11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 22:27

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France profonde,

communauté de vie,

instantanés du Gard,

par eva R-sistons

 

Bonjour !

 

Me revoici, après 8 jours sans Internet, et un déplacement pour finir l'aménagement de mon camping-car. Quelques jours dans le Gard, près de Sommières, un village encore préservé, à l'ancienne, respirant la France profonde, avec ses champs, ses cultivateurs, ses bêtes - l'âne qu'on entend braire, les chevaux dans les enclos, les poules en liberté, les chiens qui folâtrent... et peu de circulation. Une seule boutique, avec four à pains, petite épicerie, le journal, quelques cartes postales, les enfants qui viennent chercher un caramba, voilà, c'est tout, et c'est tout simple. Les ruelles ? Etroites, aux noms moyen-âgeux, et puis des maisons un peu penchées sous le poids des ans, ici une voûte, un passage fleuri, là on marche sous une maison, et un peu plus loin, voici un lavoir heureusement préservé. Une salle de fêtes, aussi: Soirée ping-pong, et le lendemain, boxe. Dimanche, fête des enfants. Et une fois par semaine, la halte-garderie itinérante, un fourgon joliment décoré, avec un gros escargot tout vert comme le gazon qui entoure le centre festif. L'école primaire fonctionne toujours, et il y a un relais poste. Pour combien de temps encore, avec Sarkozy qui s'acharne à détruire le paysage français pour nous amasser dans les villes comme du bétail et mieux nous tenir à sa merci ?   

 

Et une maison très ancienne pour accueillir une petite communauté. Le patriarche, et les locataires: La plupart jeunes, étudiants ou saisonniers, mais aussi ceux qui ont décidé de rompre avec le Système et de vivre au gré des occasions de la vie, ici un carrelage à poser, là de vieux objets à récupérer et à revendre après réparation, ou... un camping-car à aménager. Tout ce qui avait été d'abord fait de façon empirique, a été revu et corrigé: Par des "pros" des déplacements en fourgons aménagés, altermondialistes, fans de rave-parties, idéalistes... Ils savent faire, les mecs ! Mon fils aîné s'est félicité du travail de l'un d'eux, celui-ci a vu mon véhicule voici quelques semaines, et il a dit: "Je te le refais, moi ! J'ai un camion que j'ai aménagé en camping-car. Tu me donnes le gîte et le couvert, et je t'arrange ça super". Il a arrangé, et c'est une maison de poupées. Tout y est, en modèle réduit. Un petit bijou ! Une symphonie de jaune (paille), de vert (pâle), et de blanc. Les idées de l'une, et le savoir-faire de l'autre. Tout le monde est content !

 

Et me voici de retour. Finie la campagne, la mer de nouveau, et... déchaînée. Le vent du large. On en prend plein les poumons !

 

Alors, elle est pas belle, la vie ?

 

Eva ne r-sistons pas aux charmes de la vie  

 

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Natal, Wikipedia

   

L'Afrique du Sud,

capitale du foot - ou du non-alignement ?

Par eva R-sistons

 

Enfin, un Etat africain accueille le Mondial du foot ! Et quel Etat ! Celui de l'apartheid, vaincu par l'acharnement des militants anti-ségrégation, à l'heure où il était bien vu, puisqu'il ne s'agissait pas d'Israël Etat à part, de boycotter ceux qui distillaient le racisme et la haine. Celui, aussi, d'une icône des mouvements de libération ! Nelson Mandela a rendu leur honneur aux Noirs bafoués. Aujourd'hui, le monde entier a les yeux braqués sur l'Afrique du Sud, avec ses jolis stades colorés, ses guerriers zoulous, son développement impressionnant pour le continent - bref sur un pays phare. Oui, mais le revers de la médaille, ce sont des stades bunkerisés, des pauvres chassés à la périphérie pour ne pas voir troublée la fête, des malades du Sida en nombre impressionnant, une criminalité légendaire, des townships misérables, une classe blanche toujours insolente avec des nouveaux riches noirs qui le sont tout autant, un Système éducatif et de santé défaillants, et puis l'essentiel des terres est encore entre les mains des Blancs, les Noirs ont du mal à gérer celles qu'ils ont, les tensions raciales se perpétuent, même avec les métis, sans parler des oppositions ethniques, toujours vivaces, et des problèmes sociaux. La Nation "arc-en-ciel" rêvée par Nelson Mandela a du plomb dans l'aile, on est loin du melting-pot souhaité par le vieux leader noir. Bref, l'Afrique du Sud est un Etat d'une rare violence, surtout raciale et ethnique, ou liée à la pauvreté. Une société inégalitaire est toujours explosive !

 

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Wikipedia

 

Ce qu'on oublie de dire, aussi, c'est que l'Afrique du Sud est en tête des pays non-alignés. Gênant pour le Nouvel Ordre Mondial qu'on tente de nous imposer ! Et ce Non-Alignement doit non seulement se perpétuer, mais se développer. La force des faibles face aux puissants, c'est leur union, leur collaboration, leur mise en commun. Dans le concert des Nations, une autre voix doit se faire entendre, à nouveau, comme au temps des Lunumba, des Nasser ou des Boumedienne. Parce qu'un monde pluriel est nécessaire.

 

Alors, en avant l'Afrique du Sud, élément moteur du continent noir, phare africain, et pion-espoir pour un renouveau planétaire !

 

eva R-sistons à l'alignement des Nations sur le modèle anglo-saxon.

 

NB: Entendu ce jour, LCP, de Gaulle et l'Amérique: 

 

De Gaulle voyait la Grande-Bretagne comme une puissance atlantique non européenne, pour lui si la GB rejoignait le Marché Commun, entreprise coloniale dominée par les Américains, ce serait une catastrophe pour l'Europe. Quel visionnaire ! Quel prophète ! (eva)   

 

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Johannesburg, wikipedia

 

Mouvement des non-alignés

Le mouvement des non-alignés (ou plus rare mouvement des pays non-alignés) [1] est une organisation internationale regroupant 118 États en 2008 (17 États et 9 organisations internationales y ont en plus le statut d'observateur), qui se définissent comme n'étant alignés ni avec, ni contre aucune grande puissance mondiale. Le but de l'organisation tel que défini dans la « Déclaration de la Havane » de 1979 est d'assurer : « l'indépendance nationale, la souveraineté, l'intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l'impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, le sionisme, et toute forme d'agression étrangère, d'occupation, de domination, d'interférence ou d'hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde. L'organisation, dont le siège est à Lusaka en Zambie[2], regroupe près des deux tiers des membres des Nations unies et 55 % de la population mondiale.

Le mouvement des non-alignés comprend des membres importants à l'échelle mondiale, comme l'Inde, l'Algérie, l'Égypte, l'Indonésie, le Pakistan, Cuba, l'Afrique du Sud, l'Iran, la Malaisie, ainsi que la ex-Yougoslavie. La République populaire de Chine a été membre pendant un temps. Le Brésil n'a jamais été un membre formel du mouvement, mais il partage plusieurs de ses vues et envoie régulièrement des observateurs à ses sommets.

 

(..) Créé dans le contexte de la guerre froide, le mouvement a dû trouver un nouveau souffle à son issu suite à l'effondrement de l'Union soviétique. De plus, les États issus de l'éclatement de la Yougoslavie (l'un des membres fondateurs) ont montré peu d'intérêt pour l'organisation depuis la dissolution du pays. Enfin en 2004, Malte et Chypre se sont retirés lors de leur entrée dans l'Union européenne. Néanmoins, l'organisation continue de jouer un rôle important. Elle a par exemple refusé de suivre les instances du consensus de Washington, lequel regroupe le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Banque mondiale, considérant que ce serait nuisible aux intérêts de ses membres.

Loin de s'estomper, le legs de l'ère de la guerre froide se poursuit. De nouvelles tendances s'inspirent des acquis des luttes de décolonisation. Ainsi, le politologue Aziz Salmone Fall, dans le sillage de Ben Barka, avec son Groupe de Recherche et d'Initiative pour la Libération de l'Afrique (GRILA) prône un renouveau de la Conférence tricontinentale, un développement autocentré aux fondements écosystémiques, et plaide pour un mondialisme polycentrique[3].

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_non-align%C3%A9s

 

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Pays appartenant au mouvement des non-alignés :

     États membres      États observateurs      États non membres PROPAGANDE DE GUERRE EN ACTION : Michel Collon - VIDEO: Analyse de Libé et Le Monde au lendemain de l'attaque contre la flotille
Mais qui fait la dictée aux journalistes français ?
( si la vidéo ne s'affiche pas sur votre navigateur,voir sur Dailymotion )

Mouna Hachim - Propagande pro-israélienne, désinformation et autres sophismes
Transformer le bourreau en victime. Et inversément.

Neve Gordon - Ce que le juge Goldstone a appris à ses dépens
Comment la machine étatique israélienne réorganise sa propagande

DORMEZ OU RESISTEZ, CITOYENS !
Bricmont, Bouajaja, Morelli... - La Belgique, complice de crimes de guerre ?
Mais c'est l'hypocrisie de l'Europe toute entière qui est dénoncée

CRIMES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI :
Uri Avnery - "Tue un Turc et repose-toi"
"L'Exodus s'est répétée, mais avec un changement des rôles. Aujourd'hui nous, Israéliens, sommes les Britanniques."

ISRAEL IMPLIQUE EN AMERIQUE LATINE ET EN IRAK :
Marc Vandepitte - Israël ne se "défend" pas, il pratique le terrorisme en Amérique latine aussi !
Colombie, Costa Rica, Bolivie, Venezuela, Honduras, Guatemala, Salvador...

Gilles Munier - Israël s'incruste en Irak
Israël discrètement actif dans l'occupation

Michel Collon vient de publier le livre Israël, parlons-en !
Recueil de vingt entretiens avec Chomsky, Ramadan, Gresh, Sand, Pappe et tous les meilleurs analystes et témoins du conflit. 

 

 

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Sur le blog d'eva, Sos-crise:

Expulsions de Tsiganes en France: Monnaie courante aujourd'hui

L'UE compte faire pression sur Israël pour lever le blocus sur Gaza

Se protéger du cancer, que l'alimentation soit notre médecine !

Lettre ouverte aux Elus de la Nation, au sujet des risques liés à Israël

"Autour" du CNR, une nouvelle Résistance se construit - Comité Valmy

EXTENSION AU PUBLIC DU "MANAGEMENT DE LA TENSION"

Les gouvernants : acteurs et complices de la crise

Les meilleurs liens infos

Flotille de la Liberté, les dernières nouvelles, tout ce qu'on ne vous a pas dit

Le gouvernement des banques et autres infos du Monde Diplomatique

Liste complète

 

              

Excellente sélection du site Valmy :

          29 mai  2010 à la Bastille: autour de l'exemple du CNR, une nouvelle Résistance se construit
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article676

             L'EMPIRE ET LE MENSONGE - Analyse importante de Fidel Castro
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article688

             Francis Wurtz invoque Robert Schuman pour sauver "l'idée européenne". Stupéfiant! ACDT pour vivelepcf
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article691

             Japon, Okinawa: partie remise? - par Hélène Nouaille
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article690

             Pour une politique étrangère et de défense souveraine - Contre Amiral (2s) Claude Gaucherand
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article687

             DSK appelle à la création d'une monnaie mondiale, d'une Banque centrale mondiale... par Mireille Delamare
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article689

             La Russie et la Chine: les sanctions du CS de l'ONU ne doivent pas "punir" l'Iran
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article686

             ÉTAT VOYOU - Comaguer
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article685

             Un cheval de Troie à la Knesset!  par Dimitri
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article684

             Pétition ou auto-dénonciation? Décap'actu
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article683

             Massoud Barzani séjourne en Turquie dans un contexte difficile - par Jean Marcou
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article682

             Flick ou Voyou? - par Jean Lévy
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve369

             L'ÉTÉ 40, IL Y A 70 ANS - par Jean Lévy
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve368

             Peut-on rétablir une société décente face au marché?
            
http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve367

   

 

Article à lire absolument :

 

Ce que signifie Monsieur Van Rompuy

L'éclatement de la Belgique 

Non, ce n’est pas une boutade ! Malgré son allure de Pinocchio effaré, Monsieur Van Rompuy (Herman) est loin d’être le personnage insignifiant qu’ont mélancoliquement décrit des européistes déçus. Il signifie un projet politique tout à fait clair, et a été choisi à dessein ; pas par les citoyens des différents peuples de la très diverse Europe, évidemment, mais par une oligarchie mondiale qui n’est pas le cercle des Présidents et des Premiers Ministres des pays de l’Union Européenne. Désormais simples exécutants politiques, ceux-ci n’ont fait que ratifier la décision d’affairistes qui ne se cachent même plus.

Ce que signifie Monsieur Van Rompuy 

Avant de se présenter devant ceux qui devaient le nommer, M. Van Rompuy a comparu, le 12 novembre 2009, au château de Val-Duchesse, à Bruxelles, devant le jury d’un club mondial rassemblant banquiers, marchands d’armes, magnats du pétrole et dirigeants de multinationales avec leurs  journalistes apprivoisés. Il est allé passer un examen. Le projet d’impôt européen à prétexte écologique qu’il y a fait connaître est tout ce que les citoyens ont été autorisés à savoir. Son parcours politicien ayant été jugé conforme au profil souhaité, il a été adoubé comme gouverneur général de l’Union Européenne. Quant à Madame Ashton, choisie en même temps, elle déborde de précieuses qualités : parvenue typique de la nomenklature, inféodée à la finance, absolument inconnue, tout à fait novice en diplomatie et incapable d’ânonner une phrase en une autre langue que l’anglais.  

Le premier but de ce double choix est de signifier une fois pour toutes aux citoyens des pays d’Europe que l’ère démocratique est close, et que dorénavant c’est le conseil des banquiers qui décide. Désormais les choix seront faits par des experts, afin de maximiser les rendements financiers. Mettez vous bien ça dans la tête ! Peut-être pourtant quelques politiciens espéraient-ils qu’en acceptant des marionnettes aussi falotes ils retarderaient la mainmise totale des groupes bancaires, et pourraient exercer encore quelque pouvoir pendant quelques années. En ce cas ils se seraient illusionnés, car, derrière ce duo grotesque, la destruction de la démocratie va bon train, et eux-mêmes sont déjà surveillés. La crise de la dette grecque en est une limpide démonstration.  

La deuxième signification est que l’Union Européenne est une succursale de l’empire anglo-saxon, dont les dirigeants dictent la politique étrangère qu’ils font appliquer par l’OTAN, bras armé de l’oligarchie. Madame Ashton joue à merveille de sa balourdise feinte pour ridiculiser l’Union Européenne, tout en élargissant son propre champ d’action et en étoffant ses services (ne parlons pas de ses revenus). Elle joue son rôle, conformément aux instructions de ses commanditaires. Pour les financiers, la diversité des pays du continent européen est contraire à la nécessaire soumission des consommateurs et défavorable à l’intimidation militaire exercée contre les « pays émergents », vitale pour maintenir une hégémonie mondiale chancelante. L’activité intellectuelle, politique et scientifique dans les pays d’Europe doit être strictement encadrée et normalisée par l’usage exclusif de la langue anglaise, tandis que l’innovation doit être concentrée dans les pays dominant l’empire (comme le montre l’institution récente d’agences de contrainte et de surveillance des chercheurs). Les diplomaties nationales sont donc vouées à disparaître, en même temps que la liberté politique et culturelle des nations.  

Mais pourquoi être allé chercher le Premier Ministre de Belgique, un pays qui apparemment n’avait pas besoin d’une crise politique supplémentaire ?

Précisément afin de provoquer une nouvelle crise et de scinder la Belgique, comme l’a récemment exigé un euro-député anglais qui, en bon Anglais, se mêle de ce qui ne le regarde pas et parle dans l’intérêt des classes dominantes.

Mais quel est cet intérêt ? La Belgique n’est-elle pas une création de l’Angleterre ?

La Belgique moderne fut en effet créée en 1830 par l’Angleterre, afin que la France ne contrôlât pas le port d’Anvers et que la frontière du Nord de la France fût vulnérable militairement. Mais les diplomates anglais n’avaient pas prévu une guerre contre l’Allemagne unifiée, de sorte  qu’au XXe siècle l’Angleterre, alliée à la France, dut sacrifier des milliers d’hommes pour défendre cette frontière indéfendable. La France en perdit cependant bien plus encore ! La Belgique a ainsi très bien servi à affaiblir la France, mais est devenue maintenant inutile. L’intérêt de l’oligarchie serait au contraire à présent de la détruire. Bien entendu, le sort de la Belgique n’intéresse en rien les oligarques, mais renforcer l’Union Européenne leur importe au plus haut point, puisque celle-ci est la structure de vassalisation des pays d’Europe à la finance. Accroître les pouvoirs de l’Union Européenne permettrait de réduire la démocratie à un pur jeu d’apparences, et de renforcer durablement le régime autoritaire qui s’installe peu à peu depuis une trentaine d’années. Mais il manque à l’Union Européenne la souveraineté qui lui permettrait de dominer les États. C’est à combler ce manque que détruire la Belgique serait utile.

Le traité de Lisbonne a en effet doté l'Union Européenne de la personnalité juridique et d’une représentation diplomatique. Pour devenir un État internationalement reconnu, il ne  lui faudrait plus qu'un territoire propre, fût-il minuscule comme ceux de Monaco ou du Vatican. Un quartier de Bruxelles ferait fort bien l’affaire. Dès que cette reconnaissance serait obtenue, la subordination juridique des États, dès longtemps entreprise, serait parachevée. L’attaque des spéculateurs contre la Grèce est déjà utilisée pour préparer la mise sous tutelle des États.

Encore faut-il, pour obtenir la souveraineté sur une partie de Bruxelles, faire éclater la Belgique, et il faut le faire sans tarder, avant que les peuples d’Europe ne rejettent l’Union Européenne qui les ruine en imposant le libre-échange absolu, y compris envers les pays tiers. L’éclatement prochain de la zone euro rend la nécessité encore plus pressante. Cependant d’autres raisons motivent aussi les oligarques à agir. Les extrémistes flamands sont évidemment d’utiles auxiliaires, mais la crise économique pourrait faire passer le nationalisme au second plan des soucis du peuple flamand. Mieux vaudrait donc les utiliser au plus tôt, et si possible tant que sévit l'actuel gouvernement français, tout entier composé de valets de la finance internationale, dociles à nuire de leur mieux aux intérêts de la France et de la Francophonie. Surtout, un fait interne à la Belgique, inconnu de la plupart des Français, oblige à une manœuvre rapide et délicate.

Depuis 1962 la Belgique est soumise à des « lois linguistiques », imposées par la majorité flamande du pays. Une « frontière linguistique », interne, divise le pays entre Flandre, Wallonie et Bruxelles. Cette « frontière » fut fixée sans consulter la population, sur la base d’un recensement de 1947 déjà périmé à l’époque, afin que Bruxelles fût enclavée en Flandre. Elle ne coïncide pas partout avec les limites administratives, ni avec l’actuelle limite entre les langues, car l’extension de l’agglomération bruxelloise depuis soixante-trois ans a étendu l’aire où l’usage du français est le plus courant. De ce fait, des communes dont la grande majorité des habitants parlent français sont administrativement rattachées à la Flandre (et de même les communes des Fourons, loin de Bruxelles), ce qui suscite d’invraisemblables bisbilles, mesquines à souhait, qui font toute la saveur de la politique belge. L’agglomération bruxelloise et la Wallonie sont pourtant désormais contigües, mais le dessein opiniâtre des Flamingants d’annexer Bruxelles à la Flandre empêche de reconnaître cette réalité.

Quoique futiles, ces bizarreries ne sont pas d’anodines coutumes locales, mais forment un important atout pour les partisans d’une Union Européenne supranationale. En effet, lors de la division de la Yougoslavie, la carence politique, la paresse d'esprit, le manque de clairvoyance, la crainte inspirée par le seul nom de Sarajevo et surtout la volonté de cacher le conflit politique opposant la France, qui voulait maintenir la Fédération yougoslave, et l’Allemagne, qui voulait la détruire au plus tôt, firent prévaloir une cote mal taillée : reconnaître les limites des républiques fédérées comme frontières internationales, sans consulter les populations ni considérer la répartition des diverses communautés humaines assemblées ou divisées par ces frontières. On sait quels désastres ce compromis entraîna et dans quelle confusion durable il a fait plonger les Balkans. Les vices juridiques évidents étaient de confondre l’administratif et le politique, de faire prévaloir le droit du sol sur le droit des gens, et de préférer l’arbitraire bureaucratique à la vérité des préférences nationales. Comme pour incruster le mal, les gouvernants d’Europe ont entériné cette décision casuelle comme un principe. Ce précédent yougoslave serait donc invoqué en cas d’éclatement de la Belgique (et l’on serait plus réaliste en écrivant « lorsque la Belgique éclatera »). Or plusieurs traditions politiques s’opposent. Pour établir la nationalité des personnes, la tradition française considère d’abord le droit du sol et secondairement la filiation, et elle s’en tient depuis un siècle et demi au droit des gens pour fixer les frontières. Jusqu’aux années récentes, la tradition germanique accordait l’exclusivité au droit du sang pour la nationalité, et elle a longtemps tenté d’imposer le tracé des frontières en invoquant le droit du sol ou le droit de conquête. La tradition anglo-saxonne accorde la primauté au droit du sol pour la nationalité, et laisse le droit du plus fort décider des frontières : la Grande-Bretagne est une île. Ces trois traditions sont incompatibles.

Selon la jurisprudence tirée de l’écartèlement de la Yougoslavie, les communes situées en Flandre sont flamandes, même celles dont la grande majorité des habitants sont Bruxellois et francophones, et Bruxelles est bel et bien enclavée en Flandre. En outre le parlement et le gouvernement flamands (car il y a sept parlements et trois gouvernements en Belgique, outre les assemblées provinciales !) ont, depuis des années, décrété que la capitale de la Flandre était Bruxelles, et y ont fixé leur siège, sans consulter les habitants de la ville bien entendu. En proclamant son indépendance, la Flandre revendiquerait sa capitale ! Bien sûr, les Bruxellois sont à 85 % francophones, mais les dirigeants flamands ne manquent pas de souligner qu’outre le français, maintes langues sont parlées à Bruxelles, y compris le turc et l’arabe maghrébin, et même l’anglais dans des immeubles de bureaux. Par mansuétude, le gouvernement flamand serait prêt à accorder un statut dérogatoire (transitoire bien entendu) aux habitants qui ne parleraient pas le néerlandais (anglais accepté).

Il est peu vraisemblable que les politiciens britanniques et allemands intéressés par l’affaire soutiennent jusqu’au bout la revendication flamande, car ils savent qu’imposer un changement de langue aux habitants d’une grande ville est impossible. Mais des partisans du renforcement de l’Union Européenne pourraient proposer (dans un esprit de conciliation, n’en doutons pas…) un statut de "ville libre" pour une partie de Bruxelles, comme jadis Dantzig ! Ce quartier serait pompeusement proclamé « capitale de l’Europe » et, pour faire étasunien, on dirait « District of Concordia ». Toute latitude serait laissée à l’administration de l’Union Européenne pour angliciser peu à peu son district ; en contrepartie, toute latitude serait laissée aux autorités du nouvel État flamand, devenu souverain sur une partie de la ville, pour gêner les Bruxellois francophones et attiser les oppositions ethniques. Mais ce scénario dépend de l’enclavement de Bruxelles en Flandre, qu’un référendum dans les communes proches de la « frontière linguistique » remettrait en cause. La primauté du droit du sol sur le droit des gens, qui est le principe de la politique flamingante et la cause principale de la fièvre politique récurrente de la Belgique, paraît ainsi aux européistes comme un atout maître.

 Scinder la Belgique le long de la « frontière linguistique » existante, sans consulter les populations intéressées, est néanmoins en bonne logique un projet insoutenable. En effet, une seule nationalité belge existe, et une seule souveraineté. Ces faits incontestables sont de surcroît incarnés en une seule personne : le roi ! Le droit des personnes ne distingue pas parmi les Belges des Néerlandophones, des Francophones ou des Germanophones. La seule procédure envisageable est donc de demander l’avis des populations au suffrage universel, et de tracer la frontière au niveau communal. L’avenir de chaque commune serait décidé à la pluralité des voix des habitants, puis chacun opterait pour la nationalité de son choix. L’argument que le référendum n’existe pas en droit belge est sans force, puisque par hypothèse l’État belge disparaîtrait. La seule restriction envisageable au suffrage universel pourrait être de limiter le corps électoral aux citoyens domiciliés dans chaque commune et y résidant effectivement depuis plusieurs années, mais cette modalité d’application ne modifierait pas le principe. Bien entendu, les États successeurs garantiraient la liberté de circuler et de résider, ainsi que le maintien des droits des minorités à l’avenir, de part et d’autre de la frontière ainsi démocratiquement déterminée.

Quoique seule cette procédure soit conforme à l’équité et à l’esprit du droit international, nul doute que des chicanes seraient tentées pour en limiter et en retarder l’application. L’enjeu en effet n’est pas mince, car si l’Union Européenne était reconnue comme un État fédéral disposant d’un territoire propre et d’un service diplomatique, ses dirigeants revendiqueraient bientôt un statut de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. La Grande-Bretagne n’envisageant aucun changement de ses droits, au nom de son traditionnel statut d’exception, le siège de la France serait dévolu à l’Union Européenne et bientôt confié à un Danois entouré d’une administration anglaise. Ainsi l’empire anglo-saxon disposerait de trois sièges parmi les cinq permanents.

Tel est le sens de la nomination de M. Van Rompuy. Dévoué à la Flandre et fidèle serviteur des classes dominantes, M. Van Rompuy prépare la scission de la Belgique afin d’assurer la domination de l’empire anglo-saxon sur l’Europe, en contrepartie d’une promesse de soutien à la tentative de mainmise de la Flandre sur Bruxelles. De son poste, il devrait faire traîner des négociations pendant que les dirigeants flamands brusqueraient le mouvement.

La France risque d’être trahie par ses politiciens et éliminée de la politique mondiale.

À l’occasion d’une crise politique, les dirigeants flamands tenteraient d’imposer leur solution avant que les peuples ne réagissent. Cette « solution », qui évidemment ne ferait que multiplier les problèmes, n’est pas une vague élucubration mais un dessein médité. M. Herman Van Rompuy était l’un des parlementaires flamands qui lancèrent le projet de scinder l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans référendum sur la limite linguistique, afin d’isoler Bruxelles. Herman a un frère, Éric, lui aussi politicien. Il n’y a pas de mal à avoir un frère, ni à se prénommer Éric, ni à se passionner pour la politique. Mais M. Éric Van Rompuy est connu depuis quarante ans comme un flamingant rabique, qui ne se cache pas de vouloir néerlandiser Bruxelles, de l’Atomium au bois de la Cambre et des sous-sols aux mansardes. Éric dit tout haut ce que Herman ne doit pas dire. Précisons : ce que Herman ne doit plus dire, car naguère encore il ne s’en privait pas. S’il le pouvait, il ferait parler flamand au Menneken-Pis. M. Herman Van Rompuy paraît certes aussi simplet que Pinocchio, mais ce sont les renards et les loups qui tirent les ficelles.

Encore une fois, l’oligarchie mondiale se fiche de la Flandre et des Flamingants, il se trouve seulement que des intérêts coïncident. Ou plutôt, des hommes pensent que leurs intérêts coïncident. En réalité, le peuple Flamand, grand petit peuple qui peut s’enorgueillir d’un passé glorieux et d’un présent prospère, nuirait certainement à son avenir s’il suivait ses extrémistes. Un coup de force à Bruxelles, suivi d’un long conflit avec les habitants de la ville, serait un très mauvais commencement pour son existence étatique. Fixer par référendum la frontière entre les États serait pour lui bien préférable.

Face à de tels projets plusieurs questions viennent à l’esprit. Quel est, à présent, le but de l’Union Européenne ? Quelles sont ses effets réels ? Quelles forces sociales soutiennent-elles l’intégration européenne ? Comment les États peuvent-ils pacifier les rapports sociaux ?

Discuter ces questions en détail nécessiterait un gros livre écrit par plusieurs auteurs, mais quelques réponses partielles peuvent être cependant proposées.

Il n’est bien sûr pas possible d’épiloguer, puisque nul ne connaît l’avenir, mais la prépondérance anglo-saxonne au Conseil de Sécurité ouvrirait à l’ONU une crise semblable à l’agonie de la SDN à la fin des années trente. La diplomatie, déjà rendue instable par la volonté des États-Unis de récuser le multilatéralisme et d’affaiblir l’ONU, deviendrait chaotique. L’oligarchie escompte cependant affermir ainsi son pouvoir, d’autant plus que la suprématie de l’Union Européenne sur les États rendrait inopérants les débats politiques dans les pays européens, comme ils le sont depuis longtemps dans les pays anglo-saxons. Démocratie et Souveraineté nationale sont en effet inséparables, et le but visé est d’abolir l’une et l’autre, afin d’achever de détruire le compromis social datant de l’après-guerre, qui faisait la part trop belle aux producteurs dans le partage de la valeur ajoutée.

Dès les années cinquante du XXe siècle, les classes dominantes comprirent que le suffrage universel rendait impossible une politique réactionnaire dans les États nationaux. La « construction européenne » leur permit de dominer les démocraties nationales et de raffermir leur emprise. Toute responsabilité politique fut bannie de cette Union européenne, malgré la concentration progressive du pouvoir. La notion même de politique en fut exclue, remplacée par l’exaltation des compétences des experts et par quelques simagrées de démocratie factice. Le libre-échangisme y devint dogme. Ainsi fut supprimé tout frein à la circulation des marchandises et des capitaux, même à court terme, ce qui permit aux détenteurs de monnaie de reprendre une grande part de la valeur économique produite. Désormais les décisions sont prises dans l’ombre, au gré de firmes privées, financières plutôt qu’industrielles, et dont les plus influentes ne sont pas européennes. Sous la férule de la Commission, la concurrence entre les pays de l’Union européenne est exacerbée à dessein, et l’immigration laissée sans contrôle, afin de forcer la baisse relative des salaires et la régression des droits sociaux. Pour verrouiller cet absolutisme si propice aux tripotages, un projet de constitution fut présenté en 2005, mais rejeté par plusieurs peuples en dépit d’une intense propagande. Le traité de Lisbonne fut donc imposé en 2009 pour contraindre les peuples à se soumettre. Ce coup de force s’est accompagné de l’aggravation de la surveillance policière. Dans l’Union européenne, l’action politique est impuissante, l’industrie dépérit, les classes populaires sont frappées par le chômage et appauvries, la plupart des agriculteurs vivotent, l’activité intellectuelle s’étiole, la recherche est mise sous tutelle, l’innovation disparaît. Mais si ce désastre organisé obère l’avenir, il profite aux intermédiaires, et, au premier chef, aux banques anglo-saxonnes qui, grâce aux manœuvres de leurs gouvernements, se sont arrogé depuis quarante ans le monopole de la création monétaire. Ce sont elles qui, au moyen de l’OMC, ont imposé la concurrence indienne et chinoise. Ce sont elles qui achètent en monnaie de singe les entreprises pour en absorber la substance puis les démanteler. Ce sont elles qui gouvernent effectivement l’Union européenne, à travers des hommes de paille.

Le despotisme européiste, nous y sommes. L’autoritarisme vétilleux de la Commission s’aggrave, avec l’aide de la bien mal nommée Cour de justice européenne, dont les arrêts prétoriens étendent sans cesse les compétences de l’Union européenne, en usurpant au profit de celle-ci les droits des États. La langue des maltôtiers anglo-saxons est imposée, même dans les affaires internes à chaque pays. La sape des constitutions nationales, seul cadre où les divers intérêts sociaux puissent se confronter pacifiquement, fait s’effondrer le débat politique et le contrôle démocratique sur les gouvernants. Le pouvoir discrétionnaire de commissaires nommés par intrigue, irresponsables, et placés sous influence, empiète ainsi chaque année davantage sur les libertés publiques et privées. Les difficultés économiques et politiques mènent fatalement ces despotes à la dictature.

L’assujettissement des peuples par la destruction des droits nationaux, n’est limité que par la résistance des dirigeants des États, fort variable d’un pays à l’autre. Si les Allemands et les Britanniques savent à la fois défendre leur pouvoir national, investir les instances de décision de l’Union européenne et faire agir celles-ci au mieux de leurs intérêts, les classes dominantes françaises font tout leur possible pour accroître les prérogatives fédérales de l’Union européenne et vassaliser la République Française, dans l’espoir d’accéder à la surclasse dominante mondiale.

Prêtes à tout pour pérenniser leur prédominance sociale tant elles craignent la révolte d’un peuple mal-pensant, les classes dominantes françaises rêvent d’une tutelle étrangère et souhaitent une administration anglophone, où caser leurs rejetons en excluant ceux du peuple. En dégradant encore un peu plus l’enseignement public, elles pourraient réserver le pouvoir à leurs descendants pour quelques générations. Les politiciens qui s’agitent incessamment dans les palais parisiens sont au-delà de toute critique. Tous leurs actes tendent à affaiblir la France, à la soumettre à l’empire dominant et à diviser les Français. Leur programme est celui de Condoleezza Rice en 2003 : abaisser la France. Au service de maîtres qui les méprisent, ces larbins ont envoyé l’armée française participer à l’agression contre le peuple Afghan. Ces lémures s’efforcent de faire dépérir la Francophonie et de céder la souveraineté de la Nation à l’Union européenne. S’ils réussissaient, ils se rengorgeraient de leur renoncement. Les dominants français, qu’ils se disent de « droite » ou de « gauche », seraient immensément euphoriques de devenir définitivement impuissants. Finies les responsabilités ! Et cela en bénéficiant de la solidarité active des oligarchies des pays voisins ! La France serait enfin échec et mat, politiquement, économiquement et intellectuellement, pour la jubilation de l’Angleterre et de l’Allemagne, et au grand soulagement de l’oligarchie française, qui pourrait s'angliciser le front haut, afin de dominer le peuple pendant un siècle.

L’étape suivante, déjà en cours, est de brider l’Union Européenne, par coalescence de l’UE et de l’ALENA, dans une Union Transatlantique étroitement liée à l’OTAN et conçue comme instrument de domination interne sur les citoyens et d’intimidation externe vis-à-vis de la Chine et de la Russie. Sa fondation serait prétexte à créer une nouvelle monnaie permettant une banqueroute partielle. Sa direction effective serait partagée entre les banquiers de Wall Street et ceux de la City, tandis que la prédominance sur le continent européen serait laissée aux industriels allemands, dont les représentants politiques s’efforcent depuis longtemps de diviser l’Europe en régions, selon leur modèle fédéral, escomptant ainsi transformer en pouvoir politique la puissance économique qu’ils retirent de l’UE. Les récents chanceliers et ministres des Affaires étrangères d’Allemagne ont dit et écrit, à maintes reprises, que l’Union européenne permettrait à l’Allemagne de s’assurer l’hégémonie qu’elle a échoué par deux fois à imposer à l’Europe par la guerre. Cette hégémonie s’encadrerait, en attendant de s’en affranchir, dans l’empire anglo-saxon, où la responsabilité politique des dirigeants et les droits des personnes régressent depuis vingt ans.

Mais les difficultés insurmontables qu’un tel projet ne manquerait pas de rencontrer font craindre une fuite en avant de ses promoteurs vers la guerre.

Si ce projet de fédération despotique et libre-échangiste aboutissait, la déstructuration économique s’aggraverait encore et empêcherait définitivement de donner du travail à tous, y compris aux plus récemment arrivés. Mettre fin au libre-échange absolu et relocaliser la production est donc vital. Pour les Français, c’est l’existence nationale, culturelle et spirituelle qui est en jeu, en même temps que la prospérité, la liberté et la paix civile. Pas de liberté individuelle si la liberté collective n’est pas assurée ; pas de vie culturelle sans concorde ; pas de concorde sans prospérité ; point de prospérité, même pour les riches, si les pauvres sombrent dans la misère.

Un peuple est souverain s’il peut, par sa volonté ultime exprimée collectivement, accepter ou repousser un projet engageant son avenir. Parmi maintes raisons de vouloir maintenir notre Souveraineté nationale et la transmettre aux générations à venir, fierté, fidélité à nos aïeux et à notre culture, volonté d’être maître chez soi, goût pour la vie civique conçue comme une œuvre d’art, crainte d’une désarticulation de la société menant à la violence, il en est une qui devrait emporter la décision des Français : dans le monde tel qu’il est, la France est un instrument irremplaçable au service de la paix et de la liberté. Non par prédestination, parce que la France serait une entité providentielle, peuplée d’esprits géniaux et douée d’une essence collective intemporelle. Ce pays, comme toute autre formation sociale, aurait pu disparaître ou avoir d’autres limites. Ses mœurs ont évolué au cours du temps. Mais, au-delà de l’image sentimentale de Marianne au bonnet phrygien ou de « la Madone aux fresques des murs », l’équilibre social et les leçons de l’Histoire font que les Français croient à l’égalité des hommes et à l’égalité des nations. Ils pensent que la liberté individuelle s’exerce grâce à la liberté collective. Surtout, ils ont horreur des excès. Ce n’est pas que jamais des Français n’en aient commis, il s’en faut. Mais, contre les abus, se sont toujours dressés des femmes et des hommes, pour les dénoncer et appeler leurs compatriotes à la raison, à la générosité et à l’honneur. Si peu nombreux les protestataires aient-ils d’abord été, ils ont toujours fini par emporter la conviction générale. Toutes les opinions, des plus chimériques aux plus pertinentes, des plus tyranniques aux plus généreuses, ont déjà été débattues en français. Au fil des siècles, malgré les défauts de leur organisation et les injustices de leur société, et même après que certains d’entre eux aient commis des crimes, les Français ont toujours su finalement se réformer. Souvent cela n’alla pas sans difficultés, ni sans fautes parfois sordides. Cependant, par leur attachement sans mysticisme à l’image idéale de la France, les Français expriment leur consentement à l’effort d’humaniser la société, cet effort que chaque génération doit continuer, en bénéficiant du labeur des générations qui l’ont précédé pour alléger les peines des générations qui lui succéderont.

Dans le désordre du monde, la France est le seul pays autour duquel des oppositions à un impérialisme puissent se cristalliser pacifiquement. C’est le seul pays qui pourrait, s’il se donnait à nouveau un Gouvernement, proposer une réforme globale des relations internationales. Cette proposition pourrait être d’autant plus favorablement accueillie que l’impérialisme français date désormais d’un passé ancien.

La crise en cours, économique, financière, politique, morale, et aussi guerrière puisque les puissances anglo-saxonnes ont perpétré deux agressions au Moyen-Orient et y ont entraîné leurs alliés, démontre l’excès d’ambition de l’oligarchie. Les événements châtient cette démesure. En répandant partout le trouble et la violence, les puissances « occidentales » se sont fait haïr dans le monde entier. Leurs industries sont à présent très menacées par des concurrents que les dirigeants ont eux-mêmes favorisés le plus possible, sous la pression de financiers avides de multiplier les échanges, occasions de profits. Ces concurrents sont sans scrupules et exploitent leurs peuples sans pitié. Si ce déséquilibre perdurait, le risque de grave conflit s’accroîtrait. Seule une calme fermeté peut rétablir à la fois l’équilibre international et la liberté.

La dynamique propre du système international, mais aussi les interventions des acteurs politiques, détermineront la coopération ou l’affrontement, la prospérité ou l’appauvrissement, le rétablissement de la démocratie ou l’instauration d’une dictature durable, la paix ou la guerre. Notre liberté dépend de notre lucidité et de notre ténacité. Pour que les peuples d’Europe ressaisissent une prise sur leur avenir, la priorité est d’abattre l’irréformable Union Européenne, de quitter l’OTAN, et de remettre en chantier la coopération internationale.

Les Français peuvent en prendre l’initiative.

Christian Darlot

 

http://www.observatoiredeleurope.com/Ce-que-signifie-Monsieur-Van-Rompuy_a1389.html

 

 

Lire aussi  (Belgique):

http://www.alterinfo.net/La-Belgique-une-victime-du-Nouvel-Ordre-Mondial_a47193.html

 

 

Reçu ce commentaire:

 

Française allant bientôt habiter en Belgique, à Bruxelles plus précisément, par amour, je m'intéresse plus que jamais à l'avenir de ce pays. Politiquement parlant, je suis nulle, mais je peux parler de la vie quotidienne

Durant mes séjours, j'ai pu remarquer à quel point les flamands faisait leur possible pour assurer une certaine mainmise sur Bruxelles (je ne peux pas parler de la situation dans les autres villes belges). Ce que j'ai remarqué, c'est que la langue francophone perd du terrain, par rapport à la langue flamande. En général, les francophones ne s'aperçoivent pas de cet état de fait, mais insidieusement, ça se propage... ex : les publicités que l'on trouve de plus en plus en langue flamande : les publicités arrivant en bloc, il faut vraiment ouvrir le paquet et scruter pour trouver une pub en français !! je ne parle même pas des services de téléphonie ou autres : pour avoir quelqu'un qui parle français, il faut patienter au minimum 15 mn... Dernière nouvelle en date : le journal de la Une belge, chaîne francophone en elle-même, qui passe pour quelques minutes en langue flamande alors que les chaînes flamandes ne céderont jamais un pouce de terrain, et que l'on ne verra jamais de programmes en français.

 

Bientôt, mais cela n'est que mon opinion, les francophones habitant Bruxelles, vont se retrouver "ghettothisés" et, pour la plupart, sans avoir rien compris à ce qu'ils leur arrivent. Ou alors, tous seront contraints et forcés d'apprendre le flamand (à ce sujet, même dans les écoles, on apprend que l'on ne dis pas Liège, mais Luik). Mon futur mari pense aussi que les autres pays européens, notamment la France (et surtout certains journalistes à la télé), n'aident pas en prononçant Brussels, au lieu de Bruxelles : Le X de Bruxelles se prononce, contrairement au X de Chamonix.

 

(Je crois que je vais parler de ça sur mon blog). En tout cas, je souligne le joli travail que vous faites et j'avoue qu'en me baladant sur vos blogs et sur les autres liens que vous publiez, j'ai appris et conforté pas mal de mes vues... Merci pour ça

 

(Merci, chère Sophie, pour ce précieux témoignage - eva)

 

 

worldwarw

Les signes annonciateurs

d'une 3e guerre mondiale s'accumulent

par Eberhard Hamer 

 

(..) Dans ce contexte toute une série de préparatifs de gu

erre semblent alarmants:

1.    Le Premier ministre israélien, un homme d’extrême-droite, est un va-t-en-guerre imprévisible. Il se plaint constamment d’avoir reçu de la part de l’Iran des menaces variées dont aucune n’a jusqu’ici résisté à l’examen. Mais il hausse de plus en plus le ton et au cours des derniers mois il a fait la tournée des principales capitales mondiales pour y chercher un soutien. Il paraît même que Madame Merkel lui a juré la fidélité des Nibelungen, comme l’avait fait avant les précédentes guerres mondiales Guillaume II aux Autrichiens ou les ­Anglais et les Français à la Pologne.
2.    Israël a déjà positionné les sous-marins nucléaires qu’elle a achetés à l’Allemagne, armés de missiles à ogives nucléaires, en face de l’Iran et, non content d’avoir reconstruit et pointé sur l’Iran la base de lancement géorgienne que les Russes avaient détruite il y a un an et demi, y a fait envoyer un renfort de 90 spécialistes états-uniens.
3.    De semaine en semaine la presse, sous l’influence d’Israël, hausse le ton à l’égard de l’Iran pour différents motifs – une cam­pagne de propagande analogue à celle qui a permis de faire accepter, voire soutenir la guerre en Irak dans le monde entier en répandant des affirmations mensongères.
4.    Les préparatifs militaires ne chôment pas non plus. Certes les troupes états-­uniennes n’ont toujours pas réussi à «pacifier» les deux pays voisins, l’Irak et l’Afgha­nistan. Mais ils y entraînent à la guerre la plus grosse concentration de troupes au monde. En outre, ils ont regroupé au large de l’Iran la plus grosse flotte militaire qu’ils aient jamais réunie. Le comité du Nobel a donc fait un bon calcul en cette affaire: pas de guerre en Iran sans l’assentiment du Président des USA, surtout s’il s’agit d’un Prix Nobel de la paix. Toutefois la pression des banques, des multinationales, du lobby de l’armement, de l’armée et du lobby israélien pourrait contraindre les USA à entrer en guerre, si Israël menait une première frappe contre l’Iran et que les puissances précitées voulaient protéger leurs intérêts.

N’oublions pas que les USA ne sont pas seulement la nation la plus endettée du monde, mais aussi que l’effondrement de leur de­vise sig­nifie celui de leur empire. La soi-disant «unique puissance hégémonique mondiale» implose en ce moment exactement comme l’a fait l’URSS il y a vingt ans. Les Chinois ont déjà fait comprendre qu’ils ne reconnaissent plus son hégémonie. Le Président des Etats-Unis se trouve donc, si Israël frappe, face à un dilemme désespéré: doit-il continuer à s’enliser dans les sables mouvants de la crise financière, économique et sociale ou chercher le salut dans une guerre mondiale, qui a déjà permis deux fois aux Etats-Unis d’en sortir gagnants.

Le danger d’une nouvelle guerre mon­diale n’a jamais été aussi grand depuis la fin de la Seconde. C’est à juste titre que depuis un an les mises en garde aux USA se sont accrues, venant surtout de certains milieux intellectuels européens. Mais nous ne pourrons pas l’empêcher.

Une guerre en Iran ne resterait pas un événement limité, même si au départ il ne s’agissait que de missiles.

Aux côtés de l’Iran se rangeraient les Chinois, directement ou indirectement, et probablement les Russes, pour ne pas laisser les troupes états-uniennes s’approcher de leurs frontières et la puissance des USA devenir excessive.

Les membres de l’OTAN seraient contraints de se ranger aux côtés d’Israël et des USA, surtout s’ils avaient auparavant prêté le serment des Nibelungen. Il faut donc nous attendre à voir l’Europe participer, elle aussi, à la guerre.

Quelles seraient pour nous les conséquences d’une troisième guerre mondiale en Iran?

1.    Toute guerre avec l’Iran entraînerait la fermeture immédiate du détroit d’Ormuz et un dramatique renchérissement du pétrole, et ceci d’autant plus que la guerre se prolongerait. Du pétrole plus cher, c’est toujours des coûts plus élevés pour l’économie et les consommateurs. Nous devons donc nous attendre à des pénuries, des restrictions et des augmentations de prix pour les biens de consommation.
2.    Toute guerre nécessite un surcroît d’armement. L’industrie mondiale de l’armement – et en particulier aux USA – se frottera les mains, elle sera utilisée à pleine capacité et pourra se développer. Il y aura des retombées dans les secteurs annexes, par exemple l’automobile, le textile, les chantiers navals, l’aéronautique et d’autres encore. La production augmentera, même si les prix en font autant.
3.    Les grands gagnants seront les banques. On ne parlera plus de produits financiers to­xiques et de banquiers gangsters; les banques centrales devront financer la guerre par la création de monnaie. Les banques pourront de nouveau accorder des crédits. Dans un premier temps l’inflation maintiendra le dollar jusqu’à la fin de la guerre. C’est seulement après la guerre, comme d’habitude, que l’on procédera au grand nettoyage et qu’on expiera les péchés de la finance de guerre.

Les vassaux des USA doivent casquer pour les besoins financiers du maître, on l’a déjà vu avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan. La guerre n’appauvrira donc pas seulement Israël et les USA, mais nous tous. Comme il n’y a pas d’argent pour financer une guerre, on devra recourir à l’inflation, comme lors des deux premières guerres mondiales; nous devons donc nous attendre à une inflation vertigineuse.

S’ils entrent en guerre avec l’Iran, les USA mobiliseront aussi l’OTAN («clause de ­défense collective»). Le gouvernement devra alors expliquer à nos soldats pourquoi ils ne doivent plus seulement s’ac­quitter de leur tâche en Afghanistan, mais aussi en Iran, et réunir une majorité au Bundestag pour voter son budget de guerre. Le SPD et les Verts (Fischer) ont déjà voté une entrée en guerre sous le prétexte fallacieux d’un «maintien de la paix». Une troisième guerre mondiale, malgré la pression états-unienne, rencontrera plus de réticence. Et dans la population le refus devrait être massif et peut-être mener à la démission du gouvernement trop docile.

Mais peut-être le gouvernement Merkel voit-il lui aussi dans une guerre une issue politique à sa situation bloquée par l’aide aux banques, le surendettement public, le collapsus financier qui menace les systèmes de protection sociale et les troubles sociaux que risquent d’engendrer de véritables redressements de cap.

La guerre est à nos portes. Les mois qui viennent nous diront si nous allons être entraînés dans une troisième guerre mondiale ou si nous y échapperons encore.    •

Traduction : Horizons et débats

 

La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés

km. Depuis que le nouveau directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le Japonais Yukia Amano, largement soutenu par les puissances occidentales, a affirmé dans son rapport sur l’Iran présenté mi-février – sans toutefois ap­porter de réelles preuves – que ce pays travaillerait probablement au développement d’une ogive nucléaire, les gouvernements des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et de l’Allemagne font entendre leur voix pour exiger des sanctions plus appuyées.

Pour l’instant, le Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas encore en possession d’un texte de résolution contre l’Iran. Il est uniquement question d’éventuels projets de sanctions de la part des Etats-Unis et de l’Union européenne. Ainsi, le «New York Times» du 3 mars laissait entendre qu’il y aurait un projet de résolution en route, fruit d’une entente entre le gouvernement américain et les gouvernements engagés de l’Union européenne. Selon ce projet, les sanctions devraient toucher brutalement les échanges bancaires, la circulation maritime et le secteur des assurances, ainsi que les fortunes à l’étranger et les possibilités de déplacements d’Iranien «suspects». Seraient visés tout particulièrement les gardes révolutionnaires qui détiendraient une part essentielle de l’économie iranienne. L’industrie pétrolière iranienne ne serait pas touchée directement.

Il est intéressant de constater que, selon un article de «Spiegel Online» du 23 février, les projets de l’UE iraient plus loin, comme cela ressort d’un rapport secret de 13 pages, intitulé «Non-Paper on political and economic context of sanctions against Iran». Il est proposé dans ce rapport de s’en prendre énergiquement au secteur financier, aux assurances d’investissements en Iran ainsi qu’au secteur de l’énergie. Si ces projets étaient exécutés, la population iranienne aurait à en souffrir gravement dans sa vie quotidienne.

Le fait que le Conseil de sécurité n’ait pas encore produit de texte de résolution viendrait du fait que la Russie et la Chine s’y opposent. D’autres pays, membres actuels du Conseil de sécurité, tels que la Turquie, le Brésil et le Liban, préfèrent miser sur des négociations plutôt que sur des sanctions.

Il est vrai que le gouvernement des Etats-Unis, de même que la chancelière alle­mande, Angela Merkel, ont déclaré vouloir appliquer des sanctions plus contraignantes, même sans l’aval du Conseil de sécurité. Le gouvernement allemand renforce son influence sur les autres gouvernements de l’Union européenne pour qu’ils acceptent des sanctions plus dures, cela surtout depuis la visite du gouvernement et du président israéliens à Berlin.

Les Etats-Unis, l’UE et leurs alliés se heurtent à la résistance du Mouvement des non-alignés (NAM) qui regroupe 118 pays. Le 25 février, il a protesté auprès du Conseil des gouverneurs de l’AIEA contre le rapport du nouveau directeur sur l’Iran et assuré ce pays de leur soutien de sa position en ma­tière nucléaire.

Toutefois, on ne trouve pas ce document sur le site Internet de l’AIEA, mais seulement sur des sites iraniens, notamment
www.presstv.ir/pop/Print/?id=120019  ou english.farsnews.com/printable.php.

Dans sa déclaration le Mouvement des non-alignés met l’accent sur le droit sans réserve de tous les Etats d’utiliser l’énergie nucléaire dans des projets pacifiques. Ces pays font savoir leur refus de sanctions renforcées par leur volonté de mettre en avant la diplomatie et le dialogue, considérés comme la seule voie menant à une solution durable. De plus, ils mettent en garde «envers toute attaque, voire simplement la menace d’une attaque, contre des installations nucléaires pacifiques qui présenteraient un grave danger pour les populations et l’environnement et seraient une grave violation du droit international». Ce groupe d’Etats vise la conclusion sur une base internationale d’une interdiction de toute attaque ou menace d’attaque.

 

Suite ici :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18245

 

 

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Published by eva R-sistons - dans International
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eva R-sistons 14/06/2010 20:35



Merci pour cet intéressant échange, eva



eva R-sistons 14/06/2010 20:35



Superbe témoignage, Sophie, merci, je l'ai mis sur mon post, bien à toi, et tous mes souhaits de bonheur, eva



eva R-sistons 14/06/2010 20:34



Merci pour cette info, Olivier, cordialement, eva



Olivier 13/06/2010 10:35



Bonjour Sophie,


 


Je n'affirmerais pas que le "x" de Bruxelles doive se prononcer impérativement. En tous cas je n'y vois pas d'influence flamande. Bien qu'étant belge, je dis brussel (bru-sel).  En flamand,
cela se pronoce bre-seul) ce qui est quand même tout à fait différent.


 


Indépendemment de tout ce qui se trame tndant à l'implosion de la Belgique, il est à noter que les francophones ont rarement fait l'effort d'apprendre àparler le flamand, contrairement aux
flamands qui maitrisent bien mieux le français.


 


Et le fait que le français est beaucoup plus répandu que le flamand sur le plan international, s'il explique un peu cette situation n'est pas une excuse.


 


Bruxelles n'est pas francophone. Bruxelles a toujours été une ville cosmopolite. Il existe un dialecte Bruxellois, et celui-ci est un "savant" composé de flamand, de français et d'espagnol.
N'oublions pas que la belgique à une certaine époque, même si elle n'existait pas officiellement, était sous la domination des espagnols du temps de charles-quint si ma mémoire est bonne.


 


Je crois que ce qui entraîne toute cette radicalisation est lié au fait que le pouvoir politique n'a jamais mis en oeuvre les moyens pour que les enfants apprennent réellement l'autre langue du
pays. Les flamands maîtrisent mieux le français parce qu'ils sont beaucoup plus souvent obligé de l'utiliser, ne fut-ce que pour communiquer avec les touristes français par exemple.


 


Si l'enseignement proposait des stages linguistiques ou l'on ne peut parler français, mais seulement flamand, et vice et versa, les séparatistes auraient bien moins d'adhérents à leurs thèses...


 


Un des arguments qu'ils évoquent, et qui est quelque part "logique", est que personne n'accepterait qu'une commune qui serait peuplée à majorité de gens d'origine arabe entraîne que cette langue
devienne la langue officielle usitée. Je comprends que des gens qui sont nés dans une commune qui au départ était flamande, comme bon nombre de communes qui entourent Bruxelles, se sentent
dépourvus lorsqu'ils deviennent minoritaires.


 


Bruxelles en tant que telle est une minuscule commune d'à peine quelques kilomètres carrés. Lorsque l'n dit Bruxelles, il s'agit en réalité de l'assemblage de 19 communes si je me souviens bien,
et là, rien que leur nom démontre qu'elles étaient flamandes. Je cite par exemple, Schaarbeek, Auderghem, Laeken, Neder over hembeek etc...


 


Je te souhaites un très bon séjour dans ce pays qui compte cependant de nombreuses personnes qui sont désolées de cet état de conflit et qui ont cet humour et cette auto-dérision qui permettent
d'en sortir si l'on veut...



Sophie 12/06/2010 13:21



Française allant bientôt habiter en Belgique, à Bruxelles plus précisément, par amour, je m'intéresse plus que jamais à l'avenir de ce pays. Politiquement parlant, je suis nulle, mais je peux
parler de la vie quotidienne


Durant mes séjours, j'ai pu remarquer à quel point les flamands faisait leur possible pour assurer une certaine mainmise sur Bruxelles (je ne peux pas parler de la situation dans les autres
villes belges). Ce que j'ai remarqué, c'est que la langue francophone perd du terrain, par rapport à la langue flamande. En général, les francophones ne s'aperçoivent pas de cet état de fait,
mais insidieusement, ça se propage... ex : les publicités que l'on trouve de plus en plus en langue flamande : les publicités arrivant en bloc, il faut vraiment ouvrir le paquet et scruter pour
trouver une pub en français !! je ne parle même pas des services de téléphonie ou autres : pour avoir quelqu'un qui parle français, il faut patienter au minimum 15 mn... Dernière nouvelle en date
: le journal de la Une belge, chaîne francophone en elle-même, qui passe pour quelques minutes en langue flamande alors que les chaînes flamandes ne céderont jamais un pouce de terrain, et que
l'on ne verra jamais de programmes en français.


 


Bientôt, mais cela n'est que mon opinion, les francophones habitant Bruxelles, vont se retrouver "ghettothisés" et, pour la plupart, sans avoir rien compris à ce qu'ils leur arrivent. Ou alors,
tous seront contraints et forcés d'apprendre le flamand (à ce sujet, même dans les écoles, on apprend que l'on ne dis pas Liège, mais Luik). Mon futur mari pense aussi que les autres pays
européens, notamment la France (et surtout certains journalistes à la télé), n'aident pas en prononçant Brussels, au lieu de Bruxelles : Le X de Bruxelles se prononce, contrairement au X de
Chamonix.


 


(Je crois que je vais parler de ça sur mon blog). En tout cas, je souligne le joli travail que vous faites et j'avoue qu'en me baladant sur vos blogs et sur les autres liens que vous publiez,
j'ai appris et conforté pas mal de mes vues... Merci pour ça



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