5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 03:13
Anglo-saxons-blooddees.jpg

2e volet sur la Grande-Bretagne, 2e volet, aussi, sur le Vatican (articles d'eva, publiés voici quelques mois). En filigranne, le Nouvel Ordre Mondial qu'on est en train d'imposer progressivement aux peuples abusés...
J'ai eu l'idée de ce post sur Londres et sa City en écoutant le "Conversations d'avenir" de Jacques Attali, et je cite un extrait sur le Vatican à la fin de cette parution. Londres et le Vatican tels qu'on ne vous les présente jamais.... Eva R-sistons


Londres et sa City,
un Etat criminel dans l'Etat, 
et très actif dans la mise en place
du Nouvel Ordre Mondial.
Par eva R-sistons


Qui sont les vrais acteurs des politiques planétaires - dans les coulisses ? Qui est à l'origine des politiques militaro-financières dévastant la planète ? On a l'habitude de désigner les Américains, les Francs-Maçons, les Sionistes, les sociétés secrètes comme les Bilderberg ou la Trilatérale, que sais-je encore. Et c'est vrai qu'une grande part des malheurs de l'humanité leur incombent, n'oublions d'ailleurs pas les faux culs bénis du Vatican, plus préoccupés des choses de ce monde (et je ne parle évidemment pas des penchants de certains d'entre eux) que des affaires du Ciel. Au moins dans les faits ! 

Quoiqu'il en soit, on oublie un acteur essentiel, sans doute même le plus essentiel: Londres et sa City. Pendant des siècles, les financiers anglo-saxons ont infesté la planète, à l'affût des bons placements et des richesses à exploiter. L'impérialisme anglais, cela vous rappelle des souvenirs ? Certes, les manuels d'Histoire des Isaac et Jacob sont tendancieux, mais quand même, nous avons tous appris que l'Angleterre de Sa gracieuse Majesté écumait les mers du monde à la recherche de juteuses opportunités... 

Que lit-on sur Wikipedia ?

" La Cité de Londres (« City of London » appelé plus communément la City) est le cœur historique de la ville de Londres, englobant largement en son sein le périmètre du Mur de Londres, ancienne enceinte ceinturant l'antique cité romaine de Londinium. C'est aussi la plus petite des circonscriptions administratives du Grand Londres, qui la distingue cependant des 32 autres districts londoniens, de par un statut Sui generis lui conférant à la fois le titre de « cité » et de comté cérémonial, dont le mode d'administration est unique en Angleterre.


200px-Broadgate_aerial_1.jpg
magnify-clip.png
vue aérienne de la Cité


La City, dont l'emblème est le dragon, comprend en son sein deux enclaves (Inner Temple et Middle Temple) qui ne sont pas administrées par les autorités du Lord-Maire. En revanche, celles-ci régissent certains parcs se trouvant hors de son territoire.


C'est aujourd'hui un grand quartier d'affaires européen. Il concentre les sièges sociaux de nombreuses banques, compagnies d'assurance et grandes entreprises multinationales. C'est également la 3e place financière au monde après New York et Tōkyō avec sa bourse que l'on appelle le London Stock Exchange.


Même si la Cité de Londres conserve de prestigieux monuments londoniens comme la cathédrale Saint-Paul, chef-d'oeuvre de Christopher Wren, construite après le grand incendie de 1666 qui ravagea la plus grande partie de sa superficie, on la reconnait aujourd'hui grâce aux gratte-ciel qui ont été construits ces dernières années. Ceux-ci écrasant quelques immeubles anciens rescapés des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses autres de ces tours ultra modernes qui sont actuellement en projet vont largement continuer à modifier l'aspect architectural du lieu dans les prochaines années.

(..) Un centre économique et financier


La Cité a gardé, depuis son origine, ses particularités financières ; elle est principalement composée de banques, de la Bourse de Londres, de compagnies d'assurance, de grandes entreprises et de journaux. Tout ceci fait d'elle un des points de rencontre du marché international ce qui favorise le tourisme d’affaires. La Cité représente 13 % du PIB britannique[1].

Les activités financières de la Cité ont été importantes historiquement mais avaient perdu de leur poids dans l'économie mondiale pendant l'entre-deux-guerres. Depuis le « Big Bang » de 1986, elle a gagné à nouveau du terrain, en particulier face à New York, handicapé par la loi Sarbanes-Oxley, plus restrictive[2]. Sur les échanges de dérivés de gré à gré, la part de marché de la Cité est passée de 27 % en 1995 à 43 % en 2004. Un cinquième des actifs des hedge fund sont gérés à Londres (dont 80 % des actifs des fonds européens), comparé à 10 % en 2002[3].

Aujourd'hui, Londres est la première place financière du monde en ce qui concerne les devises et son avance ne cesse de progresser selon le rapport trisannuel de la
Banque des règlements internationaux réalisé en avril et publié le 25 septembre 2007. Sur le marché des devises, sa part de marché est passée entre 2004 et 2007 de 31,3 à 34,1 % contre respectivement 19,2 et 16,6 % pour New York[4]. Néanmoins, les récents problèmes de Northern Rock ont pu faire naître des inquiétudes chez certains sur la fragilité de la place. "


Petit rappel historique

La puissance financière de Londres est ancienne, liée à l'aristocratie anglo-saxonne. Dès le XIIIe siècle, la Couronne britannique doit composer avec l'élite financière, marchande, commerciale, aux ambitions planétaires, et active par le biais de nombreux groupes de pressions (déjà les fameux lobbies) irrigant le Parlement comme les Médias et d'une façons générale, tous les centres de pouvoir. Dès le Moyen Age, aussi, les grandes Compagnies sillonnent les mers, c'est l'âge d'or de l'impérialisme britannique teinté de messianisme, toujours à l'affût des zones stratégiques (comme Hong-Kong ou Gibraltar), des secteurs clefs ou des richesses. De vastes territoires sont peuplés par les sujets de Sa Majesté, qui impriment leur marque en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Afrique australe, et les voies de communication deviennent le fer de lance de la pénétration dans les terres, permettant l'exploitation de celles-ci... Le modèle anglo-saxon est exporté aux quatre coins de la planète ! Surtout, la puissance financière de Londres, reposant sur des banques performantes, ne cesse de s'affirmer, conquérante, arrogante, cupide, sans scrupules. Et terriblement prédatrice !

Petit aperçu, en Chine: 

Caricature-Partage-de-la-Chine.jpg



"Quand vos autorités ont interdit l'usage et l'importation de l'opium en 1839, nous n'avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d'or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens...


Les promoteurs de ce trafic, à l'origine d'immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu'ils soudoyaient, méritaient d'être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique... Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n'y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.


Les puissances occidentales ont considéré votre refus d'importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au "Libéralisme Economique". On n'a pas le droit d'interdire, dans le commerce international. C'est un blasphème. Du moins, quand l'Occident le décide...


Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n'aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l'époque. C'était l'occasion idéale. Ce fut officiellement la "Première Guerre de l'Opium", de 1839 à 1842. L'essentiel, de l'effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l'OTAN n'existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.


Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s'y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.


Elle fut complétée par une "Deuxième Guerre de l'Opium", de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l'opium sur le territoire chinois, arracher d'autres ports, concessions et sommes d'argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue". (http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html)

Autre exemple: On doit aussi aux Anglais la reconnaissance d'un foyer juif en Palestine (Déclaration Balfour, du nom d'Arthur James Balfour homme politique britannique: "Le
2 novembre 1917, le Royaume-Uni publie cette lettre dans laquelle il se déclare en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif" - Wikipedia) (1)


Vers le Nouvel Ordre Mondial


Londres constitue un Etat dans l'Etat de Grande-Bretagne, la City constitue un Etat (financier) au sein de Londres, et les esprits les plus brillants accaparent tous les postes stratégiques, en politique, en économie, dans les médias, au sein de l'Armée... L'élite financière et commerciale a rapidement nourri des rêves de domination planétaire, aspirant à mettre sous la tutelle de la City, et de Wall Street, le monde entier. Les plans du Nouvel Ordre Mondial ont germé très tôt. Ils ont pris leur envol sous Cecil Rhodes, au 19 e siècle, convaincu de la supériorité des Anglo-Saxons pour mener à terme des projets hégémoniques sur la planète.

Le Nouvel Ordre Mondial doit être marchand, financier et commercial. L'humain ? Sacrifié ! La cupidité de l'aristocratie mercantile est sans limites... et la philosophie, les méthodes, les principes élaborés à la City sont implacables, d'ailleurs teintés d'eugénisme: La population mondiale devra diminuer pour être dominée plus facilement. Ainsi, le monde sera contrôlé par les Anglo-Saxons, de gré ou de force. Et même si la mise en place est progressive, quoiqu'accélérée depuis quelques temps (avec la crise et la pandémie), le Nouvel Ordre Mondial verra le jour. A peine élu Président du Conseil européen, le belge Herman Van Rompuy a d'ailleurs déclaré : "2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l'instauration du G20" (Discours d'acceptation, 13.11.2009).

L'objectif du NOM n'est pas de gouverner dans l'intérêt des peuples, comme il voudrait le faire croire, mais d'établir la domination définitive du capitalisme anglo-saxon sur le monde, d'étendre sa puissance tant financière que commerciale. Mais avec moins d'habitants, et plus soumis... 

La Grande-Brtagne est un acteur important dans la création de l'Union européenne, une UE de plus en plus inféodée à Washington (alliance euro-atlantique), en particulier via l'intégration à l'OTAN. Pour prévenir une nouvelle guerre ? Pas du tout. Ca, ce sont les objectifs officiels. En réalité, il s'agit de substituer aux Etats souverains, indépendants, une structure unifiée, tremplin pour le Nouvel Ordre mondial, pouvant s'intégrer plus facilement dans le cadre du gouvernement mondial. Vous voulez mon opinion ? L'Etat nazi sous direction allemande fait progressivement place à un super-Etat totalitaire aux couleurs anglo-saxonnes. Et pour le faire mieux accepter par l'opinion, on le présente écologique... C'est d'ailleurs le Prince Philips, le mari de la Reine d'Angleterre, qui a dirigé le WWF pendant une quinzaine d'années.

Derrière le Nouvel Ordre Mondial se dessine un contrôle total des populations et des richesses planétaires. Nous sommes loin de la présentation presque idyllique qui en est faite !


Londres, en quelques mots

Les grands événements mondiaux prennent leur source à Londres. Pas seulement culturels (comédies musicales, Théâtres, musées gratuits, créativité..), mais surtout dans le monde des Affaires. Pour mémoire, les meilleures banques et les plus grandes sociétés d'assurance ont leur siège à Londres. Les principaux échanges commerciaux et financiers passent par Londres. Dans cette ville séparée du reste du pays, il y a une concentration de richesse financière et de compétences, un dynamisme sans équivalents dans le monde. Mais s'agit-il d'un colosse aux pieds d'argile ? Pour Lyndon Larouche, "au sommet de la pyramide, la City de Londres réalise que son système financier est condamné, et elle est prête à déchaîner l'enfer sur terre" (Alterinfo.net). 

L'enfer sur terre ? Certes, avec le Nouvel Ordre Mondial en gestation. Mais un NOM lui-même précédé d'une longue histoire de prédations, de guerres de conquêtes, de crimes innombrables...aux quatre coins de la planète. Il est temps de démasquer les vrais coupables, il est temps de révéler au monde le vrai visage de Londres et de sa City, un cancer de l'humanité, édifiant de grandes fortunes sur le sang et la misère de millions d'individus.

Le passé de cet Etat dans l'Etat parle de lui-même. Nous savons que l'avenir dessiné par lui sera implacable, encore et toujours...

Eva r-sistons  

    

(1) La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'Etat d'Israël.

À l'aube de la Première Guerre mondiale, la Palestine fait partie de l'empire ottoman. Les troupes britanniques, emmenées par le Général Sir Edmund Allenby, s'engagent dans une campagne contre les Turcs en 1917. Le 31 octobre, les Britanniques remportent une victoire décisive, dans la ville de Beer-Sheva, ce qui conduit à la capitulation de l'empire ottoman. http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_Balfour_de_1917


GB.jpg


Une Eglise catholique au
service du nouvel ordre mondial


Que l’on soit croyant ou pas, l’étude des principes animant une Eglise doit se faire avec objectivité. Il faut étudier les préceptes qu’elle défend et observer si les propos et les actions qu’elle mène sont en conformité ou pas avec son corps de doctrine. Dans le cas de l’Eglise catholique, le concept défendu depuis 2000 ans s’appuie sur la primauté de Dieu sur l’homme. Les Ecritures et la Tradition constituent le socle intouchable, le dépôt de la foi selon les termes consacrés, définies par le successeur de saint Pierre, le pape. L’homme marqué du péché originel doit se conformer à une autorité supérieure et obéir à l’ensemble des préceptes défendus par l’Eglise catholique. Ces principes sont immuables. Quand on n’est pas d’accord avec ces principes, on quitte l’Eglise catholique. C’est le cas des multiples Eglises protestantes. Cependant, un changement fondamental s’est produit avec le concile Vatican II (1962-1965). Ce concile est le résultat d’un long courant de réflexions animant de nombreux hommes d’Eglise mais aussi hors de l’Eglise dès le XIXè siècle. Après un long combat entre les défenseurs de la Tradition et les progressistes ; ces derniers ont pu imposer leur vision lors de la grande réforme de Vatican II. Pour ces partisans, il s’agit d’adapter l’Eglise aux multiples innovations politiques, techniques et sociales marquant l’évolution du monde. Pour les défenseurs de la Tradition, c’est tout l’inverse. C’est au monde de s’adapter aux principes de l’Eglise. Cette humanisation de l’Eglise passant par la promotion des droits de l’homme et sa collaboration avec les instances internationales ont été clairement affichées en 1963 dans l’encyclique du pape Jean XXIII, Pacem in terris [110]. Rappelant les progrès de la science et des techniques conduisant à « intensifier leur collaboration et à renforcer leur union » au sein du genre humain ; il s’agit de renforcer le « bien commun universel » que les Etats ne peuvent plus assurer selon l’encyclique. C’est pourquoi, le document ajoute en toute logique que « De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre. C’est donc l’ordre moral lui-même qui exige la constitution d’une autorité publique de compétence universelle ».
Souhaitant que ce « pouvoir supranational ou mondial » ne soit pas instauré de force, l’encyclique approuve la Déclaration des droits de l’homme de 1948 en dehors de quelques objections. Elle ajoute que « Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale » [111].
Ce changement de direction de l’Eglise catholique est la marque de fabrique de tous les papes depuis Vatican II. Lors de son message de Noël en 2005, Benoît XVI a encouragé les hommes à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » [112] .
Il est donc tout à fait logique que Benoît XVI ait appelé à l’instauration d’une « autorité politique mondiale » dans son encyclique Veritas in caritate [113] en juillet 2009. Rappelant l’interdépendance mondiale, le pape appelle à « l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des nations (…) » [114].

Vers une assemblée parlementaire mondiale

La création de grandes unions politiques régionales régies par des lois communes constituant les différentes composantes de l’Etat mondial se doit d’être représentée au sein d’une assemblée unique. C’est tout l’enjeu de « l’Assemblée parlementaire des Nations Unies » (l’APNU) [115]. Cette ambition est la suite logique des rêves d’unification du monde défendue par les théoriciens du mondialisme (fabiens et consort). Rien ne surgit au hasard. Les événements, les personnages et les instituts du passé produisent leurs fruits conduisant à parachever l’édifice babélien. Par conséquent, l’action du WFM (World Federalist Movement), dont nous avons vu la création en 1947 à Montreux, poursuit tout logiquement le travail qui est le sien. Ainsi, le WFM est à l’origine, en 1992, de l’élaboration du premier grand document appelant à l’établissement d’une Assemblée parlementaire mondiale au sein des Nations Unies : The case for a United Nations Parliamentary Assembly (« L’objet d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies ») du Canadien Dieter Heinrich [116]. De nombreux travaux et conciliabules se sont déroulés par la suite au sein du sénat canadien, du parlement européen, lors du Forum du Millénaire en 2000 à New York, du 12è congrès de l’Internationale socialiste etc, pour enfin aboutir à la création en septembre 2003 au « Comité pour une ONU démocratique ». Nous sommes obligé de donner la version en allemand car, comme nous allons le voir, les autorités politiques allemandes jouent un rôle de premier plan : Komitee für eine Demokratische UNO (KDUN) [117].
Le KDUN est la figure de proue au sein d’un comité exécutif [118] oeuvrant en faveur d’un Parlement mondial. En effet, ses travaux sont secondés par un autre institut déjà mentionné, le WFM. A cela, il faut ajouter « la Société des peuples menacés » (Gesellschaft für bedrohte Völcker), institut allemand oeuvrant en faveur de l’émancipation des groupes ethniques et qui travaille main dans la main avec l’UFCE (l’Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) [119] et une ONG anglaise, le 2020 Vision Ltd [120].
Le KDUN dont le siège est à Berlin annonce la couleur en précisant dans ses statuts sa volonté de construire une société cosmopolitique et favorisant les intégrations continentales [121]. Au sein du comité directeur, on trouve des représentants issus des mondes politiques et scientifiques. Il est intéressant de souligner que tous les courants politiques allemands sont présents à l’exception des ex-communistes (die Linke) [122]. Au sein de ce comité, nous trouvons un personnage clef, Armin Laschet. Cet homme politique est à l’origine du rapport élaboré en 2003 appelant à donner un siège permanent à l’Union européenne [123] après l’adoption du « Traité Giscard » (désormais appelé « Traité de Lisbonne »). Son influence est décisive car on le trouve aussi à la tête du comité directeur du Prix Charlemagne [124]. Par ailleurs, la présence du député allemand au Parlement européen Jo Leinen à la direction du KDUN est particulièrement significative car il joua un rôle déterminant dans l’adoption du Traité de Lisbonne [125].
C’est en avril 2007 que le KDUN lança sa campagne en faveur d’un Parlement mondial sous la direction de son président, Andréas Bummel. Auteur d’un livre intitulé Internationale Demokratie Entwickeln (« Développer la démocratie internationale ») [126], c’est un ancien adhérent du parti libéral, le FDP, dont le président Guido Westerwelle est devenu ministre des Affaires étrangères du gouvernement Merkel depuis septembre 2009. C’est aussi un collaborateur de la « Société des peuples menacés » dirigés par Tilman Zülch (membre du comité directeur du KDUN) et de la World Federalist Movement (WFM) de New-York [127].
Tous ces intervenants agissent afin de favoriser la naissance de ce nouvel organe mondial. Comme il est précisé dans les textes officiels : « (…) L’APNU pourrait dans un premier temps être constituée de délégués de parlements nationaux et régionaux reflétant leur composition politique. Une APNU inclurait donc des membres de partis minoritaires qui ne font pas partie du gouvernement. A un stade ultérieur, l’APNU pourrait être directement élue. Une APNU serait ainsi un organe unique et légitime représentant la voix des citoyens sur des questions d’ordre international. Les participants à la campagne considèrent qu’une APNU, une fois créée, évoluerait d’un simple organe consultatif à un parlement mondial avec de véritables droits à l’information, la participation et de contrôle »(…) [128].
Ces ambitions affichées sans complexes par l’APNU s’épanouissent encore plus lorsque l’on se rappelle le soutien apporté par Benoît XVI à l’instauration d’une « autorité politique mondiale ». Il va de soi que les dirigeants de l’APNU ont salué avec enthousiasme l’encyclique de ce pape [129]..

(Pierre Hillard, in Voltaire.net)

110] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège.
[111] Ibid., voir les paragraphes de 130 à 145.
[112] « Message Urbi et Orbi du Saint-Père Benoît XVI », 25 décembre 2005, Vatican.
[113] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège.
[114] Ibid., paragraphe 67.
[115] Site officiel de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
[116] The case for a United Nations Parliamentary Assembly, par Dieter Heinrich, World Federalist Movement, octobre 1992
[117] Site officiel du Komitee für eine Demokratische UNO.
[118] « Comité exécutif » de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
[119] Cet institut allemand est à l’origine des textes clefs en faveur des groupes ethniques en Europe ; la Charte des langues régionales ou minoritaires et la Convention-cadre pour la protection des minorités. Voir notre livre Minorités et régionalismes, op. cit. p. 142 et suivantes.
[120] Site officiel de 2020 Vision.
[121] « Satzung für das Komitee für eine demokratische UNO ». Document téléchargeable.
[122] « Associates des KDUN », sur le site internet du Komitee für eine Demokratische UNO.
[123] Rapport sur les relations entre l’Union européenne et l’organisation des Nations Unies [2003/2049 (INI)], rapporteur Armin Laschet, 16 décembre 2003.
[124] Signalons aussi la présence de Hans-Gert Pöttering au sein du comité directeur du Prix Charlemagne, président de la Fondation Konrad Adenauer, ancien président du Parlement européen mais aussi ancien président de Europa Union Deutschland, filiale de l’Union des fédéralistes européens (l’UEF créée à Montreux en 1947) dirigée en 2010 par le député anglais au Parlement européen Andrew Duff.
[125] Voir La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, op. cit, p. 93 et suivantes.
[126] Internationale Demokratie entwickeln, par Andreas Bummel, Horizonte Verlag, 2005.
[127] « Andreas Bummel Der Vorsitzende des Komitees für eine demokratische UNO », par Gerrit Wustmann, 11 février 2008.
[128] « A propos du projet APNU », sur le site internet de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
[129] « Etude : la création d’un Parlement mondial serait « pleinement en harmonie avec la doctrine papale » », 28 juillet 2009, Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.

http://www.alterinfo.net/Histoire-du-Nouvel-ordre-mondial_a42979.html

http://www.voltairenet.org 




JPEG - 46.5 ko

Lecture conseillée:

La non-violence : le mythe et les réalités


Dans un ouvrage à paraître aujourd’hui en Italie, La non-violenza. Una storia fuori dal mito, le professeur Domenico Losurdo explore le concept de non-violence et son usage dans l’histoire contemporaine. Loin des idées reçues, il montre ses ambivalences. Souvent exigence pacifiste, elle peut-être aussi une fuite des responsabilités, et devient aujourd’hui un habillage de propagande pour toutes sortes d’ingérences. Il répond ici aux questions de Marie-Ange Patrizio.


suite ici : http://www.voltairenet.org/article164337.html 



En 2009, Sarkozy voulait "déréglementer"
pour "construire en zones inondables"

Xynthia. Nicolas Sarkozy n'en démord pas, il veut « comprendre ce qui s'est passé ». La réponse tient peut-être dans certains de ses discours, dans lesquels il appelait à "déréglementer" pour permettre de "rendre constructibles les zones inondables". "Il faut que l'on redevienne un pays où l'on favorise la prise de risques", déclarait-il aussi en 2008...


Xynthia - Sarkozy voulait construire en zones inondables

Lundi 1er mars, Nicolas Sarkozy a lancé une mission « pour comprendre ce qui s'est passé ». « Il faut qu'on s'interroge pour savoir comment en France, au 21ème siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison [...] On ne peut pas transiger avec la sécurité. De mon point de vue, la sécurité est prioritaire ». Bien envoyé !

« Rendre constructibles les zones inondables »

suite ici:
http://www.lesmotsontunsens.com/en-2009-sarkozy-voulait-dereglementer-pour-construire-en-zones-inondables-7254

  

Partager cet article

Repost 0

commentaires

R-sistons à l'intolérable 10/03/2010 01:18


Cher Alain, construisons là où c'est dangereux pourvu que ça rapporte !!!

Sarkozy n'a rien à branler de la France. Il veut le pouvoir, la notoriété, l'argent. Ca passe par l'Empire, le libéralisme, le CRIF etc

bien à toi, eva


R-sistons à l'intolérable 10/03/2010 01:13


Merci chère Rita pour ce point de vue, et cette note d'espérance. Puisses-tu dire vrai ! Il est temps de sortir de cet obscurantisme...

Je suis bloquée à Marseille chez mon amie Palestinienne

je t'embrasse très très fort, eva 


R-sistons à l'intolérable 10/03/2010 01:07


Je suis bloquée par la neige, Gérard

Oui le rôle de la Couronne d'Angleterre, et de la City, est majeur - d' ailleurs très discret. Démasquons-les !

Bien à toi, eva


Alain DENIS 08/03/2010 11:57




Le hongrois juif qui voulait construire en zone inondable... '''Sarkozy''' traduction du hongrois : "marécage de boue".


En 2009, Sarkozy
voulait "déréglementer"
pour "construire en zones inondables"



Xynthia La
tempête qui a traversé la France les 27-28 février a tué 53 personnes.



Une énorme boule de feu explose dans le ciel de Hongrie, ...
...durant la nuit du 28 février. Elle passait au-dessus du nord de la Hongrie.

Quelle puissance ce tsarkozy...!! mais pas pour le bien de la france.



ritapitton 05/03/2010 23:50





22.Posté par Pitton Rita le 05/03/2010 19:10

Un gouvernement mondial qui oeuvrerait pour la justice en ce bas monde serait une bonne chose si à sa tête on trouvait des Sages à la place de ces illuminati du fric
. Une monnaie mondiale mise en place par ces Sages serait une très bonne chose . Une haute philosophie spirituelle qui ferait évoluer les religions limitées vers l'UNIVERSEL . 




La surpopulation mondiale pose problème et un gouvernement mondial dirigé par des SAGES à haute spiritualité s'attaquerait à ce problème efficacement .Les gouvernements nationaux à part la
Chine laissent les nations se reproduire comme des bestioles !!! Danger .

Pierre Hillard , redoutable historien il est vrai , parle de "dérive des esprits qui conduit à une divinisation de la Nature . Dérive ?? mais non .Les Illuminati sont des panthéistes
connaisseurs qui adorent Baphomet une idole paienne car la philosophie maçonnique enseigne l'analogie des contraires .Le Haut est comme le Bas . Le franc- maçon est matérialiste car il se place
dans l'Immanence . Vous comprenez donc qu'un gouvernement mondial avec à la tête tous ces juifs maçonniques franc -maçons bien friqués créerait l'enfer ici bas . VADE RETRO .

Un fédéralisme mondial dirigé par des Sages transcendentaux sauvera cette planète.On n'en est pas là mais l'humanité est en marche et ce NOM des Illuminati paiens s'il se met en place ne pourra
pas durer . Amen .



















.




R-Sistons

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • : Eva à 60 ans.Blog d'une journaliste-écrivain.Analyse des faits marquants de l'Actualité,non-alignée,originale,prophétique,irrévérencieuse. Buts: Alerter sur les menaces,interpeller,dénoncer l'intolérable,inciter à résister. Alternance articles Eva et liens infos non officielles. Ici,pensée et parole libres. Blog dénaturé par over-blog le 1.2.15,il sera transféré sur Eklablog
  • Contact

Recherche

Archives

Pages