




Images d'Epinal
Les « images d’Epinal » étaient, au XIXe siècle, les ‘bandes
dessinées’ de l’époque. Elles
‘dessinaient’ l’actualité pour le bon peuple. Par exemple, cette ‘imagerie’ célébrait l'empereur Napoléon Bonaparte, sa famille, ses maréchaux, ses armées et ses victoires.
Ce faisant, l'expression image d'Épinal a pris au fil du temps un sens figuré, qui désigne une vision emphatique, traditionnelle et naïve, qui ne montrait que « le bon côté des
choses », telles que les autorités souhaitaient qu’elles fussent vues. Les colporteurs se chargeaient, ensuite, de diffuser à travers tout le
pays, ces ‘bandes dessinées’ coloriées pour la plus grande joie de la population.
En cette matière, grâce aux révolutions des sciences et des techniques,
l’information visuelle est passée du simple dessin à l’image photographiée et filmée. Et, de nos jours, le pouvoir s’en sert sans compter pour donner à l’actualité le sens qui convient à sa
politique.
Autant, pour les citoyens, les paroles « s’envolent » et n’ont plus de crédit, autant l’image fait foi de l’authenticité. Et sans même la truquer, par le truchement de la
télé, l’image dûment choisie, impose une vision uniforme de l’actualité, grâce au commentaire parlé ou sous-titré.
Le documentaire récent
« Apocalypse » prétend ainsi « nous faire vivre » la ‘réalité’ de la Seconde Guerre mondiale, en exposant des « images d’archives »,
incontestables, à peine retouchées par la couleur. Et pourtant, avec les mêmes images, mais avec d’autres commentaires, le sens serait inversé ! Ainsi, dans le film cité, rien qu’en chiffrant les atrocités allemandes (et pas seulement ‘nazies’), commises en Russie ou en Yougoslavie, le téléspectateur se ferait une opinion sur la guerre, différente de celle donnée par le
documentaire dans sa version passée à la télé.
Et, quotidiennement, dans les journaux télévisés, les fameux JT, images et commentaires de l’actualité sont choisis avec soin, pour imposer une seule et même
vision des évènements.
Imaginons
un instant la télé au temps de Vichy et de l’Occupation.
Certes, les images du « Maréchal », auraient tenu des « images d’Epinal », à l’égal des affiches obligatoires du ‘Pétain-aux-yeux-bleus’, qui ornaient bâtiments publics,
boutiques et murs de nos villes. Mais
au-delà de cette « saintsulpicerie » larmoyante, comment aurait-on présenté Montoire et la Collaboration ? Sûrement, avec les mêmes mots, utilisés aujourd’hui
pour justifier ce qu’on appelle « la réconciliation franco-allemande ». Et nous « montrer » « nos deux grands peuples, jusque là divisés et opposés », l’intérêt
« d’agir ensemble dans une Europe unifiée ». Peut-être aurions-nous pu voir des « images de Verdun », pour célébrer la fin de telles « boucheries ». Et le Chef de l’Etat avec le Chancelier se
congratuler.
Faisons un bond de soixante cinq ans
dans le temps.
Si aujourd’hui, sur nos écrans de télé, pour évoquer la dernière
guerre, nous étaient proposées des « images d’archives », authentiques et non contestées, d’Oradour, la brûlée vive avec la photo du général SS, qui l’a suppliciée, et qui fut,
jusqu’aux derniers jours de sa vie, en Allemagne fédérale, totalement protégé… quelle serait notre réaction aux ébats Sarkozy-Merkel, au son de « Deutschland über Alles » (« l’Allemagne au dessus de tout »), l’hymne officiel allemand débaptisé et débarrassé de ses deux premiers couplets ?
(1)
On pourrait évoquer aussi le « Mur »(2), en montrant une
Allemagne de l’Est, la RDA, entièrement dénazifiée, où l’on conduisait les enfants des écoles visiter systématiquement les camps de concentration, transformés en lieu de pèlerinage, et
visionner la montée d’Hitler au pouvoir et la foule allemande déferlante qui l’encensait. Et de l’autre, en
République Fédérale, la RFA, où régnait un Blobke, un dignitaire nazi, second du chancelier Adenauer, un ancien chef SS diriger les services de Renseignements, les maîtres de forges, les Krupp,
les Thyssen, tous ceux qui ont porté Hitler au pouvoir, diriger toujours l’économie. Devant un tel spectacle, librement exposé, que penseraient les Français ?
« Sage comme une image » n’est plus l’expression adaptée à
notre temps.
(1) Depuis 1991,
l’hymne officiel allemand se compose donc uniquement du troisième et dernier couplet. Celui-ci commence par les paroles « Einigkeit
und Recht und Freiheit » (Unité et Justice et Liberté). En Allemagne, bien que cela ne soit pas passible de poursuites, utiliser le premier couplet est généralement perçu comme
l'expression de vues politiques très à droite. (Wikipédia)
(2) Selon une étude récente de l’institut Forsa, alors qu’en 1989, 71% des Allemands de l’Est estimaient que leur vie allait s’améliorer suite à la chute du mur, ils ne
sont plus que 39 % à juger leur situation meilleure aujourd’hui.
Jean
LEVY
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article---39196130.html
http://eldiablo.over-blog.org/article-les-images-d-hier-et-d-aujourd-hui--39199937.html


wikipedia.
L'expression image d'Épinal a pris au fil du temps un sens figuré, qui désigne une vision emphatique, traditionnelle et naïve, qui ne montre que le bon côté des
choses.
Mardi 10 Novembre 2009
Combien de morts peuvent causer les privatisations? Ou mieux – si on peut faire le compte – quel a été le coût en vies humaines du passage du communisme au
capitalisme?
Ou encore: peut-on mesurer les
effets des recettes économiques dictées par les Eltsiniens (et les Clintoniens) dans le cadre de la transition des années 1990? Le compte a été fait. Publié dans une des plus
prestigieuses revues médicales internationales, la revue anglaise Lancet, 4 ans de travail, des modèles mathématiques complexes, se basant sur les données de l'Unicef sur la période 1989-2002.
La conclusion: les politiques de privatisation de masse dans les pays d'ex-URSS et en Europe de l'Est ont abouti à
augmentation de la mortalité
de 12,8%. Ou encore, elles ont causé la mort prématurée d'1 million de personnes.
Cela
ne veut pas dire que des estimations n'avaient pas déjà été faites. L'agence de l'ONU pour le développement, l'Undp, en 1999 avait compté 10 millions de personnes disparues dans le choc du
changement de régime, et l'Unicef même avait parlé de 3 millions de victimes.
L'étude de Lancet (réalisée par David Stucker, sociologue à Oxford, Lawrence King, de l'Université de Cambridge, et Martin McKee, de la London School of Hygiene and Tropical Medecine) part au
contraire d'une question différente: pouvait-on éviter un nombre aussi important de victimes, et sont-elles à mettre sur le dos de stratégies économique précises? La réponse est oui. Et c'est
la « vitesse » des privatisations qui – selon Lancet – explique les différences de taux de mortalité entre les pays étudiés. On mourait plus là où a été
adoptée la « shock therapy »: en Russie entre 1991 et 1994 l'espérance de vie a diminué de 5 ans.
Dans les pays plus « lents », au contraire, comme en Slovénie, Croatie, Pologne, elle a augmenté de quasiment un an.(..)
Et le cas russe, où ont été « vendues 112 000 entreprises d'Etat » entre 1991 et 1994 contre 640 en Biélorussie, et où le taux de mortalité a augmenté quatre fois plus vite [qu'en
Biélorussie]?
La faute au mode d'alimentation russe (sic), déclare Sachs, mais plus encore à l'effondrement de l'empire, et « aux aides refusées par les occidentaux à Moscou », « de sorte qu'en 1994 j'ai
démissionné de mon poste de conseiller du Kremlin ».Son vieil ennemi, le Prix Nobel Joseph Stiglitz, ne se prive pas de l'enfoncer :« Lancet a raison, la Pologne a été un exemple de
politiques graduelles. Quant à la shock therapy, si on y regarde de plus près, cela a été un désastre. De la pure idéologie, qui a déformé de
bonnes analyses économiques. ».
Il y a également un autre élément qui sort de l'enquête: le lien chômage/mortalité en ex-URSS.
« Le pourquoi est évident: c'était les usines qui souvent garantissaient les soins médicaux », déclare Stuckler. Avec leurs fermetures en ex-URSS, c'est
aussi le système de protection sociale qui s'est écroulé. Des chiffres impressionants de morts dûs à l'alcool, de suicides. « Alors que là où existaient de forts réseaux sociaux – comme
en République Tchèque où 48% des personnes soient faisaient partie d'un syndicat soit allait à l'Église – l'impact a été quasi nul. »( ..)
A Ljubljana, le sociologue Vlado Miheljak rappelle que « parmi les raisons du succès slovène, à part la plus intégration à l'Ouest, il y avait surtout la lenteur. Alors, tout le monde nous
critiquait parce que nous ne privatisations pas comme les hongrois, comme les tchèques. Alors que c'est sûrement ce qui nous a sauvé. »
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article--le-prix-de-la-chute-du-mur-de-berlin-10-millions-de-morts-39166816.html, publié sur le blog de Jean Lévy
Médias occidentaux "staliniens", suite :
On rappelle qu’il n’y a pas d’alternative à l’ordre social existant si
dur soit-il. Il reste le meilleur. La preuve ? La chute du mur de Berlin !
Ne pas oublier qu’il ne se franchissait que dans un seul sens, d’Est en Ouest, preuve s’il en est que le système communiste de la RDA était bien pire que le capitalisme de l’Ouest qui connaît,
sans doute, des crises, mais sait se rétablir et se régénérer. Comment oublier la liesse des Allemands de l’Est se ruant vers l’Ouest au soir du 9 octobre 1989 ?
Ainsi, pour ceux qui souhaiteraient un changement économique et social, le régime de la RDA est-il donc agité comme un épouvantail pour nier toute possibilité d’une autre voie que celle de
l’ultra libéralisme. Qui souhaiterait, en effet, vivre dans un tel régime policier ? Mais l’ultra-libéralisme est-il pour autant le seul avenir de l’homme ?
Le comble, tout de même, dans cette mobilisation insensée de toutes les chaînes de Radio France, n’est-il pas, par le symbole de ce programme
unique, d’avoir offert, pour dénoncer le régime de liberté d’expression muselée qu’était la RDA, une imitation du fonctionnement de ses médias réduits à n’être que la voix unique de son
maître unique, le parti communiste ?
Paul Villach, sur le blog de Jean Lévy
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article--radio-france-et-le-leurre-de-la-vaccine-39168031.html

Arafat à Berlin en 1971, Wikipedia
Reçu ces lignes à propos de l'anniversaire de la mort d'Arafat:
La Résistance à l'occupation est un droit légitime, c'est pourquoi la Nation Palestinienne ne
devrait jamais accepter un Bantoustan en Palestine. UNIISSONS NOUS POUR LA PAIX DANS LA JUSTICE POUR TOUS, CAR LE NÉOFASCISME NE
PASSERA JAMAIS PLUS !
L'indifférence des uns et la connivence et ou la lâcheté des autres devant le chantage et les menaces d'Adolphe HITLER ont facilité la signature du traité de MUNICH le 30 septembre 1938 ce que
lui a laissé le champ libre pour déclencher la 2ème Guerre Mondiale suite à laquelle presque 60 millions d'êtres humains ont perdu la vie dont plus de 25 millions de Russes (URSS) et 18
millions de Chinois, des personnes de confession chrétienne, juive, musulmane, hindouïste, boudhiste et surtout des noirs et ceux de teints basanés : les tziganes...
Aujourd'hui, si les forces de la paix et de la justice cèdent devant le
chantage et les menaces des malfaiteurs, des terroristes et des dictateurs néo-fascistes de tout acabit qui veulent créer une APOCALYPSE, quel sort réserverons-nous aux générations futures
?
L'empire du mal qui est né de la
haine vis-à-vis les Indiens et les Noirs occupe plusieurs pays dans le monde par l'intermédiaire de ses bases militaires stationnées dans ceux-ci. Cet empire croit pouvoir dominer la planète
avec ses 7 flottes navales et ses 7 commandements militaires régionaux.
La véritable Communauté internationale laissera-t-elle les mains
libres aux néo-fascistes qui gouvernent les États-Unis d'Amérique mettre notre planète à feu et à sang et créer ainsi une apocalypse sans qu'elle ne réagisse face à leurs crimes ? J'ose espérer
que non !
C'est pourquoi, je crois qu'il est de l'obligation des Peuples
occidentaux et du devoir des Peuples du Sud et de l'Est d'aider les forces progressistes des États-Unis d'Amérique dans leur lutte contre les néo-fascistes qui gouvernent leur pays
afin de pouvoir se débarrasser pacifiquement d'eux et ce, avant même qu'ils ne commettent l'irréparable et qu'il n'y ait plus de possibilité de réparer les dégâts pour sauver notre petite
Planète d'une Apocalypse certaine...
Ali Dahan, Ph.D. , Défenseur des Droits Humains,
Apolitique
Pacifiste mais jamais passif face à
l'injustice
Silence médias: Anniversaire, le 11 novembre,
de la mort d'un grand résistant: ARAFAT



Wikipedia, Arafat
Discours de Yasser Arafat devant
l’Assemblée générale des Nations unies, Genève, 13 décembre 1988
« Quand je désespère, je me souviens que tout au long de l’Histoire, la
voie de la vérité et de l’amour a toujours triomphé. Il y a dans ce monde, des tyrans et des assassins et pendant un temps, ils peuvent nous sembler invincibles mais à la fin, ils tombent
toujours. Pensez toujours à cela » Mahatma GANDHI
Monsieur le Président, Messieurs les représentants
(..)
Ma rencontre avec vous aujourd’hui à Genève, après qu’une injuste
décision américaine m’eut empêché d’aller vous rencontrer à New York, est donc pour moi source de fierté et de joie.. Fierté d’être avec vous, parmi vous, vous qui êtes la plus haute des
tribunes pour toutes les causes de justice et de paix dans le monde. (..)
Notre peuple palestinien se souviendra toujours de cette auguste
assemblée, de ces nations amies debout ici avec le droit et la justice, défendant les valeurs et les principes au service desquels l’Organisation des Nations Unies a été fondée. Tous les
peuples qui subissent l’injustice, l’oppression et l’occupation et qui comme notre peuple palestinien, luttent pour la liberté, la dignité et la vie, y puiseront confiance et assurance
(..)
J’affirme ici aussi notre solidarité et notre appui aux mouvements
de libération en Namibie et en Afrique du Sud, dans leur lutte, ainsi que notre appui aux pays africains de la ligne de front face aux agressions perpétrées par le régime raciste d’Afrique du
Sud.
(..) Me voici de nouveau devant vous, après toutes ces années riches en
événements dramatiques, et je constate que de nouveaux peuples occupent désormais leur place parmi vous, couronnement de leurs victoires dans les combats de la liberté et de l’indépendance.(..)
J’affirme que l’Etat de Palestine...fera respecter la Déclaration des droits de l’homme, pour mettre fin aux tragédies endurées par l’humanité et jeter les bases du droit, de la justice, de la
paix et de la liberté pour tous.
Il y a 14 ans, lorsque vous nous avez dit, dans la salle de
l’Assemblée générale : « Oui à la Palestine et au peuple de Palestine, oui à l’Organisation de libération de la Palestine, oui aux droits
nationaux inaliénables du peuple Palestinien », certains s’étaient imaginés que vos résolutions ne seraient suivies d’aucun effet notable. Ils ne comprenaient pas que ces résolutions
allaient devenir une des sources les plus vives à laquelle s’abreuverait le rameau d’olivier que je portais ce jour-là (.. ) Vous nous avez offert l’espoir du triomphe de la liberté et de la
justice (..)
A vous tous, je transmets le salut des enfants de la pierre qui
défient l’occupation, ses avions et ses chars, et font revivre dans les mémoires l’image nouvelle du David palestinien aux mains nues face à Goliath
l’Israélien bardé d’armes.
(..) Nous ne voulions pas que soit versée une seule goutte de
sang, juif ou arabe. Je m’étais adressé à vous, dans l’espoir que nous Parviendrions à hâter la mise en place des bases d’une paix juste fondée sur la garantie des droits de notre peuple, de
ses aspirations et de ses espoirs, comme des droits de tous les peuples, sur un pied d’égalité. (..)
Le rêve que nous
caressions alors était d’établir un Etat palestinien démocratique au sein duquel vivraient musulmans, chrétiens et juifs sur un pied d’égalité, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, dans
une seule société unifiée, à l’instar d’autres peuples sur cette terre dans notre monde contemporain.
Quelle ne fut pas notre
surprise lorsque nous entendîmes les responsables israéliens expliquer que ce rêve palestinien, inspiré de l’héritage des messages divins qui ont illuminé le ciel de la Palestine ainsi
que des valeurs humaines qui fondent la coexistence au sein d’une société démocratique et libre, était un plan visant à les détruire et à les
anéantir.
Il nous fallait tirer les leçons d’un tel état de fait, constater
la distance qui le séparait du rêve. Nous prîmes alors, au sein de l’OLP, l’initiative de procéder à la recherche de formules alternatives réalistes et praticables pour apporter à ce problème
une solution fondée sur une justice possible, et non pas sur une justice absolue. Une solution qui puisse garantir les droits de notre peuple à la liberté, la souveraineté et l’indépendance, et
qui puisse également garantir à tous la paix, la sécurité et la stabilité, évitant à la Palestine et au Moyen-Orient la poursuite des guerres et des combats qui s’y déroulent depuis 40
ans.
Ne sommes-nous pas ceux
qui ont pris l’initiative d’invoquer la Charte des Nations Unies et leurs résolutions, la Déclaration universelle des droits de l’homme et la légalité internationale en tant que références de
base pour la solution du conflit arabo-israélien ?
N’avons-nous pas
fait bon accueil à la déclaration commune Vance-Gromyko en 1977, en tant qu’initiative qui pouvait servir de base à un projet de solution pour ce
conflit ?.
.N’avons-nous pas donné notre accord pour participer à la
Conférence de Genève sur la base de la déclaration soviéto-égyptienne de 1977, de façon à progresser vers une solution de paix dans la région ?
N’avons-nous pas adopté1e Plan de paix arabe de Fès, en 1982, puis
le projet de convocation d’une conférence Internationale de paix sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et conformément à ses résolutions ?
N’avons-nous pas appuyé le Plan Brejnev pour la paix au
Moyen-Orient ?
N’avons-nous pas accueilli et appuyé la Déclaration de Venise des
pays de la Communauté économique européenne concernant les. bases d’une paix juste dans la région ?
N’avons-nous pas accueilli et soutenu l’initiative des deux
Présidents Gorbatchev et Mitterrand au sujet de la commision préparatoire de la conférence internationale ?
N’avons-nous pas fait bon accueil aux dizaines de déclarations et
d’initiatives politiques émanant des groupes régionaux, des pays africains, des pays islamiques, des pays non alignés, des pays socialistes, des pays d’Europe et d’autres pays, dans le seul but
de parvenir à un règlement pacifique fondé sur la légalité internationale, afin d’instaurer la paix et de résoudre le conflit ?
Quelle fut la position d’Israël face à tout cela ? Bien que
chacune de ces initiatives, chacun de ces plans, chacune de ces déclarations ait été inspiré par la volonté de prendre en considération le rapport de force politique de même que les
revendications et les intérêts de l’ensemble des parties au conflit arabo-israélien, l’attitude d’Israël devant tout cela fut l’escalade de ses projets
de colonisation et d’expansion. Elle consista à élargir le champ des destructions et des ruines, et à faire à nouveau couler le sang. Elle
consista à multiplier les fronts, jusqu’à y inclure le Liban frère, que les troupes d’occupation envahirent en 1982, avec les conséquences que l’on sait, les massacres comme ceux de
Sabra et de Chatila, et les boucheries perpétrées à l’encontre des deux peuples, libanais et palestinien. Israël continue d’occuper une partie du Sud-Liban, et ce pays doit quotidiennement
faire face aux raids de l’aviation et aux agressions aériennes, terrestres ou maritimes qui frappent ses villes et ses villages comme elles frappent nos camps dans le
sud.
Il est triste et regrettable que seul le Gouvernement des
Etats-Unis continue à soutenir et à appuyer ces plans israéliens d’agression et d’expansion, et continue à soutenir Israël dans la poursuite de son occupation de nos territoires palestiniens et
arabes, dans la poursuite de ses crimes et de sa politique de main de fer contre nos enfants et nos femmes.
Il est également douloureux et regrettable que le Gouvernement
américain s’obstine à refuser de reconnaître à six millions de Palestiniens le droit à l’autodétermination, qui est un droit sacré pour le peuple américain comme pour tous les peuples de la
terre.
Je rappelle au peuple américain la position du Président Wilson,
père de ces deux principes universels qui régissent les relations internationales que sont l’inadmissibilité de l’acquisition du territoire d’autrui par la force, et le droit des peuples à
l’autodétermination. Lorsque notre peuple palestinien fut consulté, en 1919, par l’entremise de la Commission King-Crane, ce sont les Etats-Unis qu’il avait alors choisi pour puissance
mandataire mais les circonstances ont fait que ce fut la Grande-Bretagne qui vint prendre cette place. Et je m’adresse aujourd’hui au peuple américain, et je pose cette question :
est-il équitable que les principes énoncés à ce propos par le Président Wilson ne soient pas appliqués au peuple
palestinien ?
Les administrations
américaines qui se sont succédées au cours de ces années savent pourtant pertinemment que l’unique acte de naissance de l’Etat d’Israël, c’est la résolution 181 (11) de l’Assemblée générale des
Nations Unies, adoptée le 29 novembre 1947 avec le soutien des Etats-Unis et de l’Union soviétique et qui recommandait l’établissement de deux Etats en Palestine, l’un arabe palestinien
et l’autre juif. Comment le Gouvernement américain peut-il expliquer sa position, qui consiste à reconnaÎtre la moitié de cette résolution relative à Israël tout en rejetant l’autre moitié
relative à l’Etat palestinien ? Mieux encore, comment le Gouvernement américain peut-il expliquer son manque d’empressement à faire appliquer une résolution qu’il a lui-même adoptée et
dont il a plus d’une fois réaffirmé la validité face à votre auguste assemblée, à savoir la résolution 194 (111), qui reconnaÎt le droit des Palestiniens au retour dans les foyers dont ils ont
été chassés et au recouvrement de leurs biens ou à l’indemnisation de ceux qui ne.souhaiteraient pas revenir ?
Le.Gouvernement des Etats-Unis sait bien qu’il ne peut, pas plus
qu’aucun autre Etat, s’arroger le droit de fractionner la légalité internationale ni vider de leur sens les jugements du droit international.
La lutte continue de notre peuple pour ses droits remonte à des
dizaines d’années, au cours desquelles il a consenti des centaines de milliers de martyrs et de bléssés, enduré toutes sortes de souffrances, traversé des tragédies sans jamais défaillir et
sans que sa volonté ne s’émousse. Au contraire, il n’a cessé de renforcer sa détermination à demeurer attaché à sa patrie palestinienne et à son identité
nationale.
Les dirigeants israéliens, en proie à une euphorie trompeuse,
s’étaient imaginé qu’après notre départ de Beyrouth l’OLP allait être engloutie par la mer. Ils ne s’attendaient pas à ce que le départ vers les exils se transforme en chemin du retour à la
patrie, au véritable champ de bataille, à la Palestine occupée.
C’est alors qu’advint l’héroÏque soulèvement populaire à
l’intérieur de notre terre occupée, cette Intifada qui s’est levée pour se poursuivre jusqu’à la réalisation de nos objectifs de liberté et d’indépendance
nationale.
Je m’enorgueillis d’être l’un des fils de ce peuple qui trace avec
le sang de ses enfants, de ses femmes et de ses hommes l’admirable épopée de la résistance populaire, réalisant des miracles quotidiens, frisant
la légende pour que son Intifada continue, pour qu’elle se développe et s’étende, jusqu’à ce qu’elle impose sa volonté et fasse la preuve que le droit peut l’emporter sur la
force.
Chaleureuses salutations aux masses de notre peuple qui forgent
aujourd’hui cette expérience révolutionnaire et démocratique unique en son genre !
C’est cette foi que la machine de guerre israélienne n’a jamais pu
ébranler, que les balles de toutes sortes n’ont jamais pu réduire ni terroriser, dont l’ensevelissement des vivants, les os brisés, les avortements
provoqués par les gaz et la mainmise sur les ressources en eau n’ont jamais pu venir à bout, et que ni les arrestations, ni les prisons, ni les exils, ni les expulsions hors de la patrie
n’ont affaiblie. Quant aux châtiments collectifs, aux dynamitages de maisons, à la fermeture des universités, des écoles, des syndicats, des
associations et des institutions, quant à l’interdiction des journaux et au blocus des camps, des villages et des villes, tout cela n’a fait que raffermir cette foi, jusqu’à ce que la
révolution embrasse chaque foyer, jusqu’à ce qu’elle s’enracine dans chaque pouce de la terre de la patrie.
Un peuple qui a parcouru cet itinéraire, un peuple héritier de
cette histoire ne peut être défait. Nulle force et nulle terreur ne sauraient lui faire renier sa foi parfaite en son droit à une patrie comme en son adhésion aux valeurs de la justice, de la
paix, de l’amour et de la coexistence tolérante. Et comme le fusil du révolutionnaire nous a protégés, empêchant notre liquidation et l’annihilation de notre identité nationale sur le champ
brûlant des combats, nous avons une totale confiance en notre capacité à défendre notre rameau d’olivier sur le champ des batailles politiques. Le ralliement mondial à la justesse de notre
cause et en faveur de l’instauration de la paix basée sur la justice démontre sans ambiguïté que le monde sait aujourd’hui qui est le bourreau et qui est la victime, qui est l’agresseur et qui
est l’agressé, qui mène la lutte pour la liberté et pour la paix et qui est le terroriste. Et voici que les pratiques quotidiennes des forces d’occupation et des bandes de colons fanatiques et
armés contre notre peuple, ses enfants et ses femmes mettent à nu le visage hideux de l’occupation israélienne, le révèlent dans sa vérité d’agresseur.
Cette conscience mondiale grandissante a fini par toucher
des groupes juifs eux-mêmes, à l’intérieur comme à l’extérieur d’Israël, dont les yeux se sont ouverts à la réalité du problème et à l’essence du
conflit, et qui ont pris conscience des pratiques quotidiennes inhumaines qui détruisent la tolérance dans l’âme même du judaïsme. Il est désormais bien difficile, voire impossible, pour
un Juif de déclarer son refus de l’oppression raciste et son attachement aux libertés et aux droits de l’homme et de se taire face aux violations israéliennes des droits de l’homme, face aux
crimes commis à l’encontre du peuple et de la patrie palestiniens, et plus particulièrement face aux pratiques quotidiennes odieuses des Occupants et des bandes de colons
armés.
Nous faisons une claire
distinction entre le citoyen juif dont les milieux israéliens au pouvoir tentent d’étouffer et de dénaturer la conscience, d’une part, et les pratiques des dirigeants israéliens, d’autre
part.
Plus encore, nous réalisons qu’il y a en Israël comme hors d’Israël
des Juifs nobles et courageux qui n’approuvent pas la politique de répression et les massacres, qui réprouvent la Politique d’expansion, de colonisation et d’expulsion du Gouvernement d’Israël
et qui reconnaissent à notre peuple un droit égal à la vie, à la liberté et à l’indépendance. Au nom du peuple palestinien, je les remercie tous pour cette position courageuse et
honorable.
Notre peuple ne revendique
aucun droit qui ne soit le sien, qui ne lui soit reconnu par le droit et les lois internationales. Il ne veut pas d’une liberté au détriment de la liberté d’un autre peuple ni d’un
destin qui annulerait celui d’un autre peuple. Notre peuple refuse tout privilège dont il pourrait jouir aux dépens d’un autre peuple, comme il refuse qu’un autre peuple jouisse de privilèges à
ses dépens. Notre peuple aspire à l’égalité avec tous les autres peuples, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. J’adresse cet appel à tous
les peuples du monde, et particulièrement à ceux qui ont subi l’occupation nazie, et qui ont alors considéré que leur devoir consistait à tourner la page de la tyrannie et de l’oppression
exercées par un peuple sur un autre, et d’apporter aide et soutien à toutes les victimes du terrorisme, du fascisme et du nazisme. J’en appelle à ces peuples pour qu’ils prennent clairement conscience de la responsabilité que l’histoire leur a fait porter à l’égard de notre peuple martyrisé qui réclame pour ses enfants
une place au soleil de leur patrie, pour qu’ils puissent y vivre comme les enfants du monde entier, libres sur une terre libre. (..)
Nous nous accordons tous ici sur le fait que la question
palestinienne constitue le problème des problèmes du monde contemporain. C’est la question la plus anciennement inscrite à l’ordre du jour de vos travaux. C’est le problème régional le plus complexe, le plus ramifié, le plus dangereux pour la paix et la sécurité mondiales.
(..)
Notre Conseil national palestinien, par une pratique démocratique
totalement libre avait adopté une série de résolutions sérieuses, constructives et responsables. Ces résolutions ont frayé le chemin de l’approfondissement et de la manifestation de notre désir
de contribuer à la recherche d’un règlement pacifique garantissant les droits nationaux et politiques de notre peuple ainsi que la sécurité et la paix
pour tous.
La première et la plus décisive des résolutions prises par notre
conseil, c’est la proclamation de l’Etat de Palestine avec pour capitale Al Qods Al Charif, Jérusalem.. en vertu des sacrifices de générations successives (..) et du droit à
l’autodétermination, à l’indépendance politique et à la souveraineté sur son sol, conformément à vos résolutions successives.
Cet Etat de Palestine est l’Etat des Palestiniens où qu’ils soient.
Ils pourront y développer leur identité nationale et culturelle. Ils y jouiront de la pleine égalité des droits et de leurs convictions religieuses et Politiques, ainsi que de leur dignité
humaine. Ils y seront protégés par un régime parlementaire et démocratique fondé sur les principes de la liberté d’opinion, la liberté de
constituer des partis, la prise en considération par la majorité des droits de la minorité et le respect par la minorité des décisions de la majorité, la justice sociale, l’égalité et l’absence
de toute discrimination dans les libertés publiques sur la base de la race, de la religion, de la couleur, ou entre la femme e l’homme, à l’ombre d’une constitution qui assure la primauté de la
loi et l’indépendance de la justice, en totale fidélité à l’héritage spirituel de la Palestine, patrimoine fait de tolérance et de cohabitation entre les religions à travers les
siècles.
L’Etat de Palestine est un Etat arabe, son peuple fait partie
intégrante de la nation arabe, de son patrimoine, de sa civilisation et de ses aspirations au progrès social, à l’unité et à la libération. Il se réclame de la Charte de la Ligue des Etats
arabes, de la Charte de l’ONU, de la Déclaration universelle des droits de l’homme et des principes du non-alignement..
Cet Etat est épris de paix et attaché aux principes de la coexistence
pacifique ; il oeuvrera de concert avec tous les Etats et tous les peuples pour instaurer une paix permanente basée sur la justice et le respect des droits.
Notre Conseil national a également affirmé la nécessité du retrait
d’Israël tous les territoires palestiniens et arabes qu’il a occupés en 1967, y compris la Jérusalem arabe, l’établissement de l’Etat palestinien et l’abolition de toutes 1es mesures de
rattachement et d’annexion, ainsi que le démantèlement des colonies édifiées par Israël dans les territoires palestiniens et arabes depuis 1967. Toutes ces exigences ont été formulées par les
sommets arabes (..)Le Conseil national a renouvelé sa conviction que le Conseil de sécurité des Nations Unies devait établir et garantir les dispositions de la sécurité et de la paix entre
tous les Etats parties au conflit dans la région. (..) Ces résolutions apportent une réponse claire et ferme à tous les alibis et les prétextes
colportés par certains Etats au sujet de la position et de la politique de l’Organisation de libération de la Palestine. Alors que notre peuple, par son soulèvement comme par l’intermédiaire de
ses représentants au Conseil national, votait pour la paix (..), le Gouvernement israélien, pour sa part, alimente les tendances agressives et expansionnistes. La partie
palestinienne a formulé de son côté des positions politiques claires et responsables. l’administration américaine se refuse toujours à appliquer des critères uniques pour toutes les
parties au conflit (..) Je tiens ici à rappeler que reconnaître aux deux parties au conflit l’égalité des droits sur la base de la réciprocité
constitue la seule approche (face à un) Etat d'Israël bardé des armes les plus modernes, y compris nucléaires. Notre Conseil national a
renouvelé son engagement vis-à-vis des résolutions des Nations Unies qui affirment le droit des peuples à résister à l’occupation étrangère, à la colonisation et à la discrimination raciale
ainsi que leur droit à lutter pour l’indépendance. Il a également renouvelé son refus du terrorisme sous toutes ses formes, y compris le terrorisme d’Etat (..) Je salue tous ceux que je vois face à moi dans cette salle, qui ont un jour été accusés d’être des terroristes par leurs bourreaux et leurs colonisateurs au cours des combats
menés dans leurs pays pour les libérer du joug de la colonisation. Ce sont aujourd’hui des dirigeants investis de la confiance de leurs peuples et de fidèles et sincères partisans des principes
et des valeurs de la justice et de la liberté. (..) Le Conseil national palestinien a fondé ses résolutions sur le réalisme, prenant en
considération les circonstances particulières aux Palestiniens et aux Israéliens ainsi que la longue histoire de tolérance qui les a unis dans le passé. Les Nations Unies ont à l’égard de notre peuple et de ses droits une responsabilité historique exceptionnelle. Voici plus de 40 ans que les Nations Unies ont décidé, sur
la base de la résolution 181 (Il), d’établir deux Etats en Palestine, l’un arabe palestinien et l’autre juif. Et nous voyons qu’en dépit de l’injustice historique qui a frappé notre peuple,
cette résolution assure aujourd’hui encore les conditions de légitimité internationale qui garantissent le droit du peuple arabe palestinien à la souveraineté et à l’indépendance
nationale. L’accélération du processus de paix dans la région requiert un effort exceptionnel de la part de toutes les parties concernées et de
leurs partenaires internationaux. Je citerai plus précisément les Etats-Unis d’Amérique et l’Union soviétique, investis d’une grande responsabilité vis-à-vis de la cause de la paix dans notre
région. Premièrement, que de sérieux efforts soient déployés pour réunir le Comité préparatoire de la Conférence internationale de paix au
Moyen-Orient (..) Deuxièmement, partant de notre foi en le rôle vital des Nations Unies et fort de la confiance que nous accordons à la légalité
internationale, nous réclamons une action visant à mettre notre terre palestinienne occupée sous la tutelle momentanée des Nations Unies : que s’y déploient des forces internationales qui
protègent notre peuple en même temps qu’elles supervisent le retrait des troupes israélien de notre patrie. Troisièmement, l’Organisation de
libération de la Palestine recherchera un règlement pacifique global avec les parties concernées au conflit arabo-israélien (..) le respect du droit de toutes les parties (..) à
exister dans la paix et la sécurité (..) J’affirme que nous sommes un peuple qui aspire à la paix, comme tous les peuples de la terre, peut-être
avec un peu plus d’ardeur, étant donné la longueur de cette épreuve tout au long de ces années et la dureté de la vie que mènent notre peuple et nos enfants, qui ne peuvent jouir d’une vie
normale, à l’abri des guerres, des malheurs, de la souffrance et de l’exil, de la dispersion et des difficultés de la vie quotidienne. Que
s’élèvent des voix pour soutenir le rameau d’olivier, pour appuyer la pratique de la coexistence pacifique et pour renforcer le climat de détente internationale (..) Je suis venu à vous au nom de notre peuple, la main ouverte, pour que nous œuvrions à instaurer une paix véritable, une paix bâtie sur la
justice. (..).Je m’adresse ici tout particulièrement aux Israéliens de toutes les catégories, de tous les courants et de tous les milieux
et, avant tout, aux forces de la démocratie et de la paix, et je leur dis : Venez ! Loin de la peur et de 1a menace, réalisons la paix Je dis : « O gens du Livre, retrouvez-vous en une seule parole », pour que nous établissions la
paix sur la terre de la paix, la terre de Palestine.
Les Juifs en Palestine,
par le Mahatma Gandhi

Wikipedia.
[Extrait de "Ma Non-Violence" par le Mahatma Gandhi, édité par Sailesh Kumar
Bandopadhaya - Ahmedabad : Navajivan Publishing House - 1960] (SEGAON, Vol. 74, pp. ) (Texte écrit le 26 novembre 1938, Harijan, [traduit de l’anglais par Marcel
Charbonnier*]
(Extraits) J'ai reçu plusieurs lettres dans lesquelles on me demande
d'exposer mes vues sur la question arabo-juive en Palestine et la persécution anti-juive en Allemagne. Ce n'est pas sans quelque hésitation que je me risque à offrir mes opinions sur cette
question très délicate.
Toute ma sympathie est acquise aux Juifs. J'ai connu certains d'entre
eux, d'une manière très intime, en Afrique du Sud (..) La similarité entre le traitement que les Chrétiens leur ont infligé et celui que les Hindous infligent aux Intouchables est
frappante.
A part les amitiés qu'il m'a été donné de nouer avec certains d'entre
eux, ma sympathie pour les Juifs ressortit donc à des raisons de caractère universel.
Mais ma sympathie ne me rend pas sourd aux exigences de la
justice.
L'appel à un foyer national pour les Juifs ne me séduit
guère.
La légitimité en est recherchée dans la Bible et dans la ténacité dont
les Juifs ont depuis tout temps fait preuve dans la formulation de leur attachement à un retour en Palestine. Pourquoi ne pourraient-ils pas, comme les autres peuples sur Terre, faire de cette
contrée leur pays où naître et où gagner sa vie ? La Palestine appartient aux Arabes de la manière dont l'Angleterre appartient aux Anglais ou la France aux Français. Il serait injuste et
inhumain d'imposer (une domination par) les Juifs aux Arabes.
Ce qui se passe en Palestine, de nos jours, ne saurait être justifié au
nom d'un quelconque code moral de conduite.
Les mandats n'ont pas d'autre justification que la dernière guerre mondiale (la Première). Ce serait à n'en pas douter un crime contre l'humanité de contraindre ces Arabes si justement fiers
à ce que la Palestine soit restituée aux Juifs en tant que leur foyer national, que ce soit partiellement, ou en totalité.
Une alternative bien plus noble serait d'insister sur un traitement équitable des Juifs où qu'ils soient nés et où qu'ils aient été élevés.
.
Si les Juifs n'ont pas d'autre foyer national que la Palestine,
vont-ils accepter l'idée de devoir être contraints à quitter les autres parties du monde où ils sont installés ? Ou bien voudront-ils une double patrie, où ils puissent demeurer selon leur bon
plaisir ?
La revendication d'un foyer national pour les Juifs ne fait qu'offrir
sur un plateau une justification présentable à l'Allemagne qui expulse ses Juifs.
Mais la persécution allemande des Juifs semble ne pas avoir de
parallèle dans l'histoire. Les tyrans de jadis n'étaient jamais allés aussi loin dans leur folie que semble l'avoir fait Adolf Hitler.
Mais je ne crois en aucune guerre.
L'Allemagne est en train de démontrer au monde entier comment la
violence peut être utilisée efficacement lorsqu'elle n'est entravée par aucune hypocrisie ni aucune faiblesse se faisant passer pour de l'humanisme.
Les Juifs peuvent-ils résister à cette persécution planifiée et éhontée ?
Ont-ils un moyen de préserver leur dignité, et de ne pas tomber dans le
désespoir et l'abandon d'eux-mêmes ? Je fais le pari que c'est possible.
Nul être humain croyant en un Dieu vivant ne doit se sentir impuissant
ou abandonné.
Jéhovah, le Dieu des Juifs, est un Dieu plus personnel que celui des
Chrétiens, des Musulmans ou des Hindous, bien qu'il s'agisse, en fait, par essence, du Dieu commun à tous ces croyants
Mais comme les Juifs attribuent à Dieu une personnalité et croient
qu'Il commande chacun de leurs actes, ils ne devraient pas se sentir impuissants.
… Et maintenant, un mot aux Juifs de
Palestine.
Mais s'ils doivent absolument considérer la Palestine de la géographie
comme leur foyer national,
c'est un péché inexpiable d'y pénétrer à l'ombre du canon britannique.
Un acte de nature religieuse ne saurait être posé avec l'assistance des baïonnettes et des bombes. Ils ne peuvent s'installer en Palestine qu'en respect de la bonne volonté des Arabes. Ils devraient s'efforcer de se gagner le coeur des Arabes. C'est le même Dieu qui commande aux coeurs des
Arabes et à ceux des Juifs…
Ils trouveront le monde à leurs côtés dans leur aspiration
religieuse.
Il y a des centaines de manières de s'entendre avec les Arabes, pour
peu qu'ils écartent résolument l'aide que leur apporte la baïonnette britannique.
Telles que les choses se
déroulent actuellement, ils sont co-responsables avec les Britanniques de la spoliation d'un peuple qui ne leur a jamais porté un quelconque tort.
Je ne défends pas les excès des Arabes. J'eusse aimé qu'ils eussent
adopté la non-violence dans leur résistance à ce qu'ils considèrent à juste titre comme une agression inqualifiable contre leur pays.
Mais si l'on se réfère aux
lois généralement admises du bien et du mal, rien ne peut être dit contre la résistance des Arabes à une injustice massive.
Laissons les Juifs qui prétendent être le peuple élu en apporter la
preuve par choix qu'ils feront de la non-violence afin de revendiquer une place sur cette terre. Tout pays est le leur, Palestine y comprise, non pas en
conséquence d'une agression, mais en vertu d'un service altruiste envers leur prochain. Un ami juif m'a envoyé un livre intitulé "La contribution juive
à la civilisation", écrit par un Cecil Roth. Ce livre énumère tout ce que les Juifs ont apporté à la littérature, aux arts, à la musique, au théâtre, à la science, à la médecine,
à l'agriculture etc… de part le monde. Avec un tel héritage, les Juifs sont fondés à refuser d'être traités comme les déchets de l'Occident, d'être méprisés ou traités avec
condescendance.
Ils peuvent obtenir le respect et l'attention du monde en se montrant dignes d'avoir été choisis par Dieu, au lieu de tomber dans la déchéance des brutes oubliées de
Dieu.
Ils peuvent ajouter à leurs contributions, innombrables et inestimables, (à l'Humanité) celle, suprême, de l'action non-violente.
Note de M. Marcel Charbonnier qui a traduit le texte du Mahatma
Gandhi
Une grande figure de ce monde, réputée pour sa sagesse et sa non-violence, était clairement anti-sioniste, sans mâcher ses mots et sans langue de bois.
Deuxièmement, je veux montrer qu'au début et jusqu'à la moitié du 20è siècle la communauté internationale était loin d'être favorable au projet sioniste. Contrairement à aujourd'hui ou leur
propagande a très bien fonctionné et où tout le monde a accepté cet état de fait. Nous voyons même des arabes dire "Après tout c'est chez-eux" et autres foutaises. Je veux montrer qu'il n'y a
rien de choquant à soutenir que l'État appelé Israel est illégitime et qu'il n'y a rien d'antisémite à penser cela. A moins que Gandhi soit antisémite.
C’était une campagne de publicité rondement menée, habilement vendue au monde et aux électeurs américains, tout comme la publicité d’Israël le fût au monde. Nous nous sommes tous fait avoir, mais plus tragiquement, ces jeunes femmes.
Nous devons voter en toute connaissance de cause pour de meilleurs candidats désireux de nous représenter. J’ai lu et relu la lettre du Dr. Martin Luther King Junior écrite depuis une prison de Birmingham. Jamais dans mes rêves les plus fous, je n’aurais imaginé que moi aussi, un jour je devrais en écrire une. Il est clair que les contribuables en Europe et aux États-Unis ont beaucoup à se repentir pour ce qu’ils ont fait à d’autres autour du monde.
Quelle ironie ! Mon fils rentre à l’école de droit sans moi car je suis en prison, en essayant de faire de mon mieux, à ma manière, pour les enfants d’autres personnes. Pardonne moi, mon fils. Je suppose que je suis en train de connaître la dure réalité, la raison pour laquelle les gens ont besoin de rêver. [Mais] j’ai de la chance. Je sortirai de cet endroit. Est-ce qu’Israël est devenue le lieu où les rêves meurent ?
Demandez-le au peuple palestinien. Demandez-le à la file ininterrompue d’hommes noirs et asiatiques que je vois arriver à Ramle. Demandez-le aux femmes de ma cellule. [Demandez-vous :] Qu’êtes-vous prêts à faire ?
Changeons le monde ensemble et réapproprions-nous ce dont nous avons tous besoin en tant qu’êtres humains : la Dignité. Je demande aux Nations Unies que ces femmes, qui n’ont rien fait de mal sinon d’avoir cru en Israël comme gardienne de la Terre Sainte, soient réinstallées dans des maisons paisibles. Je demande au département d’État des États-Unis d’inclure la situation désespérée des réfugiés certifiés par le HCR et détenus dans le rapport sur Israël lors de son rapport annuel sur les droits humains. Je demande, une fois encore, au président Obama d’aller à Gaza : dépêchez votre envoyé spécial, Georges Mitchell, là-bas pour qu’il rencontre le Hamas en tant que parti élu par les palestiniens.
Je dédicace ce message à celles et à ceux qui se battent pour une Palestine libre, et aux femmes que j’ai rencontrée à Ramle. Je suis Cynthia McKinney, connue comme prisonnière de Ramle numéro 88794, le 2 juillet 2009."<
Pour le cas sioniste, heureusement que le net existe pour nous informer de la récente agression de la librairie indépendante Résistances par des faschos de la LDJ http://www.legrandsoir.info/PARIS-des-fanatiques-sionistes-pratiquent-le-vandalisme-en.html
(suite ici : http://r-sistons.over-blog.com/article-33533679-6.html#anchorComment)
Commentaire n° 1 posté par Annie hier à 19h32