12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 01:41

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Sommaire :

 

Naufrages planétaires, le poison des Agences de notation, Occident vénéneux

par eva R-sistons

 

Les Agences de notation contre Etats et peuples

sélection d'articles

 

La crise des dettes souveraines passe l'Atlantique

 

Les sondages-bidons

 

L'Islande résiste

 

Sélection de liens d'actualité

 

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Naufrages planétaires

Le poison des Agences de notation

par eva R-sistons

 

 

 

Le capitalisme anglo-saxon est devenu financier. Sa panoplie est meurtrière: Elle broie des vies. L'une de ses plus récentes inventions est dévastatrice: Les Agences de Notation. Pendant que les spéculateurs se frottent les mains, pour les populations voici "la sueur, les larmes, et la mort".

 

La Bourse ou la vie, il faut choisir !

 

Fonds souverains, fonds de pension, fonds étrangers, agences de notation... des mots barbares inconnus du grand public. Aujourd'hui, à l'occasion des manifestations populaires en Grèce et au Portugal, je choisis de braquer le projecteur sur les Agences de Notation. Elles font la pluie et le beau temps, oui, Moody's, Fitch, Standard and Poor's.. se sont érigées le droit de décider de notre avenir, arbitrairement, sans notre consentement. C'est la dernière invention du capitalisme financier anglo-saxon pour tenir à sa merci les Nations, les priver de leur liberté, les obliger à adopter de rigoureuses politiques d'austérité qui réduiront les peuples à la misère - pour le profit de gros spéculateurs et de quelques Grandes banques internationales ! Réalise-t-on à quel point notre monde est devenu fou, à la merci de quelques décideurs d'une avidité maladive et impitoyables ? Et les Anglo-Saxons osent sans cesse mettre en avant leur modèle, sans cesse imposer leur démocratie - ce qui est antinomique d'ailleurs ?

 

Ces Agences de notation sont la dernière trouvaille du Système érigé en modèle unique. Pas moyen de leur échapper : Il faut se soumettre, ou se démettre... Et si, justement, on se démettait, comme l'Argentine de Neston Kirchner a redressé la barre en retrouvant son autonomie (et en se débarrassant au passage de ses dettes encombrantes) et, ainsi, la prospérité ? Ou comme en Islande, le "trublion" de l'Europe dont nos Médias menteurs se gardent bien d'évoquer les audaces ?

 

Si les nations veulent retrouver leur souveraineté monétaire et donc leur indépendance,  et les populations leurs emplois tout en gardant leurs protections sociales comme leurs services publics, il faut sortir de l'euro, refuser d'honorer davantage une dette indue et déjà suffisamment remboursée, et s'écarter le plus possible des contraintes financières arbitrairement imposées. La bourse ou la vie, il faut choisir ! Le journal "Le Monde diplomatique" a osé poser la question publiquement: "Doit-on sortir de la Bourse ?" Elle est la cause de tous nos malheurs. Suivons le chemin de l'Islande, ou apprêtons-nous à périr : Car non seulement malgré tous les sacrifices consentis nous ne pourrons jamais rembourser nos "dettes" indues  (on ne fera que payer les intérêts), mais elles se multiplieront indéfiniment. Après avoir dévoré nos entreprises publiques (ainsi, en Grèce toutes les entreprises publiques doivent-elles être privatisées, d'où un surcoût pour les populations), après avoir englouti nos protections sociales, après avoir tout privatisé, le capitalisme financier au service d'une poignée d'individus ne sera pas satisfait. Car son avidité est sans limite. Il restera un débouché: Une nouvelle guerre mondiale dont les Européens seront les premiers à faire les frais, à nouveau. Les guerres sont sources de profits considérables. Et donc le capitalisme porte en lui, de façon intrinsèque, le sacrifice des populations. Vous avez bien lu: Nous sommes offerts en sacrifice vivant ! Car l'Oligarchie se repait d'holocaustes... Le cycle est le même: Crises, guerres, crises, guerres et ainsi de suite...

 

On attendait une crise espagnole, et voici que ce sont les Etats-Unis qui, à leur tour, sont touchés. Que va devenir la FED, ce vampire assassin ? Attention au 16 mai: Outre Atlantique, les Agences de notation vont peut-être attribuer une mauvaise note, et ce faisant, imposer leurs diktats... Alors, les Strauss-Kahn pourront intervenir pour protéger les amis banquiers, en ponctionnant à nouveau les populations déjà étouffées par les cadeaux faits aux financiers, et bientôt en voie d'asphyxie.

 

Asphyxie ? Le mot est-il trop fort ? Dans cette sordide tragédie planétaire à laquelle nous assistons sans murmurer et sans bouger, les emplois se raréfient, les taxes augmentent, les prix des logements s'envolent, et ceux de l'essence comme des matières premières ou même des denrées de première nécessité (englouties par les profits spéculatifs insensés ou les biocarburants), les protections sociales sautent les unes après les autres, les législations du Travail fondent, et les services publics sont privatisés, réservés à une minorité de nantis (comme en Angleterre où les frais d'université sont passés à dix mille euros par an). Effet cumulatif garanti ! Nos vies sont plus précaires, nos emplois plus rares, nos protections réduites à néant, et dans le même temps nous devons payer toujours plus: alimentation, essence, électricité, soins non remboursés, etc. Jusqu'où cette spirale infernale ira-t-elle ? Nous allons TOUS droit dans le mur, et notre apathie, face au désastre programmé, est terrifiante. Et il ne s'agit pas de protester pour arriver au résultat des révolutions arabes, où les mêmes, en gros, tiennent les rênes du pouvoir, quand il n'est pas orchestré, en sous-mains, par l'Occident ! En Tunisie et en Egypte, les manifestants réalisent qu'ils ont été floués. En Syrie, en Lybie, au Yemen, les Services secrets anglo-saxons ou israéliens financent les rébellions, en se servant des réseaux sociaux et de la crédulité des jeunes. Et au Bahrein, siège de bases militaires américaines, les contestations sont étouffées dans le sang. Et là, on n'entend ni Sarkozy ni BHL intervenir pour protéger les populations ! Ce deux poids deux mesures alimente les frustrations, les rancoeurs et le terrorisme.

 

4 économistes portent plainte contre ces Agences

 

Les Agences de notation ne cessent d'abaisser leurs notes. Aujourd'hui, la Grèce et le Portugal sont les premiers à souffrir de leurs caprices érigés en diktats incontournables. Pour des générations ! Trop c'est trop: Quatre économistes portugais ont décidé de porter plainte contre les agences de notation car pour eux elles manipulent les marchés à leur profit. Ils en ont eu assez de voir les jeunes générations, particulièrement diplômées, sacrifiées. Pour eux, ces Agences d'un genre spécial doivent assumer leurs responsabilités, par leurs pratiques ABUSIVES, dans le naufrage généralisé du Portugal. Le Droit doit prévaloir. Pour la première fois, un Parquet de Lisbonne juge recevable une plainte de cet ordre, estimant que les Agences de notation ont réellement MANIPULE le Marché. Elles sont juges et parties car elles possèdent aussi les fonds, donc elles agissent dans leur propre intérêt.

 

 

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Occident vénéneux

 

 

D'autres poisons sont distillés par l'Occident: Les sondages, cette arme discrète pour manipuler les peuples et les faire voter dans le sens souhaité (d'ailleurs, quelle politique pourrait faire une "vraie" Gauche dans un tel contexte international ? En tous cas, les deux grands partis sont interchangeables, même politique, soft ou dure), ou les mascarades de la Cour Pénale Internationale, qui devrait, si elle répondait à sa vocation, juger les auteurs des politiques mortifères mises en place plutôt que les Gbagbo ou les Milosevic.

 

Ainsi, tout est inversé, tout est anti-démocratique, sournois, maléfique, meurtrier. Si nous continuons à tout tolérer, à petits feux d'abord, puis à haute dose, il n'y aura pas de devenir.

 

Il aura été confisqué par la mafia au pouvoir et ses sbires.

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS : Capitalisme, Anglo-Saxon, Nouvel Ordre Mondial, Occident, Agences de notation, sondages, Cour Pénale Internationale, crises, guerres, banques, finance, Gbagbo, Milosevic, Sarkozy, BHL, Bahrein, Libye, Syrie, yemen, Egypte, Tunisie, Strauss-Kahn, FED, Bourse, Grèce, Islande, Portugal, Argentine, Neston Kirchner, Bourse, dette, médias, Moody's, Standard and Poor's, Fitch, services publics, droit du travail, protections sociales, révolutions arabes

 


La dictature des agences de notation

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http://ifinance.over-blog.com/article-humour-comment-fonctionnent-les-agences-de-notation-49757184.html

L'avertissement de S&P sur la dette : les escrocs de Wall Street exigent des coupes brutales

Par Barry Grey
26 avril 2011


 

Cinq jours après que le sous-comité permanent sur les enquêtes du Sénat a publié un volumineux rapport détaillant les activités criminelles des banques et des agences de notation qui ont précipité le krach de Wall Street en 2008 et la récession mondiale, l'un des coupables mentionnés, Standard & Poor's Credit Ratings Services, a lancé un ultimatum à la Maison-Blanche et au Congrès, exigeant qu'un accord soit établi durant la période précédant les élections de 2012 sur de brutales mesures d'austérité à imposer.


En abaissant sa perspective de « stable » à « négative » sur la cote AAA des bons du Trésor américain, S&P s'est exprimé lundi au nom de toute la mafia financière qui a ses quartiers généraux sur Wall Street. L'agence de notation a déclaré dans un communiqué de presse que si un accord n'était pas conclu dans les prochains mois sur une réduction du déficit fédéral d'au moins 4 billions de dollars durant la prochaine décennie, « cela pourrait nous amener à abaisser la cote ».

Cela constitue en fait une menace de faire s'écrouler l'économie des États-Unis et du monde et de miner la position du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. Ce geste est une expression de la volonté, organisée internationalement, des grandes banques et des spéculateurs de mettre en ouvre des attaques dévastatrices contre les conditions de vie de la classe ouvrière américaine.

Ils emploient aux États-Unis les méthodes d'extorsion utilisées précédemment pour alimenter les attaques spéculatives sur la dette souveraine de nombreux pays européens, y compris la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne. S&P et ses principaux rivaux, Moody's et Fitch, ont stratégiquement annoncé des avertissements et des abaissements de notes de crédit afin de créer un climat de crise, qui a ensuite été utilisé par les gouvernements pour contrer l'opposition populaire et imposer des mises à pied et des baisses de salaire de masse, ainsi que démanteler les programmes sociaux.

John Chambers, directeur de la commission de notation de S&P, l'a essentiellement avoué, selon un article paru dans le Wall Street Journal de mardi. « Si les États-Unis arrivent à une entente semblable à ce qu'ils ont fait en Grande-Bretagne, S&P va ramener la perspective pour les États-Unis à stable, a dit M. Chambers. »

En mai 2009, S&P avait baissé sa perspective de notation pour la Grande-Bretagne. Il a renversé cette action 17 mois plus tard après que le gouvernement de coalition conservateurs-libéraux démocrates nouvellement élu a annoncé un programme radical de coupes qui allait détruire le filet social du pays.

Nos lecteurs peuvent juger par eux-mêmes si S&P est dans une position pour lancer de tels ultimatums. Le rapport du Sénat sur le krach de Wall Street décrit ainsi le processus de corruption par lequel S&P attribuait régulièrement des cotes AAA à des titres sans valeur vendu par les banques : « Les agences de notation ont été payées par les entreprises de Wall Street qui ont demandé leur cotation et ont profité des produits financiers cotés... Les agences de notation ont assoupli leurs normes alors que chacune faisait compétition pour fournir la cote la plus favorable pour gagner une plus grande part des entreprises et du marché. Le résultat a été une course vers le bas ».

Le sénateur Carl Levin, président du sous-comité, a décrit le milieu enquêté comme « un désordre financier où régnaient la cupidité, les conflits d'intérêts et les méfaits ».

En toute justice, les cadres du personnel dirigeant de S&P qui ont supervisé cette fraude et empoché du même coup des salaires de  plusieurs millions de dollars devraient être en prison. Plutôt, toujours en poste et n'ayant subi aucune conséquence, ils profitent de la catastrophe qu'ils ont eux-mêmes causée pour saccager des programmes sociaux fondamentaux tels que Medicare, Medicaid et la sécurité sociale, desquels dépendent des dizaines de millions de personnes.

La déclaration faite lundi par S&P affirmait que le plan budgétaire des républicains pour l'année financière 2012 et celui des démocrates présenté la semaine dernière créaient les conditions pour réduire le déficit fédéral de 4 billions de dollars. Les deux partis devaient cependant arriver à un accord avant l'élection nationale de 2012 a soutenu la société de notation.

Cette demande met en évidence le caractère antidémocratique du supposé débat sur le budget. Il s'agit en fait d'une tromperie élaborée qui masque la dictature des banques. L'entente pour confirmer la destruction de ce qui reste des réformes sociales du 20e siècle doit être conclue avant les élections pour s'assurer que le vote ne devienne d'aucune façon un référendum sur l'austérité et que l'électorat n'intervienne en aucun cas sur la question.

Wall Street et ses serviteurs politiques à Washington sont bien au fait de l'opposition de masse aux mesures qu'ils proposent. Lundi, la même journée que S&P a fait son annonce, McClatchy Newspapers a publié les résultats d'un sondage McClatchy-Marist qui montrait que l'électorat appuie, dans une proportion de 64 pour cent, une hausse d'impôts sur les salaires de plus de 250 000 dollars. De plus, 80 pour cent des électeurs, contre 18 pour cent, s'opposent aux coupes dans Medicare et Medicaid.

S&P est intervenu au nom des banques pour orienter le faux débat sur le budget encore plus à droite et créer les conditions pour des coupes encore plus importantes que celles déjà proposées. Interviewé lundi à Bloomberg Television, David Beers, le patron des notations globales de S&P, a affirmé que la cible de 4 billions de dollars pour la réduction du déficit n'était « pas suffisante pour stopper en fin de compte la montée de la dette américaine ». Cela ne représentait, a-t-il dit, qu'un « point de départ utile ».

L'establishment médiatique a immédiatement signalé qu'il avait bien reçu le message. Le Los Angeles Times a dit dans un éditorial que le « Congrès et la Maison Blanche ne peuvent se permettre d'ignorer ce coup de semonce ». Le Financial Times de Londres a publié un éditorial dans lequel il déclarait que le « coup de semonce de S&P devrait galvaniser les dirigeants américains ».

Les dirigeants démocrates se sont empressés de rassurer Wall Street et de lui dire qu'ils avaient compris. Mardi, dans une université de la Virginie, Obama a dit : « Je crois que les démocrates et les républicains peuvent s'entendre pour accomplir cela. »

Lundi, Steny Hoyer du Maryland, le numéro deux démocrate à la Chambre des représentants, a dit : « Les perspectives à long terme révisées d'aujourd'hui montrent qu'une action urgente et bipartite est nécessaire afin de placer sérieusement le pays sur le chemin de la réduction des déficits. »

Erskine Bowles, un ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche pour Bill Clinton et coprésident de la commission financière bipartite de l'année dernière, était encore plus catégorique. S'adressant au Financial Times, il a dit que S&P a été « absolument correct » en abaissant sa perspective à long terme sur la dette américaine. « Je dirais même plus qu'ils sous-estiment l'étendue du problème », a-t-il dit.

Seul un mouvement indépendant de masse et d'opposition implacable mené par la classe ouvrière peut défaire cette conspiration criminelle. Le World Socialist Web Site et le Parti de l'égalité socialiste appellent les travailleurs et les jeunes à rejeter tout le cadre du supposé débat sur le budget. On doit s'opposer sans compromis à toute coupe dans les emplois, les salaires, les programmes sociaux et les services. La classe ouvrière n'est aucunement responsable de la crise du système capitaliste.

Nous proposons une autre politique. Comme premier versement, afin de commencer à recouvrer la richesse pillée par l'élite financière, nous proposons un impôt supplémentaire de 50 pour cent sur tous les ménages qui détiennent une fortune de plus de 5 millions.

En complément, il doit y avoir une augmentation de l'impôt sur le revenu sur les ménages qui reçoivent plus de 500 000 dollars par année. Cet impôt serait de 90 pour cent.

Ces mesures ne vont pas seulement générer des centaines de milliards de dollars pour les emplois, les écoles, les soins de santé, le logement et les retraites, elles vont s'attaquer à la dilapidation sans borne des ressources et vont contribuer vigoureusement à la santé morale et économique de la société.

Ces mesures initiales mènent inévitablement à la nationalisation des banques et des entreprises majeures ainsi qu'à leur transformation en société publique sous le contrôle démocratique de la classe ouvrière. C'est un programme socialiste. Il requiert que la classe ouvrière rompe politiquement d'avec les deux partis de la grande entreprise et construise un mouvement de masse servant à lutter pour un gouvernement ouvrier.

Barry Grey

(Article original paru le 20 avril 2011)

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-la-dictature-des-agences-de-notation-72661606.html

 

Lire aussi :

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-l-agence-de-notation-dagong-abaisse-l-ensemble-de-la-note-des-pays-occidentaux-55957632.html

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-le-pouvoir-exorbitant-des-agences-de-notation-47468018.html

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-crise-d-athenes-et-dublin-a-washington-via-les-agences-de-notation-72119025.html

 

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Agences de notation en tête de l'assaut des Marchés

contre Nations et peuples ?

 

 

 

456345654645.jpgLe destin économique des nations repose aujourd'hui essentiellement entre les mains des agences de notation Moody’s, Standard & Poor’s, et Fitch. Un éditorialiste du Guardian estime qu’il est temps de faire plier ces institutions non élues, qui ne rendent de comptes à personne et disposent de pouvoirs énormes.

Sur les 46 millions d’habitants que compte l’Espagne, combien seraient capables de vous parler de l’Allemande d’âge moyen qui tient aujourd’hui entre ses mains leur souveraineté démocratique, qu’ils ont acquise de haute lutte, et leur avenir économique ?
Une femme dont les avis détermineront si des millions d’Espagnols courageux pourront garder leur emploi, s’ils pourront rembourser leurs crédits immobiliers en 2011 et au-delà ? Et dont le verdict négatif sur l’économie espagnole accoucherait non seulement d’un programme de mesures d’austérité qui ferait pâlir ceux déjà imposés à la Grèce et à l’Irlande, mais qui risquerait même de sonner le glas de la zone euro elle-même ?

Bien peu, est-on en droit de supposer, puisque cette Allemande d’âge moyen qui joue à Dieu avec l’une des plus grandes nations d’Europe n’est pas Angela Merkel. La chancelière allemande occupe une position clé dans la bataille pour défendre l’Espagne, qui se livre une fois de plus aujourd’hui à l’occasion du sommet des chefs de gouvernement de l’UE à Bruxelles. Or, ce n’est pas de Merkel que va dépendre la vie des Espagnols pendant la prochaine décennie ou plus. 

 

La femme dont les diktats plongent l'Espagne dans l'inconnu

Cet honneur revient plutôt au personnage mystérieux qu’est Kathrin Muehlbronner, polyglotte et diplômée de l’université de Tübingen qui, est-on tenté d’ajouter, exerce sur la vie de l’Espagne une influence plus réactionnaire que toute autre femme depuis que la reine Isabelle a chassé les Maures, expulsé les juifs et placé l’Inquisition au cœur de la nation, il y a de cela plus de cinq siècles.

Comment ? Muehlbronner est vice-présidente et principale analyste des risques souverains, spécialiste de l’Espagne pour l’agence de notation Moody’s. Ce qui fait d’elle la femme dont les diktats peuvent plonger l’Espagne dans l’inconnu en déclarant simplement que la cinquième économie d’Europe ne mérite plus sa note d’Aa1.

Cette semaine, Muehlbronner a manqué tirer sur le levier susceptible de faire tomber l’Espagne par la trappe d’une salle de tortures fiscale dont Torquemada en personne n’aurait pas eu à rougir. "Moody’s pense que les risques baissiers sont tels qu’il est normal de réviser éventuellement à la baisse la note de l’Espagne", a lancé Muehlbronner, la main sur le levier — à la suite de quoi et l’euro et la bourse ont flanché. Peu après, elle relâchait son emprise. "Moody’s ne pense pas que la solvabilité de l’Espagne soit menacée," a-t-elle concédé, tandis que l’euro et les marchés se reprenaient en chancelant.

Pourquoi mettre un genou à terre devant Dame Muehlbronner ?

Moody’s pense ? Mais, dites-moi, qui a élu Moody’s ? Quels traités a signé Moody’s ? Sur quoi nous fondons-nous pour mettre genou en terre devant Dame Muehlbronner ? Je n’ai rien contre elle. En revanche, j’ai franchement quelque chose contre la prédominance et l’influence de la culture de la notation, dont elle est un porte-flambeau montant.

Car, alors que les pays de la planète se débattent pour s’extirper du krach financier mondial, Moody’s et ses deux principaux concurrents, Standard & Poor’s et Fitch, ne sont pas des acteurs neutres et objectifs qui n’auraient d’autre souci que de superviser avec intelligence les marchés.

Nous traitons les agences de notation comme s’il s’agissait d’arbitres. Elles ont même leur place dans certains des systèmes de réglementation concoctés à la hâte. Alors qu’en réalité, ce sont des acteurs, et pas seulement des acteurs, mais des spéculateurs. Ainsi, quand le crédit était en pleine expansion et bon marché dans les années 90 et 2000, quiconque émettait des obligations se voyait gratifié systématiquement de triples A.

Moody’s, a commenté le chef de la commission d’enquête fédérale sur la crise mise en place par Barack Obama, était une “usine à triples A”. Avec pour résultat que, depuis les prêts hypothécaires à risque jusqu’au marché obligataire lui-même, le système était submergé de produits financiers monstrueusement surévalués, tous garantis par ce qui était finalement des notes tout aussi dépourvues de valeur.

Le processus kafkaïen des notations personnelles

La malédiction de la culture de la notation dans l’économie personnelle n’en est encore qu’à ses débuts en Grande-Bretagne. Mais elle a gagné en puissance, continue à s’étendre et devrait être endiguée. Quiconque est familier de la culture de la notation personnelle aux Etats-Unis, qui a engendré la culture du risque souverain, sait qu’elle procède de façon kafkaïenne.

Si, aux Etats-Unis, vous faites une demande de carte de crédit sans disposer d’une bonne note d’une agence américaine, non seulement on vous refusera une carte, mais votre note en pâtira, et il vous sera donc encore plus difficile d’obtenir le crédit dont vous avez besoin. Soyez en retard de paiement pour quelque raison que ce soit, et l’agence vous considèrera comme un risque — ce qui lui vaudra d’être payée par les banques pour la peine. Comme dans toutes les activités bancaires et de prêt partout dans le monde, un système où il suffit de cocher des cases sur un ordinateur s’est substitué à l’individu.

Il en va exactement de même, mais à une tout autre échelle, dans le monde du risque souverain. Toutefois, là, les agences se prononcent sur la gestion des économies de peuples libres et souverains. Pourtant, le problème dans le monde de la dette souveraine est aussi, sous certains aspects, une version surdimensionnée du problème que connaît le monde de l’économie personnelle.

Tout comme la dette personnelle, alimentée par le crédit, est partie en vrille parce que l’on ne trouvait plus de grands banquiers qui connaissaient les gens et le coin, capables de prendre des décisions intelligentes sur des cas particuliers, le monde de la dette souveraine a aujourd’hui perdu tout sens commun et toute équité dans ses relations avec les nations.

L'assaut des marchés contre les nations et les peuples

Dans la vraie vie, l’histoire est affaire d’êtres vivants. Dans le monde illusoire des agences de notation, l’histoire est une question de chiffres. Au-dessus de la ligne : bien. En dessous : pas bien.

Quand on conçoit l’histoire comme une aventure humaine, on ne peut que partager la douleur de l’Irlande humiliée par les marchés. Mais il est scandaleux d’imaginer qu’une grande nation comme l’Espagne — pour la liberté de laquelle des amis de mes parents se sont battus et sont morts — puisse être mise à genoux par le caprice d’une poignée de directeurs trop payés devant leurs écrans d’ordinateur. Comment osent-ils ?

Les agences de notation ont pris la tête d’un assaut des marchés contre les nations et les peuples. Nous devons les faire plier sans pitié si nous le pouvons. C’est ce que prévoit entre autres le nouveau plan de l’Allemagne pour la zone euro. C’est pourquoi, quels que soient ses défauts, nous devrions à chaque fois soutenir Frau Merkel contre Frau Muehlbronner.

Martin Kettle - Guardian - Presseurop
http://minuit-1.blogspot.com/2010/12/les-agences-de-notation-ont-pris-la.html

 

 

 

La crise des dettes souveraines passe l'Atlantique

 

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre hier soir : l’agence de notation Standard & Poors a abaissé à négative la perspective de la note des Etats-Unis. Les bourses mondiales ont immédiatement réagi à ce nouveau développement de la crise des dettes souveraines.


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D’Athènes et Dublin à Washington


Cette crise a commencé l’an dernier avec l’explosion des taux auxquels empruntent les Etats de la périphérie de la zone euro, Grèce, l’Irlande le Portugal. Pour éviter qu’ils ne se trouvent dans l’incapacité de financer leurs échéances, l’Union Européenne a créé un fonds leur permettant de se financer à un taux inférieur aux marchés. Mais cette « aide » est assortie de plans d’austérité sauvages qui accentuent la crise et ne résolvent finalement rien au problème de dettes.

 

Un an après, on constate que ces plans de « soutien » sont un échec : il suffit de regarder à Athènes pour le comprendre. La situation est intenable. L’austérité casse la croissance, qui limite les recettes de l’Etat, fait augmenter les dépenses et donc plombe les efforts de redressement des finances publiques faisant d’autant plus exploser la dette que le PIB recule. La situation de la Grèce est aujourd’hui désespérée et la question n’est pas de savoir si Athènes restructurera mais quand.


Alors qu’on s’attendait à ce que la crise touche l’Espagne, c’est au tour des Etats-Unis d’être touchés. Il faut dire que la victoire des républicains aux élections de cet automne a produit un accord budgétaire où les baisses d’impôt décidées par Georges Bush ont été prolongées contre un maintien de certaines dépenses  : résultat, le déficit budgétaire devrait atteindre 10% du PIB en 2011. Alors que les déficits baissent partout, ils restent abyssaux à Washington.

 

C’est grave docteur ?

 

C’est dans ce contexte que la révision de la note des Etats-Unis est particulièrement inquiétante. En effet, la crise de 2008 a montré la capacité auto-réalisatrice du système financier actuel. L’éventuel abaissement de la note pourrait provoquer une hausse des taux, déséquilibrant plus encore les finances publiques du pays, provoquant une baisse de la note. Le cercle vicieux qui avait conduit à l’explosion de la bulle des subprimes pourrait également avoir lieu sur les dettes publiques.


S’agit-il d’un simple avertissement ou d’un prélude à une grave crise, le véritable effondrement du système financier comme le pronostique depuis longtemps le GEAB  ? La crise pourrait-elle avoir lieu dès 2011 ou faudra-t-il attendre plusieurs années ? Il y a un peu plus de deux ans, j’avais pronostiqué comme point de départ d’une nouvelle crise financière un défaut de l’Italie suite à une augmentation des taux consécutive à une hausse de l’inflation, mais c’était en 2016…

 

suite ici :

 

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-crise-des-dettes-souveraines-92555

 

http://www.esprit-public.fr/IMG/jpg/AMF_02.jpg

http://www.esprit-public.fr/IMG/jpg/AMF_02.jpg -Autorité des Marchés Financiers

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Reçu ce courriel :

 

 

Bonjour, Un sujet intéressant qui présentera certainement un intérêt pour vous : la tromperie des banques et leur manipulation sur les marchés. La récente obligation de l’AMF de déclarer les positions de vente à découvert sur des titres cotées en bourse permet de mieux distinguer la duplicité de certaines banques sur les marchés d’action. Illustration :

Depuis le 07/04/2011, la BNP est « short » sur le titre SOITEC. "Short" signifie qu'elle a initié une position de vente à découvert sur ce titre (Cf ci-dessous l’un des communiqués de l’AMF, autorité des marchés financiers). Autrement  dit, elle mise sur une chute du cours : plus celui-ci chutera, plus elle engrangera d’argent.

Dans le même temps, quelques jours après avoir initié sa position « short », elle déclare dans un communiqué qu’elle relève son objectif de cours à 13,5 €. Etonnant pour une banque qui mise sur la chute d’un titre, non ?

Le principe de la manipulation est le suivant : Le VADeur vend sur le marché un nombre important d'actions qu'il devra racheter a un prix inférieur  ultérieurement : il empoche ainsi la différence.

Quand BNP « vade », elle vend des actions (qu’elle n’a pas, mais qu’elle devra acheter un jour), donc elle augmente l'offre de vente. Plus il y a d'actions à acheter, plus le montant de celles-ci baissent. Inversement plus elle cherche a en acheter , plus le prix augmente..

 

BNP gagne pratiquement à tous les coups !

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Ségolène Royal dénonce les sondages-bidons

 

 

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Note d'eva : On sait que les Instituts de Sondage sont au service du Gouvernement. Et que Sondeurs comme Médias sont utilisés pour "imposer" les candidatures agréables à l'Oligarchie, pour favoriser les plans des concepteurs du Nouvel Ordre Mondial. Les Français veulent le "changement" ? On propulse une alternative, D. Strauss-Kahn... mais qui fera exactement la même politique que Sarkozy, au service des intérêts de l'Oligarchie, sous une autre étiquette ! eva R-sistons

 


 

Chers amis, Le précédent message décortiquait les manipulations sondagières de la dernière enquête « Opinionway » / Le Figaro / LCI.


Cette enquête vient de faire l’objet d’une vérification par l’Observatoire des sondages et la réalité dépasse la fiction ! . ( A lire en cliquant ICI )


Qu’on en juge. L’échantillon soi-disant représentatif est en fait constitué de 171 sympathisants de gauche déclarant qu’ils iront voter aux primaires, c’est à dire 18% du panel total des sympathisants de gauche ( voir analyse complète).

Et ce sondage a été abusivement repris sur les médias nationaux pour expliquer, entre autre, que j’étais hors jeu.


Je remercie chaleureusement ces 17 personnes qui , malgré le matraquage, tiennent bon contre vents et marées . Passer de 17 millions de voix à 17 personnes, çà surprend !


Au delà de cette note d’humour, il s’agit d’une atteinte grave à la démocratie et je suis satisfaite d’apprendre qu’un groupe d’internautes a décidé de saisir la Commission Nationale des Sondages .

 

Très amicalement, Ségolène Royal

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-segolene-royal-a-raison-de-denoncer-les-sondages-bidons-72252071.html

 

L'imposture de la Cour Pénale Internationale : J'en parlerai une autre fois (note d'eva)

 

 

http://aid97400.lautre.net/IMG/jpg/JohannaSigurdadottirVictoire20090425.jpg

Le Premier Ministre islandais

aid97400.lautre.net

 

 

 

 

Résister à l'intolérable comme l'Islande:

 

Fin de l' euro: islande qui rit, irlande qui pleure

Quand l'islande réinvente la démocratie, fait sa révolution totale

L'islande contre la finance mondiale: un exemple à suivre !

Le président islandais en appelle au peuple

Le message de l’islande au portugal

Les médias célèbrent la france en guerre, et oublient l'islande. Fiers d'être français ?

Islande: révolution,référendum,constituante,capitalisme rejeté,nationalisations

Les basculements politiques: islande, tunisie, liban, egypte (delorca)

Mourir pour les banques ? Non merci ! - l'exemple islandais

 

 

 

NOM-Capital-j-copie-2.jpg

  Liens d'actualité

 

Une commission du Sénat US réclame une enquête criminelle contre les banques d’affaires

 

Révolutions arabes: Pas spontanées, mais orchestrées par le cartel bancaire

 

Grâce au Gouvernement français, les bonus des banquiers restent gras

 

Au secours, la bulle Internet revient ! - Cycles - Consommation des ménages US

 

L'Europe des mobilisations sociales dont les Médias ne parlent pas

 

Chavez: Mesures pour protéger les locataires. Réquisitions de terrains

 

Vers un vol total de la souveraineté. En route vers la dictature !

 

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Le Portugal, dernière victime en date du modèle néolibéral

 

Russie : Vladimir et Dimitri: Sont-ils interchangeables ? Adversaires ?

 

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Plongée au coeur du Hezbollah - Reportage sur la résistance libanaise à israël

 

Entretien sur le blocus de Gaza avec Ch. Oberlin (vidéo, blog de Serge Adam)

 

Mort de Ben Laden : Est-ce la fin de l’Histoire ? (Prof. Chems Eddine Chitour)

 

Trente ans de mensonges nucléaires

 

Mort de Ben Laden: On nous prend pour des cons, des complotistes, même ?

 

Nucléaire Europe: Comment nous avons échappé à un accident majeur

 

  http://img.over-blog.com/300x236/1/18/15/06/D-10--23-11-9/NOM-bilderberg-j.jpg

 

 

 

Une vidéo (1mn30) que j'aime beaucoup, très signifiante,

je la partage avec vous, votre eva

 

 

Additif :

 

Chevènement et les Agences de notation :

 

 

  • Il faut mettre l'esprit public à la hauteur des défis, et en particulier de la crise de l'euro que nous voyons devant nous
  • Quand je lis M. Sarkozy qui dit que toute sa politique d'austérité est fondée sur le triple A que la France doit conserver dans les notes de Standard & Poors, comment mieux avouer qu'il n'y a plus de souveraineté nationale ?
  • C'est Standard & Poors qui fait la politique de la France aujourd'hui.
  • En 2002, je disais déjà : "ce ne sont pas les marchés financiers qui sont l'horizon de l'humanité, ce sont les peuples et les nations". Je dis toujours la même chose !

suite ici :

 

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Published by Eva R-sistons - dans Libéralisme financier
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commentaires

Eva R-sistons 14/05/2011 23:22



Tu asraison Cyril, ils font l'autruche, hélas - eva



Eva R-sistons 14/05/2011 23:22



Les Français, chère Olivia, sont conditionnés à l'aimer... On a du boulot ! Bises eva



Cyril Béraud 13/05/2011 11:25



Encore faudrait-il qu'ils cessent de faire l'autruche et de nier la réalité.



OLIVIA KROTH 12/05/2011 08:43



Dominique Strauss-Kahn est un sioniste comme Nicolas Sarkozy.


J'espère que les Francais ne voteront pas pour lui.



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