9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 15:44
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Bonjour mes amis,

 

Une actualité trop sombre qui m’a obligée, petit à petit, à changer de ton, plus grave et moins primesautier, des dirigeants corrompus, une humanité en grande servitude et en grande détresse, un capitalisme financier carnassier, dévoreur de vies humaines et même de pays entiers, une diplomatie prédatrice et conflictuelle, une guerre apocalyptique à l’horizon, et j’en passe, tout cela n’augure rien de bon, et j’ai envie de faire, le temps d’un article, le blog buissonnière, à nouveau, parce que j’ai la passion de la vie, parce que je suis d’un naturel optimiste et d’un tempérament gai, envers et contre tout.  Alors oui, mon blog va encore prendre des vacances, aujourd’hui, comme il l'a déjà fait une fois, un blog a bien le droit de prendre des vacances de blog, non ? Et c’est parti ! Il faut bien digérer l’article d’hier, dans Informaton 2,  sur les rapaces qui exigent des cadences de travail toujours plus infernales pour vivre encore « plus royalement », comme dirait Adriana la blogueuse rebelle et magnifique (http://evangelizt-poete.over-blog.com) ou afin de faire de nous des «citoyens morts-vivants », selon l’expression de Chahid le Sage (pour voir son site, regardez à droite, et cliquez sur Chahid).

 

Alors voilà, petit bilan après trois mois de cris du cœur, de coups de gueule, et d’envolées décapantes contre les pourritures qui tiennent en otages les peuples :  je constate que mon public augmente très vite (et je compte sur vous pour « booster » mon audience !), avec ses fidèles, ses inconditionnels, ses détracteurs, pas nombreux on se demande pourquoi, et d’ailleurs ils préfèrent m’envoyer des mails personnels (les sympathisants aussi). J’ai donné mon adresse pour ça, et aussi pour le reste, l’amitié, le partage.

 

Et le reste, ma foi ! C’est une agence matrimoniale, un blog ! Il n’y a pas que des fidèles lecteurs, il y a aussi les admirateurs débordants de tendresse, et jusqu’en Angleterre s’il vous plaît ! C’est vrai, il y a de jolies photos, mais je les avais mises d’abord parce qu’il fallait illustrer par quelque chose, j’aime les images que voulez-vous, je suis loin d’être seulement une intellectuelle (et encore, au sens d’indépendance d’esprit, car je procède plus par intuition que par analyses) ; ensuite, pour adoucir la fureur des lecteurs qui ne pensent pas comme moi, on regarde la frimousse souriante ou dansante (avec les Gitans), et la colère descend d’un cran, tant mieux pour les coléreux car les montées d’andrénaline raccourcissent la vie. Enfin, les Dupont-Lajoie, bien musclés et fans de Rambo-Sarko, en voyant de jolies photos, ça leur donne envie de lire, et là, qui sait ? Le charme opérant, ils commencent à réaliser que le Sauveur de la France est en réalité celui qui travaille à sa perte, sur le plan intérieur comme extérieur, pour satisfaire ses petits copains hauts placés jamais repus. Et c’est tant mieux, c’est le but de mon blog, faire réfléchir, que voulez-vous je suis militante avant tout. On ne change jamais, n’en déplaise au candidat qui avant les élections avait promis, juré, qu’il était un nouvel homme ! Mensonges, il est le même, et on commence à en voir les effets, bientôt avec les premières manifs de tous côtés, et  même à l’étranger, car monsieur rêve de manipuler tout le monde et de n’en faire qu’à sa tête, quelles  que soient les conséquences. Les EUROPEENS commencent à détester. Et moi je vous dis que les RUSSES vont suivre,  et les ARABES, et en fin de compte tout le monde, sauf bien sûr les NEOCONS AMERICAINS et ISRAELIENS. Il n’y aura plus qu’à envoyer des bombes sur tous les adversaires, quand on a décidé d’en trouver, on en trouve ! Et sinon, on les fabrique, avec l’aide des MEDIAS aux ordres.

 

Donc, la belle ADRIANA EVANGELIZT m’a convié à faire la fête avec ses amis rebelles, que voulez-vous des blogs frondeurs, ça rapproche, d’autres m’ont invitée à les rencontrer, mais je suis sélective, d’autres enfin rêvent au fond d’eux-mêmes que je me convertisse à leurs idées, le veau d’or, la SARKOLATRIE (j’invente le mot, vous pouvez le faire rentrer au Musée Grévin ou au Musée des horreurs, comme vous voulez), ou le sionisme triomphant quand ce n’est pas à la haine de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Arabe, raté, ma copine préférée est PALESTINIENNE, et j’aime la poésie du Coran, la beauté des paysages orientaux, la volupté de ces peuples. Il faudra trouver autre chose. D’ailleurs, la haine, ce n’est pas mon rayon. « Aimez même vos ennemis ! », a dit Jésus, c’est une bonne idée. Au moins lorsque, comme moi, on est une croyante sincère, une humaniste invétérée, et une citoyenne du monde (voyez mon article précédent, découvrez, et engagez-vous) de surcroît charmée par la philosophie universaliste de la FOI BAHIA’S.

 

Et puis, il y a les commentaires. Les pour, les contre, les inconditionnels, ou les trouble-fêtes, phrases lapidaires et cinglantes, ne signifiant en définitive rien, car ces gens-là ne sont pas capables de débattre, et Chahid en a copieusement renvoyé un à sa stupidité, puisqu’il a pris au vol le commentaire qui m’était destiné pour le retourner en pleine poire de l’intervenant en question. Ce jour-là j’étais à Paris en train de manifester avec les journalistes excédés par les fascistes qui nous gouvernent, tous ces casseurs de liberté, de convivialité, de solidarité. Oui, ça gronde de partout, même les journalistes en ont assez, toutes tendances confondues, de ne plus pouvoir faire correctement leur métier avec le DIKTATOR Sarkozy. Donc, en mon absence, Chahid a répondu à ma place, puisqu’il était venu à ce moment-là apporter son commentaire à lui. On a tous bien ri, sauf l’imbécile qui est allé sévir sous d’autres cieux, ou d’autres blogs.

 

Que vous dire d’autre, je pense que les RENSEIGNEMENTS GENEREUX doivent bien apprécier ma prose, après tout elle est offensive donc intéressante, je leur fais un petit coucou, bonjour Madame, bonjour Monsieur, s’il vous plaît lisez attentivement mon blog , et si vous êtes des inconditionnels de M. de Sarkozy, pénétrez-vous des paroles sages que vous lisez, si déjà vous n’avez pas compris à qui vous avez affaire, en effet, ce que n’ont pas dit les Médias serviles, vous prenez de plus en plus vos distances, dans la police, envers celui qui vous oblige à faire du chiffre, au risque de vous aliéner la population. Je vous fais plus confiance qu’à Lui. Et je vous le dis, si je dénonce le grand désordre établi, c’est par amour d’un ordre supérieur, meilleur, qui donnerait à chacun une place digne et reconnue, et qui amènerait les individus à coopérer plutôt qu’à se battre, se déchirer, s’exclure, voire se faire la guerre pour permettre aux puissants de ce monde de devenir encore plus puissants et riches.  L’éthique n’est pas de ce côté-là, mais du côté de ceux qui militent pour la paix, la justice, la fraternité, la sauvegarde de la planète – la Vie, tout simplement  ! Alors, Mesdames et Messieurs, je trinque avec vous à la santé de tous, et pas d’une minorité de prédateurs cupides et sanguinaires !

 

L’heure approche de se quitter, je vous incite à lire mon introduction au chapitre précédent, si ce n’est déjà fait, à prendre votre carte de CITOYEN DU MONDE en vous débarrassant de tous les clans, chapelles, partis-pris, préjugés, lobbies etc, qui n’amènent que la désolation, les frustrations, les rancoeurs, la haine, le désespoir, la mort. Redressez-vous ! Soyez des artisans de vérité, de paix, de justice, faites la guerre à la guerre et boutez dehors les pourritures qui s’arrogent le droit de vie et de mort sur nous tous ! Ah, si tous les hommes et les femmes de cette terre se donnaient la main, en remplaçant les fusils par des fleurs, comme le monde serait beau !

 

Abonnez-vous à ma prose, c’est gratuit, voyez newsletters, recommandez mon blog (c’est à droite de l’écran), et revenez vite me voir, pour qu’on fasse un jour la fête tous ensemble, la fête de la fraternité et du bonheur !!!

 

Votre Eva, prête à repartir, après cet intermède, pour de nouveaux combats pour le bonheur de tous, et non de quelques-uns ! Olé ! 

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Eva : Faute de place dans mon article (15.11.2007) "voici ce que les Français pensent" - des grèves - , je rajoute ICI un petit débat sur les grèves, trouvé dans le blog de l'ami Joke,
http://aging.over-blog.net 

Mercredi 14 novembre 2007

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fr.gif  Les salariés de la SNCF, de la RATP, les bénéficiaires des "régimes spéciaux" de retraite n'en ont strictement rien à foutre des autres salaries qui, eux, doivent déjà cotiser 40 ans pour toucher leur retraite. Dans le cas contraire, les agents de conduite de la SNCF feraient grève pour exiger que les chauffeurs de cars et de camions bénéficient des mêmes conditions de retraite qu'eux, pour commencer. Appelons un chat un chat : leur mouvement, c'est du pur corporatisme.
Toutefois, peut-on les blâmer quand on voit à la tête de l'Etat certains frimer en faisant leur footing Rollex au bras, parader au Fouquet's ou à Malte, dépenser en un soir ce que l'immense majorité des salariés ne gagnent pas en un mois?


en.gif  I am convinced that French railway workers and other "special old-age pension schemes" workers don't give a damn about every other employee who has to work for 40 years before being able to retire and get his old-age pension. If they cared about other employees, train drivers would obviously go on strike to claim the same conditions of retirement as theirs for coach and lorry drivers in the first place. They are nothing but selfish people actually.
On the other hand, I can't blame them when I see people at the top of the state showing off, jogging with their Rollex, boasting at Fouquet's or in Malta, spending in one evening what the average employee cannot earn in one month.

 
 

Commentaires

Il est évident que leur grève est du corporatisme, mais connais-tu beaucoup de grèves qui ne le soit pas ?
Dans une grève, on défend avant tout ses propres intérêts. C'est égoïste, mais c'est humain.
commentaire n° : 1 posté par : Dominik Vallet (site web) le: 14/11/2007 11:49:49
C'est vrai. Mais il faut, je crois, introduire des... nuances.
Quand les chauffeurs de bus ne mettent en grève immédiatement après l'agression d'un des leurs, c'est aussi de la sécurité des usagers dant il s'agit.
Quand des profs font grève pace qu'ils ont trop d'élèves dans leurs classes c'est aussi des élèves dont il s'agit.
Quand des ouvriers sur un chantier se mettent en grève à la suite de l'effondrement d'une tranchée et la mort d'un d'entre eux, peut-on dire que c'est corporatiste ?
Dans le cas de la SNCF, de la RATP il s'agit uniquement de conserver un "privilège".
Où la mauvaise foi est à son comble c'est quand ils osent dire qu'en se battant pour conserver leurs régimes spéciaux, ils se battent en fait pour tout le monde !
réponse de : Joke (site web) le: 14/11/2007 12:20:09
1) Merci pour votre commentaire , avant de le reprendre juste une remarque un privilège est quelque chose qui se transmet et qui la plupart du temps a été voulu.
Hors les médias oublient (tout comme les syndicats) de rappeler que la retraite a 50 ans a été proposer par les compagnies du chemins de fers privées à la fin du siècle dernier pour deux raisons.
Elles avaient du mal a recruter du personnel et afin d'attirer ce personnel elles ont préféré donner un avantage que payer plus.
 Alors oui nous pouvons supprimer cet avantage mais dans ce cas aumgentons les salaires pour qu'il n'y ai pas de perte de pouvoir d'achat à la retraite ! 




2) vous me dites à la fin de votre note " nier le problème des retraite en faisant semblant de croire que "les patrons peuvent payer" est une énorme sottise ou un énorme mensonge - selon qu'on accepte cette "idée" ou qu'on la propage."

Je vous rappelle qu'en l'occurrence il s'agit de service public. Que le patron c'est l'Etat !
Prenons un seul exemple EDF de 1999 à 2002 les salaires ont augmenté, il y a eu une tempete qui a fait que de nombreux traveaux ont du avoir lieu ainsi que des cables reinstallés sur tout le pays et pourtant le prix de l'electricité n'a quasimment pas bougé.
En 2003 privatisation depuis 2003 l'electricité a augmenté de plus de 40 % pas les salaires !
Ce n'est pas du au seul pétrole quand même n'exagérons rien !
Alors oui pour une bonne partie chacun défend son beef , les poseurs de rail defendent leurs corpo les conducteurs la leur, les controleurs...

Mais relisez bien mon argumentaire , ça n'est pas mon propos !
Ce que je dis reposons tout sur la table et revoyons les regimes spéciaux que se soit dans le public ou le privé.
Ex un ouvrier agricole qui se péte le dos merite un regime spécial tout comme un employé espace vert dans une mairie ou un employé du BTP ou un employé qui tiend un marteau piqueur !

A coté de ça un notaire peut cotiser 42 ans tout comme un prof d'université ou un médecin qu'il soit spécialiste ou généraliste à son compte ou en hopital !

Un conducteur de car ou de bus doit avoir le même statut qu'il travaille dans le public ou le privé !

On n'est plus au 19 éme siecle, il ne faut plus resonner par entreprises mais par secteurs d'activité ou par métiers !


3) il ne faut pas imposer le seul travail
Si nous reprenons notre fiscalité que vous soyez employeur ou employé vous serez plus imposes en travaillant qu'en faisant de la rente qu'elle soit immobiliére ou mobiliére !
De plus cette rente moins taxées vous pouvez la transmettre par l'heritage sans qu'elle soit imposée jusqu'à un certain niveau important
Qui sont les véritables privilégiés ...
Rajoutez à cela que se sont souvent les mêmes qui disposent des avantages fiscaux les plus importants !

D'aprés moi les privilégiés ne sont ni les employés ni les employeurs (artisants, commerçants) ni les fonctionnaires...  


Cordialement
commentaire n° : 2 posté par : florent (site web) le: 15/11/2007 15:38:07
oui, je trouve que se battre pour obtenir ses droits est une bonne chose...mais si ça doit impliquer que d'autres personnes ne peuvent pas aller travailler pour subvenir aux problèmes de LEUR familles, e trouve que ça va un peu loin et donc il faudra trouver une autre solution. En plus, vu la hausse des salaires des gouvreneurs, je pense qu'ils ont trouvé un moyen de se faire payer leur salaire dans le gouvernement. c'est bien dommage que ça se passe ainsi, pour tout le monde!
commentaire n° : 3 posté par : zara (site web) le: 15/11/2007 20:10:52
Bonjour zara et merci pour ton commentaire.
Tu as tout à fait raison de rappeler qu'il faut penser aux autres et il est regrettable que certains salariés, qui ne sont pas les plus à plaindre, ne semblent penser qu'à eux.
Mais, comme tu le rappelles, il est inacceptable de demander des "efforts" aux salariés, et de faire des cadeaux énormes aux plus riches des Français! C'est de la provocation.
Remarque, certains Français étaient sourds et aveugles avant l'élection car depuis toujours Sarkozy est le chantre du "chacun pour soi", du "je veux gagner plus même si les autres ont moins ou rien"!
Après l'impôt sur les malades (franchises médicales décidées pour 2008) on a appris hier que le gouvernement veut créer un imlpôt sur les VICTIMES! L'aide pour payer son avocat versée aux plus modestes serait amputée d'une franchise. Après tout, ils n'avaient pasà se faire agresser ! Et d'ailleurs depuis qu'il a été ministre de l'intérieur et qu'il renvoie les étrangers "chez eux", il n'y a plus aucune agression, n'est-ce pas!
Bonne journée quand même.
réponse de : Joke (site web) le: 16/11/2007 07:54:10
Bien que cette réforme soit nécessaire, pour pouvoir nous demander de travailler 41 ans en 2008, et même si cela fait partie des promesses du candidat, après les premières mesures gouvernementales et augmentation de salaires du Président et des députés, la pilule est amère.
Je crains que la base soit plus ferme que les dirigeants des syndicats.
Je travaille depuis l'age de 18 ans et j'ai 58 ans, 40 ans de cotisations au mois de février prochain, je pourrai prendre ma retraite sauf changement à 60 ans.
Je travaille 7/7 jours, 10 heures par jours, j'ai pris 13 jours de vacances en 30 ans et j'aurai droit à 75% du smic net pour ma retraite.En tant qu'éleveur, je ne peux pas faire grève.
Mais bon, après tout et à voir la vie en ville, je ne me plains pas et je reste dubitatif sur le comportement de mes contemporains.
Amitiés Joke.
commentaire n° : 4 posté par : Patrick (site web) le: 15/11/2007 23:54:27
D'abord merci pour votre commentaire et son ton très "posé" ce qui est plutôt rare en ce moment. Je ne répèterai pas ce que j'ai dit en réponse du commentaire précédent (à zara).
J'ai conscience d'être un favorisé par rapport à vous et par rapport à beaucoup : j'ai pu prendre ma retraite après 37,5 anées de cotisation et elle est exactement le double de ce que sera la vôtre.
Mais je reste solidaire des actifs puisque je continue à payer ma cotisation syndicale - j'ai été syndiqué toute ma vie, je ne vais pas cesser maintenant !
La façon de traiter le problème des retraites n'est pas la bonne parce que ce sont les seuls EXTREMISTES qui "discutent" - avec des arguments d'extrêmistes bien sûr !
D'un côté un gouvernement qui veut CASSER les plus modestes (comme Thatcher en Grande-Bretagne il y a 20 ans) et de l'autre des ultras pour qui "les riches peuvent payer" - qui veulent donc réinstaurer un régime marxiste (ils n'emploient plus ce mot certes).
Dans tous les conflits, quand seuls les extrêmes ont la parole, les solutions n'apparaissent jamais. C'est quand ils se taisent que des solutions sont trouvées - Irlande du Nord, par exemple.
Pauvre France !
Surtout que la faction "les riches peuvent payer" n'a aucune chance d'être majoritaire en France et que, par contre, la faction "il faut que chacun oublie les autres et fasse tout pour s'enrichir", elle, est au gouvernement.
Bonne journée quand même !
Amicalement
réponse de : Joke (site web) le: 16/11/2007 08:07:19
Ils font grève par corporatisme ? Tant pis ! Au final, ils se battent,
or tout le monde, ou presque, est couché, aujourd'hui ! Alors, bravo, allez-y !
Ils se battent pour nous ? parce que plus généralement c'est une lutte pour qu'on ne réforme pas par le bas mais par le haut, en améliorant les conditions de vie de tous, au lieu de les amputer toujours plus ! Alors, deux fois plus bravo ! Sarkozy, lui, il se sert par le haut, avec 207 % d'augmentation ! Alors, on ne pourrait pas en avoir au moins 1 % ? Mais même ça, ça nous est refusé ! Parce que le TRANSFERT doit se faire des pauvres vers les riches, comme aux Etats-Unis ! Pouah !

NON, NON, NON ! Ne nous résignons pas comme les Français qui pensent que ces grèves sont intolérables ( voir "voici ce que les Français pensent", (1), dans http://r-sistons.over-blog.com) ainsi que ce gouvernement prédateur essaie, par médias aux ordres interposés, de le leur faire croire !

Ne nous couchons jamais.... devant l'intolérable ! (c'est d'ailleurs le nom de mon blog de combat, RESISTONS A L'INTOLERABLE !) Et entre autres, résistons à la casse sociale et à la guerre qu'on nous prépare ! Debout, camarades ! (Joke ne doit pas trop apprécier le mot "camarades", je me trompe, hé, Joke ? )
Eva, la résistante à l'intolérable !
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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 22:58
 Bonjour, 

Voici de nouveaux articles qu'en principe vous ne trouverez pas dans la presse, soit parce qu'ils sont dérangeants pour les pays concernés - on préfère masquer certains aspects peu reluisants, ou les enjeux et les buts véritables, pas toujours très honorables, c'est le moins que l'on puisse dire -  soit par déférence des Médias envers les Pouvoirs en place qui planifient l'avenir du monde beaucoup plus dans l'intérêt des multinationales que dans celui des peuples. Ce qui peut sembler un "détail"  -  un mot à la mode aujourd'hui  -  peut en définitive expliquer certains événements dont la signification nous échappe.

Naturellement, étant donné la gravité de la situation, les risques de guerre qui peuvent devenir des conflits majeurs, mondiaux et même nucléaires, ou encore la puissance de certains pays et les ressorts hégémoniques et financiers qui les sous-tendent, je privilégierai l'axe Etats-Unis-Israêl-France de Sarkozy, un axe dont les liens sont actuellement particulièrement troubles et les intérêts très semblables et peu avouables. Imagine-t-on, par exemple, le poids des LOBBIES dans les choix qu'ils font ? Lobbies industriels, financiers ou communautaristes, plus soucieux de satisfaire des appétits de puissance, de contrôle, de domination, de profits colossaux, que d'assurer le bonheur des peuples dont ils ont la charge. 

La vérité, c'est qu'avec ces trois pays, la politique n'a jamais été aussi sale, sombre, trouble. BUSH n'est pas le saint homme qu'il prétend, le peuple élu ne l'est pas pour tous, et la patrie des Lumières est en train de sombrer dans les ténèbres d'une dictature affairiste et clanique qui ne présage rien de bon pour les citoyens, en dépit du vernis que l'on s'emploie à passer sur des politiques choisies en réalité uniquement dans l'intérêt d'une toute petite minorité de privilégiés de haute lignée ou d'une caste financière très sélective.

J'intercale ce paragraphe, avant le suivant, car entre temps je viens de lire une publicité dans le Monde Diplomatique d'octobre 2007 sur "CITOYENS DU MONDE" (je vous rappelle que j'ai déclaré, dans "profil" - cliquez sur ma photo, à droite, il apparaîtra - que je me sentais citoyenne du monde) qui va tout-à-fait dans le sens de ce que je viens d'écrire. Je cite : 

"Aujourd'hui, la télévison, le commerce international (...) nous rappelent que nous sommes tous embarqués sur le vaisseau spatial Terre, liés par un destin solidaire. Mais qui règle la vie à bord ? Y a-t-il dans le cockpit des pilotes responsables et compétents, soucieux de l'avenir de l'humanité ? Ceux qui exercent le pouvoir ne nous représentent pas. Ils traduisent les décisions des financiers, des grandes banques, des milieux d'affaires, des patrons des multinationales et de quelques dirigeants politiques. Ils s'expriment parfois dans un grand tapage médiatique - ainsi le G8 qui rassemble les dirigeants des grandes puissances industrielles. Ils se réunissent aussi dans le secret et décident de notre sort. Poursuivant leurs intérêts, ils saccagent les ressources naturelles, interviennent ou non dans les conflits et parfois les suscitent, entretiennent des tensions diplomatiques, organisent la concurrence et provoquent des problèmes sociaux. Ils menacent nos conditions d'existence et, de plus en plus, notre existence même . Ces pouvoirs réels décident de notre avenir comme de notre vie quotidienne. Nous ne les contrôlons pas. Nous sommes leurs sujets. Réclamons d'être reconnus comme citoyens du monde, et, à ce titre, de disposer d'une représentation élue. "  

Que proposent-ils ? Une assemblée souveraine représentant tous les peuples du monde, un PARLEMENT MONDIAL, élu au suffrage direct. " Ce n'est pas irréalisable, il existe déjà une Assemblée des députés européens. Il s'agit de défendre la cause de l'homme, d'exprimer les revendications du peuple du monde et, finalement, d'élaborer la loi d'un monde PACIFIQUE et civilisé dans lequel les problèmes qui doivent être résolus à l'échelle mondiale (guerre, faim, pollution, énergie...) seraient confiés par les peuples à une Autorité mondiale. " Qui est Citoyen du Monde ? Quelques noms : Paul-Emile Victor, Théodore Monod, l'ABBE PIERRE, Jean Rostand, Joseph Wresinski, René Dumont, le Pr. Minkowski, Georges Moustaki, Bernard Clavel, Jacques Gaillot, Albert Jacquard, Edgar Morin, Hubert Reeves,... Des références ! En tous cas, cela correspond exactement à ce que je souhaite ! (Citoyens du Monde, 15 rue Victorv Duruy, 75015 Paris, fax 01 48 28 57 90).

Ici, j'ouvre une petite parenthèse pour dire que si je suis une littéraire, une artiste, ou une femme d'action, je ne suis en aucun cas une technicienne. En me lançant dans cette série qui oriente différemment mon blog, plus seulement axé sur le commentaire mais désormais tout autant réservé à l'information, je ne savais pas qu'en ajoutant de nouvelles dépêches,
certaines disparaîtraient, faute de place. Bref, pour tout dire, en mettant dans la première série d'informations l'article du Monde Diplomatique sur CARTER -- si révélateur du climat de chasse aux sorcières qui règne hélas Outre-Atlantique, et pas seulement d'ailleurs, où ceux qui portent un regard critique sur les conséquences du sionisme pour la paix dans le monde sont aussitôt suspectés d'antisémitisme et inquétés, comme avant les communistes : voilà justement un article qui en dit long sur les ressorts secrets de certains choix -- en ajoutant cet article, donc, je ne savais pas que je ferais sauter les deux derniers, que vous avez peut-être déjà lus (Védrine; Réorientation possible des projets pour l'Iran), et que je publie donc à nouveau ici-même, en les faisant suivre, au fur et à mesure des articles qui me parviendont, par de nouvelles dépêches.

Auparavant, j'aimerais partager avec vous ce que je viens d'apprendre sur l'heureux M. D. STRAUSS-KAHN :  sa position à la tête du FMI, le FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL, lui rapporterait chaque mois quatre cents fois ce qu'un smicard gagne. A cette somme s'ajouterait une coquette retraite annuelle, garantie au bout de trois ans d'exercice ( pour lui, pas besoin de cotiser 41 ans comme le souhaite SARKOZY, voire plus, car je suis sûre que notre Président ne s'arrêtera pas en si bon chemin, les salariés devant travailler beaucoup pour permettre aux mieux placés de s'enrichir énormément ), retraite soi-dit en passant négociée par son prédécesseur à 80.000 dollars. On comprend mieux que M. Strauss-Kahn n'ait pas hésité un seul instant à accepter pareil portefeuille, c'est le cas de le dire. Les peuples s'y retrouveront-ils, c'est une autre affaire. Certes, ne boudons pas notre plaisir, il vaut mieux à la tête du FMI un DSK qu'un Dick Chesney, par exemple. 

Ces articles, les voici :
                               
Objet: Nouveau bidonnage :Il faut attaquer les pasdarans parce qu’ils tuent les « boys » en Irak
  États-Unis - Il faut attaquer les pasdarans parce qu’ils tuent les « boys » en Irak Selon les États-Unis, dans leur nouvelle stratégie, il faut attaquer les pasdarans parce qu’ils tuent les «boys» en Irak. La bombe atomique? Plus tard. Pleins feux sur la nouvelle stratégie de Georges W. Bush, version Seymour M.Hersh. Seymour M. Hersh n’est pas un journaliste ordinaire. Journaliste américain, Seymour Hersh, auteur de plusieurs articles sur la stratégie militaire de la Maison-Blanche en Iran, récidive. Cette fois, Hersh, dans le New Yorker du lundi 1er octobre, soutient rien de moins que Washington abandonnerait l’idée d’un bombardement de grande envergure pour se concentrer plutôt sur des frappes « ciblées » contre les infrastructures des Gardiens de la révolution. En août dernier, Georges W. Bush, lors d’un de ses nombreux discours, dénonçait le lien entre les extrémistes chiites et Téhéran. Le président américain s’évertuait à lancer par-ci et par-là des signaux à Téhéran autant sur le nucléaire que sur la situation qui prévaut en Irak. Il intimait l’Iran de mettre fin à ces actions (The Iranian regime must halt these actions). Bush n’a eu de cesse de confirmer que, jusqu’à ce qu’ils le fassent : « nous prendrons les mesures nécessaires pour mettre nos troupes en sécurité » (And, until it does, I will take actions necessary to protect our troops). Le président américain, pour montrer que sa démarche devait être prise en compte, a pris la mesure, très concrète, d’adopter, le 26 septembre dernier, un texte qui pourrait désigner les Gardiens de la révolution comme « groupe terroriste ». Depuis plusieurs mois, les États-Unis accusent les Gardiens de la révolution, ou Pasdarans, d’apporter notamment leur soutien aux insurgés en Irak. Comme l’indique Seymour Hersh, et relayée par Le Monde, « La position du président et son corollaire - si beaucoup des problèmes américains en Irak peuvent être imputés à Téhéran, alors la solution est d’affronter les Iraniens - se sont solidement imposés au sein de l’administration ». Ce qui signifie en d’autres mots que, pour l’administration de Georges W. Bush, la justification du conflit contre l’Iran, à cause de son programme nucléaire, fait maintenant place à de nouvelles accusations de déstabilisations en Irak. Seymour Hersh constate qu’au cours des derniers mois, Georges W. Bush et son équipe se sont bien rendu compte que leurs arguments ne convainquaient personne. « L’Iran va avoir la bombe rapidement, nous devons agir ». Cela ne marche pas. L’opinion américaine ne se préoccupe pas d’une menace nucléaire iranienne comme elle le faisait pour l’Irak. Il y a du scepticisme, poursuit Seymour Hersh. Toutefois, comme l’avance le journaliste Seymour Hersh, si les Britanniques appuient la nouvelle stratégie américaine, il n’en est pas de même pour les militaires et les politiciens israéliens, selon Seymour Hersh. Le journaliste soutient que ceux-ci ont été « alarmés » en apprenant que les Américains renonceraient à frapper les installations nucléaires iraniennes. L’administration Bush aurait tenté de les rassurer en précisant que les Gardiens de la révolution jouent un rôle direct dans le développement du programme nucléaire iranien. Le Sénat avait adopté la semaine dernière une résolution appelant à désigner les pasdarans comme groupe terroriste (Cyberpresse). Le National Intelligence plancherait sur un rapport exhaustif, destiné à paraître dans les semaines à venir, et prévoyant que la bombe iranienne ne sera pas au point avant l’an 2010 ou même 2015. Le retard dans les travaux serait dû d’abord à des difficultés techniques apparues au fil des mois écoulés, ensuite à un dérèglement dans les livraisons, en provenance notamment de la Corée du Nord, et cela pour des raisons évidentes (le soudain rapprochement, entre autres, entre Washington et Pyongyang) (L’Orient Le Jour). Scepticisme qui a mené la Maison-Blanche à finalement admettre l’idée, partagée par à peu près tout le monde aux Etats-Unis, que les Iraniens sont éloignés de l’arme nucléaire d’au moins cinq ans, sinon plus. Seymour Hirsh avance l’hypothèse que, vendre, non seulement aux Américains, mais aussi à nos alliés, l’idée d’un bombardement massif contre les infrastructures pourrait être vouée à l’échec. Georges W. Bush et son équipe semblent pour l’instant abandonner cette idée pour se tourner davantage vers des frappes ciblées en représailles pour les attaques dont les troupes en poste en Irak ont été l’objet. Le plan envisagerait notamment la destruction des camps d’entraînement les plus importants des Gardiens de la révolution, ainsi que de leurs dépôts de munitions et leurs installations de commandement et de contrôle. Seymour Hersh écrit, dans cet article du New Yorker, Shifting Targets : « Pendant une video-conférence sur un circuit de communication sécurisé qui a eu lieu cet été, le président a dit à Ryan Crocker, ambassadeur américain en Irak, qu’il réfléchissait à une frappe transfrontalière contre des cibles iraniennes et que les Britanniques approuvaient. Bush a transmis à Crocker des instructions pour dire aux Iraniens de cesser d’intervenir en Irak, à défaut de quoi ils devront faire face à des représailles américaines ». C’est là tout le fondement de l’article du journaliste américain. Le changement de ton est donné : les Iraniens ne sont plus répréhensibles pour leur idée de posséder la bombe atomique, mais ils le sont parce qu’ils tuent les « boys ». Ce qu’il faut retenir de ce changement de ton est que la communauté du renseignement s’interroge sérieusement à savoir si le président Mahmound Ahmadinejad n’exagère pas un tant soit peu et s’il fait autant qu’il le dit. La question reste posée : l’Iran intervient-il réellement en Irak ? Hersh explique : « Publiquement nous fustigeons la Garde républicaine. Le ton se durcit. Il y a eu une accélération significative dans le tempo de planification de l’attaque. Le Conseil national de Sécurité à la Maison-Blanche se concentre davantage sur l’attaque de l’Iran qu’il ne l’était avant. Il y a eu une accélération significative dans le tempo de planification de l’attaque. Mais voilà, à ce jour, le président n’aurait toujours pas promulgué "l’ordre exécutif" requis pour une telle opération en sol iranien, et cet ordre pourrait peut-être ne jamais être émis ». Sur la question nucléaire, Georges W. Bush se tourne maintenant beaucoup plus vers la solution diplomatique. Il n’avait pas beaucoup le choix : les Britanniques seraient particulièrement hostiles à l’idée d’un millier de cibles, de bombes, et d’une intervention de toute une force aérienne qui bombarderait les installations nucléaires dont de nombreuses sont enterrées. Toutefois, selon le quotidien britannique The Independent, le Premier ministre britannique Gordon Brown apporterait son soutien à un plan de l’administration Bush de lancer des frappes chirurgicales contre des positions de la garde révolutionnaire iranienne. Le général David Petraeus apporte des éléments montrant la présence grandissante de Téhéran sur le sol irakien, confortant par la même occasion l’administration dans son nouveau choix. « Personne ne s’était rendu compte du degré de participation de l’Iran », affirmait-il dans son rapport présenté en septembre. Selon lui, Téhéran mène « une guerre par procuration contre l’État irakien et les forces de la coalition ». Cet appui du général a tout, évidemment, pour conforter dans son « obsession iranienne » le président américain. Seymour Hersh n’hésite pas à citer Zbignew Brzezinski qui prédisait « une guerre régionale de vingt ans » : « Cette fois, contrairement à l’Irak, nous allons jouer le rôle de victime. Le but du jeu semble d’essayer à forcer les Iraniens à jouer plus gros que leur mise » (Shifting Targets, page 2). Seymour Hersh affirme, dans son article, que les dirigeants israéliens étaient consternés par la décision de Washington de ne pas frapper les installations nucléaires iraniennes et que des responsables français avaient exprimé des doutes sur les possibles raids aériens ciblés (Many in the French government have concluded that the Bush Administration has exaggerated the extent of Iranian meddling inside Iraq ; they believe, according to a European diplomat, that the American problems in Iraq are due to their own mistakes, and now the Americans are trying to show some teeth. An American bombing will show only that the Bush Administration has its own agenda toward Iran) (page 5). Seymour Hersh soutient que les Français croient vraiment que les Iraniens sont près d’obtenir la bombe, et ils voient cela comme un problème. En référence aux déclarations du président Nicolas Sarkozy, Seymour Hirsh déclarait dans une entrevue que : « les Français sont ceux qui parlent le plus fort à l’extérieur. Ils sont très durs. Ils font beaucoup de bruit pour que nous fassions quelque chose politiquement. Ils mettent une forte pression sur les Iraniens. Je pense que les Français aimeraient vraiment que les Iraniens prennent ça au sérieux » (CNN - Late Edition, 30 septembre 2007). Selon Seymour Hersh, la Maison-Blanche a tiré ses conclusions à l’effet que l’Iran est perçu dans le monde comme le gagnant de l’échec colossal de l’Amérique en Irak. Le ratage en Irak a placé l’Iran en position de pouvoir car les chiites du Sud sont très proches de leurs stratégies régionales. Les États-Unis pourraient, comme à leur habitude, rencontrer des résistances, cette fois des Irakiens : lors d’une visite à Damas, le vice-président irakien, Adel Abdoul-Mahdi, a assuré que l’Irak ne servirait pas de base à des attaques américaines en direction de l’Iran ou de la Syrie. C’est certainement la raison qui justifierait, selon Hersh, le fait que l’opération serait, en grande partie, confiée à des missiles de croisière lancés depuis des porte-avions. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29841  
 
Jean-Davide Lévitte : Un homme à… suivre
 Certains se plaisent à croire que Kouchner est la bête noire du gouvernement actuel, qui comporte nombre d’hommes ayant une appartenance commune (le néo-conservatisme, vous l’aurez compris). Mais ils se trompent, car Kouchner est un enfant de chœur comparé à l’ombre de Sarkozy, j’ai nommé le subtil Jean-David Lévitte. Ce dernier est assez peu connu pourtant, il n’est pas rare que sa patte soit derrière les choix les plus américanophiles de la politique internationale française. Monsieur Lévitte fut représentant permanent de la France aux Nations-Unies (1995-2000), puis ambassadeur de France à Washington (2002-2007). Ce dernier n’a cessé d’intervenir auprès de son ami Georges W. Bush durant la guerre en Irak, condamnant à demi-mot la politique non-interventionniste de la France (peut-être n’avions nous pas le choix, d’ailleurs… peut-être le bon choix se trouvait-il ailleurs que dans le soutien aux Etats-Unis, allez savoir). Désormais, Lévitte est le conseiller diplomatique et le « sherpa » du président en France Nicolas Sarközy-Mallah de Nagybocsa ! A rappeler que Jean-David Lévitte est, comme le président et sa femme (« fière de n’avoir aucune goutte de sang français ») né de parents étrangers. Sa mère est née au Mozambique d’une famille qui venait de Hollande, et son père provient d’Ukraine. C’est peut-être ce qui explique les liens d’amitié qui existent entre celui-ci et le président de la France. A lire d’urgence le dernier « Faits & Documents » d’Emmanuel Ratier où parait une excellente biographie (beaucoup plus complète) de ce personnage : « Faits & Documents »  
  Blackwater : la guerre privatisée (qui mène une intense campagne pour être envoyée au Darfour comme force privée de maintien de la paix.)
 Trafic illégal d’armes, bavures mortelles, statut juridique flou – les scandales et soupçons se sont multipliés ces dernières semaines autour de la plus importante société militaire privée en Irak qui est Blackwater. Retour sur l’ascension d’une armée privée. Un hélicoptère de la société militaire privée Blackwater, survolant Bagdad. (Photo : AFP) Un hélicoptère de la société militaire privée Blackwater, survolant Bagdad. (Photo : AFP) « J’ai opéré dans le business de la formation depuis quatre ans et je commençais à devenir un peu cynique sur la question de savoir si les gens prenaient au sérieux les affaires de sécurité. Mais maintenant, le téléphone n’arrête pas de sonner », déclare Erik Prince à l’automne 2001 dans une interview à la chaîne d’informations américaine Fox News. Quelques jours auparavant, le monde a été traumatisé par les attentats du 11 Septembre. Les Etats-Unis déclarent alors la guerre au terrorisme. C’est le moment de gloire pour Erik Prince et la société qu’il a fondée en 1996 : Blackwater. Des affaires lucratives Erik Prince, chrétien conservateur et descendant d’une famille très aisée du Michigan, a le flair pour les affaires lucratives. Au début des années 1990, la Guerre froide appartient définitivement au passé. Le monde se cherche un nouvel ordre. Dans ce contexte d’instabilité internationale, le jeune milliardaire, un ancien des forces spéciales de l’US Navy, les SEAL, anticipe une tendance qui ne tarde pas à se réaliser : selon Erik Prince, le gouvernement serait bientôt à la recherche de contractuels pour le commerce des armes à feu et la formation à la sécurité. En effet, après la chute du bloc communiste, les Etats-Unis et leurs alliés réduisent leurs effectifs militaires. De 2,1 millions de soldats en 1989, l’armée américaine est passée aujourd’hui à quelques 1,5 millions d’hommes. « Compte tenu de sa taille actuelle, l’armée des Etats-Unis ne pourrait fonctionner sans sous-traitants civils », souligne le chercheur Jeffrey Addicott de l’université Sainte-Marie de San Antonio. C’est Blackwater qui se rendra totalement disponible pour fournir au gouvernement américain ces sous-traitants civils. Avec le déclenchement par Washington de la guerre contre le terrorisme en 2001, la société privée d’Erik Prince devient l’un des plus grands bénéficiaires de ce qu’on appelle désormais « la privatisation de la guerre ». Blackwater en quelques chiffres La société de Blackwater emploie actuellement 2 300 personnes dans neuf pays. Quelque 20 000 autres contractuels sont à sa disposition. Avec ses 3 500 hectares, le QG de Blackwater à Moyock en Caroline du Nord est aujourd’hui la plus grande base militaire privée du monde. Plus de 50 000 militaires y ont déjà suivi un entraînement. La flotte de Blackwater comporte plus de 20 engins aériens, dont des hélicoptères de combat. La société produit des dirigeables de surveillance et des installations de tir à la cible et dispose d’une division de renseignement privé. Des amis influents Erik Prince est un fervent partisan du Parti républicain. Dans les années 1990 déjà, sa famille aide à l’ascension de la droite par le biais de donations généreuses. C’est encore le clan Prince qui participe massivement au financement des campagnes présidentielles de George W. Bush en 2000 et 2004. Mais les liens étroits entre le chef de Blackwater et les républicains ne s’arrêtent pas au seul soutien financier de la ligne politique du président Bush : après les attentats du 11 septembre 2001, la société militaire privée recrute dans sa direction exécutive quelques hauts responsables très proches de l’administration à Washington. Parmi eux se trouvent Joseph Cofer Black, l’ancien chef du contre-terrorisme à la CIA, qui dirige après le 11 septembre la chasse à Oussama Ben Laden, et Joseph Schmitz, un ancien inspecteur général du Pentagone. Dans son livre « Blackwater : The Rise of the World’s Most Powerful Mercenary Army», le reporter américain Jeremy Scahill élabore l’hypothèse selon laquelle Blackwater s’est vu attribuer – grâce à ses liens avec les plus hautes sphères de l’Etat américain - des contrats juteux. C’est ainsi, toujours selon Jeremy Scahill, que Blackwater et son patron Erik Prince auraient gagné près d’un milliard de dollars depuis le début de la guerre contre le terrorisme. Afghanistan, Katrina, Irak… Après les attentats de New York et Washington, le CIA fait appel aux services de Blackwater. Envoyés en Afghanistan, les militaires privés sont les premiers membres d’une société militaire privée à s’installer aux côtés de l’armée américaine dans ce pays. Mais l’opinion publique américaine ne prend véritablement conscience de l’existence de ces soldats privés engagés par l’Etat qu’au 31 mars 2004 : quatre employés de Blackwater sont tués lors d’un attentat à Falloujah en Irak. Leurs corps sont brûlés, pendus aux luminaires d’un pont sur l’Euphrate et démembrés par la foule. Les images de ce lynchage font le tour du monde. L’armée américaine se lance alors à Falloujah dans une offensive militaire qui dure un mois. 36 soldats américains, quelque 200 insurgés et 600 civils irakiens y trouvent la mort. En septembre 2005, les militaires de Blackwater font à nouveau parler d’eux. Cette fois-ci, ils viennent en aide aux ingénieurs de l’armée américaine pour colmater les brèches des digues de la Nouvelle-Orléans. L’ouragan Katrina vient de dévaster la région, et l’assistance pour les sinistrés se fait attendre. Pendant que l’opinion publique s’indigne de l’inorganisation des secours, Erik Prince fait encore une formidable affaire : sans avoir lancé auparavant un quelconque appel d’offre, le gouvernement fédéral lui offre 950 dollars par homme par jour. L’engagement des militaires Blackwater à la Nouvelle Orléans coûte au Trésor américain 240 000 dollars par jour. Aux premières loges du marché de la guerre Le meilleur contrat obtenu par Blackwater reste toutefois celui avec le Département d’Etat pour protéger la sécurité des diplomates et installations américaines en Irak. Depuis 2003 et malgré de nombreux scandales, Blackwater a reçu des contrats pour 750 millions de dollars, selon des données officielles fournies par le gouvernement à Washington. Pour cette somme, les mercenaires ont protégé les ambassadeurs américains à Bagdad, des diplomates et officiers d’occupation ainsi que des délégations du Congrès américain en Irak. Malgré les tirs aveugles sur des populations civiles et l’impréparation des équipées de Blackwater en Irak dénoncés par un rapport parlementaire, la société privée continue de se positionner aux premières loges du marché de la guerre : selon le journaliste Jeremy Scahill, Blackwater mène une intense campagne pour être envoyée au Darfour comme force privée de maintien de la paix. par Stefanie Schüler:RFI Article publié le 28/09/2007 **********************Freiheit / Länge****************************** Vientiane 17°.967 N 102°.60 E alt:173 m Sri Chiang Mai 17°.956 N 102.589 E alt :165 m Zeitzone : +7 UT **********************AUF DEMNÄCHST***************************** 
Sarkozy

Charmées par sa verve et son brio, comme des enfants le furent jadis par l’habile flûtiste de Hamelin, maintes personnalités de tous bords avaient succombé à la magie de M. Nicolas Sarkozy. D’autant que les grands médias n’ont cessé de le glorifier en se livrant à une opération d’intoxication de masse. Il s’est ainsi produit en France une sorte d’hypnose collective devant un président possédé par une hyperactivité déconcertante et un bouillonnement d’initiatives souvent fumeuses.

Les yeux commencent à se dessiller alors que la vraie nature du bateleur, libérale et brutale, se dévoile. C’était clair dès les premières annonces économiques et sociales (imposition des hauts revenus, bouclier fiscal, droits de succession, franchises médicales, heures supplémentaires), fidèles à l’essence même du néolibéralisme. Et c’est devenu encore plus évident depuis les allocutions de M. Sarkozy à l’occasion de l’université d’été du Mouvement des entreprises de France (Medef), le 30 août, et à l’occasion du 40e anniversaire de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), le 18 septembre (1).

« La priorité, a jugé M. Sarkozy, c’est de traiter la question des régimes spéciaux de retraites », qu’il faut « réformer sans tarder », parce que « les différences de situations qui justifiaient tel ou tel avantage particulier créé avant la seconde, voire la première guerre mondiale, ont largement disparu  ». La réforme doit aboutir à un nouvel allongement de la durée de cotisation des salariés à quarante et une annuités, contre quarante actuellement.

Il a aussi annoncé l’ouverture d’un « grand débat sur le financement de la santé » car, selon lui, « l’assurance-maladie n’a pas vocation à tout prendre en charge ». Une partie devrait « relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ». En d’autres termes, d’une assurance individuelle privée, à la charge du patient, comme aux Etats-Unis, où près de cinquante millions de personnes sont dépourvues de couverture maladie (2).

Le président a redit son intention d’« aller plus loin » dans la démolition « incontournable » de la réglementation sur la durée hebdomadaire de travail, fixée à trente-cinq heures. Il a ajouté qu’il souhaitait la suppression du système des préretraites. Et qu’il avait l’intention de définir « des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes » contre les chômeurs qui refuseraient deux offres d’emploi. Une attaque aussi frontale contre les conquêtes sociales est pour ainsi dire inédite, et les forces de gauche ne se trompent pas lorsqu’elles dénoncent « la plus vaste offensive anti-sociale de ces cinquante dernières années (3) ».

Affirmée le 27 août, devant la conférence des ambassadeurs de France, la nouvelle ligne en matière de politique étrangère a de quoi atterrer. En ce qui concerne le Proche et le Moyen-Orient, elle constitue une révolution copernicienne par rapport à la position internationale de Paris, telle que l’avait fixée le général de Gaulle, dès 1958, lors de la fondation de la Ve République.

Confirmant son alignement sur le président George W. Bush et sur les thèses les plus dures des néoconservateurs, M. Sarkozy reprend à son compte l’idée que le « premier défi, sans doute l’un des plus importants » auquel doit faire face la France est « une confrontation entre l’islam et l’Occident ». Indépendamment de l’absurdité qu’il y a à poser le problème en ces termes, pas un mot sur les torts de Washington ou sur l’effet de pourrissement provoqué par le non-règlement du conflit israélo-palestinien.

Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part pu déclarer que la guerre contre Téhéran était une option envisageable. C’est pour s’y préparer que le ministre de la défense Hervé Morin a laissé entendre que la France pourrait reprendre toute sa place au sein de la structure militaire intégrée de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

Tacticien talentueux et maître manœuvrier, M. Sarkozy a révélé ces dernières semaines, en s’aventurant dans le champ social et dans celui de la politique étrangère, qu’il n’a rien d’un stratège. Il ne sait pas voir loin.

Les ultras préparent la guerre contre l'Iran - Le Monde Diplomatique
« Il faut se préparer au pire », a expliqué M. Bernard Kouchner, et le pire, « c’est la guerre ». Cette déclaration du ministre des affaires étrangères à propos de l’Iran a suscité bien des critiques et mis en lumière les inflexions de la nouvelle diplomatie française (lire l’éditorial ci-contre). Elle a surtout confirmé que les Etats-Unis envisageaient très sérieusement une opération militaire contre la République islamique. En fait, malgré toutes les précautions et les circonvolutions sur la nécessité de persévérer dans la voie diplomatique, la Maison Blanche a déjà lancé une escalade contre l’Iran, autorisant des actions « non létales » à l’intérieur de ce pays et aidant des groupes séparatistes, qu’ils soient arabes, kurdes, baloutches ou azéris. Loin de soutenir l’opposition démocratique, cet interventionnisme contraire au droit international a permis aux « durs » du régime de renforcer leurs positions et de harceler les intellectuels et les démocrates. Pourtant, à Téhéran, on pense qu’il est possible d’ouvrir un dialogue avec Washington. Il faudrait, pour cela, accepter de mettre sur la table tous les sujets du contentieux américano-iranien. Et que la Maison Blanche renonce à son objectif de « changement de régime ».
Par Selig S. Harrison

Dans la lutte qui se déroule au sein de l’administration Bush sur la question de la politique iranienne, deux camps se font face. D’un côté, le vice-président Richard Cheney et ses alliés au Pentagone et au Congrès, aiguillonnés par l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), poussent au bombardement non seulement de l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, mais aussi des sites militaires iraniens situés près de la frontière de l’Irak. De l’autre, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice souhaite continuer dans la voie diplomatique, en renforçant et élargissant les négociations avec Téhéran, entamées en mai à Bagdad, sur la stabilisation de l’Irak. Mais elle n’a obtenu l’ajournement d’une décision sur l’option militaire qu’au prix d’un compromis dangereux : une intensification des opérations clandestines visant à déstabiliser la République islamique, lesquelles ont été confirmées par une directive présidentielle fin avril 2007 .

Ces opérations se poursuivent depuis une dizaine d’années ; mais, en l’absence d’une couverture officielle, la Central Intelligence Agency (CIA) n’a agi que par personnes interposées. Le Pakistan et Israël, par exemple, ont fourni des armes et de l’argent à des groupes rebelles dans le sud-est et le nord-ouest de l’Iran, où les minorités baloutche et kurde, sunnites, combattent de longue date le pouvoir central perse et chiite. L’autorisation présidentielle d’avril permet l’intensification des opérations « non létales » conduites directement par des agences américaines. En plus d’une multiplication des émissions de propagande, d’une campagne de désinformation et de l’enrôlement d’exilés en Europe et aux Etats-Unis afin d’encourager la dissidence politique, le nouveau programme privilégie la guerre économique, notamment la manipulation des taux de change et d’autres mesures propres à perturber les activités internationales bancaires et commerciales de l’Iran.

Le contenu de la nouvelle directive a été dévoilé après sa communication aux commissions de renseignement des deux chambres du Congrès, (...)


Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosque.
Selig S. Harrison    ( http://www.monde-diplomatique.fr)
L’Europe toujours otage des “sales guerres” américaines
  L’Europe toujours otage des “sales guerres” américaines IL paraît que l’Europe de Bruxelles, c’est la paix. En fait, sur l’Europe atlantiste, liée de plus en plus aux Etats-Unis, pèsent le danger du terrorisme et le risque de nouvelles guerres, civiles ou internationales. Les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le retour aussi opportun que médiatique de Ben Laden et un réexamen de la stratégie américaine en Irak. La menace terroriste islamiste est de nouveau considérée comme majeure alors que d’inquiétants bruits de botte se font entendre du côté du Kossovo. L’Europe se retrouve impliquée par ses dirigeants dans des conflits potentiels liés à la guerre contre la Serbie, à celle contre l’Irak avec ses prolongements, à celle d’Afghanistan. Si l’on cherche un point commun entre toutes ces crises, c’est bien sûr la volonté d’un islam radical de gagner une guerre de civilisation contre un Occident de plus en plus réduit pour son malheur, et par sa veulerie, à l’axe américano-sioniste. L’Europe se trouve particulièrement exposée en raison d’une immigration massive entraînant une islamisation progressive et par la poussée musulmane dans les Balkans, sur des terres qui furent soumises à la Sublime Porte. Comment sortir du guêpier irakien? Le dernier appel attribué à Ben Laden — où il cite Nicolas Sarkozy, ce qui montre qu’il a intégré le virage néo-conservateur du président français et que l’enregistrement est récent — nous concernerait directement puisqu’il vise à mobiliser tous les jeunes musulmans. Il insiste sur l’échec américain en Irak qu’il compare à celui de Brejnev en Afghanistan et soutient que les politiques américains sont prisonniers des grandes entreprises et d’un système capitaliste qui se confond avec l’exportation de la démocratie. De fait, les déclarations faites les 10 et 11 septembre devant le Congrès par David Petraeus, commandant en chef des forces américaines en Irak, et l’ambassadeur à Bagdad Ryan Crocker laissent dans l’ombre plusieurs problèmes cruciaux auquel doit faire face le pays libéré depuis mai 2003. Le général Petraeus (dont le bizarre patronyme trahit l’origine néerlandaise) demande encore six mois avant de décider du rythme du désengagement. Le scénario envisagé de stabilisation de la situation ignore des éléments fondamentaux. La guerre interchiite à Bassorah, la deuxième ville d’Irak, a été passée sous silence. La diminution des effectifs des contingents alliés, tombés de 15 000 hommes en janvier à 11 000 aujourd’hui, n’a pas été abordée. Le risque d’un nouveau conflit à Kirkouk, dans le Nord, n’a pas non plus été évoqué. Dans son audition par les commissions des Affaires étrangères du Sénat et de la Chambre des représentants, Petraeus a déclaré que le renfort de 30 000 hommes avait amélioré la sécurité en Irak et aidé à réduire le nombre d’attaques contre les civils. C’est vraiment se contenter de peu. La menace terroriste islamiste s’aggrave… Pour l’Europe, cette guerre criminelle, puis perdue, dont Washington n’arrive pas à se désengager, a augmenté le péril terroriste puisqu’elle a relancé les nébuleuses terroristes sunnites. Un groupe islamiste sunnite affilié à Al-Qaïda dit ainsi avoir planifié des projets d’attentat déjoués la semaine dernière en Allemagne, a fait savoir le ministère allemand de l’Intérieur. Des responsables avaient déclaré précédemment que les trois islamistes arrêtés la semaine dernière en liaison avec le complot déjoué — et qui, selon les services de sécurité, visait des installations américaines en Allemagne - appartenaient à l’Union du Djihad islamique, implantée en Ouzbékistan. Les trois hommes arrêtés — deux Allemands convertis à l’islam et un Turc — avaient subi un entraînement dans des camps islamistes au Pakistan avant de former une cellule allemande de l’Union du Djihad islamique. Ces arrestations ont eu lieu dans le cadre de la plus importante enquête du genre menée depuis trente ans en Allemagne. La France, quant à elle, a toutes raisons de s’inquiéter des mouvements se réclamant de Al Qaïda au Maghreb et qui ont frappé récemment en Algérie — voir notre dernier n°. …Mais interdiction de la dénoncer: la preuve par Bruxelles Peut on lutter contre le terrorisme musulman sans dénoncer l’islamisation de notre continent par l’immigration? Evidemment non. Mais l’idéologie dominante, au nom de l’antiracisme, fait de la dénonciation d‘une prétendue islamophobie l’une de ses priorités. Les forces de l’ordre, qui doivent tout faire pour éviter des attentats, sont ainsi mobilisées stupidement contre ceux qui dénoncent le plus lucidement ce danger. D’où l’interdiction puis la répression d’une tentative de manifestation, le 11septembre justement, dans la capitale européenne où la police a interpellé 154 personnes, dont plusieurs eurodéputés de la vraie droite, qui voulaient participer à cette manifestation contre “l’islamisation de l’Europe”, interdite en août dernier par le bourgmestre socialiste Freddy Thielemans, sous prétexte de troubles et d’affrontements possibles avec les (si nombreux) allogènes résidant à Bruxelles. Le président du parti flamand Vlaams Belang, Frank Vanhecke, également député européen, et l’homme fort du WB à Anvers, Filip Dewinter, font partie des personnes interpellées, ainsi que deux autres eurodéputés: l’Italien (membre de la Ligue du Nord) Mario Borghezio et le Français Carl Lang, secrétaire général puis vice-président du Front National. “Les gouvernements ne veulent rien faire contre l’islamisation de l’Europe, phénomène mortel pour notre civilisation. Leur seule initiative, c’est de réprimer ceux qui s’y opposent”, a dénoncé Michel Hubault, membre du bureau politique du FN présent à Bruxelles où se trouvait également Nicolas Bay, secrétaire général du MNR. Cette manifestation, pour laquelle un impressionnant dispositif policier avait été prévu, n’a en réalité pas eu lieu. Vers 10 h 00, des petits groupes ont commencé à arriver à proximité du Parlement européen, où les journalistes s’étaient rassemblés en masse. Une partie de ces participants ont immédiatement été menottés et embarqués dans les fourgons de police! Une telle efficacité est remarquable, surtout au regard du laxisme complice dont bénéficient les manifestations de sans-papiers ou d’immigrés exigeant le respect de leurs “droits”. “Je suis choqué, je croyais que nous étions dans un pays démocratique”, a réagi un des organisateurs de la manifestation, Anders Gravers, de l’association “Stop the Islamisation of Europe” (Arrêtez l’islamisation de l’Europe) regroupant notamment le parti danois anti-islam SIAD, le groupe néerlandais No Sharia Here (Pas de Charia ici) et les Allemands de Pax Europa. C’est sciemment, bien sûr, qu’avait été choisie la date du 11 septembre par les organisateurs, qui espéraient à l’origine réunir quelque 20 000 personnes venues de toute l’Europe. A noter que seules l’Italie et la Slovaquie ont protesté contre l’interpellation de leurs élus, la France de Sarkozy étant restée coite. Demain la “Grande Albanie” Autre grand sujet de préoccupation liée à une guerre américaine pour les Européens, la réislamisation du Kossovo et sa probable indépendance. Moscou et Belgrade la refusent et haussent le ton, les albanophones et les Albanais s’impatientent, les Européens ont du mal à rester unis sur le sujet. Des informations circulent sur une éventuelle partition de fait, avec un risque de nouveau conflit armé. La presse de Tirana joue depuis plusieurs semaines la dramatisation. Officiellement, la partition suivant le découpage des enclaves serbes est un sujet tabou dans la recherche d’un compromis entre le rejet de l’indépendance par les Serbes et la quête d’un Etat de la part des Albanophones du Kossovo, qui représentent désormais autour de 95% de la population de la province, preuve que ou bien les conditions de vie y sont telles, malgré la présence de la KFOR pour les orthodoxes que ceux-ci sont contraints à l’exode, ou bien la communauté albanophone est chaque jour renforcée par des “frères” venus d’Albanie. Résultat: le Kossovo est d’ores et déjà partagé entre les deux millions d’Albanophones, en quasi-totalité musulmans, qui occupent la majeure partie du territoire, les 50 000 Serbes vivant dans un triangle dans le nord de la province et les 60 000 autres Serbes installés dans des enclaves isolées au milieu des Albanais, sous la protection — très aléatoire — de troupes de l’OTAN. L’Union européenne et les Etats-Unis estiment que la partition ne serait pas une bonne solution, mais ils se disent aussi prêts à accepter toute solution sur laquelle s’entendraient Serbes et Kossovars. On n’est pas plus hypocrite. Faire la guerre est une chose, en assumer les conséquences apparemment une autre. La bonne conscience arrogante du début de la guerre contre Milosevic et de celle contre Saddam ne résiste décidément pas à l’analyse des faits et conséquences. Au Kossovo, on a nié le péril islamiste ; en Irak on l’a créé en abattant une République laïque, mais le résultat de cette incohérence est paradoxalement le même. L’islam belliqueux progresse et six ans après le 11-Septembre, malgré les guerres américaines, l’Europe est de plus en plus rongée par le fondamentalisme musulman. Pierre-Patrice BELESTA. *************************************************************************** Oncle Sam, nous voilà! HUBERT VEDRINE et SARKOZY ECARTÉ de la formation du gouvernement sur l’ordre du CRIF qui voyait dans son éventuelle nomination au Quai d’Orsay un “casus belli”, Hubert Védrine s’était vu confier par Sarkozy, en guise de lot de consolation, un rapport sur la mondialisation. Morin après Sarkozy pour un retour dans l’OTAN Dans ce rapport remis le 5 septembre au chef de l’Etat, l’ancien ministre des Affaires étrangères insistait sur le fait que la France doit résister à la “tentation occidentaliste”: “Continuer à avoir notre propre politique étrangère, repensée et reformulée, forte et intelligible, est un des éléments du sursaut français dans la mondialisation”, écrivait ainsi M. Védrine en riposte à ceux qui prônent la “réorientation” de la politique étrangère française, “voire sa normalisation”, au nom d’une nécessaire solidarité des Occidentaux face aux menaces supposées ou réelles émanant du reste du monde. Une vision “atlantiste” soutenue, notait-il encore, par un courant “fort à l’UMP et dans le monde industriel et de la défense, présent au Parti socialiste, significatif dans les médias” et dont l’une des caractéristiques est “la tentation du retour dans l’OTAN”. Ou, plus exactement, dans son commandement intégré, dont le général De Gaulle a fait sortir la France en mars 1966. Qu’a donc fait Sarkozy de ce rapport? Sans doute l’a-t-il jeté au panier sans même le lire puisque, s’exprimant le 11 septembre à Toulouse lors de la 5e Université d’été de la Défense, le ministre Hervé Morin, ex-soldat de 1ère classe qui, en matière militaire, n’est évidemment que le grouillot de l’Elyséen — lequel souhaitait publiquement en août que la France retrouve “toute sa place” au sein de l’Organisation atlantique —, déclarait: “Ma conviction est que l’Europe de la défense ne progressera pas si nous ne changeons pas de comportement politique au sein de l’OTAN”, avec retour dans les structures militaires intégrées. Et M. Morin d’ajouter: “Nous sommes trop souvent ceux qui chipotent et qui barguignent, comme si nous voulions donner le sentiment de vouloir empêcher l’OTAN de se transformer.” De se transformer dans quel sens? Pendant près de trente ans, sous l’égide de De Gaulle et des autres présidents de la Vème République, la France a boudé l’OTAN alors même que celle-ci préservait tant bien que mal la sécurité de l’Europe sur laquelle pesait une menace réelle, celle de l’Armée rouge, présente “à une étape du Tour de France” de nos frontières. Cette menace s’est largement dissipée quelles que soient les ambitions revenues de la Russie, et l’OTAN est désormais déployée dans des pays où, tel l’Afghanistan, nos intérêts vitaux ne sont nullement en jeu. Et c’est maintenant, alors que cette organisation a changé d’objectifs comme de terrains d’opérations, qu’il nous faudrait y revenir? Chair à canon pour l’Afghanistan La perspective est absurde. Sauf si l’on sait que, dans un discours prononcé le 6 septembre à Londres, le secrétaire général de l’OTAN, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, s’est dit déçu de la réticence de certains membres de l’Alliance à fournir davantage de troupes pour l’Afghanistan et à “aller dans les endroits où il y a des combats (contre les Taliban), même s’ils sont eux aussi 
Fin article, voir à fin Information 1
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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 15:13

Bonjour,

Oui, c'est moi à vingt ans avec mes potes les Gitans de Grenade. 

Cuba, c'est une île enchantée, joyeuse, bruissante de vie, emplie de couleurs chatoyantes, une invitation à la fête comme celle que font chaque soir mes amis Tsiganes, au Sacro-Monte ou dans leur campement. N'en déplaise à tous les esprits chagrins, à commencer par M. MENARD, le patron de " REPORTERS SANS FRONTIERES", toujours plus préoccupé d'attaquer Cuba que de révéler aux Français l 'étendue du désastre qui touche le monde des MEDIAS depuis que SARKOZY a posé sa candidature  à la Présidence de la République ! (voir mon article précédent sur la profession de journaliste sinistrée par la main-mise du pouvoir actuel sur les moyens d'information). M. Ménard, quand allez-vous enfin défendre ceux qui ont réellement besoin de l'être ? Il n'y a pas besoin d'aller à Cuba, ici, en France, dans votre pays, la presse n'est plus libre. Qu'attendez-vous pour réagir, dénoncer ? Etes-vous trop copain avec ceux qui nous gouvernent ? Vous avez une responsabilité, monsieur, vous devez l'assumer ... en toute indépendance !!!

Ceci étant dit, voici ce que je lis aujourd'hui dans le quotidien du Sud-Est l ' INDEPENDANT du 8.10.07 :

" Des médecins cubains ont rendu la vue à l'homme qui tua  "Che" GUEVARA  (...) Le soldat qui exécuta il y a 40 ans le guérillero légendaire dans le maquis bolivien, vient de retrouver la vue grâce à des médecins cubains. L' " OPERATION MIRACLE ", ainsi que l'appellent les praticiens cubains sillonnant l'AMERIQUE LATINE pour soigner gratuitment les pauvres de la cataracte, n'a jamais autant mérité son nom en Bolivie. (...). L'ex-Sergent MARIO TERAN s'est fait discrètement opérer à SANTA-CRUZ, la seconde ville du pays, à quelques centaines de kilomètres du hameau de la Higuera, où le 9 octobre 1967 il acheva d'une rafale de mitraillette le "Che", prisonnier depuis la veille dans une petite salle d'école. (...)  Après l'opération, le fils de Mario Teran s'est de lui-même déplacé au journal local pour témoigner de sa reconnaissance envers les médecins cubains..."

Que n'entend-on pas dire sur Cuba, encore et toujours cible de tous les lbéraux prétenduement démocrates qui nous gouvernent ? Moi, ce que je sais, c'est que les Cubains nous donnent une belle leçon de vie à nous autres Occidentaux grands consommateurs devant l'Eternel, et surtout d'ailleurs d'anti-dépresseurs. Ils n'ont rien, bien sûr, le diable AMERICAIN les prive de tout avec son blocus , mais ils sont inventifs, créatifs, imaginant mille solutions à chaque instant de leur vie quotidienne pour compenser la pénurie engendrée par les bons chrétiens yankees - au non sans doute de la charité chrétienne ! Et surtout, le matérialisme encombrant qui fait notre malheur, n'a pas atteint les rives de la belle île, préservée pour combien de temps encore de notre folie consumériste ? 

C'est en eux, que les Cubains trouvent le bonheur de vivre, dans la solidarité, dans la fraternité, dans l'entr'aide, dans les arts, la musique, la danse, dans la culture ! Et s'ils sont malades, eux, ils sont bien pris en charge, gratuitement, c'est à Cuba que sont les mieux soignés les malades du Sida ou que la mortalité infantile est la plus basse ! Les Américains, ces grands donneurs de leçons, sont loin derrière ! Alors, qu'ils se taisent, et qu'ils laissent vivre les Cubains comme ils le désirent, qu'ils les laissent choisir leur destin eux-mêmes, au lieu de chercher à leur imposer une démocratie de façade dont les peuples ne veulent pas ! Qu'ils respectent enfin la liberté des autres, au lieu de contraindre à la misère tous ceux qui ne pensent pas comme eux, PALESTINIENS ou Cubains !

Certes, il y a quelques opposants en prison, à Cuba, qui ne songent qu'à  renverser le gouvernement et à faire de l'île un nouvel état américain ! Mais ne vaut-il pas mieux enfermer ces dangereux terroristes, plutôt que voir le peuple cubain entièrement asservi à la pernicieuse idéologie américaine de l'argent-roi, de la compétition acharnée entre les individus, de la consommation à tous prix ? Je préfère, et pourtant je suis une authentique démocrate, voir quelques excités privés de liberté, plutôt que tout un peuple, vassal de l'ogre américain sans scrupules !

Ceci étant dit, je reviens à mon point de départ : Pendant que les Américains mettent à feu et à sang une partie de la planète, privant les peuples de leur autonomie, les Cubains, eux, ces bêtes noires de Reporters sans Frontières et du microcosme des médias à la botte de Sarkozy, eh bien les Cubains sauvent des dizaines de milliers de vie, en envoyant leurs médecins dans toute l'Amérique Latine soigner gratuitement les aveugles, leur permettre de recouvrer la vue ! Qui sait cela ? D'un côté, des tueurs et des voleurs (du pétrole, appartenant aux autres, etc)  qui n'aspirent qu'à étendre le champ de leurs méfaits, et de l'autre un pays qui envoie, de façon désintéressée, ses médecins soigner partout ceux qui souffrent ! Alors, oui, posez-vous sincèrement la question: Qui est l'ami du genre humain ? Qui donc ?

Combien d'Américains ont reçu le prix nobel de la paix ? Et combien de Cubains ? Qui fait oeuvre de mort, et qui fait oeuvre de vie ? J'ose le dire : Nous sommes aveugles, rendus infirmes par des médias partisans (de la PENSEE UNIQUE ultra-libérale et maintenant néo-conservatrice) ! Alors, oui, pourquoi ne pas rendre hommage au peuple cubain admirable pour son oeuvre désintéressée de vie, de libération ? Pour son dévouement ! Oui,  Cuba est plus digne d'être récompensée que fustigée comme elle l'est constamment, voilà la vérité ! 

Je lisais ce matin dans le journal l' Indépendant que des citoyens des PYRENEES-ORIENTALES avaient reçu une médaille de la SOCIETE  D'ENCOURAGEMENT  AU  BIEN  DES  P.O.  Aux Américains, attribuons la médaille des bienS (les plus acharnés à consommer, quel que soit le coût pour la planète), et aux médecins Cubains décernons la médaille du Bien ! Sortons de notre aveuglement !

C'était votre Eva, qui doit vous déconcerter, n'est-ce pas. Tant mieux, c'est salubre ! Olé !

Abonnez-vous (c'est gratuit) à mon blog, voyez la rubrique Newsletters à droite, et recommandez mon  blog. Merci !

J'ouvre ma rubrique PALESTINE :

" Source de vie, l' EAU est devenue un problème de santé majeur à GAZA. Après la peur, la faim, maintenant la soif. Israël détourne 80 % des ressources en eau de la CISJORDANIE et de la bande de Gaza.  Après s'être approprié, durant les années 50, les terres les plus fertiles et riches en eau de la Palestine, Israël s'est attaché à détourner l'eau du Jourdain. Ce qui avait suscité des réactions de la part des NATIONS-UNIES. Depuis les années 60 et l'occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, Israël en a profité pour contrôler les ressources en eau de ses voisins. 65 % de l'eau consommée par Israël provient des nappes profonde de Cisjordanie, de la bande de Gaza, du Jourdain et du Golan SYRIEN, annéxés par la force en 1981.  Depuis 2000, Israël a intensifié le pillage des eaux de surface et des eaux souterraines par quantité de mesures illégales...."
http://www.oulala.net, article 2908 .

Et ma rubrique CONSOMMATION, aujourd'hui consacrée à l' ENVIRONNEMENT : 

Je lis ceci dans l' INDEPENDANT : L'actrice ANEMONE est interviewée par la journaliste BARBARA GORRAND :

" Nous sommes en plein GRENELLE DE L' ENVIRONNEMENT... qu'en pensez-vous ? " " J'ai surtout peur que ce soit une mascarade, parce que l'autre (NB je précise, Sarkozy), il a un bagou incroyable ! On devrait le mettre devant les Galeries Lafayette, il nous vendrait n'importe quoi !  On est dans une société qui nourrit les parasites, de la finance, de l'industrie... Ils aspirent toute la richesse du monde, pour en faire du papier ! Mais les billets de banque ne sont pas comestibles ! Ca, plus l'extinction de la biodiversité, l'explosion démographique... C'est en train d'exploser de tous les côtés. Et puis il faut voir à quelle vitesse ! Les dinosaures ont mis 500.000 ans à disparaître. Et nous, ça pourrait bien nous arriver très rapidement ! "

C'est tout-à-fait vrai.  Je vous renvoie aux commentaires situés en bas de mon article "Manif des journalistes". Quand deviendons-nous sages, responsables ? En tous cas, les Cubains nous renvoient un bon exemple de petite consommation et de grande joie de vivre, ils sont libérés du carcan du toujours plus !!! Pour combien de temps encore, MM. Ménard  et Sarkozy ?



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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 15:16
3-copie-2.JPGBonjour, 

C'est encore moi. Tant pis, tant mieux, comme vous voulez. En tous cas, vous le savez tous, j'ai été à la manif du 4 octobre à Paris, pour la défense de la liberté de l'information, menacée par Sarkozy. Pas très folichon (orthographe, au fait ?). J'ai  fait un commentaire sur le journal Marianne, le voici. Du concis. Au moins, c'est un compte-rendu qui a le mérite d'être spontané. 

8.10.2007 :  J'intercale ce paragraphe entre le premier et le second, afin d' inviter tous les journalistes participants à la manifestation du 5 novembre prochain,  à venir BAILLONNES, afin de symboliser publiquement l'asservissement qui caractérise actuellement la profession. Aujourd'hui, il faut des actes forts, symboliques, imagés, pour frapper l'opinion, lui parler, être entendus ! Il faut crever l'écran, franchir la rampe ! Sarkozy l'a très bien compris, comprenons-le tous enfin ! Ce sont ces images que le public retiendra, ce sont ces images qui alimenteront la conversation dans les bistrots, les entreprises, les familles ! La DEMOCRATIE est en jeu, pas moins !

Dans MARIANNE, mon journal préféré avec le DIPLO ( Le Monde Diplomatique, un titre ronflant pour un contenu qui est d'une effcacité redoutable afin de comprendre ce qui se passe réellement en France et dans le monde. Le lire, c'est l'adopter. Moi, c 'est ma Bible politique. Je suis d'accord avec tout. Oui ! ),  dans Marianne, donc, j'ai trouvé un article intitulé :
"L'indépendance des journalistes mérite mieux que des querelles de chapelles". Allez le voir, c'est sympa. (http://www.marianne2.fr) .

Extrait :

" Les six syndicats de journalistes appellent ce 4 octobre à un grand rassemblement pour l'indépendance des MEDIAS. "Pour une fois, on est tous d'accord, c'est un rassemblement intersyndical dans l'unité la plus totale", se réjouit D. CANDILLE, secrétaire générale de la CGT. Tous d'accord ? Presque. Car à l'issue d'une année de campagne électorale, qualifiée par les journalistes d' " annus horribilis " en termes de CENSURES, PRESSIONS et autres atteintes à la liberté de la presse, le combat pour l'indépendance avait été initié, en juin dernier, par le FORUM PERMANENT DES SOCIETES DE JOURNALISTES. "

La suite, vous voyez sur le site de MARIANNE, voir plus haut.
Quant au petit compte-rendu que j'ai fait à partir des notes, vous le trouverez à la fin de cet "article".

Mon commentaire, maintenant :
Bonjour, je suis journaliste de profession. J'ai fait le voyage de Perpignan à Paris pour être le 4 à la manif. Décue. Pas grand chose à en retirer (statut juridique, auto-censure..), rien de concret. On cause et on continue comme avant. 

Moi, dans mon blog htpp://www.r-sistons.over-blog.com, j'appelle dès le Ier article à une résistance efficace. Entre autres, il faut une grande journée d'action UNITAIRE SVP, journalistes, public, syndicats, partis, ..manifs dans TOUTE la France pour sauver la démocratie en péril car pas de liberté de la presse = pas de liberté = donc pas de démocratie. L'équation est simple ! Le régime TOTALITAIRE (un seul, le reste est muselé) ça commence comme ça. Une grande manif dans toute la France pour enfin réellement ALERTER L'OPINION. Le reste, comme le 4, le gouvernement s'en fout. Il faut du spectaculaire, comme s'attacher devant les grilles du parlement pour symboliser la presse muselée. Sans cesse écrire, téléphoner, etc HARCELER les chaînes TV, médias. Porter plainte collectivement contre X, l'Etat, ce que vous voulez, mais aujourd'hui il faut du spectaculaire. FRAPPER L'OPINION. Elle n'est pas vraiment consciente de ce qui se passe réellement dans les Médias. 

Bigre ! Agissons ! Ne laissons pas crever la démocratie, le régime du parti unique, la pensée unique, la désinformation, ça suffit ! Et commençons à faire la guerre à la guerre qu'ils préparent sur le dos des peuples et pour les profiteurs de guerre . Assez de paroles, agissons, TOUS UNIS ! L'union fait la force !
 
Eva journaliste résistante. 

PS : MARIANNE, une fois de plus je te cite dans un article ("la vraie personnalité de Sarkozy"). BAYROU, tu sais, sa campagne était bien : Dénonciation FORTE, AUDIBLE, des médias, des puissances financières, de l'Américanisation de la France avec Sarkozy..
http://r-sistons.over-blog.com


C'est moi, Eva, pour le blog. Voici ce que j'ai trouvé sur le site de MARIANNE, http://www.marianne2.fr . J'ai copié-collé ça à votre intention. Sympa, non ? :



LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Certains Mariannautes critiquent Marianne2.fr pour son goût de la polémique avec ses confrères. Marianne2.fr, donneuse de leçon ? Explications... Non, débat.
 
MARIANNE TV
Confronté à la fin de non recevoir du ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, le président du Forum des journalistes interpelle les parlementaires.
 
SYNDICATS
Syndicats et sociétés de journalistes tentent de mobiliser sur l'indépendance des médias… mais pas ensemble. Explication.
 
GOUVERNEMENT
En quatre mois d'exercice, le Président a déjà pulvérisé un record : celui de sa propre médiatisation. Quant à François Fillon, il est définitivement hors champs…
 
MOUVEMENTS
Nicolas Beytout et Francis Morel ont annoncé que la rédactrice en chef culture n'était pas menacée. Mais la SDR défend les deux autres journalistes inquiétés et s'en prend à la brutalité de la direction.
 
MON ŒIL !
Eric Le Boucher du Monde et Yves de Kerdrel du Figaro participent à la Commission Attali. Le premier s'en vante et le second le cache.
 
MON ŒIL !
Profitant de la sortie du livre Scoop, les télévisions chargent les paparazzi auteurs des photos de Cécilia avec son ex-amant… qu'ils se délectent d'exhiber !
 
MARIANNE TV
Ancien d'Arrêt sur images, Philippe Vandel anime une nouvelle émission sur la télévision. Il donne ici son avis sur « l'escroquerie » du manque d'analyse des médias, preuve, selon lui, « que les patrons de chaînes ont peur de quelque chose. »
 
LES CHRONIQUEURS ASSOCIÉS
Par Philippe Bilger, magistrat.
 
MON ŒIL !
Le Point revendique son indépendance. Pourtant, l'hebdomadaire dirigé par Franz-Olivier Giesbert manifeste une grande proximité avec le pouvoir. Enquête.
 
LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Le rugby est-il un sport politique ? Est-il de droite, de gauche ? Pour les Mariannautes, il est avant tout « médiatique », et ce n'est pas sans conséquence.
 
INTERNET
En moins d'une demi-journée, Daniel Schneidermann a déjà enregistré 3000 abonnements annuels à son nouveau site.
 
MARIANNE TV
Daniel Schneidermann revient décrypter les médias sur Internet avec une formule d'abonnement, un nouveau site, un nouveau format d'Arrêt sur images et une nouvelle interview à Marianne2.fr pour (pratiquement) tout expliquer !
 
ACTUALITES
L'association du Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision veut attiser la révolte dans le paysage audiovisuel français et organiser une journée sans Sarkozy dans les médias le 30 novembre prochain !
 
LES ÉDITOS DE MARIANNE
On a comparé la femme du Président à Jackie Kennedy. Elle fait plutôt songer à Lady Diana. Une icône qui aurait tous les droits et aucun devoir.
 
PARTIS
Un léger pétage de plombs a gâché l'exercice d'autocritique tant attendu de Ségolène Royal auprès de la presse.
 
ASSOCIATIONS
Le père de Benjamin Danielou a déposé plainte contre l'école de commerce qui avait envoyé son fils en stage en Thaïlande, motivant l'AFP pour évoquer l'affaire. Marianne2007.info s'est procuré la plainte et la convention du stage mis en cause. A quand un statut décent pour les stagiaires en France et dans le monde ?
 
MOUVEMENTS
Fimalac, concurrent de Bernard Arnault au rachat des Echos, a durement été touché par la crise de l'immobilier américain.
 
LE MAGAZINE
Au sommaire : Un président hyperpopulaire mais des ministres fantômes ; des médias hypnotisés ; l'opération Yasmina Reza ; Max Gallo, itinéraire d'un courtisan ; Cécilia, le probléme politique du monarque ; gauche : que reste-t-il de l'opposition à sa Majesté ? ; Prix, salaires... La bombe du pouvoir d'achat
LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Certains Mariannautes critiquent Marianne2.fr pour son goût de la polémique avec ses confrères. Marianne2.fr, donneuse de leçon ? Explications... Non, débat.
 
MARIANNE TV
Confronté à la fin de non recevoir du ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, le président du Forum des journalistes interpelle les parlementaires.
 
SYNDICATS
Syndicats et sociétés de journalistes tentent de mobiliser sur l'indépendance des médias… mais pas ensemble. Explication.
 
GOUVERNEMENT
En quatre mois d'exercice, le Président a déjà pulvérisé un record : celui de sa propre médiatisation. Quant à François Fillon, il est définitivement hors champs…
 
MOUVEMENTS
Nicolas Beytout et Francis Morel ont annoncé que la rédactrice en chef culture n'était pas menacée. Mais la SDR défend les deux autres journalistes inquiétés et s'en prend à la brutalité de la direction.
 
MON ŒIL !
Eric Le Boucher du Monde et Yves de Kerdrel du Figaro participent à la Commission Attali. Le premier s'en vante et le second le cache.
 
MON ŒIL !
Profitant de la sortie du livre Scoop, les télévisions chargent les paparazzi auteurs des photos de Cécilia avec son ex-amant… qu'ils se délectent d'exhiber !
 
MARIANNE TV
Ancien d'Arrêt sur images, Philippe Vandel anime une nouvelle émission sur la télévision. Il donne ici son avis sur « l'escroquerie » du manque d'analyse des médias, preuve, selon lui, « que les patrons de chaînes ont peur de quelque chose. »
 
LES CHRONIQUEURS ASSOCIÉS
Par Philippe Bilger, magistrat.
 
MON ŒIL !
Le Point revendique son indépendance. Pourtant, l'hebdomadaire dirigé par Franz-Olivier Giesbert manifeste une grande proximité avec le pouvoir. Enquête.
 
LE JOURNAL DES MARIANNAUTES
Le rugby est-il un sport politique ? Est-il de droite, de gauche ? Pour les Mariannautes, il est avant tout « médiatique », et ce n'est pas sans conséquence.
 
INTERNET
En moins d'une demi-journée, Daniel Schneidermann a déjà enregistré 3000 abonnements annuels à son nouveau site.
 
MARIANNE TV
Daniel Schneidermann revient décrypter les médias sur Internet avec une formule d'abonnement, un nouveau site, un nouveau format d'Arrêt sur images et une nouvelle interview à Marianne2.fr pour (pratiquement) tout expliquer !
 
ACTUALITES
L'association du Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision veut attiser la révolte dans le paysage audiovisuel français et organiser une journée sans Sarkozy dans les médias le 30 novembre prochain !
 
LES ÉDITOS DE MARIANNE
On a comparé la femme du Président à Jackie Kennedy. Elle fait plutôt songer à Lady Diana. Une icône qui aurait tous les droits et aucun devoir.
 
PARTIS
Un léger pétage de plombs a gâché l'exercice d'autocritique tant attendu de Ségolène Royal auprès de la presse.
 
ASSOCIATIONS
Le père de Benjamin Danielou a déposé plainte contre l'école de commerce qui avait envoyé son fils en stage en Thaïlande, motivant l'AFP pour évoquer l'affaire. Marianne2007.info s'est procuré la plainte et la convention du stage mis en cause. A quand un statut décent pour les stagiaires en France et dans le monde ?
 
MOUVEMENTS
Fimalac, concurrent de Bernard Arnault au rachat des Echos, a durement été touché par la crise de l'immobilier américain.
 
LE MAGAZINE
Au sommaire : Un président hyperpopulaire mais des ministres fantômes ; des médias hypnotisés ; l'opération Yasmina Reza ; Max Gallo, itinéraire d'un courtisan ; Cécilia, le probléme politique du monarque ; gauche : que reste-t-il de l'opposition à sa Majesté ? ; Prix, salaires... La bombe du pouvoir d'achat


Donc, j'ai trouvé tout ça sur le site de Marianne (voir plus haut). Allez-y vite.



J'ai pris quelques notes lors de la manif. Je vous les donne en vrac : 

C' est un droit des citoyens que d'être bien informé.  Ce droit est nécessaire à la démocratie. 
La première journée d'action au niveau européen pour la liberté du journalisme aura lieu le 5 novembre prochain. Manifestation devant l'Assemblée Nationale. (NB, moi je les invite à baîllonner un journaliste devant le Parlement, ou à s'attacher aux grilles, pour marquer les esprits. Aujourd'hui, il faut "frapper" l'opinion par des images fortes. C'est un bon conseil que j'espère voir suivi. La liberté est muselée). 
Il faut qu'une presse plus forte joue son rôle de contrepouvoir. Les pressions sur la hierarchie se sont banalisées. 
Nomination des responsables de presse : Il faut qu'ils puissent être révoqués en cas de dérapage déontologique avéré. Droit de révoquer les responsables. 
L'ensemble des Rédactions doivent devenir des entités juridiques indépendantes, afin qu'elles aient leur mot à dire. Il faut que les Rédactions soient indépendantes pour se protéger. 
20 % des journalistes ont déjà signé la pétition. 1/3 des journalistes sont des précaires, pigistes. 
En Europe, on assiste à une concentration des médias sans précédent. L'environnement est de plus en plus répressif. 
A FR2, les patrons sont des godillots du pouvoir, y compris les chefs de service (Tiens donc ! Confirmation de ce que je vous écris toujours). Les Rédactions sont des chambres d'enregistrement. (Est-ce que vous réalisez ce que ça veut dire concrètement ? Soyez attentifs, maintenant, quand vous regarderez cette chaîne. Et ces mots  "chambres d'enregistrement..." viennent de la bouche d'un intervenant journaliste à FR2). 
Les faits divers prennent une importance grandissante. 
Les journalistes sont privés de droits. C'est la première fois que le Ministre de tutelle ne veut pas recevoir les syndicats de journalistes, c'est très inquiétant. 
Il y a aujourd'hui 37009 cartes de presse, dont 8500 pour les précaires.  
Les puissances d' argent essaient d'influencer le contenu des journalistes.  Les pressions politiques ou commerciales sont fréquentes. Le chantage à l'emploi est courant.  
La concentration met à mal le pluralisme. 
Reporters sans Frontières prend plus de positions politiques qu'il ne fait d'analyses. 
Il faut différencier l'info et la communication. 
Beaucoup de journalistes font des blogs en ligne car ils ne peuvent plus dire ce qu'ils veulent dans les Médias traditionnels. Il y a moins d'infos que d'éditoriaux sur les blogs.
 
Voilà, vous en savez plus. Le journalisme est une profession sinistrée par manque de liberté. Merci Sarkozy, le grand mystificateur (cf : "Je veux une démocratie irréprochable"'. Il y a les mots, il y a la réalité. Pauvre France aux mains d'un DICTATEUR !).

Bonsoir, vôtre Eva, toujours aussi indignée et résistante. 

P.S. : Rappel : Le 30 novembre 2007, grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse. Le Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision (RDT) appelle le 30 novembre 2007, à une grande "Journée Nationale sans Sarkozy dans les Médias". rasdemtv@orange.fr  
T. 02 47 39 58 30 .

Ca bouge, enfin ! Il était temps.

Abonnez-vous à mon blog (newsletters à droite), c'est gratuit, et recommandez-le à vos amis (voir la rubrique). Merci.

Attention ! Je rajoute régulièrement des dépêches dans l'article " les informations que les Médias ne vous donnent pas " !


8.10.2007 : je reçois cet article de http://sego-dom.over-blog.com :

cet article rentre parfaitement dans le cadre de celui-ci !

Contre-offensive
France 5 a filmé certains de ses animateurs lisant la lettre de Guy Môquet et se propose de diffuser ces vidéos en particulier le 22 octobre, « journée nationale sarkozyste de manipulation des jeunes cerveaux ».
 
Je propose un concours pour un texte que nous, opposants à la politique de Sarkozy, diffuserions massivement ce même jour.
 
A titre personnel, je suggère la dédicace d’Antoine de Saint-Exupéry pour « Le Petit Prince », dont voici le texte :
« A Léon Werth
Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :
A Léon Werth quand il était petit garçon »
 
A titre d’information, pour ceux qui ne savent pas, Saint-Exupéry a publié son livre en 1942, aux Etats-Unis et Léon Werth subissait donc l’occupation en France, au même moment. Pour plus d’information, consultez Wikipédia, à la fois sur le contexte du Petit Prince et sur Léon Werth.

Cette initiative n'a pas pour vocation de nier le courage et l'engagement de Guy Môquet. Par cela, je souhaite seulement mettre en lumière le fait que la lettre du jeune militant communiste ne doit pas être instrumentalisée par une quelconque personnalité politique.
Message à faire suivre largement.
 
 
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 07:59
prefere.JPG 

 

Bonjour,
 

Aujourd’hui, je vais vous parler de la personnalité de Nicolas Sarkozy telle qu’elle est,  pas telle que les médias serviles vous la présentent. L’idée de ce sujet m’est venue par hasard, en lisant un mail me renvoyant à la lecture d’un article fort intéressant ; j’avais l‘intention de continuer à analyser le démantèlement du service public de l’enseignement, et c’est la personne du chef de l’Etat qui s’est rappelée à mon souvenir.

 

En fait, tout a commencé avec le décryptage de l’écriture de Sarkozy sur sa profession de foi lors de l’élection présidentielle. En la découvrant, j’ai été frappée par son caractère ambigu, torturé, instable, névrosé me semblait-il. J’ai confié ma perplexité à un responsable du parti de BAYROU que j’ai eu ce jour-là au téléphone, et il m’avoua avoir éprouvé des sentiments identiques : « Cet homme

est dangereux, me dit-il, il ne m’inspire pas confiance. Pour moi, tu sais, c’est l’écriture d’un esprit tordu, maladif, c’est l’écriture d’un fou, en fait. Et plusieurs amis ont fait la même constatation. »

 

Or, aujourd’hui, en lisant l’article qu’on venait de me recommander, je tombe sur un renvoi au blog de Jean-Luc MELENCHON. Et voici ce que je lis, sous le titre : « Sarkozy invente un nouveau jeu mortel : l’asphyxie médiatique. » (http://www.jean-luc-melenchon.fr – article 272 /1 /0).

 

«  C’est l’asphyxie. Au rythme d’un discours fondateur tous les deux ou trois jours, le Président de la République réalise une figure tactique inconnue jusqu’à ce jour, celle qui consiste à submerger amis et ennemis sous un flot d’annonces de toutes sortes qu’il leur est impossible d’analyser sérieusement et de discuter de façon argumentée avant qu’arrive la vague suivante. Dans de telles conditions le système médiatique est pris au piège : une information succède à l’autre, toute l’énergie dont il dispose est consacrée à ne pas manquer l’événement que serait telle ou telle annonce. Alors le premier objectif de Sarkozy est atteint : Tout ce qu’il dit prend l’allure de l’évidence puisque personne n’a le temps de le décrypter. (…) Le système du CSA pour le décompte des temps de parole a lui aussi volé en éclat puisque la parole du président n’est pas prise en compte ».

 

Du fait de ma profession, je m’intéresse particulièrement au thème de la désinformation. Je décide donc de lire les commentaires liés à l’article.  Et voici ce que je trouve :

 

« Les principales chaînes de télévision ressemblent de plus en plus à des organes de propagande ». Ou encore, d’une autre plume : «  Les MEDIAS ne sont pas submergés, ils sont complices. Passons sur TF1, dont le patron est le parrain du petit dernier Sarko et dont le directeur est issu du cabinet de Sarko…. FRANCE 2 c’est la même chose !!! Le Journal de PUJADAS n’est ni plus ni moins que de la propagande ».

 

C’est exactement ce que je dis régulièrement dans mon blog ; Nous ne sommes plus en DEMOCRATIE, aujourd’hui, mais dans un Etat TOTALITAIRE. Tout est cadenassé au profit d’un seul homme – et d’un  système. Je prépare d’autres articles sur les médias de propagande. En attendant, vous pouvez lire celui sur FR2, entre autres.

 

Or brusquement, au milieu des commentaires tous d’accord pour dénoncer la fin du pluralisme et de la liberté d’information, je tombe sur ceci :

 

« Nous sommes gouvernés par un malade mental. C’est la raison principale de la difficulté de le contrer. Il est la proie d’une pathologie lourde et incurable !! On le sait nerveux, complexé, perclus de tics, colérique, animé d’une soif de revanche obsessionnelle, démesurément ambitieux, psychologiquement instable, émotionnellement fragile, atteint d’une névrose paranoïaque sévère, dévoré par une susceptibilité irrépressible et un égo pathologiquement surdéveloppé… Il serait intéressant que psychiatres et psychanalystes se penchent sur la question. La pathologie qui affecte Sarko est infiniment lourde. Ce malade est en train de mettre la France en danger. Il y a urgence à dénoncer cette situation » (27.9.2007).

 

C’était en gros l’analyse que j’avais faite, intuitivement, en me demandant ce que les spécialistes pouvaient penser d’une telle écriture ; d’ailleurs, hormis la signature, celle-ci disparut de la profession de foi du second tour, comme si trop de personnes s’étaient posé des questions embarrassantes pour l’ambition dévorante d’un homme comme Sarkozy . Car à mon avis, son appétit ne se limite pas à la France ; je suis persuadée qu’il rêve, au fond de lui, de diriger le monde, de le modeler à sa guise aux côtés d’une marionnette comme BUSH, de le façonner pour le bonheur des affairistes, des financiers, des multinationales, des actionnaires, des Américains et des Israéliens. Et pour le malheur des peuples.

 

Le premier, le journal MARIANNE, qui n’a pas son pareil pour dénoncer l’intolérable – qu’il revête les couleurs du libéralisme, du fanatisme religieux, ou d’un individu – avait attiré l’attention de ses lecteurs sur la dangerosité du candidat à  l’élection présidentielle. Lisez le N° 521, et vous serez édifié. Et sans illusion pour l’avenir de la France.

 

 Marianne est l’un des rares organes de presse encore libres, avec entre autres Le MONDE DIPLOMATIQUE, le CANARD ENCHAINE, TEMOIGNAGE CHRETIEN, ALTERNATIVES ECONOMIQUES… Ces titres font honneur à leur profession. Saluons leur courage en les lisant.

 

Mes amis, la situation est grave. La France est en danger. Elle est aux mains d’un homme prêt à tout pour satisfaire ses ambitions, quitte à dénaturer complètement la spécificité de ce pays, son mode de vie, son âme, ses valeurs, quitte aussi à sacrifier sur l’autel de l’Argent son modèle social envié dans le monde entier, ses services publics, son indépendance nationale, sa démocratie, son prestige, son idéal républicain de liberté, d’égalité, de fraternité, en dressant d’ailleurs les Français les uns contre les autres, exactement comme les Américains et les Israéliens agissent au Proche-Orient. On divise pour régner, c'est bien connu.

 

La France est la patrie des Droits de l’Homme, une terre de Lumière, phare pour les autres peuples, elle ne doit pas devenir la patrie des ténèbres, celle de l’affairisme le plus débridé, de la soumission à des intérêts étrangers, de l’antagonisme entre les individus, du consumérisme le plus poussé, du communautarisme exacerbé, de l’eugénisme le plus scandaleux, de l’injustice généralisée (avec des châtiments exemplaires pour les plus modestes, et l’absolution pour les délinquants en col blanc), du totalitarisme affirmé – le pouvoir  entre les mains d’un seul homme au service du MEDEF, relayé par des médias serviles et bâti sur les décombres d’une opposition ligotée ou déconsidérée machiavéliquement.

 

On ne peut pas faire confiance à un homme qui pour arriver à ses fins, s’est réclamé du socialiste Jaurès ou d’un jeune résistant communiste, espérant ainsi prendre en otage une partie de l’électorat attaché  aux traditions de solidarité de la France. On ne peut pas faire confiance à un homme qui a un double langage, un jour social, le lendemain élitiste. On ne peut pas faire confiance à un homme qui dissimule ses vraies intentions, en se faisant passer pour un adversaire de la guerre en IRAK, alors que dans l’ombre, avec le faucon KOUCHNER, il prépare l’alignement de la France sur l’Amérique des Néocons et de la guerre préventive illimitée. On ne peut pas faire confiance à un homme qui interdit la publication de livres critiques sur sa personne, tout en favorisant ceux qui déconsidèrent l’adversaire. On ne peut pas faire confiance à un homme qui revêt l’habit et le langage du peuple pour ensuite, une fois élu, s’afficher avec les plus grandes fortunes et se vautrer dans un luxe qui est une insulte à sa fonction et à l’image de la France. 
On ne peut pas faire confiance à un homme qui prend des calmants avant de débattre à la télévision, alors que dans les coulisses il s’emporte violemment contre ceux qui ne s’agenouillent pas devant lui, en les menaçant d’ailleurs de licenciement. Nous ne pouvons pas faire confiance à une personne décrite par certains de ses proches comme perturbée.

 

Amis lecteurs, ne nous résignons pas à l’intolérable qui se prépare à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières, ouvrons les yeux et les oreilles pour que ne soient pas gravés dans le marbre français l’anéantissement de notre idéal de solidarité, de fraternité, de liberté, pas plus d’ailleurs que  l’asservissement à des puissances étrangères belliqueuses décidées à mener une guerre préventive sans fin à leurs ennemis réels ou supposés. Réagissons. Nous le devons à  notre pays, à nos enfants, et au monde qui a les yeux fixés sur nous, peuple d’avant-garde.

 

Comme le Général DE GAULLE, identifions les problèmes avant qu’ils arrivent, dénonçons-les, et résistons. Prophétiquement.

 

C’était Eva, qui rêve d’un monde meilleur, fraternel, solidaire, pacifique, où chacun pourrait trouver sa place. Tout simplement.

 

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 01:03


Bonjour, 

Dépêches, communiqués, articles... que vous ne trouvez pas, ou difficilement, dans la presse. Au menu, la possible réorientation de la politique étrangère américaine, la question palestinienne ou iranienne.... bref, ce qui fait l'actualité aujourd'hui. Certaines informations peuvent paraître mineures, pourtant elles apportent de nouvelles touches pour comprendre l'actualité. Et par ex, sait-on que les Démocrates sont généralement acquis à l'aventure iranienne ? Et que Giulani est encore plus extrémiste que Bush ? Lisez, sans préjugés. Votre Eva
P.S. Etant donné la conjoncture actuelle, une large part sera donnée au Proche-Orient, à l'Amérique des Néoconservateurs, au "couple" Etats-Unis-Israël...





 
   
par Dominique Larchey-Wendling
  vendredi 5 octobre 2007    
   
   
   


"Je hais tous les Iraniens"

traduction d’un article de Gary Leupp, original ici.

En d’autres temps, c’était synonyme de suicide politique. Un officiel de l’administration Bush (plus spécifiquement, l’assistant du ministre de la Défense pour les affaires de la coalition) a prononcé les mots suivants devant un groupe de six parlementaires britanniques, "quoi qu’il en soit, je hais tous les Iraniens". Trois parlementaires qui étaient présents à cette réunion ont confirmé ces propos au tabloïd britannique le Daily Mail.

L’officiel en question, Debra Cagan, apparaît en photo dans le Daily Mail, dans une veste de cuir rouge accompagné de ce qui semble être un collier de cotte de mailles autour du cou doublé d’un pendentif en forme de croix martiale, bien qu’à ma connaissance cette femme soit juive. Ses cheveux sont gominés vers l’arrière comme chez un membre d’une de ces bandes de jeunes des années 50. Cela lui donne le look d’une "gouine dominatrice sado-maso" [Ndt : "butch dominatrix" expression argotique difficile à traduire]. J’espère qu’elle ne sera pas offensée par cette description parce qu’elle est fidèle et que je suspecte qu’il est dans son intention de projeter une telle image. (On pourrait la comparer à celle de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice quand elle débarqua à l’aéroport militaire de Wiesbaden en février 2005, portant une jupe noire laissant à peine entrevoir ses jambes, un grand manteau noir à boutons dorés descendant à mi-mollets, et une paire de bottes à talons hauts montantes jusqu’au genou. Quelle volonté d’affirmation vestimentaire anime ces puissantes femmes politiques ?)

Habillée de cette manière, elle affirme dans un aparté détendu avec de respectables Britanniques, comme s’ils étaient susceptibles de comprendre et pouvaient avoir une autre réaction que celle d’être consternés : "je hais tous les Iraniens". A-t-elle pris la précaution de préciser "juste entre nous les impérialistes" ? S’attendait-elle juste à ce qu’ils acquiescent sympathiquement et gardent cette information pour eux ? Le Daily Mail rapporte qu’ils ont en fait été "interloqués", ce qui nous rassure sur leur état mental.

Donc le mot est maintenant lâché, mais de manière prévisible, il a fait l’objet d’un démenti. Un officiel anonyme du département de la défense a assuré le Daily Mail "qu’elle ne s’exprime pas de cette manière". Au début du XXIe siècle, il n’est pas à la mode de haïr des peuples entiers, et dans les pays civilisés, il existe en fait des lois qui punissent les discours de haine. Un officiel du département de la défense ne peut pas dire à des parlementaires britanniques, "quoi qu’il en soit, je hais tous les juifs", par exemple. Cela était possible dans les années 1930, mais ça serait un suicide politique aujourd’hui. Mais peut-être est-il possible de dire la même chose que ce qu’a dit Cagan sans conséquence pour son emploi.

Lorsque la totalité des sénateurs appellent les Etats-Unis à "se confronter" à l’Iran, lorsque la totalité des parlementaires décident, sous l’injonction de l’AIPAC [Ndt : American Isaeli Public Affairs Committee], de refuser de demander que Bush consulte le congrès avant une attaque de l’Iran, lorsque l’empire Perse de Xerxès est dépeint de manière ridicule comme un ennemi de la "liberté" dans un film populaire [Ndt : le film 300], lorsque le président d’une grande université américaine utilise l’opportunité d’une invitation du président iranien pour l’insulter en long et en large avant de lui laisser la parole... Eh bien, vous comprenez que les normes de la civilité ne s’appliquent plus. La logique et la raison font pâle figure à côté de la puissance des mythes et des arrière-pensées de ceux qui cherchent à créer leur propre réalité, nouvelle, sauvage, et spectaculairement démente. Les nazis appelaient cela "le triomphe de la volonté" - la volonté qui anéantit ceux que l’on haît, les faibles, les insignifiants et qui permet aux "Übermenschen", les surhommes, de réaliser leur destin.

D’une certaine manière, il semble approprié qu’un officiel du département de la défense parle de manière aussi directe alors même que trois porte-avions américains croisent au large des côtes iraniennes, que la campagne de désinformation anti-iranienne richement dotée bât son plein, et que des idéologues néoconservateurs qui ont un large accès à la Maison-Blanche demandent explicitement le bombardement de l’Iran [Ndt : Norman Podhoretz]. Il s’agit-là du paroxysme naturel de la vague de diabolisation. Si vous les haïssez "tous" (alors même que vous êtes grotesque dans votre ignorance de leur très grande contribution à la civilisation humaine,) pourquoi ne pas les atomiser, eux, leurs monuments et leurs trésors, en détruisant 3000 ans d’Histoire, et en "les rayant de la carte" ? Pourquoi ne pas préparer l’opinion publique pour ce scénario bouleversant, tout en écrasant de ses bottes la conscience de tous les sympathisants de ceux que vous appelez "nègres des sables", alors que vous cherchez à propager l’évangile de haine de Bush ?

Gary Leupp est professeur d’histoire à l’université de Tufts, et professeur adjoint de l’étude des religions.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29866

 


Naïma, 9 ans, menace la majorité juive en Israël

jeudi 4 octobre 2007

Daphna Golan - Ha’aretz

Bien que l’année scolaire ait commencé le 2 septembre, Naïma, 9 ans, est toujours chez elle à la maison. Dans aucune école de la ville il n’y a de place pour elle. Des milliers d’élèves palestiniens de Jérusalem-Est sont dans son cas. Dans une lettre adressée fin août à l’Association pour les Droits du Citoyen (ACRI), Souheila Abou Gosh, directrice adjointe de l’Administration de l’Enseignement de Jérusalem, qui dépend de la municipalité et du Ministère de l’Education, écrivait : « A notre grand regret, il n’y a pas de place pour absorber les 16 élèves figurant sur les listes que vous aviez jointes à vos lettres, depuis la classe de 2e jusqu’à la classe de 8e. » Sur papier officiel de la municipalité de Jérusalem et du Ministère de l’Education, la personne en charge de l’enseignement admet que pour des enfants de Jérusalem, en âge légal d’obligation scolaire, il n’y a pas de place dans les écoles.

Au cours de ces dernières semaines, l’Administration de l’Enseignement à Jérusalem a tenté de trouver de la place pour 16 élèves, par crainte que l’Association pour les Droits du Citoyen ne porte l’affaire devant la Cour Suprême. Comme chaque année depuis plusieurs années, la menace d’un recours auprès de la Cour Suprême pousse la municipalité à contraindre les directions d’école à fourrer encore un enfant dans une classe de toute façon déjà surpeuplée, afin de trouver une solution pour les requérants.

Au début de l’année scolaire passée, la Ministre de l’Education avait annoncé son intention de travailler à réduire le manque de quelque 1.300 classes à Jérusalem-Est, mais l’année dernière, une cinquantaine de nouvelles classes seulement ont été construites pour toute la partie Est de la ville. En dépit de l’engagement pris, dans les années 2001-2007, devant la Cour Suprême, par le Ministère de l’Education et la municipalité de Jérusalem - de construire au moins 645 classes à Jérusalem-Est (245 selon une décision de la Cour Suprême de 2001 et 400 dans le cadre d’un engagement donné cette année à la Cour Suprême) - dans les faits, moins de cent nouvelles classes ont été construites depuis 2001.

Les requêtes déposées par des parents qui ne trouvent pas de place pour leurs enfants dans les écoles de Jérusalem continuent d’avancer à la Haute Cour de Justice mais les débats juridiques, la focalisation sur les détails, nous dissimulent ce que chaque enfant voit : Jérusalem, qui se glorifie de sa réunification, mène une politique de séparation.

D’après le rapport de la Coalition pour l’Enseignement Arabe à Jérusalem-Est, seule la moitié, environ, des enfants palestiniens de Jérusalem-Est - 39.400 sur 79.000 élèves - fréquentent aujourd’hui le réseau d’enseignement municipal. Parmi les autres, nombreux sont ceux qui fréquentent des écoles privées, les écoles de l’ONU ou des écoles situées en dehors de la ville. Les deux tiers environ des écoles publiques à Jérusalem-Est sont installées dans des appartements loués. Et il reste encore des centaines d’enfants qui ne trouvent pas de place dans les écoles de Jérusalem.

En 40 ans d’occupation, Israël a établi des quartiers juifs sur des terres arabes à Jérusalem-Est - comme Gilo, la Colline française, Neveh Yaakov et d’autres - et voyez le miracle : on n’y voit aucun enfant qui ait besoin de s’adresser à la Cour Suprême pour pouvoir aller à l’école. On ne conçoit pas qu’il puisse ne pas y avoir de place pour des enfants juifs dans le réseau d’enseignement de Jérusalem.

Jérusalem, qui fête ces jours-ci dans l’allégresse les 40 ans de son unification, est une ville partagée. La discrimination dans l’enseignement de la ville fait partie d’une tentative réglée de réduire le nombre d’habitants palestiniens, afin de préserver une majorité juive. Ces efforts s’illustrent également dans les destructions de maisons, la confiscation de terres, le retrait de la carte d’identité pour tous ceux qui sont, par exemple, allés étudier ailleurs, la surpopulation des écoles : tout cela constitue la mise en œuvre d’une politique qui tient les Palestiniens pour des citoyens de second ordre.

C’est pour cela qu’il n’y a pas de place pour Naïma dans les écoles de Jérusalem. Naïma, comme des milliers d’autres enfants palestiniens à Jérusalem, menace la majorité juive. Le réseau d’enseignement israélien ne veut pas de Naïma. Il ne veut pas que Naïma lui rappelle que le maintien de la majorité juive n’est pas un objectif pédagogique.

(JPG)
Daphna Golan

La politique de l’enseignement à Jérusalem nous montre, grossie à la loupe, une image de l’ensemble de la réalité israélienne discriminatoire. Un Etat qui bâtit des écoles pour les enfants d’un groupe mais pas d’un autre est un Etat d’apartheid.


Daphna Golan enseigne à la faculté de Droit de l’Université Hébraïque de Jérusalem

De la même auteure :

-  De quoi avons-nous peur ?

 

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article-2834

Daphna Golan - Ha’aretz, le 3 octobre 2007
Version anglaise : Naïma is threatening the Jewish majority
Traduit de l’hébreu par Michel Ghys

 

  Le stupéfiant retour de Ben Laden:Le silence effrayant des media US sur un juif nommé Adam Pearlman
 "Depuis trois ans on n’avait pas vu Ben Laden sur Internet s’il lui était arrivé, comme en décembre 2006, de commettre quelques cassettes audios. En 2004, on s’en souvient, son intervention en faveur du candidat démocrate John Kerry avait formidablement profité… à Bush! Pas de doute, le séquençage est cette année encore remarquable puisque, sous prétexte de 11-Septembre, le barbudo supremo se montre deux fois en une semaine alors que le président des Etats-Unis est en grande difficulté devant le Congrès pour obtenir un surcroît de financement pour sa guerre d’Irak. L’ennui est que son apparition sur les écrans avec sa barbe teinte, sa belle santé et son élocution molle, fait rire. En 2003, sur CNN, le spécialiste médical de cette chaîne, le Dr Sanjay Gupta, avait démontré à partir d’une vidéo datant de 2001 que Ben Laden ne pouvait être que mort, opinion partagée par de nombreux services secrets, dont la DST française. Atteint d’insuffisance rénale chronique, on le voyait mal dialysé dans les zones montagneuses d’Afghanistan où il avait trouvé refuge. Mais tant de gens — d’Israël aux Etats-Unis et aux islamistes radicaux — ont besoin de Ben Laden! Ainsi que d’Al-Qaïda, cette “banque de données” imaginée par la CIA lors de la guerre d’Afghanistan contre les Soviétiques afin de répertorier les groupes terroristes qu’elle finançait et armait. Avec les dernières vidéos, on a changé de registre. Même l’Associated Press observe que le discours n’est plus celui de Ben Laden. L’homme qui s’exprime, s’il conseille aux Américains de se convertir à l’islam, “semble, dit l’Agence, plus concerné par les démons capitalistes, le Réchauffement Climatique et la crise des subprimes”. Thématique d’un militant révolutionnaire d’extrême gauche ou d’extrême droite classique, sûrement pas d’un intégriste musulman. La vidéo présentée sur Internet possède deux incrustations. L’une, As Sahab, est un site fondamentaliste islamique supposé correspondre à Al Qaïda. L’autre, SITE, est plus intéressant. SITE Intelligence Group se présente comme “américain et spécialisé dans la surveillance et la recherche sur Internet de sites terroristes islamiques”. On y effectue un travail de traduction considérable, comme ce fut le cas pour ces vidéos de “Ben Laden”. Cette tâche était précédemment réalisée par MEMRI, un site musulman radical anti-israélien que ses traductions truquées ont fini par rendre suspect d’être, en réalité, manipulé par le Mossad. Or SITE n’est pas différent. Ses deux responsables méritent attention. D’abord sa directrice, Rita Katz, arrivée d’Israël en 1997, est née en Irak qu’elle dut quitter avec sa famille lorsque son père, agent du Mossad, y fut exécuté. Son associé, Josh Devon, étudiant juif post-doctorant à l’Institut d’Etudes Internationales Avancées (SAIS) de l’Université John Hopkins, y a notamment comme professeur Zbigniew Brzezinsky tandis que le directeur du SAIS n’est autre que notre vieil ami Paul Wolfowitz. Le silence effrayant des media US sur un juif nommé Adam Pearlman Mais, surtout, le nouveau discours de “Ben Laden” a aussitôt alerté le contre-espionnage américain. Ce langage en effet lui est familier. C’est celui que tient depuis des mois “Azzam l’Américain”, le jeune adjoint de Ayman El Zawahiri, l’Egyptien qu’on présente comme le numéro deux d’Al Qaïda. Azzam se fait appeler Adam Gadahn. Il a déjà réalisé plusieurs vidéos particulièrement violentes. Dans l’une d’elles, “Invitation à l’Islam”, diffusée en septembre 2006 et préfacée par Al Zawahiri, il conseillait aux Américains de se convertir et développait justement la thématique qu’a reprise “Ben Laden”. Gadahn est inscrit depuis plusieurs années parmi les terroristes les plus recherchés et son parcours, s’il est consciencieusement tu par les media, est fort bien connu. Jusqu’à 15 ans, il vit avec ses soixante-huitards de parents, Jennifer et Phil Pearlman, dans une communauté agreste de Californie. Puis il rejoint ses grands-parents avec lesquels, passionné de rock Heavy Metal, il passera quelques années. Mais ce grand-père n’est pas n’importe qui. Carl Pearlman, un des plus célèbres chirurgiens américains, est l’adjoint du rabbin Abraham Foxman à la tête de l’Anti-Defamation League of B’naï Brith dont l’universitaire antisioniste Alfred Lilienthal écrira: “On peut dire sans exagération qu’il s’agit de l’organisation la plus importante des Etats-Unis. Travaillant en étroite collaboration avec le Mossad, la CIA et le FBI”. Très proche de ce grand-père, Adam Pearlman intégrera néanmoins un groupe de jeunes islamiques ultra-radicaux et, lui qui s’opposait violemment au terrorisme islamique, se fera remarquer par la virulence de son antisionisme. Il se convertira à l’Islam, renoncera à son patronyme juif pour prendre le nom de Gadahn et rejoindra en 1998 le Pakistan où il vit depuis. Les contempteurs de la théorie du complot pourront ici se régaler. Il n’empêche. L’idéologue du supposé Al Qaïda, son porte-parole et, dans l’hypothèse probable de la mort de Ben Laden, le deuxième personnage de la nébuleuse terroriste islamique, s’appelle Adam Pearlman. Il est le petit-fils d’un des responsables majeurs de l’Anti-Defamation League of B’naï Brith, la plus radicale des organisations sionistes. On ajoutera que, si ce n’est une mention confuse dans le Los Angeles Times et le Washington Post, le silence dans cette affaire de l’énorme machine médiatique US est effrayant."
( dépêche de l'AVISEUR INTERNATIONAL )
LE MONDE DIPLOMATIQUE :
Israël, l’antisémitisme et l’ex-président James Carter

« Comment est-il possible que cet homme ait pu devenir président des Etats-Unis ? », s’interroge le New York Post dans un éditorial du 15 janvier dernier. Tout lecteur peu informé pense à ce moment-là que le quotidien du groupe de M. Rupert Murdoch règle son compte à M. George W. Bush. Il n’en est rien. « De président raté, il est devenu un ami des tyrans de gauche, détracteur global de tout ce qui peut représenter les intérêts légitimes de l’Amérique. » Mais alors, qui est ce président, « conseiller en relations publiques de feu Yasser Arafat, “diabolisateur d’Israël” », et qui, en outre, « excuse les exécutions massives » ? La réponse : M. James Carter. « Il a dépassé la limite », s’emporte le New York Post, demandant au Parti démocrate de réagir à tout ce que l’ex-locataire de la Maison Blanche peut déclarer.

Qu’a donc fait l’ancien président (1977-1981) pour mériter pareil traitement ? Il a écrit un livre – Palestine : Peace not Apartheid. Et, dans celui-ci, il affirme : si la répression se poursuit à Gaza et en Cisjordanie, si Israël ne consent pas à négocier l’existence d’un Etat palestinien, on pourrait arriver à une situation similaire à celle de l’apartheid sud-africain, « deux peuples occupant la même terre, mais complètement séparés l’un de l’autre, avec les Israéliens en position dominante et privant, de manière répressive et violente, les Palestiniens de leurs droits les plus fondamentaux ». En réponse, l’Anti-Defamation League fait publier des annonces dans divers journaux accusant l’auteur d’être antisémite.


— Jimmy Carter, Palestine : la paix, pas l’apartheid, L’Archipel, Paris, 240 pages, 21,95 euros. Sortie en librairie le 17 octobre.
— Ilan Pappe, The Ethnic Cleansing of Palestine, Oneworld Publications, Oxford, 2007, 320 pages, 14,95 dollars.
— Yossi Goldstein, Yitzhak Rabin, biographie (en hébreu), Schoken, Tel-Aviv, 2006, 590 pages, 9 shekels.
— Rashid Khalidi, The Iron Cage : The Story of the Palestinian Struggle for Statehood, Beacon Press, Boston, 2006, 281 pages, 24,95 dollars.
— John Mearsheimer et Stephen Walt, Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, Paris, 224 pages, 15 euros. Sortie en librairie le 29 septembre.

M. Carter a bien répondu qu’il faisait référence à l’impact de la situation sur la Palestine et non à la démocratie israélienne. La comparaison n’en a pas moins provoqué des réactions acérées d’une partie de la communauté juive américaine qui, à l’instar de l’Anti-Defamation League, assimile toute critique des politiques israéliennes à de l’antisémitisme. L’effet fut immédiat : le Parti démocrate écouta les conseils du New York Post. M. Howard Dean, président du parti, et Mme Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, prirent leurs distances avec M. Carter. L’affaire est gênante pour eux puisque, en période électorale, elle les oblige à prendre position sur le conflit israélo-palestinien.

Les lecteurs ne pensent pas la même chose : plusieurs mois après sa publication, le livre continuait à enregistrer un beau succès. Analyste politique américain et directeur du Middle East Project, Henry Siegman estime qu’il s’agit d’une œuvre honnête et sans grandes nouveautés, et que la panique qu’elle a provoquée « révèle l’ignorance de la classe politique américaine, aussi bien les démocrates que les républicains, sur le conflit israélo-palestinien (1) ».

M. Carter, qui rapprocha les positions israélienne et égyptienne en vue de la signature de l’accord de Camp David (1978) concernant le retrait des forces israéliennes de la péninsule du Sinaï, fait état dans son ouvrage de ses souvenirs de voyage et de ses contacts avec les dirigeants de la région, il y a trente ans. Présentant une explication didactique du conflit, il réalise une compilation équilibrée des propositions de paix existantes, tenant compte de la nécessité d’un Etat pour chacune des deux communautés et de garanties de sécurité suffisantes pour Israël. Pour qui le lit sans préjugés, le livre critique les politiques du gouvernement de Tel-Aviv, mais n’est pas hostile à ce pays, contrairement à ce que les détracteurs prétendent.

Tant que la répression israélienne continuera, prétend M. Carter, il y aura du terrorisme – affirmation scandaleuse à l’époque de la « guerre contre le terrorisme » ? Il souligne aussi que « la colonisation et le contrôle continus des terres palestiniennes par Israël ont été les principaux obstacles à l’obtention d’un vaste accord de paix en Terre sainte ». Sans oublier de condamner le terrorisme palestinien – mais insuffisamment selon Ethan Bronner, un critique du New York Times  (2) —, M. Carter ajoute que, depuis l’accord de Camp David, ce sont les gouvernements israéliens qui ont surtout bloqué le processus de paix. Il évoque en effet comment le premier ministre israélien Menahem Begin fut le premier à refuser l’application de dispositions de l’accord telles que le respect des résolutions 242 et 338 de l’Organisation des Nations unies interdisant l’appropriation du territoire par la force, demandant le retrait israélien de Cisjordanie et de Gaza, et « la reconnaissance du peuple palestinien en tant qu’entité politique différente et en droit de déterminer son avenir ».

Par ailleurs, il reprend les thèses selon lesquelles, lors d’un sommet ultérieur, également à Camp David, entre le président des Etats-Unis William Clinton, le premier ministre israélien Ehoud Barak et Yasser Arafat (11 au 24 juillet 2000), il n’y aurait pas eu de proposition concrète faite à ce dernier sur la construction d’un Etat palestinien ; il serait par conséquent faux de prétendre que le président palestinien a bloqué les négociations, gâchant ainsi une grande chance. Pour avoir réfuté cette idée reçue, M. Carter a été rabroué par M. Dennis Ross, l’envoyé spécial de M. Clinton au Proche-Orient (3). Il est pourtant soutenu par d’autres spécialistes (4).

« Il existe un sentiment généralisé dans le monde arabe et à travers l’Europe, qui n’est pourtant pas ressenti aux Etats-Unis, concernant l’absence de considération de notre gouvernement pour la souffrance palestinienne, note M. Carter. Et il n’est pas nécessaire d’être opposé à Israël pour protéger les droits des Palestiniens à vivre dans leur propre territoire et en paix sans être assujettis à une puissance occupante (5). » Si ce type d’affirmation est courant en Europe et dans le monde arabe, il est effectivement moins fréquent aux Etats-Unis.

L’ex-président et directeur du Centre Carter de recherche sur la paix et les conflits précise encore que le gouvernement de M. George W. Bush a abandonné les Palestiniens à leur triste sort et rappelle qu’Israël bloque les possibilités d’un accord. Le refus des gouvernements de MM. Bush et Olmert de négocier avec le gouvernement de coalition palestinien – Fatah et Hamas – en mars 2007 a dramatiquement confirmé cette réalité.

Violemment attaqué sur sa référence à l’apartheid, M. Carter a réaffirmé sa position en déclarant : « La solution de rechange à la paix, c’est l’apartheid, non pas à l’intérieur d’Israël, je le répète, mais en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est, le territoire palestinien. C’est dans cette zone que l’apartheid existe sous sa forme la plus méprisante, les Palestiniens y sont privés de leurs droits les plus fondamentaux (6). » Face à cet état de fait, M. Carter insiste sur trois conditions pour parvenir à la paix dans la région : des garanties pour la sécurité de l’Etat d’Israël, la fin de la violence des Palestiniens, et la reconnaissance par Israël du droit de ces derniers à disposer d’un Etat dans les frontières d’avant 1967.

M. Carter a estimé que la vie en Cisjordanie pouvait être « plus oppressante » pour les Palestiniens qu’elle ne l’était pour la population noire sud-africaine : en matière économique, Israël dépend de moins en moins de la force de travail palestinienne en raison des flux migratoires venus d’autres pays ; l’occupation de Gaza et de la Cisjordanie mobilise beaucoup plus d’effectifs de sécurité que ceux déployés par le régime sud-africain ; enfin, les colons israéliens ont occupé la terre palestinienne et, pour sécuriser leur vie et leurs infrastructures, l’Etat israélien déploie un système de contrôle sophistiqué envers les Palestiniens.

Dans un long article, Joseph Lelyveld, jusqu’à très récemment directeur exécutif du New York Times et ex-correspondant en Afrique du Sud, considère que Carter fait un usage restrictif du concept d’apartheid lorsqu’il l’applique au problème israélo-palestinien, car il le limite à la séparation entre Israéliens et Palestiniens et à la confiscation des terres par Israël. D’après lui, le problème serait encore plus grave et les similitudes entre l’apartheid et le système israélien plus nombreuses.

En comparant les deux situations, Lelyveld remarque que, proportionnellement, Israël s’est approprié autant de territoires que le régime raciste d’Afrique du Sud. Au temps de l’apartheid, existait un système très complexe de permissions destiné à réguler le déplacement des individus selon leur statut légal. Israël l’impose aujourd’hui à travers un régime similaire pour classer et limiter les allées et venues des Palestiniens. Le correspondant à Jérusalem du journal britannique The Guardian, Chris McGreal, ajoute pour sa part qu’« il existe peu d’endroits dans le monde où les gouvernements élaborent une série de lois sur les nationalités et les résidences conçues pour être utilisées par une partie de la population contre l’autre. L’Afrique du Sud de l’apartheid en fut un. Israël en est un autre (7). »

Chris McGreal a été également le correspondant du Guardian pendant dix ans en Afrique du Sud. Les comparaisons qu’il établit entre les aspects de la domination israélienne sur les Palestiniens et ceux de l’apartheid confirment les similitudes non seulement dans les formes d’oppression mais aussi dans la souffrance infligée. Les services publics offerts par la municipalité de Jérusalem, par exemple, sont souvent meilleurs pour les Israéliens que pour les Arabes qui vivent dans la partie annexée de la ville. Peu après la publication dans The Guardian des articles sur les comparaisons et les étroites relations militaires qui existaient entre le régime de l’apartheid et Israël, le Committee for the Accuracy in Middle East Reporting in America (Camera) l’a accusé de mentir et de falsifier des faits pour délégitimer Israël (8).

En réalité, l’accusation qui pèse sur Tel-Aviv de mettre en place un système similaire à celui de l’apartheid est de plus en plus fréquente en Israël même. Pour des personnes critiques du gouvernement – tel le courageux avocat Daniel Seidemann, qui défend les Palestiniens depuis des années en s’appuyant sur les lois israéliennes – et pour les organisations de défense des droits humains, c’est une évidence. Divers auteurs ont exploré ces deux scénarios – apartheid sud-africain et occupation israélienne des territoires palestiniens. La Fondation sociale-démocrate allemande Friedrich-Ebert, par exemple, a publié trois études sur le processus de négociation et de transition sud-africaine et sur les enseignements qui pourraient en être tirés pour parvenir à un processus de paix entre Israël et Palestine (9).

L’exclusion des Palestiniens a débuté en 1948, avec l’expulsion de sept cent cinquante mille d’entre eux. Cette politique se poursuit par divers moyens de harcèlement destiné à les pousser à abandonner leur lutte pour l’existence d’un Etat, à partir ou à accepter de vivre dans des zones éloignées, réduits au rang de citoyens de deuxième classe (selon cette interprétation, le retrait israélien de Gaza a été une forme d’enfermement pour sa population). Dans un livre très documenté, Ilan Pappe décrit les formes répressives et institutionnelles que son pays a utilisées pour déplacer la population palestinienne et la soumettre à un statut de citoyens de seconde zone (10). Allant beaucoup plus loin que l’ancien président Carter, Pappe considère que si le « nettoyage ethnique » signifie « l’expulsion par la force d’une région ou territoire particulier afin d’homogénéiser une population mixte ethniquement » et si « l’intention de cette expulsion est de provoquer l’évacuation de la plus grande majorité de résidents, mettant tous les moyens à la disposition de celui qui expulse », alors Israël a pratiqué cette procédure durant six décennies.

Une situation destructrice pour les Palestiniens mais également pour la société israélienne. Un article de la revue juive Tikkun, publiée aux Etats-Unis, indique que les idéaux du sionisme – créer un Etat qui fournisse un refuge à la communauté juive dans le monde et qui soit un modèle de liberté – ont été réduits à néant. « Le rêve sioniste est devenu un cauchemar, déclare Jerome Slater, en partie parce qu’il n’y a pas d’endroit plus dangereux pour les Israéliens qu’Israël et à cause du “péché originel” d’avoir dépossédé les Palestiniens de leur terre (11). »

Les critiques de M. Carter à l’égard d’Israël et des Etats-Unis se retrouvent, en plus détaillées, dans le récent ouvrage de l’Américain d’origine palestinienne Rashid Khalidi, également victime d’attaques systématiques depuis que l’université Columbia lui a attribué en 2003 la chaire Edward-Said et la direction de l’Institut d’études sur le Moyen-Orient de la faculté (12). Dans ses derniers ouvrages, Khalidi décrit la relation existant entre la conception impérialiste des relations américaines avec les Etats du Proche-Orient et la façon dont Tel-Aviv et Washington empêchent la formation d’un Etat palestinien (13). Le New York Post, qui l’a accusé d’antisémitisme en 2004, a également prétendu que la chaire Edward-Said était financée par certains gouvernements arabes.

Le harcèlement dont Khalidi est victime est devenu une pratique de plus en plus fréquente sur les campus universitaires des Etats-Unis. Diverses organisations, dont certaines étudiantes, sont chargées d’enquêter sur les dires et faits de professeurs qualifiés d’« antisémites », comme dans le cas de Khalidi, et de réaliser des films les accusant et les dénonçant. L’organisation de Boston The David Project, Center for Jewish Leadership réalisa un film en 2004 sur les supposés harcèlements d’étudiants juifs exercés par les professeurs Joseph Massad et George Saliba, de l’université Columbia (14). Sur le site Internet du David Project, on trouve une sélection de plus de trente articles critiquant le livre de M. Carter (15). Il existe également des groupes et des sites chargés d’analyser le travail d’organismes de défense des droits humains et de fondations américaines, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des politiques antisémites ou des appuis économiques à des organisations palestiniennes.

Accusant Khalidi de « ne pas être objectif (16) », Campus Watch organise de son côté une dénonciation systématique des prétendues déclarations contre Israël et les Etats-Unis dans les salles de cours. Dans une page Internet créée par l’anti-islamiste d’extrême droite Daniel Pipes, les étudiants sont encouragés à fournir des informations sur les professeurs (17). La tension autour des enseignants critiques à l’égard de Tel-Aviv a augmenté l’an dernier, lorsque deux prestigieux universitaires spécialistes des relations internationales ont publié un essai soulignant que les « groupes de pression juifs » aux Etats-Unis dominaient la politique extérieure américaine au Proche-Orient et que la guerre en Irak n’aurait pas pu avoir lieu sans le climat qu’ils ont créé (18). La réaction fut très dure.

Quelques mois plus tard, l’universitaire britannique Tony Judt, directeur du Remarque Institute (université de New York), spécialisé dans l’étude de l’Europe contemporaine, a également été victime d’une campagne lui prêtant des idées antisémites : il avait soutenu que la seule solution au conflit du Proche-Orient était l’existence d’un Etat israélo-palestinien intégrant les deux nations (19). Ayant eu des positions pro-israéliennes dans sa jeunesse, Judt est aujourd’hui considéré comme un traître. En octobre 2006, l’Anti-Defamation League exerça des pressions sur le consulat polonais à New York afin de faire annuler une conférence qu’il devait donner dans ce pays. L’annulation déclencha une rude polémique. Pourtant, Judt a réitéré que l’avenir d’Israël était compromis si ce pays continuait sa politique d’occupation répressive en Palestine, dans... un grand quotidien israélien (20).

Mariano Aguirre*
 http://www.monde-diplomatique.FR/2007/09/AGUIRRE/15081 
Fin article Vedrine-Sarkozy qui se trouve à la fin de INFORMATION (2):


troupes pour l’Afghanistan et à “aller dans les endroits où il y a des combats (contre les Taliban), même s’ils sont eux aussi victimes d’engins explosifs improvisés et d’attentats suicides”, ajoutant qu’il “applaudirait” si la France intensifiait son effort. Alors, une réintégration pleine et entière de notre pays au sein de l’Organisation aiderait-elle à la “transformation” de celle-ci ou aboutirait-elle à lui fournir toujours plus de chair à canon, en échange de quelques postes de commandement prestigieux mais illusoires puisque, aussi bien, tout est en dernier ressort décidé et ordonné par le Pentagone et la mafia neo-conservative dirigeant les Etats-Unis? Evoquant dans son rapport les tentations de “rentrer dans l’OTAN”, Hubert Védrine estimait que”La France prendrait un grand risque en s’en remettant pour sa politique étrangère à une nouvelle sainte alliance occidentale génétiquement programmée pour affronter pour des raisons idéologiques, sécuritaires ou autres les pôles non occidentaux, conduite par des Etats-Unis non influençables de l’extérieur et sujets à des accès d’aventurisme”. Tout comme notre pays “s’illusionnerait et s’affaiblirait gravement en s’en remettant à la problématique politique étrangère de la virtuelle Europe puissance, se déterminant à la majorité de ses 27 membres”. Evidemment, il est infiniment plus confortable pour Sarkozy et ses parrains d’outre-Atlantique d’avoir comme patron du Quai d’Orsay un Kouchner, qui fera de son mieux pour transformer notre antique ministère des Affaires étrangères et département de la Mondialisation (voir notre dernier n°), comme le lui a formellement enjoint le chef de l’Etat dans la «lettre de mission» qu’il lui a adressée le 27 août. C.-M. G - medved-igor@inbox.lv
Objet: l'UE finance des appels au meurtre
 
 Le cabinet ministériel israélien a décidé de déclarer la bande de Gaza sous occupation « entité hostile, » ce qui permettra à ses propres yeux de couper les approvisionnements déjà réduits en nourriture, eau, électricité et carburant que les détenus de la bande de Gaza étaient autorisés à recevoir. La décision a rapidement obtenue le support de la secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice. The Electronic Intifada, le 21 septembre 2007 http://electronicintifada.net/v2/article9002.shtml Israël est la puissance occupante dans la bande de Gaza, en dépit d’avoir enlevé ses colons en 2005 et après avoir transformé ce territoire qui héberge près d’un million et demi d’habitants --- la plupart du temps des Palestiniens réfugiés --- en la plus grande prison en plein air au monde qu’il assiège et bombarde depuis l’extérieur. En vertu du droit international, Israël est responsable du bien-être du peuple dont il contrôle les vies et les terres. Il y a eu à peine quelques faibles bêlements de protestation de la part de Ban Ki-moon, le sécrétaire général des Nations Unies (une « telle étape serait contraire aux engagements d’Israël envers la population civile en vertu du droit international, des droits de l’homme et du droit humanitaire ») et de la part de l’Union Européenne - « [la Commission Européenne - CE] espère qu’Israël ne trouvera pas nécessaire de mettre en application les mesures pour lesquelles les décisions [du cabinet] ont fixé hier le cadre. » Quoi ? La CE espère qu’Israël ne trouvera pas nécessaire de couper les approvisionnements en eau à 1,5 million de personnes dont la moitié sont des enfants ? Ces rappels servent uniquement à souligner qu’Israël agit dans un contexte où « la communauté internationale » s’est accoutumée à un discours qui prône l’extermination des Palestiniens - politiquement et physiquement. Yossi Alpher, par exemple, un ancien directeur du centre Jaffee pour les études stratégiques à l’université de Tel Aviv et autrefois conseiller spécial de l’ancien premier ministre israélien Ehoud Barak, explique de sang-froid cette semaine qu’Israël devrait assassiner les dirigeants démocratiquement élus qui ont remporté les élections législatives palestiniennes en janvier 2006 - demandant que l’on « décapite la direction du Hamas, militaire et ‘civile’». En vérité, admet-il, il y aurait un prix possible à payer : « Israël payerait alors assurément un prix en termes de condamnation internationale, en particulier si des civils innocents étaient tués », et parce que « Israël viserait vraisemblablement les dirigeants légalement élus du Hamas qui ont gagné une élection tout à fait régulière ». Néanmoins, une telle condamnation serait rapidement oubliée et, argumente-t-il, « c’est un mode de revanche et de dissuasion dont l’efficacité a été prouvée », et par conséquent, ceci est « une option intéressante à considérer ». * Alpher n’a pas incité au meurtre d’hommes politiques démocratiquement élus dans un journal marginal de droite, mais dans le bulletin en ligne Bitterlemons financé par l’Union Européenne qu’il a fondé avec l’ancien ministre de l’Autorité Palestinienne Ghassan Khatib. Quel journal publierait un appel par un Palestinien — ou n’importe qui d’autre — pour appeler à l’assassinat du premier ministre israélien ? Alpher ne se soucie vraisemblablement pas que des visas lui soient refusés pour participer à des conférences dans l’Union Européenne, ou qu’il ne puisse recevoir d’invitations venant d’universités américaines. L’histoire nous prouve qu’il peut se sentir confiant et qu’il ne souffrira aucune conséquence. En effet, dans le climat politique actuel, n’importe quelle tentative d’exclure Alpher pourrait même être présentée comme une attaque contre la liberté universitaire ! Les déclarations qui réduisent les Palestiniens à une simple existence biologique à laquelle il peut être mis fin sans aucun doute moral ne sont pas des exceptions. En mai, comme cela est rapporté par le Jerusalem Post, l’ancien rabbin sépharade Mordechai Eliyahou a publié en Israël un décret religieux adressé au premier ministre et déclarant « qu’il n’y avait absolument aucune prohibition morale contre le massacre aveugle de civils pendant une offensive militaire massive sur Gaza visant à faire cesser les tirs de fusées » (Top Israeli rabbis advocate genocide - The Electronic Intifada, 31 mai 2007). Je n’ai pu trouver aucun communiqué venant d’aucun responsable israélien condamnant l’ordre d’Eliyahou. Et, dans un blog daté du 6 septembre, un conseiller de Rudolph Giuliani, candidat bien placé à l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine, a appelé à « couper les services à l’Autorité Palestinienne aussi bien qu’une foule d’autres mesures, telles qu’interdire tout transport [dans les territoires palestiniens] de personnes ou de marchandises au delà des nécessités de base, appliquant la peine de mort contre les meurtriers, et rasant les villages d’où des attaques sont lancées. » Ceci, a indiqué le conseiller, « ferait que les Palestiniens seraient impressionnés par la volonté israélienne de survivre, et rapprocherait leur possible acceptation de l’état juif ». (Giuliani Advisor : Raze Palestinian Villages - Ken Silverstein, le Harper Magazine, 14 sept 2007). Giuliani n’a fait face à aucun appel d’autres candidats pour écarter le conseiller en question pour avoir préconisé des crimes de guerre à motivation etnique et religieuse. En effet la présence d’une telle personne dans sa campagne pourrait même représenter un des ses atouts. La dernière déclaration gouvernementale israélienne est faite alors que les Palestiniens cette semaine ont commémoré le 25ème anniversaire des massacres des camps de réfugiés de Sabra et Shatila à Beyrouth, dans lesquels étaient partie prenante d’actuels dirigeants politiques et militaires israéliens. Nous pouvons nous dire que le déshumanisation des Palestiniens et d’autres Arabes par les Israéliens, le meurtre presque quotidien d’enfants, la destruction des communautés et la ségrégation raciste à l’encontre de millions de personnes ont été tellement normalisés que si ces massacres se produisaient aujourd’hui, Israël n’aurait pas besoin de passer par l’exercice compliqué consistant à nier sa culpabilité. En effet, la dite « communauté internationale » s’en rendrait à peine compte. Ali Abunimah est cofondateur d’Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse Traduction : [AI0 - Info-Palestine.net ] * Traduction intégrale et diffusion par Les Amis belges de Shalom Archav : Décapiter le leadership du Hamas < 
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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 16:30
Bonjour, 

Aujourd'hui, pas d'article. Je me contenterai de vous transcrire la Lettre Ouverte que les enseignants ont envoyée à Nicolas Sarkozy. Syndicats d'enseignants, de lycéens et d'étudiants répondent au texte-programme que leur a adressé le Chef de l'Etat.

Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n'y a rien de plus urgent ! Vous semblez découvrir ce que nous n'avons cessé de dénoncer : Après des années de progrès constants, de hausse du niveau de formation des jeunes, le système éducatif peine encore à remédier à l'échec scolaire de milliers de jeunes en difficulté.

Mais il est d'autant plus urgent de traiter cette crise qu'elle s'inscrit dans une société où grandissent les inégalités sociales et territoriales. Les difficultés dans l'école renvoient à des difficultés vécues au quotidien hors de l'école par des milliers d'enfants et de jeunes. Non, tous les enfants n'ont pas les mêmes chances au départ, tous les jeunes n'ont pas les conditions de vie, de santé, d'équilibre qui leur permettent, sans accompagnement, d'accéder aux apprentissages, de se projeter dans l'avenir.

Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, combattre les inégalités sociales et le danger que représenterait l'instauration d'une école à deux vitesses, ouvrir un avenir positif pour tous les jeunes, rien de plus difficile, rien de plus compliqué sans doute, mais rien de plus indispensable pour les jeunes, pour nous, pour l'avenir du pays. C'est pourquoi l'école doit réussir à se transformer.

C' est ce défi-là que doit relever le service public d'éducation, parce qu'il est le seul à pouvoir le faire, pour tous, et pas seulement pour les plus favorisés ou "les méritants".  . C'est une question d'avenir, c'est un enjeu de démocratie. "Egalité des chances" ou "ambition-réussite", ces grands mots tout comme les polémiques stériles  sur les méthodes d'enseignement, ne peuvent tenir lieu de politique de tansformation démocratique de l'école.



Au contraire, supprimer des milliers de postes, réduire l'offre d'enseignement pour tous, libéraliser la carte scolaire pour laisser se développer des ghettos scolaires, jouer la concurrence entre établissements, annoncer un collège éclaté, favoriser l'école privée, c'est MENACER GRAVEMENT LE SERVICE PUBLIC.  

Comment avancer avec une politique guidée par la seule réduction des coûts  ? Tristement historique, la suppression de 11 200 emplois dans l'Education Nationale (et peut-être plus dans les années à venir), s'ajoutant aux milliers déjà subies, annonce encore plus de précarité, de difficultés, pour tous, personnels, familles, élèves. C'est inacceptable.

L'école, les enfants, et les jeunes méritent mieux ; L'avenir des enfant d'aujourd'hui, leur formation de citoyen et leur insertion personnelle ne peuvent pas se réduire à un problème de "rentabilité" du système, encore moins s'organiser en sélections successives avant le collège, les lycées ou l'université.

Leur avenir se joue dès la maternelle, il se joue dans des classes moins chargées, dans un collège pour tous, dans la mise en oeuvre de pédagogies et d'organisations prenant en compte chacun, permettant l'accès de tous aux savoirs, à la culture. Il se joue certes avec des études dirigées, mais aussi et surtout avec un meilleure cohésion de la communauté éducative, des enseignants formés, des personnels pour accompagner, aider à tous les niveaux enfants et adolescents.
 
SOURCE :   www.gaucheavenir.info

Je reviendrai sur la question de l'enseignement de manière plus approfondie.



Prochains articles :
 
- La manifestation des journalistes pour l'indépendance de la presse, à laquelle j'ai assisté le 4 octobre à Paris.
- Deshumanisons, deshumanisons (2) .
- Apocalypse now : Préparatifs de la guerre contre l'Iran...  et contre la Syrie (car personnellement, je suis persuadée que l'Axe du Mal Etats-Unis-Israël-France de Sarkozy  ne se contentera pas de bombarder l' IRAN. Dans la foulée, la SYRIE sera touchée). Pauvres peuples soumis aux décisions irresponsables de leurs dirigeants affairistes.
- La France en 2010.
- Douce Amérique...
- Douce terre d'israël...
Et bien sûr, la suite des raisons de l'échec de la gauche, les médias de propagande, le système éducatif en péril, les menaces pesant sur nos libertés...etc... articles entrecoupés de dépêches sur ce que l'on vous cache, puisque j'en reçois de partout.

Abonnez-vous,  voyez  newsletters,  c'est gratuit.
Recommandez ce blog d'information et... de résistance au désordre établi.

Je vous recommande chaudement la lecture du nouveau blog d' ADRIANA pour le NOUVEL OBSERVATEUR, qui éclaire sur la marche du monde (ex., articles sur la fin programmée de la démocratie...) :
http://www.syti.net/Topics2.html 


Voyez aussi le réseau Oulala.net (j'y ai d'ailleurs plusieurs articles),  ou l'Aviseur International  (cf. mes Liens).  Ce sont des sites incontournables pour une bonne information, celle que les Médias serviles ne vous donnent pas, naturellement.


RUBRIQUE PALESTINE :

Un mot : Depuis que Sarkozy a posé sa candidature à la Présidentielle, et qu'il a ses petits amis à FR2, en particulier M. Darmon, son journaliste attitré chef adjoint du service politique (!) , la question palestinienne n'est plus traitée de manière objective comme avant (l'excellent Charles Enderlin n'intervient presque plus), on n'y montre plus du tout la souffrance indescriptible des Palestiniens, on n'a même pas évoqué semble-t-il l'anniversaire de la guerre de 6 jours aux conséquences si dramatiques pour la région ; non, on évoque les problèmes des Israéliens ou comme ce 5.10.7, leur magnanimité (!), lorsqu'ils accueillent quelques réfugiés du Darfour  ( qui pourront d'ailleurs avantageusement remplacer les ouvriers Palestiniens - traités comme des pestiférés - ,  pour un coût encore moindre) : "Les Israéliens apportent du bonheur aux réfugiés du Darfour", entend-on aux Infos du 20 heures. Vous voyez ce qu'est une télé de propagande, de surcroît communautariste ? Le martyr des Palestiniens est occulté, et les projecteurs sont braqués sur l'occupant pour nous le rendre sympathique, au moment même où il va déclencher avec Bush et Sarkozy une nouvelle guerre pour régner sur la région,  en maître absolu au milieu d'un champ de ruines...  riche en ressources minières ! 

Alors, évidemment, quand on entend dire que les Israéliens "apportent du bonheur", on atteint des sommets dans la  DESINFORMATION.  Bientôt, les Français seront prêts à entrer en guerre contre l'Iran,  derrière Sarkozy l'Américain inféodé à Israël ! Ils auront été manipulés pour suivre aveuglément Sarkozy dans ses folles et ruineuses équipées .

FR2 s'est spécialisé dans la préparation des esprits à accepter les mesures impopulaires, celles de Sarkozy en matière de politique intérieure comme celles de politique extérieure.

 CONSOMMATION : 

Rappel : Restez à EDF ! Les prix des concurrents seront certes attractifs, mais au début seulement, et ensuite ils grimperont plus que ceux du  fournisseur officiel ; il sera en principe trop tard pour revenir en arrière. 

Regardez le fonctionnement de France-Télécom : Fini, le service public ! Tout est plus cher, vous n'avez même plus la possibilité, comme avant, de vous faire poser gratuitement une deuxième ligne de téléphone ! Aujourd'hui, tout est payant, et plus onéreux qu'avant. Voulez-vous vraiment voir vos services public privatisés ? Soutenez Sarkozy !
Mais vous en repentirez .... et vos descendants ne pourront plus revenir en arrière !



   
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 16:13
Bonjour. La situation est grave. La France va certainement rentrer en guerre aux côtés de ses nouveaux amis Américains. L'indépendance de la France voulue par de Gaulle et les Français est morte. L'orientation de mon blog change : Entre mes articles, de moins en moins teintés d'humour au fur et à mesure que nous nous acheminons vers la catastrophe peut-être nucléaire, j'intercalerai des communiqués qu'on m'envoie de partout, de France comme de l'Etranger, politiques ou géopolitiques. Tout se tient aujourd'hui. Les apprentis-sorciers Bush, Olmert, Sarkozy, Kouchner ... nous préparent le pire, mon devoir est d'informer - et de vous inciter à résister. C'est parce que les citoyens sont restés les bras croisés que le pire s'est produit en 39-44. Cela ne doit plus se reproduire. Notre devoir est de résister à l'intolérable que des illuminés nous préparent. Et j'appelle la Gauche à sortir de son inertie et de ses querelles pour s'engager. Voilà une cause dans laquelle les Français se reconnaîtront. En avant, tous ensemble, l'heure est très grave !

Voici un communiqué pour mieux comprendre la situation.

Les Français se déchirent à propos de la politique extérieure de la
présidence Sarkozy, notamment la politique iranienne. Ils parlent
d’alignement sur les USA. Le débat est compréhensible, il est même
nécessaire et essentiel, — mais il est peut-être un peu prématuré
(l’alignement, on verra…) et il se pourrait surtout qu’il avérât
dépassé avant même d’avoir été sérieusement lancé. On peut
craindre, aux derniers échos de Washington, qu’un problème autrement
plus grave nous sera posé dans les 12-18 mois qui viennent.

Rappelons d’abord la note publiée le 23 septembre sur ce site,
concernant le candidat (favori) à la désignation républicaine pour
les présidentielles de 2008, Rudy Giuliani, qui dévoile un programme de
politique extérieure de plus en plus extrémiste, qui fait paraître
modéré un GW Bush. Cette nouvelle est significative. L’extrémisme
maximaliste est en train de devenir la norme républicaine, et elle
pourrait, elle devrait devenir bientôt la norme américaniste tout
court. C’est au son de la surenchère que se dérouleront les prochains
quatorze mois washingtoniens. A cette lumière, on doit constater
plusieurs points préoccupants:

• Les extrémistes néo-conservateurs, qu’on jugeait complètement
décrédibilisés en 2004 et promis à la marginalisation tiennent
toujours le haut du pavé du point de vue de ce qu’on nommerait leur
“influence implicite”. Cela semblerait être un paradoxe puisqu’ils
ont été pour la plupart éliminés de l’administration et qu’ils
ne constituent plus l’essentiel de l’attraction à Washington. Mais
leur esprit s’est installé victorieusement et règne partout. Cela
constaté, on peut se demander s’il ne s’agirait pas d’un constat
qu’il serait plus approprié de renverser. L’esprit des
néo-conservateurs a si complètement et justement traduit l’esprit du
temps à Washington qu’il survit à l’élimination politique presque
complète du groupe et qu’il prospère. (Par contre, les
néo-conservateurs restent toujours aussi actifs hors du gouvernement,
baignant dans les financements type-Murdoch et sans la moindre gêne
pour
l’accumulation d’erreurs politiques constituées sur des mensonges
archi-démontrés. Leur souffle ne semble devoir être jamais coupé de
ce point de vue, leur impudence est sans fin, leur zèle idéologique les
met à l’abri de tout trébuchement.)


• Les diverses évolutions catastrophiques sur le terrain en Irak, le
scrutin radicalement anti-guerre de novembre 2006aux USA,
l’impopularité de la guerre, rien n’a réussi à modifier de
façon durable et réelle l’attitude du personnel politique. La guerre
reste une sorte d’objet sacré, une relique et l’objet essentiel du
culte contre lesquels il est bien difficile de s’élever. Mieux, —
c’est-à-dire pire: on ne voit pas une réelle conscience de cette
emprisonnement psychologique, encore moins une volonté de s’en
échapper. L’establishment washingtonien ne se perçoit pas comme
vraiment prisonnier de l’Irak bien qu’il le soit à 100%. Il continue
à croire à la justesse de cette guerre et rejette en général la
faute de son déroulement catastrophique sur des erreurs de “gestion”
et, de plus en plus, sur les Irakiens et le gouvernement irakien qui ne
“comprennent” pas la valeur de la pédagogie US, compris la
pédagogie des bombardements de l’U.S. Air Force. L’obsession
irakienne est un filtre impitoyable par lequel passent toutes les
considérations de politique extérieure.

• La tendance actuelle, après l’audition de Petraeus qui a mis en
évidence combien l’establishment, démocrates compris, était
effectivement enchaîné à la guerre en Irak, est une remontée de
l’influence des républicains devant laquelle les démocrates ne
peuvent que céder. L’Irak est sacré et l’on en revient à
l’élargissement de cette sacralisation à la guerre contre la terreur.
Désolé (il est anti-guerre), le sénateur Hagel constate (dans le Los
Angeles Times du 24 septembre), en se référant à l’extraordinaire
polémique sur la prison de Guantanamo (le regain de soutien à ce centre
de détention illégale aux conditions inhumaines):

«“It’s a Republican litmus test this year,” complained Nebraska
Sen. Chuck Hagel, one of the few GOP lawmakers calling for the swift
closure of Guantanamo.

»“The Republican Party has won two elections on the issue of fear and
terrorism,” Hagel said. “[It’s] going to try again.”»

• Les démocrates font de plus en plus leur deuil de tout programme
ayant une certaine coloration anti-guerre. L’évolution d’Hillary
Clinton est symptomatique. Après une période colorée d’un certain
engagement dans la critique de la guerre, elle semble désormais revenue
à une position dure. Le journaliste David Brooks, cité le 25 septembre
par Andrew Sullivan, remarquait : «On “This Week With George
Stephanopoulos,” Clinton could have vowed to vacate Iraq. Instead, she
delivered hawkish mini-speeches that few Republicans would object to.
She
listed a series of threats and interests in the region and made it
clear
that she’d be willing to keep U.S. troops there to handle them.» Le
même Sullivan estime que GW Bush pourrait avoir conclu que Hillary
serait
la mieux placée pour poursuivre sa “politique” en Irak.

• Il résulte de tout ce qui précède, comme on l’a déjà noté
récemment, que le président GW Bush, le président marginalisé et
ridiculisé, continue à tenir ferme la barre de la catastrophe
irakienne. Au contraire, ces divers développements tendent à renforcer
son autorité. Il ne s’agit pas d’une re-légitimation de GW Bush
mais bien d’un prolongement électoral, avec tout ce que cela suppose de
fausseté, de démagogie et de surenchère. GW est peu à peu remis en
selle parce qu’il devient indirectement un enjeu du scrutin, par
l’intermédiaire de son parti qu’il a lui-même (GW) enchaîné à
sa politique. On s’exclamera que sa popularité est en-dessous de 30% et
qu’on ne peut parler de “remise en selle” ; on répondra : et alors?
Le Congrès est bien à 23% de popularité.

L’indifférence pour le sentiment populaire
Subrepticement durant ces dernières semaines, la situation
washingtonienne a achevé son renversement après l’intermède des
débuts du Congrès démocrate qui fit croire presque unanimement que
l’Amérique était entrée dans un conflit institutionnel majeur qui
allait notamment occasionner une paralysie de l’exécutif à
l’avantage du Congrès. Las, l’illusion du Congrès n’a pas tenu
longtemps. La situation en est revenue à la norme post-9/11, qui est
celle d’un establishment enchaîné à cet étrange fascination que
suscite la guerre en Irak et tout ce qui va avec, et d’ailleurs
revenant
à cet élargissement de l’enchaînement au “tout ce qui va avec”,
c’est-à-dire essentiellement la guerre contre la terreur, comme en
2002-2005.

On imagine ce que vont être les 13 prochains mois d’ici l’élection
présidentielle maintenant que le train du virtualisme est lancé à
pleine vitesse. Il s’agira d’une montée paroxystique à la
surenchère démagogique selon plusieurs axes, tous mobilisateurs, tous
ultra-patriotards.

• Le soutien des forces en Irak. Le stupéfiant épisode concernant
l’annonce anti-Petraeus de l’organisation MoveOn.org parue dans le New
York Times, débouchant sur un vote du sénat sans précédent (72
votes contre 25 condamnant l’annonce), montre une sacralisation des
forces armées. Ce n’est bien entendu pas la réalité
(catastrophique) de ces forces qui est révérée mais l’image qu’on
s’en fait, que le virtualisme en fait. La chose fait particulièrement
l’affaire en période électorale, avec le sentiment patriotard qui est
partout.

• Le soutien à Israël. C’est à peu près aussi impératif que
de se mettre au garde à vous à genoux devant la bannière étoilée,
de chanter sans fausse note God Bless America et toute cette sorte de
choses. Il ne faut plus chercher à comprendre, nous sommes au-delà du
complot, de l’influence, du lobbying. Cela n’est plus rationnel. Aucun
candidat normalement constitué ne peut manquer de faire sa dévotion à
Israël, comme on brûle un cierge. Bien entendu, ce soutien
complètement aveugle à Israël, impérativement la tendance droitiste
du Likoud, signifie un engagement belliciste systématique.

• La possible guerre en Iran, dont tout le monde s’effraie mais qui
répond à une logique (la guerre) à laquelle on ne résiste pas
aujourd’hui à Washington, constitue une pression permanente pour la
surenchère belliciste et, curieusement, un argument de plus pour la
guerre en Irak. (“Curieusement”, parce que l’Irak expose les troupes
US à des représailles iraniennes. Le Washington politique ne raisonne
pas en termes tactiques mais en termes politiciens. L’Iran par rapport
à l’Irak et vice-versa, cela fait partie de la vanité
washingtonienne. Plus on fait la guerre, si possible catastrophique,
plus
on rêve d’en rajouter.)

• Il n’y a plus aucune référence au sentiment de la population US
sur la guerre en Irak (et la guerre contre la terreur), — complètement
hostile, comme on le sait. Alors que tout le reste est mesuré à
l’aune des sondages, on dirait que ce domaine échappe, aux yeux des
politiciens, au sentiment populaire. Il n’y a pas un fossé, il y a deux
mondes différents. Quoi qu’on en veuille, cette rupture acceptée,
actée, est un phénomène sans précédent qui ne sera pas résolu
si l’on accepte la perspective d’une indifférence entre ces deux
mondes ou qui sera résolu par des voies originales,
extra-constitutionnelles.

… Mais ce qu’on décrit n’est décidément pas une situation
normale. C’est une sorte d’environnement de pathologie, une sorte de
folie collective qui a progressé à pas de géant depuis six ans à
Washington et atteint un nouveau paroxysme. Nous estimons que,
contrairement au processus habituel, la description que nous avons
faite
n’est pas celle d’une situation normale pré-électorale où l’on
fait des promesses qu’on oubliera ensuite. Au contraire, cette campagne
devrait être vue comme une préparation, une mise en condition pour un
nouveau “pas en avant”, qui va établir le véritable programme du
futur président : belliciste, maximaliste, la poursuite de GW Bush en
bien plus ambitieux, avec un mandat renouvelé, renforcé, élargi.
Finalement, les personnalités ne comptent guère, parmi tous ceux qui
sortent en série du système; seule compte l’influence
prépondérante du système sur eux.Voilà l’analyse que nous faisons
d’une capitale qui a définitivement sombré dans un virtualisme
d’une guerre maximaliste et sans fin ; l’Irak, et comment! l’Iran
peut-être ou bien sans doute… Le reste, la guerre contre la terreur, la
Long War, tout ce que vous voulez, — tout sera déballé pendant cette
campagne…

Voilà le véritable problème qui attend en 2009 les dirigeants
européens, ceux qui, utilisant la raison pour comprendre l’Amérique,
jurent qu’en 2009 on soufflera, qu’on fera enfin de l’après-Bush.
Ce n’est pas notre avis. Washington est entré dans un processus qui
s’apparente à une certaine folie, — même, pire, — à une
réelle folie… C’est le problème central du monde, aujourd’hui, la
colonne vertébrale de notre crise générale.

(Source: http://www.dedefensa.org)
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 19:00

301-copie-2.jpgBonjour,

De grands dirigeants de la planète nous préparent des Apocalypses. J'emploie le pluriel volontairement. Certes, on peut craindre le pire, une guerre mondiale nucléaire. Mais pas seulement. Il existe aussi ce que l'on appelle des conflits de basse intensité, qui peuvent à tout moment s'intensifier ou dégénérer. 

De toutes façons, il est clair qu'on prépare une nouvelle guerre effroyable derrière notre dos - j'y reviendrai prochainement - et à laquelle il faudra se résigner. A moins que....

Voyez-vous, je ne m'estime jamais battue d'avance. Et je crois que nous devons tous refuser l'intolérable qu'on nous prépare pour des raisons d'argent, de puissance. La prétendue démocratie qu'on veut exporter, c'est un mensonge. D'ailleurs la démocratie ne s'impose pas, elle se propose. Et s'il s'agit d'une DEMOCRATIE comme la nôtre, aux relents d'impérialisme, de totalitarisme (système économique unique, désinformation, pensée unique, etc) et de poudre, autant songer à des alternatives.

Je vais droit au but : Cette guerre, il faut la refuser dès aujourd'hui. Inutile d'attendre qu'elle soit déclenchée. Si l'on doit agir, c'est maintenant, préventivement. Attention, il n'est pas exclu non plus qu'on nous prépare une guerre pour faire diversion, pour nous faire oublier que commence à s'opérer en ce moment la consolidation complète et définitive de l'ultra-libéralisme, avec des hommes comme SARKOZY, libéralisme que pourtant 
les peuples rejettent dans leur ensemble.

Je propose donc : 

1) Que la GAUCHE sorte de sa torpeur et de ses querelles fratricides. Et qu'elle s'engage sur tous les fronts : Contre la politique ultra-libérale de Sarkozy qui opèrera un transfert des plus pauvres vers les plus riches, comme aux Etats-Unis. Mais aussi d'urgence contre la guerre qui se prépare. Les peuples peuvent et doivent faire barrage !

2) Et à propos de barrage, justement, je propose aux touristes épris de paix de se porter volontaires en Iran comme BOUCLIERS HUMAINS. S'il y a des Américains ou des Israéliens en nombre, les faucons hésiteront peut-être.

3) Tous les bloggueurs doivent se mobiliser. Comme contre la Constitution libérale européenne. Les petits fleuves font les grandes rivières.

4) Il faut installer des tentes du refus de la guerre en face du Parlement, et près de l'Elysée ou des Ministères (de la Défense, etc).

5) Transformons-nous tous en hommes et femmes-sandwiches puisque les MEDIAS sont cadenassés par Sarkozy. Nous devons informer les Français de ce qui se passe réellement, de ce qui se prépare. L'information dans la rue, dans les bars, partout ! Et distribuons des tracts !

6) Il faut frapper l'opinion. Je propose ( Internet prendra le relais de cette idée) qu'on appelle les FEMMES de tous les pays, mères, épouses, fiancées, soeurs, cousines, amies, etc,  à organiser au même moment une grande manifestation contre la guerre et les guerres. Les hommes seront invités à se joindre, les enfants aussi. Les "veuves et les orphelins" doivent crier haut et fort leur dégoût de la mort.

7) Je propose que les peuples exigent un REFERENDUM
 populaire avant toute guerre.

8) Faisons le guet devant les sièges des grands médias, Interpellons les journalistes serviles. Inondons les rédactions de nos communiqués de protestation. Et n'oublions pas d'harceler l'homme de gauche (tu parles !)-médecin humanitaire-émissaire de la paix KOUCHNER, en lui rappelant que les guerres ne font qu'aggraver les problèmes.

9) Organisons des défilés de protestation.

10)  Le IO e commandement du bon citoyen ? J'ai épuisé toutes mes idées. A vous, dans cet emplacement, d'inscrire la vôtre et de la faire connaître.

Voilà. Mais je n'en ai pas fini. Regardez bien mon visage, en noir et blanc, sur la photo. J'avais trente ans. (Si vous voulez me voir aujourd'hui, regardez la photo avec la rose, c'est moi pas mal d'années plus tard, fidèle au poste. Et toujours aussi en forme). Donc, regardez cette photo : C'est celui d'une femme, d'une mère de trois enfants, d'une soeur, on pourrait mettre n'importe quelle photo à la place, comme dit la chanson, toutes les femmes sont belles. Alors oui, ce visage est celui d'une femme qui veut vivre, d'une mère qui veut un avenir pour ses enfants. Messieurs les va-t-en guerre américains, israéliens, français, pensez à nous avant de programmer une nouvelle boucherie. Nous ne voulons pas devenir veuves, nous ne voulons pas que nos enfants soient orphelins. Nous ne voulons plus de destructions, plus de souffrances. 

Parce que vous, messieurs, pendant que vos soldats tuent et se font tuer, pendant que les ruines s'amoncellent, pendant que les femmes pleurent, pendant que les blessés se soignent comme ils peuvent, pendant que les petits châtons, à peine nés, agonisent sous les bombes, vous vous prélassez sur un yacht ou dans un ranch, et vos enfants sont à l'abri. 

C'est vous, M. BUSH, n'est-ce pas, qui vous vous êtes arrangé pour échapper au service militaire, laissant aux autres le soin de se faire tuer à votre place, quelle lâcheté. Et c'est vous aussi, M. Bush, qui n'avez jamais daigné vous déranger pour assister à l'enterrement d'un homme qui donne sa vie pour vos folies. M. Bush, vous méritez la potence. Vous finirez dans les poubelles de l' histoire. Et en enfer : c'est votre place. Vous savez, je suis très croyante. Un jour, au sujet d'une dénommée Claude, femme méchante et jalouse, le Père céleste m' a envoyé un songe. Cette dame allait régulièrement à l'Eglise, comme vous, Monsieur. Et dans ce songe, elle venait de passer de vie à trépas. Lorsqu'elle s'est présentée devant le Paradis, elle voulut entrer : "Ouh Ouh, c'est moi, Claude". Et aucune voix ne lui répondit, aucune main ne lui ouvrit la porte. Elle finit par s'impatienter : "Ouh, vous m'entendez ? C'est moi, Claude ! J'allais chaque dimanche à l'Eglise !" Alors, une voix lui répondit : " Je ne te connais pas. Car il y a deux Claude en toi, celle qui va à l'Eglise, et l'autre ". Et c'est la porte de l'enfer qui s'ouvrit pour elle.

Alors oui, M. Bush, vous le chrétien modèle, le missionnaire parfait, le défenseur du Bien, vous connaîtrez le même sort. Si vous échappez au Jugement des hommes, vous n'échapperez pas au Jugement de Dieu. 
Parce que vous êtes une ordure. Et les salauds vont en enfer. 

Et Kouchner le saint homme, il verra sa courbe de popularité dégringoler. Ce sera justice. On ne trompe pas indéfiniment les peuples. Un jour, ils relèvent la tête.

PALESTINE : La question palestinienne est au coeur de tous les conflits. Vous le savez, je suis une femme de paix. Et une adepte de la non-violence active. J'admire GANDHI et M. LUTHER-KING. On peut faire de grandes choses sans violence. On va même beaucoup plus loin.

Alors oui, puisqu'on vous affame lentement mais sûrement, par tous les bouts, et que personne ne se soucie plus de vous - il n'y a semble-t-il pas de pétrole sur votre lopin de terre - , je vous suggère de frapper un coup décisif pour faire avancer la cause de la paix, d'aller jusqu'au bout de la résistance, d'aller jusqu'au sacrifice suprême : ce sera un acte si fort, le plus grand de tous les temps peut-être, que je suis sûre que tous les criminels qui vous oppriment ainsi que leurs complices ou les marchands d'armes,  seront obligés de reculer pour ne pas porter la responsabilité de l'opprobe mondiale.

Mes amis, mes frères, mes soeurs, je vous invite à faire une grève générale de la faim, la grève de tout le peuple sans exception. Je crois que vous n'aurez pas à la faire longtemps. Le monde réagira.

Bonsoir, c'était votre Eva, qui pleure avec tous ceux qui souffrent et qui se réjouit avec tous ceux qui sont dans la joie.  

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 14:57



Bonjour,

Etant donné la gravité de la situation, les risques d'une guerre 
prochaine
dont je vous décrirai bientôt les préparatifs qu'on s'évertue à vous cacher,
j'ai décidé exceptionnellement de porter à votre connaissance un communiqué qui éclaire la situation sous un jour nouveau. Il est extrait d'un article du  journal RIVAROL, qu'on m'a complaisamment adressé dans un but d'information.

Le voici : 

"Afin de comprendre l’énorme contribution du gouvernement US à la
survie de son allié, il faut prendre en considération les colossaux
bénéfices réalisés par les fabricants d’armes et le rôle que
joue l’Etat sioniste dans l’expansion de l’impérialisme
américain. Il faut aussi rappeler que leurs relations se sont surtout
développées après 1967, date à laquelle Israël remporta la guerre
des Six Jours, s’imposant de ce fait comme superpuissance régionale,
permettant du même coup aux USA d’accentuer leur hégémonie dans
cette région du monde et de s’assurer le contrôle des richesses
pétrolières… (C’est de même à la fin des années 1960 et
début 1970 que l’Amérique prit l’habile décision de s’allier
non seulement à Israël mais aussi à l’Iran du Shah qu’elle
qualifiait de "nos deux yeux du Moyen-Orient" et "gardiens du Golfe".)

Dès lors, l’aide à Israël ne devait cesser de s’accroître,
passant de 24 millions de US$ en 1967 (avant le conflit) à 634 millions
en 1971, pour monter en flèche à 2,6 milliards de $ seulement trois ans
plus tard. Dans ce contexte, George Bush aurait donc poursuivi l’action
de ses prédécesseurs. Avec une différence notable. Passé maître
dans la rhétorique religieuse, Bush junior se dit porteur d’une
"mission divine" et se déclare garant d’un Nouvel Ordre Mondial ligué
contre les "forces du Mal", ralliant à sa croisade les leaders des
différentes églises américaines qui en font inlassablement
l’apologie et lancent l’anathème sur quiconque ose formuler une
objection… Qu’il s’agisse des évangélistes — Pat Robertson
ayant appelé à "l’assassinat de Saddam Hussein" ou Cal Thomas
demandant que la guerre en Irak "soit conduite comme le fut la 2e
Guerre Mondiale" — du méthodiste Chuck Colson, ex-conspirateur du Watergateaujourd’hui ministre des Prisons (ça ne s’invente pas!) parlant de
"légitime défense", du très médiatique Sean Hannity (catholique)
affirmant "l’obligation morale de l’Amérique de se battre pour toute
nation opprimée" ; du baptiste Jerry Falwell qui maintient que
"l’invasion de l’Irak est juste parce que… Dieu est pro-guerre!" ou
du gourou et prophète fanatique John Hagee, révérend du Friends of
Israel Gospel Ministry, qui lui, assure que "les USA doivent attaquer
l’Iran, et le plus tôt sera le mieux… car pire qu’Hitler!" — on
mesure l’ampleur de la mouvance néo-conservatrice… Pourtant, au vu de
la rareté de résultats positifs, du taux de mortalité parmi les
troupes américaines et de l’enlisement de la situation en Irak, de plus
en plus de voix osent contester.


Engagement formel

C’est à Crawford, dans sa résidence texane, que le président Bush
reçut en juin dernier les dirigeants de la communauté juive
états-unienne, réunis pour la première fois au complet. Cette
rencontre se voulut très discrète et la Maison-Blanche prit soin de ne
pas la faire figurer dans l’agenda présidentiel, priant la cinquantaine
de participants — représentants de différentes organisations
religieuses, politiques et sociales — d’en respecter la
confidentialité.

En compagnie de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, du conseiller
national de Sécurité Stephan J. Hadley, du chef d’état-major de la
Maison-Blanche Joshua B. Bolten et de son conseiller politique
personnel et
ami Karl Rove (démissionnaire fin août), George W. Bush passa plus
d’une heure à répondre à une série de questions concernant
l’Iran et la Syrie, la lutte contre l’extrémisme islamique et
particulièrement la situation dans la bande de Gaza aux mains du Hamas
— sujet épineux s’il en est, puisque confrontant derechef le
président américain à son dilemme: sa promesse d’aide à la
création d’un nouvel Etat palestinien et sa partialité incontestable
envers Israël…

En recevant Ehoud Olmert quelques jours plus tard, George Bush était
d’évidence conscient de leur baisse de popularité respective. C’est
pourtant avec l’aplomb qui le caractérise qu’il affirma: "Je suis
fermement engagé à assurer la sécurité et la viabilité
d’Israël ainsi que le maintien qualitatif de son armée… par un
nouvel accord de dix ans lui permettant de faire face à de potentiels
menaces et challenges…"


Spécificité de l’aide à l’Etat hébreu

Contrairement aux autres pays où les subventions sont versées
trimestriellement, l’aide à Israël est, depuis 1982, versée dans sa
totalité au début de chaque année fiscale, ce qui lui octroie
aussitôt un rapport d’intérêts dans les banques états-uniennes…

De plus:

— Israël est exempté de détailler la façon dont il dépense cet
argent, comme il est normalement stipulé dans les clauses ;

— le montant perçu représente approximativement un tiers du budget
total destiné aux crédits étrangers, ce qui semble démesuré
lorsqu’on sait que l’entité sioniste est placée "16e des pays les
plus riches avec un revenu per capita supérieur à celui de l’Irlande,
de l’Espagne et de l’Arabie séoudite" (cf. Zunes Stephen: "The
Strategic Function of US Aid to Israel", Washington Report, décembre
2002).

Ce qui revient à dire que pour une population de 6 millions (0,001% du
monde), Israël perçoit plus que l’Afrique, l’Amérique Latine et
les Caraïbes réunies (Egypte et Colombie non comprises), soit un
montant annuel de 3 milliards de US$ d’aide dite directe:1,8 milliard
(60%) pour l’armée et 1,2 milliard (40%) pour le civil (somme qu’à
la fin des années 1990, Benjamin Netanyahou s’était engagé à
réduire jusqu’à sa complète suppression…)

S’ajoute à cela une aide indirecte: subventions (équipement de lutte
anti-terroriste) et prêts spéciaux, le tout atteignant un total annuel
d’au moins 5,5 milliards de US$ (c’est-à-dire 15 068 493 $ par jour
et un coût de 23 240 $ aux frais des contribuables états-uniens).

D’après l’American-Israeli Cooperative Enterprise (AICE), de 1949 à
2001, les USA auraient ainsi versé 94 966 300 000 $ à Israël. Le
Washington Report on the Middle East , quant à lui, parle de 84 854 827
200 $. Le coût des intérêts à la charge du contribuable américain
s’élevant à 49 937 000 000 $, le montant total de l’aide serait de
134 791 507 200, donc plus de 134 milliards de US dollars…


En violation des lois américaines

Ce qu’on ignore généralement est qu’une grande partie de cette aide
[directe et indirecte] s’effectue en flagrante violation des lois
américaines.

— En effet, selon le Arm Export Control Act, l’armement fourni par les
USA à ses alliés ne peut être utilisé que pour leur sécurité
intérieure et en cas de légitime défense.

— D’autre part, le Foreign Assistance Act stipule que toute aide
militaire est interdite aux pays transgressant les droits de l’homme,
de
même qu’aux nations refusant de signer le Traité de
Non-Prolifération et n’acceptant pas l’inspection de leurs sites
nucléaires — ce qui est le cas d’Israël qui serait d’ailleurs en
possession d’un stock important de missiles F-16 et de 200 jets en
attendant la livraison d’une centaine d’autres du fabricant Lockheed
Martin…

Aussi peut-on rester rêveur en apprenant qu’en 2001, Israël obtint un
supplément de 800 millions de US$, officiellement pour couvrir le coût
de son retrait du Liban-Sud! Une gratification en quelque sorte, pour
[enfin] se conformer aux lois internationales!

Magnanime, Israël adresse en contre-partie, des dons privés à des
œuvres de charité américaines d’un montant tout de même
équivalent à un quart de son budget! Ils s’élèveraient à 1,5
milliard de $ par an… et sont sujets à dégrèvements.

Selon le Palestinian Monitor, l’Etat hébreu bénéficie de 50% du
budget du Foreign Military Financing (FMF), financement accordé dans
l’achat, l’entretien et l’entraînement à l’emploi d’armes US.
Des faveurs ont aussi été octroyées dans le passé à l’Egypte et
la Jordanie contre les traités de paix avec Israël en 1979 et 1994…

Il est intéressant de rappeler ici qu’en fin d’année 1993, alors
que beaucoup espéraient la viabilité d’un processus de paix entre
Israël et les Palestiniens, 78 sénateurs insistèrent auprès de
Clinton pour que soit maintenues les subventions militaires à Sharon,
sous le prétexte que les Etats arabes contribuaient à
l’approvisionnement massif des forces palestiniennes en armement
perfectionné. Ils omettaient évidemment de préciser que 80% de cet
armement provenait des USA! A noter aussi que l’influence exercée par
la Aerospace Industry Association (AIA) dans l’aide à Israël est
supérieure à celle du lobby AIPAC (notoire American Israel Public
Affairs Committee).

Comme en témoignait récemment le journal israélien Ynet News, la
situation actuelle est loin de faire l’unanimité: "Israël,
affirme-t-il, aurait fort à gagner à se débarrasser de l’aide
financière états-unienne… Depuis 1976, Israël est le plus important
bénéficiaire économique des USA et il est évident qu’être en
tête de liste des assistés — devant les pays du Tiers-Monde —, est
une atteinte à l’honneur national, déplore le journaliste qui ajoute:
Qui peut dire que malgré — ou à cause — du lobby pro-israélien,
l’Amérique ne se lassera pas d’un tel fardeau? Ne serait-il donc pas
plus sage de prendre l’initiative d’un désengagement qui permettrait
à l’industrie de défense israélienne de s’affirmer? Sa
réputation et ses ventes augmenteraient, stimulant l’économie du
pays… En outre, payer en monnaie israélienne tout achat à
l’Amérique, inciterait à la réciprocité les firmes
états-uniennes…"

Des propos qui dénotent indubitablement un certain malaise et
traduisent
les divergences d’opinion au sein de la population israélienne,
consciente que l’aide à son pays apparaît bien comme une arme à
double tranchant, le rendant tributaire de son puissant allié.


UNE RALLONGE DE 30 MILLIARDS DE $

Mais la BBC vient d’annoncer que le 16 août dernier, un accord avait
été signé à Jérusalem entre le Sous-Secrétaire d’Etat
américain Nicolas Burns et le directeur général du ministère des
Affaires étrangères israélien Aharon Abramovitz, assurant à
l’Etat hébreu une aide militaire de 30 milliards de US$ sur une
période de 10 ans. Soit +25% par rapport à l’aide actuelle sous le
prétexte selon Burns qu’il fallait garantir "la supériorité
militaire d’Israël" au vu de "sa situation difficile, au cœur d’une
région violente et instable".

Notons ici qu’il s’agit d’un accord implicite (Memorandum of
Understanding) et non pas formel (Agreement). Autrement dit, que cache
cette ambiguïté?

— Le premier versement d’un montant de 2,55 milliards de $ sera
effectué en octobre 2008.

— Les paiements annuels devraient atteindre 3,1 milliards de $ en 2011

— Cette aide servira à l’achat d’équipement militaire en
provenance de l’industrie de défense US dont 26,3% pourront être
cependant utilisés localement [en Israël].

Cet accord succède à l’accord d’armement passé le mois dernier
entre Washington et l’Arabie Séoudite, l’Egypte, le Qatar, Bahrein,
Oman et les Emirats arabes unis (auquel Israël dit ne pas être opposé
— et pour cause!).

Lors de son passage, Nicolas Burns a aussi rencontré le Premier
ministre
Ehoud Olmert, le ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et celui
de la Défense Ehoud Barak pour discuter de la sécurité régionale
car "le défi posé par l’Iran, le Hezbollah et le Hamas menace aussi
les Etats-Unis". Olmert pria son hôte de transmettre ses "remerciements
personnels" à Georges W. Bush et à Condoleezza Rice "pour leurs efforts
dans la conclusion de cet accord prouvant une fois de plus, l’intensité
de leur relations, l’engagement des USA dans la sécurité d’Israël
ainsi que dans son avantage qualitatif sur d’autres pays du Moyen
Orient". Certes, cette rallonge n’a pas encore reçu l’approbation du
congrès américain mais Burns reste persuadé qu’elle ne rencontrera
qu’une opposition minime. On le croit volontiers.

Michelle FAVARD-JIRARD."

_____

Sources: BBC, Business Week, Liberty Forum.




 
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