14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:48

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Elargir les luttes : 
Contre le gouvernement, et contre l'Europe.
Tous les Européens ensemble !

par eva R-sistons

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L'Union Européenne, ennemie des peuples, "chose" des banquiers, veut-elle supprimer, aussi, le droit de grève ?

Entre deux nettoyages de ma terrasse sinistrée par la tempête qui a frappé le Sud-Est, je capte au vol une déclaration de Christine Lagarde au sujet de Ryanair. Notre égérie américaine déplore la décision du PDG de la Compagnie aérienne, et elle saisit l'occasion pour réclamer des lois, des mesures communes pour tous les pays européens, notamment concernant la question des charges sociales. Pardi ! Les salariés ont encore trop de droits, trop de privilèges, trop de prébendes, c'est bien connu; il faut y mettre fin. En clair, nivellement par le bas. Toujours plus bas. Jusqu'où ?

Lecteurs, lectrices, citoyens, l'Europe est l'ennemie des peuples. Elle confisque tous les pouvoirs entre ses mains, elle liquide nos dernières souverainetés,  elle détruit toutes les protections sociales, le Pompier polonais est revenu... en douce, et durement puisqu'il sacrifie l'emploi de notre pays en important des travailleurs de l'UE sous-payés, elle prépare l'avènement du Nouvel Ordre Mondial, dictature planétaire des Grandes Banques et des Multinationales. Pas après pas. Sans concertation des citoyens (c'est la démocratie à la sauce occidentale), en piétinant leurs besoins et leurs aspirations. Tout est décidé derrière notre dos et sur notre dos, et au seul bénéfice de ceux qui ne savent plus quoi faire de leur argent tant ils en ont. Notre société n'a jamais été aussi immorale, aussi contraire aux intérêts des populations. Par exemple, jadis, toutes les gares étaient desservies, chaque commune aussi petite soit-elle avait son bureau de poste, les médecins prenaient le temps de suivre leurs patients et se rendaient à leur domicile, etc etc, aujourd'hui tout ce qui était possible avant, ne l'est plus; Le mépris du citoyen est tel, que les décisions les plus importantes ne lui sont même plus soumises ! Et par exemple, les budgets de chaque pays européen seront décidés à Bruxelles (on sait dans quel sens), et les parlements n'auront plus qu'à donner leur accord avec des godillots au service de leur seule carrière.  Quand l'imposture va-t-elle éclater au grand jour ?

Il est fort bien que les jeunes, désormais adultes à treize ans quand il s'agit du pénal, le soient aussi pour décider du monde dans lequel ils veulent vivre, mais il serait encore mieux qu'ils ne se battent pas seulement pour la retraite et pour leur emploi: Leur adversaire ne doit pas être uniquement le gouvernement, mais aussi, peut-être surtout, l'Europe. Car tout se joue maintenant à un niveau plus élevé, et nous avons le devoir d'ELARGIR l'horizon politique des lycéens. Sinon, demain, ils ne pourront même plus manifester et faire grève sans se retrouver en garde à vue ou à l'Hôpital, voire à la morgue.

Mes amis, je vous encourage tous à relayer cette injonction: Faisons en sorte que nos descendants comprennent les VRAIS enjeux... Ils dépassent largement le cadre français ! Et bien sûr ils atteignent l'universel avec le Nouvel Ordre Mondial assassin... 

Et, d'ores et déjà, c'est au niveau européen que les combats devraient être menés contre le sacrifice des populations aux intérêts démesurés de quelques-uns...

Eva R-sistons
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N.B.:
- Aujourd'hui, le Pouvoir aux abois s'en prend aux enfants de France, il tire sur eux ! Trop jeunes pour la politique, pas trop pour se faire tirer dessus !
- La Cour Européenne des Droits de l'Homme épingle la France. Fiers d'être Français, sous Sarkozy 1er !
- Il est intolérable que les Agences de notation dictent leur politique aux Etats, désormais !

TAGS: Union européenne, plombier polonais, souveraineté, droit de grève, Bruxelles, Ryanair, Nouvel Ordre Mondial, multinationales, jeunes, démocratie, occident, lycéens, banquiers
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Vers la suppression du droit de grève
par l’Union européenne ?
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mercredi 13 octobre 2010
par Jean-Yves CREVEL

Ce dont rêvent, de moins en moins discrètement, beaucoup de membres du gouvernement, le PDG de Ryanair le réclame directement à la puissance occupante, la Commission européenne, sans mâcher ses mots. Il exige de voir réformer les services de contrôle aérien (entre autres) ainsi :


-  retirer le "droit de grève" pour les services essentiels tels que les services de contrôle aérien,

-  licencier le personnel des services de contrôle aérien qui participe à des grèves illégales (de la même manière que Ronald Reagan a limogé et remplacé le personnel des services de contrôle aérien aux États-Unis dans les années 1980),

-  déréglementer les services nationaux de contrôle aérien en Europe pour permettre au personnel non-gréviste de garder le ciel ouvert en Belgique, France et en Espagne tandis que leur personnel surpayé et laxiste se met en grève, encore et encore.

-  réformer la législation EU261 sur les droits des passagers pour soulager les compagnies aériennes des compensations et obligations dans des cas de force majeure qui sont clairement indépendants du contrôle des compagnies aériennes."

Les arguments du patron de Ryanair :

"Il est temps que le « droit de grève » au sein des services de contrôle aérien soit supprimé de même qu’il l’est pour d’autres services essentiels comme la police et les pompiers. Si ces gens ne veulent pas travailler, alors il suffit de les remplacer par des contrôleurs militaires ou autres qui souhaitent travailler.

La Commission européenne doit agir maintenant pour mettre fin à ce chaos des services de contrôle aérien. Combien de fois encore les compagnies aériennes européennes et leurs passagers seront perturbés par des fermetures inutiles de l’espace aérien, des grèves et ralentissement du travail avant que la Commission Européenne prenne finalement des mesures ?

Les grévistes français des services de contrôle aérien sont l’équivalent moderne de bandits de grand chemin. Ils ne se soucient pas des consommateurs, ils ne se soucient pas des passagers, ils se mettent sans cesse en grève car ils savent qu’ils ont le pouvoir de fermer le ciel européen et de tenir les gouvernements de l’UE et les passagers en otage.

Il est ridicule que les services de contrôle aérien belges, français et espagnols soient autorisés à plusieurs reprises de faire grève sans aucune pénalité financière, tandis que les compagnies aériennes soient tenues par des obligations et règles de compensations pour les passagers et absorbent les coûts de ces perturbations inutiles."

Et de sérieux atouts

Contrairement aux peuples qui n’ont que le droit de la fermer, Michael O’Leary a de sérieux atouts pour se faire entendre de la Commission européenne :

-  il est à la tête d’une fortune estimée à plusieurs centaines de millions d’euros.

-  En 2004, il a acheté une licence de taxi pour sa Mercedes-Benz afin d’utiliser les voies de bus dans Dublin.

-  Ryanair contourne le droit social belge et applique le droit irlandais.

-  Les conditions de travail de la compagnie aérienne sont déplorables.

-  Les droits syndicaux des salariés de Ryanair ne sont pas respectés, etc...

"Nous avons besoin d’une récession"

C’est ce qui ressort des propos de ce monsieur, érigé en modèle par le magazine Fortune qui l’a nommé "homme d’affaires européen de l’année" :

"Nous avons besoin d’une récession. Nous avons eu 10 ans de croissance. Une récession nous débarrasse des compagnies aériennes déficitaires, ce qui signifie que nous pourrons acheter des avions moins chers." Novembre 2008

"Dans les compagnies à bas coûts ; en classe affaires, tout sera gratuit - ce qui inclut les fellations." Conférence de presse, 2008

Ainsi, on comprend mieux pourquoi sont mis en œuvres de folles politiques aboutissant immanquablement à la destruction de l’économie. Ce n’est ni par incompétence, ni par hasard, c’est pour arranger les grandes et toutes petites affaires de personnages comme Michael 0’Leary.


Reproduction libre en citant le lien : Decapactu 552


 

Post-scriptum :

Notes :

Aux termes de l’article 155, paragraphe 1, du TFUE, le dialogue entre les partenaires sociaux au niveau de l’Union peut conduire, si ces derniers le souhaitent, à des relations conventionnelles, y compris des accords. Les partenaires sociaux peuvent, conformément à l’article 155, paragraphe 2, du TFUE, demander conjointement que les accords qu’ils concluent au niveau de l’Union dans les matières relevant de l’article 153 du TFUE soient mis en oeuvre par une décision du Conseil sur proposition de la Commission.

 

http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=552

 

 

Reçu ce texte,

 

Valéry Giscard d’Estaing 1978.jpg

Valéry Giscard d'Estaing, le 5 janvier 1978.

Wikipedia

 

            Le génocide financier de la France

 

Pour le prochain G 20 de Novembre , nous voulons l' abolition de la loi Pompidou, Giscard de Janv 1973 prise à l' insu des peuples.

Nous demandons cette abolition dans tous les pays d' Europe ( art 123 de Lisbonne) et dans tous les pays du monde.

La création monétaire de billets de monopoly n'appartient pas à Bernanke dont les coffres de Fort Knox sont entièrement vides.

Nous refusons de payer une dette publique de 1 500 milliards sur de telles bases.
Ces produits toxiques doivent être annulés  dans les 192 pays.

Ce droit  appartient de droit naturel aux Etats souverains et aux peuples souverains,  et nullement aux banquiers privés voyoux et criminels  de l' humanité.

Elles n'appartient pas à de simples mandataires non habilités. ( Giscard , Pompidou, et les marionnettes actuelles nationales ou européennes. )

http://www.dailymotion.com/video/x4r9bq_surveiller-le-net-mission-oeil-de-s_news?start=11#from=embed

http://www.dailymotion.com/video/x4i9pt_rap-du-casse-toi-pauvre-con-chanson_music

http://www.myspace.com/torapamavoa


http://www.dailymotion.com/video/x8y7ql_sarkozy-y-ca-m-emmerde-clip-parodie_fun

Extrait : La France prendra en novembre pour un an la présidence du Groupe des Vingt qui réunit les grands pays industrialisés et les principales économies émergentes, dans une période où les Etats veulent maîtriser leur devise pour stimuler la relance de leur économie.

 
Nous avons compris ce que cela veut dire avec Sarko en France et le DSK au FMI ! Instauration du Nouvel Ordre Mondial, assurée !

Et ces grands stratèges de la finance, ne pensent pas bien évidemment à demander l'abolition de la loi Pompidou Giscard janv  1973

Lagarde donne priorité à la réforme du système monétaire au G20

CHRISTINE LAGARDE VEUT UNE RÉFORME DU SYSTÈME MONÉTAIRE INTERNATIONAL

WASHINGTON (Reuters) - La France lancera durant sa présidence du G20 les négociations en vue d'une réforme du système monétaire international afin d'améliorer la coordination des politiques et contenir les flux de capitaux qui affectent les changes, a déclaré jeudi Christine Lagarde.

 

La France prendra en novembre pour un an la présidence du Groupe des Vingt qui réunit les grandes pays industrialisés et les principales économies émergentes, dans une période où les Etats veulent maîtriser leur devise pour stimuler la relance de leur économie.

 

"Le système monétaire international (...) tel qu'il est actuellement ne semble pas particulièrement efficace", a dit la ministre française de l'Economie à Washington, où elle était reçue par le cercle de réflexion Carnegie Endowment.

 

"Si on regarde les variations des changes qui se produisent (...) si on regarde les mouvements de liquidité qui ont lieu parfois sans beaucoup de contrôle, si on regarde les flux de capitaux en particulier dans les pays en développement, il y a clairement un problème", a-t-elle ajouté.

 

"De plus, si on regarde les dernières mesures qui ont été prises, que ce soit au Brésil ou au Japon, et sans parler de la Chine, on peut vraiment se demander quelle genre de coordination il y a", a encore dit Christine Lagarde.

 

Le Brésil a doublé récemment la taxe sur les achats étrangers de sa devise afin de contenir l'afflux de capitaux étrangers et endiguer la flambée du real.

 

Le Japon est pour sa part intervenu le mois dernier sur les marchés monétaires pour affaiblir le yen, une initiative qui lui a valu les critiques de l'Europe parce qu'elle était unilatérale.

 

La Chine est pour sa part accusée de sous-évaluer sa monnaie par rapport au dollar ou à l'euro afin de maintenir un avantage compétitif pour son économie nourrie aux exportations.

 

Sans en référer directement à la politique monétaire, Christine Lagarde a expliqué que la France souhaitait améliorer la coordination des décisions.

 

"Il faut coordonner, et mieux coordonner, parce que les décisions unilatérales ne vont pas être aussi efficaces que si elles étaient prises, comme par le passé, sur une base plus concertée", a-t-elle fait valoir.

 

"Donc notre objectif dans ce processus de réflexion est de lancer ça, sans tirer de conclusions dès le départ, et sans être certain que nous serons parvenus à quelque chose avant la fin de l'année", a ajouté la ministre française.

 

La France, a-t-elle dit, proposera d'élargir le nombre de devises dans lesquelles les investisseurs peuvent placer des fonds, peut-être dans le cadre des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international.

 

"Il existe aujourd'hui un manque clair de diversification qui induit en lui-même un niveau de risque associé aux variations de devises", a souligné Christine Lagarde.

 

Durant sa présidence du G20, dont elle a estimé qu'il n'était pas le meilleur forum pour discuter des changes, mais n'avait pas d'alternative évidente, Paris souhaite également aborder l'organisation des marchés de matières premières et lutter contre la volatilités des cours.

 

Jan Strupczewski et David Lawder, Gwénaelle Barzic et Grégory Blachier pour le service français


5 août 1971 : dématérialisation totale de la monnaie. Le président américain Richard Nixon, conseillé par George Shultz (qui sera plus tard le mentor des administrations Bush père et fils), supprime la libre-convertibilité du dollar en or. Ce découplage sera suivi de mesures de dérégulation des marchés permettant des spéculations de plus en plus énormes.

3 janvier 1973 : loi Pompidou-Giscard d'Estaing par laquelle la Banque de France abandonne son rôle de service public. Article 25 : « Le Trésor public ne peut plus présenter de ses propres effets à leescompte de la Banque de France. » Dès lors, sous prétexte de lutte anti-inflationniste, le recours au crédit productif public est interdit.

Mars 1973 : régime des changes internationaux flottants. Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Les spéculateurs peuvent s'en donner à coeur joie avec des produits financiers dérivés, en particulier sur les taux de change entre monnaies (on parie plusieurs fois sa mise, avec un effet de levier, moyennant des informations obtenues sur les pressions politiques exercées sur telle ou telle devise deEtat).

1987 : Alan Greenspan combat l'effondrement des bourses mondiales par l'émission pratiquement illimitée de monnaie-crédit en faveur des marchés.

1992 : Traité de Maastricht. Prélude à un euro découplé de l'autorité des Etats. Abdication de fait des souverainetés nationales par privation des moyens de les exercer. Son article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, si après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

4 août 1993 : loi Mitterrand-Balladur donnant son indépendance à la Banque de France. Son article 3 lui interdit d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique, de même que l'acquisition de titres de leur dette.

Juin 1997 : Jacques Cheminade et Christophe Lavernhe rédigent Un plan de relance par le crédit productif, ou la nécessaire transformation de la monnaie en capital, expliquant comment les monnaies nationales sont prises en otage par les intérêts financiers depuis le renoncement de 1973 en France et le Traité de Maastricht à l'échelle européenne. Rejet de la proposition d'avances par la banque de France au Trésor public pour un plan de relance économique, faite par un groupe parlementaire français, jugée contraire au Traité de Maastricht et au choix effectué en 1973.

12 mai 1998 : loi Chirac-Jospin, intégrant la Banque de France au Système européen de banques centrales (SEBC) et à la BCE. Le Traité de Maastricht prévoyant déjà que « l'objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ».

1999 : vote aux Etats-Unis du Gramm-Leach-Bliley Act, qui annule le Glass-Steagall Act voté sous la présidence Roosevelt. Désormais, il n'y a plus de séparation aux Etats-Unis entre banques de dépôt et banques d'affaires, et les banques sont autorisées à fusionner avec des sociétés d'assurance. Chute de la « muraille de feu » prudentielle. L'Europe, elle aussi, déréglemente.

Mai 2005 : rejet par le peuple français du Traité constitutionnel européen qui, dans son article III-181, aurait « constitutionnalisé » l'article 104, § 1 du Traité de Maastricht.

2007-2008 : le Traité de Lisbonne reprend (article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne) l'article 104, §1 du Traité de Maastricht. L'objectif est bel et bien d'abandonner la création monétaire aux banques privées, dans un contexte de mondialisation financière sans limites.

 

("Très cher" parce que ça fait trois ans que vous coûtez un max à la collectivité !)

Je disais donc, 

Cher, très cher Nicolas,

Regardons les choses en face.

Vous êtes très mal barré.

Nous aussi ?... Oui mais nous on a l'habitude. Ca fait des années qu'on fait avec.

Vous avez beau donner vos ordres à la valetaille médiatique qui vous lèche les escarpins,

Vous avez beau essayer d'enfumer le débat à coups de procédés minables....

La rue résonne à présent, haut et fort.

Joyeusement aussi, parce que lorsqu'on est en train de tout perdre, on n'a justement plus grand chose à perdre.

Il nous reste nos voix, les couleurs, le rythme, la gestuelle, le mouvement, le rire, l'élan... Et la colère aussi.

La colère peut être un lien très fort vous savez.

Non, vous ne savez pas.

Vous, quand vous faites une colère, trépignez en serrant vos petits poings et tapez du pied par terre, votre garde rapprochée a peur, et elle rase les murs. Dans un silence assourdissant.

Nous, la colère nous rassemble, nous lie. Nous tapons du pied par terre, mais ensemble. Et ça fait un sacré bruit !

Tous ensemble.

Je sais, le "tous ensemble" vous ne connaissez pas.

Chez vous c'est plutôt le "moi tout seul".

Même avec vos amis et alliés.

Même, et surtout.

Et c'est pour cela que vous allez vous retrouver fanny Nicolas.

Pour nous, moins on a, plus on est.

Pour vous, c'est l'inverse.

Plus vous allez perdre votre crédibilité, plus vous serez seul.

Parce que chez les gens comme vous Nicolas, on se rassemble autour de la richesse sonnante et trébuchante,

Autour de la notoriété, de l'arrogance et du mépris,

Autour du pouvoir qui musèle le peuple.

Quand vous n'aurez plus rien de tout ça, vous crèverez tout seul, et personne n'arpentera les pavés pour vous relever.

Regardez les tristes sires qui composent votre gouvernement de pacotille !

Des incompétents qui n'ont vu en vous qu'un moyen de s'enrichir ou de tutoyer les ors de la République. Comme vous avec le poste si convoité de chef d'Etat.

Quand ils comprendront que vous les entraînez dans votre chute annoncée, ils partiront et, avec la dignité qu'on leur connaît, iront draguer et tapiner dans d'autres sphères politiques, d'autres cercles à l'affut de votre place encore toute chaude.

Oui, vous êtes très mal barré Nicolas.

Mais bon, comme on fait son lit on se couche non ?

Et bien comme on fait son gouvernement on tombe.

Nous, on ne peut pas vraiment tomber encore plus vous voyez.

Enfin, si. On pourrait.

Mais cela ne sera pas.

Je n'attends rien de vous.

Mais ce n'est pas important.

Quelque chose est en marche que vous ne pourrez pas arrêter.

A ce petit jeu, vous n'avez pas compris que nous sommes les plus forts.

Oui, les plus forts.

Néfertari.

 

www.dossiers-sos-justice.com/genocide-financier

 

Et sur cette page, il y a une vidéo Marine Le Pen - Elle dénonce, à juste titre, la loi Pompidou-Giscard (conduisant à un endettement insensé). Qu'attendent les partis de Gauche pour en faire autant ?
http://www.dailymotion.com/video/xf6i2d_marine-le-pen-denonce-la-loi-pompid_news,

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Sebastián Piñera, président de la République du Chili depuis le 11 mars 2010. - Wikipedia

jeudi 14 octobre 2010

Au Chili, derrière l’euphorie médiatique, les hommes

Le sauvetage, grâce à un puits d’évacuation, des trente-trois mineurs bloqués dans la mine de San José a été un succès. Des milliers de journalistes ont convergé du monde entier vers le lieu du « miracle ». Depuis l’annonce de l’accident, le président chilien, M. Sebastián Piñera, ne s’épargne aucun effort pour montrer qu’il supervise personnellement les travaux : sa cote de popularité a d’ailleurs grimpé de dix points depuis le lancement d’une opération qu’il estime « sans comparaison dans l’histoire de l’humanité ». Mais une fois passé le temps des réjouissances – toutes naturelles –, le Chili s’interrogera-t-il sur les conditions qui ont rendu possible cet accident ?

22 août 2010, 14 h 30. Copiapó, désert d’Atacama, au Nord du Chili. Quelques lettres griffonnées à l’encre rouge remontent d’un conduit, foré au-dessus de la mine de San José, dans l’une des régions les plus arides du monde : « Nous allons bien dans le refuge, tous les trente-trois. »

Trente-deux mineurs chiliens et un bolivien sont coincés à près de sept cents mètres sous la surface de la terre, enterrés vivants dans les entrailles d’une mine de cuivre et d’or. Depuis l’effondrement de plusieurs murs de soutènements, sous des milliers de tonnes de roche et de boue, ils survivent tant bien que mal dans l’un des refuges encore accessibles. Ils boivent les eaux de ruissellement, rationnent leurs maigres denrées alimentaires, et souffrent d’une chaleur étouffante. Mais, leur petit mot le démontre : ils sont en bonne santé.

Cette découverte est saluée par une liesse populaire : tout un peuple communie avec « ses » mineurs dans un élan de solidarité qui parcourt la cordillère des Andes et plonge jusqu’aux provinces du Sud du pays. « Oui, les héros existent bien », titre le journal à grande diffusion Las Ultimas noticias dans une édition spéciale du 23 août 2010. Le campement de San José où se sont installées les familles des mineurs est rebaptisé « campement de l’espoir ». Les travaux de sauvetage débutent.

Le 13 octobre, lorsque les premiers mineurs retrouvent la liberté, pas moins de mille sept-cents journalistes du monde entier les attendent, au milieu des drapeaux chiliens. Pour se préparer au « grand jour », les mineurs ont même dû suivre des leçons de « media-training » – au fond de la mine – en prévision de l’avalanche d’interviews et d’émissions télévisées (sans compter les propositions d’adaptation de leur histoire au cinéma, dans diverses langues).

Durant deux mois, le ministre des mines – et ancien cadre dirigeant de la filiale chilienne d’ExxonMobil –, M. Laurence Golborne, a joué les animateurs vedettes. Sans jamais quitter son blouson aux couleurs du pays et des festivités liées au bicentenaire de l’indépendance (1810-2010), il embrassait les proches des victimes et commentait les moindres progrès de l’opération de sauvetage. Mais le jour « J », c’est le président lui-même qui s’est placé sous les feux des projecteurs.

Cinq heures onze du matin : le premier mineur sort du puits d’évacuation. Il embrasse son enfant, son épouse puis… le président. Quatre minutes plus tard, ce dernier fait sa première déclaration et remercie Dieu, « sans qui ce sauvetage n’aurait pas été possible ». Il ajoute : « Aujourd’hui, nous pouvons nous sentir plus orgueilleux que jamais d’être chiliens. »

Pour l’exécutif, le drame présentait certains avantages. M. Sebastián Piñera, président-entrepreneur multimillionnaire élu le 17 janvier 2010, connaît des débuts difficiles (1). Sa gestion désastreuse des conséquences du tremblement de terre de février dernier suscite de nombreux mécontentements cependant que les mobilisations et grèves de la faim des Indiens Mapuches, dans le sud, lui donne du fil à retordre. Le martyre des « 33 » représentait donc une occasion rêvée d’organiser, deux mois durant et en direct, un formidable spectacle télévisé. Alors que les « 33 » étaient proclamés « héros du bicentenaire de l’indépendance », tout fut fait pour transformer l’élan de solidarité en un consensus politique : « tous unis » derrière le président Piñera. Pourtant, selon le journaliste Paul Walder, l’accident de San José constitue surtout une allégorie du Chili contemporain, un pays où la classe ouvrière se trouve « ensevelie » sous un système qui l’opprime (2).

Dans la région d’Antofagasta,
277 gisements sur 300 sont exploités
sans être aux normes

Dans les faits, les trente-trois mineurs surmédiatisés demeurent paradoxalement sans voix. Ni eux, ni leur familles, ni le mouvement syndical – historiquement puissant dans ce secteur, mais affaibli par la dictature et ses réformes néolibérales –, n’ont eu l’occasion de donner leur analyse des causes de l’accident. A l’extérieur, ceux qui ont réussi à échapper à l’éboulement tentent de rappeler que leurs salaires n’ont pas été versés depuis plusieurs semaines : « Arrête ton show Piñera, nous sommes aussi trois cents dehors (3). » Ils se heurtent à l’indifférence générale.

Le Chili est l’un des fers de lance du capitalisme minier latino-américain. L’extraction représente 58 % des exportations et 15 % du produit intérieur brut (PIB). Le pays exploite le charbon, l’or et surtout le cuivre, dont il est le principal producteur au monde (avec 40 % du marché), notamment grâce à la plus grande mine à ciel ouvert de la planète (Chuquiquamata). Le Chili disposerait même de réserves équivalentes à deux cents ans d’exploitation.

Au moment des grandes nationalisations de 1971, le président socialiste Salvador Allende avait estimé que l’exploitation du cuivre constituait le « salaire du Chili ». Le gouvernement de l’Unité populaire avait alors exproprié les grandes firmes américaines et transféré leur propriété à la Corporation nationale du cuivre (Codelco).

A partir du coup d’Etat de 1973, la dictature, puis la démocratie néolibérale, inversèrent la logique en offrant de nombreux gisements en concession aux entreprises privées nationales et internationales. Sans oublier de ramener les taux d’imposition à l’un des niveaux les plus faibles au monde (4) et les conditions de sécurité à leur plus simple expression. Elles sont parfois inexistantes. Peu importe, de toute façon : dans la région d’Antofagasta, 277 gisements sur 300 sont exploités sans être aux normes. Dans un tel contexte, l’exploitation minière devient une activité très lucrative.

Trente-et-un morts par an

Tout irait néanmoins pour le mieux puisque le développement de l’activité aurait propulsé les mineurs au rang de véritable « aristocratie ouvrière ». Leurs salaires ne sont-ils pas jusqu’à trois fois supérieurs au salaire minimum (262 euros mensuels) ? Mieux, ajoutait un quotidien du soir : « Le drame des “33” de San José et l’opération en cours pour les sauver ne doivent pas faire oublier l’essentiel : la grande majorité des mineurs chiliens travaillent dans d’excellentes conditions de sécurité (5).  » Pourtant, avec trente-et-un morts par an, en moyenne (sur un total de 106 340 personnes travaillant dans la mine et les gravières), on a connu environnement plus engageant.

« San José est un cauchemar. C’était dangereux, je le savais, tout le monde le savait, déclare l’un des mineurs rescapés. Il n’y a qu’un mot d’ordre : productivité  (6).  » La compagnie minière San Estaban – qui exploite le sous-sol du pays depuis plus de deux cents ans – appartient à MM. Alejandro Bohn (60 % du capital) et Marcelo Kemeny (40 %), le fils du fondateur de la compagnie. Des deux mines qu’ils possédaient, l’une a dû fermer, épuisée. Il fallait donc que San José continue à financer le train de vie des dirigeants de la société.

A San José, la hausse du prix du métal sur le marché mondial se traduit par une intensification du travail, le recours quasi-systématique aux heures supplémentaires (jusqu’à douze heures par jour) et… une certaine désinvolture dans le domaine de la sécurité : quand, au moment de l’accident, le 4 août, les trente-trois mineurs se précipitent dans la cheminée de secours pour remonter, ils découvrent qu’aucune échelle n’y a été installée...

Une surprise ? Non : depuis 1999, les accidents se multiplient. En 2004, suite à la mort d’un ouvrier, les syndicats avaient déposé une plainte d’abord rejetée par la cour d’appel. Finalement, en 2005, c’est la fermeture sur décision de la direction du travail. Pourtant, la mine rouvre en 2009, sans que l’ensemble de l’exploitation ait été mise aux normes. En juillet 2010, nouvel accident : un mineur a les jambes broyées. Malgré tout, trois semaines plus tard, le service national de géologie et des mines (Sernageomin) autorise le maintien de la production. Plusieurs syndicalistes parlent de corruption. Vingt-six familles de mineurs ont même décidé de porter plainte contre les propriétaires et l’Etat.

M. Nestor Jorquera, président de la Confédération minière du Chili (syndicat qui regroupe dix-huit mille salariés), regrette que le Chili ne soit pas signataire de la convention 176 de l’organisation internationale du travail (OIT) sur la sécurité et la santé dans les mines. Il dénonce surtout une législation du travail régressive, héritage de la dictature. Le droit de grève, par exemple, est limité.

Malgré quelques programmes de prévention des risques, la superintendance de sécurité sociale (ministère du travail) reconnaît que 443 personnes sont décédées suite à un accident du travail en 2009 (282 pour le premier semestre 2010), tandis que 191 685 accidents non mortels ont été enregistrés l’année dernière (pour une population active de 6,7 millions d’individus).

Le 28 août 2010, le président Piñera a annoncé la création d’une « superintendance des mines » (les syndicats n’y seront pas représentés), renvoyé le directeur du Sernageomin et promis l’augmentation des contrôles et du nombre d’inspecteurs. Il faut dire que ces derniers sont aujourd’hui... seize, pour contrôler plus de quatre mille mines réparties dans tout le pays (7).

Franck Gaudichaud

Maître de conférences en civilisation hispano-américaine à l’université Grenoble 3. A dirigé : Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Textuel, Paris, 2008.

(1) Voir Franck Gaudichaud, « Tremblement de terre politique et retour des Chicago boys », Recherches internationales, juillet 2010 (accessible sur le site du Centre tricontinental).

(2) Paul Walder, « La sepultada clase obrera », Punto Final, n° 717, Santiago (Chili), septembre 2010.

(3) José Luis Córdova, Diarioreddigital.cl, 8 octobre 2010.

(4) En juin 2010, le ministre des mines reconnaissait que la fiscalité minière au Chili était la troisième plus faible au monde (Radio Cooperativa, 1er juin 2010).

(5) « Au Chili, les mineurs forment une aristocratie ouvrière enviée », Le Monde, 21 septembre 2010.

(6) Cf. Jean-Paul Mari, « La malédiction de San José », Le Nouvel Observateur, n° 2395, 30 septembre 2010.

(7) Andrés Figueroa Cornejo, « Treinta y tres mineros, uno tras otro », Agencia latinoamericana de información, 10 septembre 2010.

 

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-10-14-mineurs-chiliens

 

 

 

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eva R-sistons 31/10/2010 23:58



J'ai publié ton commentaire, du moins en grande part, sur le dernier r-sistons pour lui donner plus d'audience, cordialement eva



verena 29/10/2010 01:54



UN GRAND COUCOU A VOUS EVA  ET VOS ARTICLES DONT LA PLUPART FONT PREUVE D UNE VISION DOTE D UN DISCERNEMENT ENCORE PLUS GRAND.


AURIEZ VOUS LE TEMPS OPORTUN DE CONSACRER UN ARTICLE SUR LA JEUNESSE BAFOUEE EN CE MOMENT ET SURTOUT DANS LEUR DROIT DE MANIF PACIIFIQUE . JE VIENS D ETRE OBLIGEE DE DEMENAGER,
ET SUR FONTAINEBLEAU-AVON (ça me rapelle ma jeunesse ; je suis née à Fontainebleau (77)), ET JAMAIS COMME DERNIEREMENT JE N'AI VU UN TEL THEATRE DE REPRESSION VIOLENTE  SUR DES LYCEENS
PACIFIQUE QUI MANIFESTAIT TRANQUILOU CONTRE LA REFORME DES RETRAITES, ET SURTOUT SUR LA FOULE DE LA VILLE QUI VACQUAIT A SES OCCUPATIONS; LES CRS QUE JE CONSIDERE DEPUIS LONGTEMPS COMME
DES DELINQUANTS (IL YA LONGTEMPS, JE ME SUIS FAIT ATTAQUER UN JOUR GRATUIEMENT SANS RAISON PAR DES CRS QUE J AVAIS REGARDE DANS LES YEUX!LA VIOLENCE GRATUITE DES CRS AVAIT POUR BUT  (IL
N Y A SUREMENT PAS QU A FONTAINEBLEAU), D INTERDIRE LA MANIF, ET TRES CERTAINEMENT FAIRE PEUR AUX GENS? CAR CES DERNIERS ONT MALMENES DES GENS AGES ? DES GENS DE COULEURS, DES LYCEENS
PACIFIQUES QUI N AVAIT PAS MANIFESTES JUSQU4AU BOUT VOYANT QUE CELA TOURNAIT MAL; GRENADES ET TIRS DE FLASHS BALL SONT PARTIS AUSSI DANS LA FOULE;;;;BREF LA JEUNESSE QU ELLE LE
VEUILLE SE SOUVIENDRA TRES RAPIDEMENT ET FORTEMENT DES PREMIERES GROSSES EMPREINTES REPRESSIVES ET VISIBLES, SURTOUT QUE CELLE CI A ACQUIS UNE NOUVELLE CONSCIENCE SUR LAQUELLE SE MOBILISER
UNE VISION DU FUTUR DE CE QU'ELLE NE VEUT PÄS VIVRE; ELLE NE VEUT TT SIMPLEMENT PAS PLUS PLUS TARD ETRE SOUMISE A LA SURVIE QUI POURRAIT ETRE D AILLEURS ENCORE PLUS "LOBOTOMISANTE"


EVA, BONNE CONTINUATION   PORTEZ VOUS BIEN 


 



eva R-sistons 15/10/2010 14:59



Cher Doot, je plains nos enfants.


Dans quel monde vont-ils vivre ? Je n'ose y penser...


Cordialement, eva



dootjeblauw 15/10/2010 11:32



Bonjour Eva,


Merci pour ce papier excellent comme toujours. De plus en plus de citoyens européens réalisent ce qu'est l'Europe de Bruxelles après que quelques uns nous aient avertis il y a des années
déjà et tout se confirme.


Dans mon village, il n'y a plus de bureau de postes, le médecin ne vient plus à domicile depuis longtemps (les ambulanciers sont venus me chercher pour m'amener à l'hopital en urgence car mon
toubib refusait de se déplacer) et les Polonais travaillent dans les serres en Hollande après que les salariés autochtones aient été licenciés. Mais ce sont quelques exemples, le pire doit encore
venir.


Encore un an et ce sera le grand krash, pour eux, car nous, nous n'avons plus rien à perdre.


Bon courage pour le nettoyage de ta maison et grosses bises.


dootjeblauw



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