15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 21:31
                                          
GEAB N°38 est disponible! Crise systémique globale - L'Union Européenne à la croisée des chemins en 2010 : complice ou victime de l'effondrement du Dollar ? 

Un texte essentiel:
L'UE à la croisée des chemins

GEAB N°38 est disponible! Crise systémique globale - L'Union Européenne à la croisée des chemins en 2010 : complice ou victime de l'effondrement du Dollar ?

Communiqué public GEAB N°38 (15 Octobre 2009)

Les grandes tendances des phases 4 et 5 de la crise systémique globale (phase de décantation et phase de dislocation géopolitique mondiale) se dévoilent chaque jour un peu plus (1). Tout le monde a désormais compris que les Etats-Unis sont emportés dans une spirale incontrôlable associant insolvabilité généralisée du pays et incompétence flagrante des élites US à mettre en œuvre les solutions nécessaires. La cessation de paiement annoncée des Etats-Unis est bien en cours comme l'illustrent la chute du Dollar et la fuite des capitaux hors du pays : seuls le nom du liquidateur et la reconnaissance de la faillite sont encore inconnus, mais cela ne saurait tarder. Et, à l'image de son leader, l'Occident, dont le Japon s'éloigne un peu plus chaque jour avec la mise en œuvre de ses nouvelles orientations politiques, économiques, financières et diplomatiques (2), est déjà en pleine déliquescence à l'image de l'OTAN en Afghanistan (3).

Ainsi, selon LEAP/E2020, l'année 2010 va placer l'Union européenne au cœur de quatre contraintes stratégiques qui vont lui imposer des choix urgents dans un contexte d'effondrement accéléré du camp occidental, que l'on pourrait simplifier en le résumant au destin du Dollar US. Ces choix définiront durablement le rôle des Européens dans le monde d'après la crise. Soit ils s'affirmeront comme des acteurs-clés de la structuration du monde de demain en affirmant leur propre vision de l'avenir et en cherchant les partenaires ad hoc sans exclusive ; soit ils se contenteront d'être des victimes consentantes du naufrage de l'Occident en suivant aveuglément Washington dans sa descente aux enfers. Dans le premier cas, l'UE assumerait pleinement sa finalité historique de redonner aux Européens la maîtrise de leur destin collectif ; dans le second, elle se révèlerait n'être que le pendant occidental du Comecon (4), appendice sans avenir de la superpuissance tutélaire.

Les tendances lourdes sont déjà identifiables et vont, selon notre équipe, fortement pousser l'Europe dans des directions anticipables dès aujourd'hui. Cela dit, la faiblesse intellectuelle de l'actuel leadership politique européen (Union et Etats membres confondus) oblige à moduler les pronostics.

Dans tous les cas, l'UE étant la première puissance économique et commerciale mondiale (5), les conséquences de ces évolutions auront un impact direct et rapide dans le monde entier sur de nombreux facteurs économiques, financiers et géopolitiques essentiels : taux de change, prix des matières premières, croissance, systèmes sociaux, équilibres budgétaires, gouvernance mondiale.

Dans ce GEAB N°38, outre ses recommandations stratégiques et opérationnelles pour faire face à la crise et ses anticipations 2009-2014 des risques-pays face à la crise, notre équipe analyse donc les quatre contraintes stratégiques pour lesquelles l'UE va devoir, dès 2010, apporter des réponses lourdes de conséquences, à savoir :

1. Faire face à la rupture du système monétaire fondé sur le Dollar et éviter de se retrouver sans recours devant la perspective d'1EUR=2USD
 
2. Eviter l'explosion des déficits budgétaires à la mode américaine et britannique
 
3. Répondre à l'aggravation de la crise Iran/Israël/USA et de la guerre en Afghanistan en définissant une position spécifiquement européenne
 
4. Apprendre à travailler de manière indépendante et constructive avec les nouveaux acteurs clés du monde d'après la crise : Chine, Inde, Brésil et Russie notamment.

En effet, sur tous ces points cruciaux pour les Européens et le reste du monde, il n'est pas envisageable d’attendre au-delà de 2011. Il suffit pour s'en rendre compte d'imaginer que les Européens restent collectivement passifs face à ces quatre contraintes pour se rendre compte de l'impossibilité d'attendre au-delà de 2010 :

1. Ainsi, si les Européens se contentent de regarder le Dollar couler, leurs exportations vers les Etats-Unis et de nombreux autres pays aux monnaies liées au Dollar US vont d'ici un an être totalement sinistrées, aggravant la crise économique et sociale dans l'UE.
 
2. Si les Européens, et surtout les dirigeants de la zone Euro, laissent filer les déficits publics, à l'image de ce que fait la France, la zone Euro va être soumise très vite à des conflits internes brutaux entre Européens du Nord et Européens du Sud.

3. Si les dirigeants européens se contentent de suivre l'axe Israël/Washington dans la question du nucléaire iranien et d'emboîter le pas à l'administration Obama pour l'Afghanistan, ils vont entrer dans un processus de confrontation avec leurs opinions publiques pour lequel ils ne sont ni préparés, ni en position de force, gage d'instabilité politique grave au sein de chaque Etats membres.

4. Si les Européens refusent de discuter de manière indépendante de leurs intérêts communs éventuels avec les Chinois, les Indiens, les Brésiliens et les Russes, ils se privent tout simplement de tout moyen de faire valoir leur vision des choses en ce qui concerne les trois contraintes précédentes puisque ces pays représentent aujourd'hui les puissances sans lesquelles rien de décisif ne peut plus être mis en œuvre (6).

Evolution historique de la part du PNB mondial du tandem Chine-Inde (1500-2008) - Sources : Bloomberg / Gluskin Sheff - 2009
Evolution historique de la part du PNB mondial du tandem Chine-Inde (1500-2008) - Sources : Bloomberg / Gluskin Sheff - 2009

Selon nos chercheurs, il est donc certain que 2010 est une année cruciale pour les Européens et leur avenir collectif. La position de l'UE, et plus particulièrement de la zone Euro, face au Dollar va être déterminante pour les Européens, comme pour le Dollar et l'ordre monétaire mondial. Non pas que les Européens aient choisi l'année (2010) ou le sujet (le Dollar) (les dirigeants de l'Euroland préfèreraient certainement continuer leur « business as usual »), mais l'Histoire est douée d'une remarquable ironie qui met les « alliés » des Etats-Unis désormais au pied du mur : sombrer maintenant avec Washington ou s'en sortir sans Washington.

Or, à l'image du déroulement de l'ensemble des phénomènes impliqués dans la crise systémique globale en cours, le temps connaît une forte contraction : tout va beaucoup plus vite. A ce propos, on peut d'ailleurs s'étonner de voir les « experts » en tout genre présenter comme farfelu l'article de Robert Fisk « Le crépuscule du Dollar » (7), rapportant que Russes, Chinois, Français, Japonais et pays pétroliers du Golfe discuteraient une quotation des prix du pétrole dans une autre devise que le Dollar US d'ici neuf ans. Pour LEAP/E2020, le seul élément surprenant de cette information tient au délai de neuf ans. Cette évolution surviendra bien plus vite, d'ici 2 ans, sous la pression des évènements.

Rappelons-nous le monde d'il y a neuf ans pour comprendre l'extraordinaire accélération de l'Histoire que constitue cette crise : il y a neuf ans, G. W. Bush venait tout juste d'être élu ; le 11 Septembre n'aurait lieu que deux ans plus tard ; les Etats-Unis ne s'étaient pas encore enlisés en Afghanistan et en Irak ; Katrina n'avait pas encore rasé la Nouvelle-Orléans ; un Euro valait 0,9 Dollar ; la Russie n'était qu'un pays à la dérive ; l'UE croyait élaborer une constitution populaire ; la Chine était un acteur international pauvre ; l'économie US était montrée en exemple au monde et le Royaume-Uni faisait la leçon ultra-libérale à toute l'Europe ; les banques d'affaires de Wall Street paraissaient invincibles, … la liste pourrait continuer longuement. Ce qui en ressort c'est que chacun de ces évènements aurait paru impensable à la plupart des « experts » quelques semaines seulement avant qu'ils surviennent. Alors penser qu'il faudra neuf ans pour payer le pétrole en autre chose qu'en Dollar, monnaie qui ne tient plus que par la volonté (de plus en plus mauvaise) des banques centrales à acheter, acheter et encore acheter cette devise pour éviter qu'elle ne s'effondre, c'est franchement faire preuve d'une naïveté historique désarmante.

Déjà au second trimestre, les banques centrales du monde entier ont entrepris de mettre fin à leur accumulation de Dollars US (le Dollar n'a en effet représenté que 37% de leurs achats de devises alors qu'il représente 63% des réserves) (8). Déjà en Juillet 2009, ce sont près de 100 Milliards USD de capitaux nets qui ont quitté les Etats-Unis (9), et ce au moment même où le pays prétend réussir à faire entrer dans ses caisses plus de 100 milliards USD par mois pour financer le déficit fédéral (sans parler des autres déficits publics).

Dans ce cadre, une question essentielle se pose : qui achète vraiment ces 100 milliards de Bons du Trésor US chaque mois ? Certainement pas les citoyens américains qui sont endettés au-delà du raisonnable et n'ont plus ni épargne, ni crédit. Certainement pas les opérateurs privés étrangers qui s'inquiètent chaque jour un peu plus de l'état de santé des Etats-Unis. Certainement pas non plus les banques centrales chinoise, russe, japonaise qui entreprennent, d’un côté de cesser leurs achats de bons à long terme, et de l’autre, de commencer à vendre les T-Bonds ou à transformer leurs bons à long terme en bons à court terme. Etrangement, seule la Banque d'Angleterre semble avoir encore cet appétit (10). Alors, il ne reste plus que les « usual suspects », à savoir la Fed et son réseau de «
primary dealers », c'est-à-dire de la « planche à billet » d'une ampleur bien plus importante que celle reconnue par la Fed avec sa politique de « quantitative easing » officielle.
 

Evolution des achats étrangers de bons du Trésor US à long terme (1979 – 2009) - Source : Market Oracle / Sean Brodick - 09/2009
Evolution des achats étrangers de bons du Trésor US à long terme (1979 – 2009) - Source : Market Oracle / Sean Brodick - 09/2009

Avec l'annonce de budgets fédéraux en déficit de 1.000 milliards USD par an sur la décennie à venir (11), qui peut honnêtement penser que le reste du monde va accepter pendant encore neuf ans d'être payé en monnaie de singe ? Peut-être ceux qui pensaient impossible l'effondrement de Wall Street en Septembre dernier ? Ou qui croyaient qu'Obama allait changer l'Amérique et le monde (12) ? Ou qui persistent à croire que le consommateur américain va renaître de ses cendres et alimenter l' « impossible reprise » (13) ?

Contrairement à l’année dernière, l'actuelle rechute du Dollar ne bénéficiera pas d'un répit inespéré du fait de la panique. Cette fois-ci, la devise américaine fait figure d'épouvantail et non plus de refuge, car le découplage du reste du monde (Asie, Amérique du Sud et Europe en particulier) est à l'œuvre (14). C'est d'ailleurs pour cela que 2010 est une année si cruciale pour les Européens. S'ils laissent les évolutions en cours se poursuivre, c’est l'Euro qui va devenir une monnaie-refuge et son cours étouffera l'économie européenne. La zone Euro doit donc devenir plus agressive et débattre avec les autres grands acteurs économiques et financiers pour éviter cette situation, pour éviter que l'Euro ne s'envole face au Yuan, au Yen et autres monnaies de ses partenaires commerciaux.

En fait, sur ce point, elle n'a pas vraiment le choix, car acheter chaque jour des milliards USD qui valent de moins en moins étant donné le rythme croissant auquel ils sont créés, ne peut pas tenir lieu de politique durable (15). Et qui plus est, celle qui dispose vraiment d’une marge de manœuvre pour négocier au FMI, c'est bien l'UE, tant pour supprimer le droit de véto des Etats-Unis que pour faire de la place aux puissances « ré-émergentes » (16).


Poids des principaux acteurs dans la richesse mondiale - Source : FMI - 2009
Poids des principaux acteurs dans la richesse mondiale - Source : FMI - 2009

Comme souvent, ce sont les évènements extérieurs qui vont imposer aux Européens d'agir de manière unie et volontariste. En l'occurrence, pour LEAP/E2020, le Dollar va être l'un des puissants aiguillons de l'action européenne de l'année 2010.

Et l'Histoire, dont l'équipe de LEAP/E2020 souligne toujours que son seul « sens » est celui de l'ironie, s'apprête visiblement à donner aux Européens un rôle que tout le monde s'attendait à voir jouer par les Chinois…

---------
Notes:

(1) Voir GEAB précédents.

(2) Voir GEAB N°37 à ce sujet. Le changement radical de politique monétaire est en soi le coup le plus brutal porté au Dollar et aux achats de Bons du Trésor US par un « allié » depuis des décennies.

(3) Des Pays-Bas à l'Allemagne ou l'Italie, les pays de l'Alliance engagés dans le conflit afghan évoquent de plus en plus ouvertement leur désir de se dégager d'Afghanistan en 2010, tandis que le Japon a annoncé l'arrêt de son soutien logistique à la coalition.

(4) Organisation d'entraide économique du bloc communiste, dirigée par l'URSS, et qui fut dissoute deux ans après la chute du Mur de Berlin. Source :
Wikipedia

(5) L'UE est par ailleurs la seule dotée d'une monnaie pouvant jouer un rôle d'alternative au Dollar US, tout en détenant les troisièmes réserves mondiales d'actifs libellés en Dollars et les plus grandes réserves d'or de la planète, et en ayant un commerce extérieur peu dépendant du consommateur américain. Coincée dans une situation intenable, elle représente un acteur extrêmement puissant, devenu cette année la zone la plus riche du monde devant l'Amérique du Nord. Source :
Bloomberg, 15/09/2009

(6) Comme l'a bien constaté Barack Obama en signalant la fin du G7, et comme l'illustre le graphique ci-dessous. En effet, non seulement le tandem Chine-Inde a vu sa part du PNB mondial augmenter de près d'un tiers en 10 ans, mais, en plus, sur la longue durée, mis à part les deux derniers siècles, ces deux pays ont représenté en général près de 50% de la richesse mondiale. Difficile pour les Européens de faire l'impasse sur ce « détail durable ».

(7) Sources :
The Independent, 06/10/2009 et pour des versions linguistiques en traduction libre : « Le crépuscule du Dollar », Contre-Info, 07/10/2009 ;

(8) Source :
Bloomberg, 12/10/2009

(9) Source :
ShockedInvestor, 16/09/2009

(10) Mais vu l'état des finances publiques britanniques, cela ne peut pas être d'un bien grand secours pour les Etats-Unis. Le parti conservateur semble en effet prêt à jouer le rôle du FMI avec son programme de coupes radicales dans les dépenses publiques tandis que Gordon Brown vend les « bijoux de famille » de l'Etat. Sources :
BBC, 06/10/2009 ; BBC, 12/10/2009

(11) Et on peut supposer sans grande crainte de se tromper que ces estimations seront très inférieures à la réalité puisqu'elles s'appuient sur les prévisions de croissance du gouvernement fédéral. Source :
US Congressional Budget Office, 08/2009

(12) Visiblement, il en reste encore quelques uns, par exemple dans les neiges norvégiennes, parmi ceux en charge du Nobel de la paix.

(13) Voir GEAB N°37

14) Voir les anticipations des risques-pays face à la crise dans ce GEAB N°38.

(15) C'est d'ailleurs l'un des messages qu'ont voulu faire passer les citoyens japonais en changeant radicalement le pouvoir en place à Tokyo il y a un peu plus d'un mois.

(16) Quand on connaît l'Histoire, il est en effet un peu difficile d'appeler la Chine, l'Inde ou la Russie des puissances « émergentes ».

Jeudi 15 Octobre 2009

Dans la même rubrique :
                                                     NOM-grippe_bancaire.jpg
                                                                                

Les criminels de guerre sont
devenus arbitres de la loi


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Le deux poids deux mesures de l’action du régime israélien est excessif pour tous sauf pour l’Étasunien manipulé. Même un chroniqueur du Jerusalem Post, justement israélien, peut reconnaître la manifestation de ce double standard dans :

« Tout Israël parle désormais d'une seule voix contre le Rapport Goldstone...

 

C'est l’idée que se fait tout Israélien de la manière juste : Nous sommes en droit de faire toutes les horreurs que nous voulons aux Palestiniens car, par définition, ce que nous leur faisons, c’est de la légitime défense. Ils n’ont pas pour autant le droit de lever un doigt contre nous car, par définition, tout ce qu'ils nous font, c'est du terrorisme.

 

Il en est ainsi depuis toujours, c'est la manière dont fut menée l'Opération Plomb Fondu (Cast Lead).

 

Et il n'y a pas de limites à notre droit à l'autodéfense. Rien de ‘’disproportionné’’ n’existe.

 

À Gaza, nous pouvons détruire délibérément des milliers de maisons, le parlement, le ministère de la Justice et de l'Intérieur, les tribunaux, l’unique moulin à farine, le principal élevage de volailles, l’équipement de traitement des eaux usées, les puits et Dieu sait quoi encore.

 

Délibérément.

 

Pourquoi ? Parce que nous sommes meilleurs qu'eux. Parce que nous sommes une démocratie et que c'est une bande d'islamo-fascistes. Parce que la nôtre est une culture de la vie et la leur est une culture de mort. Parce qu'ils ne sont pas en mesure de nous détruire et tout ce que nous disons c'est donner une chance à la paix.

 

Les Goldstone du monde qualifient cela d’hypocrisie, de deux poids deux mesures. Comment osent-ils ! Par ici nous appelons cela de la limpidité morale. » Rattling the Cage: Our exclusive right to self-defense, par Larry Derfner, 8 octobre 2009.

 

Personne ne lira jamais cela dans le New York Times ou le Washington Post, ni ne l'entendra d’une source d’information étasunienne. A la différence des journaux israéliens, les médias étasuniens sont de parfaits porte-voix du Lobby d'Israël. Jamais une parole critique n’est entendue.

 

Cela sera encore plus le cas maintenant car, après des années d'efforts, le lobby israélien a réussi à abroger le Premier Amendement en joignant le projet de loi contre le délit de haine à celui récemment adopté sur les crédits militaires. C’est la manière donc fonctionne le syllogisme :

 

Il est antisémite de critiquer Israël. L'antisémitisme est un délit de haine. Critiquer Israël est donc un délit de haine.

 

Comme le note le Jerusalem Post, ce syllogisme est de la « limpidité morale. »

 

M. John Sawers, l'ambassadeur britannique auprès des Nations Unies, est entré dans l’arène du délit de haine quand il a dit à la radio de l'armée d’Israël que le Rapport Goldstone sur l'agression militaire d'Israël à Gaza contient « quelques détails très graves qui doivent être étudiés. »

 

À un an près, quand l’Anti-Defamation League aura sa phalange de procureurs en place au ministère de la Justice (sic), Sawers aurait été arrêté et placé devant un tribunal. L'immunité diplomatique ne veut rien dire pour les États-Unis qui envahissent couramment d'autres pays et exécutent leurs dirigeants ou les envoient à La Haye pour les juger comme des criminels de guerre.

 

Il n’empêche que, dans l'intervalle, le gouvernement israélien a averti Sawers et le gouvernement britannique que tout soutien envers le Rapport Goldstone entraînerait l’abolition de la double norme qui protège l'Occident et Israël, et créerait un précédent qui placerait les Britanniques sur le banc des accusés pour crimes de guerre en Irak et en Afghanistan.

 

« Londres, » a déclaré le gouvernement israélien, « pourrait se retrouver avec des menottes s’il soutient le document [le Rapport Goldstone]. » (Joli chantage ! Eva)

 

Dès que la cellule des délits de haine du ministère de la Justice sera en place, les juifs antisémites, comme les meneurs du mouvement pacifiste israélien et les journalistes d’Haaretz et du Jerusalem Post, pourront s'attendre à être inculpés pour délit de haine antisémite devant les tribunaux étasuniens.


Paul  Craig  Roberts 

 

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The Tyranny of Good Intentions  

 

Article original en anglais : How the Feds Imprison the Innocent,
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=15559, publié le 6 octobre 2009 

Traduction : Pétrus Lombard

roberts2.jpgPaul Craig Roberts fut ministre des Finances adjoint dans l’administration Reagan. Il est coauteur de The Tyranny of Good Intentions.


Il peut être contacté à l’adresse :
PaulCraigRoberts


 

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La Presse

http://pcfcapcorse.over-blog.com/article--la-faim--37589154.html

Plus d'un milliard de personnes
frappées par la faim dans le monde !
Sur le blog de notre ami africain Denis Zodo


Pour la première fois depuis 1970, le seuil historique du milliard d'affamés dans le monde a été de nouveau franchi. À l'occasion de la semaine de l'alimentation, un rapport conjoint de la FAO (l'agence de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture) et du PAM (programme alimentaire mondial) estime qu'une personne sur six souffre de la faim.

 

«Aucune nation n'est épargnée et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres et les populations les plus démunies qui en pâtissent le plus», déplore Jacques Diouf, le directeur général de la FAO. La majeure partie des personnes sous-alimentées provient, en effet, des régions du tiers-monde : Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l'Afrique subsaharienne (265 millions), de l'Amérique latine (53 millions) puis d'une région comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Cependant, les pays développés sont également frappés. 15 millions de personnes souffrent de la faim dans les pays du industrialisés, précise le document.

 

Augmentation des prix des denrées alimentaires

Selon le rapport, les crises économique et alimentaire ont élevé de manière dangereuse le prix des denrées de première nécessité. Le nombre de victimes de la malnutrition a augmenté de 100 millions par rapport à l'année dernière. «Les ménages pauvres se sont trouvé dans l'obligation de réduire le nombre des repas et de consommer des aliments moins nutritifs, de diminuer les dépenses de santé et d'éducation, et de vendre leurs avoirs», souligne-t-il. Cependant, les crises n'ont fait qu'aggraver une situation déjà inquiétante. Le nombre de personnes mal nourries augmente de manière régulière depuis plus d'une décennie, effaçant les bénéfices des progrès observés dans les années 1980 et au début des années 1990.

 

«Le problème de l'insécurité alimentaire» est «d'abord une question de mobilisation au plus haut niveau politique pour que les ressources financières nécessaires soient disponibles», à déclaré Jacques Diouf, directeur général de la FAO. «Chaque année, les soutiens à l'agriculture des pays de l'OCDE atteignent 365 milliards de dollars et les dépenses d'armement 1.340 milliards», a-t-il rappelé, dans le cadre de la Semaine mondiale de l'alimentation. (extraits, suite ici :)

http://www.blogdeniszodo.com/article-plus-d-un-milliard-de-personnes-frappees-par-la-faim-dans-le-monde-37557471.html



Statut de La Poste : proposition de loi des députés pour un référendum (cliquer)


Observatoiredessubventions.com suit au quotidien l’actualité de toutes les aides publiques, traque les abus et les gaspillages des princes qui nous gouvernent : dépenses somptuaires, associations fantômes subventionnées, clientélisme, dysfonctionnements de l’État et des collectivités locales…  Et ose en parler !


Rama Yade s'inquiète :

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http://laplote.over-blog.fr



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Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 (cliquer sur le lien),

11 mars 2004 à Madrid : était-ce vraiment un attentat islamiste ?

Les devoirs importants qui attendent les Allemands 
Les élections législatives allemandes ont certes donné la majorité qui lui manquait à la chancelière Angela Merkel, mais elles n’ont pas clarifié les fondements politiques du pays. L’Allemagne fédérale reste un État sous contrôle des troupes US et ses élites ont le regard fixé vers Washington. Karl Müller appelle à la restauration de la souveraineté.

L’ingérence sournoise du FMI et de la Banque mondiale en République démocratique du Congo 

12 États latino-américains contre les bases militaires US

Voltaire-ef@voltairenet.org



Le mouvement de désobéissance civile
dans l'Education Nationale

Pascale La Rosa répond aux questions de Cédric La Marcelle.


Pascale, vous êtes institutrice et vous vous définissez comme une désobéisseuse, de quoi s'agit-il exactement ?

 
Le mouvement de désobéissance civile est inédit en France dans l'Education Nationale. Il a débuté en novembre 2008 par la lettre d'Alain Refalo, instituteur à Colomiers, adressée à son inspecteur (voir document en pièce jointe). Son courrier, d'une argumentation parfaite, a trouvé de profonds échos chez moi. En l'état, la désobéissance ouverte, assumée, revendiquée, consiste à refuser un certain nombre de mesures dans une lettre adressée à son inspecteur, à l'inspecteur académique, au ministre de tutelle voire au président de la république dans le cas de Bastien Cazals. Mais nous voulons également nous ériger en une force de propositions constructives.
Nous n'appliquons pas les "nouveaux- vieux" programmes de 2008, mais continuons en revanche à travailler sur la base des ambitieux programmes de 2002, revus en 2007.
 
Nous épargnons aux élèves les nouvelles évaluations nationales, normatives, sans valeur pédagogique, inutilisables et dangereuses pour l'estime de soi, destinées à mettre en compétition les écoles entre elles, mais nous nous engageons à construire des évaluations portant sur les notions réellement étudiées, en fabriquant des outils de remédiation efficaces et adaptés.
 
Lorsque ces évaluations sont mises en oeuvre, nous ne communiquons pas leurs résultats par le logiciel-espion de l'Education Nationale.
Nous n'effectuons pas les 2 h d'aide personnalisée telles qu'elles sont prescrites, mais par contre nous proposons à TOUS les élèves de la classe de bénéficier de ces 2h volées sur le samedi matin, lors d'activités prenant en compte les difficultés des élèves.
 
Nous ne pouvons nous résoudre à désigner des élèves ni à les encadrer dans les stages de remise à niveau lors des vacances scolaires, mais nous nous efforçons, durant les 24 h de classe par semaine de mettre en œuvre des procédés et dispositifs d'individualisation et de groupes de besoin afin que chacun y trouve son compte.
 
Concernant les directeurs, il s'agit d'un refus catégorique de ficher les enfants dès l'âge de trois ans dans le fichier base-élèves, visiblement illégal au regard des lois informatique et liberté, et dénoncé par l'ONU. => http://retraitbaseeleves.wordpress.com
 

En quoi la désobéissance était nécessaire pour vous ?
 
Fatiguée de manifester en vain, de ronger mon frein avec un immense sentiment d'impuissance et de désarroi, j'ai accueilli comme un soulagement cette possibilité d'agir, de reprendre l'initiative. C'était une question de santé mentale, de cohérence entre mes convictions de professionnelle de l'éducation et mes pratiques d'une part, et d'honnêteté envers l'institution d'autre part. J'aurais pu agir clandestinement, discrètement dans mon coin (beaucoup le font, les profs ne sont pas débiles et dans leur majorité refusent ces "réformes" et détournent les heures de "soutien", ou ne les effectuent pas du tout), mais il fallait susciter le débat, alerter l'opinion publique et faire réagir nos supérieurs et le ministère.
 

Quels sont les risques pour l'enseignant que vous êtes ?
 
Les risques sont par exemple une forme subtile de sanction : l'inspection/matraquage, que j'ai essuyée l'an dernier, moins de 2 mois après l'envoi de ma lettre de désobéissance. J'ai également été convoquée par l'inspecteur d'académie qui m'a fait la morale et envoyé une lettre pour m'enjoindre de rentrer dans les rangs.

D'autres désobéisseurs ont eu des retraits de salaire allant jusqu'à 4 jours par semaine (par semaine !). D'autres ont vu leur déplacement d'office (récemment Erwan Redon dans un procès pour délit d'opinion), le retrait de leur poste de direction (Bastien Cazals, Isabelle Huchard, François de Lillo), des refus de promotion et un abaissement d'échelon (Alain Refalo)...
 
Pour faire face aux retraits de salaires et aux frais de justice, une caisse de solidarité a été mise en place avec succès. Et les tribunaux administratifs ont donné tort aux inspections ayant pratiqué ces retraits, quels qu'ils soient.
 

Qu'espérez-vous obtenir par la suite ?
 
Nous espérons déranger suffisamment le gouvernement et informer le public afin que soient enfin organisés des Etats Généraux de l'Education, en associant aux réformes tous les partenaires de l'école (parents, enseignants, chercheurs, éducation populaire que l'on étrangle...). Il est à signaler que le dernier rapport de l'OCDE, pourtant peu encline à contrer le gouvernement, nous donne raison sur de nombreux points. On peut lire le rapport complet à cette adresse : http://www.oecd.org/dataoecd/41/26/43636350.pdf
 

Que peuvent faire les parents qui souhaitent vous soutenir ?

Pour chaque enseignant désobéisseur les parents ont toujours répondu présents : refus d'envoyer leurs enfants en stage de stigmatisation, accord pour qu'ils participent tous aux 2 h de classe supplémentaires, marques de sympathie, témoignages extrêmement dignes lors des différents procès déguisés dirigés contre certains d'entre nous, création de comité de soutien...

Par ailleurs il existe un texte de soutien destiné aux citoyens qui souhaitent encourager notre engagement et les valeurs que nous avons exposées dans une charte, disponible sur le site www.resistancepedagogique.org

Cordialement
Pascale LA ROSA


lamarcelle@vitamineb.com


Plus de 330 Palestiniens détenus en Israël sans procès .

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