24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 03:11

 

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Une actualité chaotique

 Par eva R-sistons

 

 

Bonjour mes amis,

 

Ne comptez pas sur moi pour vous parler de la réforme des retraites, ou de la corruption phénomènale de ce gouvernement, à tous les échelons (un livre n'y suffirait pas), tout le monde le fait. A l'étranger, nous sommes la risée: Austérité pour les Français, train de vie démentiel pour le roitelet sarkozy 1er !

 

Austérité pour tous, sauf pour Sarkozy: Train de vie honteux à nos frais !

(Cliquer sur les liens)

 

 

 

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Donc, je ne parlerai pas des retraites. Mais du traitement de la dépendance et du handicap ! 

 

"Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C'est un des frères de Nicolas. C'est aussi le DG d'un groupe d'assurance. Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il s'est reconverti dans l'assurance santé et l'assurance retraite. C'est plus rentable. D'autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu'un, au sommet de l'Etat, qui veut l'aider à réaliser ses projets."

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Réforme des retraites profitable au frère de Sarko? Assurance privée dépendance obligatoire ? (Cliquer sur le lien)  

 

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"Lors de son entretien télévisé du 12 juillet, Nicolas Sarkozy a confirmé son intention, sitôt achevée la réforme des retraites, d'engager le dernier grand chantier de la législature : la prise en charge de la dépendance.

Le rapport de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, présenté par Valérie Rosso-Debord (UMP, Meurthe-et-Moselle), qui va être transmis dans les tout prochains jours au premier ministre préfigure le futur projet de loi. Il entérine, de fait, le renoncement à la création d'une branche "cinquième risque" de la Sécurité sociale qui était un des engagements majeurs du candidat Sarkozy à l'élection présidentielle." http://www.lamaisondelautonomie.com/index.php/Dernieres-news/Perte-autonomie-assurance.html

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Vous voyez l'astuce ? On démantèle le secteur public, finie la retraire par répartition, la solidarité entre les générations, bref on privatise, on privatise... et cerise sur le gâteau, tout ça va profiter à la famille Sarkozy. En outre, le chou-chou du Président de l'UMP (je n'ose dire des Français) est Xavier Bertrand, qui a fait carrière dans l'Assurance... Les dindons de la farce de cette tragi-comédie qui pourrait s'intituler "les copains et les coquins" ? Nous tous. Oui, vous, moi, nous tous ! 

 

Exit la solidarité entre les citoyens, mais pas entre les Sarkozy. Entre frères, via l'Assurance dépendance obligatoire et payante, et entre père et fils. Voilà donc que Jean, après n'avoir pas réussi ses examens mais bien sûr son entrée au Conseil Général, via papa Sarko et ses relations, pourrait remplacer Santini à l'Assemblée, et tant pis pour Patrick Devedjian et Frédéric Lefebvre, tous deux alléchés par la soupe. Y'a bon l'atmosphère au sommet ! Gageons que les Médias auront d'autres burkas à soulever, ou d'autres lièvres à courir. En tous cas, pas celui des agriculteurs, sacrifiés et désespérés. La France rurale, profonde, ne sera bientôt plus qu'un vaste désert peuplé de vieillards amers, une zone aride sans commerces, sans écoles, sans services publics... L'heure est à la concentration: Des agriculteurs, des territoires, des villes, voici le béton pour tous et un quadrillage serré des habitants. Big Brother nous accueille dans ses mégapoles ! Les emplois d'avenir seront-ils tous policiers ? Là aussi, Maître Sarkozy a plus d'un tour dans son sac. Pourquoi ? Mais parce que bientôt l'Armée, la Police ou la Gendarmerie de la Nation, seront remplacées par... des mercenaires alléchés eux aussi par la soupe. Blackwater, vous connaissez ? Bien payés, tous les droits, plus de devoirs, et une morale à toute épreuve : Leurs dirigeants n'ont-ils pas déclaré quelque chose comme "Les Irakiens sont si minables qu'ils ne devraient pas exister ?" En attendant cette nouvelle génération de serviteurs (privés) de l'Etat (réduit à une peau de chagrin), voici quelques perles de la politique sarkozienne : 

 

La France des Droits de l'Homme s'arrête au Centre de Rétention: Barbarie ! 

Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: Les mettre en prison

Elèves punis: Le ministre de l'Education nationale rouvre des colonies pénitentiaires

28 facs "hors-la-loi": Frais d'inscription trop chers ! Fac à 2 vitesses ?

Non à la mort de l'authentique médecine du travail - Pétition

Le scandale des micros-partis de l' UMP pour contourner la loi !

La fin des Hôpitaux de proximité

 

 

Et pour mater les banlieues, Sarkozy fait appel à ses amis israéliens (encore et toujours !) : Ils vont nous apprendre comment réprimer la colère des pauvres, des sans-emploi, des discriminés, des stigmatisés, des pleins de ressentiment, ils vont nous initier à la répression en ville, quartier par quartier, rue par rue, ce sont des spécialistes d'abord de la destabilisation, ensuite de la guérilla urbaine et de l'occupation ! Rien ne vaut la collaboration entre maîtres du monde, américains, israéliens, européens, pour remettre à leur place les peuples: Celle d'esclaves sinon librement consentants, du moins par défaut. Entre un Mondial de foot, un tour de France et la chasse aux porteuses de burka !


 

 

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Il y a néanmoins un sujet que la Presse aux ordres se garde bien d'aborder : Celui de la diplomatie française. Et pour cause ! Elle est méconnaissable, tout a été bouleversé. Finie l'indépendance nationale gaullienne chère aux Français (et fierté de la Nation), notre pays est désormais à la traîne d'Israël et aux ordres des Anglo-Saxons, occupant un strapontin à l'OTAN, bref la voix de ses maîtres, sauf pour brailler plus fort que les autres en faveur des guerres, surtout celle contre l'Iran puisqu'Israël veut cette guerre-là (entre autres, car rien ne démange autant cet Etat-là que de guerroyer, c'est sa raison de vivre, son plaisir, son passe-temps et sa spécialité). Et nos diplomates ? Pff, tous changés, quand les postes ne sont pas supprimés: Le Quai d'Orsay est méconnaissable ! Tout ce qui de près ou de loin critique Israël, l'intégration sans conditions à l'OTAN ou l'alignement de la France sur les diktats de l'Etranger, est muté, mis en congé ou à la retraite. La politique méditerranéenne ? La France ne peut plus en avoir:

La France ne peut avoir de politique méditerranéenne car alignée sur les intérêts israéliens (Cliquer sur le lien)

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Et notre si joli monde,

comment va-t-il ? 

 

Petite piqûre de rappel, nos excellents zamis américains :

 

Liste (non exhaustive) des interventions américaines (à conserver)

 

L'horreur américaine, la guerre globale - L'origine des guerres (Castro)

 

Et pour le reste, tout va très bien, Mme la Marquise, comme dit la chanson, même si la planète est une poudrière :

 

Vous avez aimé le Nationalisme allemand, le pan-germanisme ? Vous adorerez la nouvelle politique de nos cousins-germains !  L'Allemagne, "cheval deTroie" du Nouvel Ordre Mondial ! (suivisme français)

 

Les attentats en Iran ? Qui est derrière, d'après vous ? Les Islamistes, comme dit la Presse occidentale, ou la CIA, le Mossad ? Occident et Israël derrière les attentats en Iran ? Comme au Liban (Hariri) !

 

Comme au Liban ! Et à propos, après nous avoir servi l'explication syrienne, les Médias relaient la propagande impériale: Désormais, nous devons être sûrs que le Hezbollah est derrière la mort de Hariri, l'ex-Président du Liban ! Voilà comment on fait d'une pierre deux coups: On accuse les Syriens du meurtre, et on les oblige à partir. Patatra ! Le Hezbollah est encore là, et Israël n'est pas du tout, du tout content. Qu'à cela ne tienne ! On va se débarrasser du Hezbollah, l'accuser de tous les maux, et trouver là le prétexte idéal pour neutraliser ceux qui résistent encore à la domination usraélienne, et on installera des marionnettes dévouées à la cause des multinationales et des grandes banques occidentales.

 

Et ailleurs ? Provocations tous azimuts ! Au Vénézuela, Chavez doit se défendre d'accusations colombiennes concoctées par la CIA pour permettre à l'Armée américaine de venir à la rescousse d'Uribe avant qu'il ne soit remplacé par un Président moins obtus: Les guerilleros du FARC trouveraient refuge sur le sol vénézuelien, clichés à l'appui ! On a vu ce que valaient les clichés pour déclencher la guerre contre l'Irak : Ils ont fait long feu, après avoir permis la mise à feu et à sang du pays. Et là, alléchés par la soupe du pétrole et courroucés par l'indépendance de Chavez, les Américains sont bien décidés à propager "leur" paix par la guerre ! L'Amérique Latine doit renouer avec ses dictateurs, ses marionnettes et ses collabos. Et tant pis pour la démocratie, tant pis pour les peuples, place aux cow-boys et à leurs alliés ! Car l'Empire ne tolère pas qu'on lui résiste. Après le Honduras, le Costa-Rica... voici bientôt le tour des pays andins ! Moralès peut aussi se faire du souci...

 

Tout ce qui de près ou de loin favorise l'indépendance d'un pays, sa différence, doit être maté. Exit les Français frondeurs et gaulliens, place au National-Sarkozysme à la solde de la CIA et du Mossad ! Les Vénézueliens, les Boliviens, ou les Iraniens, les Syriens, les Libanais, les Palestiniens ne veulent pas du moule impérial, ils seront destabilisés, provoqués, bombardés, détruits... en attendant la grande, très grande confrontation avec les géants russe et chinois ! Machiavélique à souhait, Sarkozy est pathelin avec les Russes, il leur fait les yeux doux: Pour mieux isoler les Chinois patients, organisés, prévoyants et... redoutables ! Et aussi, il faut bien le dire, pour damner le pion aux Allemands. Car l'entente cordiale, en Europe, est plus dans les papiers que dans les faits ! Chacun cherche à supplanter l'autre, et tous cherchent à supplanter ceux qui ne sont pas alignés sur la démocratie imposée par les Yankees et ses alliés. Y'a bon l'Europe ! En attendant, ses enfants se font massacrer pour l'Oncle Sam, en particulier en Afghanistan, qui regorge d'ailleurs de richesses hautement convoitées - et à ne pas laisser aux Chinois en quête de juteux placements (mais sans bombardement, eux !). Curieux, vous ne trouvez pas, que Massoud le démocrate ait été assassiné... disons par les démocraties occidentales, juste avant la guerre contre l'Afghanistan ! Je persiste et je signe, et mon analyse ne sera pas relayée dans la Presse, naturellement: D'ailleurs, le Nouvel Observateur (j'ai promis un article sur ce journal aussi à gauche que le sieur DSK) comme le Courrier International ont supprimé mes blogs ! Gare aux curieux, aux fouineurs, aux chercheurs de vérité, aux non-alignés ! Donc, concernant Massoud, je prétends que ce bon ami des occidentaux, cité en exemple, a été assassiné juste avant l'invasion de l'Afghanistan, pour tuer dans l'oeuf le Symbole de la résistance à l'occupation, quelle qu'elle soit : Ceux qui aiment leur pays, sa culture, ses traditions, son indépendance, et qui ont une âme de résistant, ne doivent pas vivre ! Massoud n'aurait pas tardé à se retourner contre les zamis occidentaux. Et à faire l'unité autour de son nom contre les voleurs de tous poils, de la Finance, du Pétrole, de l'Armement, du Narco-Traffic etc !

 

J'ai été très frappée de voir que les bons Américains avaient pensé à défendre le Ministère du Pétrole contre toute intrusion, en laissant sans protection tous les bâtiments culturels, éducatifs, universitaires... de l'Irak ! Même les Musées contenant des richesses inestimables ont été abandonnés aux appétits des prédateurs ! Et tout bien réfléchi, je sais maintenant que tout cela était concerté : Il fallait tuer la culture du peuple irakien, son passé, ses trésors, son identité ! Pour mieux liquider son unité, son indépendance, sa souveraineté ! Allons-nous tous ouvrir les yeux sur la nature de cet Empire soi-disant démocrate, défendant les droits humains, le Bien, la Liberté, la Paix ? Il est animé par une horde de barbares qui relèvent tous de la Cour Pénala Internationale ! Et tandis qu'on amuse la galerie en poursuivant des Yougoslaves qui ont répondu à leur façon aux crimes usraéliens et européens, les vrais auteurs de crimes de guerre et contre l'humanité courent toujours, en prenant soin de s'exonérer eux-mêmes des châtiments qu'ils infligent aux autres ! Et ce jour, justement, j'ai écouté une vidéo de 2003, des infos annonçant que le 1er Ministre belge avait aboli la Loi de compétence universelle de son pays, cédant aux pressions américaines ! Ah, ils sont beaux, les gouvernants ! Des canailles qu'il faudrait mettre hors d'état de nuire aux peuples, à la vérité, à la justice, à la paix !

 

Petit tour d'horizon des réjouissances à venir, ou en cours :

 

Le CFR annonce une « Troisième guerre du Liban" - Le business d'abord !

Mecanopolis " L'Afghanistan vaut " mille milliards de dollars 

Ce qui se passe réellement en Afghanistan quadrillé par l'Empire 

La question afghane au quotidien... 

Des Médias français incitent la France à se préparer à la guerre mondiale !

"Guerre nucleaire: Les États-Unis, Israël et l'Europe vont la déclencher"

Gaza: Les bombes qui restent (Extermination qui ne dit pas son nom...)

L'Union Européenne est d'essence totalitaire. Voici ce qu'on vous a caché

Alerte russe: OGM pour dépeupler la planète ? (Hamsters devenus stériles)


Bon sang, jusqu'à quand tolèrera-t-on l'intolérable ? Jusqu'à accepterons-nous d'être meurtris, opprimés, spoliés, brisés, anéantis, pour qu'une poignée de salopards s'en mettent plein les poches jusqu'à ne plus savoir quoi faire de leur fortune ?

 

Lecteurs, Lectrices, quand j'ai mis en place mon blog R-sistons à l'intolérable, c'est, en tant que journaliste, parce que j'étais dégoûtée par la désinformation lors de la dernière campagne présidentielle. Juste retour aux sources: Je pointe le doigt sur le pire ennemi des peuples, cette Presse, cette Télé, si aux ordres, qu'elle sert uniquement de relais aux projets, joliement présentés, des Maîtres du monde, ou à déconsidérer tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule ! Nous sommes en face d'un adversaire terrifiant, car il nous distrait ou nous détourne des vrais problèmes, tout en nous manipulant en permanence pour que nous acceptions nous-mêmes les jougs qu'il nous propose, sous-emplois, vaccins frelatés, lois liberticides, guerres économiques ou pour la paix, compétitions impitoyables et j'en passe ! Avec en apothéose, cette télé ignoble qu'est FR2, qui propose avec le journaleux Leymergie, dès le matin, un Journal, tenez-vous bien, ludique, oui, LUDIQUE, selon la publicité, pour mieux nous enfermer dans notre propre mort ! Quelle imposture ! Comme le fait que la télé publique soit aux mains et au service d'intérêts privés, ceux d'un Clan inique, arrogant, cupide, et belliqueux !

 

Non à la mondialisation militaro-financière qui broie les peuples pour le plaisir et l'enrichissement scandaleux d'une poignée de psychopathes haineux et assassins !

 

Oui à l'information, à la Paix, à la Solidarité, à la communion entre les civilisations et les individus, oui à la Vie ! A la VIE ! Et en prison les fauteurs de souffrances, de désastres, de guerres, de mort !

 

Eva R-sistons à l'intolérable et d'abord à la désinformation prélude à la grande tragédie planétaire

 

 

 

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Liquidation de la diplomatie française,

trois textes :

 

3 textes que je réunis pour donner un aperçu de la question. Sarkozy a tué la politique étrangère française d'inspiration gaullienne, indépendante: Pour l'aligner sans contre-partie sur l'impérialisme américain. J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire: Cette politique à l'encontre des intérêts de notre pays a pour conséquence un nettoyage complet du personnel diplomatique. Deux hommes aussi différents que Védrine et Juppé s'en émeuvent ! Bref, nouvelles menaces à l'horizon... avec pour conséquence ce que Fidel Castro, avec clairvoyance, annonce : Une guerre (contre l'Iran... guerre nucléaire ?) qui ne nous concerne pas, au seul service des intérêts américains et israéliens: impérialistes ! ALERTE ! Mobilisons-nous contre l'intolérable. L'ARMEE, notre Armée encore nationale, a le droit, et le devoir, de dire non à ces hautes trahisons envers notre pays, à ces changements radicaux décidés sans aucune consultation, et en contradiction avec nos valeurs, nos aspirations, nos intérêts ! Plus que jamais ma Lettre aux généraux français est d'actualité... Eva R-sistons à l'intolérable en cours

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Un texte datant de plus d'un an, mais intéressant par son analyse sur le retour de la France dans l'OTAN - liquidant l'indépendance gaullienne ! Eva

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C'est désormais officiel, mais l'annonce en sera faite à l'occasion du sommet prévu les 3 et 4 avril prochains à Strasbourg et à Kehl, pour le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique : la France va réintégrer les structures militaires intégrées de l'OTAN. Le premier à en être informé a été le secrétaire général de l'Alliance atlantique, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, qui a rencontré Nicolas Sarkozy en février dernier, après avoir été reçu en audition par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale.


SARKO5.jpgAvec cette décision, lourde de conséquences politiques et diplomatiques, le chef de l'Etat français rompt avec une tradition d'indépendance nationale vieille de plus de quarante ans que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, avaient (plus ou moins) respectée.

C'est en effet en mars 1966 que le général de Gaulle, posant clairement le problème de la compatibilité de l'OTAN avec les intérêts et l'indépendance de la France, avait pris la décision la plus importante sans doute de sa présidence, en annonçant le départ de la France des structures intégrées de l'OTAN, c'est-à-dire du dispositif plaçant les forces alliées sous l'autorité des Américains, et en exigeant le démantèlement de toutes les bases et installations américaines présentes sur le sol national. Il rejetait ainsi une tutelle faisant de la France un pays vassal des Etats-Unis.


La conviction du Général s'était faite bien avant son retour au pouvoir en mai 1958. Dès le milieu des années 1950, l'OTAN était déjà largement discréditée à ses yeux, dans la mesure où elle impliquait une inféodation inacceptable de la politique étrangère française au leadership américain. C'est la raison pour laquelle, le 17 septembre 1958, quelques mois à peine après la fondation de la Ve République, le général de Gaulle avait adressé au président américain, le général Dwight Eisenhower, et au Premier ministre anglais, Harold Macmillan, un mémorandum réclamant la création d'un « directoire » tripartite de l'Organisation composé des trois puissances américaine, britannique et française. Cette demande se heurta rapidement à une fin de non-recevoir de la part des Etats-Unis. L'année suivante, au printemps 1959, le Général décidait de retirer du commandement de l'OTAN la flotte française de Méditerranée (elle sera également retirée en 1964 du commandement allié de l'Atlantique), puis, à l'automne 1960, de n'affecter que partiellement les forces françaises à la défense aérienne intégrée mise en place dans le cadre de l'OTAN. En 1962, il décidait également de ne pas replacer sous le commandement Centre-Europe de l'OTAN deux divisions françaises qui en avaient été retirées lors du conflit algérien, et précisait que la France se tiendrait dans un rôle de réserve par rapport à la « défense de l'avant » que l'organisation intégrée entendait alors mettre en place en Allemagne le long du rideau de fer. A partir de 1963-64, l'affirmation de l'indépendance de la France devint indissociable de la création d'une force de dissuasion nucléaire française indépendante et d'une contestation générale de la politique des blocs instaurée à Yalta. La décision de mars 1966 sera la conséquence logique de cette politique mûrement réfléchie.

Le 21 février 1966, au cours d'une conférence de presse, le général de Gaulle annonce donc le retrait de la France de l'OTAN. Le 7 mars, il fait part au président américain Lyndon B. Johnson de l'intention de la France de recouvrer l'« exercice entier de sa souveraineté ». Deux mémorandums à l'intention des Etats membres de l'Alliance, datés des 11 et 29 mars, en détaillent les modalités. Tout en restant membre à part entière de l'Alliance atlantique, la France se retire de la structure militaire intégrée de l'OTAN. Les forces françaises affectées au commandement de l'OTAN cesseront de l'être à dater du 1er juillet 1966, et les troupes et installations militaires américaines devront avoir quitté le territoire national avant le 1er avril 1967. Les détails de la coopération future entre la France et l'OTAN seront précisés par la négociation qui s'engage à l'automne 1966 entre le général Charles Ailleret, chef d'état-major des armées françaises, et le général américain Lyman Lemnitzer, commandant suprême des forces alliées en Europe. Cette décision aura pour conséquence le transfert en Belgique du Commandement suprême de l'OTAN (SACEUR), jusqu'ici installé à Rocquencourt, près de Versailles.

Bien qu'elle représente une incontestable rupture, la décision de Nicolas Sarkozy ne surprend toutefois pas vraiment. Au cours de ces dernières années, nombre de hauts responsables de l'establishment militaire français sont devenus autant d'agents d'influence de l'atlantisme, tandis que, du côté de la classe politique, la volonté d'indépendance de la France vis-à-vis de l'OTAN s'est incontestablement affaiblie.

(..)

Les troupes françaises ont ensuite été partie prenante dans la guerre de l'ex-Yougoslavie, tout comme elles l'avaient été dans la première guerre du Golfe. En 1999, la crise du Kosovo donne à l'OTAN l'occasion d'intervenir au moyen d'une offensive de bombardements aériens. La même année, trois pays issus de l'ancien bloc de l'Est, la Pologne, la République tchèque et la Hongrie, adhèrent à l'OTAN. Sept autres pays d'Europe centrale et orientale (Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Slovénie) les imiteront en mars 2004. Ces adhésions, nées d'une fascination pour l'Amérique et le système néolibéral, sont bien entendus encouragées par les Etats-Unis, qui souhaitent contrôler l'espace est et sud-est européen, comme pont vers la Caspienne et l'Asie centrale.

En 2003, un groupe de personnalités européennes comprenant Valéry Giscard d'Estaing, Felipe Gonzales, Douglas Hurd et Helmut Kohl, affirme solennellement que « l'Alliance atlantique renouvelée demeure le principal pilier du partenariat entre l'Europe et l'Amérique » (Le Monde, 15-16 juin 2003). A cette date, des officiers français sont déjà « insérés » au sein du SHAPE, c'est-à-dire de l'état-major des puissances alliées en Europe. Le 8 décembre 2005, les Etats-membres de l'OTAN acceptent de participer, à des degrés divers, à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), présente en Afghanistan sous commandement américain. Détail peu connu, durant le printemps et l'été de 2007, l'armée de l'air française a même assuré la protection du ciel des pays baltes dans le cadre de l'OTAN, situation dans laquelle le commandement de l'Organisation aurait parfaitement pu donner à un pilote français, par exemple en cas d'incursion russe, un ordre de tir contre un avion violant cet espace aérien.

Elu président de la République le 2 mai 2007, Nicolas Sarkozy, chef des armées aux termes de l'article 5 de la Constitution, et qui ne dissimule rien de sa sympathie active pour les Etats-Unis d'Amérique, se montre désireux d'aller plus loin. Dès le 27 août 2007, dans son premier grand discours de politique étrangère prononcé devant la Conférence des ambassadeurs en poste à Paris, il laisse entendre que la France reprendra bientôt « toute sa place » au sein de l'Alliance atlantique. Le mois suivant, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, engage publiquement une réflexion sur le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'OTAN. « Ma conviction, déclare-t-il lors de la 5e Université d'été de la défense réunie à Toulouse, est que l'Europe de la défense ne progressera pas si nous ne changeons pas de comportement politique au sein de l'OTAN ».

En avril 2008, au sommet de l'OTAN de Bucarest, Nicolas Sarkozy - qui avait pourtant déclaré, durant sa campagne présidentielle, que la présence française dans ce pays n'était pas essentielle à nos intérêts - accepte d'envoyer, à la demande des Etats-Unis, des troupes supplémentaires en Afghanistan, où 53 000 hommes de 40 pays sont déjà déployés sous l'égide de l'OTAN, aux côtés de 36 000 soldats américains, au sein de deux forces multinationales (Coalition-Opération Enduring Freedom et Force internationale d'assistance à la sécurité). Il faut rappeler que cette guerre interminable, perdue d'avance, a été engagée au départ à seule fin de garantir l'exploitation par la firme californienne Unocal (absorbée entre-temps par Chevron) du pipe-line devant relier la Caspienne à l'océan Indien via le Turkménistan, l'Afghanistan et le Pakistan. D'où l'installation à la tête de l'Etat afghan du président fantoche Hamid Karzaï, ex-agent de la CIA, ex-expert de l'Unocal chargé de superviser le projet de pipe-line trans-afghan. Cette guerre néocoloniale menée depuis sept ans a eu pour seul effet de stimuler les terrorismes au lieu de l'apaiser, et de renforcer les talibans au lieu de les affaiblir, tandis que la population locale se dressait de plus en plus contre l'occupation étrangère et que l'Afghanistan se transformait peu à peu en un Etat narcotrafiquant.

Le retour annoncé de la France dans l'OTAN a également servi de toile de fond aux discussions provoquées, en juin 2008, par un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale censé dessiner les orientations stratégiques de la France pour les quinze prochaines années. La publication de ce document, qui annonçait notamment une réduction de 54.000 personnels des effectifs militaires français au cours des années à venir, a vu s'accentuer le clivage entre tenants de l'atlantisme et partisans d'une défense indépendante. On se souvient qu'un groupe d'officiers généraux et supérieurs des trois armées (terre, air, mer), regroupés anonymement dans le groupe « Surcouf », avait alors ouvertement critiqué les nouvelles orientations officielles. Un texte publié sous ce nom dans Le Figaro (19 juin 2008) parlait d'« absence de critères politico-militaires d'intervention », de « flou des priorités géopolitiques », de « dépense publique considérable pour une utilité opérationnelle faible », de « véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu'hier ». En réponse, Sarkozy a tenté de faire identifier les contestataires afin de les sanctionner, à un moment où ses relations avec l'armée s'étaient particulièrement dégradées (affaire du 3e RPIMA de Carcassonne, démission du général Cuche, etc.).

Le Livre blanc prône en fait une évolution de la stratégie de défense tendant à abandonner les moyens d'intervention externes lourds (aviation, second porte-avions) au profit des armements terrestres légers et, surtout, des techniques et des moyens de renseignement (satellites, drones, systèmes de surveillance spatiale, etc.). Le géopoliticien Aymeric Chauprade, récemment mis à la porte du Collège Interarmées de Défense par Hervé Morin, note que ce glissement stratégique correspond à un renoncement par la France à sa capacité d'intervention autonome afin de mieux favoriser son intégration au sein de l'OTAN. Il s'agit en fait de transformer l'infrastructure de la défense française en un système plus spécialisé mis à la disposition des Etats-Unis et, plus largement, d'une coalition politique occidentale tout à fait conforme à la doctrine américaine du « choc des civilisations », l'idée générale étant qu'il faut répondre aux « menaces » par l'intégration croissante des nations occidentales, dans un monde où il n'y a plus de différence entre défense nationale et sécurité, entre sécurité intérieure et extérieure (cf. la récente fusion de la DST avec une partie des effectifs des Renseignements généraux pour former le Renseignement intérieur).

Au ministère de la Défense, on fait par ailleurs observer que la France participe déjà à la plupart des opérations de l'Alliance, que des généraux français commandent régulièrement certaines opérations de l'OTAN, et que la France contribue aussi à hauteur de 13% au budget de l'Organisation (elle est aujourd'hui le troisième contributeur financier pour les activités de l'OTAN auxquelles elle participe et le cinquième pour l'ensemble des opérations). La conclusion qu'on en tire est que la réintégration dans le dispositif intégré n'a pas l'importance que certains lui attribuent (« il ne s'agit pas de la révolution qu'on prétend », dit Hervé Morin). C'est évidemment sous-estimer la portée symbolique d'un tel geste. Et d'ailleurs, si c'est vraiment si peu important, pourquoi le faire ?

Nicolas Sarkozy, quant à lui, a eu recours à un argument des plus étonnants. Dans son discours aux ambassadeurs du 27 août 2007, il a déclaré que, « pendant les décennies de contrainte bipolaire, comme pendant la décennie de situation unipolaire, il était juste et souhaitable que notre pays marque sa différence par rapport à Washington », tandis qu'aujourd'hui c'est la politique inverse qui s'impose. Déclaration prononcée avec un aplomb stupéfiant, car c'est exactement à l'argument opposé que recouraient, pour condamner la décision prise en 1966 par le général de Gaulle, ceux qui professaient alors le même atlantisme que le chef d'Etat français actuel. A l'époque, à les en croire, c'est précisément parce que le monde était alors bipolaire que toute dissidence par rapport au camp américain revenait à faire le jeu de Moscou. Quant au contraste dressé par Sarkozy entre les deux époques, il est encore plus ridicule, car c'est précisément au moment où nous entrons dans un monde multipolaire qu'un alignement sur Washington devient totalement inconsidéré. En d'autres termes, si la décision du Général était en 1966, en pleine guerre froide, parfaitement justifiée, le maintien de la France en dehors de l'OTAN l'est plus encore aujourd'hui, maintenant que la guerre froide est terminée. C'est justement dans un monde multipolaire, instable par définition, que l'on a besoin d'une défense indépendante non alignée.

Depuis la désintégration du système soviétique, l'OTAN n'a en réalité plus de raison d'être. Créée lors de la signature du traité de l'Atlantique-Nord, le 4 avril 1949, pour prémunir l'Europe occidentale contre la puissance russe, alors considérée comme une menace, cette organisation est un pur produit de la guerre froide. Lors de la chute du Mur de Berlin, elle aurait du être dissoute comme fut dissous le Pacte de Varsovie, pour une raison toute cartésienne : une alliance ne survit pas aux raisons qui l'ont fait naître. Il n'en fut rien, bien au contraire.

Loin de faire disparaître l'OTAN, les Américains ont redéfini sa mission, sans aucune concertation ni réflexion globale avec leurs alliés, en étendant toujours plus loin sa zone de compétence, et d'abord en direction de l'Europe centrale et orientale. Dans le conflit de l'ex-Yougoslavie, on vit ainsi l'Alliance atlantique prendre en main la gestion militaire de la crise, puis le contrôle de la mise en application des accords de paix. L'OTAN a ainsi complètement changé de nature. Elle projette désormais forces et puissance dans le « hors-zone », notamment à travers les programmes de « Partenariat pour la paix » et de « Dialogue méditerranéen ». Elle a parallèlement poursuivi sa marche vers l'Est, en violation formelle des assurances données par les Etats-Unis à Mikhaïl Gorbatchev lors de la réunification allemande. Dès le 11 septembre 2001, le président George W. Bush avait d'ailleurs pris position pour une « grande OTAN [...] de la Baltique à la mer Noire », afin de s'ouvrir la voie de la Caspienne et de la mer Noire. Ces orientations ont été confirmées au sommet atlantique de Prague, les 21 et 22 novembre 2002 : l'organisation atlantique passe alors clairement d'une perception géographie limitée à une perception fonctionnelle globale des enjeux de sécurité. La Déclaration de Prague stipule en effet que l'OTAN doit désormais pouvoir aligner des « forces capables de se déployer rapidement partout où elles sont nécessaires [...] de mener des opérations à longue distance et dans la durée ». On passe, en d'autres termes, d'une structure relativement statique à un modèle expéditionnaire d'interventions tous azimuts, les centres de gravité de la géostratégie mondiale glissant dans le même temps vers le Moyen-Orient et l'Asie.

Pour répondre à cette nouvelle orientation, les structures de l'OTAN ont été modifiées. Jusqu'en 2003, les opérations militaires de l'OTAN se partageaient en deux grands commandements stratégiques, l'un et l'autre placés sous la direction d'un officier supérieur américain : le Commandement suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) et le Commandement suprême des forces alliées de l'Atlantique (SACLANT). Ce dernier a aujourd'hui cédé la place à un Commandement stratégique de la transformation (ACT), les alliés étant invités à participer à la création d'une Force de réaction rapide de l'OTAN comprenant 21 000 soldats appartenant à des unités européennes et susceptibles d'intervenir « partout où il le faudra ». Quant au SACEUR, basé au quartier général du SHAPE, il désigne désormais le Commandement Allié Opérations. Il est dirigé par un général américain assurant aussi le commandement des forces armées en Europe, dont le quartier général se trouve à Stuttgart.

L'OTAN réunit aujourd'hui 24 pays européens et deux Etats nord-américains. Elle comprend 22.000 employés et 60.000 militaires permanents. Transformée en simple alliance politico-militaire des Occidentaux, cimentée par les « valeurs occidentales » et le postulat sans cesse réaffirmé d'une communauté d'intérêts « transatlantique », on peut la considérer comme une sorte de gendarme planétaire chargé de la défense des intérêts occidentaux. Hervé Morin souscrit à ce programme : « Que doit devenir l'OTAN ? [...] A mon sens, l'Alliance doit défendre un certain nombre de valeurs. Lesquelles ? Celle de la communauté euro-atlantique. Celle-ci repose sur des fondements philosophiques communs : le libéralisme, la démocratie, les droits de l'homme » (Le Nouvel Observateur ; 12 juin 2008, p. 67). Nicolas Sarkozy s'est également réclamé de ces « valeurs occidentales » dans son discours aux ambassadeurs de janvier 2008.

C'est donc à cette nouvelle OTAN, devenue une coalition occidentale de légitimation diplomatique des entreprises américaines, qui a pour but de porter la guerre aux confins de la planète à seule fin de défendre les intérêts géostratégiques des Etats-Unis, que Nicolas Sarkozy a décidé de faire pleinement adhérer la France. La seule vraie question qui se pose alors est : pourquoi ?

Deux raisons ont été avancées. La première est qu'en revenant dans l'OTAN, la France pourra mieux peser sur ses orientations et sa réorganisation, c'est-à-dire qu'elle pourra mieux se faire entendre à Washington. La deuxième est qu'elle n'en sera que plus forte pour construire un pôle européen de la défense et désarmer les réticences de ceux de ses partenaires qui ne veulent à aucun prix d'une défense européenne indépendante de l'OTAN.

Croire qu'en étant « dedans », on pèsera mieux sur l'évolution interne de l'Alliance est en réalité une illusion. Les Britanniques ou les Allemands, fidèles partenaires des Américains, sont-ils jamais parvenus à influer en quoi que ce soit sur les stratégies de l'OTAN ? Au surplus, tout diplomate, même débutant, sait que lorsque l'on s'engage dans une négociation, les exigences que l'on entend voir satisfaites doivent être formulées avant de prendre l'engagement qui en constitue la contrepartie : c'est avant de faire une concession qu'on négocie, et non après. (Les prostituées le savent aussi : elles font payer leurs clients avant, non après).

Cela montre que jamais les Etats-Unis n'admettront que soit remis en cause leur leadership.  Les gains escomptés à Paris ne sont au mieux que de pieux souhaits.

De toute évidence, ce n'est pas la promotion de quelques dizaines d'officiers français dans les états-majors de l'OTAN, ni les postes de commandement promis aux Français - la direction de l'ACT, basée à Norfolk, en Virginie, qui est l'un des quartiers stratégiques de l'OTAN, et un commandement régional à Lisbonne, quartier général de la Force de réaction rapide (dont la direction dépend entièrement du commandement suprême américain en Europe) - qui permettront de peser en quoi que ce soit. La vérité est qu'au sein de l'OTAN, le partenariat et l'intégration se résument à la subordination, quand ce n'est pas à l'alignement automatique. L'OTAN reste plus que jamais une machine de guerre américaine, contrôlée par les Américains et destinée à asseoir leur hégémonie sur des alliés transformés en vassaux. L'OTAN n'a qu'un seul commandement opérationnel suprême, le SACEUR, qui reste entre les mains du général américain commandant les forces américaines en Europe. Au sein de l'OTAN, ce sont les Américains qui décident, les Européens étant considérés simplement comme des exécutants. Lors de sa visite à Paris, le 12 février 2009, Jaap de Hoop Scheffer a d'ailleurs bien précisé que, si la France réintégrait le commandement militaire intégré de l'OTAN, ce serait de toute façon toujours à lui qu'il reviendrait de « gérer les choses au sein de l'OTAN ».

L'autre raison est, elle aussi, constamment ressassée dans les milieux officiels. Sarkozy déclarait ainsi, le 17 juin 2008 : « Notre position, hors du commandement militaire [de l'OTAN], entretient une méfiance sur l'objet de notre ambition européenne ». « Depuis dix ans, ajoute Hervé Morin, l'Europe de la défense piétine parce que nos partenaires européens ont l'impression que les Français veulent en faire un substitut à l'OTAN, à laquelle ils sont viscéralement attachés ». On en conclut que, si la France rentre dans l'OTAN, ses partenaires seront plus disposés à faire progresser la défense européenne, et que les Américains verront du même coup que les efforts déployés par Paris en faveur de celle-ci ne sont en rien dirigés contre eux. Sarkozy, qui ne manque pas une occasion de mettre en parallèle son intention de revenir au sein du commandement militaire intégré de l'OTAN et son désir de « donner une nouvelle impulsion à l'Europe de la défense », cite à ce propos les déclarations de George W. Bush au sommet de l'OTAN de Bucarest : « Le président des Etats-Unis a apporté son soutien au projet de défense européenne ; il l'a fait parce qu'il était convaincu qu'en portant ce projet, la France ne souhaitait pas affaiblir l'Alliance atlantique, que les deux étaient complémentaires et non antagonistes ». Tout à la recherche de l'approbation de Washington, Sarkozy ne réalise évidemment pas que ce que beaucoup lui reprochent, en France, c'est précisément de ne pas concevoir le projet de défense européenne comme une alternative au « parapluie » américain. Et que, par de telles prises de position, il confirme au contraire son intention de transformer l'Europe de la défense en un simple « pilier européen » de l'OTAN.

Le retour de la France dans l'OTAN ne lève en fait aucune des hypothèques qui pèsent sur l'avenir de l'Europe de la défense, celle-ci restant bloquée par les vues divergentes des Etats-membres.

Malgré les progrès de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) instaurée en février 1992 par le traité de Maastricht, puis réaffirmée par les traités d'Amsterdam (1997) et de Nice (2000), la déclaration franco-britannique de Saint-Malo (4 décembre 1998) et le Conseil européen d'Helsinki (10-11 décembre 1999), malgré la fondation en juillet 2004 d'une Agence européenne de défense (AED) placée sous l'autorité de Javier Solana, la défense européenne n'avance pas. Elle se borne à prendre en charge la « gestion de crise » et les missions ne relevant pas de la défense collective de l'Europe, c'est-à-dire qu'elle relève moins de la défense que de la sécurité. Bien entendu, il n'existe au niveau européen aucun état-major stratégique comparable au SHAPE de l'OTAN, ce qui signifie que toute opération européenne passe par l'organisation atlantique chargée d'en assurer la planification stratégique, ainsi que ce fut le cas pour la mission « Concordia » en Macédoine (2003) ou la mission « Althéa » en Bosnie-Herzégovine (2004). Comme l'a écrit Jean-Sylvestre Mongrenier, « l'Europe de la défense n'est pas la défense de l'Europe ».

Les Etats-Unis, qui ont depuis longtemps l'habitude de répondre par des moyens militaires à des défis qui pourraient trouver des réponses d'une autre nature, politique ou diplomatique en particulier, représentent aujourd'hui plus de 50% des dépenses militaires mondiales, ce qui signifie qu'ils dépensent à eux seuls pour leur armement plus que l'ensemble de tous les autres pays du monde. Au regard de ce formidable effort de puissance, les dépenses militaires des Européens apparaissent extraordinairement limitées. La « défense européenne » n'est actuellement qu'une juxtaposition de budgets et d'équipements nationaux souvent incompatibles entre eux. Alors que pour le seul secteur de la recherche et du développement, l'effort des Etats-Unis s'est accru de 40% entre 1990 et 2000, il a dans le même temps diminué de 22% chez les principales puissances militaires de l'Union européenne. Quant aux capacités de projection européennes, elles ne représentant même pas 20% des capacités américaines.

Mais l'essentiel est ailleurs. La défense européenne ne peut résulter que d'une volonté politique européenne qui pour l'heure n'existe pas, précisément parce que la plupart des Etats-membres de l'Union européenne préfèrent s'en remettre aux Etats-Unis du soin d'assurer leur sécurité. Depuis la conférence atlantique de décembre 1991, on sait que les partenaires de la France refusent absolument d'envisager un système de défense indépendant de l'OTAN qui risquerait d'éloigner, si peu que ce soit, les Etats-Unis du théâtre européen. Les Européens ne veulent pas d'une défense européenne indépendante de l'OTAN, de même qu'ils ne veulent pas d'une Europe-puissance qui se construise en dehors de la relation atlantique. Ils ne veulent pas de ce que le général de Gaulle appelait le 23 juillet 1964 une « politique européenne indépendante ».

Au demeurant, le principe d'une défense européenne autonome a été expressément exclue par le traité de Maastricht, dont le texte précise que « l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord reste pour les Etats qui en sont membres le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en ouvre ». La politique européenne de sécurité et de défense (PESC) ne saurait donc porter atteinte aux intérêts de l'OTAN, ni même diverger de ses orientations. En 2004, au sommet de l'OTAN d'Istanbul, Jacques Chirac était allé jusqu'à déclarer : « Il n'existe pas, il ne peut pas exister, d'opposition entre l'OTAN et l'Union européenne ». Les Européens se sont ainsi ligotés eux-mêmes, s'interdisant par avance de faire de l'Europe une puissance capable, au sein d'un monde multipolaire, de rivaliser avec les Etats-Unis, voire de s'opposer à eux.

Croire qu'en échange du retour de la France dans l'OTAN, les Etats-Unis se montreront plus disposés à accepter la mise en place d'une Europe de la défense est donc pour le moins naïf. Ils ne l'accepteront que dans la mesure où cette défense n'aura aucun caractère autonome. Présenter la réintégration de la France dans l'OTAN comme un préalable indispensable à la construction d'une véritable défense européenne est en outre un sophisme, dans la mesure où la plupart des pays européens ne veulent précisément pas d'une défense commune, considérant que tout progrès en ce sens constituerait un défi à l'OTAN et aux Américains. La défense européenne ne peut être mise en œuvre aussi longtemps que la plupart des Etats européens continueront à penser que les Etats-Unis la remplacent avantageusement. L'abandon par la France de son statut spécifique est-il de nature à les convaincre de renoncer à cette idée ? Elle ne peut, au contraire, que les renforcer dans leur conviction qu'il est bien inutile de consacrer leurs efforts à une défense européenne. Voyant la France rentrer dans le giron atlantique, ceux qui considèrent que l'armée américaine suffit à défendre l'Europe ne pourront qu'être confortés dans leur choix en faveur de la facilité et de la démission. Loin de relancer la défense européenne, le retour de la France dans l'OTAN risque même de signer sa mort définitive en entérinant une forme de division du travail entre l'Alliance atlantique et une Union européenne incapable de prendre en charge sa propre sécurité.

François Bayrou n'a donc pas eu tort de voir dans la réintégration de l'OTAN une « défaite pour la France et l'Europe » et un « aller sans retour ». Beaucoup de socialistes ont également protesté, assez mollement toutefois, ce qui ne saurait surprendre de la part d'un parti dont la quasi-totalité des députés européens se sont engagés à Strasbourg, en mai 2008, à participer à l'instauration d'un grand « marché commun transatlantique sans entraves en 2015 ». (Ce projet, qui engage la France dans une promotion fanatique du libre-échange mondial, consacre l'évolution de l'Union européenne vers une vaste zone de libre-échange fondée sur la libre circulation des biens et des services et prélude, semble-t-il, à une véritable « Assemblée transatlantique », c'est-à-dire à la mise en place d'institutions politiques communes aux deux côtés de l'Atlantique). Jean-Pierre Chevènement, sans surprise, s'est en revanche inquiété de voir la France s'engager « dans une mécanique qui réduira obligatoirement notre marge d'indépendance », en attendant de l'entraîner « dans des guerres qui ne sont pas les nôtres ». Pour le socialiste Jean-Michel Boucheron, « si la France entre dans l'OTAN, il n'y a plus d'espoir de politique étrangère et de sécurité commune, plus d'Europe de la défense ».

Au sein même de la majorité, plusieurs personnalités ont exprimé leurs réticences. Dominique de Villepin a laissé prévoir un « rétrécissement » de la France sur le plan diplomatique, parlant d'une « faute » susceptible de faire passer la France « sous les fourches caudines d'un autre pays ». Alain Juppé s'est inquiété d'un « marché de dupes ». L'ancien député UMP Daniel Garrigues est allé jusqu'à parler de « trahison ». Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, évoque une « faute historique d'une gravité incalculable » et ajoute : « Nicolas Sarkozy devra assumer devant l'histoire le rôle de fossoyeur d'un symbole fort de l'identité française : la politique d'indépendance nationale instaurée par le général de Gaulle il y a plus d'un demi-siècle ». « Ce ralliement, dit Philippe de Villiers, traduit la dérive d'une large élite politique française qui n'a plus d'autre horizon que l'alignement systématique sur les Etats-Unis. L'idée que la France ait à jouer un rôle spécifique de puissance d'équilibre et de médiation, en s'appuyant sur une diplomatie libre, indépendante, non alignée, étrangère à la notion de bloc, aiguillon d'une Europe européenne, leur est devenue totalement étrangère ». Le Premier ministre François Fillon a décidé d'engager la responsabilité de son gouvernement sur cette question, mais il s'est bien gardé de céder à la demande de référendum formulée par François Bayrou ou Nicolas Dupont-Aignan.

Bien entendu, le retour de la France dans l'OTAN a en revanche été salué à Washington, notamment par Gordon Johndroe et Tom Casey, porte-parole respectifs de la Maison Blanche et du département d'Etat. Les Américains, plus que jamais demandeurs de troupes, puisqu'ils ne peuvent plus faire face seuls à tous les théâtres de conflits où ils sont présents, se réjouissent par avance d'être mieux en position d'exiger de la France qu'elle s'associe plus étroitement à eux dans les guerres présentes (Afghanistan) comme dans les combats futurs (Iran).

La décision prise en 1966 par le général de Gaulle était déjà motivée, de façon implicite, par sa volonté de maintenir la dimension multipolaire du monde. En se retirant de l'OTAN, le Général offrait la possibilité à un certain nombre de nations de se tenir aux côtés de la France sans plus souscrire à l'ordre bipolaire né des accords de Yalta. En mettant un terme à l'« exception française », Nicolas Sarkozy scelle la fin de la politique étrangère et de l'indépendance stratégique de la France, donnant ainsi le coup de grâce à toute l'œuvre diplomatique du général de Gaulle.

Il est de toute évidence irresponsable de rejoindre l'OTAN au moment où celle-ci apparaît plus que jamais comme l'alliance du monde

occidental contre le reste du monde, comme une coalition ayant pour volonté d'imposer au reste du monde la supériorité des valeurs occidentales, qui ne sont en dernières analyses que des valeurs marchandes, provoquant tout à la fois la crispation de la Russie, qui se sent de plus en plus encerclée par les Occidentaux, et l'hostilité de tous les pays, notamment arabo-musulmans, rebelles instinctivement à la dimension de croisade néocoloniale affichée par l'Alliance. C'est à une normalisation atlantiste que revient cette décision, qui sera inévitablement perçue et interprétée comme un réalignement, sinon comme une capitulation, en même temps que comme la marque d'une « banalisation » de la position de la France, d'un affaiblissement de son autonomie et d'un renoncement à ses ambitions. En s'alignant sur l'hyperpuissance américaine au sein d'un bloc occidental monolithique, amorce d'une sorte d'empire néo-occidental, la France perd tout espoir d'être entendue comme une puissance indépendante dans un certain nombre de conflits, notamment au Proche et au Moyen-Orient.

Prise sans concertation ni exigence de contrepartie, sans débat politique préalable, sans que le peuple soit consulté, à seule fin de complaire aux Etats-Unis, sur lesquels il s'est aligné dès son élection, au moment même où l'OTAN se montre incapable d'obtenir des résultats décisifs en Afghanistan et ne cesse d'attiser les tensions avec la Russie, la honteuse décision de Nicolas Sarkozy revient purement et simplement à rentrer dans le rang. Elle crée les conditions dans lesquelles il sera de plus en plus difficile de dire « non » aux Américains, car la France ne disposera plus que d'une marge de manœuvre plus réduite. Les soldats européens continueront de faire office de supplétifs de l'US Army, en se faisant tuer dans des guerres qui ne sont pas les leurs, comme aujourd'hui en Afghanistan, et demain peut-être en Iran. Le général de Gaulle disait : « Je veux l'Europe pour qu'elle soit européenne, c'est-à-dire qu'elle ne soit pas américaine ». Nicolas Sarkozy, lui, fait cadeau de la France à l'OTAN, c'est-à-dire aux Etats-Unis. Un cas exemplaire de haute trahison ?


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Alain de Benoist

15 mars 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.theatrum-belli.com/archive/2009/03/16/analyse-d-alain-de-benoist-sur-le-retour-de-la-france-dans-l.html

 

 

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Sans la France libre,

les risques de guerre explosent   

Jean Yves Crevel

vendredi 16 juillet 2010, par Comité Valmy


L’alignement de la France sur la diplomatie U.S. met en péril les fragiles équilibres internationaux. Le rôle historique de la France a toujours été de s’évertuer à régler DIPLOMATIQUEMENT les conflits. La prise de contrôle des institutions françaises* par les pires atlantistes a conduit notre nation historiquement pacifique et libératrice à suivre honteusement les mercenaires américains.



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Le Rafale au service des conflits U.S.

 

Elle place ainsi les militaires français dans l’obligation de s’assurer de la légalité des ordres qu’ils reçoivent d’un pouvoir illégitime - voire illégal si le Droit était respecté* - d’un pouvoir ennemi de son peuple dont il piétine les intérêts et les choix démocratiques, d’un pouvoir usurpé et dangereux pour la paix du monde.

Ni les Français, ni la France ne sont les ennemis des iraniens et de l’Iran. Aucune assemblée n’a voté pour déclarer cette guerre. Pourtant, les avions Rafale et leurs équipages sont embarqués sur l’armada israëlo-américaine qui à traversé la mer Rouge pour se mettre en position d’attaque au sud du détroit d’Ormuz. La diplomatie kouchnerienne a été la plus résolue pour l’adoption de sanctions va t-en guerre pour asphyxier l’économie iranienne, à tel point que le PDG de Total a osé se faire le défenseur des iraniens privés d’essence par cet embargo !

(..)

Bruit de bottes

- Côté américain :

Sondage : La plupart des Américains soutiendraient l’attaque israélienne sur l’Iran

(..)

La semaine dernière, le Washington Post a rapporté que le sénateur américain John McCain a déclaré qu’il ne croyait pas qu’Israël envisage une action militaire contre l’Iran à cause de son programme nucléaire controversé.

« Je ne crois pas que nous sommes sur le point de faire ce genre de décision, ni le gouvernement israélien, au stade où en est maintenant l’Iran si le développement de leurs armes nucléaires est vraiment le sujet », a déclaré McCain aux journalistes après des entretiens avec le chef israëlien des Forces de défense d’état-major Gabi Ashkenazi et ministre de la Défense Ehud Barak.

Source : Haaretz

 

- Côté iranien :

Parer à toute éventualité

Le leader de la révolution islamique l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei a appelé les autorités à se préparer à « toutes les éventualités" et dit que, comme par le passé, l’Iran sortira vainqueur de la confrontation avec des adversaires.

Lors d’une réunion avec les commandants et le personnel de la Révolution islamique du corps des gardiens (CGR) le mercredi, il a déclaré : « Toutes les autorités doivent être conscients et engagés envers leurs fonctions comme c’était le cas pendant les 31 dernières années (depuis la Révolution islamique de 1979) ... Soyez prêt à toute éventualité.

« Sans aucun doute et comme cela a été dans le passé, le grand peuple iranien et la République islamique en sortira victorieux de toute la confrontation avec les ennemis »

Attirant l’attention sur les nouvelles sanctions imposées par l’ONU, États-Unis, l’Union européenne, les menaces militaires par Israël et les Etats-Unis, l’ayatollah Khamenei a déclaré : « Ils parlent de manière à nous faire croire qu’il y a une menace très sérieuse derrière toutes ces menaces. Que ces menaces sont réelles ou fictives, nous devons être prêts pour toutes les conditions et tous pour défendre la grande nation iranienne. »

Il s’est référé aux remarques faites par les autorités américaines au sujet de leurs tentatives incessantes de changer le comportement de l’Iran et a déclaré : « Le vrai sens de ces mots, c’est qu’ils cherchent à changer le cours de la République islamique. »

« Ce qui a réellement tenu la République islamique sur la bonne voie, c’est l’amour du peuple pour l’islam et pour le pays... Cela a transformé le pays en un bastion ... Mais si nous changeons de cap et si nous arrêtons de soutenir l’islam, les agresseurs et les tyrans prendront pied en Iran », a noté le chef.

Il a souligné les progrès et le développement dans le pays et a déclaré : « Selon des estimations internationales, les progrès scientifiques de l’Iran est au-delà de la moyenne mondiale. Nous sommes encore loin d’atteindre l’apogée de l’essor scientifique, mais nous ne devons pas négliger les honneurs de ces progrès rapides. »

L’ayatollah Khamenei a fait référence à l’agitation après les élections présidentielles contestée de l’an dernier et a déclaré : « Nos jeunes et les gens ont acquis beaucoup d’expérience politique en raison des nombreux incidents et des complots dans le pays. Maintenant, ils comprennent très bien les questions .."

L’Iran a accusé les États occidentaux hostiles - notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France - et à leurs médias d’être l’instigateur et le soutien à la violence post-électorale à Téhéran et dans d’autres villes qui ont entraîné la mort d’au moins 30 personnes. Source Iran Daily


PS: * Sachant aujourd’hui que les élections de 2007 devraient être annulées pour cause de financement illégal, il faut bien parler de prise de contrôle et non d’élections (..).

 

Source : decapactu


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article755

 

 


 

"Cessez d’affaiblir le Quai d’Orsay !"

Appel d’Alain Juppé et Hubert Védrine pour le Quai d’Orsay

Le Monde (et lemonde.fr) - 06 juillet 2010

jeudi 15 juillet 2010, par Comité Valmy

Des progrès, mais peuvent mieux faire...

Alain Juppé et Hubert Védrine semblent commencer à prendre conscience des dégats provoqués au nom de l’européisme par le choix du renoncement national, sur la politique étrangère de la France et sur la pérennité de son "outil diplomatique" le Quay d’Orsay.

Nous diffusons leur appel en soulignant qu’ils portent l’un et l’autre, une lourde responsabilité, dans la vassalisation de la France et la disparition d’une politique extérieure souveraine de notre pays.

"Eh oui, les nations résistent !" constate Hubert Védrine dans un texte que nous publions par ailleurs. C’est fort juste.

Cet appel d’Alain Juppé et d’Hubert Védrine confirme que dans le domaine des idées, le dogme de l’Europe supranationale est en déclin.

Fleurus


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Nous sommes inquiets des conséquences pour la France d’un affaiblissement sans précédent de ses réseaux diplomatiques et culturels.

Le budget du ministère des affaires étrangères a toujours été très réduit : de l’ordre de 1,2 % à 1,3 % du budget de l’Etat les meilleures années. (..)

Or, en vingt-cinq ans, le ministère des affaires étrangères a déjà été amputé de plus de 20% de ses moyens financiers ainsi qu’en personnels. Tous les ministères doivent évidemment contribuer à la réduction des dépenses publiques, mais aucune administration n’a été réduite dans ces proportions. Cela s’explique en partie parce que les préjugés sont nombreux et tenaces contre "les diplomates" (pourtant rémunérés selon les mêmes grilles que l’ensemble de la fonction publique), et que le métier diplomatique est rarement expliqué alors qu’il est indispensable à la défense des intérêts de notre pays.

Cet affaiblissement disproportionné va encore s’aggraver du fait d’une revue générale des politiques publiques aveugle, qui souvent supprime d’une façon rigide ce qu’il faudrait absolument garder. De plus, le ministère des affaires étrangères va devoir encore, jusqu’en 2013, supprimer trois emplois sur quatre départs en retraite, soit plus que la règle générale d’un sur deux. Les économies ainsi réalisées sont marginales. En revanche, l’effet est dévastateur : l’instrument est sur le point d’être cassé, cela se voit dans le monde entier. Tous nos partenaires s’en rendent compte.

(..)

Les autres grands pays ne détruisent pas leur outil diplomatique : les effectifs du département d’Etat américain augmentent de 4 % à 5 % par an. Ceux du Foreign Office sont désormais supérieurs aux nôtres. Les pays émergents, pour leur part, construisent et consolident rapidement leur réseau : le Brésil, sous le président Lula, a ainsi ouvert une trentaine d’ambassades. (..)

Il faut adapter l’appareil diplomatique, comme l’Etat tout entier, mais cesser de l’affaiblir au point de le rendre d’ici à quelques années incapable de remplir ses missions, pourtant essentielles. 

 

 

A lire :


Hongrie : Vote historique contre le FMI !

http://millesime.over-blog.com/article-vote-historique-du-parlement-hongrois-54345144.html

 

 

Alerte ! La guerre mondiale a commencé,

Corée du Nord-Corée du Sud, USA-Chine

(mauvaise traduction, mais les faits sont là ! eva)

Plus d'infos sur : artemisia-college.org


Pendant ce temps, regardez les sujets traités aux Infos françaises (notamment) et vous  pourrez apprécier le degré de contrôle de la presse...
 

 

Les forces US accusent la Chine pour la catastrophe du pétrole du Golfe, provoquée par la Corée du Nord


Par : Sorcha Faal, et rapporté à ses abonnés de l'Ouest 
Un rapport préparé pour dire le premier ministre Vladimir Poutine par la Direction du renseignement militaire étrangère de l'état-major russe (GRU) avise aujourd'hui qu'une guerre mondiale peut être "imminente" en raison de bombardements par les Etats-Unis "choc" de 2 oléoducs chinois en représailles pour l'allié communiste chinois en Corée du Nord de torpillage et le naufrage de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique (..)


Selon ce rapport, l'US Air Force "avions spatiaux hypersoniques" (communément appelé en Amérique comme OVNIS) à base de Guam a commencé à infiltrer l'espace aérien chinois il ya quinze jours aux fins d'acquisition de cible "d'exercer des représailles contre les communistes. Une de ces missions était en plein jour et a forcé la fermeture de l'aéroport de Hangzhou Xiaoshan.


Authentique : http:// www.mediapart.fr/club/blog/jean-charles-duboc/100710/un-ovni-provoque-la-fermeture-de-l-aeroport-international-de-xia http:// euroclippers.typepad.fr/exopolitique/2010/07/ovni-fermeture-de-laéroport-de-xiaoshan-le-7-juillet.html

Les autorités chinoises à Hangzhou ont indiqué qu'ils avaient appris ce que les "OVNI" était la suite d'enquêtes, mais a déclaré qu'il n'était pas "le temps approprié de divulguer publiquement" l'information parce qu'il y avait un lien «militaire» à elle.

Malheureusement pour les Chinois, la connexion «militaire» associés à ces "OVNI" Etats-Unis est apparu vendredi dernier (Juillet 16ème) où la ville portuaire de Dalian, située dans la province du Liaoning, a été attaqué par l'un d'eux quand il a tiré "au au moins "3 missiles à guidage infrarouge exploser deux oléoducs.

L'attaque américaine a été une «réussite», poursuit ce rapport, en ce que la Chine, comme les États-Unis, est maintenant confronté à l'une des plus grandes catastrophes environnementales dans l'histoire comme l'huile à partir des deux pipelines a explosé couvrait une superficie de 165 miles carrés (430 kilomètres carrés), forçant les plages voisines de fermer et de susciter un fonctionnaire communiste pour avertir d'une menace «grave» à la vie de la mer et de la qualité de l'eau.

Fait encore plus troublant pour les Chinois sont leurs craintes de ce déversement massif d'atteindre les eaux internationales où ils ont recruté 800 bateaux de pêche pour aider à combattre avec les navires spécialisés 24 tente de la contenir.

Pire encore pour les deux peuples américain et chinois sont que la Chine et les Etats-Unis ont également "activé" leur haute atmosphère "armes météorologiques" les uns contre les autres, qui oblige les typhons dans une tempête déjà brisé la Chine continentale*, qui a déjà plus de 1.000 morts et absente de ces tempêtes, ouragans et une tempête de potentiel qui apparaît à destination du Golfe du Mexique. Voir Libres-infos n°207 et 208 ou notre site. *Le barrage "des 3 gorges" est en surcharge et doit relâcher de l'eau pour ne pas risquer de rompre, aggravant ainsi les inondations en aval. On peut imaginer que ce "bras de fer" a aussi pour but de pousser la Chine à ne pas intervenir en cas d'attaque de l'Iran...

Note : Bien que n'étant pas connue pour le peuple américain, l'utilisation des armes de haute météorologiques atmosphériques entre les grandes puissances est connu depuis longtemps, et comme nous l'avions déjà signalé dans nos 17 Juin Wars Météo "rapport 2008" Pummel sino-américaines Heartlands , de l'Inde dans un chaos total** ". **http:// translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.whatdoesitmean.com%2Findex1108.htm&sl=en&tl=fr&hl=&ie=UTF-8

Ce rapport avertit également que les forces américaines et de militaires chinois sont sur un terrain de "collision directe", après les États-Unis annonçant hier ses forces navales commencerait manoeuvres dans la mer Jaune la semaine prochaine, avec son allié la Corée du Sud, un mouvement rapide de pair avec des responsables militaires chinois qui a ordonné leur flotte de la mer est d'afficher un spectacle «de force» contre cette agression.

Ne pas être compris par le peuple américain de tous ces événements, c'est que leur nation, voire du monde, entre dans la phase "finale" de l'effondrement économique total, le seul moyen pour une société capitaliste peut récupérer est par la guerre. Et plus l'effondrement économique est élevé, plus la guerre doit être, ce concept étant appelé «keynésianisme militaire». Ceci confirme nos infos, notamment la lettre LIESI-020710 à lire et télécharger ici : http:// vivresansogm.org/piecesjointesdes/index.html

 

 

Pour la proximité de notre monde a appris la guerre mondiale peut encore être constatée par le Baltic Dry Index***, et qui indique l'état de notre monde maritime est un blocage à proximité, et qui durent eu lieu au cours de la débâcle économique mondiale de la fin de 2008.
***http://fr.wikipedia.org/wiki/Baltic_Dry_Index

 

Important à noter à propos de ce rapport est qu'il ne peut être pleinement compris sans la connaissance des lecteurs de ce qui a été supprimé pour eux au sujet de ces événements importants et peut être lu dans ces rapports (les liens fonctionnent dans le texte en anglais ci-dessous) :
Les pluies de déversements d'hydrocarbures toxiques Averti pourrait détruire l'Amérique du Nord
Les scientifiques avertissent du Golfe du fond marin au Mexique fracturé "irréparable" (..) 
Les commandes de l'OTAN tous les biens "critique" Proposé 100 Miles intérieures de la région de Gulf Oil Spill
Global effondrement économique de "proportions alarmantes", a averti Imminent
Les commandes de l'OTAN 7.000 Marines américains au Costa Rica que les craintes de pétrole du Golfe en cas de catastrophe Quake Grow
Les commandes des troupes
canadiennes à l'OTAN des États-Unis comme "arme Super" prêt à mettre fin en cas de déversement de pétrole du Golfe 

 
© Juillet 21, l'UE en 2010 et des États-Unis, tous droits réservés - artemisia-college.org 

 

Depuis des années, l'arme du climat et des séismes

est utilisée pour faire des "guerres" sournoises, entre Etats

 

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Published by eva R-sistons - dans Politique française
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