9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 22:03
 
Mes amis,

En déplacement,  je me retrouve bloquée à cause des intempéries. La région où j'habite a reçu des assauts furieux, les vagues atteignant même plusieurs mètres de hauteur.  En attendant de rentrer, j'utilise un ordinateur de poche, un court moment, voici donc une publication empirique. Elle attirera votre attention sur une structure de plus en plus totalitaire, l'Union européenne. Attention, le nazisme, loin d'être vaincu, s'est perpétué, en mettant à mort les Etats souverains, et même l'Etat. Celui-ci ne fait plus qu'appliquer des consignes, et celles-ci sont contraires aux intérêts des peuples. L'UE dérive vers une dictature totalitaire, il semble qu'elle ait été, dès l'origine, conçue pour être un instrument du Nouvel Ordre Mondial, une étape vers un pouvoir toujours plus concentré, dominateur, liberticide. Au service de l'oligarchie financière, non élue démocratiquement, et prête à sacrifier les peuples aux intérêts bassement mercantiles.

Voici des éléments pour alimenter votre réflexion - et l'action, le cas échéant !

Votre eva R-sistons    


Le Plan Economique
Merkel Sarkozy
ressemble Etrangement A Celui Des Nazis Dans Les Années 40


Sous couvert d’éviter à d’autres pays européens la crise financière actuellement traversée par la Grèce, Merkel et Sarkozy ont proposé de créer un gouvernement fédéral économique européen. Ce plan ressemble étrangement à celui des Nazis dans les années 40 pour consolider leur pouvoir fasciste.

 

Le Plan Economique Merkel Sarkozy Ressemble Etrangement A Celui Des Nazis Dans Les Années 40

Selon le quotidien allemand Der Spiegel online « alors que l’état des finances de la Grèce fait chuter l’euro, des appels sont plus fréquemment lancés pour coordonner la politique fiscale au sein de la zone euro. Maintenant, l’Allemagne et la France ont présenté un document décrivant ce que pourrait être ce type de régime ».

L’objectif c’est de s’orienter vers une économie planifiée centralisée, Bruxelles exerçant un contrôle total sur les affaires financières des états membres, ce qui ressemble de plus en plus à du fascisme économique.

Jean Claude Juncker, président du conseil européen, a reçu la nouvelle proposition des mains du ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, et de la ministre des finances française, Christine Lagarde, a mis l’accent sur la nécessité d’un « gouvernement économique européen » pour résoudre la crise de la dette de la Grèce.

Selon ce document « l’idée de départ d’établir une politique économique européenne commune, telle que présentée par le président de la commission européenne, Jose Manuel Barroso début février, nécessite que les pays soient contraints d’instaurer des réformes structurelles sous peine de sanctions financières »

Ce plan pour un nouveau « gouvernement économique européen » a également reçu le soutien de l’ex ministre des affaires étrangères allemand membre des Verts, Joschka Fischer, un ami proche de Daniel Cohn Bendit d’Europe Ecologie.

Fischer demande instamment que « les gouvernements français et allemand établissent un organisme de supervision financière avec suffisamment de mordant pour contrôler les finances des états membres ».

Cela rappelle ce qui a largement été documenté concernant la création de l’ancêtre de l’UE, le Marché Commun, un rejeton de l’Allemagne Nazie qui voulait préserver le pouvoir fasciste au-delà de la défaite d’Hitler.

Un rapport des services de renseignements militaires des US, EW-Pa 128, également connu sous le nom de «The Red House Report « détaille la manière dont les hauts responsables du régime nazi se sont rencontrés secrètement à l’Hôtel de la Maison Rouge à Strasbourg le 10 Août 1944 et sachant que l’Allemagne était sur le point d’être vaincue militairement, ont conspiré pour créer le Quatrième Reich - un empire pan européen économique sur la base d’un marché commun européen. De riches industriels nazis tels Alfred Krupp de Krupp Industries et Friedrich Flick, de même que des sociétés telles BMW, Siemens et Volswagen, ont activement œuvré à la construction d’un empire économique pan européen.

Selon l’historien Michael Pinto-Duschinsky « pour un grand nombre de dirigeants proches du régime nazi, l’Europe est devenue une couverture pour poursuivre les intérêts nationaux allemands après la défaite d’Hitler… La continuité de l’économie de l’Allemagne et des économies de l’Europe post guerre est frappante. Certaines des personnalités dirigeantes de l’économie nazie sont devenues les principaux constructeurs de l’Union européenne ».

D’autre part, dans son livre intitulé « Europe Full’s Circle » son auteur Rodney Atkinson fournit une liste des politiques proposées par les Nazis et leur similitudes avec celles de l’Union européenne.

Un autre auteur, Adam Lebor, qui lui aussi a amplement documenté cette continuité entre l’Allemagne Nazie et l’Union européenne, écrit à propos de cette proposition Merkel Sarkozy :

« Ces trois pages dactylographiées nous rappellent que l’initiative prise pour créer un état fédéral européen est inexorablement liée aux plans des SS et des industriels allemands pour un IVème Reich - un empire économique plutôt que militaire ».

Ce que Merkel et Sarkozy proposent c’est un « nouveau plan d’unité économique » avec un contrôle financier centralisé à Bruxelles sur les économies des états membres et dirigé de là bas. En 1940, le ministre de la propagande d’Hitler, Joseph Gobbels a ordonné la création d’une «unification économique de l’Europe sur une large échelle »« dans 50 ans les peuples ne penseront plus en terme de pays ».

Ainsi donc, le plus loyal allié nazi d’Hitler appelait à l’époque à « l’unification économique de l’Europe » et maintenant les Merkel Sarkozy Fischer et consorts appellent eux aussi de tous leurs vœux à cette unification économique européenne ce qui implique de facto que les états membres renoncent à diriger leurs propres économies, le coup de grâce après leur renoncement à battre monnaie avec la création de la zone euro, et le dictat imposé par la Banque européenne aux économies nationales.

Le fait que l’UE, sous l’impulsion de Merkel et Sarkozy, cherchent actuellement à confier à ses dirigeants non élus démocratiquement le pouvoir de contrôler directement les économies nationales est un signe d’une dérive totalitaire de l’UE. Si on ajoute à cela le fait que ces mêmes buts ont été par le passé poursuivis par l’un des régimes notoirement reconnu comme criminel et barbare, alors les citoyens des pays des états membres devraient se réveiller et manifester leur opposition à une telle dissolution des états nations dans une dictature européenne qui règlementera de plus en plus leurs vies au quotidien sans qu’ils ne puissent rien faire contre.

La première chose à faire c’est sur le plan national de chasser celui qui sous couvert de vouloir «défendre l’identité nationale » attaque l’état nation en utilisant le pouvoir qui lui a été confié. C’est ce que l’on appelle de la haute trahison. Un président en exercice peut être déchu pour cette raison.
Source :
Planète non violence

Lire aussi :
Derniers Articles

Dubaïgate : Affaire Des Faux Passeports, Dangereuse Faille Sécuritaire Et Mollesse de L’UE

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-grece-derive-totalitaire-de-l-union-europeenne-46258557.htm


____________________________________________________________


Quelques liens :

En 1951, un village français a-t-il été
arrosé de LSD par la CIA?
 


Pendant une semaine, il y a près de 60 ans, un bourg entier du Gard, Pont Saint-Esprit, est pris de folie et d'hallucinations. Un journaliste américain prétend avoir percé le mystère : il s'agirait d'une expérience secrète menée par les services américains, en pleine guerre froide. Lire la suite l'article

Au moins cinq morts, plus de 30 personnes hospitalisées et près de 300 malades. En août 1951, un fait divers tragique secoue une grosse bourgade paisible des bords du Rhône, Pont-Saint-Esprit.

Ce qui commence comme une banale intoxication alimentaire collective culminera quelques jours plus tard en une nuit de pure folie, des scènes d'hallucinations dignes d'un tableau de Bosch, une « nuit de l'Apocalypse », pour reprendre les termes d'un des médecins locaux, le Dr Gabbaï.

Récemment, France 3 exhumait ce fait divers sous la forme d'une fiction bourrée d'erreurs, « Le Pain du diable », bien que le téléfilm s'inspirât essentiellement du remarquable travail d'un historien américain, Steven Kaplan, « Le Pain maudit » (Fayard), en 2008.

Après des années d'enquête, Kaplan reste frustré : aucune des pistes suivies -ergot de seigle, fongicide, eau, mycotoxines- n'apporte d'explication définitive.

Dans un livre publié aux Etats-Unis fin 2009, le journaliste Hank Albarelli affirme avoir percé incidemment le mystère. La crise de folie qu'a connue Pont-Saint-Esprit viendrait d'une expérience secrète sur les effets du LSD menée conjointement par l'armée américaine et la CIA.

 

« J'ai des serpents dans mon estomac ! »

 

L'affaire du « pain maudit » débute le 17 août 1951. Les salles d'attente des trois médecins de la ville sont pleines. Une vingtaine de malades viennent consulter pour des symptômes apparemment digestifs : nausées, brûlures d'estomac, vomissements, diarrhées.

Viendront s'ajouter dans les jours suivants des fatigues importantes et des insomnies. Pour nombre de malades, après une rémission de 48 heures, les symptômes s'aggravent pour culminer dans des crises hallucinatoires habitées, entre autres, par des flammes et des animaux.

Après une enquête sur place pour le magazine Look, un journaliste américain, John Fuller, décrit dans un article paru en 1968 des scènes d'hallucinations collectives.

Un ouvrier, Gabriel Validire, hurle à ses compagnons de chambrée : « Je suis mort ! Ma tête est en cuivre et ...


Lire la suite sur Rue89


http://fr.news.yahoo.com/69/20100309/tfr-en-1951-un-village-franais-a-t-il-t-b8d393e.html 

Le petit maquereau et la première gourgandine de France reprennent leurs habitudes...

Il paraît que rien ne va plus dans le couple présidentiel: Rumeurs, ou pas ?
(Les médias attendent la fin des élections ?)
 Le Post.fr a publié la news en Une (info vérifiée par la rédaction)
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkylplkkVyLgwiHUBC.shtml

 
 
inv
Wikipedia.org

Le mécontentement gronde.
Bref bilan de la politique menée par Sarkozy


A 25 mois de la fin de son mandat, Nicolas Sarkozy a créé les conditions d’une rupture sociale profonde qui pourrait mal se terminer.

CONSTAT :

Le chômage explose

Le cap des 10% de chômeurs vient donc d’être passé, et plus d’un million de français vont perdre cette année tous leurs droits.


Si l’on y ajoute à ça les personnes qui exercent une activité réduite, cela porte le chiffre de français en difficulté à 3,5 millions de personnes.


23,5 millions de personnes exercent encore une activité salariée, mais combien de ceux-là vont perdre leur travail en 2010 ?


Si l’on applique le pourcentage de l’augmentation connue sur 2009 (24,6%) à l’année 2010, on peut estimer qu’à la fin 2010, 500 000 français de plus se retrouveront sans emploi. lien


Les inégalités se creusent


Le président Ford prétendait qu’un écart de salaire de 30 était le seuil à ne pas dépasser.


Le programme commun de la gauche, avait proposé un écart maximum de 7.


Or aujourd’hui, le salaire le plus haut équivaut à 540 fois le RMI. lien


Les inégalités salariales continuent de se creuser. lien


Celui entre les femmes et les hommes reste d’actualité. (19,2% en moyenne)


Dans les années 80, l’augmentation du salaire net médian était d’après l’INSEE de 3,1 et elle est aujourd’hui de -0,1. lien


Alors le gouvernement a créé un « observatoire des inégalités ».


A défaut de les changer, on peut toujours s’inscrire à ce colloque le 23 mars prochain.


Le service public passe à la trappe


Depuis le 1er mars, La Poste a changé de statut.


Elle est devenue une société anonyme.


« les activités de service public qui ne rapportent plus, comme le courrier, vont disparaitre ; et les activités qui dégagent du profit comme la Banque Postale, vont être privatisées » déclarent des militants. lien


Pourtant 2 millions de votants se sont exprimés à 98,5% contre ce changement de statut.


Question éducation nationale, contrairement à une idée reçue, il faudrait recruter plus d’enseignants, ainsi que le démontre cette étude : lien


C’est déjà ce que demandait en 2007 Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. lien


Or le gouvernement diminue le nombre de postes, et favorise la mise en place d’heures supplémentaires, privant du même coup, les enseignants de travail.


Les prisons sont surchargées, et sont dans des conditions si déplorables que des ex-prisonniers viennent d’obtenir réparation, pour avoir souffert dans les prisons de Rouen. lien


Les hôpitaux sont en sous effectifs, et les soins fatalement de moindre qualité, malgré le dévouement du personnel soignant. lien


Quant à France Telecom, depuis qu’elle est tombée dans le privé, la compétition et la concurrence à généré déprime et suicides. (25 suicides en 20 mois)


Le monde agricole est en larmes.


Bien sûr les gros céréaliers tirent leur épingle du jeu grâce à de généreuses subventions européennes, mais le monde paysan souffre.


Il faut se remettre en mémoire le témoignage poignant de Pierre Priolet. lien


La misère s’installe


Le nombre des sans abri ne cesse d’augmenter, (lire ici la charte du sdf).


Selon une étude de l’INSEE, 800 000 personnes ont vécu dans la rue à un moment de leur existence en France.


Aujourd’hui, les SDF seraient au nombre de 200 000. Lien


Les français fouillent dans les poubelles pour subvenir à leurs besoins. lien et ils sont 2 millions à avoir recours à l’aide alimentaire.


100 millions de repas ont été servis aux restos du cœur à 800 000 personnes en 2009 (100 000 personnes de plus qu’en 2008)


Le gouvernement donne le mauvais exemple


Qui a oublié le fameux repas offert par notre gouvernement aux convives du sommet de la méditerranée, à 5050 euros par personne ?


Qui a oublié le bouclier fiscal, cadeau de 15 milliards fait aux nantis ?


Qui a oublié le doublement de salaire que s’est généreusement octroyé Nicolas Sarkozy.


Il touche actuellement 19 508,21 euros net mensuel.


Puis, on a découvert le népotisme présidentiel avec l’affaire Jean Sarkozy, et l’intervention personnelle de l’Elysée pour que Pierre Sarkozy obtienne une subvention. lien


Le budget du gouvernement a explosé.


En juillet 2008, on apprenait que le SIG (service d’information du gouvernement) avait augmenté son budget de 292%, passant de 5,7 millions à 22,4 millions. lien


Pour 2010, il y aura 21,9 millions d’euros pour la communication politique du chef de l’état. lien


Le budget annuel de l’Elysée est passé de 32 millions d’euros à 130 millions d’euros. lien


Avec un déficit record de 138 milliards, on pourrait attendre du gouvernement un peu plus de rigueur.


Rappelons que nous sommes très loin de la limite fixée par les traités européens (3% du PIB), puisqu’en début 2010 nous en sommes à plus du double (8,5% du PIB).


La France s’est donné jusqu’en 2014 pour revenir aux 3%.


A bien y réfléchir, nous ne sommes guère mieux lotis que la Grèce qui veut passer de ses 12,7 % de 2009 à 8,7% en 2010, et arriver à 2,8% en 2012.


Alors pour compenser ces déficits, et contrairement à ce qui est affirmé, les impôts des français ont augmenté : les taxes sur les ménages ont fait rentrer dans les caisses de l’état 3,85 milliards d’euros (TIPP, forfait hospitalier, déremboursement des médicaments, tabac, redevance télé, taxe carbone…). lien


Les français dépriment


Comme le drapeau de l’insécurité est brandi régulièrement, les français ont peur les uns des autres, malgré le nombre croissant et inutile de caméras de surveillance. lien


En effet, on y renonce partout sauf en France, et le gouvernement est prêt à dépenser 555 millions d’euros pour en tripler le nombre.


Une enquête menée par le CCOMS (centre collaborateur de l’organisation mondiale de la santé de Lille) conjointement avec la DREES (direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques) pendant 4 ans, en interrogeant 36 000 personnes nous apprend que la dépression devient quasi épidémique en France. lien


11% des personnes interrogées ont connu un épisode dépressif.


Selon cette enquête 9,1% des femmes, et 6,4% des hommes (en priorité chômeurs ou divorcés) ont déclaré avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie.


Çà va mal finir


Ce titre prémonitoire du livre de François Léotard (Grasset/mars 2008) dédié à son ancien ami, Nicolas Sarkozy, décrit en moins de cent pages une situation apocalyptique.


Ecrit d’un jet, quelques mois après l’élection, Léotard voyait déjà le pire arriver. Extraits


« Sarkozy ne parle pas de la police, il est la police. Il est l’ordre. L’ordre seulement, mais l’ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n’ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d’emploi. Les pédophiles n’entrent pas dans la catégorie de l’acquis, mais dans celle de l’inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer un suivi » en milieu fermé, c’est-à-dire une deuxième prison qui s’ajoute à la première, mais sans jugement)… (Il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme)… (Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants)… (Il parait que tu n’écoutes plus ceux qui t’entourent ». Etc.


Certains gardent quand même l’espoir, et comme la maman de Napoléon pensent peut-être « pourvu que çà dure », mais ils risquent d’être déçus, car comme disait mon vieil ami africain : « ce n’est pas parce que l’escargot n’a pas de dents qu’il faut s’amuser à le mettre dans sa culotte »

http://www.olivier-cabanel.fr/Accueil.html

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkylplFkVpLQSkmVab.shtml



La disparition du Cerc ! 

Denis Clerc | Alternatives Economiques n° 289 - mars 2010

 



En 1993, Edouard Balladur en avait rêvé ; en 2010, Nicolas Sarkozy l'a fait : dans le silence général, le pouvoir a supprimé de facto le Conseil de l'emploi, des revenus et de la Cohésion sociale (Cerc). Le Centre d'études des revenus et des coûts - c'était ce que le sigle Cerc désignait à l'origine - avait été créé en 1967 par le général de Gaulle suite à la proposition d'un comité chargé de réfléchir à ce que pourrait être une Politique des revenus en France. Présidé par le commissaire au Plan de l'époque, Pierre Massé, son rapporteur était Jacques Delors. La mission de ce premier Cerc: établir périodiquement un état des lieux précis en matière d'évolution des revenus d'activité, financiers et sociaux, ainsi que de la Productivité (d'où le terme "coûts"), afin de mettre en lumière les disparités ou les inégalités qui pouvaient exister dans ce domaine. L'organisme publiait des rapports très documentés, qui suscitaient parfois des grincements de dents du côté de nos dirigeants, de gauche (Pierre Bérégovoy), comme de droite (Jacques Chirac).


Edouard Balladur, Premier ministre en 1993, avait donc décidé de supprimer cet organisme et de le remplacer par un Cserc (Conseil supérieur de l'emploi, des revenus et des coûts). Ce qui avait été interprété par beaucoup - à commencer par le signataire de ces lignes - comme la volonté d'en finir avec une expertise indépendante. Le Cserc était privé de l'essentiel des salariés sur lesquels s'appuyait l'ancien Cerc et devenait dépendant de la bonne volonté de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) pour obtenir les données dont il avait besoin, alors même que, dans le domaine des revenus, la statistique publique commençait à peine à sortir de la préhistoire.


La fronde déclenchée par cette décision chez bon nombre de chercheurs et de statisticiens n'était donc pas sans fondement. La suite a toutefois montré que le Cserc n'était pas l'organisme croupion et aux ordres que beaucoup pensaient qu'il serait: il a publié des rapports (sur le salaire minimum, par exemple) qui ont fait date. La gauche ayant promis que, si elle revenait au pouvoir, elle rétablirait le Cerc, Lionel Jospin tint parole et, en 2000, le Cserc redevenait le Cerc (la modification d'intitulé laissant le sigle inchangé), avec comme président... Jacques Delors. Lequel, avec l'accord du rapporteur général, Michel Dollé, me recruta comme rapporteur. J'y ai travaillé jusqu'à fin 2007 et je crois vraiment que le Conseil et l'équipe des rapporteurs ont fait un travail utile sur la pauvreté, l'insécurité de l'emploi ou l'Insertion des jeunes.


Ce n'est cependant pas la nostalgie qui me pousse à évoquer le Cerc, mais l'écoeurement. Car le mandat de Jacques Delors et celui des membres du Conseil sont arrivés à expiration en juillet 2008. Le rapporteur général, touché par la limite d'âge, n'est plus en poste et les rapporteurs sont partis les uns après les autres au terme de leur engagement, sans que quiconque les remplace. Seules restent deux documentalistes pour effectuer une remarquable veille internationale sur les questions d'emploi, de pauvreté, de revenu (1). Le gouvernement n'a pas bougé le petit doigt, malgré plusieurs démarches de Jacques Delors pour qu'un successeur soit désigné. Car c'est à l'Elysée que ce genre de décisions se prend. Et le silence assourdissant de la presse montre que c'était la bonne méthode pour faire disparaître sans vague un lieu d'expertise qui dressait, sur les thèmes dont il se saisissait, des constats détaillés et sans complaisance, qui pointait les incohérences ou les insuffisances des politiques publiques et avançait des propositions très argumentées.


Les lieux d'expertise publique indépendante approfondie disparaissent. Ils ne publient plus que des rapports de facture universitaire que le gouvernement ignore (Conseil d'analyse économique), sont transformés en organismes au service d'une personne (Conseil d'analyse de la société) ou du pouvoir grâce à la nomination à leur tête de militants UMP (Conseil d'orientation de l'emploi, Commissariat général du Plan). C'est le signe d'une grave confusion entre légitimité tirée de la compétence et légitimité politique tirée de l'élection (ou de la candidature à l'élection) qui tend à faire de l'analyse sociale un sous-produit de l'engagement partisan. Du coup, alors que notre République est confrontée à des problèmes sociaux d'ampleur, des futilités occupent le devant de la scène médiatique - de la burka au dérapage verbal d'un personnage qui n'en est pas à son premier. Elles permettent d'éviter d'avoir à s'interroger sur le délitement de la Cohésion sociale. Mais la politique de l'édredon pratiquée par le pouvoir pour faire taire sans bruit un organisme gênant est manifestement efficace, puisque nul n'en dit mot.


(1) Voir www.cerc.gouv.fr/indexf.html, cliquer soit sur "Le bulletin", soit sur "Les thèmes". Tous les rapports sont également en ligne.

Denis Clerc | Alternatives Economiques n° 289 - mars 2010

(1) Voir www.cerc.gouv.fr/indexf.html, cliquer soit sur "Le bulletin", soit sur "Les thèmes". Tous les rapports sont également en ligne.

http://alternatives-economiques.fr/la-disparition_fr_art_913_48493.html

Amende Cartel sidérurgie concurrence 575 millions 72 millions euros Patrons voyous quasiment graciés pour cause de... crise ! [MAJ] cartel siderurgie patrons voyous crise economique maj 6952


De 575 millions d'euros, l'amende "record" infligée au "cartel de la sidérurgie" par l'Autorité de la concurrence a lamentablement fondu à 72 millions. La Cour d'appel de Paris a en effet estimé qu'il ne fallait pas stigmatiser les entreprises délinquantes... en période crise. Bercy acquiesce. Pince-moi je rêve. Aïeuuu...

Les mots


Mise à jour, 19 février 2010
- Comme redouté, le ministère de l'Economie renonce à se pourvoir en Cassation, annonce Les Echos. Et que fait-on quand une décision menace de provoquer des remous dans l'opinion (m'enfin, tant que la presse n'en pipe mot, le risque est limité) ? Une commission ! Qui devra débattre de la politique de sanctions à l'égard des entreprises coupables de pratiques anti-concurrentielles, afin de faire en sorte que les sanctions soient « dissuasives, en adéquation avec le dommage causé à l'économie, adaptées à la situation de l'entreprise fautive et prévisibles ». Sans rire...


Première publication, 1er février 2010
- S'il est un concept fondamental de notre culture économique libérale, c'est bien celui de la concurrence libre et non faussée. A tel point que feu le TCE l'avait élevé au rang d'objectif principal de l'Union Européenne, devant même les Droits de l'Homme. "C'est pas rien", comme dirait l'autre. En France, c'est l'Autorité de la concurrence qui veille au respect de ce principe absolu, "pour la sauvegarde de l'ordre public économique".


Fin 2008, ce gendarme de l'économie avait condamné onze entreprises de la sidérurgie à verser 575 millions d'euros pour s'être entendues sur les prix. Une amende "record", que l'Autorité qualifiait toutefois de "minimum" au regard des infractions constatées. Si elle avait appliqué les barèmes de la Commission européenne, la douloureuse aurait atteint 1,5 milliard d'euros. Ce cartel a fonctionné pendant au moins cinq ans, de 1999 à 2004, faisant perdre entre 360 et 720 millions d'euros à ses pigeons (en premier lieu : les collectivités locales et les consommateurs, donc... nous, dans les deux cas).


Les incorruptibles


Il faut dire que les entreprises impliquées avaient mis en place un système hautement sophistiqué de partage des territoires et des clients. Leurs patrons se réunissaient régulièrement, dans de coquettes cantines parisiennes. Et gare aux fauteurs de trouble ! Un barème très strict de sanctions était couché sur le papier. Ceux qui osaient récalcitrer se voyaient illico exclus du marché pendant deux mois, avec "mise à l'index", "punitions" et "représailles" pour les récidivistes. Scarface n'aurait pas fait mieux.


La crise adoucit les moeurs


Malgré les preuves (non contestées) accumulées, ce "cartel de la sidérurgie" a fait appel. Résultat : le 19 janvier, la Cour d'appel de Paris a divisé par huit le montant de l'amende, à 72 millions d'euros ! Mais, dans cette affaire, plus que les chiffres, c'est la justification des juges qui laisse sans voix. Si les magistrats reconnaissent dans un premier temps la "gravité exceptionnelle" des faits, leurs conclusions remettent les poils dans le bon sens : tout bien réfléchi, il ne s'agirait finalement que d'une "atteinte moyennement grave à la concurrence, tempérée notamment par l'état de crise économique". D'autant que l'OCDE a récemment "incité [les autorités] à ne pas prononcer des amendes disproportionnées en temps de crise majeure". Et que les groupes impliqués ont expliqué craindre que "le volume des amendes obèrent [sic] leurs capacités d'investissement", amendes qui "menacent finalement l'emploi".


Pourquoi se gêner ?


On respire très fort, on se frotte les mirettes, et on relit mot à mot, le doigt sur l'écran. Un heure et trois coups de fil plus tard (histoire de bien confirmer, heinh), le verdict tombe : la libre concurrence, c'est bien, mais en période de crise, il faut savoir pardonner ! En clair : tu gruges 500 millions, au pire, on t'infligera une amendine de 72 millions. Pourquoi se gêner ? La balle est maintenant dans le camp de Mâme Lagarde, qui tarde à décider d'un éventuel pourvoi en Cassation. Au vu de l'absence totale de médiatisation de l'affaire, on doute..

.
http://www.lesmotsontunsens.com/cartel-siderurgie-patrons-voyous-crise-economique-maj-6952


Sur Artemisia.college:

"L'ultime tyrannie dans la société n'est pas le contrôle de la loi martiale, c'est le contrôle exercé au travers de la manipulation psychologique des consciences et qui définit la réalité, de sorte que ceux qui subissent cette manipulation ne peuvent même pas réaliser qu'ils sont prisonniers et incapables d'imaginer qu'il existe autre chose en dehors de leur propre monde."   Barbara Marciniak

 

« Le flot ininterrompu de mensonges émanant de personnages en place, très puissants et ayant la confiance du peuple, est tout simplement horrifiant ».

 

« Lorsque vous êtes informés, vous progressez au-delà de la nécessité d'avoir peur... ». 

 

« Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence. ».

Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français

 

   

 

Économie :

La France va-t-elle perdre son triple A (après les élections) ?

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/03/après-la-grèce-la-france-.html

 

Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs

http://infodesderniershumains.blogspot.com/2010/03/vers-une-autre-crise-economique-signee.html

 

 

Bernard Kouchner dément les accusations de Carla del Ponte
En visite officielle au Kosovo, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a été interrogé le 1er mars par un journaliste à propos des rumeurs selon lesquelles il serait impliqué dans le scandale des trafics d’organe.
Plusieurs médias serbes ont accusé M. Kouchner d’avoir couvert ces agissements lorsqu’il était Haut représentant des Nations Unies dans la région (1999-2001).
« L’affaire de la Maison jaune », par référence à la couleur de la clinique clandestine où des organes étaient prélevés sur plus de 300 prisonniers civils serbes avant qu’ils ne soient exécutés, a été attestée par l’ancienne procureur du Tribunal pénal international Carla del Ponte dans son livre La caccia. Io e i criminali di guerra [Version française : La Traque, les criminels de guerre et moi (éd. Héloïse d’Ormesson, 2009)]. Quatre ans après les faits, les enquêteurs de Mme Del Ponte ont localisé la Maison jaune à Burrell (Albanie), mais n’ont pu y trouver d’indices permettant de reconstituer la filière.
Sur proposition de la délégation russe, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a mandaté le sénateur suisse Dick Marty pour ouvrir une nouvelle enquête.
En répondant à la presse, Bernard Kouchner ne manifeste aucune compassion pour les victimes et leurs familles. Fort étrangement il choisit de démentir la complicité passive qu’on lui impute en niant l’existence du crime. En outre, il qualifie de « salauds et d’assassins » ceux qui colportent cette rumeur ; des propos qui incluent Carla Del Ponte.
 
 
Fausses couches après le vaccin H1N1
Eileen Danemann, directrice du groupe " National Coalition of Organized Women" est en train de préparer un dossier en vue d'intenter un procès en justice au sujet de fausses couches qui ont suivi l'administration de la vaccination contre la grippe porcine.
"A ce jour nous avons 200 cas de fausses couches documentés après l'administration du vaccin H1N1", écrit-elle.
 
 
Bruni-Biolay, Sarko-Jouanno : l’incroyable rumeur
Oui, on s'en f... mais c'est comme pour le président de Russie, ivre, des gens qui dirigent des pays nucléaires, ce n'est pas comme pour n'importe qui...
Leur "équilibre" nous importe !

artemisia-college.org

je publie tel que, je ne suis pas équipée pour "soigner" ma présentation, excusez-moi, je suis sur un ordi de poche pendant qq mn ! Eva
 
 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

R-Sistons

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • : Eva à 60 ans.Blog d'une journaliste-écrivain.Analyse des faits marquants de l'Actualité,non-alignée,originale,prophétique,irrévérencieuse. Buts: Alerter sur les menaces,interpeller,dénoncer l'intolérable,inciter à résister. Alternance articles Eva et liens infos non officielles. Ici,pensée et parole libres. Blog dénaturé par over-blog le 1.2.15,il sera transféré sur Eklablog
  • Contact

Recherche

Archives

Pages