29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 14:04



 

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http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-globalisation-des-echanges-est-75539

 

Sommaire:


La guerre des 2 mondes a commencé:

La mafia des puissants contre les peuples.

Le monde d'en Haut contre le monde d'en Bas.

Par eva R-sistons

 

L'avènement de l'Arche de Noë de l'OTAN:

Le déluge pour le monde d'en-bas.

Par le Pr Chems Eddine Chitour

 

La globalisation des échanges

est un génocide contre l'Humanité.

Par Samuel Métairie

 

Dessins de Laplote

 

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Le monde d'en-Haut a déclaré la guerre au monde d'en-Bas,  par eva R-sistons

 

Terrorisme d'Etat

contre pseudo terrorisme des peuples

 

Nous devons à des auteurs comme le Pr Chems Eddine Chitour et Samuel Métairie des textes magnifiques qui résument clairement ce qu'est devenu le monde, aux mains d'une poignée de psychopathes sans scrupules et préoccupés seulement de trois choses : Protéger leurs intérêts, et même les accroître, et se garder d'une "populace" de plus en plus malmenée par les politiques monstrueuses, et aussi de plus en plus consciente des vrais périls qui la menacent. Jamais, au sommet, le mot "peuple" n'est prononcé: Comme s'il n'existait pas. Pour les névrosés qui décident de tout, appuyés par des hordes de larbins en tous genres (police privée, mercenaires, journaleux, politicards etc), le monde, c'est eux. Le reste est méprisable, vil, puant, superflu. Par contre, il faut se garder des citoyens du monde entier, car malmenés par les politiques folles qui sont décidées contre eux, ou par les aléas climatiques élaborés par les apprentis-sorciers, ou par les guerres génocidaires, ou par les crises opportunément juteuses pour les puissants financiers - ils sont bien décidés à tout faire pour survivre et même à ne pas se laisser dévorer par les malfaiteurs au pouvoir. Bref, les masses sont potentiellement dangereuses, ce sont des "terroristes" virtuels (mot commode, attrape-tout, pour désigner TOUT ce qui dérange).

Les hommes, pour la Mafia au sommet, ne sont plus seulement des consommateurs (âgés, "sous-consommateurs", ils relèveront bientôt de l'euthanasie "purificatrice"), des marchandises, des sources de profits, de la chair à canons ou de simples numéros, ils deviennent maintenant des gêneurs à éliminer: Trop nombreux, trop polluants, trop remuants, trop indociles, bref, des "terroristes" en puissance dont il faut se protéger, dans des ghettos, dans des Arches de Noë au Pôle Nord, ou tout simplement, en les éliminant. Génocides à grande échelle, je le répète: A l'heure où l'on nous inonde de commémorations, de films, sur la Shoah des seuls Juifs, c'est en réalité une "Shoah" planétaire qui se prépare, d'une ampleur inégalée. Deux preuves ? Assassinat du travail par le Capital, interdiction d'avoir son potager aux USA, obligation, même en Europe bientôt, de se nourrir et de se soigner de façon malsaine. Cela va jusque là ! Et ne parlons pas des armes climatiques (Dernier exemple, Haïti, située dans une zone stratégique...), de famines provoquées par la spéculation, de virus propagés intentionnellement comme le Sida, de crises réductrices de population et transférant les ressources des poches des citoyens aux coffre-forts des plus nantis, de confiscation des ressources stratégiques, vitales, de spoliation de tout ce qui de près ou de loin constitue une protection (et par exemple, destruction des Nations, des Etats protecteurs ou redistributeurs, ou encore des politiques sociales qui jusque là caractérisaient l' Europe...), de main-mise sur tous les aspects de la vie humaine, de diffusion des drogues en tous genres, de pesticides, de produits toxiques, sans parler des guerres désormais préventives (même contre des menaces imaginaires, je pense à l'Irak ou à l'Iran), permanentes (Permanentes !!! Sans fin ! ), totales (avec holocauste géant des populations civiles), nucléaires...


       Face à face, deux camps que tout sépare


Les choses sont désormais claires. Il y a maintenant deux camps, bien délimités, face à face: Une poignée de milliardaires (servis par leurs laquais, triés sur le volet, serviles à souhait, âmes vendues aux traîtres à l'humanité) ayant pris tout pouvoir, s'arrogeant TOUS les droits de vie et surtout de mort, de façon dictatoriale tout en se proclamant démocrates et cherchant à imposer partout cette démocratie liberticide et de contrôle total des populations, et le reste, c'est-à-dire tout le monde, en fait, nous tous, les peuples, les citoyens de tous pays, de toutes origines, de tous bords. Et ces peuples sont TOUS considérés désormais comme des ennemis potentiels dont il faut désamorcer la menace, au risque de situations grotesques (dans les aéroports, par ex), et qu'il convient d'éliminer par tous les moyens possibles, même biologiques...

Parce que nous défendons notre droit légitime de vivre, parce que nous cherchons à survivre comme nous pouvons, parce que nous ne voulons pas être dévorés vivants par des criminels en cols blancs, nous sommes tous, désormais, considérés comme des terroristes. Et c'est pour cela que le monde se hérisse de bases militaires otanesques, de ghettos de nantis ET de pauvres, d'armées de mercenaires, de satellites espions ou plus prosaïquement de vidéos de protection... des marionnettistes du Nouvel Ordre Mondial au service des Financiers, des dirigeants de multinationales, et de leurs alliés ou laquais.

 

Le Nouvel Ordre Mondial, une verrue à la face de la planète

Le Nouvel Ordre Mondial est un chancre, une verrue hideuse à la face de la planète, une folie sauvage conçue par des monstres à visage humain. Il écarte de son chemin tous les inutiles, c'est-à-dire nous tous, privés de travail, de temps de loisirs, de retraites, de sécurité, de stabilité, de protections, ou même du plus essentiel, de la paix ce bien si précieux. Il est temps de réaliser que deux camps, par la volonté des concepteurs de ce monde infâme, se trouvent désormais face à face: Eux, et nous tous, toutes tendances confondues. Ils veulent nous éliminer, nous écraser, nous anéantir. Par tous les moyens.

Nous nous ne laisserons pas faire. Nous avons le nombre pour nous, et la connaissance des faits, des plans véritables - et donc l'obligation de partager ces connaissances au plus grand nombre, au risque de l'incompréhension. Et le moment venu, là où nous sommes, nous saurons trouver les réponses appropriées. Parce que l'être humain est immensément créatif, résistant, et attaché à la vie, la seule dont il dispose !

Eva R-sistons à l'intolérable

http://r-sistons.over-blog.com

TAGS: Nouvel Ordre Mondial, Paix, guerres, liberticide, terroriste, Iran, Irak, OTAN, satellites, mercenaires, police privée, médias, ghettos, drogues, Europe, nucléaire, pesticides, Shoah, Juifs, génocide, holocauste, capital, travail, emploi, nations, USA, Haïti, Pôle Nord, Arche de Noë, crise...

 

 

 

L’avènement de l'arche de Noé de l’OTAN:
Le déluge pour le Monde d’en bas

 

par Pr Chems Eddine Chitour
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«Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps: Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger; (...) faites que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère;(..) Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères!»

 Voltaire (1763)

En son temps, Voltaire parlait aussi du désastre de Lisbonne en 1759. 2010: un autre désastre issu de l’égoïsme sans borne des hommes, en l’occurrence, le sommet de l’Otan à...Lisbonne. On sait qu’ après la Guerre froide, marquée par la dislocation de l’Urss, la fin du Pacte de Varsovie pendant de l’Otan, on pensait que l’Otan avait perdu sa raison d’être. Il n’en fut rien, on se souvient comment la Serbie a été démolie par les avions de l’Otan stationnés sur la base d’Aviano en Italie. Le Sommet de l’Alliance atlantique, qui s’est tenu à Lisbonne les 19 et 20 novembre 2010, a adopté le nouveau Concept de l’Otan. La nouvelle doctrine concrétise rien moins qu’un nouveau gouvernement planétaire, sorte d’arche de Noé pour 47 Etats qui seront «sauvés» parce que protégés de la colère de l’Otan et les autres qui seront des candidats au déluge parce n’appartenant pas à la caste des «élus». Des milliards de dollars vont être dépensés en pure perte alors que la famine menace 1 milliard de personnes. Le budget de l’Otan est de près de 250 milliards de dollars. L’ONU demande un don de 100 millions de dollars pour lutter contre le choléra qui fait des ravages en Haïti.

« Le Sommet de Lisbonne, écrit l’ambassadeur algérien Hocine Maghlaoui, s’est tenu dans un contexte marqué par une tendance en Europe axée sur les restrictions budgétaires en matière de dépenses militaires. Ceci est de nature à creuser l’écart entre ces derniers et les Etats-Unis qui assurent déjà près des trois quarts des investissements militaires de l’Alliance. Ceci va donner lieu à des réformes complexes des structures. (...) Le Concept stratégique est en général accompagné d’une Directive stratégique destinée à être utilisée dans le cadre de l’établissement des plans de défense de l’Otan. Le nouveau Concept entend donner à l’Otan une nouvelle mission. Le Sommet de Lisbonne a adopté le nouveau Concept stratégique de l’Otan. Le nouveau Concept vise à conforter l’Otan dans un rôle planétaire et à en faire la seule puissance globale dans le monde au service des seuls intérêts occidentaux. (...) »(1)

L’économiste Jacques Cossart s’interroge sur « Qui donc protéger? Bien sûr, la tâche est considérée comme aussi noble qu’indispensable: protéger les peuples du terrorisme! Cette « protection » passe, bien entendu, par celle des propriétaires du capital. La paix, comme bien commun! La nouvelle fonction affichée, écrit Niels Anderson du Conseil scientifique d’Attac: assurer sur le continent européen la stabilité du nouvel ordre mondial. En 1999, le deuxième « nouveau concept stratégique de l’Otan » fixe comme objectif de «sauvegarder - par des moyens politiques et militaires - la liberté et la sécurité» de l’Amérique du Nord et de l’Europe, c’est-à-dire de devenir le bras armé des intérêts occidentaux et de l’économie de marché. (...) Quel est le troisième «nouveau concept stratégique» de l’Otan? Pour l’élaboration de ce nouveau concept stratégique il a été créé en septembre 2009 un «Groupe des sages», groupe d’experts placé sous la présidence de Madeleine Albright, qui fut la secrétaire d’État ultra-atlantiste de Bill Clinton, et la vice-présidence de Jeroen Van der Veer, ancien P-DG de Royal Dutch Shell. Parfaite illustration d’une Otan instrument militaire de l’idéologie atlantiste et protectrice des intérêts économiques des transnationales ».(2)

« Quelles sont les menaces considérées comme prioritaires? Toujours la menace terroriste, la piraterie et la prolifération nucléaire, mais d’autres priorités sont fixées: se défendre contre les risques de cyberattaques qui peuvent provoquer la paralysie d’un pays (la meilleure des défenses étant l’attaque, l’Otan profile la guerre cybernétique) et la sécurité des voies d’approvisionnement par pipelines ou maritimes. Le Rapport précise que «l’Otan a tout intérêt à protéger les axes vitaux qui alimentent les sociétés modernes». On ne peut être plus clair, le rôle du Traité de l’Atlantique Nord est d’assurer la sécurité énergétique et l’approvisionnement de moins de 15% de la population mondiale. Il est aussi demandé de prendre en compte la pauvreté, la faim, l’eau, les mouvements migratoires, le changement climatique, non pas pour résoudre ces fléaux et menaces mais pour les sources de crises et de troubles qu’ils représentent. Bras armé du néolibéralisme, l’Otan doit aussi servir à réprimer les peuples qui luttent pour leur survie ».(2)

 

Des capacités élargies

« Il est en particulier confirmé que l’Otan doit être dotée de «capacités expéditionnaires pour des opérations militaires au-delà de la zone du Traité». (...)L’échec de la guerre d’Afghanistan et de la guerre d’Irak, les conséquences de la crise financière auxquelles est confrontée l’Otan, sont des réalités qui pèsent sur le nouveau concept stratégique adopté à Lisbonne. La première étape du nouveau concept stratégique a été l’élargissement de l’Otan sur le continent européen en intégrant des pays de l’Europe centrale et orientale. Avec l’adhésion de 12 nouveaux membres depuis 1999, elle a pratiquement doublé de taille. Leur énumération permet de comprendre la toile tissée par l’Otan dans la zone euro-atlantique et hors de celle-ci: le Partenariat pour la paix regroupe les pays européens ou de l’ex-Union soviétique d’Europe et d’Asie, non-membres de l’Otan, couvrant ainsi l’ensemble du continent; le partenariat avec l’Union européenne, considérée comme un partenaire stratégique global de l’Otan, autrement dit d’assujettir l’Europe de la défense aux États-Unis, dont le budget militaire représente 80% des budgets de l’ensemble des États membres de l’Otan, dans un monde néolibéral, disposer de 80% du capital ou de la force financière d’une société ou d’une institution, c’est détenir le pouvoir; le Partenariat avec l’ONU, sert à légitimer des opérations de l’Otan en lui transférant des prérogatives de l’ONU, le Partenariat avec la Russie, le Rapport des experts accorde une grande attention à la relation avec la Russie et on y relève que Moscou se montre «disposée à soutenir le transport aérien et terrestre des approvisionnements pour les forces de l’Otan en Afghanistan». À ces partenariats qui couvrent, au-delà des 28 États membres de l’Otan, l’ensemble de la zone euro-atlantique, viennent s’ajouter des partenariats ou des alliances ad hoc hors zone. » (2)

Niels Anderson décrit une «troisième mission: les interventions militaires pour «assurer la sécurité internationale». Il écrit:

«Le Rapport propose que l’Otan combine à l’avenir les approches militaires et civiles, en ayant recours au «savoir-faire dans le domaine civil» des institutions internationales ou des ONG.(...), la leçon tirée de la guerre d’Afghanistan n’est pas le développement économique et social, ni de rompre avec la logique du conflit de civilisations, mais bien d’avoir recours à la stratégie du déploiement d’un parapluie civil pour couvrir des actes de guerre! Concernant le retrait des armes nucléaires stationnées en Europe, ses conclusions sont sans ambiguïté. La stratégie de dissuasion demande le maintien de la composante nucléaire, aucun plan de désengagement du dispositif états-unien en Europe n’est envisagé et le groupe d’experts s’est prononcé contre tout retrait unilatéral. Plus encore, la défense antimissile est considérée comme «une mission militaire essentielle. » (2)

Vladimir Soloviev du journal russe Kommersant a interrogé l’ambassadeur russe à l’Otan, sur les attentes de Moscou. Ecoutons-le:

« Les négociateurs américains tentent sans cesse d’imaginer de nouvelles obligations pour la Russie (...) Avant, il s’agissait de retirer nos bases de Géorgie, nous l’avons fait, et pourtant nous avons eu la guerre. A présent, on voudrait nous forcer à retirer nos hommes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud (...) Je n’imagine pas que le président Medvedev revienne sur sa décision et personne ne peut l’imaginer. (...)La guerre en Géorgie a constitué un révélateur important. Elle a montré à l’Occident que la Russie était capable de prendre instantanément la décision de mettre en oeuvre d’importantes forces militaires pour protéger ses citoyens. Cela a été un choc pour les membres de l’Otan. L’autre surprise a été pour nous, quand nous avons découvert que finalement, l’Otan avait poussé la Géorgie. Mais juste après avoir incité Saakachvili à attaquer, l’Alliance a aussitôt botté en touche».(3)

Pourtant, la Russie de Medvedev s’intègre harmonieusement dans le grand dessein de l’Otan pour des raisons pécuniaires qui évacuent définitivement le côté idéologique. Ainsi, le journal Nezavissimaïa Gazeta vraisemblablement « inspiré », pose les conditions du partenariat. D’abord la livraison d’armes et d’hélicoptères russes à l’Afghanistan, la lutte contre le trafic de drogue. Mais aussi sur le « désengagement » d’Afghanistan, la possibilité pour les pays de l’Alliance de retirer leur matériel militaire et leurs hommes en passant par la Russie au lieu d’emprunter le chemin périlleux qui traverse le Pakistan. Les spécialistes affirment que cet accord nous rapportera plusieurs millions de dollars par mois. Est-ce une bonne affaire pour la Russie? Oui, et pas seulement du point de vue financier. Si un accord de collaboration sur un système de défense antimissile européen est également conclu à des conditions acceptables pour Moscou, c’est-à-dire en intégrant la production de notre complexe industriel de défense au lieu de se fonder sur le seul matériel américain, la « valeur ajoutée » pour notre pays sera indéniable. « Cela signifiera une reconnaissance par l’Europe de la qualité de notre armement qui, pour l’instant, n’arrive toujours pas à se frayer un chemin vers ces marchés. (..) Pour ce qui est de la coopération à propos de l’Afghanistan, (... notre armée n’a aucune raison de vouloir replonger dans ce rôle. (..) Les généraux russes avaient prévenu leurs homologues de l’Otan qu’une guerre en Afghanistan ne tournerait pas à leur avantage. On ne les a pas écoutés».(4)

Les grands oubliés

Dans tout ce ballet diplomatique un perdant: le Pakistan.

« L’accord, écrit l’éditorialiste du Daily Times, sur les routes d’approvisionnement conclu entre l’Alliance et Moscou, dessert les intérêts du Pakistan, qui n’est plus désormais un passage obligé vers l’Afghanistan. Islamabad y perd un outil de pression important, d’autant que les frappes de drones vont s’intensifier. Un article publié dans The Washington Post a secoué le pays. «Les Etats-Unis veulent élargir la zone d’intervention des drones au Pakistan», titrait le quotidien américain. Selon ce document, «cette demande américaine concerne la région de Quetta [capitale de la province pakistanaise du Baloutchistan] où serait installé l’exécutif du mouvement taliban. Ce document clarifie plusieurs points. Premièrement, les Pakistanais ont beau minimiser l’importance de la Quetta Shura [l’organe de décision des insurgés islamistes, dirigé par le mollah Omar] et nier sa présence, les Américains sont convaincus du contraire. Les raisons du refus pakistanais sont nombreuses. Quetta étant une très grande agglomération, les dommages collatéraux risquent d’être importants. Autre décision d’importance, l’Otan est parvenue à un accord avec Moscou afin de faire passer l’approvisionnement militaire occidental par la Russie à la frontière avec l’Afghanistan.(...) Notre défiance à l’égard de l’Inde et notre politique de «profondeur stratégique» ne nous ont menés nulle part. Notre pays est en train de s’effondrer devant nous, (...) Il est temps que notre gouvernement ouvre les yeux avant que le pays ne soit plus qu’un champ de ruines ».(5)

« Les pays du Sud, écrit l’ambassadeur Hocine Maghlaoui, sont les grands oubliés. Or, ils doivent être convaincus que l’Otan est autre chose que le règne de la terreur à travers le massacre de civils dans des frappes qualifiées de chirurgicales ou l’utilisation d’armes prohibées comme les bombes à uranium appauvri ou à fragmentations qui causent des dommages irréversibles aux populations. Que l’Otan n’est pas aussi l’intolérance intégrale contre tout ce qui s’oppose aux valeurs ou aux intérêts de l’Occident qu’elle défend par la force brutale en faisant fi des institutions de l’ONU, mettant en péril le système de sécurité collectif créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. » (1)

On peut s’interroger pourquoi l’Otan n’est pas « ouverte » à la Chine, à l’Inde ou plus généralement à tous les autres? Ceux d’en bas qui, eux, ont plus de besoin de sécurité, notamment de survivre? Pourquoi un bouclier et contre qui? Même si on appelle un chat un chat l’Iran est une perturbation de second ordre par rapport à l’armada de chacun des pays. L’ambassadeur d’Iran en Espagne a déclaré que toute option militaire de l’Occident contre l’Iran, serait pure folie. S’agissant de la Russie, Dmitri Medvedev, le nouveau Gorbatchev, est acquis pourvu qu’il ait un strapontin; nous sommes loin du nationaliste ombrageux de Vladimir Poutine à moins que lors des nouvelles élections il y ait une inversion des rôles. Combattre le terrorisme avec un bouclier antimissile? Cela risque d’être long, coûteux et sans effet, car le terreau du terrorisme sera toujours là tant que l’injustice des grands envers les petits continuera. Il est hors de doute que la nouvelle doctrine fera qu’il y aura plus que jamais un seul gendarme planétaire qui doit s’assurer des sources d’approvisionnement pérennes, notamment en énergie. Comme en Irak, l’armée de pacification américaine surveille les puits, elle le fera ensuite en Afghanistan à partir de 2014.

En conclusion, Niels Anderson remet l’homme au centre du débat. Il écrit :

« Dans le Rapport qui fonde la stratégie de l’Otan jusqu’en 2020, il est un mot qui n’est jamais mentionné, auquel il n’est nulle part fait allusion: le mot peuple. Il est donc plus que jamais important que les peuples rappellent leur existence aux experts, aux états-majors, aux politiques, aux idéologues atlantistes et qu’ils expriment leur opposition à l’Otan et à ses objectifs militaires, que les peuples demandent la dissolution de l’Otan et le respect de l’article 1 de la Charte des Nations unies, fondée sur une vision multilatéraliste du monde, précisant que seules les forces de l’ONU sont habilitées à «réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix». Au contraire de ce qui est écrit en conclusion du Rapport, l’Otan ne répond pas à «des besoins immuables», le seul besoin immuable des peuples est une politique de paix et non un engrenage et une logique de guerre ».(2)

On l’aura compris, les «élus» monteront dans l’arche protégé par un bouclier. Les damnés seront confrontés à des déluges au quotidien. A l’insécurité, à la famine, s’ajoutent les colères de la Terre sous forme de déluges provoqués par un Occident drogué aux énergies fossiles. Est-ce ainsi que les hommes vivent?

 

Notes/Références

1. Hocine Maghlaoui. L’Otan confortée dans son rôle planétaire. L’Expression 21.11.2010

2. Niels Anderson: Le «Nouveau concept stratégique de l’Otan»: assurer la défense et les voies d’approvisionnement des «sociétés modernes» Attac-France Novembre 2010

3. Dmitri Rogozine: «L’Otan n’est pas le gendarme du monde» Kommersant 17.11.2010

4. Pour un partenariat, mais pas à n’importe quel prix - Nezavissimaïa Gazeta18.11.2010

5. Editorial: Un grand perdant: le Pakistan Daily Times 22.11.2010

Pr Chems Eddine Chitour : Ecole Polytechnique enp-edu.dz

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22138

 

titanic, white star line

http://www.linternaute.com/mer-voile/bateau-a-moteur/paquebots-du-20e-siecle/titanic-white-star-line.shtml


La globalisation des échanges

est un génocide contre l’Humanité

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Bienvenue dans la phase terminale du processus de destruction de la planète, des écosystèmes, de la biodiversité et de ceux qui la peuplent pour que survivent les préceptes de la globalisation néolibérale. Cette tyrannie du billet vert, cancer généralisé de l’Humanité qui colonise peu à peu les formes de résistances citoyennes à l’oppression, n’autorisera jamais aucune chimiothérapie contre les affameurs de la planète, tumeurs institutionnelles de la honte et du crime. Les puissants nous ont vendu leurs structures institutionnelles pour canaliser les doléances populaires, nous sommes devenus les prisonniers d’un système qui nous enferme dans un engrenage imparable, sclérosé par son propre rôle. Celui-ci obtient le consentement à l’anesthésie collective du consumérisme au lieu de s’unir et de bâtir un front insurrectionnel internationaliste contre l’ennemi commun. L’hypnose à l’occidentale a gagné le bras de fer dans la lutte pour un idéal humaniste à l’aune du nouvel ordre mondial.
VOIR EN LIGNE :
Texte
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1. La mondialisation néolibérale : une Quatrième Guerre Mondiale contre l’esclave des temps modernes.
 
C’est l’histoire d’un ordre planétaire délibérément cynique et asservissant, qui fut établi avec la volonté calfeutrée de réduire une poignée de quelques milliards d’êtres humains à l’esclavage et au servage économique pour que vivent quelques milliardaires. N’en déplaise aux manuels scolaires ornés de propagande démocratique dont la vertu première serait la liberté, l’Histoire du monde n’est que l’histoire d’un système institutionnel vieux de cinq cent ans, une machine à tuer qui s’est depuis peu retournée contre son créateur.
Cet article n’est pas le prologue d’un ouvrage de plus dans la bibliothèque des théories du complot mondial, servant de contre propagande au dogme démocratique partagé maintenant par tous. Que l’on avale sans se poser de questions les couleuvres amères de la presse du fait divers à émotions fortes pour faire passer la pilule au peuple face à une classe politique qui joue au poker avec la gouvernance de notre pays…Ou que l’on avale avec délectation les discours comploteurs sur un monde gouverné par des sociétés secrètes, les clubs privés de l’élite… Dans les deux cas, nous nous empêchons de réfléchir si l’on ne cultive pas une certaine part de doute. Nous, petites abeilles de la ruche mondiale, sommes enrôlés de force dès l’enfance pour vomir à outrance notre force de travail et surproduire le miel de l’impérialisme capitaliste.
 
Mais cette guerre n’est pas nouvelle. Voila plus de dix ans que la quatrième guerre mondiale saccage la nature pour la course au profit, et affame l’Homme peu rentable du Sud en le pillant structurellement pour engraisser les États capitalistes occidentaux. Et presque un siècle qu’elle dissimule aux sociétés civiles du monde entier les méfaits de ses agissements en vendant du rêve à bon prix en permanence, sans montrer ni la traçabilité des produits, ni le mode de fonctionnement des entreprises multinationales, ni le pouvoir que celles-ci ont pris sur les États. Cette quatrième guerre mondiale, c’est la résultante de la mondialisation économique et géostratégique des échanges, où la monnaie spéculative constitue l’arme de destruction, la nouvelle religion impériale à laquelle tous doivent se soumettre. Ce n’est plus une guerre mondiale d’affrontements entre les États, avec des alliances politiques, des militaires, des bombes, des mitrailleuses ou de l’espionnage comme au siècle dernier. Ce nouveau type de guerre est bien plus meurtrier puisque nous en sommes tous les soldats, du moins pour tous ceux qui suivent le modèle dominant et ses trajectoires "professionnelles". Le billet vert, la spéculation et la doxa divine du marché obligent à tout individu de s’investir dans le champ de bataille à l’insu de son plein gré. L’économie des marchés financiers permet de cacher la mort derrière le fonctionnement même du système : l’horreur de la guerre est bien plus palpable quand un bombardier déverse un "tapis" de bombes sur un village lors d’une "frappe chirurgicale" dans une guerre "propre", tandis que l’on ne peut pas mesurer le nombre de gens qui sont morts à cause du pillage du Tiers-Monde par les multinationales.
L’Homme du 21ème siècle est un esclave moderne, un produit de consommation robotisé vendable en permanence sur un marché, évoluant dans une immense machine qui le dénature et le dépossède de sa propre conscience, ce, sans en avoir connaissance évidemment. Par un devoir normatif d’obéissance aux institutions qui aliènent ses propres conditions d’existence, l’humain est devenu un gladiateur passif sans armes errant dans une immense arène, un camp de concentration à l’échelle de la planète où les élites pilotent ces institutions en toute impunité pour que l’état de dépendance énergétique et matérielle des dominés perdure indéfiniment envers les détenteurs de la puissance. L’esclave des temps moderne, contrairement à l’esclave de l’Empire romain, a l’impression de vivre un monde de libertés et de démocratie : il pense jouir librement de la démocratie et faire entendre sa voix alors que la délégation de son pouvoir à une classe politique oligarchique inamovible a toujours été instituée au service de la classe possédante et dans une perspective antidémocratique. Il pense recevoir salaire de sa participation à l’appareil productif de son entreprise là où il ne fait que vendre sa force organique de travail alors que la vraie valeur de son travail est exploitée, expropriée par l’entreprise par l’entremise des objectifs actionnariaux. Et la hausse de son salaire à mesure que la carrière professionnelle se poursuit est une manière d’acheter la paix sociale en donnant l’impression de liberté, une fausse marge de manœuvre permise par le pouvoir d’achat. Il pense être doué d’une conscience lui permettant d’être libre de penser par lui-même en même temps qu’il reproduit les codes qui lui ont été transmis par la socialisation (famille, école, amis, collègues de bureau etc.) et les médias pour l’adapter au système. Il pense être libre de tout déplacement là où derrière chacune de ses actions, se cache une transaction financière (les moyens de locomotion répondent à des services marchands, la paire de chaussures qu’il me faut pour marcher a été achetée, etc.). Il est libre de circuler à loisir dans les rues de sa ville, mais est surveillé en permanence par des caméras de vidéosurveillance. Et gare à la répression s’il en vient à accomplir des déviances que l’institution dénomme par troubles à l’ordre public. Bref, l’esclave de l’ère marchande est une bête décervelée qui exécute les ordres de l’autorité à laquelle il répond sans prendre conscience qu’il est du côté de la masse la plus nombreuse, de son pouvoir sur la minorité bourgeoise, qu’il suffirait de peu pour s’organiser, désobéir et lutter contre l’oppression du système global. Ce, pour se réapproprier l’autonomie et l’auto-organisation de la vie sociale par l’association dans les entreprises, au lieu de perpétuer la convoitise des postes directionnels dans l’escalade hiérarchique en accumulant une myriade de diplômes universitaires. Mais là, encore une fois, la tâche relève de l’utopie irréalisable dans cette société de la liberté surveillée, où l’Homme n’est que le code barre sur la tranche d’un produit à vendre.
 
2. Le commerce international, les multinationales et la consommation : l’art de la mise à mort des peuples du Sud.
 
Pour traiter des impacts socio-économiques cette quatrième guerre mondiale, prenons l’exemple de Nestlé, du moins de ce que l’on en sait. La majeure partie des produits que l’on trouve sur les étalages des empires de la consommation tels que Leclerc, Carrefour, ou Géant-Casino, sont issus des usines des plus gros trusts agroalimentaires de la planète. Danone, Nestlé, Coca-Cola, Kraft Foods, Unilever, IBM, BASF, etc. ne connaissent qu’une loi, celle qui a fait d’eux des rois. Lorsque l’occidental remplit son placard dans les centres commerciaux en achetant les articles produits par des agroalimentaires tels que Nestlé, Unilever ou Kraft Foods, il se rend indirectement coupable de la légitimation de la famine organisée en Afrique. L’on ne voit pas toujours que lorsqu’une entreprise comme Total, Nestlé, Danone ou Mc Donald’s s’implante dans un pays pauvre où les salaires sont faibles, les profits générés reviennent en Occident et non en Afrique alors que ceux qui travaillent pour les multinationales sont sous-payés par celles-ci. Voila pourquoi lorsque l’on achète du chocolat ou du café (produit en grande partie par Nestlé), le consommateur, dans une infime mesure, cautionne le pillage du Tiers-Monde et l’exploitation des travailleurs pauvres. Difficile aussi, de mesurer les conséquences sociales directes du système lorsque l’occidental remplit son armoire de vêtements importés de Chine ou d’Amérique centrale. Ou encore, la terreur est impalpable lorsque l’on regarde, de loin, les compagnies transnationales exproprier des peuples et des cultures pour accroître leurs parts de marché, lorsqu’une entreprise licencie du personnel à coups de plans dits « sociaux » pour limiter ses coûts de production. J’en passe et des bien pires.
 
Nestlé fait croire dans les « pays en développement » avec sa stratégie de communication, que le lait en poudre (ce que Nestlé produit et vend), est meilleur que le lait maternel naturel pour la croissance des nourrissons. La fausseté de cet argument a été démontrée au milieu des années 1970 par des chercheurs britanniques. Cette publicité mensongère lui est pourtant interdite par le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, ce que la multinationale a elle-même signéen 1984…Or rien ne lui empêche de continuer : il y a des personnes pour qui la signature n’engage que le stylo ! (et oui, une entreprise, juridiquement, est une personne morale, elle peut conclure des contrats et signer des accords, au même titre qu’une personne physique comme vous et moi…) Après avoir incité les femmes de ces pays "pauvres" (Éthiopie, Bengladesh etc.) à consommer ce lait en poudre plutôt que leur propre lait maternel, en faible quantité à cause de la sous nutrition, la politique commerciale de Nestlé dans ces pays a été durcie, et des hausses successives sur ce lait en poudre ont été décidées. De fait, ces femmes déjà frappées par la pauvreté, n’avaient plus suffisamment d’argent pour acheter ce lait, leurs bébés décèdent ou développent des carences nutritives…sans parler des malformations dues à la faim…cela concerne 70% des femmes en Éthiopie désormais, et l’on va lire ici en France, que la famine est due à la dureté du climat tropical dans une région qui est l’une des plus luxuriantes de l’Afrique ! (Le climat est sec, aride et méditerranéen en Californie, je ne pense pas que la famine soit un problème dans cet État…).
Bref d’une part, l’on persuade les gens d’acheter un produit que le corps humain fabrique naturellement, une ressource qui devrait être non marchande, puisqu’il paraît qu’en droit, le corps n’est pas à vendre. D’autre part, comme l’état de sous nutrition est maintenu par les puissances commerciales de l’Occident, on impose à des peuples entiers à se soumettre au dictat économique de celles-ci, dont Nestlé qui fait grimper les prix une fois le monopole commercial acquis. Ainsi, lorsque l’on achète chez Carrefour des glaces, des céréales, du café, des gourmandises chocolatées etc., nous organisons la pérennité, voire la survie de ces multinationales : le crime est caché, et nous y participons tous puisque si leurs stocks s’épuisent, eux, n’y voient qu’une hausse de la demande, et vont chercher à produire davantage pour satisfaire cette demande. Or l’offre a depuis longtemps dépassé la demande dans cette société de la consommation outrancière là où la production, en analyse économique, ne devrait se faire qu’en fonction de la demande du consommateur, non l’inverse : en clair, le consommateur lambda voit un produit étiqueté Marque Anonyme sur les étalages, il l’achète parce que les techniques de marketing ont placé le produit au niveau de ses yeux, non parce qu’il en a vu la nécessité, il n’a pas eu à demander ce produit. La seule solution pour résister contre la famine dans le monde maintenant, est donc de boycotter à l’échelle individuelle tous ces produits issus de l’industrie de l’agroalimentaire. Le véritable changement, c’est nous seuls qui pouvons l’apporter, non par un gouvernement qui peinera à verser 0.7 % de son PIB pour l’Afrique ou l’Asie du sud-est, pendant que le fonctionnement de l’économie capitaliste maintiendra cet état de disette au Sud. Pour vulgariser, c’est un peu comme si j’étranglais mon chat jusqu’à la mort, et qu’en guise de dédommagement, je lui faisais une fois mort, des caresses sur le dos !
 
La globalisation néolibérale est une volonté politique institutionnelle qui confère la gouvernance des affaires publiques aux élites économiques privées de la planète, et qui se charge de mettre les cerveaux des dominés en état de veille pour ne pas qu’ils résistent face à l’autoritarisme des pouvoirs politiques. Les mettre en veille sans les éteindre pour qu’ils continuent de consommer. Avec un marché terrestre potentiel de six milliards d’humains esclaves endormis par le dogme du superflu et le rêve inatteignable d’une vie confortable à l’infini, les maîtres du monde et leurs places boursières paraissent inamovibles. Tel est l’objectif de la nouvelle guerre impérialiste : enfermer les consciences du monde entier dans un carcan idéologique imperméable à toute dissidence pour que les oligarques capitalistes restent bien au chaud, à l’abri dans leur tour d’ivoire.
 
3. La démocratie, un régime qui n’a jamais existé que dans la philosophie politique.
 
Ce que les historiens nomment la tentation démocratique désigne le fait pour les États de se doter d’une constitution dite démocratique depuis la fin du XVIIIème siècle. S’il est d’usage de considérer que la démocratie fut théorisée par les philosophes athéniens de la Grèce Antique, l’on peut voir qu’à chaque vision de la démocratie, correspond une vision bien particulière de l’Histoire. Ce que nous appelons aujourd’hui « démocratie » serait certainement vu par ceux qui l’ont mise en place comme un régime antidémocratique trois siècles plus tôt, lorsque les putschistes révolutionnaires abolissaient la monarchie absolue de droit divin. Le phénomène démocratique commence aux États-Unis, dans les années 1780.
 
Oui, mais qu’est ce que la démocratie ? Tout le monde désormais dirait qu’il est stupide de la définir, tant ce terme nous paraît évident. Et pourtant, ce terme est tellement utilisé, tant par les puissances impérialistes qui exportent leur modèle occidental en imposant la paix par la guerre (belle oxymore !), que par les citoyens militant, clamant qu’un autre monde est possible, ce terme est tellement employé qu’il a été vidé de son sens. De plus, l’Histoire racontée aux enfants par l’éducation nationale, celle racontée aux étudiants par les universitaires, et celle racontée à tous par les écrivains, peut toujours être remise en cause : un humain qui raconte une histoire ne peut pas se défaire d’une part d’interprétation, de subjectivité en fonction de son système de valeurs, ou de ce qu’il considère comme appris, su et établi. L’Histoire, telle que nous la connaissons aujourd’hui est celle qui a été établie par les élites et les classes dominantes successives, à un tel point que peu de gens (à part Howard Zinn, Noam Chomsky par exemple) ne sont a-mêmes de la déconstruire pour y voir les évènements volontairement occultés au fil du temps qui passe.
Ainsi, va-t-on croire que les États-Unis furent le premier pays à devenir une démocratie de l’époque contemporaine. Or il est intéressant de se pencher sur la manière dont ont été instaurées les élections et ce régime politique.
Ce régime politique toujours en place depuis 1787, fut initié dans le but d’étouffer les révoltes du peuple nouvellement indépendant, et d’empêcher que ce soit le peuple lui-même qui soit le propre décideur des affaires publiques de la nation. La révolution américaine est une révolution libérale, qui s’installe par rejet des institutions anglaises de l’époque, et base son socle constitutionnel sur la protection des libertés individuelles, de la propriété et la représentation. La constitution fut rédigée par des marchands, des juristes, des financiers, par la bourgeoisie privilégiée et fortunée. A partir de 1776, la crise économique due aux mauvaises récoltes s’installe, et se développent des mouvements sociaux à l’initiative des classes populaires, composés de petits agriculteurs, d’artisans et d’ouvriers des manufactures. En fait, tout le débat autour de la rédaction de la constitution fut organisé autour de la peur que la révolte populaire prenne le pouvoir sur la bourgeoisie. Pour les aristocrates de l’époque donc, la démocratie, le gouvernement du peuple était une menace pour les libertés et la propriété privée. C’est pour cela que les constituants adoptent le système de la représentation, où le processus de prise de décision est confié à une classe dominante, riche, et "cultivée". La société est régie par un gouvernement d’individus élus, indépendants devant les électeurs. Ensuite, les aristocrates américains, anciens colons de la couronne britannique, fidèles à la tradition libérale, instaurent la séparation des pouvoirs, idée empruntée à Montesquieu et Locke. Le but était de cloisonner les sphères institutionnelles avec une répartition des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire), pour empêcher à la majorité de prendre le pouvoir et d’instaurer la démocratie par un gouvernement du peuple : l’égalité, la souveraineté du peuple, privilégier la vie en collectivité plutôt que la propriété privée, et l’auto-détermination du peuple. La révolution française de 1789, qui ne fut qu’un putsch de l’aristocratie contre la monarchie, fut instaurée suivant les mêmes objectifs, dans la peur de la puissance du peuple et dans la crainte que la majorité supplante à la minorité ses privilèges, sa fortune et son pouvoir.
 
La démocratie bourgeoise représentative que nous connaissons à l’heure actuelle confine la décision du peuple à la consultation électorale une fois tous les quatre ou cinq ans, et celui-ci n’a qu’à subir le restant du temps en attendant à la prochaine élection qu’il puisse choisir. Du moins avoir l’impression de faire un choix. La fonction politique de métier étant réservée à une élite économique et sociale, le régime dit démocratique laisse penser que le citoyen possède un choix entre plusieurs partis politiques, de fausse gauche ou de droite, alors que tous les hommes politiques n’ont qu’un seul objectif : conserver ou prendre le pouvoir. C’est un parti unique qui laisse l’illusion d’un multipartisme. Le reste des divergences ne sont qu’un vaste champ idéologique où se proclament les discours, des débats qui règlent la surface des problèmes, mais pas leur fond. Quelle différence entre le parti républicain et le parti démocrate quand ce sont les lobbies qui obtiennent le dernier mot sur les décisions ? Les hommes politiques sont tous issus des mêmes milieux, des mêmes écoles. Ils sont d’accords sur le fond, et le peu qui voudraient œuvrer pour le bien collectif, l’intérêt du peuple et de la société ne seront jamais élus puisqu’ils jouent avec les mêmes règles que celles fixées par l’institution, qui porte en son fondement principal l’inégale répartition des savoirs et des compétences. Deux cent ans d’histoire pour peu d’émancipation citoyenne quant les luttes sociales deviennent de plus en plus confinées dans des mouchoirs de poche. Deux siècles d’histoire pour passer d’un suffrage censitaire, c’est-à-dire destiné aux possédants et aux riches, pour passer d’un suffrage universel direct cachant le même fonctionnement censitaire et élitiste de la société politique.
 
Le critère de sélection des gouvernants se fait par des élections d’hommes et de femmes formés pour diriger, gouverner, dire ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Montesquieu et ses acolytes qui ont préparé 1789 écrivaient que la citoyenneté devait être confiée à l’aristocratie, car le peuple n’était pas assez instruit selon eux pour s’occuper des affaires publiques. Cette vision oligarchique de la démocratie représentative à véhiculé l’idée qu’il fallait privilégier l’élection, pour sélectionner les meilleurs, les plus compétents. La révolution française et son héritage introduit par De Gaulle en 1958 dans la cinquième république française, fut donc anti démocratique, et s’inscrit dans un refus perpétuel de l’autogouvernement du peuple. Que le vote soit fait par tirage au sort, au suffrage universel ou à la majorité, il y aura toujours une partie de la population qui ne sera pas représentée, contre un gouvernement qui appliquera sa dictature de la minorité au service des intérêts de classe. La seule et réelle démocratie qui soit efficace, elle est directe, participative, où le vote s’effectue à main levée. Toutes les autres sont des formes d’aliénation de l’Homme pauvre et esclave par l’Homme riche et puissant.
« Je respecte trop la démocratie pour risque de la dérégler en votant. » Roland Topor.
 
4/ L’oligarchie occidentale les pieds dans l’eau, aux commandes du Titanic.
 
Il serait temps que la propriété des moyens de production -les usines, les machines, le matériel qui sert à la production des services en tout genre etc.- soit réattribuée à ceux qui les utilisent. Lorsqu’un gouvernement proclame la faillite, la lutte contre l’aggravation du déficit public et vend la nécessité d’une politique de rigueur (gel des salaires, réduire ou supprimer l’intervention de l’État dans l’économie etc.), c’est toujours pour rassurer les marchés financiers. Et non prendre soin de la population. En ces temps où le FMI commence à s’en prendre même à l’Europe, avec sa méthode d’appauvrissement structurel des peuples, (réforme des retraites, gel des salaires dans la fonction publique, privatisation des services publics), nous sommes pour ainsi dire, mal barrés. Le FMI est entré en Grèce, en Roumanie, en Islande entre 2008 et 2010. En ce mois de mai 2010, c’est maintenant au tour de la France, de l’Espagne et de l’Italie de se plier aux ordres du FMI en appliquant ces fameux « plans d’austérité » pour éviter de leur concéder un prêt d’envergure colossale. Mais qu’est-ce donc qu’un plan d’austérité ? C’est juste la privatisation des États, avec pour seul rôle celui de garantir l’appareil répressif contre la révolte du peuple. Pour tout le reste, les ressources, le marché du travail, les secteurs clés de l’économie etc., sont confiés aux marchés financiers, qui gouvernent selon leurs intérêts à court terme.
 
Depuis le traité de Maastricht signé en 1992, les institutions européennes obligent les États à respecter une ligne directrice établie en quelques points, nommés « critères de convergence », ce qui garrote la marge de manœuvre des États.
 
• Un État membre de l’Union Européenne doit maîtriser un taux d’inflation calqué sur celui des trois États les plus compétitifs…
 
• Le déficit public à l’année ne doit pas dépasser 3% du PIB, et la dette publique, 60% du PIB. La dette publique de la France serait de 84% du PIB pour 2010. L’impact antisocial de l’Europe saute aux yeux : on aveugle le peuple en lui faisant croire que l’État n’a plus d’argent (est-ce possible ?), qu’il doit limiter ses dépenses publiques, mais ce que médias, économistes et gouvernement oublient volontairement de dire au lecteur-auditeur, c’est que la réduction des dépenses publiques n’est pas la seule solution pour gérer le déficit public d’une économie. Il y a aussi le recours à l’emprunt et aux réserves accumulées lors des années excédentaires (qui n’est donc plus possible concernant le déficit public), la hausse des impôts ou la création de monnaie supplémentaire à réinjecter dans l’économie (ce qui est interdit par le fait que la création monétaire n’est plus l’initiative d’un État, mais elle est confiée à la banque centrale européenne). Ce mythe des caisses vides de l’économie française, à renflouer par une réduction des dépenses publiques ne tient donc pas, puisqu’il n’y a jamais eu autant d’argent dans les poches des gens. Évidemment, il ne s’agit pas des poches des travailleurs, l’argent se fait toujours aspirer vers les mêmes comptes bancaires…
L’État a donc le choix entre limiter ses dépenses, et soumettre certaines catégories de personnes à l’impôt. Pour un gouvernement libéral qui ne veut surtout pas vexer ses amis de la finance internationale, le choix est vite fait ! Or que voit-on pour éviter que le gouvernement consente à un prêt au FMI ? Gel des salaires jusqu’en 2013, réforme des retraites, recul de l’âge du départ à la retraite, j’en passe…Le démantèlement de la sécurité sociale leur semble préférable alors qu’en vingt ans, la part qui a glissé du public vers le privé avoisine les 200 milliards d’euros, contre 20 milliards de déficit à la sécurité sociale en France ! Je ne suis pas économiste, mais je m’interroge : l’impôt ne serait-il pas la meilleure des solutions ? Imposer une taxe (même faible pour ne pas freiner l’investissement) sur le capital, sur les grandes entreprises multinationales du CAC 40 permettrait de limiter ce déficit public sans avoir à privatiser les entreprises à tours de bras, et tout en permettant à l’État d’intervenir dans l’économie, de subvenir aux besoins de sa population, sans démanteler les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance. C’est-à-dire, jouer son rôle d’État.
 
Entre une oligarchie puissante qui impose le capitalisme à l’état pur dans des pays riches et une société civile qui semble jusqu’ici bien endormie, terrée dans ses pantoufles, on ne peut que craindre le pire pour les mois et les années à venir. Car dans ce contexte où l’objectif des marchés est de déguiser une guerre de spéculation sur les économies européennes en faisant payer leur crise aux peuples à coups de réformes/cassures du marché du travail (davantage de flexibilité), même le plus dépourvu de connaissances en économie a de quoi s’inquiéter : les capitalistes sont apatrides, ils se retournent même contre leurs propres pays occidentaux, pourvu que leurs activité de trading leur fournisse toujours plus de profits.
 
La crise de 2008 ne fut qu’une accélération du capitalisme, elle fut profitable à une petite partie des capitalistes de la planète. Les entreprises qui enregistrent des déficits licencient, et se font racheter par d’autres, plus puissantes et florissantes. Les pauvres s’appauvrissent, des anciens riches s’appauvrissent, et de nouveaux riches deviennent toujours plus riches grâce à la concentration accrue du capital exacerbée par la nouvelle crise. Les médias s’enflamment en jouant sur la peur de l’avenir pour les classes salariales, ce qui permet aux hommes politiques en place d’appliquer sans obstacles citoyens les codes dictés par les marchés financiers : libéralisation, privatisations, démantèlement des services publics et des acquis sociaux, expropriations, sélection des éléments les plus rentables etc…Une crise financière, c’est toujours l’aggravation de la guerre déclarée aux pauvres dans une opinion aseptisée, aveuglée par les écrans de fumée médiatiques dont le rôle est d’éviter que les peuples reprennent par la rue le pouvoir qui leur est du. Et quand bien même ils le feraient, la police est là pour nous protéger, veiller au respect de l’ordre public. En droit, mais dans la réalité, c’est de la police qu’il faudrait se protéger.
 
Il en faudra des monceaux de barricades pour freiner les tirs de l’armée et de la police lorsque le peuple, garroté, ne pourra plus subvenir aux besoins des siens. Mais n’attendons rien de cela, ni même d’un quelconque changement collectif solidaire et social, la consommation de masse est ici-bas bien trop ancrée dans les goûts et modes de vie de chacun.
 
Samuel Métairie
 
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-globalisation-des-echanges-est-75539
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Sarekozy, Air Force One

 

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Le croc pourrait bien changer de mains
Trois dessins de notre ami Laplote
http://laplote.blogs.courrierinternational.com/

 

 

un monde parfoi cruelle

 

 

Le mal, pour triompher, ne nécessite

que d'honnêtes hommes ne faisant rien.

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/11/28/19725150.html

 

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Une mutation des fins

et des moyens de notre société

 

Tous nos problèmes majeurs: chômage, immigration, culture et sens de la vie, violence et guerre, découlent d'un seul problème fondamental: la déchirure post-coloniale du monde...


"Ce monde où des fous mènent des aveugles", écrivait Shakespeare dans le Roi Lear, à cette époque de la Renaissance où débutaient ces dérives de l'Occident dont nous vivons aujourd'hui la "fin de partie".


A ce monde du non-sens, à cette nouvelle défaite de l'homme, aggravée par la puissance technique de la barbarie informatisée, il s'agit d'opposer l'alternative d'une conversion à l'humain.


Quatre objectifs sont prioritaires pour réaliser cette mutation à la fois des fins et des moyens de notre société:


1. Eveiller une réflexion populaire critique sur les raisons de vivre et sur les fins de notre commune histoire. A contre-courant de l'individualisme du "chacun pour soi", faire prendre conscience à tous que chacun est personnellement responsable du destin collectif. L'unité et l'interdépendance, de la technique à l'économie, de l'écologie à la culture, est devenue telle qu'aucun problème ne peut être résolu à partir d'une seule nation, d'une seule église, d'un seul parti, d'une seule ethnie.


2. Prendre conscience de cette unité voulue et non subie à l'échelle du monde. Un changement radical de nos rapports avec le tiers-monde afin d'inverser les méthodes de contrainte dévastatrices du Fonds monétaire international, est la clé de nos problèmes majeurs.
Ceux du chômage, par reconversion de notre appareil économique pour répondre à nos besoins réels et à ceux du tiers-monde.
Ceux de l'immigration, qui deviendront, si les disparités actuelles continuent de s'aggraver, une invasion de la misère.
Ceux de la culture, si les prétentions de l'Occident à la supériorité et à la fausse universalité de ses modèles de croissance et de culture s'effacent pour s'ouvrir aux autres cultures, dans un désir de fécondation réciproque et si cesse la destructuion, par la domination coloniale, des développements endogènes.


3. L'obstacle principal est le monothéisme du marché, avec ses deux fondements idéologiques: le mythe de la modernité et le mythe de la démocratie. Pour l'abattre, peuvent se conjuguer les efforts de tous ceux pour qui la vie a un sens: foi en Dieu ou foi en l'homme.


4. Le changement de notre mode de vie ne se fera pas par une prédication moralisante et par une conversion subite, mais par une progressive reconversion de notre production et de notre écomomie entière. Avec la participation de tous ceux qui ne vivent pas de spéculation parasite et de corruption, mais de créations et de productions réelles au service de la communauté.

 


Roger Garaudy, "Les fossoyeurs. Un nouvel appel aux vivants", L'Archipel, 1992, pp 181-182

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http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/11/29/19742083.html

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commentaires

eva R-sistons 02/12/2010 05:48



Pour ce commentaire, tu t'es surpassé !   eva



tribak 01/12/2010 23:25







eva R-sistons 30/11/2010 22:40



Comment je fais ? Pour l'instant je tiens ! Et de toutes façons, durer pour voir ce qu'ils nous préparent, ce n'est pas un avantage. Je suis forte dans l'adversité, je prends tout du bon côté,
j'ai la foi, je suis créative et je suis solidaire. Mais voir les autres souffrir, ça c'est insupportable... Alors je ne crains rien. La mort, non. La guerre, non. Mais voir des gens souffrir, ça
sera le plus dur pour moi,


cordialement eva



Narf 30/11/2010 20:44



Hey! Merci Eva! Je ne sais pas comment tu fais... mais tu résistes BIEN! MERCI!



eva R-sistons 30/11/2010 02:35



Très juste, Tribak, bien vu !


Que disait (en quelques mots) Derrida, stp ? Merci eva



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