15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:58

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Daumier, Gargantua

 

Sommaire:

 

- Le Printemps des Sayanim (avec introduction d'Eva)

: Informateurs, en hébreu, collaborateurs occasionnels, volontaires, du Mossad

- Discours de l'Etat de l'Union

- Geab N° 47

- La rue peut réclamer la dissolution du Parlement ! (C. Delarue)

- Quelques jour en Sarkozie

- La grande misère de la police nationale

- Liens

NB C. O'Donnel élue, il faudra suivre la progression du mouvement extrémiste US, les Tea Parties !

 

 

Sayanim, Mossad, néo-évangéliques...

Introduction d'eva R-sistons


Un Lecteur, Jacob Cohen, m'envoie aujourd'hui un lien vers le Printemps des Sayanim.

 

Qui ne se pose pas de questions sur le Mossad, les services secrets israéliens ?

 

Pour moi, il tisse une toile d'araignées partout, comme les missionnaires évangéliques, l'un pour servir Israël, les autres les Etats-Unis (sous couvert d'évangélisation). Dans ma résidence à Marseille, il y a encore 4 ans, il y avait deux familles au service de Dieu - en réalité chargées de transmettre "la bonne parole" américaine, chargées de modeler les esprits pour les aligner sur la Pensée de l'Empire anti-démocratique, prédateur et guerrier.  Ce sont des soldats, non de Dieu, d'ailleurs le mot est incompatible, mais du Royaume temporel de Mâmon (Rappel, Bible: "Dieu, ou Mâmon, il faut choisir").

 

Le Mossad, lui, a des activités encore plus souterraines mais tout aussi politiques. Il recrute partout des agents, qui doivent tout savoir sur tout le monde, ce quadrillage des territoires est très anti-démocratique et inquiétant. J'en ai un pas loin de chez moi, nous nous connaissons, et je l'ai identifié comme tel. Notre relation est amicale. Mais son attachement à Israël, viscérale, surpasse toute autre considération. C'est ainsi, il faut le savoir. Au final, c'est malsain. Décidément, les intérêts des Etats et des puissants ne coïncident guère avec ceux des citoyens du monde entier ! C'est le moins que l'on puisse dire.

 

Donc, je vous joins ce texte à titre d'information, car je suis là pour vous informer, certes avec mon tempérament (passionné, gouailleur, frondeur, mutin... très français finalement, malgré l'origine russe de ma mère; mon héros préféré est Gavroche faisant un pied de nez aux puissants), mais en tous cas bien décidée à creuser avec vous tous les sujets dont on ne parle jamais alors qu'ils nous concernent tellement. Et certains engagent le présent et l'avenir des peuples, ils sont donc incontournables.

 

Voici donc quelques réponses aux questions que vous vous posez. Pour autant qu'elles soient sincères ! Mais là, c'est une autre affaire !

 

Bonne lecture, votre eva

 

TAGS: Sayanim, Mossad, évangéliques, services secrets, Israël, Etats-Unis, Bible, Marseille

 

 

"Le printemps des sayanim"

de Jacob Cohen, entretien
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par J. Cohen
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Jacob COHEN, LE PRINTEMPS DES SAYANIM, éditions l’HARMATTAN

Interview de l’auteur.  

 

Pourquoi ce titre ?

J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e. La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires.

Voulez-vous nous la rappeler ?

Les sayanim - informateurs en hébreu - sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire sur les sayanim ?

C’est la conjugaison de plusieurs éléments. La lecture de tout livre sérieux sur le Mossad montre l’importance essentielle de ces citoyens juifs qui décident de travailler pour les services secrets israéliens. Imaginez des dizaines de milliers d’agents, occupant des fonctions dans toutes les couches sociales, et qui obéissent au doigt et à l’œil au Mossad. Il est à noter que les auteurs anglo-saxons sont beaucoup plus prolifiques sur ce sujet. Je suis d’assez près l’actualité proche-orientale, et je consulte les médias des 2 bords. Et je suis sidéré, presque fasciné, par la puissance médiatique du lobby pro-israélien. Et comment il arrive à faire rentrer dans les esprits, jusqu’à devenir des banalités admises, des concepts comme « la seule démocratie de la région », ou tellement aberrants, comme « assurer la sécurité d’Israël ». Le fait de savoir que des sayanim sont en grande partie le moteur de cette propagande permet une lecture plus lucide et plus pertinente de l’actualité.

Est-ce une réalité ?

Je comprends le sens de la question. Je cite Gordon Thomas au début du livre. C’est un spécialiste reconnu des services secrets, en particulier du Mossad. Tellement reconnu qu’il a interviewé tous les chefs du Mossad depuis les années 60, et tous ont admis, en s’en glorifiant, l’apport crucial des sayanim à travers le monde. Je cite également Victor Ostrovsky, l’un des rares agents du Mossad à avoir publié, après son départ de l’institution, un témoignage unique et inédit sur le service secret, ses méthodes, ses objectifs, ses ressources. Quel est leur nombre ?

En France ils seraient près de 3000. Ostrovski, ex-agent du Mossad, estime leur nombre à 3000 rien qu’à Londres. On peut imaginer leur importance aux Etats-Unis. Mais le « réservoir » est infini. Si on associe le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale), la WIZO (organisation internationale des femmes sionistes), les organisations judéo-sionistes nationales, comme l’UPJF, l’UEJF, le CRIF... en France, et dans les autres pays, ainsi que les sympathisants, on arrive facilement au chiffre de un million de juifs prêts à travailler pour le Mossad. Evidemment ils ne sont pas tous recrutés à cette tâche. Car il faudrait des centaines d’agents pour les traiter. Le Mossad se contente d’en avoir dans tous les secteurs d’activité, avec un accent particulier sur les plus sensibles : les médias, les grands hôtels et les agences de voyage (pour surveiller les allées et venues des Arabes en général, des agents de renseignement, des hommes d’affaire, enfin de toute personne susceptible d’atteindre les intérêts israéliens), les secteurs économiques et commerciaux, en particulier les sociétés d’importation qui leur servent souvent de couverture.

Un cas concret pour en comprendre le mécanisme ?

Pour revenir à Victor Ostrovsky. Lorsque la France a construit une centrale nucléaire en Irak dans les années 70, des scientifiques irakiens étaient venus à Saclay pour se perfectionner. Le Mossad était bien sûr intéressé à les connaître pour pouvoir agir sur eux. N’importe quel autre service secret aurait eu besoin de moyens en hommes, de filature, d’argent pour corrompre, peut-être de tentatives d’effraction, et de temps, pour y arriver éventuellement. Le Mossad, et c’est sa supériorité, s’est tout simplement adressé à un informateur juif (sayan) qui travaillait à Saclay. Et a demandé que lui fussent fournis les dossiers complets originaux. Car il se méfiait des photocopies. La majorité des renseignements étant en arabe, c’est lui-même qui s’est acquitté de cette tâche. Quel autre service de renseignements peut bénéficier de telles complicités ? Après, ce fut un jeu d’enfant pour piéger l’un de ces scientifiques, remonter jusqu’à leur responsable, et l’assassiner lors de sa visite à Paris.

Ces agents juifs n’interviennent-ils que dans des cas d’espionnage ?

Pas du tout. Les sayanim interviennent aussi et surtout dans les manipulations médiatiques. D’ailleurs le Mossad possède un département important, appelé le LAP, pour « guerre de propagande ». Il me revient un exemple historique. Rappelez-vous le film EXODUS. Il a réécrit l’histoire de 1948 et imposé la vision sioniste pour au moins une génération. En 1961, c’est le premier ministre israélien en personne qui a accueilli l’équipe du film à l’aéroport. C’est dire l’importance qu’on lui accordait. Rappelons l’importance du Bnai Brit. 500 000 membres dans le monde, probablement 400 000 aux Etats-Unis, dont 6 000 dans le secteur du cinéma. Comment imaginer qu’un film ou qu’une série défavorable à Israël puisse voir le jour ?

Et plus récemment ?

Le cas le plus flagrant est celui du soldat israélien enlevé par le Hamas. Le réseau des sayanim à travers le monde a fait en sorte que son nom soit tellement matraqué que personne ou presque n’ignore son nom. Par ailleurs, son père a été reçu à plusieurs reprises par tous les dirigeants occidentaux, par Sarkozy, Merkel, Blair, Berluscuni, Zapatero, Barroso, par le secrétaire général de l’ONU, par le parlement européen, par l’assemblée de l’UNESCO, enfin le gratin mondial. Comment est-ce possible sans l’intervention de sayanim bien placés dans les instances gouvernementales, économiques, culturelles, médiatiques ? Je rappelle qu’il s’agit d’un caporal d’une armée d’occupation. Quel autre prisonnier peut bénéficier d’une telle sollicitude internationale ? Et avoir son portrait géant sur l’édifice de la Mairie du 16e arrondissement ? Des hommes politiques français, dont Sarkozy et Kouchner, ont exigé sa libération pour raisons humanitaires. Sans dire un mot des milliers de prisonniers palestiniens. Dans quel but ?

Il s’agit de faire pénétrer dans l’opinion internationale qu’Israël a un « otage » (un seul !) aux mains du Hamas. Cela fait oublier les 11 000 prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes. L’écrasante majorité d’entre eux sont des prisonniers politiques, c’est-à-dire condamnés pour leur lutte pacifique pour l’indépendance. Rappelons qu’Israël est le seul pays « démocratique » au monde qui applique la détention administrative : pouvoir emprisonner n’importe quel citoyen, même étranger, sans avocat, sans jugement, sans motif, sans limitation dans le temps. Et c’est sur cette base que les forces d’occupation ont kidnappé, juste après l’enlèvement du soldat, 45 personnalités politiques du Hamas, en majorité des élus du peuple. Sans qu’elles n’aient rien à leur reprocher. Cela s’appelle des « représailles collectives » condamnées par le droit international, et rappelle le comportement de l’occupant nazi en France. Ainsi, pendant que les médias nous matraquent avec le soldat « otage », on oublie le plus important, et le plus horrible. Une expérience personnelle : Le 26 juin, le journal du matin de TV5 avait encore fait un reportage sur le drame de ce soldat « otage ». J’ai écrit en rappelant que l’honnêteté journalistique aurait exigé de mentionner les prisonniers soumis à la détention administrative et le kidnapping des 45 élus du Hamas. Aucune réponse, aucun correctif.

Comment se fait-il qu’on ne parle pas beaucoup des sayanim ?

Cela reste un mystère. Comment des journalistes aguerris ont pu disserter sur Israël sans mettre sur le doigt sur cet aspect capital ! Je mets cela sur la puissance des sayanim qui ont réussi l’exploit de ne pas faire parler d’eux. Il ne faut pas oublier que la chape qui écrasait les médias pour diffuser la pensée unique favorable à Israël n’a commencé à se fissurer que depuis quelques années.

Pourquoi des citoyens juifs français par exemple deviennent des sayanim ?

Vous savez, l’idéologie sioniste, jusqu’en 1948, était loin d’être majoritaire dans les communautés juives. Je me souviens qu’au Maroc, dans les années 50, les rabbins vilipendaient les sionistes. Et puis la création d’Israël, la propagande, la hantise d’un nouveau génocide, ont fait en sorte que les institutions juives ont basculé dans un appui inconditionnel à l’Etat juif. Aujourd’hui en France il n’est pas admissible d’exprimer la moindre réserve dans le cadre des institutions juives. La propagande est telle que les citoyens juifs qui vivent dans le cadre de ces institutions développent un second patriotisme et un nationalisme hors du commun. Au besoin, comme illustré dans le roman (l’épisode du cardiologue), le Mossad fera appel au chantage patriotique pour amener un citoyen français à trahir son serment de médecin pour satisfaire les visées du Mossad.

Vous donnez une grande importance à la franc-maçonnerie dans votre livre. Pourquoi ?

La franc-maçonnerie me paraît une illustration parfaite du travail d’infiltration et de propagande mené par les sayanim. D’abord pour montrer qu’aucun domaine ne leur échappe. Il n’y a pas de « petits profits ». Là où on peut pousser à la défense d’Israël, on le fait sans états d’âme. Par ailleurs, cela montre que les juifs sionistes ne reculent devant rien. Car peu de gens ignorent - même si on n’est pas familier avec la franc-maçonnerie - que celle-ci est d’abord laïque, ouverte à tous sans distinction de race, de religion, ou d’orientation politique. Et voilà que des franc-maçons juifs et sionistes créent en 2002 une loge spécifiquement juive, et sioniste pour défendre Israël. Je l’ai vécu personnellement, car j’ai été franc-maçon pendant près de 17 ans. Cela s’est passé en 2002, au plus fort de la seconde intifada. Cela n’était pas dit expressément, car c’est contraire à l’éthique maçonnique, mais dans les faits cela revenait au même. Ne devinant pas de quel bord j’étais, ces frères m’ont mis au parfum sans ambages. Et à mon avis c’était couvert par les instances supérieures. Tout ce qui se disait dans la loge était favorable à Israël (voir le 1er chapitre et la conférence tendant à faire un parallèle entre les réfugiés palestiniens et les juifs partis des pays arabes, souvent à l’instigation du Mossad). Et chaque année, la loge organise un « voyage d’information » en Israël, encadré par des fonctionnaires du ministère israélien des Affaires étrangères. Un de mes personnages principaux, Youssef El Kouhen, va subir les foudres des sayanim franc-maçons. Fils d’immigrés maghrébins, il pense faire un pas décisif dans son intégration républicaine en étant admis au sein du Grand Orient. Mais ayant découvert l’existence de cette loge « judéo-sioniste », il va tenter, avec d’autres frères arabes de contrer leur propagande en créant une loge pro-palestinienne. Mais là il va se heurter à la puissance du lobby sioniste implanté au Grand Orient de France et subira une défaite cinglante. Ce lobby va agir au mépris de toutes les lois de l’Obédience.

En parcourant le livre, on s’aperçoit que certains personnages ressemblent étrangement à des personnes connues, surtout pour leurs sympathies sionistes.

Parmi les 3 000 sayanim français, certains sont connus. Pas en tant que sayanim. Par définition, ce sont des agents secret. Mais étant donné leur soutien constant à Israël et leur participation active à des campagnes savamment orchestrées, il est probable qu’ils agissent dans ce cadre. J’ai voulu les montrer en action, par exemple pour recruter un nouvel agent, ou pour monter en épingle une rencontre sportive israélo-palestinienne à Paris, sans autre finalité que de donner l’illusion d’un processus de paix.

Et plus explicitement ?

Il y a plusieurs années, un match de football a eu lieu au Parc des Princes entre des jeunes israéliens et palestiniens. Ce qui avait donné lieu à un battage publicitaire démesuré. J’ai repris cet événement en tentant d’imaginer les coulisses, les pressions, les manipulations, les interventions. Pour obtenir gratuitement le stade, pour le remplir avec des jeunes de banlieue en faisant intervenir le rectorat, en sollicitant des subventions de l’Union européenne et de la Mairie de Paris, en faisant pression sur les dirigeants musulmans « modérés » pour qu’ils apportent leur caution. Une opération de propagande rondement menée grâce aux sayanim, et leurs alliés, dont les plus indéfectibles : SOS Racisme et la Mairie de Paris.

On retrouve souvent SOS Racisme. Pourquoi ?

Pour moi, cette organisation sert de courroie de transmission aux idéologies sionistes. Sa proximité incestueuse avec l’UEJF, un des piliers du soutien à Israël, en est une illustration. Jamais SOS Racisme n’a lancé par exemple une campagne contre l’occupation israélienne, alors qu’elle se démène contre le Soudan. En occupant le terrain, grâce à des subventions généreuses, SOS Racisme empêche l’émergence d’autres organisations anti-racistes plus proches des exigences de la majorité de ses membres. On entend d’ailleurs plusieurs voix, dont celle de Joey Star, réclamer une autre organisation anti-raciste, issue des quartiers, et les représentant légitimement.

Dans le roman, je développe un point de vue qui ne doit pas être loin de la réalité. C’est-à-dire la dépendance de SOS Racisme vis-à-vis de l’UEJF et de ses alliés. Lorsque ces derniers par exemple cherchent un successeur au président actuel, un noir qui finit son mandat. Ils cherchent un beur présentable, qui a bien assimilé les rapports de force et les consignes. Celui qui est approché subira des « tests » pour montrer sa fidélité aux idéaux sionistes (qu’on appelle pudiquement des « positions modérées et pacifistes"). En l’occurrence Moulay Elbali, doctorant d’origine banlieusarde, qui veut sortir de sa condition à n’importe quel prix. Un détail : Lorsqu’un président de l’UEJF quitte ses fonctions, il devient vice-président de SOS Racisme. Pour mieux les contrôler ?

Tout un chapitre est consacré à la Mairie du 16e arrondissement. Pour quelle raison ?

Cette Mairie est un des châteaux forts des sionistes. Le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale) s’y réunit régulièrement et y organise son salon du livre. Son maire est un ardent défenseur d’Israël. Dans sa croisade pour l’Etat juif, il n’hésite pas à utiliser les symboles coloniaux (défense de la civilisation judéo-chrétienne, avant-poste de la démocratie) à l’instar de l’ancien premier ministre espagnol qui avait déclaré récemment : « Il faut défendre Israël à tout prix, car s’il tombe, l’Europe aussi tombera ». D’ailleurs un portrait géant du soldat israélien enlevé par le Hamas orne la façade de la Mairie.

Il y a ce personnage, MST, qui traverse tout le roman, et qui ressemble furieusement à BHL...

Je vous laisse la responsabilité de ce constat. Il est vrai qu’il y quelques ressemblances, mais en principe ce n’est pas lui. Ceci dit, il ne me déplait pas que certains fassent ce rapprochement. Michel-Samuel Taïeb est effectivement un personnage central, correspondant à son rôle flamboyant, à ses nombreux réseaux, à son implication sans réserve en faveur d’Israël, à l’acharnement avec lequel il recrute d’autres sayanim. C’est lui qui va recruter le cardiologue, qui va intervenir à l’Elysée pour donner l’ordre aux rectorats de remplir le stade de jeunes beurs, qui va appeler un responsable d’émission à Canal Plus pour humilier en direct des militantes de SOS Palestine, qui va faire pression sur le recteur de la Mosquée de Paris pour soutenir ce prétendu « match pour la paix », etc. Le chef du Mossad à l’ambassade d’Israël à Paris de lui : « Il vaut plus que 100 sayanim ».

On a l’impression que vous vous êtes pas mal amusé avec les noms des sayanim.

Je n’ai pas pu m’en empêcher. Le fait de trouver ces noms, que d’aucuns pourraient rapprocher de personnages réels, me remplissait de joie (sarcastique) à chaque fois. Delanoix, Fauderch, Idler, MST, Goldnavet, Vil-Neuf, j’en passe et des meilleurs. Il est vrai que mes sympathies vont là où vous savez. Je n’avais aucune raison de les épargner.

Est-ce à dire que c’est un roman politique ?

Si on entend par là qu’il prend position de façon claire et nette, tout en dénonçant les pratiques de chantages et de manipulations au profit d’une politique impérialiste, alors oui, c’est un roman politique. D’ailleurs il est dédié « à tous ceux qui se battent pour la justice en Palestine ». La forme romanesque n’est qu’une méthode pour y arriver. Bien qu’une grande partie du livre se base sur des faits réels, ou exprime une réalité telle qu’elle pourrait se dérouler. Lorsque MST appelle Canal Plus, je n’étais pas à l’écoute, mais la façon dont la plupart des grands médias lui déroulent le tapis rouge me fait penser que c’est sa manière d’agir. Et d’être obéi.

Est-ce qu’on vous mettra des bâtons des les roues ?

Certainement. Les sayanim et leurs complices, et ils sont nombreux et occupent des postes stratégiques, feront tout pour élever un mur de silence. Ou bien ce sera le déni. Ou enfin le recours à ces vieilles méthodes de l’amalgame. Une critique d’Israël équivaut à de l’antisémitisme. Parler des sayanim, c’est revenir à cette accusation de « complot » que certains antisémites au tournant du 20e siècle lançaient aux juifs pour les discréditer. Le discours du déni, et d’un certain terrorisme intellectuel, est bien rodé. Que peut-on vous souhaiter ?

J’espère d’abord que ce livre ouvrira les yeux sur cette force puissante et insidieuse mise au service d’une idéologie de domination. Qu’il permette ensuite un décryptage plus pointu des événements. Et enfin qu’il favorise l’émergence de contre-pouvoirs.

Email de l’auteur : yacobous@yahoo.fr

Jacob COHEN, LE PRINTEMPS DES SAYANIM, éditions l’HARMATTAN, 2010

Source : http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=9047


http://www.dailymotion.com/video/xevhol_franck-abed-recoit-jacob-cohen-1-3_news

(Vidéo à regarder)

Franck ABED reçoit Jacob COHEN pour un entretien évoquant le livre : Le printemps des sayanim. Ce livre qui se veut un roman traite des sayanim - informateurs en hébreu - qui sont des juifs de la diaspora et par " patriotisme ", ils acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes. En France, leur nombre serait évalué à 3000....

 

Ma photo

Dernier texte de Jacob Cohen:

Apartheid scolaire:

 

Devinette: Dans quel pays démocratique, forcément démocratique, existe-t-il 2 structures d'éducation, de la maternelle jusqu'au bac, structures hermétiquement séparées et imposées, en fonction de la RACE et de la RELIGION? En Israël évidemment. D'abord ça permet de favoriser le circuit scolaire juif en lui octroyant un budget double de celui que reçoit le circuit arabe. Ca fait des juifs plus intelligents que les arabes. Ensuite et surtout, il empêche le mélange, la hantise des sionistes. Imaginez que des jeunes juifs et arabes étudient ensemble, se comprennent, deviennent copains, peut-être même amoureux. Quelle catastrophe! et la pureté biblique! Et le nationalisme qui se nourrit de la haine et du mépris des arabes! Comment les juifs, maîtres chez eux, se dispenseraient-ils de crier dans les stades "Mort aux arabes!" (israéliens bien entendu) ou de coller des stickers sur leurs voitures avec le même slogan?
D'où ce sondage édifiant sur le virus de l'apartheid dans la jeunesse israélienne:
Selon un sondage effectué par le département des statistiques de l'université de Tel-Aviv, 50 % des Israéliens de 15 à 18 ans ne souhaitent pas se retrouver avec des Arabes israéliens dans la même salle de classe", rapporte Ha'Aretz. Alors que 64 % de ces jeunes constatent que les Arabes israéliens ne bénéficient pas de tous les droits accordés aux citoyens israéliens, 59 % estiment que, de toutes façons, ils ne devraient pas y avoir accès.
Et ces jeunes vont bientôt porter l'uniforme et la mitraillette en bandoulière, et on imagine comment ils se comporteront dans les barrages, les interrogatoires, les fouilles des maisons, etc. la routine de l'occupant.

yacobous@yahoo.fr

http://jacobdemeknes.blogspot.com/2010/09/apartheid-scolaire-en-terre-sioniste.html (son blog)

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Discours de l’État de l’Union - Comme le traité, le ridicule TUE Jean Yves Crevel

Discours_du_t.jpg Telle une bête de compagnie imitant son maître, l’Union européenne s’est imposée par le traité de Lisbonne l’obligation d’une mise en scène qui n’a pas manqué de se retourner contre ses promoteurs, le fameux discours de l’État de l’Union.


Ce spectacle américain avait lui-même été instauré par George Washington dans sa logique de singer l’Empire britannique et son discours de la couronne, « the Speech from the Throne », écrit par le 1er ministre et lu par le souverain. Il consiste à rappeler aux parlementaires britanniques démocratiquement élus qu’une autre autorité, non élue, incarne la souveraineté. [1]


La boucle est bouclée, le traité imposant aux peuples la dictature européenne donne au président de la Commission le même rôle que sa très gracieuse majesté face aux représentants élus par ses sujets. [2]


Ce qui devait être un grand moment d’europolâtrie collective a tourné à la pantalonnade, il a fallu menacer d’amendes les eurodéputés pour qu’ils y assistent (ils auraient du presser 3 trois le buzzer pendant le discours, afin de prouver qu’ils ne dormaient pas), pour finalement retirer cette pitoyable menace.


Le seul eurodéputé à avoir parlé dignement lors de ce sinistre spectacle, à mettre en lumière l’effondrement du mythe européen, fut, encore, Nigel Farage. (Notons qu’il a lui aussi été menacé d’amende pour oser dire simplement la vérité)


À la dictature européenne, le traité TUE a imposé cet exercice ridicule, souhaitons que le ridicule tue la dictature. Que renaissent les démocraties européennes, que revive la liberté, que revive la France.

Selon la formule empruntée à Nigel Farage, "le plus tôt sera le mieux".


Nigel Farage sur l’état de l’UE

http://www.telegraph.co.uk/telegraph/multimedia/archive/01001/barroso_1001942c.jpg

Notes

[1] Le grand président, Thomas Jefferson, respectueux du droits des peuples (celui qui disait que "Pour tout homme, le premier pays est sa patrie, et le second, c’est la France"), avait mis fin à cette mise en scène qui ne fut réinstaurée qu’après son départ.

[2] A la différence - de taille - que, contrairement au Royaume-Uni, L’UE n’a aucune Déclaration des droits pour limiter les pouvoirs de la Commission et de sa bureaucratie ( Selon Neelie Kroes : 32.000 fonctionnaires directement sous les ordres de la Commission et 138.000 salariés de groupes d’études, de sous-commissions, de groupes de pression et de lobbies) ou limiter le pouvoir de la Commission au profit de celui du Parlement fantoche et condamné à le rester, attendu qu’il n’y a PAS de peuple européen Pour l’élire.

(L’Allemagne, puissance dominante, a rappelé par sa Cour Constitutionnelle de Karlsruhe qu’elle veillera toujours aux droits du peuple allemand éternel, condition expresse de sa ratification du traité TUE. Il n’y aura donc JAMAIS de peuple européen, sauf à appeler ainsi, par un abus de langage, tous les peuples qui auront accepté la soumission résultant de l’abandon de leur souveraineté dans un ensemble où le dominant se garde bien, lui, de se fondre et de disparaître.

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article842

 

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GEAB N°47 est disponible  

Vers la très grande panne du système économique et financier mondial

Communiqué public GEAB N°47 (15 septembre 2010)

Comme anticipé par LEAP/E2020 en Février dernier dans le GEAB N°42, le second semestre 2010 est bien caractérisé par une aggravation brutale de la crise marquée par la fin de l'illusion de reprise entretenue par les dirigeants occidentaux (1) et les milliers de milliards engloutis par les banques et des plans de « stimulation » économiques sans efficacité durable. Les prochains mois vont dévoiler une réalité simple mais particulièrement douloureuse : l'économie occidentale, et en particulier celle des Etats-Unis (2), n'est jamais vraiment sortie de récession (3). Les sursauts statistiques enregistrés depuis l'été 2009 n'ont été que les conséquences passagères d'une injection massive de liquidités dans un système fondamentalement devenu insolvable à l'image du consommateur américain (4). Au cœur de la crise systémique globale depuis son origine, les Etats-Unis vont donc démontrer dans les prochains mois qu'ils sont à nouveau en train d'entraîner l'économie et la finance mondiales au « cœur des ténèbres » (5) car ils ne parviennent pas à sortir de cette « Très Grande Dépression US » (6). Ainsi, à l'issue des soubresauts politiques des élections américaines de Novembre prochain, sur fond de taux de croissance redevenus négatifs, le monde va devoir affronter la « Très Grande Panne » du système économique et financier mondial fondé depuis plus de 60 ans sur l'absolue nécessité pour l'économie américaine de ne jamais se trouver durablement en récession. Or, la première moitié de 2011 va imposer à l'économie américaine une cure d'austérité sans précédent plongeant la planète dans un nouveau chaos financier, monétaire, économique et social (7).  

 

Dans ce GEAB N°47, notre équipe anticipe donc pour les mois à venir différents aspects de cette nouvelle évolution de la crise notamment la nature du processus d'austérité imposée qui va toucher les Etats-Unis, l'évolution du couple infernal « inflation/déflation », l'évolution réelle du PNB US réel, la stratégie des banques centrales, les conséquences directes pour l'Asie et l'Euroland. Nous présentons comme chaque mois nos recommandations stratégiques et opérationnelles. Et exceptionnellement ce numéro du GEAB présente un extrait du nouveau livre de Franck Biancheri « Crise mondiale : En route pour le monde d'après – France, Europe et Monde dans la décennie 2010-2020 » dont la version française sortira le 7 Octobre prochain aux Editions Anticipolis.

Dans ce communiqué public du GEAB N°47, nous avons choisi de présenter un extrait de l'anticipation portant sur la prochaine austérité imposée aux Etats-Unis à partir du Printemps 2011 :
 

 

« Welcome to the United States of Austerity ».

 Les trimestres à venir vont être particulièrement dangereux pour le système économique et financier mondial. Le patron de la Fed, Ben Bernanke, a d'ailleurs fait passer le message aussi diplomatiquement que possible lors de la récente réunion des banquiers centraux mondiaux à Jackson Hole dans le Wyoming : bien que la politique de relance de l'économie américaine ait échoué, soit le reste du monde continue à financer à perte les déficits US et espère qu'à un moment donné ce pari sera payant et aura évité un effondrement du système global, soit les Etats-Unis vont monétiser leur dette et transformer en monnaie de singes l'ensemble des Dollars et Bons du Trésor US possédés par le reste de la planète. Comme toute puissance acculée, les Etats-Unis sont désormais ainsi obligés de joindre la menace à la pression pour pouvoir obtenir ce qu'ils veulent. Il y a à peine plus d'une année, les dirigeants et responsables financiers du reste du monde s'étaient portés volontaires pour « remettre à flot le navire USA ». Aujourd'hui pourtant les choses ont bien changé car la belle assurance de Washington (celle de la Fed comme celle de l'administration Obama) s'est avérée n'être qu'une pure arrogance fondée sur la prétention d'avoir compris la nature de la crise et l'illusion de posséder les moyens de la maîtriser. Or, la croissance américaine s'évapore trimestre après trimestre (8) et redeviendra négative dès la fin 2010; le chômage n'en finit pas de croître entre la stabilité des chiffres officiels et la sortie en six mois de plus deux millions d'Américains du marché de l'emploi (pour LEAP/E2020, le chiffre réel de chômage est désormais d'au moins 20%) (9); le marché de l'immobilier américain continue à être déprimé à des niveaux historiquement bas et va reprendre sa chute dès le quatrième trimestre 2010; enfin, comme on peut aisément l'imaginer dans ces conditions, le consommateur US reste et restera durablement aux abonnés absents puisque son insolvabilité perdure voire s'aggrave (10) pour l'Américain sur cinq qui n'a pas de travail.

Derrière ces considérations statistiques se cachent deux réalités qui vont radicalement modifier le paysage politique, économique et social américain et mondial des prochains trimestres au fur et à mesure de leur émergence dans la conscience collective.

 

La colère populaire va paralyser Washington à partir de Novembre 2010

Tout d'abord, il y a une réalité populaire très sombre, un vrai voyage « au cœur des ténèbres », qui est celle de dizaines de millions d'Américains (près de soixante millions dépendent désormais des bons de nourriture) qui n'ont désormais plus d'emploi, plus de maison, plus d'épargne et qui se demandent comment ils vont survivre dans les années à venir (11). Jeunes (12), retraités, noirs, ouvriers, employés des services (13),... ils constituent cette masse de citoyens en colère qui va s'exprimer brutalement en Novembre prochain et plonger Washington dans une impasse politique tragique. Supporters du mouvement « Tea-Party » (14), nouveaux sécessionnistes (15),… ils veulent « casser la machine washingtonienne » (et par extension celle de Wall Street) sans pour autant avoir de propositions réalisables pour résoudre la multitude de problèmes du pays (16). Les élections de Novembre 2010 vont ainsi être la première occasion pour cette « Amérique qui souffre » de s'exprimer sur la crise et ses conséquences. Et, récupérés ou pas par les Républicains ou bien les extrêmes, ces votes vont contribuer à paralyser encore plus l'administration Obama et le Congrès (qui basculera probablement du côté Républicain), ne faisant qu'enfoncer le pays dans un immobilisme tragique au moment où tous les indicateurs passent à nouveau au rouge. Cette expression de colère populaire va par ailleurs entrer en collision dès Décembre avec la publication du rapport de la commission sur le déficit mise en place par le Président Obama, qui va automatiquement placer la question des déficits au cœur du débat public du début 2011 (17).

A titre d'exemple, on peut déjà voir une expression bien particulière de cette colère populaire contre Wall Street dans le fait que les Américains ont déserté la bourse (18). Chaque mois, ce sont toujours plus de « petits actionnaires » qui quittent Wall Street et les marchés financiers (19) laissant aujourd'hui plus de 70% des transactions aux mains des grandes institutions et autres « high frequency traders ». Si l'on garde en mémoire l'image traditionnelle que la bourse serait le temple moderne du capitalisme, alors on assiste à un phénomène de perte de foi qui pourrait être comparable à la désaffection des grandes manifestations populaires qu'a connu le système communiste avant sa chute.

 

La Réserve fédérale sait désormais qu'elle est impuissante

Enfin, il y a une réalité financière et monétaire tragique car ceux qui en sont les acteurs ont conscience de leur situation peu enviable : la Réserve fédérale US sait désormais qu'elle est impuissante. Malgré les actions exceptionnelles (taux d'intérêt à zéro, quantitative easing, soutien massif du marché des prêts immobiliers, soutiens massifs aux banques, multiplication par trois de son bilan,…) qu'elle a mises en œuvre à partir de Septembre 2008, l 'économie US ne repart pas. Les dirigeants de la Fed découvrent qu'ils ne sont qu'une composante d'un système, même si c'est une composante centrale, et qu'ils ne peuvent donc rien contre un problème qui affecte la nature même du système, en l'occurrence, le système financier américain, conçu comme le cœur solvable du système financier mondial depuis 1945. Or, le consommateur US est maintenant insolvable (20), lui qui au cours des trente dernières années est devenu progressivement l'acteur économique central de ce cœur financier (avec plus de 70% de la croissance US dépendant de la consommation des ménages). C'est sur cette insolvabilité des ménages US (21) que se sont brisées les tentatives de la Fed. Habitués au virtualisme, et donc à la possibilité de manipuler les évènements, les processus et les dynamiques, les banquiers centraux américains ont cru qu'ils pouvaient « tromper » les ménages, leur donner à nouveau l'illusion de richesse et les pousser ainsi à relancer la consommation et derrière elle toute la machine économique et financière des Etats-Unis. Jusqu'à l'été 2010, ils n'ont pas cru à la nature systémique de la crise, ou bien ils n'ont pas compris qu'elle générait des problèmes hors de portée des instruments d'une banque centrale aussi puissante soit-elle. C'est seulement au cours des dernières semaines qu'ils ont dû constater une double évidence : leurs politiques ont échoué et ils n'ont plus ni armes ni munitions. D'où le ton particulièrement déprimé des discussions de la réunion des banques centrales à Jackson Hole, d'où l'absence de consensus sur les actions à venir, d'où les débats sans fin sur la nature des dangers à affronter dans les prochains mois (inflation ou déflation par exemple alors que les instruments internes au système utilisés pour mesure les conséquences économiques de ces tendances ne sont même plus pertinents comme nous l'analysons dans ce GEAB N°47) (22), d'où les oppositions de plus en plus violentes entre tenants d'une relance de la croissance par l'endettement et adeptes de la réduction des déficits,… et finalement d'où le discours plein de menaces voilées de Ben Bernanke à ses collègues banquiers centraux ; en termes alambiqués, il a fait passer le message suivant : « nous allons tenter tout et n'importe quoi pour éviter un effondrement économique et financier, et vous allez continuer à financer ce « tout et n'importe quoi », sinon on laisse filer l'inflation et on dévalue ainsi le Dollar tandis que les Bons du Trésor US ne vaudront plus grand chose (23) ». Quand un banquier central s'exprime comme un vulgaire extorqueur de fond, c'est qu'il y a péril en la demeure (24). La réaction des grandes banques centrales mondiales se dévoilera dans les deux trimestres à venir. Déjà la BCE a fait comprendre qu'elle pensait qu'une nouvelle politique de stimulation via une hausse des déficits US serait suicidaire pour les Etats-Unis. Déjà la Chine, tout en déclarant qu'elle ne ferait rien pour précipiter les choses, passe son temps à vendre des actifs US pour acheter des actifs japonais (le niveau historique du cours Yen/Dollar reflète ce processus). Quand au Japon, il est désormais contraint de s'aligner simultanément sur Washington et Pékin … ce qui va probablement neutraliser toute sa politique en matière financière et monétaire. La Fed, comme le gouvernement fédéral, vont découvrir dans les prochains trimestres que lorsque les Etats-Unis ne sont plus synonymes de profits juteux et/ou de puissance partagée, leur capacité à convaincre leurs partenaires décline rapidement et fortement, surtout quand ces derniers mettent en doute la pertinence des politiques retenues (25).

  

La conséquence de ces deux réalités qui s'imposent peu à peu dans la conscience collective américaine et mondiale va donc se concrétiser, pour l'équipe de LEAP/E2020, par l'entrée des Etats-Unis au Printemps 2011 dans une ère d'austérité sans précédent depuis que le pays est devenu le cœur du système économique et financier mondial. Blocages politiques fédéraux sur fond de ras-le-bol électoral de Washington et Wall Street, forte dépendance au financement fédéral de l'ensemble de l'économie US et impuissance de la Fed sur fond de réticences croissantes internationales à financer les déficits US vont se conjuguer pour précipiter le pays dans l'austérité. Une austérité qui a d'ailleurs déjà commencé à toucher de plein fouet au moins 20% de la population, et qui influe directement sur au moins un Américain sur deux, inquiet de rejoindre les rangs des sans-abris, des sans-travail et autres chômeurs de longue durée. Pour ces dizaines de millions d'Américains, l'austérité est bien là et elle s'appelle paupérisation durable. Ce qui va se jouer d'ici le Printemps 2011, c'est donc surtout la transposition dans le discours officiel, dans les politiques budgétaires et dans la conscience internationale que les Etats-Unis ne sont plus « the land of plenty », mais « the land of few ». Et au-delà des choix politiques internes, c'est aussi la découverte d'une limitation nouvelle pour le pays : les Etats-Unis n'ont plus les moyens d'une nouvelle relance (26). Plutôt que d'un enlisement multidécennal dans une situation à la japonaise, nombre de décideurs vont être tentés par la thérapie de choc… cette même thérapie qu'avec le FMI, les Etats-Unis ont recommandé aux pays d'Amérique latine, aux pays asiatiques et à l'Europe de l'Est.

Cela constitue normalement une bonne raison pour les agences de notation, toujours si prompte à voir la paille dans l'œil de la plupart des pays de la planète, pour menacer les Etats-Unis d'une forte dégradation de leur note s'ils ne mettent pas en œuvre au plus vite un vaste plan d'austérité. Mais de toute manière, pour LEAP/E2020, du fait des conditions internes et externes au pays présentées précédemment, c'est bien au printemps 2011 que les Etats-Unis ont rendez-vous avec l'austérité : un rendez-vous que leur imposera le reste du monde s'ils sont paralysés politiquement.

D'ici là, il est probable que la Fed tentera une nouvelle série de mesures « non conventionnelles » (mot technique signifiant « tentatives désespérées ») pour essayer d'éviter d'en arriver là car, à ce stade, une seule chose est certaine concernant les conséquences de l'entrée des Etats-Unis dans un vaste programme d'austérité : ce sera le chaos sur les marchés financiers et monétaires accoutumés depuis des décennies à l'exact contraire, c'est-à-dire le gaspillage américain ; et un choc économique et social interne sans équivalent depuis les années 1930 (27).

 

Suite ici :

 

 http://www.leap2020.eu/GEAB-N-47-est-disponible--Crise-systemique-globale-Printemps-2011-Welcome-to-the-United-States-of-Austerity-Vers-la_a5153.html

 

 

A lire:

 

ALAIN BAUER – DE LA S.A.I.C. ET LA CIA, AU G.O.D.F. ET LA « CRIMINOLOGIE » DE SARKOZY

 

Afghanistan: Sarkozy s'acharne à cacher la réalité de la guerre

 

 

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La rue peut réclamer la DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE ET DU SENAT ! perte de légitimité forte (71 % )

 

La rue peut réclamer un retour aux urnes pour changer de représentants élus. Si cela ne vient pas spontanément, ce peut être provoqué.

DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE ET DU SENAT !


1) Il ne faut pas prendre les gens pour des demeurés. Ils sont très nombreux à critiquer ce gouvernement qui est en perte de légitimité forte (71 % d'après les sondages ). Entre les roms et la retraite pro-capitaliste il y matière ! Ce gouvernement défend bec et ongle le MEDEF et les fonds de pension  à un point jamais connu. Il fait fort.

2) Le problème est que le peuple-classe (pas tout le peuple avec la bourgeoisie) ne s'exprime pas par un délégué du fait de sa pluralité interne. Autrement dit lorsqu'il s'oppose c'est à un parti de faire des propositions. C'est ce qu'à fait Christian Picquet à ma connaissance ce week-end en demandant la dissolution du parlement.

3) Que cette proposition tombe trop tôt ou trop tard me parait un débat secondaire. L'essentiel est qu'elle soit formulée.

4) Peu importe qu'en pratique ce soit le Président de la République qui doivent y procéder. Ce qui compte c'est d'approfondir la délégitimation de ce gouvernement anti-populaire.

Christian DELARUE, (Resp Nat ATTAC, et MRAP)

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15837

 

 

J'habite un pays... Quelques jours en Sarkozie...

 

sarkozie1.jpg 

 

13 septembre 2010. J’allume ma radio. Il est 11h30. J’habite un pays dans lequel le président de la république utilise les services de l’état pour faire espionner un magistrat suspecté d’être à l’origine de fuites dans la presse sur une affaire de trafic d’influence touchant – au moins – un ministre et – probablement – le chef de l’état lui-même.

Il est 13h. Flash Info. J’habite un pays dans lequel on apprend que le magistrat qui fut aussi la “source” des journalistes est, soudainement, muté en Guyanne.

Il est 14h. Lecture du journal. J’habite un pays que l’ONU et le parlement Européen condamnent pour sa politique menée à l’égard des Roms. J’habite un pays dans lequel le ministre de l’intérieur édicte une circulaire illégale, inconstitutionnelle et raciste.

13 Septembre 2010. Il est 15h. Flash Infos. J’habite un pays dans lequel le ministre de l’intérieur réécrit à la hâte, la même circulaire illégale, inconstitutionnelle et raciste.

Il est 17h. J’habite un pays où le ministre de l’immigration et de l’identité nationale dit n’avoir aucune connaissance d’une circulaire illégale et raciste pendant que ses collègues parlementaires expliquent que la France n’a pas de leçons à recevoir de l’Europe ou de l’ONU et qu’elle continuera de régler le problème de la pauvreté et de l’immigration avec des circulaires illégales et racistes.

J’habite un pays ou pendant que l’un ignore les circulaires relevant de son ministère, les autres les assument et les revendiquent, et le troisième les réécrit à la hâte. Faut dire aussi que j’habite un pays ou le ministre de l’immigration et de l’identité nationale était occupé à se marier quand on a découvert cette circulaire illégale et raciste. J’habite un pays où on ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Jean Dutour et Jean Moulin.

J’habite un pays dans lequel un ancien cadre du parti socialiste désormais ministre de l’identité nationale d’un gouvernement de droite, se marie avec une jeune étudiante tunisienne, au ministère de l’immigration, ledit mariage étant célébré par une ancienne garde des sceaux elle-même “issue de l’immigration” et ayant – avant sa disgrâce – longtemps servi de quota de minorité visible d’un gouvernement de droite. J’habite un pays dans lequel même les symboles sont compliqués.

 J’habite un pays dans lequel une affaire touchant un ministre est confiée au parquet plutôt qu’à un juge d’instruction, ledit parquet n’ayant de comptes à rendre qu’au … ministre.

J’habite un pays dans lequel les journaux qui expliquent tout cela sont dirigés par de dangereux gauchistes à l’obscur passé trotskyste et dont la seule motivation est d’attenter à l’intégrité et à l’honneur de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa. J’habite un pays où, quand à quelques mois d’intervalle, 2 puis 2,5 millions de salariés descendent dans la rue pour défendre leurs droits, ils ne sont, selon la police, représentatifs de rien du tout.

J’habite un pays ou des milliers d’écoliers n’auront plus devant eux que des étudiants à qui l’on a expliqué que le métier d’enseignant pouvait s’apprendre en quelques heures de formation.

J’habite un pays où l’éducation, la santé publique, l’accès aux soins pour chacun et surtout pour les plus pauvres est, chaque jour, plus difficile, plus lointain.

Cela avait commencé il y a longtemps déjà. Je me souviens. 18 Mai 2007. J’allume ma radio. Le flash de 19 heures. J’habite un pays qui se dote d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Comme une pelote de haine, de morgue, de mensonge, et de bêtise que l’on s’applique à dérouler et à dérouler encore. Flash info. J’habite un pays où l’on expulse des enfants à la sortie de l’école. Flash info. Encore. J’habite un pays où l’on expulse même des poly-handicapés. J’habite un pays dans lequel à chaque nouveau flash d’information, je dois me pincer pour me dire que je ne rêve pas, que tout cela va s’arrêter, que la raison va l’emporter.

Je pense à ceux, je pense aux luttes. Qui ont permis que 3 mots figurent aux frontons des mairies. Je pense aux frontons fissurés. Je pense au sens, perdu dans ces lézardes. Je pense à ceux qui ont, un temps, habité le pays des droits de l’homme.

J’habite un pays. J’habite un pays dans lequel je voudrais, trop souvent, ne faire que passer.

affordance.info

 

http://www.futurquantique.org/?p=11274

  

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Published by eva R-sistons - dans Sionisme et Néo-sionisme
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