9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 10:52


Varsovie-ghetto.jpgVarsovie-ghetto.jpg
Ghetto juif

Mes amis,

Parmi les courriels, heureusement rares, d'ultra-sionistes mécontents de mes prises de position, j'ai reçu récemment une lettre fort longue, faisant l'analyse de mon profil (Simon se reconnaîtra). Après avoir lu les deux premiers paragraphes qui, malgré leurs prétentions scientifiques, ne ressemblaient en rien à ce que je suis réellement (et par ex, me dépeignant comme dominatrice alors que, dans la vie courante, je n'ai pas un gramme d'autorité), j'ai tout laissé tomber. Mais ce courrier m'a donné l'envie de devenir, à mon tour, le temps d'un article, psychanalyste. Je vais faire le procès de mes censeurs, ou plus exactement, tenter d'expliquer... l'intolérable. C'est une façon d'aimer mes censeurs, à ma façon: parce qu'ils sont mes frères et soeurs en humanité, parce que nous devons aux Juifs des textes magnifiques et des principes universels, et peut-être, aussi, parce que la famille de ma défunte mère d'origine russe, comptait des Juifs (et également des orthodoxes, d'ailleurs) en son sein. C'est sans doute pourquoi les actions des Israéliens, et plus généralement des Juifs, ne me laissent pas indifférente, au contraire, je me sens concernée, avec tendresse, même - mais chaque fois qu'un Israélien, ou un sioniste, commet des atrocités, j'ai mal, j'ai honte, et je dénonce. Et tant pis si ça déplaît: Je suis une femme de conviction, chercheuse de vérité, prête à mourir pour la paix, la justice, la liberté, bref une idéaliste égarée dans un monde odieux, qui absout les pires criminels anglo-saxons, israéliens, européens, entre autres, ou les pervers pourvu qu'ils soient cinéaste, Ministre de la Culture ou écolo-libéral atlantico-sioniste. Pour une fois, je comprends Marine le Pen. Son combat, aujourd'hui, est juste ! Alors, vas-y, Mme l'avocate, et pan ! Frappe fort, on applaudit...

vuul0.jpg
   
http://laplote.over-blog.fr



Psychanalyse du Juif d'aujourd'hui,
par Eva R-sistons

Il y a Juif, et Juif. Vous mettez plusieurs citoyens juifs ensemble, et c'est aussitôt la foire d'empoigne: Pas un n'est d'accord avec l'autre, tous ont leur vision des choses. Ceux qui aiment le sport, ne sont pas déçus: Le combat est vivant, musclé et tous les coups sont permis. Vous en voulez une preuve ? C'est ici : http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20080321.

Or donc, je suis en fait mieux que quiconque à même de disséquer la pathologie juive. Car je sais combien un passé non digéré peut être synonyme de destruction. Je vais donc un instant parler de moi: J'ai été mariée à un homme qui avait souffert dans son enfance, cet homme avait d'énormes capacités intellectuelles que son père, devenu alcoolique à la fin de la 2e guerre mondiale (on oublie toujours les dommages collatéraux des guerres), n'avait pas mises en valeur, bref il ne lui avait pas donné confiance en lui, il n'avait pas su l'aimer. Nous étions vraiment faits l'un pour l'autre, parfaitement complémentaires. Et pourtant, une vingtaine d'années plus tard, cela s'est terminé par un divorce. J'avais été l'injuste bouc-émissaire des souffrances vécues dans l'enfance; même une conversion dans les milieux évangéliques, avec à la clef "l'amour qui croit tout, espère tout, pardonne tout, supporte tout" (Bible, Corinthiens), ne suffit pas. J'avais affaire à un "puits sans fond", insatisfait de tout, exigeant toujours plus, et au final, ramenant tout à son passé.

Le Juif, aujourd'hui, généralement, est plus que jamais plongé dans son passé. Ce passé est douloureux: Pendant des siècles, parce que l'enfant d'Abraham a tenté de sauvegarder sa foi propre, ses traditions, et parce qu'il avait une personnalité très originale, il a été ostracisé, rejeté, parqué, humilié, dépouillé, maltraité, persécuté. Et bien sûr comme tant d'autres réfugiés aujourd'hui, il ne pouvait être fonctionnaire, exercer les métiers de son choix, et au final, il était contraint de s'investir dans le négoce, les affaires, avec ce que cela implique... Avez-vous vu "Un violon sur le toit" ? C'est une reconstitution, en musique, de la vie d'une famille juive en Ukraine - le pays de ma mère, justement. Et à la fin, on y voit tous les membres, ainsi que ceux de leur communauté, chassés de chez eux, contraints de prendre la route, avec leurs biens empilés dans des charettes, pour on ne sait quelle destination et quel destin...

 
Un Violon sur le toitUn Violon sur le toitUn Violon sur le toitUn Violon sur le toitUn Violon sur le toitUn Violon sur le toitUn Violon sur le toitUn Violon sur le toit


Voilà ce qu'a été, souvent, le destin du Juif. Et vous imaginez que cela ne laisse pas des traces, de l'amertume ? Et lorsque de surcroît on fait vivre à cette communauté une Shoah, une tentative d'éradication de tout un peuple, vous croyez qu'il n'y a pas de quoi être fou de rage ?
 


Et ce qui devait arriver, arriva. Bon nombre de Juifs, aujourd'hui, sont littéralement englués dans leur passé, pétris de colère, de rancoeur, de fureur, au point de ressasser sans fin leurs souffrances, et de les faire payer en trouvant des boucs-émissaires - même innocents des crimes commis. Les Palestiniens, aujourd'hui, paient pour ce que les Juifs ont vécu - mais pas seulement. Car - et c'est le coeur serré que je le dis, étranglé d'émotion mais aussi de dégoût - ce sont les Hébreux qui, actuellement, sont enrôlés chaque fois qu'il y a de sales besognes à exécuter aux quatre coins de la planète, pour destabiliser un pays progressiste et installer un dictateur, pour dresser les communautés les unes contre les autres, pour commettre des attentats ciblés, édifier des murs ou des miradores, pour bombarder, pour provoquer des conflits, des guerres, de faux attentats, et même procéder à l'extermination des "gêneurs" (les mères qui, à Gaza, désormais, mettent au monde des enfants malformés, savent ce que ce mot veut dire...).


Le nouveau quartier (nouvelle ville) Aller chercher de l'eau à la pompeBuroch et Itzak Ryfman faisaient des tiges pour chaussures (Photo Alter Kacyzne)
http://www.unlivredusouvenir.fr/shtetl.html


Le drame de la plupart des Juifs, aujourd'hui, c'est qu'ils n'ont pas digéré leur passé, et qu'ils le font payer à toute l'humanité, perçue comme hostile, menaçante, dangereuse. Le drame de la plupart des Juifs, aujourd'hui, c'est aussi qu'ils ressassent indéfiniment leurs malheurs, au point que cela en devient pathologique, malsain, nauséabond - et que nous devons subir en permanence l'évocation de la Shoah, alors que, justement, trop de Shoah tue la Shoah: Il y a saturation, intoxication, indigestion... Et par-dessus tout, le passé est instrumentalisé, à des fins bassement mercantiles et de domination. Ainsi, la douleur de la Shoah débouche-t-elle sur un impérialisme militaro-financier abject, totalement impuni parce que, fort habilement, on joue sur la corde sensible, sur le passé - encore lui -, sur la culpabilité...


juifs-avant-tableau--j.jpg

Aujourd'hui, à cause des médias aux mains des sionistes, l'antisémitisme a fait place à l'islamophobie, aussi scandaleuse. Et pourtant, je suis sûre qu'il y a un antisémitisme larvé, rampant, dû à l'exaspération liée aux deux poids deux mesures, à l'impunité des crimes, à la liberté laissée aux Israéliens d'accomplir leurs forfaits partout, de trangresser le Droit et même de violer toutes les lois internationales comme bon leur semble... 


2241595283_small_1 


Tant que la communauté juive se complaira dans le souvenir et l'évocation des souffrances subies, tant qu'elle se permettra tout au nom des persécutions endurées, alors elle entretiendra l'antisémitisme qu'elle veut, à juste titre, éradiquer, et elle provoquera partout amertumes, destructions, ruines, dommages, souffrances, malheurs, blessures, morts... Un passé non digéré peut mener au divorce - d'avec soi-même, et d'avec les autres. Et les frustrations s'accumuleront, de part et d'autre. 

efsuccoth.jpgYann LesacherHaggadah AniméeChasseriau Théodore - Reproduction d'art et peintures sur toile : Juives au balcon , Alger  
http://www.cjl-paris.org/nitsa/yakin/yakin3.htm
http://www.premieregalerie.com/artistgallery/?theme=2
http://www.biblieurope.com/category.php?id_category=22
http://www.muzeocollection.com/fr/reproduction-tableau.html?oeuv_id=299737&decouv_mocl_id=86


En se complaisant dans la contemplation et l'évocation de malheurs anciens, la communauté juive entretient des forces paralysantes, de mort même, en tous cas destructrices. Elle vit dans la peur de l'autre, au risque de sombrer dans la paranoïa - envers l'Iran, par exemple, qui n'a jamais attaqué personne et n'attaquera personne; ses préoccupations, et on le comprend, sont uniquement défensives -, elle mûrit des projets de destruction des peuples qui la gênent, elle devient intolérante, agressive, belliqueuse, et au final, elle risque de provoquer l'étincelle qui mettra le feu à la planète, avec des conséquences incalculables pour tous - et d'abord pour elle-même, puisqu'elle en sortira probablement anéantie.

Le Juif a d'immenses capacités, il est intelligent, créatif, travailleur, mais son capital est littéralement sclérosé, paralysé, par le poids, hautement pathologique, du passé sur lui, au point qu'il entrave ses relations avec les autres, qu'il sème alentour crainte et dégoût, qu'il fausse la vie et menace la planète toute entière. Un passé mal vécu, non pardonné, non digéré, entraîne des conséquences fâcheuses pour tous, et même mortifères, tôt ou tard. La méfiance s'installe, le malentendu aussi, et parfois la haine, dévastatrice.


En conclusion, je dirais que la Communauté juive est à la croisée des chemins: Ou bien elle se libère du poids du passé et elle concourt au bien commun, elle participe avec son génie propre à l'élaboration d'un monde enfin humanisé, ou elle s'enfonce dans la mémoire, la rancoeur, la haine, et dans ce cas, le pire est à craindre: Pour l'humanité, détentrice d'armes de destruction massive, et... pour elle !  

Eva R-sistons au poids du passé et aux rancoeurs paralysantes

TAGS: Juifs, Shoah, Ukraine, russe, mémoire, armes de destruction massive, Iran, antisémitisme, islamophobie, Marine Le Pen, Bible...

sionisme4.jpg

Lire aussi, d' Eva, J'accuse le CRIF :
http://r-sistons.over-blog.com/article-36186594.html
et
Lettre ouverte aux Français Juifs de mon pays
http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/actualite/fofana2.htm 



Racisme ?
NAZARETH. Une municipalité israélienne a formé une équipe spéciale de conseillers et de psychologues dont la tâche sera d’identifier les jeunes femmes juives qui sortent avec des hommes arabes afin de les « sauver ». Suite ici :
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6938



Burg-Vaincre-Hitler-humanisme-universel-   Burg-j.jpgjuive-gravure-j.jpg

 

Commentaire écrit sur un blog :


Mes ancêtres ? Une partie de mes ancêtres. Mère ukrainienne, famille juive et orthodoxe; Père, toute sa famille catholique. Moi, Protestante, par choix (simplicité biblique). Copine préférée, Musulmane. Et sympathie pour la foi baha'i, SYNCRETISTE. L'auberge espagnole ! Tout ça mixé, ça donne une citoyenne du monde, croyante en Dieu, universaliste. Surtout aucune étiquette ! Je les ai toutes...  Amitiés à toi,  Eva
                            

_______________________________________________________________________________________


L’insurgé perpétuel


“Quand on a voulu vivre au milieu de millions d’Arabes, on doit laisser le métissage faire son œuvre.”
Marek Edelman



Le dernier survivant des commandants de l’insurrection du ghetto de Varsovie, Marek Edelman, nous attend sur le pas de sa porte, au bout d’une ruelle encore enneigée, dans le centre de Lodz [une ville dont 34 % des 665 000 habitants étaient juifs avant la Shoah]. Je lui apporte une bouteille de Rémy Martin, cadeau de son camarade d’insurrection Simcha “Kazik” Rotem, aujourd’hui installé à Jérusalem. Nous entrons. Les murs sont recouverts de vitraux réalisés par son ami d’enfance [le surréaliste] Yosl Bregner, ainsi que de portraits de ses compagnons d’insurrection : Mordechai Anielewicz, Icchak “Antek” Cukierman et Zivia Lubetkin.
Il y a quelques semaines, à la fin du mois de janvier, la Pologne a célébré le souvenir de la Shoah et l’extermination des 3 millions de Juifs du pays. De nombreuses commémorations ont été organisées. Mais Marek Edelman a refusé d’y participer, car il ne déteste rien tant que les cérémonies et les symboles officiels. Lorsque je lui demande s’il ne craint pas que la mort du dernier témoin ne fasse tomber dans l’oubli l’insurrection du ghetto de Varsovie, il répond, sûr de lui : “Non. Cet événement a laissé trop de traces dans l’histoire, la musique, la littérature et l’art. C’est en Israël qu’on risque d’effacer notre souvenir.” “Pour vous, Israéliens, me dit-il, la guerre des Six-Jours [1967] a été l’événement le plus important de l’histoire juive contemporaine. Vous pouvez vous appuyer sur un Etat, des chars et un puissant allié américain. Nous, nous n’étions que 200 jeunes avec 6 revolvers pour tout armement, mais nous avions la supériorité morale.”
Tout dans les propos de Marek Edelman exprime sa relation d’amour-haine envers l’Etat d’Israël. Quand il ne s’inquiète pas de son avenir (“Israël ne pourra survivre dans une mer de 100 millions d’Arabes”), il campe sur son opposition implacable à l’éthique israélienne. Edelman, c’est avant tout un Juif qui a choisi de rester en Pologne après la Shoah – “parce qu’il faut bien garder les sépultures” –, un Juif qui vit à la fois sur deux terrains : la perpétuation d’un monde juif disparu et la lutte contre l’entité sioniste.
La biographie d’Edelman n’est qu’une succession de drames. Un an avant sa naissance à Varsovie, en janvier 1919, douze de ses oncles avaient été exécutés pour cause d’opposition socialiste à la dictature léniniste. Ses parents ont dû fuir la Russie soviétique pour la nouvelle Pologne indépendante. Alors qu’il avait 6 ans, son père mourut. Comme lui, sa mère était une militante du Bund [Union générale juive des travailleurs], le grand parti juif socialiste et non sioniste d’Europe orientale, un parti farouchement opposé à la renaissance hébraïque en Palestine. La guerre et le génocide ont rayé de la carte le cimetière où était enterrée sa mère.
Début 1942, les informations sur l’existence des chambres à gaz avaient fini par filtrer dans le ghetto. Les responsables des mouvements de jeunesse des différents partis juifs de Pologne avaient alors décidé de tomber les armes à la main. “Nous avions été marqués par les Juifs de Chelmno, qui s’étaient laissé déporter sans résister. Il n’était pas question que ça se reproduise à Varsovie”, rappelle Edelman dans son livre Mémoires du ghetto de Varsovie (Liana Levi, 2002). Mais les Juifs n’étaient pas parvenus à obtenir des armes de leurs camarades polonais. Ces derniers ne pouvaient pas croire que les Juifs allaient se soulever et n’avaient pas voulu gaspiller le peu d’armes dont ils disposaient. Fin juillet 1942, les dirigeants des mouvements de jeunesse juifs avaient mis sur pied l’Organisation juive de combat (OJC) et leurs premières actions avaient visé la police juive du ghetto, dont les membres avaient multiplié les exactions. “C’étaient des traîtres. Ils n’étaient pas obligés de collaborer avec les nazis, mais ils pensaient que c’était une bonne manière de gagner de l’argent et de sauver leur peau.” N’est-il pas logique que des Juifs fassent tout pour survivre ? “Ça, c’est votre philosophie d’Israélienne, m’assène-t-il, celle qui consiste à penser qu’on peut tuer vingt Arabes pourvu qu’un Juif reste en vie. Chez moi, il n’y a de place ni pour un peuple élu ni pour une Terre promise.”
Les Allemands avaient autorisé l’ouverture d’un dispensaire dans le ghetto pour traiter les cas urgents, mais il s’agissait en fait pour eux d’y pratiquer une sélection en amont et d’envoyer les malades dans les camps d’extermination. Marek Edelman a profité de l’occasion pour se faire engager comme infirmier afin de recruter ceux qu’il jugeait aptes à rejoindre la résistance. N’a-t-il pas l’impression d’avoir contribué à sa façon à envoyer 400 000 personnes à la mort ? “Je ne ressens aucune culpabilité, seulement un chagrin immense”, concède-t-il. Dans l’ombre de la mort, les gens s’efforçaient de vivre comme si de rien n’était et les rabbins célébraient des mariages pour que les couples envoyés au supplice meurent mariés. En octobre 1942, plus des trois quarts des 400 000 Juifs du ghetto de Varsovie avaient déjà été déportés et exterminés. Parmi les survivants, 30 000 personnes travaillaient comme esclaves dans les usines allemandes et 30 000 autres se cachaient dans les souterrains. Regroupant la plupart des organisations juives de gauche, l’OJC avait élu à sa tête Mordechai Anielewicz, un dirigeant de l’Hashomer Hatzaïr [Le Jeune Gardien, mouvement sioniste socialiste, dont le Meretz est l’héritier]. Son bras droit était Antek Cukierman, responsable du mouvement sioniste He’haloutz ; le chef des renseignements était Marek Edelman, responsable du Bund ; enfin, l’émissaire auprès de la partie “aryenne” [non juive] de Varsovie était Jurek “Arieh” Wilner. Le Betar [mouvement de jeunesse de la droite nationaliste juive] ne s’était quant à lui pas intégré à l’OJC et avait conservé sa propre organisation clandestine, l’Organisation militaire juive (OMJ).
Le chapitre final de la liquidation du ghetto de Varsovie s’ouvrit la veille du jour de Pâques, le 19 avril 1943. Quand les Allemands pénétrèrent dans le ghetto, ils se heurtèrent à une forte résistance de la part de combattants qui tiraient des appartements déserts. Les Allemands commencèrent alors à incendier les immeubles les uns après les autres et les abris dans lesquels s’étaient réfugiés de nombreux civils se transformèrent en pièges géants. Le 8 mai 1943, Anielewicz et plusieurs dizaines de combattants de l’OJC s’étaient repliés dans le QG du 18 rue Mila, assiégé par des unités spéciales composées d’Allemands et d’Ukrainiens. Après deux heures de combats acharnés, les Allemands comprirent qu’ils ne réussiraient jamais à s’emparer du bunker et ils y lancèrent des bonbonnes de gaz. La plupart des combattants préférèrent se suicider. Anielewicz abattit sa compagne, Mira, avant de se tirer une balle dans la tête. Lutek Rotblatt abattit sa mère et sa sœur. Une combattante se tira sept balles dans le cœur.
Aujourd’hui encore, Edelman ne cache pas son malaise face à ce suicide collectif. “Un chef n’a pas le droit de se suicider. Il doit se battre jusqu’au bout. D’autant qu’il était possible de fuir le ghetto, malgré les barrages. La preuve, c’est que nous sommes quinze à être parvenus à prendre la fuite. L’idée du suicide collectif n’est pas venue d’Anielewicz, mais de Jurek Wilner. Peu de temps auparavant, Jurek était revenu d’une mission dans un camp de concentration. Se faisant passer pour un Aryen, il y avait néanmoins vécu des choses atroces et avait failli perdre l’usage de ses jambes. Sans l’aide d’Henryk Grabowski, un socialiste polonais qui finançait la résistance juive, il serait mort en déportation. Jurek était diminué physiquement et moralement. Lorsque est arrivé le moment le plus difficile, il n’a pas vu d’autre issue que la mort.”
Il n’en reste pas moins que le suicide d’Anielewicz et de ses compagnons s’est rapidement intégré dans la mémoire collective du jeune Israël. Perçu comme un Massada du XXe siècle [les Juifs assiégés par les Romains dans la forteresse de Massada s’étaient suicidés collectivement], il a donné naissance à des slogans comme “Nous n’irons pas comme des agneaux à l’abattoir” ou “La liberté ou la mort”. Mais, pour Marek Edelman, le suicide collectif du 18 rue Mila n’est qu’un accès d’“hystérie collective”. Il n’a pas de mots assez durs contre ceux qu’il appelle les “professionnels de la mémoire” et qu’il accuse de glorifier une “éthique trop israélienne” à son goût. Ce n’est sans doute pas un hasard si le cinéaste Claude Lanzmann a choisi de ne pas l’évoquer et de ne pas lui donner la parole dans son film Shoah, en dépit du fait qu’Edelman a joué un rôle déterminant dans l’insurrection du ghetto et qu’il a été le premier à l’évoquer dans un livre bref et sec publié au sortir de la guerre. En même temps et toujours en s’opposant aux sionistes, Edelman considère que “ceux qui ne se sont pas soulevés sont tout autant des héros que ceux qui ont pris les armes. Celui qui a choisi de ne pas laisser sa mère monter seule dans les convois de la mort a fait preuve d’autant d’héroïsme que celui qui est mort les armes à la main.”
Quand on lui demande si l’insurrection, vouée à l’échec, n’était pas un suicide collectif, la réponse fuse. “En nous soulevant, nous avons rappelé notre appartenance au genre humain. En prenant les armes contre ceux qui voulaient nous anéantir, nous nous sommes raccrochés à la vie et nous sommes devenus des hommes libres. La meilleure preuve en est que beaucoup de combattants de l’OJC ont pu fuir le ghetto après la bataille. Ceux qui sont tombés par la suite, c’est en combattant avec les partisans polonais.”
Les quelques centaines d’insurgés n’ont-ils pas risqué la vie des 60 000 Juifs encore présents dans le ghetto ? “Non, le dilemme n’existait pas. Nous étions tous condamnés à mort, quoi qu’il advienne. Nous savions que tous ceux qui étaient envoyés à Auschwitz et à Treblinka étaient promis à la chambre à gaz.”
C’est sur le soutien reçu du monde extérieur que Marek Edelman se montre le plus amer. Pas seulement envers le gouvernement polonais en exil, mais surtout envers les Juifs de Palestine. “L’OJC avait informé Ignacy Szwarcbart [dirigeant sioniste et député polonais en exil] et le gouvernement polonais de Londres. Le Mossad savait aussi ce qui se passait ici. Ses agents se sont pourtant contentés d’évacuer les gens disposant d’argent, et encore, jamais pendant la guerre et uniquement vers la Palestine. Le fondement de l’idéologie de Ben Gourion et des siens, c’était la rupture avec la diaspora [juive]. Il en était arrivé à refuser de s’exprimer dans sa langue maternelle, le yiddish [langue germanique mêlée de slavismes et d’hébraïsmes], la langue des 11 millions de Juifs d’Europe et d’Amérique.” Ben Gourion avait en effet déclaré lors d’une réunion de responsables du Mapaï [le Parti ouvrier d’Israël, ancêtre du Parti travailliste], le 8 décembre 1942 : “Le désastre qu’affronte le judaïsme européen n’est pas mon affaire” [cité aussi par Tom Segev dans Le Septième Million – Les Israéliens et le génocide, Liana Levi, 1993]. Pour Marek Edelman, ces propos sont ceux d’un dirigeant qui était prêt à sacrifier des millions de Juifs du moment qu’allait naître un Etat juif. “Il n’aurait évidemment pas pu sauver des millions d’entre nous, mais certainement des milliers. Il n’a pas bougé. Ici, personne n’aimait Ben Gourion, pas même les plus fervents sionistes.”
Lorsqu’on lui demande si Ben Gourion et les sionistes ont commis une erreur en créant l’Etat des Juifs en Palestine, il n’hésite pas : “Il eût mieux valu créer un Etat juif en Bavière !” Exactement ce qu’a récemment proposé le président de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad… ! “Il a raison”, me répond-il en s’esclaffant, “le climat y est excellent !”
En 1943, Edelman a échappé aux flammes du ghetto en compagnie de Simcha Rotem en gagnant par les égouts le côté aryen de Varsovie. En août 1944, Antek Cukierman, Simcha Rotem et les derniers combattants de l’OJC ont rejoint la résistance polonaise. La guerre terminée, Edelman a achevé ses études de médecine en Pologne, un pays qu’il considère comme sa seule patrie. Ses propos deviennent encore plus crus. “Si Israël a été créé, c’est grâce à un accord passé entre la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l’URSS. Pas pour expier les 6 millions de Juifs assassinés en Europe, mais pour se partager des comptoirs au Moyen-Orient.”
Quant à l’identité juive de l’Etat d’Israël, Edelman en doute et estime que c’est une culture moyen-orientale qui y prédomine. “De quel peuple juif parle-t-on ? Aujourd’hui, Israël est un Etat culturellement arabe. Israël s’est coupé de Yitzkhok Leybush Peretz [écrivain et poète yiddish, 1852-1915], de Chagall, du yiddish. Israël s’est créé sur la destruction de cette immense culture juive multiséculaire qui s’était épanouie entre la Vistule et le Don. La culture israélienne, ce n’est pas la culture juive. Quand on a voulu vivre au milieu de millions d’Arabes, on doit se mêler à eux et laisser l’assimilation, le métissage, faire son œuvre.” Comment, dans ces conditions, Edelman explique-t-il que les rescapés juifs ne soient pas restés, comme lui, en Pologne ? “Ils ont eu peur. Ils ont voulu placer un océan entre la Russie et eux. Mais seule une minorité de Juifs ont émigré en Israël : l’écrasante majorité des Juifs se sont exilés au Canada et aux Etats-Unis.”
La vision du monde d’Edelman est un pur produit du bundisme. Avant la guerre, le Bund croyait en la possibilité d’édifier une société socialiste juive en Pologne. Partisan d’une autonomie culturelle juive, il s’opposait à l’émigration des Juifs d’Europe vers Israël ou vers le continent américain. Plus que l’indifférence des sionistes de Palestine, la conception bundiste, en militant contre l’émigration des Juifs vers la Palestine, n’a-t-elle pas livré ces derniers à leurs bourreaux nazis ? “Seuls ceux qui n’avaient nulle part où aller sont partis pour la Palestine. Avant la guerre, des millions d’autres Juifs avaient émigré en Argentine, en Amérique ou en Australie, et c’est ça qui les a sauvés. Je ne parle pas des Halutzim [pionniers], qui étaient un petit groupe plein de détermination.”
Edelman a visité Israël pour la première fois au début des années 1950. Son ami Antek Cukierman, un héros de l’insurrection, espérait qu’il se prendrait d’affection pour les réalisations du sionisme. Quelle ne fut pas sa déception de découvrir que son ami bundiste était surtout impressionné par la beauté du désert et par la mer Morte ! Il s’ensuivit des disputes à répétition que relate Edelman dans un livre d’entretiens paru en Pologne. Ces disputes n’ont pourtant jamais eu raison de l’amitié entre les deux hommes, ni empêché Edelman de revenir plusieurs fois, le plus souvent pour rendre visite à des proches ou leur rendre un dernier hommage. Sa dernière visite remonte à 2002. “En Israël, je me sens comme un touriste en terre étrangère. Tant que j’y ai des amis, je m’y sentirai bien. Quand ils auront disparu, ça n’ira plus.”
A Lodz, beaucoup de murs sont recouverts de graffitis antisémites et d’étoiles de David. C’est l’oeuvre de supporters de foot particulièrement excités. “Il y a un an, explique mon traducteur, le jeune Piotr Goldstein, la communauté juive de Lodz a choisi de faire du 21 mars une journée contre le racisme. C’est précisément ce jour-là que des abrutis ont inscrit des slogans racistes et une croix gammée sur la maison d’Edelman !”
En 1968, lors de la campagne antisémite menée par le Parti ouvrier unifié de Pologne, la plupart des derniers milliers de Juifs polonais ont fui le pays. Alors que sa femme, son fils et sa fille se sont réfugiés en France, Edelman a décidé de rester. Aujourd’hui, ses deux enfants sont des scientifiques renommés, tandis que son ex-femme, Alina Margolis, est une pédiatre réputée et une des fondatrices de l’ONG française Médecins du monde.
Edelman, quant à lui, a participé à la création de Solidarnosc. En décembre 1981, lors du coup d’Etat du général Jaruzelski, il fut arrêté par les services de sécurité. L’indignation soulevée par l’incarcération du héros de l’insurrection du ghetto fut telle, en Pologne comme à l’étranger, qu’Edelman fut relâché au bout de cinq jours. En 1988, il a été fait chevalier de l’ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction en Pologne.
Toujours actif, Edelman a appelé les Occidentaux, dans les années 1990, à faire cesser le bain de sang en Yougoslavie. Et, en octobre 2002, ce n’est pas en appelant au renversement de la dictature de Saddam Hussein qu’il a fait sensation, mais en adressant une lettre ouverte aux groupes armés palestiniens pour qu’ils cessent les attentats suicides. “Nos armes n’ont jamais été tournées contre une population civile sans défense. Nous n’avons jamais tué de femmes ni d’enfants.” Comme il fallait s’y attendre, beaucoup d’Israéliens ont été scandalisés par une initiative qui, émanant du héros du ghetto de Varsovie, ne pouvait qu’assimiler les insurgés juifs aux kamikazes palestiniens. Entre Edelman et Israël, le malentendu ne se dissipera donc jamais

http://www.courrierinternational.com/article/2006/04/13/l-insurge-perpetuel

Marek Edelman, le 8 avril 2003 à Lodz

Le Bund

                        


De la fin du XIXe siècle au génocide, les bourgades juives d’Europe orientale sont frappées de plein fouet par la modernisation industrielle, l’explosion de l’antisémitisme et l’émigration (4 millions de Juifs fuient vers l’Europe de l’Ouest et l’Amérique). C’est dans ce contexte qu’est fondé à Vilnius, en 1897, le Bund, Union générale juive des travailleurs de Lituanie, de Pologne et de Russie. Social-démocrate, le Bund est combattu par les                             

communistes bolcheviques et ses cadres seront éliminés sous Staline. Partisan de la doïkeyt (en yiddish l’“icitude”, c’est-à-dire le refus de fuir) et d’une autonomie culturelle en Russie et en Pologne, le Bund s’oppose à l’émigration et à l’implantation juives en Palestine prônées par les militants sionistes. Ce puissant mouvement politique n’a pas survécu à l’extermination de sa base sociale par l’Allemagne nazie et ses alliés.






















La victoire d’Hitler ?

“Nous nous imaginions que tout ce que nous avons connu – la guerre, le génocide, les chambres à gaz – allait influencer l’Histoire et la marche du monde”, avait déclaré Marek Edelman dans une interview accordée en 2003 au Soir de Bruxelles. “Or il suffit de rappeler le Cambodge, le Rwanda, l’ex-Yougoslavie, pour comprendre que les hommes sont incurables. Le nationalisme, le chauvinisme,                         

le martyre de certaines minorités auxquels nous assistons sans réagir, c’est la victoire posthume d’Hitler.” Interrogé sur son rapport à la Pologne, il répond : “Nous avons rêvé d’un monde meilleur et d’une Pologne meilleure, sans antisémitisme ni racisme. Hélas ! les rêves ne se réalisent jamais. Les Juifs sont partis et les antisémites sont restés.”


















Merci à Jean-Yves BOURDIN d'avoir signalé ce texte sur le Courrier International

 

Clique là-dessus - No 43 - 8 octobre 2009

[Tu es l'heureux destinataire de ce webzine qui se diffuse par courrier privé. C'est une sorte de carnet de notes d'un flâneur du web. Tout se consulte, s'écoute ou se parcourt assez rapidement, sauf la dernière rubrique, les articles de Paul Craig (que je recommande d'imprimer).]

 



Oui, il faut changer notre mode de vie

Planete.jpg

J'ai longtemps cru que cette injonction de changer son mode de vie pour sauver la planète, adressée au consommateur lambda, était du bidon, juste un moyen de nous culpabiliser en dédouanant les vrais coupables. C'est faux. Notre mode de vie et de consommation est bel et bien responsable, et nous pouvons le changer. Par exemple:

• Ton 118 WallyPower consomme 3100 litres aux 100 kilomètres, tu peux faire moins.

• Tu peux parfaitement continuer à maintenir ta piscine à la température de baignade nuit et jour toute l'année, dans ta villa au bord de la Tamise, mais tu n'es pas forcé de dépenser 3300 € de fuel par mois pour ça: installe une pompe à chaleur pour piscine!

C'est vrai, l'essentiel de la pollution se fait dans la production et non dans la consommation. Il faut aussi rappeler régulièrement qui est le plus gros pollueur de la planète (précisions ici). Mais, cet article l'explique bien, la consommation y contribue aussi, il faut le reconnaître: la consommation des riches.

 

Actualité : d'autres sons de cloche

• Marek Edelman était un des commandants de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Il vient de mourir, et la guimauve médiatique a coulé. Avec l'absence d'Edelman dans le film de Lanzmann "Shoah", cela fait un destin médiatique assez écoeurant. J'ai cependant réussi à retrouver un texte convenable à son sujet, ici. Edelman, c'était avant tout un projet politique pour les juifs d'Europe, le projet qui aurait dû gagner, celui qui aurait gagné si le projet de Hitler et des sionistes n'avait pas tout détruit: ce projet s'appelait le Bund.

• Un haut représentant de l’ONU congédié pour ses critiques de la fraude électorale en Afghanistan. Prière de ne pas comparer avec l'Iran.

• Si les discussions sur les centrifugeuses iraniennes vous donnent mal au crâne, voici les explications d'un journaliste. Au Figaro, le vrai travail journalistique existe encore - dans les blogs!

• Des médecins et des psychologues américains ont pris part aux tortures de prisonniers par la CIA. Résumé en français, source en anglais, et rapport complet en PDF.

 


Note sur les journaux et le journalisme

Lors de notre dernière beuverie conversation, Gilbert et moi sommes tombés d'accord pour dire qu'en matière de presse quotidienne, il ne restait plus qu'un seul journal, où les lecteurs peuvent trouver de l'information (et non du bidonnage, du matraquage ou du commentaire): à savoir le Parisien. Eh bien, c'est fini, comme le montrent la lettre de démission de Noël Couedel adressée aux rédactions du groupe Amaury du 28 septembre et la motion unanime de l'assemblée générale des journalistes.
Les journaux ne sont pas "en danger", ils ne sont pas "menacés de mort": ils sont morts, c'est fait. Internet n'y est pour rien, le quotidien-papier s'est déjà suicidé: au lieu de vendre un journal à ses lecteurs, il a choisi de vendre ses lecteurs à ses annonceurs, exactement comme TF1 vend du temps de cerveau disponible à Coca-Cola. Le journal est devenu une marque. Evidemment, il suffit qu'un jour Coca-Cola trouve un meilleur support publicitaire, et c'est l'enterrement.

Le journalisme existe pourtant toujours, voyez par exemple:

• Denis Robert, le seul travail sérieux de l'affaire Clearstream.

• Roberto Saviano

• John Pilger

• Edwin Black. Lisez bien ce résumé de son oeuvre par Wikipedia, même si c'est en anglais: je suis certain que vous allez apprendre des choses que vous ne saviez pas.

Cela dit, quand je fais le tour de la presse-papier à laquelle je suis abonné, il y a encore un journal où je trouve de vraies informations, un journal qui dépend de ses lecteurs et n'est pas un simple support publicitaire: c'est le Monde Diplomatique, le Diplo, un mensuel. Serge Halimi nous explique ici pourquoi. Mais, pour continuer à dépendre de nous, le Diplo a besoin d'un peu plus d'argent: alors, adhérez aux "Amis du Diplo", abonnez-vous, abonnez vos dentistes, vos mamans, vos enfants, vos amants, vos maïtresses. En plus, le Diplo a réussi à entrer dans la combine-Coluche, celle qui permet de déduire du montant de votre impôt 66% des dons faits au journal. Imprimez ce PDF, et versez-leur un bon paquet, c'est le percepteur qui paie.


Jean-Yves BOURDIN 


vaccin-caricature-g.jpg

Vendredi 9 octobre 2009
L’avocat Jim Turner vient de déposer plainte en urgence ce vendredi midi à Washingon pour arrêter la vaccination contre la grippe porcine !
 
Gary Null, ainsi que le personnel des soins de santé de l’Etat de New-York accusent la FDA d’avoir violé la loi en approuvant à la va-vite quatre vaccins contre la grippe porcine sans avoir pris les mesures pour déterminer scientifiquement et la sécurité et l’efficacité des vaccins…
 
La plainte ne cherche pas uniquement à annuler «  l’autorisation » illégale de ces quatre vaccins contre la grippe H1N1. La demande est également faite au tribunal d’émettre une ordonnance (injunction) qui interdirait toute exigence de vaccination obligatoire.

Turner précise que « la FDA est obligée de déterminer si un vaccin est sûr et efficace avant de pouvoir être administré au public ».
« Nous témoignons du fait que la FDA n’a pas établi que ce vaccin était efficace ; elle n’a pas non plus établi que ce vaccin était sans danger (safe). » précise l’avocat.

suite ici :

MIKE ADAMS , Natural News, 9 octobre 2009.
(Traduction, extraits)

________________________________________________________________________________________


obamamessie.jpg

Obama Prix Nobel

Qu'en pensent les Honduriens, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens... ??? eva


eb390k.jpg 
http://laplote.over-blog.fr




Effet de "Serres" et
révolution verte eugénique


Sur le site de Liberterre. Effet de "Serres" et révolution verte eugénique:
Un article de 27 pages de Dominique Guillet.

A la suite de mes articles dénonçant l'imposture climatique "Caniculs-bénis" et "Carbone, mon Amour", je souhaite dénoncer, en longueur, le danger extrême qui menace tous les pays “en voie de développement” (ou plutôt en voie d’occidentalisation) en Asie, en Afrique et en Amérique Latine: l’imposition d’une “révolution verte eugénique”, déguisée très ingénieusement en une seconde révolution verte, “transgénique” cette fois. Cet article comprend plus de 200 liens référencés.


Sous le parapluie du “réchauffement climatique anthropique”
, les multinationales de l’agrochimie, de la pharmacie et de la semence, ainsi que les divers cartels pétroliers, banquiers, agro-alimentaires, automobiles, assistés de leurs complices dans les organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale...) et dans les instituts agricoles (CGIAR, IRRI...) et soutenus par les plus grosses fondations du monde (Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates...) lancent une seconde révolution verte transgénique - avec des variétés génétiquement manipulées - pour “refroidir la planète” par les nécro-carburants et pour accroître la production alimentaire industrielle. Tout cela sur fond de mensonges climatiques. Mais les mensonges climatiques de Mr Al Gore sont peu de choses eu égard au fait qu’il fut l’homme de Monsanto, de 1993 à 2000, et qu’il est l’un des principaux responsables de l’invasion planétaire par les OGMs. Les mensonges climatiques de Mr Kofi Annan sont peu de choses eu égard au fait que son organisation AGRA est l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques. L’objectif non avoué de cette seconde “révolution verte”, et bien vaccinée, ne serait-il pas d’intensifier le processus de délestage démographique planétaire que les élites globalistes jugent présentement trop lent (à savoir 35 000 décès par faim tous les jours)?

Les personnes souhaitant réagir par rapport à cet article peuvent le faire sur le blog de Kokopelli.


Ouvrage "Bidoche"

Le nouvel ouvrage de Fabrice Nicolino "Bidoche: L'industrie de la viande menace le monde" est disponible en boutique Kokopelli. Vous en trouverez l'introduction sur le blog de Kokopelli .

 

Ouvrage "OGM: Semences de Destruction"

Cet ouvrage de William Engdahl "OGM: Semences de destruction. L'arme de la faim est l'un des meilleurs sur le sujet. Il est disponible en boutique Kokopelli.

Au-delà des controverses scientifiques sur les bienfaits ou les dangers des OGM, William Engdahl retrace la saga du projet malthusien défendu par de puissants intérêts privés qui, dès les années trente, visaient au contrôle des populations, et qui se trouvent à l'origine de la diffusion et de la prolifération des OGM. À coups de pressions politiques, de fraudes et de mensonges, ces intérêts sont maintenant à une ou deux décennies d'atteindre une complète hégémonie sur les capacités nourricières de la planète. « Semences de destruction » mène le lecteur au cœur du pouvoir américain, dans les laboratoires où sont expérimentées les semences génétiquement modifiées et brevetées, derrière les portes soigneusement verrouillées des conseils d'administration de Monsanto et d'autres multinationales qui contrôlent le monde à l'égal des compagnies pétrolières. La crise alimentaire qui ravage le tiers-monde sera-t-elle pour ces géants aux ambitions sans limite l'occasion d'imposer partout les semences OGM brevetées? Si ce livre se lit comme un roman noir, c’est qu’il en est un. 

William Engdahl est l'auteur de nombreux articles sur:

- le tombeau des semences dans l'Arctique

- les vaccins: autisme, paralysie, nano-particules...

- les chimères génétiques

- le pic pétrolier

Il est également l'auteur de "Pétrole, une guerre d'un siècle : l'ordre mondial anglo-américain" aux Editions J. C. Godefroy. Son troisième livre "Full spectrum dominance" n'est pas encore traduit.

 

Ouvrage: "Printemps Silencieux"

L'Association Kokopelli a le plaisir de vous proposer une réédition de cet ouvrage célèbre de Rachel Carson avec la préface originale de Roger Heim, président de l'Académie Nationale des Sciences. Aux Editions Coyote. Il est disponible en boutique Kokopelli.

 

Colibris de Pierre Rabhi

Nous vous invitons à découvrir le site internet et les dynamiques de "Colibris": le Mouvement pour la Terre et l'Humanisme de Pierre Rabhi, le vice-président de l'Association Kokopelli.

 

Fièvre du Goret

De nombreux amis de Kokopelli nous ont demandé de faire passer des informations sur les "vaccins" relatifs à la grippe H1N1 dite "grippe du Goret", "grippe du cochon volant", "grippe charcutière", etc. Cela fait de nombreuses années que nous nous sommes exprimés sur les méfaits de la mafia qui contrôle les semences, l'agrochimie, la pharmacie... Que pouvons-nous dire de plus?

Nous invitons tous les lecteurs intéressés à consulter la rubrique "pandémie H1N1" sur Liberterre qui présente une trentaine d'articles.

 

____________________________________________________________________________



Rapport explosif sur la France
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6954&rech=9986#6954


Israël tombera-t-il dans 5 ans ?
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6945




sarkozy-nepotisme-epad-sarkostique-3.jpg 
Sarkozy et le népotisme sans complexe
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6937


Création du Syndicat de la presse indépendante d'info en ligne
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6932

Une nouvelle affaire Mitterrand
http://www.marcfievet.com/article-f-mitterrand--directeur-de-la-villa-medicis--projette-ici-d-utiliser-les-moyens-de-l-etat-pour-se-porter-au-secours-de-deux-violeurs-condamnes--37267028.htm

Sarkozy père et fils
http://www.marcfievet.com/article-nepotisme-pas-mort-37209959.html

La retraite d'office à 55 ou 60 ans qui s'imposait pour certains fonctionnaires, comme les policiers, douaniers ou infirmières, va être supprimé, et l'âge maximal de la retraite sera repoussé à 65 ans pour tous les agents, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de la Fonction publique.
http://www.marcfievet.com/article-la-retraite-d-office-a-55-ou-60-ans-qui-s-imposait-pour-certains-fonctionnaires-comme-les-policiers-douaniers-ou-infirmieres-va-etre-supprime-et-l-age-maximal-de-la-retraite-sera-repousse-a-65-ans-37193898.html

Partager cet article

Repost 0
Published by Eva R-sistons - dans Sionisme et Néo-sionisme
commenter cet article

commentaires

Eva R-sistons 18/04/2012 21:17


Du beau monde et de belles coutumes ! , eva

divorce 18/04/2012 21:04



La star people Obama de la politique se voit remettre le Prix Nobel. La France la légion d’honneur pour la Jeet Seet de Sarko ! A chacun ses us et coutumes  


 

Eva R-sistons 31/10/2009 21:36


Bonjour

je vais voir ton lien, cordialerment, eva


rabbi.ismael 31/10/2009 17:17


Anti.Humanisme et Talmud http://vs666.unblog.fr/tag/talmud/ Talmud et pédophilie http://www.scribd.com/doc/21821141/PEDOPHILIE-LE-SALE-SECRET-DU-TALMUD-tome1


R-sistons à l'intolérable 11/10/2009 18:32


Eh oui, chère Rita, comme tu résumes bien tout ! En traitant les effets au lieu des causes, ils ne solutionnent rien... gros bisous eva


R-Sistons

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • : Eva à 60 ans.Blog d'une journaliste-écrivain.Analyse des faits marquants de l'Actualité,non-alignée,originale,prophétique,irrévérencieuse. Buts: Alerter sur les menaces,interpeller,dénoncer l'intolérable,inciter à résister. Alternance articles Eva et liens infos non officielles. Ici,pensée et parole libres. Blog dénaturé par over-blog le 1.2.15,il sera transféré sur Eklablog
  • Contact

Recherche

Archives

Pages