3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 00:58

 

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                                                     http://elween.canalblog.com/archives/serie_maniac/index.html

 

 

"Le cancer de l'Ego"

 

 

Bonjour

 

Je prends un instant ma plume pour commenter les derniers événements.

 

Auparavant, vous devez savoir que j'ai reçu un mot d'un Lecteur, ingénieur et journaliste indépendant (je l'avais pris pour un professionnel de la psychologie) qui m'a beaucoup marquée. En effet, il est impossible, aujourd'hui, si l'on est de bonne foi, de nier la tragédie israélienne. Les citoyens de ce pays, ou leurs amis, repliés sur leurs certitudes, leurs douleurs, leurs rancoeurs, leurs tourments, ont progressivement développé un état mental dangereux non seulement pour les autres, mais pour eux-mêmes.

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http://www.pnr-regioncorse.com/news.php?lng=fr&pg=&id=7

 

 

Ayant été confrontée, moi-même, dans mon entourage, à une personne ayant mal digéré son passé et l'ayant fait payer à d'injustes boucs-émissaires (la victime devenant à son tour bourreau), je suis particulièrement sensible, allergique si vous préférez, au pathologique, je supporte très mal ce qui est malsain. Et là, on se trouve en présence du "couple" Shoa (hier) - martyr des Palestiniens (aujourd'hui). En d'autres termes, des citoyens Juifs sont passés, eux aussi, d'un statut à l'autre, d'abord victimes, ensuite auteurs des souffrances incommensurables des Palestiniens, pourtant non responsables de la Shoah.

 

Il est tragique de voir que des individus répartis dans différents pays, et souvent les fécondant, se soient à la suite d'événements certes douloureux mais incrustés en eux (faute de pardon, de recul, de libération..), repliés au point de devenir insensibles à la souffrance d'autrui et, aussi, de scléroser leurs capacités personnelles à force de ressentiment, de fureur, d'intolérance... Etant donné le rôle que jouent ces individus, au sommet de l'Etat comme des Institutions, les dommages peuvent être très importants pour tous, et par voie de conséquence, pour eux-mêmes puisque le monde finit par les rejeter. On se demande même s'ils ne se nourrissent pas, aussi, de ce rejet, s'ils ne se complaisent pas dans la souffrance, en faisant tout pour l'entretenir afin ensuite de mieux l'instrumentaliser à des fins hautement préjudiciables pour les autres. On le voit en particulier avec Sarkozy, "l'Exécutant" de cette Communauté, qui ruine la France en tentant de lui imposer de l'extérieur des valeurs qui ne sont pas les siennes, anti-sociales notamment et portant atteinte à la souveraineté nationale.

 

Que faire pour sortir de cette spirale infernale ? Car celui qui se complaît dans la souffrance et dans son instrumentalisation, ne peut provoquer qu'incompréhension, dégoût, répulsion. Et ensuite, ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on anéantit la fièvre. Le mal doit être combattu à la racine, et non détourné en dénonçant ceux qui, légitimement, sainement, naturellement, dénoncent l'intolérable.

 

A l'heure du nucléaire, à l'heure, aussi, de l'effondrement économique planétaire, on ne peut que redouter les réactions imprévisibles de ceux qui s'enferment dans leurs certitudes et leur déni des autres. Si la partie encore saine, lucide, de ce "Corps" ne réagit pas (il reste des "Justes", comme l'immense Stéphane Hessel), l'ensemble peut être contaminé, et dans la foulée, l'humanité, confrontée aux projets et aux réactions imprévisibles de ceux qui n'ont toujours pas digéré leur Histoire.

 

Je vais laisser la parole à ce Lecteur, qui apporte un éclairage significatif sur la déviance progressive d'une Communauté trop absorbée par son passé et son cortège de rancoeurs successives s'entretenant elles-mêmes. Puissent ses lignes entraîner une prise de conscience salutaire... afin que les humains, enfin réconciliés avec eux-mêmes et entre eux, inventent ensemble un avenir digne de ce nom pour notre monde en perdition.

 

Votre eva

 

Apocalypse, ou fraternité universelle ?

 

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Merci Eva pour ton Blog qui est de l'oxygène de l'esprit et un baume sur le coeur. Voici ce que m'a inspiré l'article de Gilad Atzmon sur les erreurs des Israeliens (http://sos-crise.over-blog.com/article-les-erreurs-les-plus-frequentes-des-israeliens-superbe-texte-de-gilad-atzmon-59577327.html 30/10/10):

 

En résumé, tout ceci peut être expliqué par un seul concept : celui du « peuple éternellement élu » donc unique, égocentrique, exempt de tout jugement donc de toute sanction et auquel tout est permis jusqu’à la fin des temps. Le défaut n’est pas dans la notion d’élus que  Dieu octroie à certains peuples ou certains personnes de par le monde et à des époques particulières, mais dans le caractère « éternel » qui n’a été ajouté que par les hommes. Et c’est ce défaut qui fait croire à ce « peuple élu » que tout ce qui est contraire à « ses désirs » peut être considéré comme une « injustice commise contre Dieu ». D’ailleurs tous les autres humains de l’univers sont considérés comme des « goys », terme juif raciste.

 

Comme exemple récent, cette même notion a été utilisée par le régime de Bush et son équipe de « protestants sionistes », soi-disant en « contact quotidien avec Jésus » (donc peuple élu) pour justifier leurs actes barbares condamnés par la majorité de l’humanité.    

 

Plus largement, et au niveau historique, ce concept a été toujours utilisé, certes de manière plus ou moins approfondie ou exagérée dans ses applications et dans le temps, par beaucoup d’autres « peuples » ou « nations » ou simplement « régimes » ou « Etats ».

 

Les principales caractéristiques des idéologies coloniales, impériales, racistes, xénophobes et j’en passe ne sont que des applications plus ou moins partielles de ce concept. L’idéologie de « l’Europeen-blanc-judéo-chrétien-civilisé » n’est qu’une de ses conséquences depuis le 19em siècle et peut être même de ce que l’Europe nomme « siècle des lumières » (17em S). Certes, les peuples Européens dans leur « majorité citoyenne » ont réussi à trouver quelques remèdes, hélas temporaires, mais le problème existe toujours de par le monde, même en Europe.

 

Dire que le sionisme est le dernier (dans le temps et l’espace) des « colonialismes » n’est pas tout a fait exact, car, de part le monde il y a encore des situations partiellement ou totalement « coloniales ». Le problème n’est pas seulement dans la manière et le régime, souvent camouflé hypocritement selon les différentes situations locales ou internationales, et d’ailleurs actuellement ouvertement déclaré « sans peur et sans honte » même dans les pays des « droits de l’homme », non, le problème est plus profond et durable car il se trouve dans la « racine mentale » des acteurs, dans les excès du « moi », excès qui se propagent au niveau collectif (dans le « Soi » commun à une partie de la société) et créent ainsi ce cancer social.

 

Certes tous les être humains possèdent un « égo », preuve existentielle de chaque être humain, mais le problème se trouve dans ses excès et ses dérives. Ainsi, il peut devenir « égocentrisme » du genre enfant et se développer selon ses ambitions et ses dérives en racisme, en dictature et en plusieurs autres « maladies psychosociales » (ou fléaux sociaux) à conséquences négatives pour le genre humain et la société.

 

Généralement, on constate que la majorité des conflits humains individuels et sociaux ont pour cause, au moins partielle, cet excès du «moi ». Et historiquement, la plupart des guerres et conflits mondiaux trouvent, peut-être pas comme cause principale, leur amplification et leur extension dans ce «cancer de l’égo». Les acteurs les plus exposés à cet état mental sont les politiques, les militaires et les religieux. C’est une vraie maladie, une pathologie sociale.

 

Cependant, on peut, parfois, et il y a des exemples individuels et collectifs, soigner cette « maladie de peuple éternellement élu » partiellement ou à un fort degré de réussite, mais jamais totalement, sauf dans certains cas particuliers  (justement ces élus de Dieu que sont les Prophètes et les Messagers). Mais chez le commun des mortels, et lorsqu’elle devient « concept éternel », le « malade » est définitivement atteint et condamné.

 

Comment alors, essayer de le soigner ?


Dans certaines cas graves, irrécupérables et parfois contagieux donc dangereux pour la société, on doit isoler le malade.


Historiquement, cette solution a été utilisée, contre certains peuples et plus particulièrement le peuple juif auquel les Européens (Est et Ouest) ont appliqué ce remède. A l’évidence, le médicament n’a pas été efficace et ses conséquences secondaires ont même été nuisibles non seulement pour ce peuple « malade de l’égo » mais aussi et surtout contre d’autres peuples innocents.

 

Alors ! Quelle est la solution ?


Faut-il la trouver dans un réveil de conscience interne à ce « peuple élu », une sorte d’automédication, comme le suggère l’auteur ?


C’est difficilement acceptable, considérant, d’une part, l’euphorie actuelle du « malade drogué » par ses succès militaires et les complicités politiques, militaires et financières explicites et implicites, directes et indirectes, matérielles et « psychiques » (et non morales et humaines) de certains Etats, régimes et « citoyens du monde libre » et d’autre part, la faiblesse manifeste des victimes et la dispersion de leurs sympathisants.

 

Alors, encore une fois, où est la solution ?


Faut-il attendre que les « complices » soient affaiblis, préoccupés et enfoncés dans leurs propres problèmes et crises internes pour se désintéresser et se libérer du « malade » ? Car la situation de ces complices est une vraie aliénation « psychique et matérielle » envers ce « malade », un lien de culpabilité et d’impuissance !

 

Certainement, c’est une partie de la solution qui n’est qu’à ses débuts et qu’il faut donc considérer dans une « stratégie thérapeutique future ».


C’est insuffisant et exige des précautions car un « malade enragé » blessé peut être amené à des réactions suicidaires collectives.

 

Faut-il alors suivre la solution défensive violente ?


Ce type de solution proposée par une victime serait de continuer et d’augmenter les actes de défense par la « terreur » contre ce « malade-enragé » afin de l’amener à l’isolement, l’épuisement et l’extinction de sa maladie. En somme répondre à la violence par la violence.  Cette solution, quoique légitime, nécessite une correction linguistique conforme à la légitimité de l’autodéfense qui différentie l’agresseur de l’agressé.

 

Elle est souvent efficace mais partielle et souffre d’une double faiblesse pour ne pas dire défaut. C’est, d’une part amener le « malade » à la répression donc à alimenter sa maladie par réaction en chaîne puis en boucle qui se perpétue sans fin, et d’autre part assoupir la « bonne conscience » et enrichir les « excuses » de ses complices en continuant à le soutenir malheureusement vers un suicide collectif.

 

De toute façon, cette solution d’autodéfense des victimes ne peut pas être totalement abandonnée et doit figurer dans sa « stratégie thérapeutique future ».

 

La solution viendra-elle vraiment des « hommes de bonne volonté » Européens ?


Faut-il compter sur ces Etats « neutres » (ou supposés tels) comme certains Européens aiment à se désigner ? Très difficile et aléatoire vu leurs propres problèmes et surtout leur « mise en boite » par le « malade » depuis les années 50 et encore mieux durant ces dix ou quinze dernières années.


Comme le « malade » a réussi à se programmer avec les hommes politiques de droite et de gauche dans toute l’Europe, à en « formater » les plus puissants d’entre eux, surtout « la mafia financière multinationale », il devient très aléatoire et très peu probable, du moins pour l’instant, pour l’Europe actuelle de se détacher de cette vraie aliénation.

 

Rares sont les Européens dignes de leur « conscience courageuse » comme Eva. En tous cas, ils existent et comme c’est pour la bonne cause, ils continueront à lutter et « ça passera même avec de la casse ».

 

L’Europe a besoin de changer la majorité de sa classe politique gangrenée et cette thérapie qui fait mal est nécessaire car c’est l’unique remède de guérison, ce n’est qu’une simple question d’information, de mobilisation, de prise de conscience et d’un peu de temps.

 

Il ne faut surtout pas baisser les bras car ce problème d’aliénation de l’Europe vis-à-vis de la « question sioniste » et du « big brother  US » est vital pour les générations actuelles et futures. La mobilisation de la jeunesse Européenne dans un front commun sur ces deux questions est un des premiers pas à accomplir en urgence.

 

Une autre solution suggérée serait d’ordre économique et de liberté de circulation ?


Cette solution n’est pas réaliste. Boycotter les productions du « malade » et réguler les déplacements de ses citoyens en Europe est une chimère qui n’a même pas été appliquée par ses victimes et ses voisins pourtant directement concernés.

 

La solution viendrait plutôt du coté des moyens financiers de ce « malade » et de ses complices banquiers et autres bourses et qui ont montré dernièrement leurs faiblesses certaines, quoique provisoirement colmatées par leurs complices Européens et US.

 

Un boycott, un assèchement, un affaiblissement ou un effondrement de leurs moyens financiers seraient certainement plus efficaces. Le soutien concret des victimes actuelles de ce « malade » et de leurs sympathisants Europeens ou autres accentuera la chute. En tous cas, ce point important doit trouver sa place dans la « stratégie thérapeutique future ».

 

On ne peut pas ignorer qu’une bonne partie de la Gauche Européenne et beaucoup d’hommes de bonne volonté de par le Monde ont prouvé par le passé leur intelligence, leur autocritique et leur savoir-faire. Il faut donc espérer une mobilisation générale, une reprise de leur propre conscience et non celle trompée par une vraie « fausse culpabilité » qui les paralyse et qui les déroute actuellement.


Il faut souhaiter un réveil de leur « instinct de conservation » qui est provisoirement drogué, affaibli et découragé et ayant pour fâcheuses conséquences un fatalisme destructeur et un découragement suicidaire. Certains pensent que c’est exprès que le « malade » et ses complices ont amené les Européens à ce stade critique pour se venger d’un passé coupable et pour dominer le Monde par application « divine » de ce postulat « peuple élu ».


On en reparlera dans de meilleures circonstances. P....,  journaliste indépendant

 

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Actualité, 2 ou 3 mots d'eva

La France de Sarkozy se vend au plus offrant

 

 

Défense: Accord historique entre la France et l'Angleterre.

 

La France de Sarkozy, valet de l'Etranger, s'est mise au service de l'idéologie anglo-saxonne militaro-financière. Ne soyons pas étonnés si le premier voyage de Sarkozy, élu Président, a été l'Angleterre, où il a été reçu comme aucun dirigeant ne l'a été. Tout était programmé à l'avance. Donc voici les épousailles de la City et du coq gaulois. L'attelage est particulièrement disparate ! D'autant qu'il est coiffé par l'OTAN. Finie l'indépendance gaullienne chère au coeur des Français ! Les voici mariés de force, pour le meilleur et surtout pour le pire. 

Avec cette union contre-nature, la France perd son âme, son aura, son prestige, son indépendance, ses valeurs, elle ne pèsera plus rien. Le coq sera enrôlé sous la bannière de la City, pour des aventures impériales meurtrières qui ne sont pas les siennes. Au service exclusif du Grand Capital anglo-saxon... cupide, prédateur, inique, assassin. Allons, enfants de la patrie, mourez pour les multinationales apatrides ! 

 

Les trésors de France bradés

 

Et Sarkozy, traître au pays qui lui a fait confiance, ne se contente pas de brader son indépendance. Il vend aussi au plus offrant ses plus beaux joyaux à l'étranger, Palais, bâtiments de prestige... et pour quoi ? Ne faut-il pas payer le royal train-de-vie du roitelet indigne ? Le seul renouvellement quotidien des fleurs ornant les appartements du sieur à la tête de la France, coûte une fortune au contribuable: Plus de 200.000 euros par an, et le bougre s'est octroyé une vingtaine de résidences ! Tant pis pour les plus beaux fleurons du bon goût français. Bradés comme la souveraineté nationale !

 

La menace terroriste.

 

Encore elle, rien de nouveau. 2000 membres d'Al Quaïda, sous la direction de Ben Laden ressuscité, continuent de terroriser la planète entière et surtout les cons. La "menace" communiste était plus redoutable: 2 milliards d'individus.  Là, 2000 membres mettent en branle tous les services secrets, toutes les Armées (qui se regroupent pour y faire face), et surtout les Médias.  On n'a pas fini de rigoler. Vigipiratons contre les attentats sous faux drapeau ! 

 

Ah au fait, le plaider coupable sur SMS. Encore une invention yankee en France. On n'arrête pas le progrès, et le mimétisme. Donc le coq gaulois, volontiers frondeur, se rendra gentiement (gentiement ?) au Tribunal, comme ses collègues amerloques. La France, nouvel Etat américain. Merci Sarkozy et ses cow-boys ! Vive la France western !

 

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Une représentation de la Boston Tea Party de 1773 - Wikipediaq

 

Elections aux Etats-Unis.

 

La future cohabitation américaine nous présage aussi de franches rigolades. Ensemble, chacun de leur côté, Démocrates et Républicains vont prendre à bras-le-corps l'économie mondiale... Joli, joli ! L'économie va continuer de s'effondrer, avec Démocrates et Républicains ayant chacun leurs recettes. Marchandages et arrangements de couloirs garantis, bonjour l'ambiance !

 

Le pays n'a plus de puissant que son arrogance, et son industrie militaire. Chassez le naturel, il revient au galop: Les cow-boys sont de retour. L'heure est aux règlements de compte et à la sauvagerie ! Wanted Obama. Tête mise à prix. Plus les Américains sont surendettés, au chômage, saisis, plus ils se réfugient dans les chimères des Tea-parties. Voilà un pays en plein effondrement, en proie à tous ses vieux démons, et à une violence ne demandant qu'à s'extérioriser. Le rêve américain ? Endettement élevé, un pays passé de la 1e à la 4e place en termes de compétitivité, et à la 24e en termes d'espérance de vie, un crédit sur huit se termine par une saisie et 44 millions d'Américains sont dans une misère absolue. Et Sarkozy veut nous imposer le modèle américain ? Jusque dans la Justice, sans juges d'instruction indépendants ? La France, succursale de Washington ! Le coq gaulois accommodé à la mode texane ! On aura tout vu...

 

Au fait, grâce à "l'ami" américain, Bagdad est devenu "la ville la plus dangereuse du monde", et l'Irak est désormais  le "4e Etat le plus corrompu du monde" ! Pax americana, encore et toujours... ! Le rêve, le grand rêve américain qui s'étend à la planète...

 

Arrière, le monde devient fou ! Si fou que bientôt les malades ne seront plus soignés, faute de Sécurité sociale, mais ne s'agit-il pas là d'un programme de dépopulation déguisé ?

 

Si nous ne voulons pas vivre à notre tour le cauchemar américain, il est temps de réagir...

 

eva R-sistons

 

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  http://www.meirieu.com/actualite_3_8_08.html

 

 

 

 

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Sarkozy reçoit des colis piégés

Après Guillon, Porte, Dahan, un nouvel humoriste pour France Inter :

SARKOZY

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http://laplote.blogs.courrierinternational.com/
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Yemen:
Guerre contre le terrorisme,
ou contre la démocratie ?

L'actualité place de nouveau le Yémen sous les feux médiatiques : deux colis piégés à destination des Etats-Unis ont été interceptés ce week-end à Dubaï et à Londres. Les colis étaient envoyés depuis le Yémen et porteraient, selon les enquêteurs, la marque d'Al-Quaïda. Nous vous proposons, à cette occasion, l'interview de Mohamed Hassan sur le Yémen réalisée en janvier 2010. A cette époque, le pays de la péninsule arabique faisait la une de l'actualité : il avait été décrété base-arrière du terrorisme islamiste après qu'un jeune nigérian, entraîné au Yémen, ait tenté de faire exploser un avion aux Etats-Unis. Dans cette interview, Mohamed Hassan nous explique les causes profondes de l'instabilité au Yémen et ses répercussions sur la politique de Washington.

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Un pantalon prend feu dans un avion près de Détroit et des missiles pleuvent au Yémen : l’effet papillon ? Pour Mohamed Hassan, la menace terroriste n’est qu’un prétexte. Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », notre spécialiste nous explique le véritable enjeu du Yémen : combattre la démocratie dans le Golfe pour garder le contrôle du pétrole.

Investig'Action

 

Depuis l’attentat manqué de l’avion Amsterdam-Détroit, le Yémen fait la une des journaux : c’est là que le jeune terroriste nigérian aurait été entraîné. Comment ce pays, allié des Etats-Unis, serait-il devenu un refuge pour Al-Qaïda ?

Tout d’abord, nous devons observer ce phénomène qui se répète : chaque fois qu’un régime soutenu par Washington est menacé, des terroristes apparaissent. Dans le cas de pays musulmans, ça tombe sur Al-Qaïda. Ce groupe terroriste fantôme apparaît partout où des mouvements nationalistes ou anti-impérialistes ébranlent des gouvernements marionnettes soutenus par les Etats-Unis. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Yémen. Ce pays est dirigé par un régime corrompu allié de Washington. Mais il est menacé par des mouvements de résistance.

Et voilà qu’apparaît ce jeune Nigérian qui embarque avec des explosifs dans un avion à destination de Détroit. Ca n’a pas de sens. Ce présumé terroriste était placé sur des listes de surveillance depuis que son père avait prévenu les autorités américaines. De plus, les Etats-Unis disposent d’importants dispositifs de sécurité et de matériel de pointe : avec leurs satellites, ils pourraient dire si vous mangez un sandwich au thon ou au poulet ! Cette histoire de terrorisme ressemble à une popote interne qui montre que la situation du Yémen échappe aux Etats-Unis et que leurs intérêts sont en danger.

 

Pourquoi le Yémen est-il devenu si important aux yeux de Washington ?

Le président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, est au pouvoir depuis trente ans. Son régime est corrompu, mais aligné sur la politique des Etats-Unis. Un groupe de résistants dans le nord du pays et des séparatistes dans le sud menacent la stabilité du gouvernement. Si un mouvement révolutionnaire renverse Saleh, cela pourrait avoir un impact dans toute la région et encourager les résistants qui luttent dans les Etats pro-impérialistes de la région. Particulièrement contre le régime féodal d’Arabie Saoudite.

D’ailleurs, lorsque les combats avec les résistants du nord ont éclaté au Yémen, la Ligue Arabe, dirigée par l’Egypte, a immédiatement condamné les rebelles et apporté son soutien au gouvernement yéménite. J’attends encore que cette même Ligue condamne les agressions d’Israël contre le Liban et la bande de Gaza. Le conseil de coopération du Golfe, une organisation dévouée aux intérêts occidentaux, regroupant certains pays producteurs de pétrole, a également condamné les résistants du Yémen. Pour les Etats-Unis, qui sont en pleine récession, leur colonie saoudienne ne peut être menacée par des mouvements de résistance. L’Arabie Saoudite fournit en effet une part importante de pétrole à Washington et constitue un précieux allié dans le Golfe. Si la région devenait instable, cela aurait de graves conséquences économiques pour les Etats-Unis.

 

Qui sont ces résistants au nord du pays ? Quelles sont leurs revendications ?

Dans le nord du pays, le gouvernement affronte depuis plusieurs années la résistance armée des Houtis qui tirent leur nom du fondateur de ce mouvement, Hussein Al-Houti. Ce dernier est mort au combat il y a quatre ans et son frère a pris la relève. Tout comme la majorité des Yéménites au nord, les Houtis sont zaydites. L’islam est divisé en plusieurs courants tels que le sunnisme ou le chiisme. Ces courants se déploient à leur tour en différentes branches, le zaydisme étant une branche du chiisme.

Le président Saleh est lui-même zaydite, mais les Houtis ne reconnaissent pas son autorité. Le fait est que le Yémen est un pays très pauvre : son économie repose essentiellement sur une agriculture en déclin, quelques rentes pétrolières, un peu de pêche ainsi que l’aide international et l’argent envoyé par les travailleurs expatriés. Et avec tout cela, seule une poignée de personnes dans l’entourage du président profite des quelques richesses du pays alors que la population devient de plus en plus pauvre. La majorité des Yéménites ont moins de trente ans mais aucune perspective pour le futur : le chômage atteignait 40% en 2009. Les Houtis ont donc interpellé le gouvernement sur le sous-développement de la région, le manque d’eau et les problèmes d’infrastructures. Mais le président Saleh n’a pas répondu à leurs appels. Depuis, les Houtis ont entamé une lute armée. Leur bastion est la ville de Saada. Ce qui est très symbolique : c’est dans cette ville que s’installa il y a plus de dix siècles le fondateur du zaydisme yéménite.

 

Les combats près de Saada font rage. On dénombre plusieurs milliers de réfugiés et le gouvernement accuse l’Iran de soutenir les rebelles…

Cette accusation est fausse. L’Iran est à majorité chiite, mais les zaydites du Yémen, par leur manière de prier et bien d’autres choses encore, sont en réalité plus proches des sunnites. Si la résistance houtiste a suffisamment d’armes pour continuer le combat pendant les dix prochaines années, c’est parce qu’elle bénéficie de l’aide d’une partie de l’armée yéménite. En effet, beaucoup de soldats et d’officiers sont zaydites eux aussi. Les combats dans la région ont déjà fait plus de 150.000 réfugiés et les militaires zaydites voient que leurs frères souffrent. Certains rejoignent même la résistance.

Le président Saleh doit donc mobiliser des sunnites opportunistes au sein de l’armée pour combattre la résistance dans le Nord. Ce qui n’est pas sans conséquence : ce président zaydite, qui a déjà usé de ses convictions religieuses pour mobiliser la population et l’armée, fait aujourd’hui appel à des sunnites pour combattre d’autres zaydites. Saleh est en train de perdre tout le soutient qui lui restait au nord du pays.

 

Et le Sud demande la sécession ! Le président yéménite semble vraiment en mauvaise posture…

L’histoire du Yémen est essentielle pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Le pays dans sa configuration actuelle est né de la fusion en 1990 de la République démocratique populaire du Yémen au Sud et de la République arabe du Yémen au Nord. Ces deux Etats ont eu des parcours différents…

La création du Nord remonte à plus de dix siècles avec l’arrivée des zaydites à Saada. Mais, en 1962, une révolution éclate pour renverser le régime féodal et installer une république. Nasser, le président égyptien défenseur de l’indépendance arabe, soutient le mouvement révolutionnaire. De leur côté, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite et le chah d’Iran envoient des mercenaires pour secourir les éléments réactionnaires de l’ancien régime féodal et affaiblir Nasser. Le conflit débouche sur une guerre horrible où plus de dix mille soldats égyptiens perdent la vie. Finalement, le gouvernement républicain n’est pas renversé, mais sort très affaibli du conflit. Il n’a pas les moyens d’amorcer une révolution culturelle, de démocratiser complètement le pays, ni de l’industrialiser. Bien que l’imam-roi qui dirigeait le pays se soit enfui en Arabie Saoudite, une grande partie du Yémen du Nord reste à l’état féodal.

 

Et au Sud ?

Le Yémen du Sud a eu un parcours différent. Il a été colonisé par les Britanniques pour bloquer l’expansion des Français qui s’étaient emparés de Djibouti et des Russes qui s’étendaient jusqu’à l’Asie centrale. Mais il s’agissait aussi de maintenir la domination britannique dans le Golfe arabe et sur le passage stratégique du détroit d’Hormuz. C’est la Grande-Bretagne qui a construit la ville portuaire d’Aden au Yémen du Sud. Cette ville est devenue très importante pour l’empire britannique. On pourrait dire que c’était le Hong-Kong ou le Macao de l’époque. Beaucoup d’étrangers ont également été envoyés dans la région.

Voici quelle était la pyramide sociale dans cette société coloniale : au sommet, trônaient les colons britanniques ; venaient ensuite des communautés somaliennes et indiennes qui constituaient une sorte de tampon avec la dernière classe, les Yéménites. C’était une stratégie classique des colons britanniques : utiliser un groupe d’individus contre un autre pour se préserver eux-mêmes. Ce faisant, toutes les personnes que la Grande-Bretagne jugeait dangereuses dans sa colonie indienne - comme les nationalistes ou les communistes - étaient envoyées en exil à Aden.

 

Comme nous l’avons vu pour la Somalie, ces prisonniers politiques vont influencer le cours de l’Histoire dans la région ?

Tout à fait. Des mouvements indépendantistes font fuir les colons britanniques en 1967 et la République démocratique populaire du Yémen voit le jour deux ans plus tard. Elle est gouvernée par le Parti socialiste yéménite : une coalition des divers éléments progressistes hérités en partie des prisonniers d’Aden. On y trouve des communistes, des nationalistes, des libéraux, des baasistes venant de Syrie ou d’Irak… Tous ces acteurs se trouvent réunis sous la bannière du Parti socialiste.

Le Yémen du Sud devient alors l’Etat arabe le plus progressiste de la région et connaît ses plus belles années avec une réforme agraire, l’égalité des sexes, etc. Cependant, le Parti socialiste reste composé de nombreux éléments aux origines diverses. Les communistes encadrent le parti et maintiennent une certaine cohésion mais chaque fois qu’il faut faire face à un enjeu de taille, les contradictions éclatent au grand jour. A cause du manque de base industrielle et du caractère petit bourgeois de la coalition, ces contradictions débouchent sur des assassinats. Les membres s’entretuent littéralement ! Le parti connaîtra ainsi trois révolutions internes sanglantes. Et la dernière lui sera fatale. La plupart des cadres idéologiques qui dirigeaient le parti sont assassinés et l’aile libérale prend la tête du mouvement. C’est donc un Parti socialiste très faible qui gouverne le Yémen du Sud lorsque la réunification des deux Yémen prend effet en 1990. Bien qu’elles aient eu des parcours relativement différents, les parties Nord et Sud ont toujours inscrit l’unification du pays dans leurs agendas respectifs.

 

Alors, pourquoi a-t-il fallu attendre 1990 pour que le Nord et le Sud s’unissent ?

Au nord, l’Etat était très faible depuis la guerre. Il était dirigé par des libéraux dépourvus d’idées vraiment révolutionnaires et contrôlés par les pays du Golfe, surtout l’Arabie Saoudite. Le voisin saoudien fournissait en effet des armes et de l’argent à la classe féodale afin d’affaiblir le gouvernement central. Pour l’Arabie Saoudite, un Yémen du Nord tribalisé était plus facile à gérer. Le Sud était par contre devenu un bastion des idées progressistes. En pleine guerre froide, il était considéré comme un ennemi de la région et devait être placé en quarantaine.

Mais en 1990, les choses avaient changé. Tout d’abord, l’Union soviétique s’était effondrée et la guerre froide était finie. De plus, le Parti socialiste yéménite ne représentait plus une grande menace. En effet, ses leaders idéologiques avaient été supprimés lors de la troisième révolution interne du parti. Pour les pays de la région et pour les intérêts stratégiques des Occidentaux, l’unification du Yémen ne présentait donc plus de gros danger. Ali Abdullah Saleh, qui était déjà président de la République Arabe du Yémen depuis 1978, prit la tête du pays. Il est encore au pouvoir aujourd’hui.

 

En 1990, le Yémen est le seul pays avec Cuba à s’opposer à la guerre en Irak. Vingt ans plus tard, si Castro tient toujours tête aux « Yankees », Saleh s’est pour sa part rangé aux côtés des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme. Comment expliquez-vous ce changement ?

L’opposition à la guerre en Irak n’était pas le fruit de la politique de Saleh, mais des membres de l’ancien Parti socialiste yéménite qui occupaient quelques postes-clé dans le nouveau gouvernement. Cependant, bien que le Parti socialiste ait toujours souhaité l’unification des deux Yémen sur une base progressiste, il était trop affaibli par ses révolutions internes pour faire passer complètement sa politique. De plus, l’Arabie Saoudite, fidèle allié des Etats-Unis, fit payer très cher au Yémen cette prise de position contre la guerre en Irak. Le royaume saoudien expulsa en effet un million de travailleurs yéménites qui bénéficiaient d’un statut spécial pour travailler librement de l’autre côté de la frontière. Cela provoqua une grave crise économique au Yémen tout en envoyant un signal fort au président Saleh. Ce dernier revit sa politique pour devenir graduellement la marionnette de l’impérialisme US que nous connaissons aujourd’hui.

 

Et les éléments progressistes du Sud l’ont laissé faire ?

La réunification a été une grande déception pour les dirigeants du Sud. Ils se sont lancés dans ce processus sans véritable stratégie. Et comme nous l’avons vu, le Parti socialiste était très faible. Le centre du pouvoir gravitait donc au nord autour du président Saleh. Le régime était corrompu, le renvoi des Yéménites travaillant en Arabie Saoudite avait provoqué une crise majeure et la situation économique se détériorait.

Tous ces facteurs ont amené le Sud à demander la sécession en 1994. Les séparatistes étaient soutenus par l’Arabie Saoudite qui préférait avoir un voisin divisé et faible pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’elle entretenait des contradictions avec son voisin sur le tracé de la frontière : le Yémen réclamait en effet certains territoires situés en Arabie Saoudite. Ensuite, parce qu’un Yémen uni avec un bon leadership pouvait apporter des problèmes aux classes féodales des pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite.

Ces tensions entre Nord et Sud débouchèrent finalement sur un conflit. Le président de confession zaydite mobilisa la population du Nord et une grande frange de l’armée autour de ses convictions religieuses pour lutter contre le Sud à majorité sunnite. Les séparatistes furent vaincus, ce qui affaiblit encore plus les anciens membres du Parti socialiste au sein du gouvernement yéménite. Cette guerre a finalement offert au Nord et à Saleh l’occasion d’asseoir leur domination sur les plans militaire et politique.

 

Quinze ans plus tard, le Sud demande à nouveau la séparation. Pensez-vous que le président Saleh s’en sortira aussi bien cette fois ?

Non, évidemment. Saleh doit affronter des problèmes de toutes parts. Le Sud réclame à nouveau un partage équitable du pouvoir après que ce gouvernement corrompu ait pratiquement ramené le pays à l’état féodal. Pour les Yéménites du Sud qui ont un passé progressiste, la situation n’est pas acceptable. Mais elle ne l’est pas non plus pour les Houtis au Nord. Et dans ce cas-ci, le président Saleh ne peut plus mobiliser une grande partie de la population et de l’armée autour de ses convictions religieuses : les Houtis sont aussi des zaydites ! La résistance houtiste a en fait permis de mettre à nu la véritable politique de ce gouvernement comme aucun stratège n’aurait pu le faire en si peu de temps. La population découvre ce qui se passe vraiment et le mécontentement gronde de plus en plus fort.

 

Quelles sont les raisons de la colère du peuple yéménite ?

Tout d’abord, la situation sociale et économique. Alors que le régime profite des richesses, le peuple devient de plus en plus pauvre. Il y a aussi le fait que le Yémen soit devenu un bastion de l’impérialisme US et que Saleh se soit rangé aux côtés de Washington dans sa guerre contre le terrorisme. Les Yéménites voient ce qui se passe en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Pour eux, c’est une guerre contre les musulmans. Barack Hussein Obama a beau avoir un nom musulman et faire tous les discours qu’il veut, il n’y a pas d’autres mots pour définir cette guerre.

De plus, le gouvernement yéménite n’est même pas capable de protéger ses citoyens. Après les attentats du 11 septembre, certains ont été enlevés et séquestrés sans raisons. C’est arrivé à un chef religieux yéménite éminent. Alors qu’il se rendait aux Etats-Unis pour voir son fils, il a été arrêté et envoyé à Guantanamo sans motif valable. Après six années de détention, il a finalement été relâché. Mais il est décédé trois semaines plus tard, car sa détention l’avait rendu malade. Cette guerre contre le terrorisme ne fait vraiment pas l’unanimité au sein du peuple yéménite !

Enfin, Saleh a reconnu les frontières de l’Arabie Saoudite dans le différend qui opposait les deux pays. Il a aussi autorisé les bombardiers saoudiens à pilonner la région où sont établis les rebelles houtistes. Pour les Yéménites, cette situation est inacceptable. Saleh est sur un siège éjectable. C’est pourquoi il a besoin du soutien des Etats-Unis qui agitent l’épouvantail d’Al-Qaïda afin de pouvoir agir librement dans le pays.

 

Après l’Afghanistan et l’Irak, le Yémen va-t-il donc devenir le troisième front des Etats-Unis ?

Je pense que ça l’est déjà. L’armée américaine a déjà envoyé des missiles et des troupes spéciales sur place. Elle fournit également beaucoup de matériel au Yémen, mais une bonne partie de ce dernier passe aux mains des résistants à cause des liens qu’ils entretiennent avec les zaydites de l’armée yéménite ! Cela fait six mois que Saleh a lancé une offensive de taille contre les Houtis. Il a également fait appel aux renforts des armées saoudienne et US. Je ne serais pas étonné qu’Israël rejoigne prochainement la partie. Mais malgré tout, ils ne parviennent pas à bout de la résistance houtiste. Cette dernière est logée dans une région montagneuse, comme les talibans. On sait toute la difficulté qu’il y a à combattre des rebelles sur ce terrain. De plus, les Houtis disposent d’assez d’armes pour combattre encore longtemps.

 

Un nouvel échec en vue pour les Etats-Unis ?

L’histoire semble se répéter pour les Etats-Unis. Ce pays a beau être aujourd’hui dirigé par un ancien musulman, sa politique n’a pas changé. Le discours d’Obama peut d’ailleurs être très semblable à celui de Georges W. Bush : il promet de traquer les terroristes où qu’ils soient. Washington agite l’épouvantail d’Al-Qaïda pour combattre des rebelles tapis dans les montagnes du Yémen ? Bush a fait la même chose il y a plus de huit ans avec l’Afghanistan et cette guerre n’est toujours pas finie.

La question est de savoir combien de temps cela va-t-il encore durer. L’historien Paul Kennedy a relevé que le décalage entre la base économique et l’expansion militaire était l’un des principaux facteurs de déclin des grands empires. Si l’économie d’une grande puissance est en perte de vitesse, mais que ses dépenses militaires augmentent, cette grande puissance est condamnée à sombrer et à devenir très faible. C’est la situation des Etats-Unis aujourd’hui.

Source : www.michelcollon.info

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Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

 

http://www.michelcollon.info/Yemen-ce-n-est-pas-Al-Quaida-que.html

 

 

C O M M E N T A I R E S  :  I C I

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eva R-sistons 03/11/2010 19:39



suite et fin commentaire:


 


C’est toujours l’excès de son « moi » qui est en cause. Et si l’erreur est un mal, c’est plutôt sa répétition obstinée et le refus de se réguler rapidement qui sont condamnables.


 


Citons un exemple de dialogue interne classique d’un « élu » (politique, social ou religieux) :


« J’ai raison ! Toujours raison ! Les autres ont tord ! Toujours tord ! Je ne suis pas bête ou idiot pour négocier et risquer de perdre Mes avantages que Mon Intelligence
ou Mon Origine ou Mon Fric ou Mes amis ou Mon Dieu M’a donnés ». !


Vous voyez que c’est toujours la même racine « mentale » qui dicte la position. Et ceci est aussi bien valable pour un antisémitisme primaire (ou secondaire !) que pour une
utopique pensée de « peuple éternellement élu » ou de « personne élue ». Méditons sur ces cas passés et actuels de « présidents élus à vie » qui ne quittent leur
fauteuil qu’à la mort et transmettent  l’héritage « d’élu » à leurs rejetons. Même démarche, même défaut !


 


Si on veut que ça change, il ne faut pas avoir peur de dire et d’écouter les vérités en face, mais il est nécessaire d’y appliquer une forme respectant la dignité humaine de
chacun. 


Que tout le monde s’y mette ! Essayons d’aérer notre esprit et de purifier notre cœur.


Sinon, ce sont ces extrémistes de tous bord qui continueront à brouiller les données du problème, à mettre le feu dans les esprits (faibles) et à nous éloigner de plus en plus de la seule
solution valable :


Accepter, pour tous, le droit de vivre dignement sur cette terre qui nous est, à tous, confiée provisoirement. Simples gestionnaires, nous n’avons aucun droit d’exclure qui que ce soit sur des
critères discriminatoires et condamnables de sexe, race, ethnie, couleur, intelligence, fortune, ancêtres ou tout autre avantage que « Dieu » ou la 
« Nature » (comme on veut) nous a donné (d’ailleurs provisoirement).


Malgré nos différences (visibles ou internes) nous sommes tous riches de par notre nature humaine digne et respectable. Cordialement



eva R-sistons 03/11/2010 19:36



Second courriel envoyé par l'auteur du texte "Le cancer de l'égo". :


 


J’ai la conscience tranquille contre toute intimidation et accusation d’antisémitisme. Je n’ai jamais été un extrémiste, bien au contraire, et mes expériences aussi bien professionnelles que
sociales m’ont appris à dialoguer librement mais poliment et raisonnablement sur tous les problèmes. Ce n’est pas aujourd’hui, à 67 ans que je vais changer mes principes.


 


Cependant, pour compléter mon texte sur ce point précis, et si tu me le permets, je vais préciser, par quelques arguments, mes positions claires car nous ne naviguons pas dans l’antisémitisme.
Absolument pas. La preuve :


 


1- Sur la notion de « peuple élu », relisez mon paragraphe («Plus largement, et au niveau historique… ou « Etats ».) – Comme je l’ai précisé, cette caractéristique est très
partagée par beaucoup d’êtres humains. Prenons quelques exemples de l’actualité brûlante :


 


Voyez le cas des mouvements  islamistes : Beaucoup d’entre eux, initialement combattants pour la liberté ont, par la suite, dérivé eux aussi sur ce point en se considérant
comme « uniques et meilleurs djihadistes » luttant dans la « meilleure oumma (communauté) » parmi toutes les autres nations (ou peuples). Ceci est aussi un excès du
« moi ». C’est aussi une déformation de l’interprétation (par excès) de leurs textes sacrés. Pour être acceptable, leur combat devrait rester dans le juste milieu et éviter les
« excès » et les « dérives », en somme éviter les mêmes défauts que les sionistes qu’ils soient Israéliens, Européens ou US.


 


Dans les années soixante, l’Europe aussi a connu de tels mouvements excessifs jusqu’aux actes de violence urbaine. Dernièrement, les Irlandais ont réussi à résoudre leurs problèmes
interconfessionnels, en convainquant chacun de mettre, comme on dit, de l’eau dans son vin.


 


Les dirigeants et les Etats n’ont pas échappé à ce fléau « d’élus ». Plusieurs dirigeants autoproclamés « démocrates » dans des pays autoproclamés «  monde libre »
ont aussi, hélas, apporté la preuve de la « mondialisation » de ce défaut de par la longue histoire passée et actuelle des conflits et des désastres, toujours à cause de cet
excroissance de l’« égo » qu’il soit individuel (dirigeant dictateur) ou collectif (intoxication médiatique).


 


Et cette maladie mondiale a été constatée non seulement en Europe et aux USA, mais encore mieux en Afrique (nord, centre et sud, francophone, arabophone ou anglophone), aux Amériques Centrale et
Latine (à quelques exceptions récentes) et en Asie sans oublier la majorité des pays du Moyen Orient (dont Israël). La vérité de ce fléau est mondiale et tous les peuples peuvent en être
victimes. Les exceptions saines sont très rares et jamais entièrement guéries.   


Analyser et dénoncer ces dérives, ces comportements extrémistes serait-il aussi de « l’antisémitisme » ? Sincèrement, je ne le crois pas. Il y a ici un malentendu linguistique qui
ne fait que compliquer le problème. C’est malheureusement voulu !


 


2- Notre contribution n’est pas un jugement définitif mais simplement un diagnostic, d’ailleurs provisoire jusqu’à preuve argumentée du contraire, un test « médical » de type presque
«psychiatrique » (puisqu’il concerne l’égo) et dirigé contre cette « maladie » de l’heure qui est devenue politique et sociale. Nous savons qu’aucun homme n’agit indépendamment de
son esprit, de son caractère, de son égo et s’il en est victime, il doit s’amender et se corriger. Il doit en être de même pour les peuples !


 


Notre démarche essaie d’être scientifique, logique et même modérée (pour ne pas dire charitable dans le sens chrétien) car nous avons pris le parti d’être ennemis de tout excès, qu’il soit
d’ordre matériel, psychologique, moral ou spirituel et en conséquence, dans ce cas précis,  contre tout antisémitisme que nous considérons comme une bêtise inutile, une
défaillance de l’esprit d’analyse et une déviation historique. S’y attarder serait une véritable perte d’efforts et de temps précieux. Ses conséquences (actuelles et passées) ont suffisamment
prouvé leur caractère désastreux pour l’humanité.


Et à ceux qui veulent nous coller cette étiquette, je conseillerais de se corriger rapidement et nous pourrons alors marcher la main dans la main, sans complexe ! C’est clair ?


 


3 – Les « solutions » ou remèdes que nous avons étudiés, et qui ne sont pas tous les nôtres, ne sont pas des propositions mais des analyses, des réflexions qui peuvent avoir des
faiblesses car personne n’est infaillible mais ils laissent largement la place au dialogue et peut-être à la négociation démocratique et raisonnable pour aboutir à un consensus de toutes les
parties sur des solutions concrètes, « médianes » et progressives.


 


Dans plusieurs domaines techniques, matériels, économiques et financiers, ces méthodes de communication et de concertation ont prouvé leur efficacité, à condition que le dialogue soit vraiment
franc, sincère et pratique.


 


Mais il peut arriver, souvent même, qu’on se trompe et qu’on échoue et que les résultats soient négatifs et même parfois catastrophiques tels que des dégâts matériels (projets, écologie), des
pertes financières (spéculation, banques, bourse), des déperditions des ressources humaines (blocage de carrière, licenciements), du chômage et ses incidences sociales (dettes, paupérisation,
perte de logement, fléaux sociaux) et j’en passe. Les problèmes et les solutions humaines sont tous deux relatifs et temporels. Rester mobilisés et vigilants est une nécessité vitale pour toute
personne et tout peuple. C’est une « activité » normale, naturelle et permanente.   


 


Souvent, nous constatons que ces cas d’échecs ont souvent pour origine principale l’obstination d’une des parties qui refuse de négocier sincèrement sur ses « avantages
discriminatoires ». C’est toujours l’ex



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