En attendant l' article que je prépare sur le vrai Kadhafi à partir de documents
anciens, et ceux sur les grands changements géo-politiques et sur le choc de civilisations créé artificiellement, voici la dernière vidéo d'Arthenice. A déguster ! Elle est belle - comme
Arthenice elle-même !
A bientôt, votre eva
Je joins un post sur la Russie et sur l'Egypte que je viens de trouver. Souvenez-vous :
Je ne cesse de plaider, comme le Gl de Gaulle, pour un axe Paris-Berlin-Moscou ! Au nom d'une identité de civilisation, au nom, aussi, et surtout, de la paix, ce bien si précieux... Notre avenir
est avec la Russie, pas contre elle avec nos enfants mués en chair à canons pour le compte de Washington, de Londres et de Tel-Aviv et de leurs multinationales de mort...
eva
Les élections législatives marquent à n’en pas douter, un ancrage définitif de la Russie dans un modèle de
développement démocratique autonome, éloigné des influences occidentales. La baisse de Russie Unie était prévisible tant le résultat de 2007 fut exceptionnel, avec plus de 60% des voix. Le parti
au pouvoir conserve une confortable avance sur ses rivaux. L’importance de ces élections n’est pas dans cette baisse de Russie Unie, qui n’empêchera pas, de toute façon, Vladimir Poutine de
gouverner pendant son prochain mandat. Ce qui compte avant tout, c’est le rejet massif de l’influence occidentale par le peuple russe. Les moyens engagés par les ONG américaines
l’auront été en pure perte. Même à Moscou, le parti Yabloko, considéré comme le plus libéral, recueille à peine 10%. La nouvelle classe moyenne russe ou les milieux populaires, lorsqu’ils n’ont
pas voté Russie unie (49,7%), ont voté communiste (KPRF : 19,15%), Russie Juste (parti proche de Russie Unie : 13,16%) ou pour les ultra-nationalistes de Vladimir Jirinowski (LDPR : 11,7%). Au
total, plus de 90% du corps électoral russe rejette l’influence occidentale.
La Russie semble définitivement guérie de son engouement pour le modèle occidental du début des années 90. Le modèle
consumériste, si visible à Moscou, n’est pas venu à bout à bout de l’âme russe. Les trois millions de fidèles qui ont défilé devant la ceinture de la Vierge dans toute la Russie, attendant
pendant des heures, la nuit et dans le froid sont là pour en témoigner. Les Russes, soutenus en cela par leurs élites reconstruisent leur identité autour du christianisme, ce qui est
également une rupture nette avec l’Occident ou la laïcité militante est devenue religion d’État.
Absence de partis pro-occidentaux à la Douma, reconstruction de l’identité russe autour du christianisme, piété
populaire, refus de l’affrontement civilisationnel, interdiction du prosélytisme homosexuel, c’est le modèle européiste au complet qui est rejeté par le peuple russe et ses élites dirigeantes.
Paradoxalement, c’est un modèle de développement qui pourrait inspirer les sociétés européennes enfoncées dans une crise autant économique que morale.
Au vu des résultats 2011, la Russie devient une vraie démocratie.
Une vraie démocratie musclée et non molle comme en Europe.
1/ Russie Unie en tête avec ses deux tours : Poutine et Medvedev. Un vrai parti centriste fort. Ce parti a
tapé fort dans les moins de 25 ans , ce qui contredit « les oiseaux de malheur occidentaux »
De Gaulle en serait jaloux!
2/ Un Parti communiste débarrassé des oripeaux du stalinisme fait fort avec près de 20%. Parti important
pour l’équilibre de la Russie.
3/ Le Parti Russie Juste avec près de 13% s’est remusclé. En comparaison avec la France, c’est un PS
français mais dont le fruit n’est pas pourri.
Ce tiercé donne à la Russie une force inégalée, une Russie droite dans ses bottes prête à construire la nouvelle
Eurasie tant désirée par le Kazakhstan.
Les autres partis:
Le parti Juste Cause représentant l’ultra libéralisme ne fait que 1.1% signifiant que
le Peuple russe rejette le capitalisme inhumain.
Le Parti Iabloko ne représentant que 4% avec une population plutôt citadine, cultivée, n’ayant pas trouvé
ses marques fera mieux la prochaine fois et avec 5% sera présent à la Douma (chambre basse du parlement).
Le Parti libéral-démocrate de Russie avec ses 11% reste stable. Parti à comparer avec le FN français
porté sur le patriotisme zélé mais ne progressera certainement pas dans l’avenir car vendre du patriotisme en Russie en tête d’affiche en « coeur de cible » est inutile car tous les
russes sont patriotes, toutes opinions confondues.
Le Parti Patriotes de Russie avec moins de 1% – Rien à dire, parti des indécis permanents mais
courage…Comme aux jeux olympiques, l’essentiel est de participer !
Quant à l’ineffable Kasparov ne représentant que lui-même jouait au jeu « des élections »
( plus captivant que le monopoly ) dans sa chambre d’hôtel. Il aurait été vu dernièrement pleurer dans les bras de Pierre Avril du Figaro qui va se charger d’expliquer au français lambda
que les élections russes étaient truquées. Il faut bien occuper les enfants !
“Nul doute déjà, que la fin de «la guerre froide» a marqué la fin
d’une étape plus longue du développement international – 400-500 ans, durant lesquels la civilisation européenne a dominé dans le monde. L’Occident historique s’est toujours propulsé à la
pointe de cette domination”.
“La nouvelle étape est parfois définie comme «post-américaine». Mais, certes, ce n’est
pas le «monde d’après les USA» et d’autant plus sans les USA. C’est un monde, où, à la suite de la montée d’autres centres globaux de la force et de l’influence, l’importance relative du rôle
de l’Amérique se réduit, comme cela avait déjà eu lieu au cours des dernières décennies dans l’économie et le commerce globaux. Le leadership est un tout autre problème, avant tout celui de
l’obtention de l’entente parmi les partenaires, de la capacité d’être premier, mais parmi ses égaux”.
” Pour définir le contenu de l’ordre mondial en formation, on avance aussi les termes
comme multipolaire, polycentrique, non-polaire”.
“Nous ne partageons pas les craintes, que la reconfiguration actuelle qui se passe
dans le monde mène inévitablement « au chaos et à l’anarchie ». On observe le processus naturel de la formation d’une nouvelle architecture internationale – tant politique, que financière et
économique, qui répondrait aux réalités nouvelles”.
“La Russie se voit comme une partie de la civilisation européenne, qui possède les
racines chrétiennes communes”.
“Le dur modèle anglo-saxon du développement socio-économique présente de nouveau des
ratés, comme dans les années 20 du XXe siècle .L’Occident avait pour beaucoup créé l’architecture financière et économique globale à son image. Et actuellement, où l’on est en présence du
déplacement reconnu par tous de la force financière et économique vers les nouvelles économies en croissance rapide comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, il devient évident que ce
système n’est pas adéquat aux réalités nouvelles. Au fond, on a besoin d’une base financière et économique, qui correspondrait au polycentrisme du monde
contemporain”.
***
Plus d’un an après ses propos tenus par Sergei Lavrov (en juin 2008 ) (Ndlr : Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie)
un seul constat s’impose, la crise financière les a totalement confirmés. A l’aurore de cet automne 2009, l’occident s’apprête à sortir de l’histoire par la petite porte, après avoir transmis
ses métastases à l’humanité toute entière. Dans ce monde en re-configuration, il est bon se demander quelle est la place que les peuples du continent Européen entendent
jouer.
A l’heure ou les lignes de fractures sont de plus en plus illisibles, il est bon de
rappeler que la seule chance de survie des peuples Européens est de sortir de l’ornière atlantiste suicidaire et de développer une collaboration poussée et intégréé avec la fédération de
Russie, afin que ce binôme “Euro-Russe” contribue à maintenir la paix sur le Heartland, au sein de ce nouveau monde multipolaire et polycentrique.
Dans un monde polycentrique et multipolaire,
l’unité Européenne est inévitable
Loin de l’idéalisme politique de comptoir, la réalité du monde de demain passe par
l’économie et la démographie. La baisse d’influence de l’Amérique se traduit également par une augmentation de l’influence de nombres d’autres acteurs : BRIIC (Ndlr : Brésil, Russie, Inde,
Indonésie et Chine), monde arabo-musulman riche en énergie et en capital humain…. La population de la planète atteint aujourd’hui 6,5 milliards d’habitants et devrait dépasser les 9 milliards
en 2050. L’Europe, qui compte aujourd’hui 728 millions d’habitants (dont 1/3 hors de l’UE) devrait voir sa population tomber à entre 564 millions et 632 millions d’habitants, soit représenter entre 7 et 8% de
la population mondiale et moins de 20% du PIB soit à peu près autant que la Chine seule (!). La France pour prendre un exemple devrait compter
elle 70 millions d’habitants en 2050, soit
0,8% de la population mondiale, un habitant sur trois ayant plus de 60 ans (!) et la moitié la plus jeune de sa population étant à cet moment la d’origine extra-européenne, principalement
Afro-maghrébine.
Dans ce contexte, et malgré les discours percutants de personnalités crédibles et
intéressantes (Nicolas Dupont Aignant, Paul Marie Couteaux ou Jean Pierre Chevènement pour ne citer qu’eux) la sortie de l’UE et le retour au « souverainisme » national est probablement la
dernière des solutions à envisager. L’UE est certes imparfaite à 99% mais elle est imparfaite en ce qu’elle est dirigée par Bruxelles, qui est une officine du « parti américain » qui traite
l’Europe en colonie américaine.
Pire les Américains (qui souhaitent avant tout maintenir leur position dominante et
défendre leurs intérêts) ne souhaitent pas une Europe unie et puissante, apte à ne pas les suivre dans leurs offensives militaires illégales ou même à s’y opposer, diplomatiquement, voir
militairement. C’est la raison pour laquelle les Américains font « tout » pour rentrer leur cheval de Troie (Turquie) dans l’Europe, afin d’y semer la discorde et de déstabiliser un ensemble
homogène en création. N’oublions pas enfin que la Turquie, seconde armée de l’OTAN, est avec Israël le pion de l’Amérique au Proche-Orient, et que celle-ci occupe militairement l’Europe
(Chypre).
C’est la raison pour laquelle les Américains ont tout fait pour dissuader De Gaulle
d’obtenir l’indépendance nucléaire et de sortir du commandement intégré de l’OTAN. Parce qu’une France indépendante, prélude à une Europe indépendante pouvait entraîner la pire des situations
envisageables pour les stratèges US, perdre l’avantage pris à la fin de la guerre (l’occupation de l’Europe de l’Ouest) et donc la main mise sur la façade « ouest » du
heartland.
C’est également la raison pour laquelle certains stratèges du « parti américain » en
Europe ont parfaitement compris l’intérêt à appuyer les « refus » de l’UE en soutenant des partis « anti UE » et Europhobes comme ce fut ouvertement le cas en Irlande avec le candidat
Libertas par exemple. Plus récemment, le Bruxellophobe Philippe de Villiers a lui aussi rejoint le parti Atlantiste de Nicolas Sarkozy, l’UMP, pourtant ouvertement Europhile et après que
celui ci ai fait rejoindre à la France le commandement intégré de l’OTAN.
La perte de souveraineté des pays Européens est un processus qui a traversé deux stades
principaux.
* Le premier est celui de la fin des empires, issu du traité de Westphalie et qui prône
l’identité nationale (l’état nation) comme identité première. Cette ‘nationisation’ des identités Européennes a crée les conditions de la guerre de 30 ans qui a ravagé notre continent dans la
première moitié du 20ième siècle. Curieux hasard, le traité de Westphalie mettait lui également fin à une guerre civile européenne de 30 ans.
* Le second stade est celui de la régio-fragmentation. Ce processus que l’on nous affirme
comme éminemment politico-progressiste (les régions seraient le stade ultime de l’intégration politique européenne) est en fait le résultat d’un processus politique extérieur volontaire afin
d’affaiblir l’Europe en la morcelant en entité qui de par leur petite taille n’ont plus aucune autonomie économique ni de souveraineté militaire. Cela a été particulièrement le cas pour l’est
de l’Europe comme en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie ou en URSS, pour des raisons évidentes : ces nations ne « baignant » dans le bain Occidental que depuis peu elles étaient suspectes de
réticence à l’alignement euro-atlantique. Quoi alors de moins étonnant que les partis Européens les plus éminemment régionalistes
soient les partis les plus européistes et les plus actifs en faveur de l’extension de l’OTAN et de l’intégration euro-atlantique. Ces mêmes « lignes » politiques sont partagées par les
commissaires de Bruxelles, agents zélés des intérêts Américains en Europe.
Évidemment cette Europe de Bruxelles est l’inverse de l’Europe puissante et indépendante
que nous voulons. L’union Européenne charnelle et réelle (et non légale) est néanmoins le seul objectif à défendre pour que les Européens maîtrisent leur destin et redeviennent acteur et non
seulement spectateurs. Or le monde de demain ne sera probablement pas un monde plus « ouvert » que celui que nous connaissons, ce sera probablement un monde d’affrontements, de conflits de
blocs, de territoires, de zones et de civilisations. Dans ce monde de tension croissante, la clef pour l’Europe est de se doter d’une structure de défense qui lui appartienne et lui permette
de protéger ses intérêts et ses citoyens. En ce sens, les propositions du président Medvedev sur la nécessité de créer une structure de sécurité Pan-Européenne (remplaçant l’OTAN) sont un
défi réellement intéressant pour l’Europe. (NOTE D'EVA : Je suis loin de partager l'européisme de l'auteur de ce post. Par contre, je
dis que l'Europe doit se tourner vers la Russie, non vers l'OTAN).
Dans un monde polycentrique et multipolaire,
sortir de l’OTAN et créer une défense continentale non atlantique.
L’OTAN est une alliance militaire constituée en 1949 pour faire face à l’URSS mais aussi
au risque futur d’une nouvelle situation pour l’Europe comme celle-ci avait connu avec l’Allemagne. Rapidement, cette alliance sous la coupe des anglo-saxons entraîna la constitution d’une
alliance concurrente dans l’autre bloc (soviétique) en 1955 : « le pacte de Varsovie ». Cette double alliance scinda le monde en deux blocs rivaux jusqu’en 1958, lorsque la France de De
Gaulle décida de quitter le bloc anglo-saxon et de développer son propre programme nucléaire. En 1966, la France quitte le commandement de l’OTAN, et le siège de l’OTAN est déplacé de Paris à
Bruxelles, ce qui est toujours le cas aujourd’hui, Bruxelles hébergeant donc et les institutions Européennes, et celles de l’OTAN. Retour dans le giron moins de 30 ans plus tard puisqu’en
1995, le président Français Chirac entama les négociations de retour au sein du commandement intégré de l’OTAN, retour avalisé et effectué par le président Nicolas Sarkozy le 17 mars
2009.
Il convient dès lors de se demander quelles sont les raisons de ce retour de la France en
tant qu’acteur essentiel au sein de l’OTAN. Celle-ci n’a en effet aujourd’hui que deux fonctions principales, qui sont les deux dans le pur intérêt de l’Amérique mais vont totalement à
l’encontre des intérêts Européens. Tout d’abord elle est devenue une arme de conquête du heartland Eurasien par l’Amérique et
en ce sens, son extension à l’est, vers les frontières de la Russie, passe par l’adhésion de nations nouvelles (nouvelle Europe) pour des motifs erronés, qui sont la crainte historique d’un
impérialisme Russe qui n’existe pas mais que les stratèges américains entretiennent parfaitement.
Sous couvert d’entrée dans le « partenariat euro-atlantique », l’OTAN s’installe
directement dans le cœur de l’Europe afin de pousser la Russie dans ses retranchements orientaux et de diviser une nouvelle fois l’Europe en installant ses bases militaires devant la
frontière Russe. C’est le but réel de la campagne de Serbie (la Serbie étant un pion Russe dans la logique du Pentagone) avec la base bondsteel mais également de la révolution orchestrée en
Ukraine, le but étant d’installer une base Américaine en Crimée, en lieu et place de la base Russe actuelle.
Depuis le 11/09/2001 également, l’OTAN s’est transformée en « armée » de croisés aux yeux
du monde musulman, les mêmes stratèges tentant de nous persuader que l’OTAN est un rempart contre l’islamisme agressif et terroriste. Pourtant nul besoin d’être savant pour comprendre que la
campagne d’Irak et celle d’Afghanistan, si elles devaient être gagnées (ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas) ne vaincraient pas le « terrorisme Islamique ». L’Islamisme est
aujourd’hui utilisé comme bouclier et paravent pour justifier des objectifs géopolitiques bien antérieurs. Ne suspecte t’on pas que l’attaque de l’Afghanistan ait été justifié par le 11/09
mais planifiée bien avant et que son but réel soit l’implantation de troupes US au cœur de l’Eurasie ? Peut-on sans rire croire que l’Irak baathiste de Saddam Hussein ai été un des vecteurs
du terrorisme islamique mondial, ou plutôt visé pour ses puits de pétrole ?
Les guerres de domination de l’empire Américain sont des guerres pour la maîtrise des
ressources naturelles, qui sont concentrées (hormis en Arctique) entre la péninsule Arabe, l’Irak, l’Iran, le golfe Persique, le sud Russie (Caucase) et l’Afghanistan. Or ces conflits
énergétiques déclenchés sur des faux motifs ne sont pas ceux de l’Europe. Pire ils sont susceptibles d’entrainer l’Europe dans des tensions ethnico-religieuses sur « son » territoire. La
désintégration de la Yougoslavie nous a montré à quel point une structure de sécurité était essentielle pour maintenir son harmonie et faire face aux déstabilisations de
l’extérieur.
L’affaire récente du Kosovo a parfaitement démontré à quel point l’Europe sert de tête de
pont aux américains pour « attaquer » et « conquérir » l’Eurasie, et donc la Russie tout en créant des tensions entre peuples Européens et surtout avec la Russie, à qui « l’avertissement »
Serbe était adressé. Point d’orgue de cette politique de conquête, le vote du Silk road strategy Act par le congrès US en 1999 destiné à « favoriser l’indépendance des pays du Caucase et
d’Asie centrale et à créer un pont terrestre détournant le commerce de ces pays avec l’ouest (qui passe actuellement par le territoire russe) vers le trajet de l’antique Route de la Soie
aboutissant aux ports turcs, donc à un pays de l’OTAN. L’oléoduc BTC qui passe par la Géorgie s’inscrit dans cette stratégie et explique en partie le développement de l’assistance militaire à
la Géorgie depuis l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili.
Dans un monde polycentrique et multipolaire,
éviter la désintégration continentale.
Toujours en 1999, malgré l’attaque de la Serbie, et après 10 ans d’effondrement total, la
prise de pouvoir de Vladimir Poutine va redresser la Russie et replacer celle ci sur le devant de la scène politique mondiale. L’Europe ayant basculé vers l’OTAN (participation des nations
européennes à l’agression contre la Serbie), la Russie, la Chine et les nations musulmanes d’Asie centrale créent en 2001 l’Organisation de Shanghai
ainsi que l’OSTC en 2002. Ces alliances militaires eurasiatique et inter-religieuses ayant pour but de répondre au
double encerclement Russe et Chinois par l’armée Américaine et à défendre le pré-carré régional eurasiatique. Comme le disait Zbigniew Brezinski : « La stratégie eurasiatique des Etats Unis a
suscité en réaction un rapprochement entre la Russie et la Chine. Les deux puissances continentales sont en train de construire une véritable alliance militaire face à la coalition
anglo-saxonne et à ses alliés. »
Cette offensive Américaine vers l’est (de Berlin à Kiev) s’est matérialisée en deux étapes
essentielles, de 1996 à 2009 :
* En 1996 est créé l’organisation GUUAM qui regroupe Géorgie, Uzbékistan , Ukraine,
Azerbaïdjan et Moldavie. Ces nations désirent à l’époque « sortir » du Giron post soviétique après la chute du mur et dans un contexte d’effondrement de l’état Russe. Il n’est pas surprenant
que ces nations aient des positions géographiques stratégiques et par conséquent aient été victimes
des révolutions de couleur financées par les ONG proches de la CIA (révolution orange, des tulipes, des roses et récemment en Moldavie après les élections) ainsi que des changements de
régimes pro-Occidentaux liés. Symbole de la « couleur » de cette association, les membres observateurs sont la Turquie et la Lettonie (!). Néanmoins ces régimes renversés n’ont pas obtenu les
résultats escomptés par leur supporters (intégration dans l’OTAN et l’UE, amélioration du niveau de vie…) mais au contraire ont entrainé une dégradation de la situation économique et aucune
intégration dans le système euro-atlantique. C’est la raison pour laquelle le départ de l’Ouzbékistan en 2005 et l’absence de réalisation concrète de l’organisation l’ont mise en sommeil
politique et qu’en mai 2006, le politologue azerbaïdjanais Zardust Alizadé exprimait encore ses doutes quant aux « perspectives de développement de l’alliance, et l’obtention de résultats
pratiques ».
* Aujourd’hui, la seconde étape se matérialise agressivement via l’apparition d’un nouveau
front, que l’on peut appeler le GUA (Georgie, Ukraine, Arctique). En Géorgie : l’incapacité politique du président a incité les stratèges Américains à
lancer une opération militaire en août 2008, celle-ci ayant néanmoins échoué puisque l’armée Russe a répondu avec force et a « libéré » les territoires d’Ossétie et d’Abkhazie. Ce conflit est
le premier conflit de la Russie avec l’Amérique hors des frontières Russes (la précédente étant la déstabilisation Wahhabite en Tchétchénie, fomentée en grande partie par la
CIA). En Ukraine les récents conflits gaziers témoignent des tensions grandissantes et un
observateur éclairé jugeait récemment que « un conflit limité, sous le prétexte d’un litige territorial, devrait éclater entraînant une rupture des fournitures de gaz pour une période plus ou
moins longue, les crises gazières sont provoquées afin d’entraîner les consommateurs européens à une telle coupure ».
L’Arctique nécessitant un développement propre, j’incite mes lecteurs à lire mes
précédents articles à ce sujet (ici et là) et à consulter le blog de « zebrastationpolaire » à ce sujet.
Ces manœuvres d’encerclement, d’endiguement et de déstabilisation ont divers objectifs
: - Contrôler les pourtours des mers noire, caspienne et baltique, zone essentielles et de
transit entre l’orient et l’occident. - Maîtriser les futurs corridors énergétiques, notamment via un projet de construction
d’oléo- et gazoducs contournant la Russie mais reliant les régions de la Caspienne, de la mer Noire et de la Mer Baltique. - Etendre l’influence de l’OTAN le plus à l’est, au cœur de l’Eurasie afin de réduire la
sphère d’influence de la Russie (sur son étranger proche) mais surtout en Europe et empêcher un éventuel développement de l’influence chinoise vers l’Asie centrale
Évidemment un lecteur non averti me dira que les russes et les américains n’ont cessé de
s’affronter depuis 1945 et que globalement, ce n’est pas l’affaire de l’Europe et des Européens. Or c’est précisément l’inverse…
Dans un monde polycentrique et multipolaire,
l’alliance Euro-Russe, clef de voute de la paix sur le continent.
Les conséquences sus cités sont absolument dramatiques pour l’Europe. Elles ont pour
conséquences de nous couper de la Russie sur un plan civilisationnel, géopolitique, politique et énergétique ou encore de créer un nouveau mur en Europe, non plus à berlin mais au cœur de
l’Ukraine, en séparant l’Ouest (ensemble sous influence Américaine) de l’Est (ensemble sous influence Russe). Plus prosaïquement, cette ligne de fracture coupe « presque » l’Europe orthodoxe
de l’Europe catholico-protestante, reprenant la vision des civilisations séparées de S. Huntington dans son ouvrage « le choc des civilisations ». Enfin il est à noter que la Chine, acteur
géopolitique et économique majeur, juge probablement l’Europe (via l’OTAN) co-responsable de la situation d’encerclement total qu’elle subit, que ce soit à l’ouest (ring centro-asiatique) et à l’est (dans le pacifique devant ses côtes). Cette rupture avec deux acteurs essentiels que sont la Russie (le pays le plus
grand du monde) et la Chine (le pays le plus peuple du monde) sont doublement graves. En cas de tension croissante entre l’OTAN et l’OCS, la France et les pays d’Europe Occidentale seraient
en conflit avec une organisation qui regroupe presque un homme sur trois dans le monde, couvre 32,3 millions de km² et comprend au niveau des ressources énergétiques 20 % des ressources
mondiales de pétrole, 38 % du gaz naturel, 40 % du charbon, et 50 % de l’uranium.
Cette stratégie de séparation de la Russie et de l’Europe de l’ouest et du centre a en
outre comme conséquence de « limiter » l’Europe dans un micro territoire encastré à l’ouest du continent et de la couper des possibilités immenses que lui offriraient un partenariat avec la
Russie.
• L’Europe à besoin de la Russie au niveau énergétique car la Russie dispose des réserves de
gaz et de pétrole dont l’Europe a besoin. La Russie est un fournisseur stable comme le prouve sa relation avec la Turquie qui ne souffre elle d’aucun problème d’approvisionnement (il faut
rappeler que les coupures d’approvisionnement lors de la guerre du gaz avec l’Ukraine étaient dus à cette dernière mais que les « médias » ont curieusement désignés la Russie comme coupable).
La question énergétique est essentielle car l’Europe sous commandement Américain se voit proposer des alternatives à hauts risques, comme celui de remplacer la Russie par la Turquie (pays de
l’OTAN candidat à l’UE !) comme fournisseur énergétique (Nabucco au lieu de South Stream) ou encore de participer à des conflits pour l’énergie (Irak) dont elle pourrait se
passer.
• L’Europe a besoin du fabuleux potentiel que représente la Russie, tant le potentiel
humain avec ses 140 millions d’habitants, que géographique avec ses 17 millions de Km² et le débouché sur le Pacifique. Elle deviendrait ainsi un acteur de premier plan notamment avec le
monde asiatique, qui est en plein développement.
• La Russie à également besoin de l’Europe et des Européens, tant pour l’acheminement de
ses matières premières que pour ses technologies ou son capital humain, qu’elle pourrait utiliser afin de combler le dépeuplement à l’est de l’Oural. Enfin et surtout, elle a besoin de
l’Europe comme d’un allié naturel, complémentaire car issu de la même civilisation.
En effet cette unité Euro-Russe (seule garante de paix et
d’indépendance pour les peuples du continent) n’est pas seulement vitale, elle est souhaitable car les Européens d’Occident ou de Russie appartiennent avant tout à la même
civilisation.
Comme le disait récemment Natalia Narotchnitskaïa lors d’un colloque à Paris : « La
vraie coopération entre la Russie et l’Europe pourrait cependant donner un nouvel élan à notre continent à l’aube du troisième millénaire. Les
grandes cultures romano-germanique et russe-orthodoxe partagent un seul et même fondement apostolique, chrétien et spirituel. Les Européens, qu’ils soient Occidentaux ou Russes, ont donné au
monde les plus grands exemples de la spiritualité latine et orthodoxe ».
Voilà pourquoi l’avenir de l’Europe, c’est la Russie.
Voici venir des jours décisifs. Les Egyptiens se rassemblent sur la place Tahrir,
exigeant que l’armée se retire du pouvoir. Ils exigent un véritable processus démocratique et transparent au sein duquel la société civile puisse trouver sa place et son rôle légitimes. Il
devient évident que cela n’est pas vraiment l’intention de l’armée, ni sa vision de l’avenir. Après avoir accepté la démission du premier ministre, la junte au pouvoir a nommé Kamal
al-Ganzouri, un ancien lieutenant de Moubarak âgé de 77 ans. Le choix d’un tel candidat montre comment l’armée essaie de contrôler la situation. Tantaoui et ses sbires ne sont tout simplement
pas prêts ni disposés à soutenir une transition démocratique véritable. En coulisses, ils cherchent des alliés et tentent de conclure des accords afin de se protéger et de continuer à contrôler
l’Etat.
Les personnes qui manifestent sur la place Tahrir ont besoin de soutien. Ils ont clairement compris
que l’Egypte est à la croisée des chemins ; si une libération véritable est au programme, alors c’est ici et maintenant que les choses vont être décidées. Faire partir Moubarak n’était que
le premier pas ; désormais, les manifestants affrontent le régime, ses structures, ses intérêts et même ses alliés. Ces jours, ils sont en train de défier les forces les moins visibles, et
les plus complexes, qui sont au cœur de l’appareil d’Etat égyptien, tant sur le plan national qu’international. Ce faisant, ils font non seulement face à des différends sur le plan intérieur,
mais affrontent également des défis internationaux liés au Moyen-Orient (le conflit israélo-palestinien, les intérêts occidentaux et asiatiques, d’autres mouvements populaires, etc.). Cela ne
sera pas facile : après des mois de résistance non violente (avec la retenue apparente de l’armée), nous assistons à présent à la répression, aux arrestations, à la torture et au meurtre
émanant tant de la police que des forces armées. Ils se sont éventuellement excusés, mais quelque chose a changé. Il est essentiel pour les femmes et les hommes qui continuent de manifester sur
la place Tahrir de rester non violents, de rester fidèles à la philosophie, ainsi qu’à l’esprit, des premières manifestations : pas d’armes, mais de l’assurance, du courage et de la
dignité.
Vendredi dernier, la manifestation était appelée celle de la “dernière chance”. Nous devrions rester
optimistes et faire des analyses en profondeur concernant la situation dans toute sa complexité. En coulisses, l’armée est en train de jouer un jeu peu loyal qui n’a rien à voir avec un
potentiel avenir démocratique. Certains affirment qu’il faut de la patience ; il s’agit d’une période de transition. Cela est partiellement juste - la transition requiert du temps, des
compromis et des efforts - mais ce n’est pas tout à fait ce qui se passe en Egypte. On entend des appels à la démocratie, on réitère des promesses (faites par la junte, annonçant qu’elle
quittera le pouvoir en juin), et on fixe une date pour des élections, tandis que l’on négocie et fait des affaires visant à se partager le pouvoir et les intérêts. L’armée joue un rôle
central : elle est en contact avec toutes les grandes organisations et tous les courants importants qui composent la société civile égyptienne. Parmi eux, bien entendu, les Frères
Musulmans. Les tensions sont vives au sein de l’organisation islamiste : certains de ses dirigeants sont proches de la jeune génération et tiennent à soutenir les manifestants en appelant
à une réforme complète et entière du régime tandis que d’autres (la majorité de la classe dirigeante actuelle) tiennent à protéger leur futur statut et rôle au sein de la société et sont prêts
à négocier avec les forces armées afin de sortir de la situation actuelle. Il se sont parfois distancés des manifestations et ont joué un rôle ambigü entre la société civile et l’armée. De
l’autre côté, on ne devrait pas oublier que les Américains ne sont jamais loin des négociations.
Les forces armées égyptiennes sont un allié important et, bien que nous entendions des appels
américains à ce que les civils s’emparent du pouvoir, la position étasunienne est loin d’être claire. Un accord entre l’armée et les Frères Musulmans pourrait s’avérer intéressant pour le
gouvernement américain. Plus encore s’ils parviennent à convaincre un “civil” capable de plaire à la rue et de préserver leurs intérêts, tel que Mohammed el Baradei, afin d’assumer le pouvoir.
Le printemps égyptien ressemble de plus en plus à de froids calculs politiciens au sein desquels les espoirs du peuple sont accessoires, si même ils ont quelque valeur.
L’Egypte n’est pas la Tunisie. Depuis le début déjà, j’étais pessimiste quant au fait que les
Egyptiens suivraient les pas des Tunisiens. Ils m’ont donné tort. Mais la situation actuelle pourrait me donner raison à nouveau : les apparences peuvent être trompeuses. Il y a eu des
manifestations, les espoirs ont été très élevés et Moubarak a finalement quitté le pouvoir ; mais nous sommes loin de l’exemple tunisien. Il serait intéressant d’analyser la situation
égyptienne à la lumière de ce qui se passe en Syrie, au Yémen et en Libye (où les négociations secrètes entre le CNT, les gouvernements américain et européens donnent un aperçu de ce qui se
trame réellement) bien plus que la situation en Tunisie ou même au Maroc, où le parti islamiste jouera désormais un rôle nouveau dans le paysage politique.
Des forces contradictoires - sur le plan national et international - cherchent à gagner du
temps ; de puissants intérêts sont en jeu. Au Moyen Orient, les défis sont nombreux, tout comme le sont les intérêts conflictuels. D’authentiques et véritables démocraties en Egypte, en
Syrie, au Bahrein, en Libye, ainsi qu’au Yémen sont loin de devenir une réalité. En fait, la démocratie authentique et véritable est loin d’être l’objectif de nombreuses personnes parmi les
protagonistes de la région. La bataille ne sera pas facile. Il n’empêche que nous devrions demeurer cohérents et courageux dans notre soutien aux populations civiles qui refusent d’abandonner
leurs revendications. Elles sont dans la rue en Egypte, en Syrie, au Bahrein et au Yémen ; elles se sont battues en Libye. Les défendre est absolument essentiel. Les personnes innocentes
n’ont pas été tuées en vain ; quel que soit le résultat des calculs très malsains, faits en coulisses, quelque chose est en train de se produire dans le monde arabe. Aujourd’hui ou demain,
il n’est pas seulement de l’espoir, mais encore une vérité historique : les peuples arabes trouveront certainement le chemin de leur accession au pouvoir et à la liberté. Que les forces
armées, les pouvoir occidentaux et asiatiques, ou bien encore les pantins politiques puissent préserver leurs intérêts immédiats n’empêchera pas, au demeurant, les citoyens d’obtenir leurs
droits, ainsi que leur dignité. Il s’agit d’une question de temps, et de courage. Ces jours-ci, le courage est partout dans les rues arabes.
l'école est humiliée, l'école est appauvrie, l'école est sacrifiée,
l'école est privatisée, l'école va mourir.
Quand je parle de l'école, je parle de l'école de la République qui portait haut les valeurs
encore inscrites sur les frontons de nos édifices publics. Elle a permis de dispenser un savoir de qualité. Elle a permis l'ascenseur social, seul garant de l'égalité.
-Avec plus de 100 000 postes d'enseignants supprimés depuis 2007,
- avec la fameuse RGPP (Révision Générale des Politiques
Publiques),
- avec les DSP (Délégation de Service
Public),
- avec les PPP (Partenariats Public
Privé),
- avec la prochaine suppression des concours de recrutement,
- avec la précarisation des enseignants et des autres personnels de l'éducation qui n'est plus nationale depuis 2004,
- avec la prochaine suppression du baccalauréat,
-avec la suppression de l'histoire géographie en terminales scientifiques,
- avec la paupérisation des programmes qui ne permettent plus d'instruire et de former des
citoyens responsables,
- avec ces campagnes de dénigrement sur les grands média,
- avec la nouvelle gouvernance qui insidieusement s'installe,
- avec la nouvelle gestion des personnels directement inspirée de celle de France
Télécom,
- avec la nouvelle notation des enseignants,
- avec le livret de compétences (véritable fichage de chaque
individu depuis la première année de maternelle et peut-être avant),
- avec tout cela et tant de belles choses que je n'ai pas la place de citer ici, vous
comprendrez que la vieille dame est moribonde et s'éteint doucement.
La mort de cette institution républicaine laisse entrevoir
la disparition des valeurs qui fondent notre vivre
ensemble.
Il faut être conscient des dangersqui nous guettent.
Tout ne sera pas réglé par une alternance en 2012.
Il faut nous prendre en main
et refuser l'asservissement et l'esclavage
pour les générations futures !
Nous pouvons si nous le voulons, arrêter ce massacre programmé.
Alors, agissons pour l'intérêt général
!
(..) N'attendons pas que les catastrophes arrivent
Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789
Rappel utile
Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée
nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer,
dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle
sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution
politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution
et au bonheur de tous.
En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les
auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.
Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les
distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et
imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. SUITE ICI :
France24 célèbre ses 7 ans au service de l'Information. Quelle plaisanterie !
Encore aujourd'hui, il demande si on apprécie cette chaîne en présence du principal larbin, vous savez le faux philosophe au service des guerres sionistes et anglo-saxonnes ("sans les
aimer", sic !), BHL !
Animée par tous les amis d'Israël et de ses intérêts militaro-financiers,
impulsée par Christine Ockrent, aussi néo-sioniste que son ami DSK, et épouse du très néo-conservateur Kouchner (partisan du Droit d'ingérence pour l'Occident prédateur et criminel,
notamment en Irak, aujourd'hui détruit, pillé, ruiné, meurtri...), France24 est un pur produit de l'Occident ultra-libéral, militaro-financier, au service du Nouvel Ordre Mondial qui
vampirise la planète. Aussi y voit-on célébrer, et encourager, les guerres soi-disant humanitaires en réalité génocidaires et néo-coloniales, comme en Libye qui a permis à l'Empire de
placer ses marionettes islamistes opposées à l'Etat laïc et nationaliste de Kadhafi qui, d'ailleurs, avait nationalisé le pétrole pour en faire profiter les Libyens (aucun chômeur, pays le
plus prospère du continent, 5 millions d'emplois offerts aux Africains, etc).
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Ainsi, dans ce pseudo média au service de l'information, vous entendrez tous les
représentants de la Presse ultra-libérale comme le Figaro, Valeurs Actuelles etc, tous les partisans du Nouvel Ordre Mondial enrichissant les plus riches en sacrifiant classes moyennes et
modestes, tous les supporters de l'islamophobie et des guerres contre les pays non-alignés (Russie, Chine, Iran, Vénézuela, Syrie, Biélorussie, Liban, etc etc), tous les faux Observateurs
qui sont en réalité des relais des agents de la CIA ou du Mossad pour déstabiliser les pays refusant la domination des Anglo-Saxons et des Israéliens (et du caniche européen), tous les
soutiens de l'UE au service des banksters et d'une façon générale, tous les partisans de l'ultra-libéralisme militaro-financier avec à la clef les jolies guerres pour la "démocratie"
servant les intérêts du Cartel bancaire dictatorial et de ses amis dans l'Assurance ou parmi les Industriels de mort (pétrole, nucléaire, armement, agro-alimentaire, chimie
etc).
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L'invité le plus invité est BHL, qui devrait se retrouver devant la CPI à la Haye
si elle était réellement au service de la Justice plutôt que des intérêts de l'Occident criminel. Mais non, face à France24 voici le partisan des "guerres sans les aimer" (sic ! Quelle
hypocrisie ! Ailleurs, il avoue travailler pour les intérêts israéliens, c'est tout dire) présenté comme celui qui arrive à convaincre aussi bien la Droite (Sarkozy et ses guerres
impériales néo-coloniales) que la Gauche (il avait réussi à se poster dans l'entourage de Ségolène Royal)... alors qu'il est la 5e colonne de l'Etat voyou Israël, seulement intéressé à
propulser son désordre guerrier et usurier.
Cette chaîne est une chaîne communautariste, chargée de conditionner les masses
arabes et plus généralement, tous les citoyens crédules croyant avoir affaire à de l'information honnête, alors qu'ils sont quotidiennement victimes de la propagande militaire et financière
préparant l'avènement du Nouvel Ordre Mondial sur les décombres de la Syrie, de l'Iran, du Vénézuela, de la Russie et de la Chine... et plus généralement, sur ce qui restera de l'humanité
"génocidée" et asservie.
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Photo récente. Blog d'une journaliste-écrivain. Analyse des faits marquants de l'Actualité, non-alignée, originale, prophétique, irrévérencieuse. Buts: Alerter sur les menaces, interpeller, dénoncer l'intolérable, inciter à résister. Alternance articles Eva et liens infos non officielles. Ici, pensée et parole libres. Blog dénonçant le Nouvel Ordre Mondial, le libéralisme militaro-financier, le choc de civilisations,
la désinformation. Eclairage DIFFERENT sur l'Actualité.
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