8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 04:42

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Les coulisses des Révolutions fomentées par Washington et Tel-Aviv

 

Dans les coulisses

des Révolutions pour la "démocratie"

Par eva R-sistons

 

 

Après la Libye, après la Syrie, la Russie est sur la sellette - et à la marge, la Chine, en permanence d'ailleurs. Les Médias s'en donnent à coeur-joie: Tout est bon pour dresser l'opinion "internationale" (notamment à travers des supports comme France24) contre les pays ciblés pour leur non-alignement ou (et) convoités pour leurs ressources.  On va même jusqu'à nous apitoyer sur le sort d'enfants torturés et tués, soi-disant, par les Syriens fidèles à leur dirigeant. Un peu gros, quand même ! Les montages habiles ne nous feront pas oublier toutes les jeunes victimes des guerres néo-coloniales de l'OTAN...

 

Petit Libyen tué lors de l'invasion du pays par l'OTAN

http://www.lepetitmondecozillon.fr/2011/11/page/30/


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La Syrie est dans le collimateur. Et son protecteur russe, aussi, à la faveur des dernières élections. Toutes les occasions sont saisies pour discréditer un pays refusant les diktats de l'Occident; La Russie, avec son véto à l'ONU, avec ses navires de guerre postés près de la Syrie, avec ses Poutine rebelles au grand désordre établi - la Russie, donc, gêne. Elle est désormais ciblée par ceux, à Washington, à Londres, à Tel-Aviv - ou à Paris, maintenant - qui ne veulent surtout pas d'un monde multipolaire, non-aligné. Comment venir à bout d'une puissance récalcitrante comme la Russie, de surcroît dirigée par un homme à poigne, sinon en la minant de l'intérieur ? Et là, la stratégie qui a enfanté les révolutions de couleurs ou "de velours",  entre en jeu. Encore et toujours; La Libye vient d'en faire les frais, le Vénézuela a failli en faire les frais, la Biélorussie aussi, et la Syrie est ciblée; Avec les conséquences que l'on connaît, pouvant déboucher sur une guerre civile meurtrière dument préparée par les apprentis sorciers "usraéliens", comme disent les blogueurs engagés. Car si l'on ne parle jamais d'Israël, il faut savoir que cet Etat, en toute discrétion, mène le bal, en coulisses, un peu partout, pour défendre le modèle qui lui est cher : Militaro-financier. Et la France de Sarkozy (acoquinée avec le pseudo philosophe BHL) a emboîté le pas... et même pris la tête de ces croisades "humanitaires" ou pour la "démocratie" - car il faut bien parer de toutes les vertus les ingérences néo-coloniales meurtrières et prédatrices.

 

Alors, comment prépare-t-on l'éclatement d'un pays, sa dislocation, comment concocte-t-on les grands changements géo-politiques, comment élabore-t-on ces "révolutions" pour "la démocratie" qui ne profitent, en définitive, qu'au Cartel bancaire et aux Multinationales de mort (Armement, Chimie, Nucléaire, pétrole, reconstruction etc) ainsi qu'à leurs exécutants ? Il faut distinguer deux périodes : Celle des Révolutions oranges, roses, jaunes, de velours... hier, et celle des guerres "humanitaires", aujourd'hui, chères aux Kouchner et aux néo-conservateurs de tous poils.

 

 

Filip Blazek revient sur les affiches la “Révolution de velours” en Tchécoslovaquie, avec de nombreux documents et une synthèse bien amenée.
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Filip Blažek — Photo Tipocracia

http://www.typographe.com/article/1083/retour-sur-latypi-mexico-2009

 

 

Les révolutions de couleurs

 

Georgie, Ukraine, petite Serbie, Kirghistan... souvenez-vous ! Le scénario  est identique. Je rappelle au passage ce que j'ai constaté de mes yeux à la télévision - retour en arrière :  En Ukraine, les manifestants, gelés, guettent le moment de donner l'estocade au Régime pro-Russe. Au Journal de Fr2 de 13 h, on annonce que les opposants au régime ont froid, et que des Organisations "juives" charitables se chargent de leur permettre de tenir en leur offrant des soupes bien chaudes. On n'a pas l'habitude de voir ce type d'associations se pencher sur le sort des "goys" (Non-Juifs). Je me suis demandé pourquoi les citoyens Juifs étaient pris d'une soudaine fringale de solidarité... Plus tard, j'ai compris qu'un pipe-line était en projet dans la région, entre autres. En cherchant bien, on s'aperçoit toujours que le pétrole n'est pas loin... mais pas seulement. Or donc, au Journal de 20 h de l'inénarrable Pujadas, la même information est passée, avec un mot en moins : "Juives". Des Associations charitables (désintéressées, bien sûr !) pourvoyaient au nécessaire des manifestants opposés au régime soutenu par la Russie.  Depuis, les Juifs, ou les Médias, se sont faits plus discrets. On ne fait pas une boulette deux fois. Mais moi, ce jour-là, j'ai commencé à m'interroger sur le rôle des Juifs en Ukraine, et dans les autres révolutions... En fait, pour tout dire, si on ne parle jamais d'Israël, ou évidemment du Mossad, il n'en sont pas moins très présents, et actifs. Passons...

 

Jusqu'à la fin des années 70, c'était la CIA qui orchestrait les changements stratégiques, comme au Chili d'Allende. On se souvient du sinistre Plan Condor, entre autres. Puis la tâche fut confiée à des Organisations ou à des Fondations américaines attachées à la promotion de l'Economie de Marché, comme le National Democratic Institute for International Affairs ou l'Open Society Institute également connu sous le nom de Fonds Soros, travaillant en collaboration avec les Mouvements locaux d'Opposition.  Un objectif essentiel : Accroître l'influence américaine en Eurasie au détriment de celle de la Russie, comme en Georgie, qui d'ailleurs reçoit une aide militaire de Washington... et de Tel-Aviv.

 

Les ONG ont vite pris le relais, dument mandatées par les bailleurs de fonds internationaux pour promouvoir l'économie de marché... et la "démocratie". Avec le soutien des Ambassades (on comprend mieux la colère des Iraniens, connaissant le rôle plus qu'ambigu de ces Officines anglo-saxonnes ou israéliennes, surtout attachées à déstabiliser les pays rebelles à leur dictature impériale).

 

Le prétexte est toujours le même : Des élections "truquées". On mobilise les masses, les opposants, on les structure, on les fédère, et les Médias prennent le relais comme instruments de propagande. Les représentants des fondations américaines ou des ONG se chargent d'exporter la "démocratie", d'apporter, clés en mains, soutien et dirigeants formés outre-Atlantique - élaborant, en liaison avec les Agents de Renseignement et avec les Diplomates sur place, les stratégies "gagnantes", celles qui permettront de mettre en place les marionnettes dociles comme en Georgie. 

 

A chaque fois, les leaders sont des étudiants éblouis par les mirages de l'Occident (les jeunes sont d'ailleurs plus malléables), leur Mouvement a un logo, une couleur, des tee-shirts, des moyens de communication - il y a tout un "marketing", toute une panoplie. La Révolution, le coup d'Etat se fait "en douceur", en appliquant les consignes de Gene Sharp, théoricien de la Révolution non violente. Dans ses écrits, il explique comment neutraliser l'Armée fidèle au Régime en place, comment fraterniser avec la Police, comment retourner les fonctionnaires locaux.  Les leaders étudiants sont envoyés en stage aux Etats-Unis, on leur explique comment prendre le pouvoir. Au besoin, d'ailleurs, les responsables de Mouvements de jeunes sont achetés. L'Oncle Sam ne lésine jamais sur les moyens... Complot de l'Occident, ou pas ? A chacun de décider...

 

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Les interventions "humanitaires", le droit d'ingérence

 

Avec des hommes comme Kouchner, avec les néo-conservateurs, la stratégie évolue, particulièrement lorsqu'il s'agit de régimes "coriaces", bien implantés, populaires auprès de leur population - en Libye, par exemple. Le droit d'ingérence, de faire la guerre pour la paix ou pour des raisons humanitaires, ce droit-là se substitue désormais aux plans de Révolutions "douces",  de couleurs. Si la stratégie diffère, les buts sont les mêmes (géopolitiques, de contrôle et de prédation), et les méthodes aussi, finalement, mais plus musclées. Voici donc venu le temps des interventions, déstabilisations en tous genres, chaos, guerres civiles, et même guerres. A l'occasion des dernières élections, la Russie est désormais ciblée, de l'intérieur, en attendant mieux (ou pire). Les projecteurs des Médias aux ordres sont braqués sur Poutine. Il faut dire que l'homme est retors, il ne se laisse pas manipuler et il est attaché à son pays. Tout est fait dans le but de le déconsidérer pour mieux l'abattre, ensuite. Vous avez dit ingérence ?

 

Le même scénario est appliqué à tous les pays non-alignés ou représentant un défi stratégique pour l'Occident : Les opposants et les étudiants sont ciblés, puis formés voire achetés; Les Mouvements de dissidents sont encouragés; Les réseaux sociaux sont amplement utilisés pour répandre la "bonne parole" civilisatrice. La pseudo démocratie (à base d'alternance de partis quasiment identiques) est imposée - bien peu démocratiquement. Gorbatchev, l'homme de l'Occident plutôt que celui de la Russie, prêche aujourd'hui contre les "élections truquées", et plaide pour leur annulation. Sa voix ne porte pas en Russie, car elle est largement déconsidérée. Mais le bonhomme intervient : Tout est diligemment répercuté par les Médias collabos. En sous-mains, les Fondations US et les ONG financent la dissidence. Il s'agit d'exporter le modèle occidental, même s'il n'est pas compatible avec les valeurs du pays (comme dans les Etats arabes ou en Russie - ce pays, par exemple, lui préfère "l'homme fort").

 

Quel processus de "démocratisation" ? La colère des opposants, quels qu'ils soient, est instrumentalisée et relayée par les Médias; les manifestations sont pilotées depuis Washington, Londres, Tel-Aviv et le Paris de Sarkozy; les Ambassades sont détournées de leur fonction originelle pour susciter les coups d'Etat - comme en Syrie ou en Iran - et renverser les régimes indépendants ou hostiles;  la jeunesse est conditionnée ou corrompue par les Agents étrangers; Internet est abondamment utilisé pour servir les changements souhaités; des volontaires sont envoyés - libyens du CNL pour la Syrie, par exemple, ou turcs; les pressions se multiplient, bien ciblées; les débats sont encouragés;  les ONG sont largement utilisées...

 

Et quand cela ne suffit pas, dans un deuxième temps, et c'est ce qui caractérise cette nouvelle période, des combattants ou pire encore des mercenaires sont infiltrés, de pseudos attentats sont provoqués (par exemple contre les Chrétiens d'Orient, afin de les dresser contre leurs amis arabes ou musulmans désignés comme responsables), l'ingérence devient armée, comme à la frontière de la Syrie, ou au sein même du pays... 

 

Colin-Powell lui-même n'hésitait pas à parler, à propos des ONG,  d' "équipes de combat" (On comprend mieux pourquoi Poutine les a chassées, événement que les Médias ont présenté comme une atteinte insupportable à la démocratie). Les Révolutions sont de moins en moins douces, et de plus en plus "musclées", armées. A partir de la chute du Mur de Berlin (remplacé par celui de l'Argent), le droit d'ingérence "humanitaire", ou pour la paix, est invoqué afin de justifier les interventions militaires occidentales. Une fois le Cheval de Troie en place, la déstabilisation se mue en guerre civile puis en guerre - comme en Libye, comme en Syrie, bientôt. Tout est bon pour imposer la démocratie, même les bombardements - et la ruine d'un pays très prospère comme la Libye de Kadhafi. Les Industriels de la reconstruction se frottent les mains, et le Pentagone aussi. Place aux prédateurs ! La Syrie est appelée à connaître le même sort, après la Libye et avant l'Iran - en attendant les gros morceaux russes et chinois.

 

L'ingérence humanitaire ou pour la paix et la démocratie, cache des motifs peu avouables, bassement matériels et très géo-politiques. Et les monarchies pétrolières jouent un rôle non négligeable dans ces Révolutions censées apporter le bonheur, en réalité soumettant les peuples rétifs, comme en Libye, à l'idéologie sauvage du marché, à la Loi du plus fort, à la Pensée unique de l'Occident, militaro-financière. Tout cela au nom de la pseudo supériorité d'un modèle qui chaque jour un peu plus, montre ses brutales limites.

 

Derrière ces Coups d'Etat déguisées en oeuvres humanitaires ou pour la démocratie, se cachent les sempiternelles guerres de conquêtes, de contrôle des esprits et des ressources, pour tout dire : impériales, impérialistes, néo-coloniales. Et si on appelait enfin les choses par leur nom ?

 

Au final, la jeunesse des pays convoités, sous influence, est abusée, la lutte contre le terrorisme ou pour la démocratie se mue en combat pour le changement de régime rebelle aux diktats de l'Occident, avec à la clef, comme en Libye, le cortège habituel de malheurs exportés par les Anglo-Saxons et les Israéliens : Paupérisation, chômage, endettement, pillage des ressources, lois liberticides, luttes de clans ou ethniques, etc.

 

L'oeuvre "civilisatrice" de l'Occident est en réalité synonyme d'oppression pour les peuples soumis aux changements imposés... voilà la vérité qu'on ne lira jamais dans les Médias aux ordres de l'Oligarchie financière.

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS: Impérialisme, colonialisme, ONG, révolutions de couleurs, fondations américaines, Georgie, Ukraine, Libye, Kadhafi, Russie, Poutine, Syrie, France, GB, Sarkozy, occident, civilisation, dette, guerres, médias, droit d'ingérence, Kouchner, néo-conservateurs, Gene Sharp, Colin Powell, Mur de Berlin, Chine, Iran, Chrétiens d'orient, guerre contre le terrorisme, Economie de Marché, National Democratic Institute for International Affairs, Open Society Institute,  Fonds Soros, BHL, Vénézuela, ONU, Israêl, Tel-Aviv, Londres, Washington, Paris, Plan Condor, Eurasie, Chili, Allende...

 

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La Libye remodelée par l'OTAN en mission pour aider le pays 

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ALGERIA ISP 07/12/2011 à 10:47

http://mai68.org/spip/spip.php?article3523

Selon Akhbar Elmokawama Libya, l’armée syrienne est en alerte maximum sur la frontière Turco-syrienne. Hier soir, il y a eu un mouvement inhabituel de combattants (rebelles Libyens) du côté de la frontière Turque. L’armée Syrienne a pu tuer un de ces rebelles libyens qui a essayé d’infiltrer le territoire Syrien dans le village Aïn Beid.

Note de do : Pour bien comprendre, lire :


La guerre de l’ombre en Syrie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article3521

Extrait : « La Libye, devenue américaine depuis l’assassinat de Kadhafi, a déjà envoyé via la Turquie 600 soldats très motivés pour combattre aux côtés de l’Armée Syrienne soit-disant "Libre" contre le régime de Bachar el-Assad. »

 

 

En cherchant des illustrations

sur les Révolutions de couleurs,

je trouve cette série d'articles (eva) :


Ces dernières années nous avons vu des "révolutions de velours". D'abord en Serbie en 2000 puis "révolution" des roses en Géorgie en 2003 , "révolution" orange en Ukraine en 2004, "révolution des tulipes" au Kirghizistan en 2005.

 
Le but de ces "révolutions" est de renverser des régimes trops hostilles aux Etats-unis.
 
Les Etats-unis ont financés des mouvements étudiants et continuent de la faire actuellement dans certains pays : Vénézuéla, Bolivie et Biélorussie.
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Etats-unis la conquête de l'est
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Venezolana de television a diffusé un documentaire (en français) intitulé Etats-unis la conquète de l'est. (voir la présentation : VTV presenta en la madrugada de este viernes: EEUU a la ´conquista´ del ESTE )
 
 
Ce documentaire est agrémenté de commentaire en espagnol d'Eva Golinger et de Romain Mingus.
 
On peut relever des phrases dans ce documentaire :
 
"Ce que faisait la CIA clandestinement hier, nous le faisons ouvertement aujourd'hui"
 
"Ce qui importe c'est d'apporter l'économie de marché"
 
Derrière les présentateurs on peut voir les logos suivants :
 
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Otpor (Résistance en serbe)                   Pora (Il est temps en ukrainien)
 
kmara_kmara.jpg                                otpor%20Venezuela
Kmara (Assez en géorgien)                       Otpor Venezuela
 
Comme le lien se voyait trop les étudiants d'oppositions vénézuéliens ont remplacés la main fermée par une main ouverte.
 
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Dans le documentaire il y a également l'organisation russe "défense" qui choisi le même logo

Lutter pour la liberté (économique), ça rapporte !


Le mouvement étudiant de l’opposition vénézuélienne à toujours nié être subventionné par les Etats-Unis. Ses représentants ont toujours rejeté cette étiquette de "peón del imperio" (pion de l’empire étasunien) que le gouvernement leur colle.

Et pourtant le 15 mai prochain, un des principaux leaders de ce mouvement, Yon Goicoechea, se verra remettre un prix de 500 000 dollars à New York par un institut qui à pour but de promouvoir le libéralisme économique.

Tous les deux ans depuis 2002, le Cato Institute décerne le "Prix Milton Friedman pour la Liberté". Le concept de "liberté" de cette institution fait référence au libre marché, dont l’économiste Friedman était un fervent défenseur.

Il est d’ailleurs intéressant de jeter un œil su le site web du Cato Institute (1). L’en-tête de la page parle de lui même : "Liberté individuelle, gouvernement limité, marchés libres et paix".

La dépêche de l’agence Efe, datée du 23 avril, indique que le président de l’institut, Edward Crane, a souligné "la contribution extraordinaire de Goicoechea à la promotion de la liberté".

Le leader estudiantin de l’Université Catolique Andrés Bello (UCAB, privée) a été très actif durant les mobilisations de l’opposition contre la non rénovation de la concession de la chaîne RCTV, ainsi que durant toute la campagne contre la réforme constitutionnelle.

Le Cato Institute, "fondation éducative à but non lucratif", gérait en 2005 un budget de 22,4 millions de dollars et possédait plus de 100 employés temps-plein.

Pas de politique

Le message des étudiants de l’opposition vénézuélienne a toujours été "nous ne sommes pas politiques. Nous luttons pour la liberté d’expression, les droits de l’homme, etc.". Ils ont ainsi réussi à se détacher de l’image poussiéreuse des partis d’opposition.

Cependant Goicoechea, qui dans l’interview à Efe persiste à affirmer qu’il est "indépendant", ne cache pas son envie d’occuper "dans le futur, un poste publique dans la politique vénézuélienne".

Un de ces compères du mouvement étudiant bourgeois a d’ailleurs déjà fait le pas. On peut voir dans les rues de Caracas, depuis plusieurs semaines, des autocollants avec le nom et la photo de l’étudiant Stalin González.

Stalin a dors et déjà commencé sa campagne pour les élections communales et régionales de novembre. Il compte se présenter sur les listes du parti d’opposition Un Nuevo Tiempo (UNT), pour la municipalité de Libertador à Caracas.

Mais Goicoechea n’a rien à lui envier. D’après l’Agencia Bolivariana de Noticias (ABN), il compterait utiliser ce demi-million de dollars pour créer "une école de formation de leaders politiques qui veulent se battre pour leur futur et à laquelle pourront assister des étudiants latino-américains, en particulier de Cuba et de la Bolivie".

Et justement, Yon s’est déjà rendu en Bolivie pour participer à une conférence organisée par les milieux étudiants qui prônent l’autonomie du département de Santa Cruz. Ces jeunes se caractérisent par leur radicale opposition (à de nombreuses reprises violente) au gouvernement de Evo Morales et leur racisme envers la population indigène qui constitue la majorité en Bolivie (2).

Une fois de plus, on remarque que la dépolitisation du débat, quel qu’il soit, à toujours un but politique. Dans ce cas-ci c’est la défense de la liberté… de marché.

Notes:

(1) www.cato.org

(2) Nous reviendrons cette semaine sur le thème de la Bolivie et du séparatisme de la région de Santa Cruz.

Sur le mouvement étudiant d'opposition, voir également la vidéo ci-dessous.




Le documentaire sur le mouvement étudiant d'opposition au Venezuela enfin sous-titré en français.
  


"Nouveaux visages, même objectif" démontre les liens des leaders estudiantins de l’opposition vénézuélienne avec l’organisation serbe Otpor (actuellement Canvas), les institutions du Gouvernement étasunien, les jeunesses du parti de Silvio Berlsconi et le Vatican. Les connections de ces étudiants s’étendent au Parti Popupaire espagnol, Nuevas Generaciones et la Fondation FAES.

On y explique également les incidents de l’Université centrale du Venezuela, là où ont eu lieu des affrontements violents durant la campagne contre la réforme constitutionnelle.
Ce documentaire est également disponible sur :

 

La CIA à visage humain
Les ONG, nouveau bras de la diplomatie US


C’est à tort que les récents évènements de Géorgie et d’Ukraine ont été qualifiés de « révolutions » : ils ne visaient pas à changer des sociétés, mais uniquement à provoquer des alternances au profit d’alliés des États-Unis. La contestation et les mouvements de rue ont été encadrés par des ONG, directement ou indirectement financées et pilotées par Washington, selon un plan explicité il y a plus d’un an dans un rapport officiel de l’USAID. En quelques années, des ONG se sont muées en chevaux de Troie du département action de la CIA.


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Manifestation à Kiev le 6 novembre 2004
 
Le renversement du président géorgien, Edouard Chevardnadze, en novembre 2003, et l’arrivée au pouvoir en Ukraine de Viktor Yushchenko en décembre 2004 consacrent, selon la plupart des politologues européens, le triomphe de la société civile démocratique dans les anciens satellites soviétiques. À entendre les commentaires lénifiants de la presse dite « occidentale », on ne peut que se réjouir de la façon dont les populations asservies par l’ancienne URSS prennent aujourd’hui leur destin en main et rejoignent, comme il se doit, le seul camp valable que représente, au choix l’Occident, l’Europe ou l’OTAN. Ceci, grâce au formidable travail de terrain et de mobilisation mené par de nombreuses organisations non-gouvernementales locales ou étrangères pour convaincre les Géorgiens, les Ukrainiens et peut-être demain les Biélorusses, de l’importance de faire valoir leurs droits.

La réalité est plus complexe et assurément moins idyllique. Il semble en effet que, dans la droite ligne des théories du politologue états-unien Gene Sharp développées au sein de l’Albert Einstein Institution [1], les États-Unis aient élaboré, depuis la fin officielle de la Guerre froide, une nouvelle doctrine des coups d’État soft, utilisant des techniques non-violentes. En s’inspirant de l’efficacité des luttes politiques menées par Mohandas K. Gandhi en Inde, Washington tente depuis une dizaine d’années de renverser les gouvernements qui lui déplaisent à l’aide d’un dispositif qui lui assure le soutien de l’opinion publique internationale.

Au cœur de cette nouvelle doctrine, les Organisations non-gouvernementales, si populaires auprès des médias, ont un rôle déterminant. Comme le note le journaliste de Counterpunch Jacob Levich : « les organisations non-gouvernementales - ces associations théoriquement indépendantes et réputées humanitaires, connues sous le nom d’ONG - sont désormais ouvertement intégrées dans la stratégie d’ensemble de Washington pour consolider sa suprématie globale » [2].

Le fait que la plupart des ONG, et tout particulièrement les plus importantes, soient financées par des fonds « privés-publics » n’est pas nouveau. Les agences d’aide gouvernementales ont depuis longtemps pour objectif de subventionner, au moins en partie, des organisations humanitaires spécialisées dans le développement. De nombreuses ONG acceptent également des financements de l’Open Society Institute de George Soros, alors même que les liens de ce dernier avec la diplomatie sous-terraine états-unienne sont désormais connus de tous [3]. Pourtant, pendant de nombreuses années, la nature contestable de ces financements - en ce qu’ils mettent à mal la définition d’une organisation non gouvernementale - n’influait pas réellement sur l’intégrité de leurs activités. Le nombre d’ONG soutenues par l’Open Society Institute, par exemple, excluait que cet outil puisse servir à contrôler la multitude des projets mis en œuvre [4].

Les choses ont cependant évolué depuis le début des années 2000, et ce de façon délibérée. Par le passé, les États-Unis avaient pris l’habitude de financer des groupes politiques et des guérillas armées, mais aussi des syndicats [5]. Depuis l’arrivée au pouvoir de George W. Bush, en janvier 2001, les ONG ont petit à petit été intégrées dans l’appareil d’ingérence états-unien.

fr-150-usaid.gifL’idée a fait son chemin, d’abord dans des think-tanks néoconservateurs, puis au sein de l’United States Agency for International Development (USAID) [6]. Cette agence gouvernementale états-unienne qui dépend du Département d’État est l’équivalent du ministère de la Coopération en France. Fondée en 1961 par John F. Kennedy, l’USAID « soutient la croissance économique équitable et à long terme et promeut la politique étrangère états-unienne en soutenant : la croissance économique, l’agriculture et le commerce ; la santé ; la démocratie, la prévention des conflits et l’assistance humanitaire ». Pour ce faire, elle doit suivre des directives du Département d’État et est financée par des fonds publics. Son action sur le terrain consiste principalement à redistribuer ces fonds dans les pays que Washington souhaite « aider », notamment par l’entremise d’organisations non-gouvernementales [7].

L’arrivée au pouvoir d’une administration belliciste en janvier 2001 ne pouvait pas être sans conséquence pour un organisme aussi lié à la politique étrangère états-unienne. D’autant que le directeur de l’Agence, Andrew S. Natsios, est un proche de la nouvelle équipe : adepte du « conservatisme compassionnel », il a participé à l’équipe de campagne électorale de George H. W. Bush en 1980, par lequel il fut ensuite nommé au Bureau d’Aide pour les Catastrophes à l’étranger en 1988, avant de rejoindre l’association caritative chrétienne WorldVision à partir de 1992 [8]. À l’unisson de la Maison-Blanche, l’USAID a donc modifié son rapport avec les ONG pour les intégrer progressivement dans l’appareil d’ingérence articulé autour de la NED/CIA. C’est ce que révèle la lecture d’un rapport publié par l’agence en janvier 2003 et passé totalement inaperçu en pleine période de préparation de la guerre en Irak. Il détaille la façon dont le Département d’État souhaite désormais instrumentaliser les organisations non-gouvernementales.

Intitulé Aide internationale au nom de l’intérêt national : Promouvoir la liberté, la sécurité et l’opportunité, on peut y lire les nouvelles priorités de l’USAID. Désormais, l’Agence ne concevra plus ses programmes à la seule fin de soulager la misère humaine, mais s’engagera plutôt à « encourager des réformes démocratiques » [9]. Ce changement de politique fait écho à la nouvelle Stratégie de sécurité nationale pour les États-Unis publiée par la Maison-Blanche en septembre 2002. L’administration Bush y affirme la nécessité d’assurer sa sécurité en instaurant, dans les pays ennemis, des régimes démocratiques. Une position entièrement reprise à son compte par l’USAID qui prévoit que les régimes « amis » soient récompensés par l’attribution de financements pour des projets de développement, tandis que les pays « hostiles » seront l’objet de programmes de « réformes » menées par des organisations non-gouvernementales.

Celles-ci, constatent en effet les auteurs, sont de plus en plus dépendantes de leurs bailleurs de fonds et ont perdu en conséquence beaucoup de leur indépendance : « les ONG travaillaient auparavant à bonne distance de donateurs gouvernementaux, mais avec le temps cette relation est devenue plus intime ». En clair, les gouvernements exercent aujourd’hui un contrôle accru sur les programmes qu’ils financent, ce qui ouvre la voie à l’instrumentalisation. C’est d’ailleurs ni plus, ni moins, ce que propose de faire l’USAID. Dans une formule à peine voilée, l’agence explique comment se servir des ONG pour réaliser des coups d’État : « Il est possible d’apporter une aide aux réformateurs qui permettront d’identifier les gagnants et les perdants les plus importants, de développer la construction de coalitions et de stratégies de mobilisation, et d’élaborer des campagnes de relation publique. (...) Une telle aide peut représenter un investissement pour le futur, lorsqu’un changement politique donnera le pouvoir réel aux réformateurs » (page 51).

C’est précisément ce qui s’est passé en Géorgie en novembre 2003. Jusqu’ici allié indéfectible des États-Unis, le président Edouard Chevardnadze a subitement subi des critiques de Washington sur sa « gouvernance » démocratique du pays, après qu’il eut entamé un rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine. C’était tout l’objet de la visite de James Baker III en Géorgie à l’été 2003, au cours de laquelle l’ancien secrétaire d’État a mis en garde le président géorgien et l’a invité à assurer la légalité des élections législatives. Un discours qui a permis de légitimer par la suite l’arrivée en nombre d’organisations non-gouvernementales afin de contrôler les modalités du scrutin.

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Mikhail Saakachvili

Parallèlement, Washington a appliqué à la lettre les recommandations de l’USAID en formant de toute urgence un successeur pro-états-unien en la personne de Mikhail Saakachvili. Pendant l’été, cet avocat diplômé du barreau de New York et ancien membre du gouvernement géorgien est invité à un séminaire à Belgrade « pour y apprendre comment faire "une révolution de velours" comme celle des Serbes. M. Saakachvili a reçu des instructions détaillées qu’il a suivies à la lettre » [10]. Ce séminaire était organisé par le Centre pour résistance non-violente de Belgrade, une ONG subventionnée par l’Open Society Institute de George Soros [11]. Dans le même temps, le « philanthrope » finance un mouvement de jeunes opposants - parfois âgés d’à peine quinze ans - pour créer sur place les conditions d’un soulèvement populaire. Intitulé Kmara (Assez !), cette organisation est calquée sur le modèle du mouvement serbe Otpor qui avait défié Milosevic à Belgrade en 2000, déjà grâce à des financements de l’Open Society de Soros. De nombreux cadres d’OTPOR ont ainsi été envoyés en Géorgie pour y former les futurs cadres de la « révolution non violente ».

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Logos des organisations Otpor et Pora
Deux organisation de jeunesse encadrées par les services secrets états-uniens

L’élément déclencheur est également confié à des organisations non-gouvernementales. Il s’agit de mettre en cause la régularité du processus électoral lors des législatives de novembre 2003. Celles-ci voient la victoire limitée des formations pro-gouvernementales, juste devant l’opposition incarnée par Mikhail Saakachvili et Nina Burdjanadze, présidente du Parlement. Mais ce n’est pas à ces deux personnalités que revient le droit d’initier la contestation. C’est un responsable états-unien qui s’en charge, en la personne d’Adam Ereli, porte-parole adjoint du Département d’État. Ce dernier évoque des « fraudes massives » et « de larges manipulations du décompte des voix ». Il fonde son propos sur l’écart existant entre les chiffres donnés par la commission électorale géorgienne, près de trois semaines après le scrutin du 2 novembre, et ceux fournis par des « organisations indépendantes réputées » [12].

Le rôle des ONG est ici encore déterminant : les sondages ont en effet été menés par deux organismes distincts. Le premier, la Fair Elections Society (ISFED) est financé par le British Council et, du côté états-unien, par l’USAID et la NED via le National Democratic Institute, l’International Foundation for Election Systems (IFES) et l’International Republican Institute [13]. Le second sondage a été réalisé par une société états-unienne spécialiste en analyse électorale, le Global Strategy Group, avec l’aide de l’Open Society Georgia de George Soros, de l’Eurasia Foundation (elle-même financée par l’USAID et dirigée par un ancien responsable du département d’État, Charles William Maynes) et de la chaîne de télévision « indépendante » Rustavi 2, créée en 1994 grâce à un financement de George Soros [14].

Parallèlement, des associations géorgiennes de droits de l’homme diffusent sur leur site internet et par le biais de communiqués des rapports alarmants sur la répression de l’opposition par le pouvoir en place et sur l’omniprésence de la corruption. Ces affirmations, qui sont reprises à l’envi par les médias d’Europe occidentale, émanent en réalité d’une source principale, l’ONG Liberty Foundation. Celle-ci est financée par l’USAID et était dirigée jusqu’en mai 2003 par... Mikhail Saakachvili [15].

Le dispositif est trop puissant pour pouvoir échouer. Fin novembre, Edouard Chevardnadze quitte le pouvoir. Il est remplacé par la présidente du Parlement Nina Burdjanadze, jusqu’à l’élection à la présidence de Mikhail Saakachvili, en janvier 2004. Ce dernier n’oublie pas la « société civile » qui l’a porté au pouvoir. Le présentateur vedette de la chaîne Rustavi 2, Nika Tabatadze, devient adjoint au ministre des Affaires étrangères, avant d’être nommé PDG de la chaîne en octobre 2004 [16]. Le responsable de l’Open Society Institute en Géorgie de l’époque, M. Kakha Lomaia, est lui nommé ministre de l’Éducation du gouvernement Saakachvili. D’autres personnalités passent avec lui du rang de « membres d’organisations non-gouvernementales » à celui de membres du gouvernement.

Le même scénario s’est selon toute vraisemblance répété en Ukraine en novembre-décembre 2004 [17]. On y retrouve en effet, pêle-mêle, un mouvement d’opposition financé par George Soros, un candidat d’opposition très proche de l’OTAN, des sondages « sortie des urnes » réalisés par des ONG financées par la NED/CIA et favorables à l’opposition, et une campagne de presse violemment russophobe au sein de l’Union européenne. Le parlementaire états-unien Ron E. Paul est même allé plus loin. Selon lui, l’une des ONG les plus actives sur le terrain, l’International Center for Policy Studies, est financé par le gouvernement états-unien via la Poland - America - Ukraine Cooperation Initiative (PAUCI), un organisme subventionné par l’USAID et administré par Freedom House [18]. Fondée par l’Open Society Institute, elle compte même Viktor Yushchenko au sein de son conseil consultatif. Pire, l’élu au Congrès met en cause une société de Relations publiques états-uniennes, Development Associates Inc., qui a reçu 100 millions de dollars du gouvernement états-unien, notamment pour gérer la communication de la « révolution orange ™ » en Ukraine [19].

Un nouveau mode d’ingérence est ainsi en train de voir le jour. S’appuyant sur des éléments de la « société civile », il repose essentiellement sur la remise en cause du processus électoral et sur d’importantes campagnes de propagande visant à dénigrer les dirigeants dont Washington a décidé de se débarasser. Outre les deux exemples récents, le Venezuela, le Zimbabwe et la Biélorussie connaissent aujourd’hui des pressions similaires, pour l’instant sans succès. Un projet d’organisations spécialisées dans la surveillance d’élections, l’European Network of Election Monitoring Organizations (ENEMO) a vu le jour en septembre 2001. Ses partenaires donnent déjà un avant-goût des intérêts défendus : on y trouve, entre autres, l’OSCE, le National Democratic Institute et l’Open Society Institute. Dans ce dispositif, c’est aux ONG qu’il revient de jouer le rôle de catalyseur. Il y a dix ans, nombre d’entre elles avaient déjà été soupçonnées de se livrer, sous couvert d’action humanitaire, à des activités de renseignement en vue de préparer une intervention militaire. Aujourd’hui, le monde tourne à l’heure CNN. Ce qui compte n’est pas la réalité d’une révolution ou d’un coup d’État, mais l’image que l’on donne. C’est pour cela aussi que certaines organisations non-gouvernementales sont appelées aujourd’hui, non pas seulement à renseigner, mais à intervenir directement au sein des régimes, sur le modèle du cheval de Troie.


 

[1] Voir "L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA ", par Thierry Meyssan, Voltaire, 4 janvier 2005.

[2] « When NGOs Attack : Implications of the Coup in Georgia », par Jacob Levich, Counterpunch, 6-7 décembre 2003.

[3] Voir « George Soros, spéculateur et philanthrope », Voltaire, 15 janvier 2004.

[4] Il n’en demeure pas moins que le généreux donateur dispose toujours d’un important moyen de pression sur l’organisation qu’il finance, celui de ne pas renouveler sa subvention. Une contrainte très réelle pour les ONG concernées, d’autant que l’Open Society Institute est aujourd’hui dans une situation inédite sur le « marché » de la philanthropie. Il est donc très important de conserver son approbation.

[5] Voir « AFL-CIO ou AFL-CIA ? », par Paul Labarique, Voltaire, 2 juin 2004 ; « L’AFL-CIO et la contre-insurrection syndicale », Voltaire, 11 juin 2004.

[6] « L’USAID et les réseaux terroristes de Bush » par Edgar Gonzales Ruiz, Voltaire, 17 août 2004.

[7] Depuis 2003, les États-Unis ont lancé un vaste projet d’aide aux pays en voie de développement au sein d’une nouvelle agence, la Millenium Challenge Corporation. Celle-ci exige des pays bénéficiaires qu’ils organisent la libéralisation de leur économie et son ouverture aux investisseurs étrangers. Elle réclame aussi d’importantes réformes politiques qui peuvent être apparentées à des changements de régimes. Voir « Millenium Challenge, colonialisme libéral », par Paul Labarique, Voltaire, 19 février 2004.

[8] « USAID Director Keeps an Eye on Long-Term Recovery », par Robin Wright, Washington Post, 6 janvier 2005.

[9] Foreign Aid in the National Interest : Promoting Freedom, Security and Opportunity, USAID, janvier 2003.

[10] « ’It looks disturbingly like a coup’ », The Guardian, 25 novembre 2003.

[11] « US-Supported OTPOR now Ignites Ukraine », Zaman, 27 novembre 2004.

[12] « Washington dénonce l’élection en Géorgie et désavoue Chevardnadzé », par Christophe de Roquefeuil, AFP, 20 novembre 2003.

[13] Voir le site de l’USAID Géorgie.

[14] Voir « Médias audiovisuels : qui détient le 4ème pouvoir en Géorgie ? », par Célia Chauffour, Regards sur l’Est, n°35, janvier-mars 2004 .

[15] « Georgia human-rights organization accused of meddling », Zviad Pochkhua, The World Paper, 1er mai 2003.

[16] « Géorgie : la chaîne TV Rustavi 2 aux mains de l’ex-numéro 2 du ministère des Affaires étrangères », par Célia Chauffour, Regards sur l’Est, n°35, 13 octobre 2004

[17] Voir « Ukraine : la rue contre le peuple », Voltaire, 29 novembre 2004.

[18] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », Voltaire, 7 septembre 2004.

[19] « US Hypocrisy in Ukraine », Ron E. Paul Statements, 7 décembre 2004.


  
Le documentaire sur le mouvement étudiant d'opposition au Venezuela enfin sous-titré en français.


"Nouveaux visages, même objectif" démontre les liens des leaders estudiantins de l’opposition vénézuélienne avec l’organisation serbe Otpor (actuellement Canvas), les institutions du Gouvernement étasunien, les jeunesses du parti de Silvio Berlsconi et le Vatican. Les connections de ces étudiants s’étendent au Parti Popupaire espagnol, Nuevas Generaciones et la Fondation FAES.

On y explique également les incidents de l’Université centrale du Venezuela, là où ont eu lieu des affrontements violents durant la campagne contre la réforme constitutionnelle.
 
 
Ce documentaire est également disponible sur :

 

 

http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=1252&PID=52704


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Lire aussi le post que je reçois à l'instant :

http://www.rmc.fr/images/article/2011-12-04T210913Z_1_APAE7B31MRE00_RTROPTP_3_OFRTP-RUSSIE-ELECTIONS-20111204.JPG

http://www.rmc.fr/images/article/2011-12-04T210913Z_1_APAE7B31MRE00_RTROPTP_3_OFRTP-RUSSIE-ELECTIONS-20111204.JPG

Changement de régime en Russie ?

Qui joue avec le feu ?

 

8 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Depuis l’assassinat extra-judiciaire de Mouammar Kadhafi fin octobre, Lyndon LaRouche a mis en garde contre une escalade vers un conflit mondial opposant l’axe transatlantique aux puissances du monde Asie-Pacifique. Les provocations militaires et diplomatiques de l’administration Obama contre la Russie et la Chine le démontrent.

 

C’est dans ce contexte de guerre qu’a été déclenchée la campagne de déstabilisation de la Russie que nous voyons partout sur nos écrans suite aux élections législatives du 4 décembre. Cette propagande vise à rallier les opinions américaines et européennes à une politique de confrontation violente avec la Russie, pour précipiter les nations dans la guerre au moment où se désintègre l’empire financier de la City et Wall Street.


Depuis l’annonce des résultats électoraux dimanche soir, les réseaux du Project Democracy des agents britanniques Georges Soros et Mikhail Gorbatchev, s’activent en Russie. Cette opération vise à empêcher le retour de Vladimir Poutine à la présidence en mars 2012, puisque le président sortant Dimitri Medvedev a annoncé en septembre qu’il ne se représenterait pas.

 

Car aux yeux de l’oligarchie financière britannique, Poutine représente une politique de souveraineté et d’indépendance de la Russie face à la « gouvernance mondiale » ; aujourd’hui, cette Russie forme avec la Chine une puissance incontrôlable que l’oligarchie veut détruire à tout prix.

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Le 29 novembre, Dimitri Medvedev se rendait à Kaliningrad pour lancer la 1ère phase de la riposte militaire russe annoncée une semaine plus tôt en réponse au projet de Bouclier antimissile US en Europe de l’Est.
Crédit : stratfor.com

Russie Unie, le parti de Medvedev et Poutine, est arrivé en tête des élections législatives de dimanche avec 49,3% des voix, obtenant 238 sièges sur les 450 que compte la Douma, soit un recul de 77 sièges. Deuxième, le Parti communiste obtient 19,2% des suffrages et 92 sièges, soit 35 de plus qu’en 2007. Puis Russie Juste et le Parti libéral-démocrate, avec respectivement 13,25% et 11,68%, soit 64 et 56 sièges, au lieu de 38 et 40. Trois autres partis n’ont pas obtenus suffisamment de voix pour siéger : il s’agit de Yabloko, Patriotes de Russie et Juste Cause.

Les protestations ont commencé lundi lorsque le mouvement libéral Solidarnost a réuni 3000 personnes dans le centre-ville de Moscou, pour une manifestation autorisée de 500 personnes. Le blogueur Alexei Navalny, un militant anti-corruption célèbre dans la capitale russe et dans les médias occidentaux, a galvanisé la foule contre l’actuel premier ministre en exigeant une « Russie sans Poutine ». Ilya Yashin, jeune responsable de Solidarnost a ensuite enjoint les manifestants à quitter le lieu du rassemblement autorisé pour marcher sur le siège de la Commission électorale. C’est là que 300 manifestants ainsi que Yashin et Navalny ont été arrêtés par la police (des images qui rappellent un peu les récentes évacuations d’indignés à Wall Street, la Bastille ou la Défense).


Coqueluche des médias internationaux et véritable pourfendeur de la corruption endémique qui règne en Russie, Navalny est aussi un activiste de la mouvance nationaliste russe avec laquelle il milite contre l’immigration. Parallèlement, il a été formé aux Etats-Unis par le World Fellows Program de l’Université de Yale, un projet créé par le président de l’université Richard Levin en coopération avec l’ancien président mexicain Zedillo (un agent rémunéré de George Soros) afin de « créer un réseau global de leaders émergents ». Ses participants ont l’honneur d’être formés par des agents britanniques notoires comme Lord Malloch Brown (ancien du Foreign Office associé à George Soros, avec qui il créa de toutes pièces le gouvernement Saakashvili en Géorgie), Aryeh Neier, présidente de l’Open Society Institute de Soros, ou encore Tom Scholar, l’ancien chef de cabinet de Gordon Brown.


Les médias libéraux (c’est-à-dire ceux qui sont associés aux puissances financières anglo-américaines qui ont pillé la Russie dans les années 1990) ont immédiatement fait monter la sauce autour des arrestations de Yashin et Navalny, comme le directeur de la radio Ekho Moskvy, qui a déclaré que cela s’avérerait être l’erreur fatale de Poutine. Dans le Moscow Times, il était écrit que cette élection était la dernière pour Po

utine. Amnesty international a déclaré les deux hommes « prisonniers de conscience ».

 

Mikhail Gorbatchev, agent russe du libéralisme impérial financier britannique, a fait monter la tension d’un cran en demandant l’annulation des élections, après que le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague, actuellement à l’œuvre avec la France pour faire la Guerre en Syrie, eut apporté son soutien au rapport de l’OSCE sur les fraudes électorales, n’hésitant pas à s’immiscer dans les affaires internes du pays, à l’image de l’administration Obama qui a demandé par la voix d’Hillary Clinton « une enquête exhaustive ».


Si la France n’a pas encore donné trop de voix dans cette propagande (elle n’est pas en reste sur la Syrie et l’Iran...), nous devons absolument nous opposer à cette campagne internationale poussant le monde à la guerre.

 

La question n’est pas le régime d’un Poutine ou d’un Assad, mais celle de la survie des peuples et des nations, du principe de souveraineté et d’indépendance qui est inscrit dans notre Constitution et qui est aujourd’hui bafoué au nom du renflouement de l’euro et de ses banques-casino.

 

Il faut dénoncer et attaquer directement l’ennemi – l’oligarchie financière de la City et de Wall Street, et ses complices d’Europe continentale – en évinçant son principal agent dans cette marche vers la guerre – un Barack Obama mis sur pied par George Soros – et en déclarant la mise en faillite du système financier transatlantique. Nous serons avalés par cette crise, si nous ne recourons pas aux mesures d’urgence que nous défendons ici.


http://www.solidariteetprogres.org/Changement-de-regime-en-Russie-Qui-joue-avec-le-feu_08373

 

La démocratie américaine :

 

Si tu ne penses pas comme moi,

si tu n'acceptes pas mes diktats,

je t'élimine !

Pour préserver la paix, la démocratie,

le Bien, les populations, etc...

On connaît la chanson, maintenant !

eva R-sistons

 

Voir :

La Chine rejoint la Russie pour contrer les sinistres plans élaborés par les USA en déroute

 

 

 

 

  C O M M E N T A I R E S  :  I C I 

 

 

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commentaires

Eva R-sistons 18/12/2011 13:36


BRAVO  pour ton excellent commentaire, je l'ai donc placé sur l'article, bien en vue


j'aime les commentaires comme celui-ci qui nous apportent beaucoup ! Et c'est en effet exactement la situation que je dénonce ! Merci, eva

Aboulfaraj 18/12/2011 12:44


Avez vous lu cet article du monde diplomatique qui va vraiment dans le sens de ce que vous denoncez concernant le NOM:


Devenu notable dès l’année 2005, le mouvement mondial d’accaparement des terres arables se poursuit inexorablement. Publié le 14 décembre par la Coalition internationale pour l’accès à la
terre, un rapport explore le mode opératoire et les conséquences d’une série d’accords commerciaux conclu entre 2000 et 2010, pour un total de 203 millions d’hectares — une superficie équivalente
à huit fois la taille du Royaume-Uni. Ses conclusions sont particulièrement inquiétantes, alors que la hausse des prix alimentaires de base provoque déjà, dans de nombreux pays, des émeutes de la
faim :
— parmi les 78% de transactions qui concernent l’agriculture, trois quarts sont liées à des projets de production de biocarburants ;
— les acquisitions visent souvent les meilleures terres, fréquemment irrigables et à proximité des infrastructures, provoquant de nombreux conflits ;
— les élites nationales, souvent impliquées dans ces projets, en tirent des bénéfices personnels tandis que l’Etat, qui accorde des exemptions fiscales, se prive de recettes ; quant aux
promesses de création d’emplois ou d’infrastructures, elles sont rarement tenues ;
— dépossédés des terres et des ressources en eau gérées par les régimes coutumiers, les pauvres des zones rurales en sont les premières victimes, au premier rang d’entre eux les
femmes ;
— les écosystèmes subissent des transformations à large échelle.


Pour faire face à ce néocolonialisme agricole, qui vise majoritairement l’Afrique, les paysans commencent à s’organiser. Mais rien ne semble pouvoir arrêter la voracité des investisseurs. Le
5 décembre, à Stockholm, l’association GRAIN s’est vu décerner le Right Livelihood Award — le « prix Nobel alternatif » — pour son travail sur le sujet ; pour son coordinateur
Henk Hobbelink, « nous assistons à quelque chose qui n’est rien moins qu’une attaque frontale contre la paysannerie mondiale. Ceci ne se produit pas uniquement dans les pays du Sud. Ici,
dans l’Union européenne, nous avons perdu trois millions d’exploitations agricoles depuis 2003. Cela équivaut à la perte d’un cinquième de l’ensemble de nos fermes en huit ans seulement. Il
devient plus difficile de vivre de la terre et, dans de nombreuses parties du monde, plus dangereux de jour en jour. Les paysans, qui ont nourri le monde pendant des milliers d’années – et le
font encore – sont maintenant de plus en plus souvent qualifiés de rétrogrades et d’inefficaces et considérés comme des obstacles au développement. Le message brut est : ils devraient cesser
d’exister ».


Au Mali, des accords portant sur plusieurs centaines de milliers d’hectares de terres agricoles ont été signés entre le gouvernement et des investisseurs, privés ou publics. Réalisé par Philippe
Revelli, et produit par le CCFD-Terre Solidaire avec le soutien du Monde diplomatique, le reportage ci-dessus — « Ruée sur les terres irrigables de l’Office du Niger » — ouvre
un cycle de webdocumentaires consacrés à la question des terres.

Eva R-sistons 12/12/2011 19:04


Chère Willie, ce sont donc les émeutes de Grèce qu'on nous montre ? Bigre ! Quelle imposture ! Cordialement, eva

Eva R-sistons 12/12/2011 19:03


J'ai fait de ton commentaire un post sur mon blog sos-crise, il y a 2 jours, merci Eddie amitié eva

Eva R-sistons 12/12/2011 19:01


Merci pour le lien, Eddie ! eva

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