11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 21:13

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Non à la diabolisation plus ou moins déguisée

de l'Islam, 3e grande religion monothéiste

Par eva R-sistons

 

 

Bonjour

 

J'étais en train de ferrailler sur un site évangélique "apocalyptique"  pour défendre l'Islam subtilement attaqué,  lorsque je reçois cet avis de parution d'un article sur la "sainte" croisade des Etats-Unis contre le monde musulman, à pic  pourrait-on dire, si l'on souhaite alimenter le débat et refuser le conditionnement permanent.

 

Actuellement, les Médias plus ou moins sionisés se sont emparés, avec délices et surtout opportunisme, de l'initiative d'un pasteur américain comme il y en a tant aujourd'hui, aux USA, à la sauce Bush, stupide, haineux, assoiffé de gloriole et surtout bien peu animé de l'amour authentiquement chrétien. Celui-ci veut brûler des Corans, il n'a rien trouvé de mieux pour sortir de l'anonymat. Et les Médias aux ordres des Anglo-Saxons et des Israéliens brûlant d'en découdre avec les Musulmans qui refusent de s'aligner sur leur modèle militaro-financier ultra-libéral et assassin, hégémonique et prédateur, et qui vivent sur des terres bien situées et riches en ressources convoitées, ces Médias, donc, relaient frénétiquement l'odieuse initiative du Pasteur en mal de notoriété pour s'en servir à des fins de diabolisation de l'Islam, encore et toujours, mais cette fois masquée, déguisée.

 

Tout est prétexte à taper sur les Arabes, les Musulmans, pour dresser l'opinion mondiale contre eux, et les préparer au choc de civilisations programmé par la Haute Finance et les Multinationales de mort. Encore aujourd'hui, la très sioniste chaîne FR2 s'est emparée de l'occasion, pour sans en avoir l'air attaquer les Musulmans, perfidement, sous tous les prétextes. Les Médias ne sont pas en reste, comme France24 d'Ockrent, la compagne du néoconservateur Kouchner, qui en soulignant le réveil de l'islamophobie aux Etats-Unis, espère bien réveiller celle des Européens, au passage, au cas où ils n'auraient pas été assez matraqués. Du joli boulot !

 

Quand comprendrons-nous qu'en diabolisant sans cesse les Musulmans, que l'on  assimile de plus en plus aux Islamistes, nous travaillons au choc de civilisations,  à la préparation des guerres futures planétaires, totales et nucléaires dont nous serons, aussi, d'une façon ou d'une autre, victimes ? Déjà, aujourd'hui, j'apprends que le Spécialiste, en France, de la lutte contre le terrorisme, a affirmé que la France était grandement menacée, par sa participation aux guerres de l'OTAN et par sa dénonciation des valeurs islamiques, par ses mesures contre le port de la burka, etc... Ceux qui sèment le vent, en effet, finissent tôt ou tard par récolter la tempête. Avec à la tête de notre pays un pouvoir inféodé aux grands stratèges du choc de civilisations, nous serons aux premières loges des attaques des résistants à l'occidentalisation forcée du monde.

 

Que pouvons-nous faire, à notre niveau ? Au moins refuser d'entrer dans le jeu de la diabolisation machiavélique de ceux qui refusent notre Ordre, ou plutôt nos désordres, informer nos concitoyens des manipulations qui les guettent, et surtout, le moment venu, résister à l'enrôlement pour les guerres au service des multinationales apatrides.

 

Déjouons les pièges de la communication, de la désinformation, de la propagande plus ou moins déguisée !

 

Votre eva R-sistons

 

TAGS: Choc de civilisations, Etats-Unis, ultra-libéralisme, Coran, Islam, musulman, Arabe, Bush, Israël, Anglo-Saxons, guerres, médias, chrétiens, FR2, France24, Ockrent, Kouchner, islamophobie, islamisme, OTAN, Européens, diabolisation, lutte anti-terroriste, France, burka, apatride, nucléaire...

 

Je viens de poster ce commentaire sur un forum:

Mais en posant cette question ("est-ce que l'Islam est une religion de paix"), tu fais le jeu de la Pensée unique occidentale nous préparant au choc de civilisations. La situation est aigüe, nous sommes peut-être au bord de l'attaque de l'Iran par l'Empire.
Ce qu'il faut voir, c'est que quand bien même ce ne serait pas une religion de paix, ils ne sont pas armés comme l'occident, ils n'ont pas ses moyens financiers, et ils ne sont pas dangereux comme lui. Ce ne sont pas les Musulmans qui bombardent partout. Quant à Al Quaïda, ce sont (dixit spécialiste du terrorisme en France) 2000 islamistes dans le monde. Ils effraient l'Occident ? Mieux vaut en rire, c'est un prétexte pour nous faire peur, pour nous faire accepter les guerres juteuses et les lois liberticides.
Cordialement, eva

 

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La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman

Michel Chossudovsky, 11.9.10

 

L’évolution de la doctrine de l’armée étasunienne a amorcé une transition critique. La « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) lancée contre Al-Qaïda dans la foulée du 11-Septembre se transforme en véritable « guerre de religion », en « sainte croisade » contre le monde musulman.

 

Le dogme de l’armée étasunienne et la propagande de guerre durant l’administration Bush ont été fondés sur la lutte contre le fondamentalisme islamique, non pas contre les musulmans. « Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais […] d’une guerre contre le terrorisme. » Il faut distinguer les soi-disant « bons musulmans » des « mauvais musulmans » :

 

Le 11 septembre 2001, la poussière des tours jumelles effondrées à peine retombée, on s’est mis à chercher fébrilement des « musulmans modérés », des gens pouvant nous donner des réponses, qui se distancieraient de cette indignation et condamneraient ces actes violents d’« extrémistes musulmans », de « fondamentalistes islamiques » et d’« islamistes ». Deux catégories distinctes de musulmans ont rapidement émergé : les « bons » et les « mauvais », soit les « modérés », « libéraux » et les « laïques »¸ par opposition aux « fondamentalistes », aux « extrémistes » et aux « islamistes ».(Tariq Ramadan, Good Muslim, bad Muslim, New Statesman, 12 février 2010)

 

Dans la foulée du 11-Septembre, dans la plupart des pays occidentaux, la communauté musulmane était nettement sur la défensive. La division entre les « bons » et les « mauvais » musulmans était largement acceptée. Les attaques du 11 septembre, prétendument perpétrées par des musulmans, était non seulement condamnées, mais les communautés musulmanes appuyaient également l’invasion des États-Unis et de l’OTAN et l’occupation de l’Afghanistan, considérées comme une campagne légitime contre le fondamentalisme islamique.

 

L’objectif de Washington était d’inculquer un sentiment de culpabilité au sein de la communauté musulmane. Cette dernière a rarement admis que les attaques n’ont pas été incitées par des musulmans. La relation continue d’Al-Qaïda avec la CIA, son rôle à titre d’« élément actif du renseignement » depuis la guerre soviéto-afghane ne sont pas mentionnés. (Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism"  Global Research, Montreal, 2005)

 

Depuis le début des années 1980, Washington a clandestinement appuyé les factions les plus conservatrices et les plus fondamentalistes de l’Islam, surtout dans le but d’affaiblir les mouvements laïques, nationalistes et progressifs du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Connues et documentées, les missions fondamentalistes wahhabites et salafistes de l’Arabie Saoudite expédiées non seulement en Afghanistan, mais aussi dans les Balkans et dans les républiques musulmanes de l’ancienne Union Soviétique, ont été clandestinement appuyées par les services de renseignement des États-Unis. (Ibid.) Ce que l’on appelle « islam politique » est en grande partie une création de cet appareil de renseignement étasunien (avec le soutien du MI6 britannique et du Mossad israélien).

 

La mosquée

de Ground Zero

 

Des développements récents suggèrent un point de rupture, une transition de la « guerre au terrorisme » à la diabolisation catégorique des musulmans. Tout en soulignant la liberté de religion, l’administration Obama « appelle » à une guerre élargie contre l’Islam :

 

En tant que citoyen et président, je crois que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion comme n’importe qui dans ce pays […] Nous sommes aux États-Unis et notre engagement envers la liberté de religion doit être incontestable. (Cité dans  Obama Backs Ground Zero Mosque; Iranian Link Questioned, Israel National News, 15 août 2010)

 

Derrière l’écran de fumée politique, la distinction entre les « bons » et les « mauvais musulmans » est abandonnée. La proposition d’une mosquée à Ground Zero est prétendument financée par « l’État iranien, radical et voyou […] au moment où les États-Unis durcissent les sanctions contre le régime en riposte à son soutien au terrorisme et à ce que l’on soupçonne être un programme visant à fabriquer des armes nucléaires » ( Ground Zero mosque developers refuse to outright reject funding from Iranian president Mahmoud Ahmadinejad - NYPOST.com, August 19, 2010)

 

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La vague de xénophobie déclenchée par la mosquée et le centre communautaire envisagés à Ground Zero a toute les apparences d’une PSYOP (opération psychologique), contribuant à fomenter la haine envers les musulmans dans le monde occidental.

 

Le but est d’inculquer la peur, de provoquer et d’exploiter le soutien inflexible des citoyens pour la prochaine étape de la « longue guerre » des États-Unis, laquelle consiste à lancer des attaques aériennes « humanitaires » contre la République islamique d’Iran, représentée dans les médias comme un souteneur du terrorisme.

 

Bien que « tous les musulmans ne soient pas des terroristes », les médias rapportent que toutes les attaques terroristes (planifiées ou réalisées) sont perpétrées par des musulmans.


Aux États-Unis, toute la communauté musulmane est ciblée. On décrit l’Islam comme une « religion de guerre ». On claironne que le projet de mosquée et de centre communautaire sont une « violation du caractère sacré de Ground Zero ».

 

[…] construire une mosquée à Ground Zero est offensant et irrespectueux pour la ville et les personnes mortes lors des attaques. Ce projet « crache au visage de tous ceux qui ont été assassinés le 11 septembre. (Plan to build mosque at Ground Zero angers New Yorkers ,National Post, 17 mai 2010)

 

« Terrorisme

d’origine intérieure »

 

Les arrestations de soi-disant « terroristes islamiques d’origine intérieure » fondées sur des accusations inventées, ainsi que leurs procès spectacles, occupent une fonction importante. Dans l’inconscient des Étasuniens, ils entretiennent l’illusion que les « terroristes islamiques » constituent non seulement une menace réelle, mais aussi que la communauté musulmane à laquelle ils appartiennent est largement favorable à leurs actions.

 

[D]e plus en plus, la menace ne provient pas des étrangers parlant un anglais approximatif et détenant des passeports douteux, elle est plus près de la maison. Elle réside dans les maisons en rangée urbaines, dans les sous-sols obscurs, partout où il y a un accès internet. Le terrorisme d’origine intérieure est la plus récente incarnation de la menace d’Al-Qaïda. (How terror came home to roost, Ottawa Citizen, 27 août 2010, article sur une prétendue attaque terroriste au Canada)

 

À l’heure actuelle, un mécanisme généralisé de diabolisation d’un groupe entier de population se déroule par un processus visant de manière sélective les musulmans aux tendances radicales (ou supposément associés à des « organisations terroristes »).


Les musulmans font de plus en plus l’objet de discrimination de routine et de profilage racial. Ils sont considérés comme une menace potentielle à la sécurité nationale. On dit de la menace qu’elle est « bien plus près de la maison », « dans votre voisinage ». Autrement dit, ce qui se déroule est une chasse aux sorcières sans réserve évoquant l’Inquisition espagnole.


Par ailleurs, on décrit Al-Qaïda comme une puissante organisation terroriste multinationale (possédant des armes de destruction massive), avec des filiales (soutenues clandestinement par les services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés) dans de nombreux pays musulmans. Al-Qaïda se trouve (avec des acronymes équivalents) dans divers points chauds géopolitiques et dans des théâtres de guerre.


Al-Qaïda en Irak (AQI), Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (composé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et du Djihad islamique du Yémen) Al-Qaïda en Asie du Sud-Est (Jamaah Islamiyah), l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al-Shabbaab en Somalie, le Djihad islamique égyptien, etc.

 

Les atrocités commises à l’endroit de plusieurs millions de musulmans en Irak et en Afghanistan ne sont jamais considérées comme des actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation.

 

L’Inquisition

étatsunienne

 

Une « guerre de religion » se déploie dans le but de justifier une croisade militaire mondiale. Dans l’inconscient de bien des Étasuniens, la « sainte croisade » contre les musulmans  est justifiée. Le président a beau maintenir la liberté de religion, l’ordre social inquisitorial des États-Unis a institutionnalisé des tendances discriminatoires, préjudiciables et xénophobes envers les musulmans. Le profilage racial s’applique au voyage, au marché du travail, à l’accès à l’éducation, aux services sociaux et de manière plus générale à la mobilité et au statut sociaux.

 

En tant que concept idéologique, l’Inquisition des États-Unis est semblable à bien des égards à l’ordre social inquisitorial qui régnait en France et en Espagne au Moyen-âge. L’Inquisition, qui a débuté en France au 12e siècle, a servi à justifier des conquêtes et des interventions militaires. (Voir Michel Chossudovsky, Le 11 septembre et l'« Inquisition américaine », Mondialisation.ca, 11 septembre 2008).

 

Les arrestations, les procès et les sentences des prétendus « terroristes d’origine intérieure » (de la communauté musulmane aux États-Unis) suite à des accusations inventées perpétuent la légitimité de l’État de la Sécurité intérieure et de son appareil inquisitorial légal et d’application de la loi.

 

Une doctrine inquisitoriale bouleverse les réalités. Il s’agit d’un ordre social fondé sur des mensonges et des fabrications. Mais puisque ces mensonges émanent de la plus haute autorité politique et font partie d’un « consensus » largement admis, ils demeurent invariablement incontestés. Ceux qui contestent l’ordre inquisitorial ou s’opposent d’une quelconque manière à l’armée des États-Unis ou à leur programme de sécurité nationale sont étiquetés comme étant des « théoriciens de conspiration » ou de purs terroristes (tout est inversé, eva).

 

Outre le processus d’arrestations et de poursuites inquisitoriales qui surpasse l’Inquisition espagnole, un programme d’assassinat extrajudiciaire opportun approuvé par la Maison-Blanche a été mis en branle. Celui-ci permet aux forces spéciales étasuniennes de tuer des citoyens étasuniens et ceux soupçonnés d’être des terroristes d’origine intérieure. (Voir Chuck Norris, Obama's US Assassination Program? "A Shortlist of U.S. Citizens specifically Targeted for Killing"?, Global Research, 26 août 2010)

 

Le but est d’entretenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » et que les musulmans  partout au pays sont complices et approuvent le « terrorisme islamique ».

 

La diabolisation des musulmans préserve le programme militaire mondial. Sous l’Inquisition des États-Unis, Washington possède un mandat sacré autoproclamé lui permettant d’anéantir l’Islam et de « propager la démocratie » dans le monde.


Nous faisons face à une acceptation totale et aveugle des structures de pouvoir et de l’autorité politique.

 

La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman est un véritable acte criminel à l’endroit de millions de personnes. Il s’agit d’une guerre de conquête économique.

Plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouve sur des terres musulmanes. « La bataille pour le pétrole » menée par l’alliance militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël requiert la diabolisation des habitants de ces pays détenant ces vastes réserves de pétrole et de gaz. (Voir Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007) 

 


Article original en anglais :  America's Holy Crusade against the Muslim World, publié le 30 août 2010.


Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).  

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21001   

 


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Sélection de liens

 


http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/c-est-en-algerie-qu-on-brule-le-81040

(Des fanatiques, des provocateurs, des agents de l'Etranger ? En Algérie, on brûle aussi des Corans ! eva NB Mon commentaire sur ce post:  "(..) Donc, des fanatiques brûlent des Coran pour dénoncer le fanatisme... quel respect pour le livre sacré de l’Islam ! Comprenne qui pourra.... Candide (le personnage de Voltaire) débarquant sur notre planète rigolerait bien...").

 

 

Sur mon blog sos-crise,

 

 

La Lettre du Lundi  

Révolution ou jacqueries ?

 


« Tout le monde semble d’accord pour dire que la théorie monétaire est fausse, et pourtant elle continue de régenter l’économie.
Tout le monde admet que les banques nous ont planté et pourtant ça continue comme avant.
Tout le monde convient que Sarkozy détruit la République et on ne l’en empêche pas.
Tout le monde est d’accord pour affirmer que l’économie de marché ne peut pas résoudre les problèmes écologiques (intérêts privés plus forts que l’intérêt général), mais aucune proposition n’émerge…
Qu’est-ce qui se passe ? Quel est cet état de la société qui laisse faire, en le sachant, ce qui nous conduit droit dans le mur (à mon avis le point de non retour est dépassé) ?
Impuissance apprise à l’école (le premier apprentissage social des collégiens français est qu’ « on n’y peut rien ») ? Mais ce n’est vrai que pour la France. Position suicidaire ? Puisqu’on n’y peut rien et qu’on est trop nombreux, fonçons : quand la moitié de l’humanité aura crevé, on pourra réfléchir entre élites survivantes à comment continuer.
Autre approche du problème : que se passe-t-il dans la tête d’un banquier qui sait (forcément) que la spéculation ne produit pas de richesse - donc appauvrit le monde - et qui spécule quand même ? Rien de plus que « après moi le déluge » ?
Je ne crois pas qu’on puisse vivre dans la mauvaise foi consciente ; je crois que les individus et les groupes arrivent à se fabriquer une vision de la réalité qui justifie leur pratique. Mais là, vraiment, la distorsion est si violente, comment font-ils ? Et la question vaut aussi bien pour les Yankees du Sénat américain que pour les Français de la Sarkozie. »

  

Cette réflexion que nous a adressé un lecteur souligne une perception, sinon généralisée, du moins partagée par un nombre croissant de personnes. Elle traduit un sentiment d’impuissance, auquel s’ajoute la sensation d’un aveuglement général, ou plutôt d’un déni de la réalité, face à ce qui s’apparente de plus en plus à une perpétuelle fuite en avant, voire, dans certaines circonstances, à un quasi-suicide collectif.
  
  
Un sentiment d’impuissance
  
Au constat de ce lecteur, « Aucune proposition n’émerge », on peut essayer d’apporter une double explication :

les solutions et recettes employées dans le passé semblent aujourd’hui inopérantes. Ainsi, promettre (comme le fait aujourd’hui le Parti socialiste dans la perspective d’un retour au pouvoir en 2012) de revenir à la retraite à 60 ans sans remettre complètement en cause notre « système économique » est totalement irréaliste… ou intellectuellement malhonnête.

mais il semble de plus en plus difficile de penser un « système global ». Le niveau de complexité atteint par la civilisation occidentale, l’impression de « mikado inextricable » qui prévaut, expliquent peut être ce sentiment d’impuissance.

  
Traduction de cette « inaptitude à penser », depuis la disparition des « régimes socialistes », il n’y a plus ni alternative à un système économique dit capitaliste qui est désormais l’unique référent sur la planète, ni même existence d’une idéologie politique « alternative » globale.
  
En ce sens, même si la mouvance altermondialiste et écologiste entend proposer un autre modèle de développement, on ne peut pas le définir comme un système économique et politique « complet », tout au plus comme le brouillon d’une alternative.
  
D’où le sentiment d’impuissance. Comme le souligne notre lecteur, malgré la conscience ou la certitude que nous vivons l’absurde, que nous sommes engagés sur la voie d’une régression, la « révolution » (au sens de changement radical et profond d’un système politique et économique) ne peut s’enclencher, faute de direction dans laquelle s’engager.
  
  
Un « nouveau 1789 » ?
  
Si l’on compare les conditions politiques et économiques actuelles à celles qui prévalaient il y a un peu plus de deux siècles, on observe en effet deux différences majeures :

• d’une part, il existait une alternative « complète », crédible et validée historiquement, à la royauté : la république, qui bénéficiait de surcroît d’une pensée politique contemporaine extrêmement riche.

• d’autre part, sur le plan économique, la bourgeoisie naissante aspirait à la création d’un système où l’argent serait la seule référence, indépendamment du rang ou de la naissance.

Tout concourrait donc à « l’aptitude à penser » : le cadre du changement possible était définissable. Rien de tel aujourd’hui.
  
Toutes proportions gardées, nous nous trouvons plutôt dans une situation de « fin de civilisation occidentale » (voir en ce sens l’article de François Roddier, La fin des espèces et des civilisations), qui pourrait s’apparenter à la fin de l’Empire romain : les structures publiques se délitent (privatisations, efficacité en baisse), les inégalités se creusent entre riches et pauvres, le pouvoir politique est de plus en plus brutal et de moins en moins efficace (Sarkozy illustre parfaitement cette tendance)… et aucune alternative ne prend corps. De plus, les « barbares » (c’est-à-dire d’autres civilisations, d’autres modes de pensée, d’autres valeurs) contestent et menacent un système qui semblait, deux décennies auparavant, parachevé et immuable.
  
Dans ce contexte, les réactions des citoyens pourraient se traduire par des « jacqueries », des mouvements de contestation cherchant à préserver un peu de bien-être ou à éviter la dégringolade vers la misère, plutôt que par des « révolutions » où il y a remise à plat de tout le système puis création de structures et modes de fonctionnement totalement nouveaux.
  
La « réforme » des retraites illustre parfaitement cette tendance : nous assistons à une « jacquerie » pour maintenir un peu de bien-être - la retraite à 60 ans ou une définition plus large de la « pénibilité du travail » - alors que le fond de l’affaire – mais là l’approche est « révolutionnaire » - c’est une mise à plat complète des rapports entre capital et travail (voir en ce sens Retraites : l’arnaque). Très modestement, on pourrait imaginer une fiscalité qui impose essentiellement les revenus du capital ou la détention du capital et quasi-exonère les revenus du travail. Mais quel homme ou femme politique avance aujourd’hui de telles propositions ? Quel groupe de travail ou think tank aborde le sujet sous cet angle ? Aucun.
  
Il est donc fort peu vraisemblable que les « atomes » isolés que nous évoquions dans le billet de la semaine dernière aient, dans ces conditions, l’ambition, la volonté et la capacité collectives de tenter une « sortie par le haut » en imaginant une « nouvelle civilisation ». Ils essaieront plutôt, chacun à leur manière, individuellement ou par petits groupes (dans le cadre d’une « communautarisation » qui va s’accélérer), avec des réactions et des initiatives parfois contradictoires, de sauver leur peau et de s’adapter à cette entrée dans un nouveau Moyen Âge où, tous le pressentent, demain sera plus difficile qu’aujourd’hui.

 

 (La lettre du Lundi)

 

 

Formidable citation,

emplie de sagesse:


Cette commande dangereuse des ressources par les personnes dont les projets sont suspects présage la défectuosité pour l'humanité et l'environnement.

Peut-être la prophétie du 19ème siècle des Cree indiennes est le commentaire le plus convenable :

"seulement après que le dernier arbre aura été réduit,  que le dernier fleuve aura été empoisonné et que le dernier poisson aura été pêché, vous constaterez qu'on ne peut pas manger d'argent."

Mais alors, sans doute, il sera trop tard.     

 

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  Le Monde Diplomatique dévoile la plus grande base israélienne d’espionnage

 

Dans « Le Monde diplomatique » de septembre, le journaliste néo-zélandais Nicky Hager dévoile l’existence d’une des plus grandes stations d’écoute de la planète sous le titre : « Ici, travaillent les espions israéliens ». Au nom de la lutte contre le "terrorisme", nombre de pays ont déployé des systèmes d’écoute, en dehors de tout contrôle judiciaire.

Le "Diplo" dévoile l'une des plus grandes stations d'écoute (espions israéliens) (cliquer sur le lien)

 


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"La France est un grave danger pour les Africains".

 

 

Depuis le 11/9, les Etats-Unis ont beaucoup changé:

 

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Extraits. Il y a neuf ans, les attentats du 11 septembre à New York et à Washington ouvraient une page dramatique de l’histoire du monde.

Ce dernier a en effet beaucoup changé depuis ces attaques, ne serait-ce que parce qu’elles ont provoqué deux guerres, celle d’Afghanistan et d’Irak, qui durent encore et dont on se demande si elles vont finir un jour. Par ailleurs, on ne le répétera jamais assez, cette tuerie a eu pour conséquence la libération de la parole islamophobe aux quatre coins de la planète et surtout en Occident. Pour le comprendre, il n’y a qu’à s’attarder sur ce qui se passe en Europe avec la montée inquiétante des mouvements extrémistes et identitaires (et je ne parle même pas de ces provocateurs de Floride qui souhaitent brûler un Coran le 11 septembre prochain).

 

L’enquête du « Post » ne fait pas que mettre en exergue le gigantisme de l’appareil sécuritaire américain

 

Un autre enseignement confirme l’emballement prévu de la machine administrative

 

Cette machine à espionner le monde et les Américains, ce « Big Brother » qui ne dit pas son nom, inquiètent. Dans une analyse consacrée à cette question, le célèbre éditorialiste Fareed Zakaria estime que l’hypertrophie des services secrets est une défaite pour l’Amérique. Rappelant que son pays a toujours créé des administrations d’exception pendant les guerres, Zakaria s’empresse de préciser que ces dernières ont le plus souvent été dissoutes dès le retour de la paix. « Mais c’est une guerre sans fin (contre le terrorisme). Quand déclarerons-nous la victoire ? Quand les pouvoirs (et mesures) d’urgence cesseront-ils ?

 

Reste enfin une autre évolution relevée par le Washington Post et dont il est évident qu’elle aura des conséquences importantes pour l’avenir des Etats-Unis. Il s’agit de la privatisation des services de renseignement.

 

En forçant l’Amérique à se transformer en une immense machine sécuritaire, en partie privée, les auteurs des attentats du 11 septembre ont peut-être remporté une victoire qu’ils ne recherchaient pas forcément.

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-le-11-septembre-l-amerique-et-le-spectre-de-la-stasi-56872256.html

 

 

Le président chinois : "Assurer qu'aucun enfant n'interrompe ses études en raison de difficultés financières "

 

 

 

« Les USA, à présent, se transforment en un Etat théocratique dirigé par des fanatiques, politiciens extrémistes et intégristes hypocrites. »

J.G. Ballard 

 

 

FIDEL CASTRO ACCUSE LA FRANCE D'UNE

 

 

 

Lapidation:  

Dieudonné a été en Iran: Ce qui se passe réellement

 

Jeudi 16 septembre 2010

Dieudonné de retour d’Iran évoque les pétitionnaires abusés par Bernard-Henri Lévy qu’il invite à venir sans crainte voir Mahmoud et la vérité judiciaire iranienne la semaine prochaine !

Résumé des déclarations de Dieudonné...

...lors de la conférence de presse donnée au Théâtre de la Main d’Or ce jeudi 16 septembre 2010 à 11 heures...

... à son retour d’Iran où il venait de passer quatre jours.

de notre correspondant (quasiment) en direct live :

Dieudonné :

"J’ai été reçu par le porte-parole du ministère de la justice d’Iran. Et j’ai discuté avec des journalistes.

J’ai appris que la peine de mort n’est pratiquement appliquée qu’aux trafiquants de drogue, et que la lapidation a été abolie depuis la révolution islamique.

J’ai appris que Sakineh attend son jugement en appel, selon une procédure normale. Elle ne risque pas d’être exécutée avant l’aboutissement du procès.

J’ai étudié le fonctionnement de l’appareil judiciaire en Iran, et j’ai découvert une option qui n’existe pas en France : la partie civile peut pardonner l’inculpé, et cela annule automatiquement la sanction. La famille de la victime est donc un interlocuteur privilégié pour une demande de clémence.

Je pense que les signataires de la pétition, ainsi que la presse, ont été abusés, en diffusant une émotion énorme sans avoir fait d’enquête.

Les gens qui ont signé la pétition de Bernard-Henri Lévy sont des gens honnêtes, et je les invite à exiger de Bernard-Henri Lévy des explications.

Je me pose des questions. Pourquoi l’ambassade de France n’a pas demandé à étudier le dossier, et n’a pas cherché à rendre visite à Sakineh ?

Je propose donc à Bernard-Henri Lévy et à la presse de m’accompagner la semaine prochaine en Iran pour aller plus loin dans notre combat contre la peine de mort.

Je vais demander à Sakineh d’assumer le rôle qui lui a été donné par les médias, et de se battre désormais, avec nous, pour l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite, en Chine, au Japon, dans la Bande De Gaza.

J’ai découvert que le complice de Sakineh dans le meurtre de son mari est passible de la même sanction qu’elle. Je m’étonne que le sort de ce monsieur n’intéresse absolument pas Bernard-Henri Lévy, et je rassure Bernard-Henri Lévy, s’il craint pour sa sécurité en se rendant en Iran, je m’en porte garant. S’il y avait un problème je me constituerais prisonnier immédiatement en Israël.

Le président Sarkozy a déclaré que la cause de Sakineh est une cause nationale, mais au vu de l’étrange manipulation dont cette cause fait l’objet, on peut se demander si ce n’est pas plutôt une cause qui intéresse Israel.

Je suis assez connu en Iran en tant que résistant au sionisme, et c’est à ce titre que j’ai été reçu, et je réitère mon admiration et mon respect pour le président iranien, qui est à la tête du mouvement de libération à l’échelle internationale".

Dieudonné, 16 septembre 2010.


Source : Palestine Solidarité

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15907

 

 

 

A lire absolument:

 

Lapidation de Sakineh: Une formidable manipulation ! (Thierry Meyssan)

 

 

Attention ! Nous sommes TOUJOURS manipulés !!! (eva)

 

 

C O M M E N T A I R E S  :  I C I

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