entités (comme par exemple le « droit à l’existence de la Palestine », le « droit à l’existence de la France », et ainsi de suite). Sur Factiva, dans la catégorie la plus large, « Toutes Sources », nous avons trouvé 8 689 textes mentionnant le « droit à l’existence d’Israël », pour seulement 15 mentionnant le « droit à l’existence de la Palestine » et 7 mentionnant le « droit à l’existence des Palestiniens ». (..) Tandis que 120 textes mentionnaient le « droit à l’existence d’Israël », Nexis n’en trouva aucun, dans toutes les archives du New York Times, qui accorde à aucune des 28 autres entités recherchées un « droit à l’existence » équivalant à celui d’Israël.

Quel est donc cet attribut, ce « Droit à l’existence », qui est littéralement l’apanage exclusif de l’Etat d’Israël, puissance nucléaire sous égide américaine, et d’aucun autre Etat, d’aucun autre peuple, d’aucune autre espèce ? Inversement, le droit à l’existence de la Palestine est pourtant une question brûlante, voire existentielle, Israël ayant refusé six décennies durant d’admettre jusqu’à l’existence d’une « nation » palestinienne, pour ne rien dire de la reconnaissance d’un « Etat » défini notamment par des frontières précises. La représentation totalement biaisée de la réalité que tout cela met en évidence en dit vraiment très long sur beaucoup de choses.

Note de conclusion : Droits à une démocratie consistante ou pure foutaise ?

Ce qui sous-tend la consolidation de ces « principes d’un Nouvel Ordre Impérial Mondial », c’est le déclin planétaire de l’idée même de démocratie, les élites politiques mondiales [ndt : le terme anglais est « globales »] s’étant avérées parfaitement libres de faire tout ce qui pouvait leur sembler propre à servir au mieux leurs intérêts personnels – la sainte trinité : programme néolibéral, militarisation, projection de puissance, ayant fait preuve de son omnipotence – au mépris d’une opposition massive de toutes les populations de la planète. Le récent échange entre le Vice-Président et Martha Raddatz, correspondante de ABC-TV News, en offre une illustration sans concession. Comme la journaliste l’interrogeait au sujet des deux tiers d’Américains qui estiment que la guerre d’Irak « ne mérite pas d’être menée », Cheney répondit froidement : « Et alors ? » Pour exprimer le peu de cas qu’on fait des attentes du public et la conviction, très largement répandue parmi nos responsables politiques, que le public lui-même est de peu d’intérêt – sinon en tant que main d’œuvre, comme consommateurs ou comme un vaste champ dont on peut récolter les votes après chaque campagne électorale – on n’aurait pu trouver de concision plus éloquente.

Avant même le déclenchement de l’attaque, le public américain était déjà majoritairement opposé à l’invasion/occupation de l’Irak, et il en allait de même de l’opinion mondiale. Depuis déjà plusieurs années c’est une large majorité qui, aux Etats-Unis demande un retrait total et immédiat, et une réduction du rôle des USA sur le plan international, en particulier en ce qui concerne le recours systématique à la force. Tout cela n’a eu strictement aucun effet sur les politiques américaines, le mépris des Démocrates à l’égard des attentes des électeurs n’ayant eu d’égal que celui des Républicains. En Irak aussi, les sondages montrent qu’une large majorité de la population réclame le départ des Américains mais là encore, cela n’a d’effet ni sur les politiques américaines, ni sur l’attitude des dirigeants des pays soi disants démocratiques d’Europe et d’ailleurs, qui se gardent bien d’exercer la moindre pression sur l’envahisseur/occupant pour qu’il retire ses troupes.

Il a aussi été depuis longtemps démontré que l’opinion américaine était largement favorable à une réduction substantielle du budget militaire, et à davantage d’investissement dans les infrastructures et d’efforts pour un règlement diplomatique et collectif des questions internationales. Selon un sondage de 2007, 73 % des citoyens américains étaient favorables à un accord sur l’élimination des armes nucléaires, une opinion qui se trouve aux antipodes des politiques de l’administration Bush (politiques auxquelles le parti Démocrate ne s’est d’ailleurs pas spécialement opposé). Fidèle au mépris affiché des élites pour l’assentiment de ceux qu’ils dirigent, le gouvernement U.S. poursuit sans états d’âme la mise au point de la prochaine génération d’armement et de dispositifs nucléaires et fait tout ce qui est en son pouvoir pour que les exigences du TNP concernant le désarmement soient maintenues dans l’impasse lors des forums multilatéraux.

L’opinion du reste du monde ne semble d’ailleurs pas avoir davantage d’effet sur des décideurs remarquablement prompts à s’aligner sur les exigences des autorités suprêmes du Nouvel Ordre Impérial Mondial. Une série de sondages menés en République Tchèque au cours des 16 derniers mois montrait qu’une large majorité de Tchèques (jusqu’à 75 % sur certains points) étaient opposés à l’installation d’aucun élément du dispositif antimissile U.S. sur leur territoire. Le Gouvernement tchèque ne s’empressait pas moins d’en avaliser le projet et le Premier ministre, Mirek Topolanek, restait farouchement opposé à toute idée de référendum sur la question. Comme l’écrivait l’analyste Philip Coyle : « Les responsables du gouvernement tchèque ont même notoirement déclaré que la décision d’héberger le radar était trop importante pour être laissée aux électeurs. » Le même scénario allait se dérouler en Pologne, où la grande majorité des sondés étaient farouchement opposés à l’idée que leur pays prenne part au programme antimissile U.S... De même dans les plus grands pays d’Europe, les populations étaient aussi opposées au programme antimissile U.S. : 44 % au Royaume Uni, 49 % en Italie, 58 % en France, 61 % en Espagne, 71 % en Allemagne, etc. Il n’est cependant pas un seul de ces pays membres de l’OTAN dont les dirigeants ne soutiennent le programme U.S. – et n’agissent donc contre la volonté de leur peuple.

Ç’est encore la même chose au Canada, où les plus récents sondages montraient que 59% des personnes interrogées désapprouvaient la décision du Parlement de prolonger de trois années supplémentaires la mission des forces canadiennes en Afghanistan. 70 à 80 % des sondés étaient en outre opposés à ce que leur gouvernement ne prenne part à ce qui est finalement devenu la guerre de l’OTAN en Afghanistan. En Pologne, Tusk s’y était dit lui aussi fermement opposé avant son élection, mais il s’empressa de tourner sa veste au lendemain du vote. Même chose en France, où un sondage montrait que 68 % de la population étaient opposés à la décision de Nicolas Sarkozy d’envoyer davantage de troupes en Afghanistan…

Il apparaît donc que l’institutionnalisation des principes du Nouvel Ordre Impérial Mondial repose fondamentalement sur le fait que les USA, leurs alliés, leurs clients et autres affidés ne sont en réalité que des pseudo-démocraties, dont les élites au pouvoir sont parfaitement libres de faire fi des attentes de leurs concitoyens – pour tout dire, des « Etats minables » [ndt : Selon l’expression du Gal. Petraeus cité plus haut]. Cet état de choses découle en grande part d’inégalités astronomiques et croissantes (au sein des populations comme entre les Etats), de la ploutocratisation de la politique, de l’érosion des bases constitutionnelles de la sphère publique, du rôle accru de service de propagande et de gardiens du temple [ndt : au sens de « garants du système »] d’une industrie médiatique de plus en plus centralisée, et de l’inertie de populations qui, jusqu’ici, se sont trop facilement laissées mener par le bout du nez, malgré le lourd tribut qu’une majorité d’entre eux payaient au bout du compte, dans un système fondamentalement injuste et de plus en plus menaçant.

Ce Nouvel Ordre Impérial Mondial n’est manifestement pas prêt de disparaître de si tôt, à moins qu’il ne cause sa propre perte en allant de lui-même droit à la catastrophe – ce qui est loin d’être improbable, au vu de la trajectoire prise et parce que les choses ont l’air plutôt mal parties pour s’améliorer. Sans ça, on n’en verra probablement jamais le bout tant que l’humanité ne fera pas bloc pour cesser de se laisser mener en bateau, pour s’organiser tant sur le plan national qu’international et pour reconquérir ses droits.

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-10-08%2009:20:34&log=invites

Notes, voir à Commentaires  :
http://r-sistons.over-blog.com/article-23605508.html 


A lire : Barbarie américaine et irakienne
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7236

Bien que détenant encore la plus grande économie du monde, les Etats-Unis sont en train de perdre du terrain par rapport à l’Union Européenne, au Japon et à la Chine. D’où la nécessité de soutenir leurs propres intérêts par la force militaire, pour maintenir leur suprématie.
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7232

Essais de destabilisation de l'A. Latine par les US
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-10-10%2006:06:57&log=invites

Tuer avec un joystic, à 12000 kms de distance
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10513
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:00



Un seul article, parce que je tiens à le mettre en valeur, il est essentiel pour la compréhension des USA d'aujourd'hui.
Sur le blog d' Arthenice
http://lecarnavaldarthenice.blog.fr/2008/10/09/naomi-wolf-4842962


L’Amérique fasciste,
en dix mesures faciles


Naomi Wolf

http://onegus.blogspot.com/2007/10/naomi-wolf-et-la-fin-de-lamrique.html

De Hitler à Pinochet et après, l’histoire montre qu’il y a certaines mesures que tout dictateur en puissance doit prendre pour détruire les libertés constitutionnelles. Et selon Noami Wolf, George Bush et son administration semblent toutes les prendre.

L’automne dernier, il y a eu un coup d’état militaire en Thaïlande. Les leaders du coup d’état ont pris un certain nombre de mesures, plutôt systématiquement, comme s’ils avaient une liste d’achats. En un sens, c’est ce qu’ils avaient. En quelques jours, la démocratie a été supprimée : les chefs du coup d’état ont décrété la loi martiale, envoyé des soldats en armes dans les zones résidentielles, pris en main les stations de radio et de télévision, et mis des activistes patentés en détention.

Ils ne comprenaient pas ces choses à mesure qu’elles progressaient. Si vous regardez l’histoire, vous pouvez voir qu’il y a essentiellement un plan pour transformer une société libre en une dictature. Ce plan a été utilisé à maintes reprises en versant plus ou moins de sang, de manières plus ou moins terrifiantes. Mais c’est toujours efficace. Il est très difficile et ardu de créer et maintenir une démocratie – mais l’histoire montre qu’en supprimer une est bien plus simple. Vous n’avez qu’à être disposé à prendre les dix mesures.

Aussi difficile que ce soit à contempler, il est clair, si vous êtes disposé à regarder, que chacune de ces 10 mesures a déjà été initiée aujourd’hui aux Etats-Unis par l’administration Bush.

Parce que les Américains comme moi sont nés dans la liberté, nous avons du mal à considérer même qu’il est possible pour nous de devenir aussi peu libres – au sein du pays – que beaucoup d’autres nations. Parce que nous n’apprenons plus beaucoup nos droits et notre système de gouvernement – le devoir de connaître la constitution a été retiré de la propriété des citoyens pour devenir le domaine des professionnels comme les juristes et les professeurs – nous reconnaissons rarement le système d’équilibre des pouvoirs que les fondateurs ont mis en place, même s’ils sont systématiquement démantelés. Parce que nous n’apprenons plus l’histoire européenne, la mise sur pied d’un département de sécurité de la « patrie » - rappelez-vous qui d’autre était enthousiaste du mot « patrie » - n’a pas déclenché le signal d’alarme qu’elle aurait dû.

J’affirme que, sous notre nez, George Bush et son administration utilisent des tactiques éprouvées pour supprimer notre société libre. Il est temps pour nous de consentir à penser à l’impensable – comme l’auteur et le journaliste politique Joe Conason a dit que ça peut arriver ici. Et que nous sommes plus avancés que nous n’en avons conscience.

Conason a averti de manière éloquente du danger de l’autoritarisme américain. Je prétends que nous avons besoin aussi de regarder les leçons du fascisme européen et d’autres pour comprendre la gravité potentielle des événements que nous découvrons aux Etats-Unis.

1. Invoquer un ennemi interne et externe terrifiant

Après avoir été frappés le 11 septembre 2001, nous fûmes dans un état de choc national. Moins de six semaines plus tard, le 26 octobre 2001, le Patriot Act des Etats-Unis fut adopté par le Congrès qui a eu peu d’occasions d’en débattre ; beaucoup ont dit qu’ils ont eu à peine le temps de le lire. On nous a dits que nous étions maintenant sur un « pied de guerre » ; nous étions dans une « guerre mondiale » contre un « califat mondial » ayant l’intention de « balayer la civilisation. » Il y a eu d’autres temps de crise dans lesquels les Etats-Unis ont accepté des limites sur les libertés civiles, comme durant la guerre de Sécession quand Lincoln a décrété la loi martiale ; durant la seconde guerre mondiale, quand des milliers de citoyens américano-japonais furent internés. Mais cette situation est sans précédent, comme le note Bruce Fein de l’American Freedom Agenda : toutes nos autres guerres avaient un point final, donc le balancier était capable de revenir vers la liberté ; cette guerre est définie comme illimitée dans le temps et sans frontières nationales dans l’espace – la Terre elle-même est le champ de bataille. « Cette fois, » dit Fein, « il n’y aura pas de fin définie. »

Créer une menace terrifiante – comme une hydre secrète et malfaisante – est un vieux truc. Il peut être basé, comme l’invocation d’Hitler d’une menace communiste contre la sécurité de la nation, sur des événements réels (un universitaire du Wisconsin a été confronté à des appels à démissionner parce qu’il a noté, parmi d’autres choses, que l’incendie criminel soi-disant communiste, l’incendie du Reichstag de février 1933, fut rapidement suivi dans l’Allemagne nazie par les pleins pouvoirs [accordés à Hitler - NdT], qui remplacèrent la loi constitutionnelle par un état d’urgence illimité). Ou bien la menace terrifiante peut être basée sur un mythe, comme l’évocation nationale-socialiste de la « conspiration globale du judaïsme mondial. »

Ce n’est pas que le terrorisme islamique mondial ne soit pas un danger grave ; bien sûr qu’il l’est. Je prétends plutôt que le langage utilisé pour transférer la nature de la menace est différent dans un pays comme l’Espagne – qui a aussi souffert d’attaques terroristes violentes – de celui en Amérique. Les citoyens espagnols savent qu’ils font face à une grave menace de la sécurité ; ce que nous croyons, en tant que citoyens américains, est que nous sommes menacés potentiellement par la fin de la civilisation telle que nous la connaissons. Evidemment, cela nous rend encore plus enclins à accepter des restrictions de nos libertés.

2. Créer un goulag

Une fois que vous avez terrorisé tout le monde, la prochaine mesure est de créer un système de prison en dehors de la loi (comme Bush le dit, il voulait que le centre de détention américain de Guantanamo Bay soit situé dans un « espace extérieur » légal) – où la torture a lieu.

Au début, les gens qui sont envoyés là sont vus par les citoyens comme des étrangers : agitateurs, espions, « ennemis du peuple » ou « criminels. » Initialement, les citoyens tendent à soutenir le système de prison secret ; il les fait se sentir plus en sécurité et ils ne s’identifient pas avec les prisonniers. Mais suffisamment tôt, les leaders de la société civile – des membres de l’opposition, des activistes du travail, membres du clergé et journalistes – sont arrêtés et envoyés là également.

Ce processus a lieu dans des dérives fascistes et des prises de mesures sérieuses antidémocratiques allant de l’Italie et l’Allemagne dans les années 1920 et 1930 jusqu’aux coups d’état de l’Amérique latine des années 1970 et après. C’est une pratique usuelle de supprimer une société libre ou d’écraser un soulèvement pro démocratique.

Avec ses prisons en Irak et en Afghanistan et bien sûr, Guantanamo à Cuba, où les détenus subissent des sévices, et sont gardés indéfiniment sans jugement et sans accès à un procès légal, l’Amérique a maintenant certainement son goulag. Bush et ses alliés au Congrès ont annoncé récemment qu’ils ne diffuseraient aucune information sur les prisons secrètes des « sites noirs » de la CIA dans le monde, qui sont utilisées pour incarcérer des gens qui ont été arrêtés dans la rue.

Les goulags dans l’histoire tendent à se répandre, devenant toujours plus grands et plus secrets, toujours plus meurtriers et officialisés. Nous savons de récits, photos, vidéos et documents gouvernementaux de première main que des gens, innocents et coupables, ont été torturés dans les prisons gérées par les Etats-Unis que nous connaissons et celles que nous ne pouvons investiguer de manière adéquate.

Mais les Américains supposent toujours que ce système et que les sévices des détenus concernent seulement des gens basanés inquiétants avec lesquels ils ne s’identifient généralement pas. C’était courageux de la part du spécialiste conservateur William Safire de citer le pasteur anti-nazi Martin Niemöller, qui avait été arrêté comme prisonnier politique : « D’abord ils sont venus pour les Juifs. » La plupart des Américains ne comprennent pas encore que la destruction de la règle de la loi à Guantanamo établit un dangereux précédent pour eux aussi.

D’ailleurs, l’établissement des tribunaux militaires qui refusent un procès légal aux prisonniers tend à arriver tôt dans une dérive fasciste. Mussolini et Staline ont créé de tels tribunaux. Le 24 avril 1934, les Nazis, aussi, ont créé le Tribunal du Peuple, qui contournait aussi le système judiciaire : les prisonniers étaient gardés indéfiniment, souvent isolés, et torturés, sans être accusés de fautes, et étaient sujets à des procès-spectacles. En fin de compte, les Tribunaux Spéciaux sont devenus un système parallèle qui met la pression sur les tribunaux réguliers pour abandonner la règle de la loi en faveur de l’idéologie nazie dans la prise de décisions.

3. Développer une caste de voyous

Quand les leaders qui cherchent ce que j’appelle une « dérive fasciste » veulent supprimer une société libre, ils envoient des groupes paramilitaires de jeunes hommes effrayants pour terroriser les citoyens. Les Chemises Noires erraient dans la campagne italienne en frappant les communistes ; les Chemises Brunes tenaient des réunions violentes dans toute l’Allemagne. Cette force paramilitaire est particulièrement importante dans une démocratie : vous avez besoin des citoyens pour craindre la violence des voyous et donc vous avez besoin de voyous qui peuvent agir en toute impunité.

Les années qui suivirent le 11 septembre se sont avérées être une mine d’or pour les entreprises travaillant dans le domaine de la sécurité en Amérique, avec l’administration Bush épuisant les zones de travail qui incombaient généralement à l’armée américaine. Dans le processus, des contrats se chiffrant en centaines de millions de dollars ont été passés pour des travaux de sécurité par des mercenaires dans le pays et à l’étranger. En Irak, certains de ces contractants ont été accusés d’implication dans la torture des prisonniers, le harcèlement des journalistes et le tir contre des civils irakiens. Sous l’Ordre 17, donné aux contractants réguliers en Irak par l’administrateur américain à Bagdad, Paul Bremer, ces contractants sont protégés de toutes poursuites.

Oui, mais c’est en Irak, vous pouvez dire ; cependant, après l’ouragan Katrina, le département de la Sécurité de la Patrie a engagé et déployé des centaines de gardes de sécurité privés armés à la Nouvelle-Orléans. Le journaliste d’investigation Jeremy Scahill a interviewé un garde anonyme qui a tiré, selon les rapports, sur des civils non armés dans la ville. C’était un désastre naturel qui était à l’origine de cet épisode – mais la guerre sans fin contre le terrorisme de l’administration signifie une étendue continue pour ce qui se trouve être dans les faits des armées sous contrats privés pour ramener la gestion de crise et d’urgence au pays dans les villes américaines.

Des voyous en Amérique ? Des groupes de jeunes Républicains en colère, habillé en chemises et pantalons identiques, ont menacé des scrutateurs comptant les votes en Floride en 2000. Si vous lisez l’histoire, vous pouvez imaginer que ce peut être un besoin d’ « ordre public » le prochain jour d’élection. Disons qu’il y a des protestations, ou une menace, le jour d’une élection ; l’histoire n’exclurait pas la présence d’une société de sécurité privée à un bureau de vote « pour rétablir l’ordre public. »

4. Mettre en place un système de surveillance

Dans l’Italie de Mussolini, dans l’Allemagne nazie, dans l’Allemagne de l’Est communiste, dans la Chine communiste – dans toute société fermée – la police secrète espionne les gens ordinaires et encourage les voisins à espionner leurs voisins. La Stasi n’avait besoin de garder sous surveillance qu’une minorité des Allemands de l’Est pour convaincre une majorité qu’ils étaient eux-mêmes surveillés.

En 2005 et 2006, quand James Risen et Eric Lichtblau ont écrit dans le New York Times sur un programme d’Etat secret pour mettre les citoyens sur écoute téléphonique, lire leurs e mails et suivre les transactions financières internationales, il est devenu clair aux Américains ordinaires qu’ils pouvaient être aussi sous la surveillance de l’Etat.

Dans les sociétés fermées, cette surveillance est créée comme étant pour la « sécurité nationale » ; la véritable fonction est de garder les citoyens dociles et inhiber leur activisme et leur dissidence.

5. Harceler les groupes de citoyens

La cinquième chose que vous faites est liée à la 4e mesure – vous infiltrez et harcelez les groupes de citoyens. Ce peut être insignifiant : une église à Pasadena, dont le pasteur prêchait que Jésus était en faveur de la paix, s’est retrouvée investiguée par l’Internal Revenue Service (Service du Revenu Intérieur – NdT), tandis que les églises qui envoyaient voter des Républicains, ce qui est également illégal sous la loi des impôts américaine, ont été laissées tranquilles.

Un autre harcèlement est plus grave : l’American Civil Liberties Union rapporte que des milliers d’Américains ordinaires pacifistes, pour l’environnement et d’autres groupes ont été infiltrés par des agents : une base de données secrète du Pentagone comprend plus de quatre douzaines de meetings, rallyes et marches anti-guerre pacifiques par des citoyens américains dans sa catégorie des 1 500 « incidents suspects. » L’agence de Counterintelligence Field Activity (Cifa) du département de la Défense, également secrète, a rassemblé des informations sur des organisations intérieures engagées dans des activités politiques pacifiques : la Cifa est supposée traquer des « menaces terroristes potentielles » quand elle surveille les citoyens américains ordinaires activistes. Une nouvelle peu remarquée a redéfini comme du « terrorisme » l’activisme tel que les protestations pour les droits des animaux.

La définition de « terroriste » s’étend donc lentement pour inclure l’opposition.

6. S’engager dans des détentions et des libérations arbitraires

Cela fait peur aux gens. C’est un genre de jeu du chat et de la souris. Nicholas D Kristof et Sheryl WuDunn, les reporters d’investigation qui ont écrit la Chine s’éveille : la lutte pour l’âme d’une puissance montante, décrivent les activistes pro démocratiques en Chine, tels que Wei Jingsheng, qui sont arrêtés et relâchés de nombreuses fois. Dans une société qui se ferme ou qui est fermée il y a une « liste » de dissidents et de chefs de l’opposition : vous êtes visé de cette manière, et une fois que vous êtes sur la liste, et il est difficile d’en sortir.

En 2004, l’administration de la Sécurité des Transports de l’Amérique a confirmé qu’elle avait une liste de passagers qui étaient visés pour des recherches de sécurité ou pire s’ils essayaient de se sauver. Les gens qui se sont trouvés sur la liste ? Deux femmes d’âge moyen activistes pour la paix à San Francisco ; le sénateur libéral Edward Kennedy ; un membre du gouvernement du Venezuela – après avoir critiqué le président Bush ; et des milliers de citoyens américains ordinaires.

Le professeur Walter F Murphy est professeur émérite à l’université de Princeton ; il est un des érudits de la constitution les plus importants dans la nation et auteur du classique Constitutional Democracy. Murphy est aussi un ancien Marine décoré, et il n’est même pas particulièrement libéral politiquement. Mais en mars de cette année, on lui a refusé une carte d’embarquement à Newark, « parce que j’étais sur la liste de surveillance des terroristes. » « Avez-vous été dans des marches pour la paix ? Nous interdisons à un tas de gens de prendre l’avion à cause de ça, » a demandé l’employé de la compagnie aérienne.

« J’ai expliqué, » a dit Murphy, « que je n’avais pas participé mais j’avais donné en septembre 2006 une conférence à Princeton, télévisée et mise sur Internet, hautement critique de George Bush pour ses nombreuses violations de la constitution. »

« Ca doit être ça, » a dit l’homme.

Marcheur pour la paix ? Terroriste potentiel. Soutient la constitution ? Terroriste potentiel. L’histoire montre que les catégories des « ennemis du peuple » tendent à s’étendre toujours plus profondément dans la vie civile.

James Yee, un citoyen américain, était l’aumônier musulman à Guantanamo qui fut accusé de mauvaise gestion des documents classifiés. Il fut harcelé par l’armée américaine avant que les accusations contre lui ne soient abandonnées. Yee a été en détention et relâché plusieurs fois. Il est toujours un objet d’intérêt.

Brandon Mayfield, un citoyen américain et avocat en Oregon, fut identifié par erreur comme un terroriste possible. Sa maison fut cambriolée secrètement et son ordinateur réquisitionné. Bien qu’il soit innocent de l’accusation portée contre lui, il est toujours sur la liste.

C’est une pratique standard des sociétés fascistes qu’une fois que vous êtes sur la liste, vous ne pouvez en sortir.

7. Viser les individus clefs

Menacer de licenciement les fonctionnaires, artistes et universitaires s’ils ne suivent pas la ligne. Mussolini poursuivit les recteurs des universités d’Etat qui ne se conformaient pas à la ligne fasciste ; Goebbels a fait de même, qui purgeait les universitaires qui n’étaient pas pro-Nazis ; Augusto Pinochet a fait de même ; Le Politburo communiste chinois a fait de même en punissant les étudiants et les professeurs pro-démocratie.

L’Académie est un lieu explosif de l’activisme, donc ceux cherchant une dérive fasciste punissent les universitaires et les étudiants par des pertes d’emplois s’ils ne se « coordonnent » pas idéologiquement, selon les termes de Goebbels. Puisque les fonctionnaires sont le secteur de la société la plus vulnérable pour être licencié par un régime donné, ils sont aussi un groupe que les fascistes « coordonnent » dès le début : la loi du Reich pour le rétablissement d’un service civil professionnel fut adoptée le 7 avril 1933.

Les supporters de Bush dans les législatures de plusieurs Etats ont mis la pression sur les régents dans les universités d’Etat pour pénaliser ou licencier les universitaires qui avaient été critiques envers l’administration. En ce qui concerne les fonctionnaires, l’administration Bush a fait dérailler la carrière d’un avocat militaire qui parlait de procès honnêtes pour les détenus, tandis qu’un fonctionnaire de l’administration intimidait publiquement les sociétés juridiques qui représentent les détenus pro Bono en menaçant d’appeler à ce que leurs clients d’entreprises majeures les boycottent.

D’autre part, une contractante de la CIA qui a dit dans un blog fermé que « le waterboarding est de la torture » fut privée de son certificat de sécurité dont elle avait besoin pour faire son travail.

Très récemment, l’administration a licencié huit procureurs américains pour ce qui semble être une loyauté politique insuffisante. Quand Goebbels a purgé le service civil en avril 1933, les procureurs furent « coordonnés » également, une mesure qui facilitait le chemin des lois de plus en plus brutales qui allaient suivre.

8. Contrôler la presse

L’Italie dans les années 1920, l’Allemagne dans les années 1930, l’Allemagne de l’Est dans les années 1950, la Tchécoslovaquie dans les années 1960, les dictatures de l’Amérique latine dans les années 1970, la Chine dans les années 80 et 90 – toutes les dictatures et les dictateurs en puissance visaient les journaux et les journalistes. Ils les menacent et les harcèlent dans des sociétés plus libres qu’ils cherchent à fermer, et ils les arrêtent et font pire dans les sociétés qui ont déjà été fermées.

Le Comité pour la protection des journalistes dit que les arrestations de journalistes américains sont à un niveau jamais atteint : Josh Wolf (pas de relation), un blogger de San Francisco, a été incarcéré pour un an pour avoir refusé de transmettre une vidéo d’une manifestation pacifiste ; la Sécurité de la Patrie a porté plainte contre le reporter Greg Palast, prétendant qu’il avait menacé « l’infrastructure critique » quand lui et un producteur de télévision filmaient des victimes de l’ouragan Katrina en Louisiane. Palast avait écrit un best-seller critique de l’administration Bush.

D’autres reporters et écrivains ont été condamnés d’autres manières. Joseph C Wilson a accusé Bush, dans un éditorial du New York Times, de mener le pays à la guerre sur la base d’une fausse accusation disant que Saddam Hussein s’était procuré de l’uranium au Niger. Sa femme, Valerie Plame, fut renvoyée comme espionne de la CIA – une forme de représaille qui a mis fin à sa carrière.

La persécution et la perte d’emploi ne sont rien, cependant, comparés à la manière dont les Etats-Unis traitent les journalistes cherchant à couvrir d’une manière impartiale le conflit en Irak. Le comité de protection des journalistes a documenté de multiples comptes rendus de l’armée américaine en Irak tirant sur ou menaçant de tirer sur des reporters et des caméramans indépendants d’organisations allant de Al-Jazeera à la BBC. Bien que les occidentaux puissent mettre en doute les compte rendus de Al-Jazeera, ils devraient faire attention aux comptes rendus des reporters tels que Kate Adie de la BBC. Dans certains cas, les reporters ont été blessés ou tués, y compris Terry Lloyd de ITN en 2003. A la fois CBS et l’Associated Press en Irak eurent des membres capturés par l’armée américaine et emmenés dans des prisons violentes ; les entreprises de reporters étaient incapables de voir l’évidence contre leurs membres.

Au fil du temps dans les sociétés en train de se fermer, les nouvelles réelles sont supplantées par de fausses nouvelles et de faux documents. Pinochet a montré aux citoyens chiliens des documents falsifiés pour soutenir sa revendication que des terroristes avaient été sur le point d’attaquer la nation. La charge d’uranium, aussi, était basée sur de faux documents.

Vous n’aurez pas un arrêt des nouvelles dans l’Amérique moderne – ce n’est pas possible. Mais vous pouvez avoir, comme Frank Rich et Sidney Blumenthal l’ont fait remarquer, un flot continu de mensonges polluant bien les nouvelles. Ce que vous avez déjà est une Maison Blanche dirigeant un flot de fausses informations qui est si implacable qu’il est de plus en plus difficile de séparer la vérité du mensonge. Dans un système fasciste, ce ne sont pas les mensonges qui comptent mais le fait de rendre les choses confuses. Quand les citoyens ne peuvent plus discerner les vraies nouvelles des fausses, ils abandonnent leurs réclamations de responsabilité morceau par morceau.

9. Différence d’opinion égale trahison

Présenter la différence d’opinion comme de la « trahison » et la critique comme de « l’espionnage ». Toute société cloisonnée fait cela, tout comme elle élabore des lois qui criminalisent de plus en plus certains types de discours, et élargissent la définition « d’espion » et de « traître ». Lorsque Ben Keller, l’éditeur du New York Times, publia les histoires de Lichtblau/Risen, Bush qualifia de « scandaleuses » la divulgation par le Times de ces informations classées, tandis que les républicains au Congrès réclamaient que Keller soit inculpé de trahison et que les commentateurs de droite et les médias continuaient leur matraquage sur la « trahison ». Certains commentateurs, fit remarquer Conason, rappelèrent aux lecteurs d’un ton suffisant que l’une des peines prévues pour la violation de la Loi sur l’Espionnage était l’exécution.

Conason fait bien de noter à quel point cette attaque représentait une menace sérieuse. Il est également important de se rappeler que le procès spectacle de 1938 à Moscou accusa l’éditeur d’Izvestia, Nikolaï Boukharine, de trahison ; et Boukharine fut, en effet, exécuté. Et il est important de rappeler aux Américains que lorsque la Loi de 1917 sur l’Espionnage fut pour la dernière fois largement invoquée lors des tristement célèbres Raids Palmer de 1919, des activistes de gauche furent arrêtés sans mandat d’arrêt au cours de grandes rafles, maintenus en prison pendant cinq mois, et « battus, affamés, suffoqués, torturés et menacés de mort », selon l’historienne Myra MacPherson. Après cela, la différence d’opinion fut réduite au silence en Amérique, pendant une décennie.

Dans l’Union soviétique de Staline, les dissidents étaient « les ennemis du peuple ». Les national-socialistes qualifiaient de « traîtres de novembre » ceux qui soutenaient la démocratie de Weimar.

Et c’est là que le cercle se referme : la plupart des Américains ne se rendent pas compte que depuis septembre dernier – lorsque le Congrès a, à tort et de façon stupide, passé la Loi de 2006 sur les commissions militaires – le président a le pouvoir de qualifier tout citoyen américain de « combattant ennemi ». Il a le pouvoir de définir ce que signifie « combattant ennemi ». Le président peut aussi conférer le droit à quiconque, dans la branche exécutive, de définir « combattant ennemi » de la façon dont il ou elle le souhaite, et ensuite de faire arrêter des Américains sur cette base.

Même si vous et moi sommes des citoyens américains, même s’il s’avère que nous sommes complètement innocents de ce dont il nous accuse, il a le pouvoir de nous faire arrêter dès demain, alors que nous changeons d’avion à Newark, ou de nous embarquer d’un simple coup frappé à notre porte ; de nous envoyer, vous et moi, sur un vaisseau de la marine ; et de nous maintenir, vous et moi, dans l’isolation, peut-être pendant des mois, en attendant d’être jugé. (L’isolation prolongée, comme le savent les psychiatres, déclenche une psychose chez des prisonniers normalement sains mentalement. C’est pourquoi le goulag de Staline comprenait une cellule d’isolation, comme celui de Guantanamo, dans chaque prison satellite. Le camp 6, l’installation la plus récente et la plus brutale de Guantanamo, ne jure que par les cellules d’isolation).

En tant que citoyens américains, nous finirons par être jugés – pour l’instant. Mais les activistes des droits civiques du Centre pour les droits constitutionnels disent que l’administration Bush tente de plus en plus, de façon agressive, de trouver des moyens de contourner le droit des citoyens américains à un procès équitable. Le statut de « combattant ennemi » est un délit de statut – ce n’est même pas quelque chose que l’on doit avoir fait. « Nous sommes complètement passé à un modèle de détention préventive – vous avez l’air de quelqu’un qui pourrait faire quelque chose de mal, vous pourriez faire quelque chose de mal, alors on va vous garder à vue », raconte une porte-parole du CDC.

Il est sûr que la plupart des Américains ne comprend pas cela… pas encore. Pas étonnant : c’est difficile à croire, même si c’est vrai. Dans toutes les sociétés cloisonnées, à un certain stade, des arrestations ont lieu – habituellement celles de leaders de l’opposition, du clergé et des journalistes. Puis, tout se calme. Après ces arrestations, on trouve encore des journaux, des tribunaux, la TV et la radio, et la façade d’une société civile. C’est juste qu’il n’y a pas de véritable contestation. C’est juste qu’il n’y a pas de liberté. Si on regarde l’Histoire, nous en sommes actuellement au point se situant juste avant ces arrestations.

10. Suspension de l’autorité de la loi

La Loi John Warner de 2007 sur l’autorisation de la défense a donné au président de nouveaux pouvoirs sur la garde nationale. Cela signifie qu’en cas d’urgence nationale - le président a maintenant le pouvoir de déclarer un état d’urgence – il peut envoyer la milice du Michigan pour renforcer un état d’urgence qu’il a déclaré dans l’Oregon, passant outre les objections du gouverneur de l’État et de ses citoyens.

Même au moment où les Américains étaient focalisés sur les malheurs de Britney Spears et la question du père du bébé d’Anna Nicole Smith, le New York Times exprima une opinion sur ce glissement : « Un phénomène récent et inquiétant à Washington est que les lois qui frappent au cœur de la démocratie américaine ont été passées en pleine nuit… Au-delà d’une réelle insurrection, le président peut maintenant utiliser des troupes militaires comme force de police intérieure en réponse à un désastre naturel, une épidémie, une attaque terroriste ou toute « autre condition ».

Les critiques voient cela comme une violation flagrante de la Loi Posse Comitatus – dont le but était de restreindre l’utilisation par le gouvernement fédéral de l’armée pour faire imposer la loi civile. Le sénateur démocrate Patrick Leahy dit que la loi encourage un président à déclarer la loi martiale fédérale. Elle viole aussi la raison même pour laquelle les fondateurs élaborèrent ce système particulier de gouvernement : ayant vu des citoyens menacés par les soldats d’un monarque, les fondateurs étaient tout à fait terrifiés par ce type de concentration du pouvoir des milices, pouvoir exercé sur le peuple américain entre les mains d’une faction directoriale ou oppressive.

Bien sûr, les Etats-Unis ne risquent pas l’effondrement violent et total du système qui suivit l’entrée de Mussolini dans Rome ni la rafle des prisonniers politiques par Hitler. Nos habitudes démocratiques sont trop résistantes, et notre système judiciaire trop indépendant, pour imaginer ce genre de scénario.

En fait, ainsi que le remarquent d’autres critiques, notre essai dans la démocratie risquerait plutôt de s’effondrer par un processus d’érosion.

Il est erroné de penser qu’au début d’un glissement fasciste, on voit se dessiner contre le ciel le contour des fers barbelés. Les premiers temps, tout semble normal à la surface ; les paysans célébraient les festivités des récoltes en Calabre en 1922 ; les gens faisaient du shopping et allaient au cinéma à Berlin an 1931. Au début, tel que le décrit W.H. Auden, l’horreur est toujours ailleurs – pendant qu’une personne se fait torturer, les enfants font du patin à roulettes, les bateaux naviguent sur l’eau : « les chiens continuent à mener leur vie de chien… comme tout se détourne/De la catastrophe sans se presser ».

Tandis que les Américains se détournent sans se presser, se consacrant au shopping sur Internet et à American Idol, les fondations de la démocratie se détériorent de façon irréversible. Quelque chose a changé profondément, quelque chose qui nous affaiblit comme jamais auparavant : nos traditions démocratiques, notre système judiciaire indépendant et la presse libre font aujourd’hui leur travail dans un contexte « de guerre », une « longue guerre » - une guerre sans fin, sur un champ de bataille décrit comme le globe terrestre, dans un contexte qui donne au président – sans que les citoyens américains ne le réalisent encore – le pouvoir de liberté ou de longue incarcération solitaire sur ces mêmes citoyens, parce que lui seul l’a décidé.

Cela signifie qu’un vide est en train de s’étendre sous les fondations de toutes ces institutions qui ont encore l’apparence de liberté – et ces fondations peuvent céder sous certaines pressions. Afin de prévenir une telle issue, il nous faut penser en termes de « et si ».

Et si, dans un an et demi, il y a une autre attaque – disons, Dieu nous en préserve, une méchante bombe ? L’exécutif peut déclarer un état d’urgence. L’Histoire montre que n’importe quel leader, de n’importe quel parti, sera tenté de maintenir les pleins pouvoirs après la crise. Avec la destruction des freins et contrepoids traditionnels, nous ne sommes pas moins en danger avec une présidente Hillary qu’avec un président Giuliani – parce que n’importe quel exécutif sera tenté d’imposer sa volonté par des décrets plutôt que par le processus ardu et incertain de la négociation et du compromis démocratiques.

Et si l’éditeur d’un grand journal US était inculpé de trahison ou d’espionnage, ce dont un effort venu de la droite semblait menacer Keller l’an dernier ? Et s’il est condamné à 10 ans de prison ? À quoi ressembleraient les journaux le lendemain ? À en juger par l’Histoire, leur publication ne s’interromprait pas ; mais ils deviendraient soudainement très polis.

À l’heure actuelle, seule une poignée de patriotes tentent de retenir la vague de tyrannie pour le reste d’entre nous – le personnel du Centre des Droits Constitutionnels, qui a subi des menaces de mort pour avoir représenté les détenus, a pourtant tenu bon jusqu’à la Cour suprême ; les activistes de l’Union des libertés civiles américaines ; et des conservateurs éminents tentant de réduire les nouvelles lois destructrices, sous la bannière d’un nouveau groupe du nom d’American Freedom Agenda. Cette petite collection disparate de gens a besoin de l’aide de tous, y compris de celle des Européens et des autres nations du monde désireuses de mettre la pression sur l’administration, parce qu’ils voient ce qu’une Amérique non bridée par une véritable démocratie interne peut signifier pour le reste du monde.

Nous devons regarder l’Histoire et faire face aux « et si ». Car si nous continuons sur cette pente, la « fin de l’Amérique » pourrait survenir pour chacun d’entre nous de manière différente, à un moment différent ; chacun de nous pourrait à un moment différent être forcé de regarder en arrière et de penser : avant, c’était comme ça – et maintenant, c’est comme ça.

« L’accumulation de tous les pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, entre les mêmes mains… est la même définition de la tyrannie », écrivait James Madison. Nous avons encore le choix de stopper la descente ; nous pouvons tenir notre position et nous battre pour notre nation, et reprendre la bannière que les fondateurs nous demandèrent de porter.

Article original en anglais, Fascist America, in 10 easy steps, avril 2007.
Traduction française: SOTT

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 00:06



Eva : On connaissait l'Amérique qui intervient partout, qui contrôle tout, qui destabilise la planète, qui ruine des pays entiers, qui encourage l'armement, qui condamne à mort, qui ravage des pays par ses bombardements, qui divise pour régner, qui suscite des conflits, qui fait assassiner des dirigeants populaires, qui soutient et met en place des dictatures, qui crée des guerres, qui viole en permanence le Droit international, qui ne supporte pas la puissance des autres, qui est arrogante, qui s'empare de ressources qui ne lui appartiennent pas, qui pille des pays au profit de ses multinationales, qui provoque de graves crises, qui impose son modèle partout, qui sème en permanence larmes, ruines, souffrances, qui instrumentalise hypocritement Dieu à des fins perfides et malhonnêtes, qui s'exonère de ses innombrables crimes...
Voici maintenant l'Amérique qui va peut-être nous conduire tous vers l'Apocalypse, vers l"'enfer" - pour reprendre l'expression de la fille de ML King ! 
 

La crise :


Le point de vue d'un journal de droite, Valeurs actuelles

Crise financière. La mise au pas du marché pourrait casser la dynamique de la croissance. Par David Victoroff
David Victoroff, le 25-09-2008
Après quatorze mois de tempête à Wall Street, on entend des appels au retour de l’État, au durcissement de la réglementation, à la moralisation du capitalisme.

Les marchés sont devenus fous ! C’est hors norme. Extraordinaire ! Ces derniers jours, même les experts les plus chevronnés donnaient dans l’hyperbole, signe de leur perplexité croissante. Le président de Generali, Antoine Bernheim, interrogé par le Nouvel Observateur après la faillite de Lehman Brothers et le sauvetage d’AIG, constatait plus sobrement : tout cela manque de transparence. Quand l’un des hommes les plus brillants de la banque Lazard, créatrice des montages les plus sophistiqués du XXe siècle, n’y voit plus rien, cela veut dire que la plupart des patrons de banque sont dépassés par les événements.


La liste des présidents qui passaient pour des as de la finance révoqués cette année suffit à montrer que la situation a échappé un temps à tout contrôle. Dans la folle journée du vendredi 19 septembre, le Cac 40 s’est en volé de 9,27 %, un record « d’exubérance irrationnelle », pour reprendre l’expression fameuse d’Alan Greenspan.

À l’effarement devant la volatilité des marchés et la stupeur qui ont suivi la faillite de Lehman Brothers succèdent maintenant des réflexions plus philosophiques. Plus rien ne sera jamais comme avant, nous assure-t-on. Nous avons changé d’ère. Tout est bouleversé. C’est la fin de “l’ultralibéralisme”, du “tout marché”, de la déréglementation. Bref, l’ère Reagan-Thatcher a vécu. Une économie de marché tempérée par des règles plus strictes et une intervention éclairée de l’État lui succédera. La formule cé lèbre de Ronald Reagan, « l’État n’est pas la solution, c’est le problème », est maintenant renversée : le problème, c’est le marché et l’État, la solution. La preuve ? Sans les mille milliards de dollars promis par l’État américain, paquet fiscal, plan de soutien à l’immobilier, defeasance géante, nationalisation de banques en pé ril, le système financier se serait écroulé.

La critique du marché se teinte de considérations éthiques. C’est parce que ses acteurs auraient eu une avidité sans borne et perdu tout sens moral que la machine se serait déréglée. La crise des subprimes est née de la volonté des banques américaines, spécialisées dans le crédit immobilier, de prêter à des débiteurs potentiellement insolvables en les attirant par des conditions alléchantes (différé de rembour sement, taux progressifs, absence d’apport personnel…). Ces banquiers avides spéculaient sur une hausse continue des prix pour se rembour ser sur la valeur des maisons au cas où leurs débiteurs feraient défaut. Mais n’est-il pas dans la nature du prêteur de prêter, du vendeur de vendre et d’encaisser toujours plus de commissions, des dirigeants d’une société commerciale de la développer pour valoriser leurs stock-options ? Et n’était-il pas de la responsabilité des emprunteurs de mesurer leur capacité de remboursement avant de se lancer dans la spéculation immobilière ?

L’extension de la crise au monde entier serait, elle aussi, à mettre au compte de la cupidité. Pour accroître leur volume d’affaires sans augmenter leur capital, les banques ont “titrisé” leurs créances : celles-ci, bonnes ou mauvaises, ont été mélangées et transformées en obligations par des banques spécialisées, ces banques d’investissement qui, comme Lehman Brothers ou Bear Stearns, se retrouvent aujourd’hui en faillite. Ces obligations devaient être replacées dans les fonds de pension, les “sicav dynamiques” et autres “véhicules” d’épargne collective des banques à la recherche de placements plus rentables que les bons du Trésor, mais aussi peu risqués.

D’où l’appel à des sociétés d’assurances diversifiées, comme AIG, ou spécialisées, comme ces monolines, “rehausseurs de crédit”, pour garantir la bonne fin de ces titres. La garantie de ces établissements notés AAA conférait d’emblée aux titres ainsi fabriqués la même note, permettant à toutes les banques du monde de les acheter les yeux fermés. Ces opérations rémunératrices gonflaient les bénéfices de tous les intervenants et les bonus de tous les vendeurs de titres.

Il a suffi que le prix des maisons s’effondre pour que cet échafaudage de garanties tombe, entraînant ses concepteurs dans sa chute. La crise, à son tour, a été précipitée par l’appât du gain des spéculateurs. Les hedge funds (en anglais, littéralement, “fonds de couverture”) ont dès les premières difficultés des banques spéculé à la baisse sur les titres des financières, vendant à terme avec l’espoir de réaliser un bénéfice en rachetant les titres encore plus bas qu’ils n’avaient vendu. Ce gonflement des positions vendeuses a précipité vers la faillite Lehman et Fanny Mae et aurait tué Morgan Stanley si la commission des opérations de Bourse, la Sec, n’était intervenue pour sus pendre les ventes à terme.

À toutes les étapes de la crise se retrou vent des mécanismes où la soif de gain pousse les acteurs dans un seul sens qui accentue le gonflement de la bulle spéculative puis accélère son dégonflement.

Faut-il pour autant croire qu’une plus grande intervention de l’État vertueux aurait pu empêcher la crise ? Les autorités monétaires et le Trésor ne sont pas exempts de responsabilité. C’est en accordant sa garantie aux emprunts de Fanny Mae et Freddie Mac que le Trésor a poussé ces deux piliers du crédit hypothécaire à prêter sans trop regarder. Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, a baissé le taux de refinancement des banques au lendemain de l’écla tement de la bulle Internet, puis au lendemain des attentats du 11 sept embre 2001. Au moment du déclenchement de la guerre en Irak, la banque centrale américaine a ramené son taux directeur à 1 %. Peut-on re procher aux banques d’avoir trop prêté alors qu’elles disposaient, de 2001 à 2004, d’argent quasi gratuit compte tenu de l’inflation ?

C’est encore la Réserve fédérale qui, en relevant régulièrement les taux d’intérêt à 5,25 %, a étranglé les emprunteurs les plus fragiles. L’État américain a provoqué la formation de la bulle de l’immobilier pour résorber sans trop de douleur la précédente, celle de l’Internet, et permettre aux Américains de continuer à vivre sans rien changer à leurs habitudes malgré l’entrée en guerre des États-Unis. Puis il en a provoqué l’éclatement pour lutter contre l’inflation renaissante. À tous les éléments à l’origine de la crise on re trouve une action de l’État.

L’absence de réglementation serait-elle à l’origine de la crise ? Les banques d’investissement ne sont pas soumises aux mêmes règles de prudence que les banques commerciales, parce qu’elles ne reçoivent pas de dépôts du public.

L’excès de réglementation stimule l’innovation financière

Les hedge funds, souvent domiciliés dans des paradis fiscaux, fonctionnent de manière peu transparente. La titrisation débridée s’est développée dans tous les secteurs d’activité avec le concours des compagnies d’assu rances et le label d’agences de notation sans contrôle.

Mais ce sont les règles prudentielles draconiennes auxquelles sont sou mises les banques qui les ont amenées à titriser à tout-va. Toute innovation financière tire son origine soit d’un risque à écarter, soit d’une réglementation à tourner. De même, ce sont les règles comptables obligeant les sociétés à estimer au jour le jour leurs actifs à la valeur instantanée du marché qui ont détruit, quasi instantanément, les bilans des banques, dès lors que leurs actifs n’ont momentanément plus trouvé preneur.

La “nouvelle ère” ne pourra donc être ni celle du tout-État, même si elle s’accompagne d’une redéfinition des règles du jeu financier, ni celle du retour aux sources d’un capitalisme vertueux qui n’a jamais existé.

Sans doute les régulateurs du marché tenteront-ils d’y voir plus clair dans la titrisation et sur le fonctionnement des hedge funds et durciront-ils les règles de prudence des établissements du type banque d’investissement. Mais l’expérience montre que tout durcissement des règles s’accompagne d’un surcroît de créativité financière pour trouver des parades. Les dirigeants des grandes banques se montreront sûrement plus regardants sur les bonus, prêteront avec plus de parcimonie et placeront leur argent avec plus de circonspection.

Mais il est vain de compter sur la seule vertu des acteurs du marché pour en tempérer les excès. En revanche, la cupidité qu’on leur reproche est le moteur de la croissance. Si on la bride trop, en cassant les mécanismes du marché, le risque est grand d’entrer en récession pour longtemps.

Henry Paulson pare au plus pressé en écartant le spectre des faillites ban caires en chaîne. En injectant massivement des liquidités dans l’économie, c’est-à-dire en se portant acheteuses auprès des banques de créances de moins en moins bonne qualité, les banques cen trales permettent d’éviter que le credit crunch ne s’étende de manière du rable. Reste à rétablir la confiance entre les banques et entre les clients et leurs banques. Pour financer ces dépenses colossales, les États-Unis peuvent compter sur les excédents en devises des pays producteurs de pé trole et de matières premières et de la Chine. C’est de l’intérêt de ces pays de prêter à l’État américain qui, sans cela, serait obligé d’augmenter la pression fiscale, précipitant la récession mondiale et donc la chute des ma tières premières. Dans un premier temps, ce sont donc les pays les moins libéraux qui financeront la réparation des erreurs du capitalisme.

Face à cette crise importée des États-Unis, l’Europe ne peut rien faire d’autre qu’espérer que le plan américain fonctionne. Le risque serait que, face à ce qui peut être considéré comme une perversion du marché, les États européens soient tentés d’en rajouter par rapport aux nouvelles réglementations, que ne vont pas manquer d’édic ter les États-Unis, et de brider les mécanismes qui, utilisés avec discernement, peuvent s’avérer très utiles. Les ventes à terme ne sont pas en soi condam nables. Elles peuvent être utilisées pour couvrir des portefeuilles de titres ou des positions en devises. Les interdire sur les sociétés financières pour dix jours comme les Américains pour éviter des manipulations de cours en pleine tempête, passe encore. Les arrêter pour trois mois comme vient de le faire l’AMF sur une série de titres financiers (lire page 67) est inquiétant pour l’avenir de la place de Paris.

Après avoir appelé, lundi à New York, au châtiment des “coupables”, Nicolas Sarkozy devait jeudi à Toulon tirer les leçons de la crise, en appeler à une plus grande coordination des politiques économiques au niveau européen, à une meilleure concertation avec la Banque centrale européenne, qui, jusqu’ici, n’a pas baissé son taux directeur (elle l’a même relevé à 4,25 % en juillet).

La crise américaine aura montré la capacité des États-Unis à réagir rapidement face aux événements, tandis que l’Europe divisée donne l’impression de les subir. Les Américains n’hésitent pas à ouvrir toutes grandes les vannes du budget, en procédant notamment à des restitutions massives d’impôt, tandis que l’Europe reste crispée sur les règles du pacte de stabilité. La France ne peut ainsi baisser ses impôts malgré un taux de prélèvements obligatoires exorbitant. Résultat : la récession commence en Europe avant de frapper les États-Unis. Avant de dénoncer les spéculateurs, mieux vaudra réfléchir sur la bureaucratie européenne.

Valeurs Actuelles 

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25.9.8


Bernice King : L'Amérique
pourrait bien aller en enfer,
et y entraîner le reste du monde

king-bernice.jpgL'Amérique pourrait bien aller en enfer et y entraîner le reste du monde
 
Le journal Le Monde a publié ce récit de Bernice King ce 17 février 2008. On risque de ne plus le trouver d'ici quelques temps.Je le place donc dans mes pages permanentes. Bernice King est la plus jeune des filles de Martin Luther King, elle parle de l'héritage spirituel de son père, de ses combats actuels et des USA.
 
 
Quand j'ai eu 7 ans, j'ai annoncé à ma mère que je serais la première présidente noire des Etats-Unis. Moi, Bernice King, fille de Martin. Ou alors, disais-je, la première chef noire de la Cour suprême. Pour une petite fille timide qui laissait volontiers ses deux frères et sa soeur aînés répondre à sa place, j'affichais de l'ambition ! Mais mon expérience d'une certaine vie publique et des traumatismes qu'elle engendre m'a vite convaincue que le job de président n'était pas pour moi.
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Alors j'ai rêvé de devenir avocate. Je regardais avec passion la série "Perry Mason" à la télévision. C'était un avocat courageux qui débroussaillait les affaires les plus compliquées et les concluait par de formidables plaidoiries. Je me voyais parfaitement dans sa peau et mes camarades aussi, qui raillaient mon obsession de la justice et de l'argumentation. Très vite donc, je me suis mise dans la tête que je ferais du droit. 
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Etre la fille de Martin Luther King est une belle responsabilité. Mais quel fardeau ce fut pendant mon enfance ! Heureusement que nous avions maman qui, avec délicatesse, veillait à ne rien rajouter sur nos épaules. Il y avait déjà tellement d'attentes à notre égard ! Tellement d'expectatives ! Les enfants ont toujours tendance à se mesurer à leurs parents. Mais dans notre cas, le modèle paraissait tout simplement inatteignable. Notre père était considéré comme le leader moral de l'Amérique ! C'était écrasant pour nous qui ne rêvions que d'être normaux et insouciants.
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Je n'avais que 5 ans quand mon père a été assassiné, et il m'a terriblement manqué dans ce qui fut une enfance pour le moins singulière. Pendant longtemps je me suis cherché des pères de substitution. Depuis mon oncle A. D., le frère de papa, qui est mort noyé l'année de mes 6 ans, jusqu'au vice-président Hubert Humphrey qui, me prenant sur ses genoux lors d'un déjeuner à la maison, m'avait conquise en m'offrant de la glace ! Il me fallait absolument un autre père ! Chaque année, son anniversaire (15 janvier) était l'occasion d'une semaine de manifestations et de cérémonies au Centre King, et des tas de gens célèbres passaient nous voir. J'ai connu tous les présidents des Etats-Unis, assisté à l'inauguration de Carter à la Maison Blanche, rencontré Reagan, embrassé Mandela, dîné à la maison avec Oprah Winfrey. Et quand les Jackson Five ont débarqué chez moi, ce fut carrément la gloire auprès de mes copains ! Maman nous a emmenés, mes frères, ma soeur et moi, dans de multiples voyages, à l'ONU (où je l'ai remplacée, au pied levé, encore adolescente, pour prononcer un discours qu'elle avait préparé), aux conventions démocrates...
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Et puis, à 17 ans, j'ai ressenti l'appel. Une voix intérieure qui me disait qu'à l'exemple de mon père, de mon grand-père, de mon arrière-grand-père et même de mon arrière-arrière-grand-père, je prêcherais dans une église, je serais pasteur. Je n'ai pas tout de suite compris, ou plutôt, pas voulu comprendre. Les pasteurs étaient pour moi des adultes imposants, responsables. Et moi, je voulais vivre ma vie d'ado, prendre mon temps, prendre du bon temps - à l'époque je buvais même un peu - faire toutes ces choses folles que font les adolescents. Surtout, je voulais définir ma propre identité. Et je sentais confusément que si je suivais la voie de mon père, je serais à jamais la petite fille du docteur King, perdue dans l'ombre du grand homme.
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Mais comment savoir qui j'étais ? Comment trouver mon chemin ? J'ai tâtonné, malheureuse, déchirée par une série de deuils qui ont continué de frapper ma famille, comme l'assassinat de ma grand-mère qui jouait de l'orgue à l'église, et convaincue que j'avais une part de responsabilité dans ces tragédies successives. Un jour, en visionnant un documentaire consacré à mon père que j'avais déjà vu de nombreuses fois, j'ai craqué, et je me suis enfuie en larmes, anéantie, inconsolable. Tout remontait soudain à la surface et j'étais pleine de colère. Contre papa qui m'avait abandonnée. Contre maman qui prenait son relais. Contre les Noirs qui ne poursuivaient pas le combat de mon père. Contre les Blancs qui l'avaient assassiné. Et contre Dieu qui aurait pu empêcher tout cela. Contre moi aussi bien sûr, adolescente perdue, qui ne savais que faire de ma vie, la trouvant vide, sans aucune utilité.
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Ce désespoir a culminé quand j'ai été menacée d'exclusion de l'école de droit où j'avais commencé des études. Ce jour-là, j'ai pris un couteau et voulu disparaître à jamais. Et puis j'ai entendu la voix. Celle qui me poussait au ministère et me disait que j'importais à certains...
Quelques années plus tard, un jour de 1990, j'ai reçu simultanément mon diplôme de droit et mon diplôme de théologie. Le soir même, j'étais ordonnée pasteur. Après huit ans de résistance, j'avais trouvé ma voie. Dans l'Eglise, j'allais choisir de travailler particulièrement auprès des jeunes. Mes souvenirs d'enfance douloureuse me font ressentir une grande proximité avec eux. C'est sur eux qu'il faut miser, eux qu'il faut éduquer, protéger, eux auxquels il faut offrir de nouveaux modèles et références. On oublie souvent combien le mouvement pour les droits civiques était animé et suivi par de très jeunes gens et que mon père n'avait lui-même que 26 ans quand il a commencé !
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L'époque actuelle est catastrophique. Et je suis troublée par le parallèle entre 1968 et 2008. Au moment où mon père a été assassiné, le 4 avril 1968, il préparait "la campagne des pauvres", une immense manifestation que devaient rallier à Washington des centaines de milliers de personnes et qui ne se disperserait qu'à l'obtention de mesures visant à mieux distribuer les richesses. L'argent devant servir à la guerre contre la pauvreté était alors englouti dans la guerre du Vietnam. L'argent pouvant servir à la préservation de la vie allait en priorité à la destruction de la vie. N'est-ce pas exactement ce qui se passe avec la guerre en Irak ? Le dernier sermon dominical que mon père avait écrit, mais que la mort l'a empêché de prononcer, s'intitulait : "L'Amérique pourrait bien aller en enfer". Moi, je rajoute aujourd'hui : et elle pourrait entraîner avec elle le reste du monde.
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Il est urgent qu'un grand changement se produise. Nous sommes à la veille d'une élection cruciale, et je ne sais pas si j'apporterai mon soutien personnel à un candidat. Je ne l'ai encore jamais fait. Les politiciens sont pris dans de tels étaux, phagocytés par leur parti, leurs électeurs, divers groupes d'intérêt. Je me focalise donc moins sur les personnes que sur certaines grandes questions à débattre avant de se rendre aux urnes. Là encore je pense à mon père. Trois maux, disait-il, rongent l'Amérique : la pauvreté, le racisme, le militarisme. Je fais le même constat. Avez-vous vu la propagande orchestrée autour du terrorisme depuis septembre 2001 ? Cette frayeur constamment entretenue et prétexte à faire passer tant de lois répressives et attentatoires aux libertés individuelles ? Cette angoisse collective au nom de laquelle les Américains abandonnent aux autorités leurs droits et souveraineté ? Mais ce n'est pas par les "terroristes" que sont terrorisés la plupart des Américains ! C'est par leur santé et la perspective de mourir isolés et sans soins médicaux, faute d'en avoir les moyens ! Voilà la vérité !
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Le racisme ? Allons ! Rien n'est réglé, et personne ne veut le dire ! Le sujet est même trop sensible pour qu'on l'aborde dans la campagne, alors on tourne autour. Mais ça bout sous la surface. Et ça explosera si l'on n'y prend garde. Régulièrement se produisent des incidents : insultes, tabassages, noeuds coulants... Cela suscite de l'émotion, on se lève, on défile. Et tout retombe sans que s'ouvre le vrai débat de la division raciale du pays. L'élection d'un président noir, quarante ans après l'assassinat de mon père, serait évidemment un message très symbolique. Mais ce pourrait n'être qu'un trompe-l'oeil, une façon pour ce pays de s'afficher non raciste quand il le demeure profondément. Il nous faudrait une initiative similaire à celle de la Commission vérité et réconciliation d'Afrique du Sud. Blancs et Noirs doivent se parler. S'expliquer. Se faire face, enfin. 
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Il nous faut changer de système de valeurs. Et ma responsabilité est de réinjecter celles que mon père voulait introduire en son temps. Justice, respect, liberté, générosité. Suffit, ce matérialisme qui nous rend fou ! Suffit, cet égoïsme qui nous rend aveugle aux autres. Suffit, ce système bling-bling qu'accompagne d'ailleurs une dégradation de la situation des femmes. Moi, je veux m'adresser aux jeunes par les canaux qui les touchent le plus - le rap, la mode, les images - pour leur proposer un autre idéal. Je veux élever le niveau, voilà. Faire en sorte que dans leurs rêves, les enfants ne se demandent plus : "Comment pourrais-je bien devenir riche ?", mais "Comment vais-je pouvoir améliorer le monde plus tard ?". C'est tout de même plus excitant !
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Dieu m'a fait cadeau du nom de King, qui veut dire roi. Mon père était un roi, c'est-à-dire qu'il a toujours levé la tête, comme le font les souverains sur leur trône, pour avoir une plus large perspective sur ce réseau de liens inextricables qui unissent les humains dans un même destin. Il a toujours refusé d'être sujet, réduit à l'humiliation, à la ségrégation.

Eh bien, c'est le message que je veux faire passer aux jeunes. Soyez des kings ! Soyez des rois ! Choisissez votre vie, vos valeurs, vos références. Ne soyez plus sujets. Elevez-vous, relevez vos critères ! Vous méritez beaucoup mieux ! 
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Récit recueilli par Annick Cojean

Ose savoir, aies le courage de ton propre entendement ( E. Kant )


http://miltondassier.over-blog.com/pages/Bernice_King__LAmerique_pourrait_bien_aller_en_enfer_et_y_entrainer_le_reste_du_monde-292372.html
















La loi martiale ?


sur http://panier-de-crabes.over-blog.com/

http://bridge.over-blog.org/

etc

Je relaie ici une information alarmante reçue par mail^.
Je viens de voir que Charlotte l'a déjà publiée sur son blog :
http://panier-de-crabes.over-blog.com/ 


 Loi martiale le Ier octobre sur le territoire américain ?


Des informations circulent actuellement à l'effet que la loi martiale
pourrait être instaurée à partir du 1er octobre prochain sur le territoire
américain.

Sur le site de l'armée américaine, nous pouvons lire un article, daté du 8
septembre 2008, qui fait état d'une opération militaire qui sera en force à
partir du 1ere octobre 2008.

Une division d'infanterie qui formait une équipe de combat en Irak, laquelle
avait la mission d'assurer les services essentiels et d'escorter les convois
militaires, doit mener cette même mission pour le "bien être" du peuple
américain...

À partir du 1er octobre, et ce pour 12 mois, ces militaires seront en poste
pour répondre à des circonstances d'urgence dont des désastres naturels, des désordres humains ou des attaques terroristes.

Avec ces informations, de sources militaires, nous sommes donc en mesure de spéculer avec certitude qu'un évènement est réellement à la veille de se produire.  

La crise financière qui sévit dans les grandes banques américaines s'alourdit de jour en jour et le trésor américain ne pourra jamais éponger
les 700 milliards de dettes.  Même s'il le faisait, ce serait que de retarder
le suicide bancaire!

Je crois que l'armée sera préalablement dans les rues pour faire face à la
chute de l'économie, le crash du Dow Jones.  L'état de panique ainsi engendré pourra être contrôlé par les GI joe déjà sur le terrain!

Rappelons-nous le crash de 1929 qui s'est déroulé entre le 24 et le 29
octobre.  Nous pouvons donc apprendre de cet évènement pour pouvoir agir intelligemment.  Les taux d'intérêt ont beaucoup augmenté et les emprunteurs
n'arrivaient plus à rembourser les intérêts et encore moins le capital.  Tout
ceci a provoqué une réaction en chaîne et de nombreuses banques ont fait faillite.  Les entreprises ne pouvant plus opérer dans ces conditions, ont
fermé leurs portes et des milliers d'employés n'avaient plus d'emplois.  Des émeutes ont éclaté partout et ce fut le chao!

J'ai eu une information, non confirmée, selon laquelle les coupons de
rationnement alimentaire ont été imprimés au Canada.  Vous savez quoi?  Ils seraient bilingues!!!

Les nouvelles internationales sont tellement lourdes que l'on se demande
comment se fait-il que l'abcès n'a pas encore été crevé!  L'infection est
généralisée dans le corps mondial et ne reste plus d'antibiotique possible
pour contrer la contagion!

Pour faire vos recherches sur l'information que je vous amène aujourd'hui:

Site de l'armée américaine
:

http://www.armytimes.com/news/2008/09/army_homeland_090708w/

Vidéo qui annonce le débarquement de l'armée américaine le 1er octobre 2008:

http://www.youtube.com/watch?v=OvVAKx8E_r4&NR=1


_________________________________________________________________________________________



On va arrêter là la liste. Outre un capitalisme financier qui menace toute la planète,

les USA préparent la destabilisation complète du monde, comme en Bolivie, ou dans le Caucase,

ils préparent un totalitarisme abject,

le contrôle de tous,

des programmes diaboliques, biologiques, militaires, de dérèglements climatiques, ou tout simplement de stérilisation d'une partie de la population,

des lois monstrueuses, sélectives, eugéniques, racistes,  par exemple le refus de soins aux personnes les plus fragiles, les plus âgées, les plus pauvres, les plus handicapées physiquement et socialement, etc, je vous en ai déjà parlé, ainsi d'ailleurs que

des gigantesques centres de rétention pour tous ceux qui contesteront leur nouvel ordre mondial totalitaire, injuste, favorisant une caste de privilégiés au détriment du reste de la population, et j'en passe,

surtout, comme l'ont dit très clairement des sommités américaines, l'élimination de 95 % d'entre nous, à travers vaccins, maïs contraceptifs, ou guerres préventives et permanentes, nucléaires...

ainsi qu'un choc de civilisations, et bien sûr la guerre froide, tiède, chaude....

L'Amérique ? Oui, assurément, c'est l'enfer. Avec à la clef, l'apocalypse. Dans l'espoir de voir Jésus revenir sur terre... Ainsi, ceux qui sont à la tête du monde, sont des fous, seulement obsédés, comme Bush, par le déclenchement du pire, afin de hâter l'avènement d'événements bibliques - apocalyptiques. 

Quelle est la place de ces gens ?  Devant un Tribunal, ou dans un asile ? 

Et Sarkozy a vendu la France aux Américains pour un plat de lentilles ?

Révoltant. Stupéfiant. Scandaleux !! Dénonçons partout cette imposture, informons nos concitoyens de ce qui nous attend ! Ce n'est pas seulement un droit, c'est un devoir. Impératif, et urgent...

Eva

TAGS : Amérique, apocalypse, Bible, Bush, Sarkozy, totalitarisme, guerre froide, guerre préventive, permanente, maïs trangénique, stérilisations, Nouvel Ordre Mondial, etc



Dernières infos :




Base USA en Israël :

Plus d'une dizaine d'avions de l'armée américaine ont transporté le système radar et les 120 personnels militaires américains, techniciens et spécialistes sécuritaires, qui assureront son fonctionnement. C'est la première fois dans l'histoire d'Israël que des soldats américains seront basés de façon permanente sur le territoire israélien.
http://www.juif.org/societe-israel/67623,l-armee-americaine-a-commence-la-semaine-derniere-a-deployer-dans-le.php


Le président palestinien Mahmoud Abbas a proclamé vendredi à l'ONU son rejet de tout accord partiel avec Israël, à l'approche de l'échéance de fin 2008 fixée pour parvenir à la paix
http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/67546,le-president-palestinien-abbas-contre-tout-accord-partiel-avec-israel.php


« Quand le jour viendra, je n'aurai pas peur de prendre des décisions difficiles » pour la libération de Guilad Shalit, a déclaré le ministre de la Défense Ehoud Barak, à des manifestants massés devant son domicile pour protester contre la gestion du dossier par le gouvernement israélien....


A lire :

La Collaboration, avons-nous tous appris, est la conséquence de la terrible défaite de 1940. Mais si la défaite avait été elle-même le résultat d'une « collaboration » déjà fort bien anticipée entre une fraction de l'appareil d'État et des milieux d'influences français, et un déjà quasi-occupant nazi ? La question est taboue. De plus, comment imaginer que, tel le joueur de flûte d'Hamelin, les ennemis acharnés de la démocratie fusionnés avec les stipendiés de Berlin et de Rome aient pu si efficacement, et dans les normes du secret, faire d'une part suffisante du haut personnel de la Troisième République les complices de sa destruction. Comment ? Il fallait d'abord rouvrir le dossier, bien scellé par ce qui nous restait d'illusions, et  revenir aux archives. Le constat est accablant. Annie Lacroix-Riz a réuni les mille pièces à charge d'une incontestable entreprise de subversion de l'État républicain.

suite à
http://eldiablo.over-blog.org/article-23174081.html


Et les collabos au NOM sont parmi nous.. surtout néocons, d'ailleurs ! Eva


OTAN et UE poussent à la guerre !
L'OTAN, l'Union Européenne, ce n'est pas la paix, mais la guerre
http://eldiablo.over-blog.org/article-23029902.html 


Plus équilibrée nous paraît être la prise de position du Quatuor (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne) réuni presqu’au même moment, qui a exprimé sa « préoccupation face à l’accroissement des activités de colonisation par Israël », appelant ce dernier à les geler immédiatement. Il a aussi « condamné l’accroissement des violences commises par les colons à l’encontre des civils palestiniens », exhortant Israël à « faire respecter l’ordre public sans discrimination et sans exception ».

Au risque de provoquer quelques remous auprès des internautes qui nous lisent, ce sont des critiques qui nous paraissent -malheureusement - fondées (..)

http://www.juif.org/go-news-67599.php



Israël aurait sérieusement pensé à bombarder les sites nucléaires de l'Iran
courant 2008, mais le président américain George W. Bush a refusé d'apporter sa caution à de telles frappes, rapporte le quotidien britannique The Guardian dans son édition de ce vendredi.

Selon le journal, qui cite de sources diplomatiques européennes de haut niveau, le Premier ministre Ehud Olmert a évoqué cette questions avec le président Bush au cours d'un tête-à-tête le 14 mai dernier

Le président américain avait alors répondu qu'il ne soutiendrait pas une telle initiative, en raison de « DOUTES » doutes sur la capacité d'Israël, quoi qu'il en soit, d'endommager sérieusement les installations nucléaires iraniennes et de craintes de représailles sur des cibles américaines en Irak et en Afghanistan.

The Guardian souligne que même si Israël avait voulu mener cette opération sans l'aval de Washington, ses avions n'auraient pu atteindre l'Iran sans passer par l'espace aérien irakien, sous contrôle américain, ne laissant d'autre choix à Téhéran que de considérer que les Etats-Unis avaient approuvé l'attaque, laissant craindre une riposte contre des cible américaines.



Chavez en Russie : Entente cordiale
 
http://fr.rian.ru/trend/chavezrus/



Emergence Russie et fin monde unipolaire :

http://hadria.riviere.over-blog.com/article-23193157.html



C O M M E N T A I R E S  :  I C I

 



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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 03:39
Pas d'article cette fois, juste des infos !
Ron Paul: Les États-Unis se dirigent vers une attaque illégale de l'Iran   


Le représentant au Congrès Ron Paul a lancé un avertissement à des millions d'auditeurs de la radio à l'effet que les États-Unis se dirigent vers une attaque illégale de l'Iran, tout en indiquant son étonnement concernant les membres du Congrès qui ont ouvertement exprimé leur soutien à une frappe nucléaire criminelle.
Par l'avocat Harold H. Burbank II 

« Si nous ne le faisons (l'attaque), ça va être une catastrophe. L'autre jour j'ai été stupéfait de voir sur un des réseaux que le débat n'était pas de savoir si nous allons attaquer, mais qu'il tournait plutôt autour de la question allons-nous attaquer avant ou après l'élection? » a déclaré le congrèsman à l'émission radiophonique d'Alex Jones.

Ron Paul a récemment exprimé son inquiétude face à la Résolution 362 du Congrès qu'il a qualifié de « résolution équivalente à une déclaration de guerre contre l'Iran. »

« Si cela arrive, la résolution prévoit que le président [mette en place] un blocus absolue pour l'ensemble du pays de l'Iran, et de punir tout pays ou tout groupe d'affaires dans le monde s'ils font du commerce avec l'Iran, » a dit Ron Paul aux auditeurs.

Les experts ont prédit que l'essence s'élèvera à 6 dollars le gallon si la résolution est adoptée. Ron Paul estime que de toute manière, ça pourrait se produire, simplement par anticipation.

« Ce qui est effrayant, c'est qu'ils disent qu'ils ne rejettent aucune option qui est sur la table, même une attaque nucléaire préventive, » a déclaré Ron Paul. À partir des discussions qu'il a eues avec ses contacts à l'intérieur du Congrès et d'autres qui gravitent autour du Congrès, Ron Paul estime qu'une attaque contre l'Iran a déjà obtenue le feu vert. 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=BUR20080811&articleId=9794

4

Judaïsme contre Sionisme
20-08-2008
DECLARATION JUIVE D'OPPOSITION INTERNATIONALE À ATTAQUER L'IRAN
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Déclaration Juive d'opposition internationale

à attaquer l'Iran

 

2008-08-14

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Les tambours de guerre pour attaquer l'équipement nucléaire, les réacteurs de l'Iran battent tant en Isra-l qu'aux Etats-Unis. La récente déclaration du New York Times, 18 juillet, écrite par l'historien israélien Benny Morris, sert à consolider ces forces politiques. L'opposition Juive exprime ici son indignation afin d’empêcher cette épouvantable proposition.

 

Cette clameur de guerre contre l'Iran n’a pas seulement rencontré l'opposition populaire, mais va aussi à l’encontre de la diplomatie silencieuse qui a engagé l'Iran aussi bien dans des relations suivies avec l'agence nucléaire de l'ONU que dans des négociations commerciales économiques avec les Etats-Unis eux-mêmes. Isra-l s’est également engagé à poursuivre un cessez-le-feu qui a tenu maintenant un mois, au soulagement des populations, tant d'Isra-l que de Gaza. A la lumière de l'ambiance politique de raison et de négociations qui se prépare, la mentalité militariste a gonflé sa logique de guerre en  essayant de créer les conditions préalables pour une nouvelle guerre. Morris cherche à inventer de telles querelles en vue de conditions préalables.

“Ils utiliseront probablement n'importe quelle bombe qu'ils construisent, tant à cause de l'idéologie qu'à cause de la peur des opérations préventives du nucléaire israélien. Par conséquent une frappe nucléaire israélienne pour empêcher les Iraniens de prendre les dernières dispositions en vue de l'obtention de la bombe est probable. L'alternative permet à Téhéran d'avoir sa bombe. Dans l'un ou l'autre cas, il y aurait de grandes chances pour un holocauste nucléaire du Moyen-Orient.”

http: // www.nytimes.com/2008/07/18/opinion/18morris.html

 

Cette promotion de l‘inévitable joue sur la mémoire juive et israélienne de l'Holocauste Nazi afin de recueillir toute source de soutien en faveur d'une frappe militaire d'Isra-l contre l'Iran, en provoquant une réaction et en causant une nouvelle guerre en y engageant les Etats-Unis. C'est particulièrement déplorable en vue du fait que 16 agences de renseignements américaines ont conclu que l'Iran n'a pas de programme d'armes nucléaires et n'en a pas eu depuis cinq ans.

 

Nous louons le courage héroïque de Mordechai Vanunu qui a dévoilé des secrets nucléaires israéliens, en rejoignant nos voix à sa condamnation des réserves illégales d’Isra-l d'ogives nucléaires et son soutien à l’appel pour un Moyen-Orient dénucléarisé.

 

La mentalité appelant à une guerre d'anéantissement réciproque comme solution de sécurité est incroyablement contradictoire en soi. La fabrication d'une menace de type nazi cherche seulement à fournir de la crédibilité pour un tel appel à la guerre, tout comme les raisons invoquées pour une occupation, percevant un complot palestinien pour jeter les Juifs dans la mer. La référence à l'idéologie iranienne (Islam) comme la source de confrontation ne tient pas tête à l'examen rigoureux, vu que le défi politique à Isra-l par le Président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, n'est pas un appel à l'éradication, malgré une mauvaise traduction.

 

Nous recherchons la sécurité pour tout les concernés en affirmant le droit pour tous à la sécurité. Quoique que nous n’accordions aucune crédibilité à la perspective d'un conflit inévitable,  toutefois nous faisons objection contre l'hystérie des « Iran-bashers » qui sont maintenant désespérés dans leurs faux départs répétitifs pour créer une autre guerre inutile. La tentative d'obliger l'Iran à se plier aux résolutions de Conseil de sécurité perd sa force juridique, diplomatique et politique, alors que les États-Unis et Isra-l ignorent systématiquement la diplomatie de l'ONU et les décisions de la Cour Internationale de Justice concernant la Palestine. Nous demandons à tous ceux qui sont opposés à une confrontation militaire avec l'Iran d’écrire à leurs représentants gouvernementaux demandant que l'Etat d’Isra-l soumette son équipement nucléaire à l'inspection internationale et signe le traité de non-prolifération nucléaire (NPT) comme l'Iran l’a fait, plutôt que de lancer des menaces de guerre.

 

D’autres approbations  peuvent être ajoutés en envoyant un message à saalaha@fokus.name

Egalement disponible en Anglais, Allemand et Arabe

Listserv: jewswhospeakout@lists.riseup.net

 

Initiateurs

Pour plus d’informations

 

Stanley Heller www.TheStruggle.org mail@TheStruggle.org

http://www.bloggen.be/yechouroun/

 

 
Voir aussi mon blog
http://eva-communion-civilisations.over-blog.com




Le versant sombre des USA

« The dark side », « « Le versant obscur », de Jane Mayer, publié le mois dernier aux Usa, rapporte les violations des droits de l’homme et du droit international, l’abrogation du « Bill of rights » et des garanties constitutionnelles perpétrées par l’administration Bush après le 11 septembre, sous l’égide de la lutte contre le terrorisme. Le titre rappelle la réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attentat  :

 
« Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire ». suite à


http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7009





RELIGIONS ET CROYANCES

DÉMASQUAGE d'une FALSIFICATION dans la traduction en anglais du Pentateuch Kommentar du Rabbin S.R. HIRSCH mailto:mail@juedische-stimme.de
http://www.alterinfo.net/index.php?action=article&id_article=1013618

De la Géorgie au Bassin de Sibérie Occidentale.
En attendant que les propagandes se dissipent…

Quelques réflexions sur l’actualité.


Pour agrandir la carte de la Géorgie, cliquez ici.
 

Dans une dépêche Reuter datée du 18 août 2008, on lit ce qui suit :  

 

« MOSCOU - Le président de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, Edouard Kokoity, a déclaré qu'il refuserait la présence dans ce territoire d'une mission d'observateurs internationaux :

 

  

 

Monsieur Kokoity, ancien patron de casinos à Saint-Petersbourg et actuel président ossète, ne lit pas la presse à grand tirage occidentale. .

 

Monsieur Kokoity qui sait observer, remarque qu’avant de se diffuser lui-même, le proconsul Saakashvili prend bien soin de placer derrière lui un drapeau européen, tout bleu, azur, avec des étoiles dorées, rassurantes, civilisées (Acrimed a publié un article en ligne à ce sujet récemment). Il n’aime pas cet avocat inscrit au barreau de New York qui joue les proconsuls de l’empire étasunien entre le Caucase et les rives de la mer Noire. Il n’aime pas ce membre de facto de la nomenklatura cosmopolite de la mondialisation heureuse, que des manœuvres habiles ont porté au pouvoir il y a six ans maintenant, lors d’une révolution jardinière - la révolution des roses - inventée et mise en scène par l’Open society Institute de George Soros (entre autres), d’après un scénario non violent imaginé par Gene Sharp et mise en scène grâce au savoir-faire des militants serbes d’Otpor, cette association très active qui avait fait ses premières armes contre Slobodan Milosevic et qui, après la Géorgie, s’est attaquée à l’Ukraine lors d’une révolution prétendument orange. Pourquoi orange s’interroge Monsieur Kokoity ? Sans doute pour la vitamine C. Car il en faut pour mener à bien une révolution, même fabriquée de toutes pièces. Une révolution fruitière donc. Ces « révolutions, la jardinière et la fruitière», Monsieur Kokoity sait que les media occidentaux les ont à chaque fois portées aux nues médiatiques afin d’obtenir l’assentiment automatique des spectateurs sans opinions, qui reçoivent les nouvelles du monde - de ce vaste monde fait de cartes postales étranges,  inquiétantes et exotiques - entre renvois contenus et déglutitions forcées.  Monsieur Kokoity veut des bases russes en Ossétie. C’est décidément un allié de Moscou. 

 

A Moscou, le président Medvedev ne lâche pas prise. Il promet même des représailles écrasantes contre quiconque serait tenté de fouler un seul brin d’herbe de la province sécessionniste ? George Bush II, lui, n’est pas un homme de paille, juste la marionnette bourrée de chiffons d’une clique qui a des idées très précises sur ce que doit devenir le monde de demain et qui réfléchit jour après jour, depuis Washington, au meilleur moyen de le faire naître. ..

 

L’attaque russe contre les forces géorgiennes s’est produite dans un contexte bien particulier dont il convient de rappeler quelques éléments – malheureusement épars - au chercheur de vérité :

 

-   En avril 2008, a eu lieu à Bucarest, le dernier sommet de l’OTAN. Ce sommet avait, entre autres objectifs, de discuter de l’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie au sein de l’Organisation. Il s’est clos sur la promesse de réunir à nouveau ses délégations au mois de décembre de cette année pour dresser un premier bilan.

 

- La diplomatie et la guerre s’accompagnent toujours d’un discours de propagande. Ce qui compte, c’est de ne pas prendre à la légère cette bagarre qui éclate soudain et qui n’a pas le caractère purement local qu’on pourrait lui prêter de prime abord. Car c’est la future adhésion de la Géorgie à l’OTAN qui est la cause de cette instabilité. Le pendule de l’Histoire est lancé. Cet événement n’est qu’une étape du processus qui doit aboutir à la mise en place de la Pax Americana. 

 

Alors reculons afin de voir le mouvement dans son ensemble.  Regardons la carte de l’Eurasie de loin. Ainsi nous comprendrons mieux les détails et verrons que chaque événement, apparemment isolé, fait partie en réalité d’un plan soigneusement élaboré mais ô combien dangereux d’encerclement de la Russie, d’une Russie qu’on veut réduire à son espace européen, c’est-à-dire à des dimensions acceptables stratégiquement, économiquement, démographiquement, acceptables et devant permettre aux États-Unis de la vaincre, à terme, sans affrontement direct. Car l’encerclement prévu ne se limite pas à l’intégration des anciens satellites de l’Union Soviétique dans l’OTAN ou dans l’UE, comme ceci s’est produit jusqu’à aujourd’hui. Il ne se limite pas à guerroyer en Afghanistan ou à ouvrir des bases U.S. dans les ex républiques soviétiques d’Asie Centrale. L’encerclement ne vise pas seulement à contrôler l’ancienne route de la soie. L’encerclement dont je parle se veut total et définitif et a pour but de déposséder la Russie de sa partie asiatique.

 

Quelles que soient les corrections à apporter aux théorèmes du géopoliticien MacKinder, son enseignement reste d’actualité non seulement parce qu’un certain nombre de dirigeants civils et militaires actuels l’ont assimilé, mais parce que cette géopolitique fut fondée sur un besoin qui n’a pas fondamentalement changé depuis son premier énoncé en 1904 : la nation thalassocratique dominante - les États-Unis – ne peut survivre et garantir sa supériorité globale sans contrôler l’Eurasie, c’est-à-dire sans se donner des  moyens d’accès privilégiés aux richesses de l’Eurasie et, en particulier, à son cœur – le Heartland – qui correspond à la Russie d’Europe. On peut trouver des preuves de la vitalité de cette conception dans les écrits du géopoliticien Zbigniew Brzezinski qui joue depuis quelques décennies un rôle décisif dans l’élaboration des actions extérieures officielles et officieuses des États-Unis : 

 


« Les implications géostratégiques pour l’Amérique sont claires : l’Amérique est trop éloignée pour être dominante dans cette partie de l’Eurasie, mais elle est trop puissante pour ne pas s’engager. »
(The Grand Chessboard, 1997, p. 76.)

 


 
Le supercontinent eurasiatique est l’axe du monde. Un pouvoir qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence décisive sur les 2/3 des régions les plus économiquement productives, l’Europe de l’Ouest et l’Est de l’Asie » (“A Geostrategy for Eurasia”, in Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, p. 50.)

 

. La Seconde Guerre Mondiale et la Guerre Froide qui s’est ensuivie ont poussé les Etats-Unis à s’engager de façon durable en Europe de l’Ouest et en Extrême Orient. » (“A Geostrategy for Eurasia”, in Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, p. 50.)


Depuis la fin de la guerre froide – qui n’a sans doute jamais pris fin – l’OTAN a avancé à pas de géant en Europe de l’Est, recrutant systématiquement les anciens clients de l’Union Soviétique avant que l’Union Européenne – sa vassale – ne le fasse à son tour.  Depuis quelques années, nous assistons à une poussée vers le Heartland.

 

En novembre 1997, le département de l’énergie américain publia un rapport de 166 pages, intitulé Oil and Gas Resources of the West Siberian Basin (http://www.eia.doe.gov/pub/oil_gas/natural_gas/analysis_publications /oil_gas_resources_siberian_basin/ pdf/report.pdf ) dans lequel l’utilisateur d’Internet pouvait découvrir à quel point la région qui commençait après l’Oural et correspondait grosso modo aux bassins de l’Ob et de l’Yrtich, était une zone qui devrait compter dans les années à venir. En effet, après enquête, cette zone se révélait être l’endroit où se trouvaient 70% du pétrole russe et 90% de son gaz (soit presque le tiers des réserves mondiales  prouvées). 

 

 Zbigniew Brzezinski Sa vision du monde de demain :  Russie, Sibérie et République Extrême Orientale. Ces trois entités sont regroupées sous l’appellation « Confédération Russe. » Brzezinski  a proposé ce découpage dans le but de libérer la Sibérie Occidentale et sa voisine Orientale de la mainmise bureaucratique de Moscou. On trouve une explication détaillée de ce principe dans The Grand Chessboard déjà cité, à la page 56 : 

 

Une Russie confédérée et rendue souple – composée d’une Russie européenne, d’une République de Sibérie et d’une République Extrême-orientale – tisserait plus facilement des liens avec ses voisins. Chacune des entités confédérées aurait la possibilité de développer son propre potentiel créatif, étouffé depuis des siècles par la lourde bureaucratie moscovite. D’autre part, une Russie décentralisée serait moins susceptible de nourrir des ambitions impériales. » 

 

 Sa carte d’une Russie confédérée et affaiblie correspond à l’étape ultime du rêve de MacKinder. Réduite au statut de capitale d’un état européen comme les autres, privée de ses matières premières et des espaces stratégiques qu’elle contrôlait - dont les accès aux mers et aux océans – Moscou ne serait plus bonne qu’à être grignotée par les enseignes clinquantes que l’Occident placarde à profusion le long des trottoirs bitumés de la planète.

 

Le but du sommet otanien d’avril 2008 était, entre autres, d’étudier les candidatures de l’Ukraine et de la Géorgie. Redisons-le mieux que ça : le but de ce sommet était d’étudier la diminution de l’accès à la mer Noire de la Russie. Et bientôt, l’Ukraine otanisée fera valoir ses droits sur la péninsule de Crimée où est postée la flotte russe.

 

 

(..)

 

"Le séjour de la Flotte russe de la mer Noire sur le territoire de l'Ukraine s'achève le 28 mai 2017. Le 29 mai, la Flotte doit quitter ses bases sur le territoire ukrainien. Le sujet ne souffre pas la discussion", a insisté le diplomate ukrainien.

 

La flotte de la mer Noire est basée en Crimée (..) Actuellement, sa présence à Sébastopol est régie par un traité avec Kiev qui ne cache pas ses projets de restreindre ses activités, avant son retrait définitif prévu pour 2017, sur fond de rapprochement avec l'OTAN. »

 

Lorsque les Américains feront accoster des vaisseaux de leur VIème Flotte dans le port otanien de Sébastopol, qui se souviendra du fait que la constitution ukrainienne « ne stipule pas le stationnement d’unités militaires étrangères sur le territoire national. »

 

 

S’il n’y avait les victimes, ceux qui n’ont rien compris de part et d’autre, et si l’Histoire ne s’écrivait pas « avec des pâtés de sang et des montagnes de morts », la diplomatie serait une longue histoire drôle.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9885


 


PALAST Greg
 


Bientôt, comme aux USA,
des élections truquées pour tous  ?



Chris Pepus : Les grands médias US ont enfin commencé à parler des illégalités de l’administration Bush. Cependant, le trucage des élections est encore largement ignoré. Au cours des dernières années, le Parti Républicain a eu recours à tout un éventail de tactiques pour éliminer les votes en faveur de leurs opposants. On y trouve l’envoi de machines à voter défectueuses dans des circonscriptions démocrates ainsi que la suppression des listes électorales des électeurs à revenus modestes ou membres de minorités ethniques.

Le journaliste Greg Palast enquête sur ce sujet depuis l’année 2000, lorsqu’il révéla comment les officiels de la Floride ont assuré l’élection de George W. Bush en rayant de manière illégale les électeurs afro-américains et démocrates des listes électorales. (voir article ici ). (...)

CHRIS PEPUS : vos articles sur la suppression d’électeurs ont provoqué une enquête du Congrès et la démission de Tim Griffin, un des procureurs du Président Bush. Pouvez-vous nous décrire comment l’administration Bush a violé le droit de vote en 2004 ? (..)

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7021




MANISCO Lucio

  De l'Atlantique au Caucase

En mars dernier, pendant la visite à Washington du président géorgien Saakashvili, Georges W. Bush promit de faire tout son possible pour faire entrer immédiatement la Géorgie dans l’OTAN. Au sommet OTANde Bucarest (2-4 avril), Bush a fortement poussé dans ce sens, sans pourtant obtenir cette entrée immédiate car l’Allemagne et la France s’y sont opposées, craignant une tension excessive dans leurs rapports avec Moscou. Les alliés ont cependant « accueilli favorablement les aspirations de la Géorgie et de l’Ukraine à devenir des membres de l’Alliance », déclarant que dès le mois de décembre prochain les deux pays pourraient entrer dans le MAP (Membership Action Plan), le programme qui prépare l’adhésion des futurs membres. Bush est donc rentré à Washington avec l’engagement des alliés à faire entrer au plus tôt la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN. Ceci, malgré le clair avertissement de V. Poutine qui a expliqué comment la Russie considère « la formation d’un puissant bloc militaire à ses frontières comme une menace directe à sa propre sécurité ». (..)

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7027


Bolivie : Tous les articles  sont
sur
http://legrandsoir.info


 
Le président bolivien
a remis en jeu son mandat présidentiel lors d’un referendum révocatoire pour contrer les velléités séparatistes et consolider son programme socio-économique. Sa très large victoire (63% en sa faveur) n’a eu qu’un faible écho dans le monde ; on n’ose imaginer de quelle façon une défaite aurait été tambourinée. Aussitôt la victoire confirmée, Evo a déclaré au grand dam de ses opposants politiques qu’il poursuivrait et approfondirait ses réformes.
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7023
 
  Le gouvernement bolivien dénonce la tentative d’assassinat du Président Evo Morales.

 
Lettre ouverte d’Evo Morales, président de la Bolivie, à propos de la "directive retour" de l’Union Européenne

  Evo Morales dénonce un complot
commandé par l’ambassadeur des Etats-Unis



 système de fichage EDVIGE : la France est désormais prête pour tourner la page des Droits de l’Homme


La face cachée de John Mc Cain :
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7011

Pour le retrait immédiat d'Afghanistan
http://www.come4news.com/pour-le-retrait-immediat-d-afghanistan-971248

Derniers préparatifs pour la protection du Koweit pendant la guerre
voir en commentaires l'article (qu'on m'a envoyé par mail
)

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