5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 21:39

 

 

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                                                                                  Emeute, Daumier

 

La France de Sarkozy

déclare la guerre à la France éternelle

Par eva R-sistons

 

 

Sarkozy n'aime pas la France. Elle le lui rend bien. Il n'est au pouvoir que par goût du pouvoir et pour servir une clique de parvenus, et aussi parce que ses maîtres du Nouvel Ordre Mondial, comme ceux du CRIF, le lui ont demandé. La France de toujours ne doit plus exister, la France de Voltaire comme de Hugo, la France de Jaurès comme de Gavroche, bariolée, frondeuse, libre, muse du monde.

 

Sarkozy est dangereux. Il n'aime ni la diversité, ni les classes populaires, et d'une façon générale, il déteste ceux qui n'ont pas réussi. Son modèle, c'est Tapie qui écrase, qui s'enrichit, qui fanfaronne. On a les modèles que l'on peut.

 

Sarkozy a donc déclaré la guerre à la France. Or, ce pays est un tout composite, multiple, riche de sa diversité, de ses histoires, de ses épopées, de ses assimilations successives. La France est un corps aux membres innombrables, véritable microcosme du monde. Elle a même digéré Sarkozy le Hongrois - provisoirement du moins. Car le réveil risque d'être douloureux.

 

Hélas pour Sarkozy, la France est composée de citoyens d'origines et de cultures diverses. Quand ces citoyens multiples parviennent à se faire une place au soleil, il n'y a pas de problèmes. Mais lorsqu'ils traînent les boulets de leur naissance, de leur quartier, de leur cité, de leur couleur, ou d'une religion discréditée et même piétinée comme le judaïsme le fut autrefois, eh bien cela ne va plus. Il faut se préparer à réussir, ou à disparaître.

 

Et justement, Sarkozy caresse le projet de nettoyer de la face de la France ses cités, comme il est en train de faire disparaître ses "verrues" tsiganes, nomades, coupables de vivre différemment. Son plan ne sera pas celui de l'intégration, de la lutte contre les discriminations, de l'emploi pour tous, des services publics, de la prévention des risques, mais celui de la trique. On est un shérif ou on ne l'est pas. La France a son Texan de service, son Bush. Merci du cadeau !

 

Et donc, la police de choc remplacera la police de quartier, de proximité, de prévention. Dans un premier temps. Car dans un second temps, c'est l'Armée qui devra faire le sale boulot.

 

Voyez comme tout se tient : Bientôt, il n'y aura plus de police, mais la vidéo-surveillance, pardon la "vidéo-protection". Les policiers et les gendarmes partis à la retraite ne seront pas remplacés. Et plus tard, les forces de l'Ordre composées de fils et de filles de France au service de la Nation seront remplacées par des milices privées, au service du plus offrant, sans foi ni loi et surtout capables de tirer sur les enfants de France dont elles ne se sentiront pas solidaires.

 

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L'Armée sera appelée à la rescousse contre l'ennemi intérieur. Oui, mais elle hésitera. Appelée à défendre la Nation, devra-t-elle désormais s'en prendre aux Français ? Y aura-t-il des Français de seconde zone ? Alerte, la République est en danger ! Et la France est républicaine. D'ailleurs, au final bientôt la question ne se posera même plus. Il n'y aura plus d'Armée, là aussi le grand nettoyage a commencé. Des mercenaires grassement payés et sans scrupules accompliront les sales besognes. France de la haine, en guerre contre elle-même, contre ses citoyens les plus pauvres.

 

Dans la France de Sarkozy, on ne pardonne pas l'échec. Marianne où es-tu ? La France va déclarer la guerre à une partie de ses citoyens, trop noirs, trop basanés, trop différents, trop musulmans, trop nomades, trop pauvres, trop remuants... Liste non exhaustive. La France dresse ses citoyens les uns contre les autres ! L'ennemi n'est plus à l'extérieur, mais à l'intérieur. Il faudra s'y faire, ou quitter la France. Ou s'attendre au pire. La France des parvenus, on l'aime ou on la quitte.

 

On croyait que Sarkozy allait seulement casser le collectif, les liens, les traditions, les valeurs, mais non, c'est encore pire: Il a déclaré la guerre à la France qui ne réussit pas. Les agriculteurs qui ont du mal à survivre, on va les éliminer, on gardera seulement les gros. Les chômeurs, on les acculera au suicide. Les nomades devront se sédentariser. Les jeunes des cités devront se ranger, ou ils seront éliminés. La loi du plus fort. La loi des nantis. France, qu'as-tu fait de ta République et de tes Droits de l'Homme ?

 

Un pays est un tout qui ne se divise pas. Sarkozy, lui, veut l'expurger de ses "indésirables". Grand nettoyage au karcher ! Dresser les citoyens les uns contre les autres, c'est diviser pour régner. C'est aussi un argument électoral, la reconquête de l'électorat le plus âgé qui avait pris ses distances avec le bling-bling. Instrumentalisation de la peur ! Enfin, c'est une manière de détourner l'attention des vrais problèmes, sociaux, en monopolisant les médias sur des sujets sécuritaires. 

 

Sarkozy a déclaré la guerre à la France. Incapable de s'aimer lui-même, incapable d'aimer le pays dont il a la charge et qu'il ne comprend pas, il distille la haine, il tyrannise la France, il la détruit. A-t-on vraiment mesuré ce qui se passe réellement ?

 

Aujourd'hui, la France se réveille. Pour se maintenir au pouvoir et faire ce qu'il a décrété, Sarkozy enfourche les thèmes sécuritaires. C'est un outrage aux valeurs républicaines, c'est une imposture, c'est une impasse.

 

On ne déclare pas impunément la guerre au pays dont on a la charge.

 

Eva R-sistons

 

Tags: Sécurité, banlieues, cités, Sarkozy, Crif, Bush, Texas, bling-bling, guerre, ennemi intérieur, République, Marianne, agriculteurs, chômeurs, karcher, armée, police, gendarmes, Tsiganes, nomades, Noirs, Juifs, diversité, Nouvel Ordre Mondial, services publics, Gavroche, Hugo, Voltaire, Jaurès, Tapie, intégration, police de proximité, de prévention, vidéo-surveillance, Nation, retraite, Musulmans, milices privées, mercenaires

 

N.B. J'ai entendu dire que c'était Israël qui entraînait la France, aujourd'hui, à lutter contre "l'ennemi intérieur".  Journalistes d'investigation, à vos recherches ! Eva

 

 

 

Par David Servenay | Rue89 | 03/10/2010 | 20H56

« L'Etat se prépare à une guerre dans les cités »

Des pompiers éteignent une voiture en flammes, à Clichy-sous-Bois en novembre 2005 (Franck Prével/Reuters)

Dans « Opération banlieue », Hacène Belmessous évoque les risques d'une intervention militaire dans les cités. Entretien.

Depuis les émeutes de novembre 2005, l'Etat réfléchit sérieusement à faire intervenir l'armée dans les banlieues. Nicolas Sarkozy est pour, de nombreux officiers, notamment des gendarmes, sont contre. Ils le disent dans « Opération banlieue », un livre brûlot et très convaincant, signé du chercheur Hacène Belmessous. Un constat inquiétant, mais pas inéluctable. Interview et bonnes feuilles.

 

Rue89 : Quel est le point de départ de votre enquête ?

 Hacène Belmessous : J'ai commencé par la politique de la ville, en me demandant : qu'est-ce qu'on vise à travers ces opérations de rénovation urbaine ? Pourquoi faut-il l'intervention d'un policier qui estime qu'il faut détruire telle barre et pas telle autre ?

 

Pourquoi ces démolitions en masse ?

Avec le plan Borloo et la création de l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine), on dresse le constat de la fin de la politique de la ville initiée en 1975, qui ne marche pas. L'idée, c'était donc de comprendre ce qui se passe à travers la rénovation urbaine.

 

Avez-vous eu des difficultés à faire parler les acteurs de ces opérations ?

En fait, c'était compliqué de faire parler les « civils », plus que les militaires, les gendarmes ou les policiers. Les gens sentent que ce qui se joue, ce n'est pas une opération de rénovation urbaine, mais une mainmise policière. Je n'imaginais pas que derrière le discours du « renouveau » (cf. la campagne de Sarkozy et le plan « Espoir banlieues »), la police joue un rôle si important dans le conditionnement du territoire.

 

Pourquoi les militaires expriment-ils aussi ouvertement leur désaccord à l'idée d'intervenir en cas d'émeutes dans les cités ?

Ils sentent que quelque chose est en train de leur échapper. Quelque chose qui va à l'encontre de leur républicanisme. Par exemple, certains médias ont pointé en 2008 le glissement vers le concept de « sécurité nationale » dans le Livre blanc de la Défense. Ce texte marque une rupture par rapport au passé, avec des dispositions inquiétantes :

  • le contrat « 10 000 hommes » qui prévoit la mise à disposition de 10 000 soldats en cas de crise interne : pour faire quoi ?
  • la création du conseil de défense et de sécurité nationale, sous l'autorité du président de la République.

Aujourd'hui, si on envoie la troupe en Afghanistan, il y a un débat parlementaire. Il ne se passe rien si on envoie la troupe dans les banlieues.

 

Si c'est le cas, que se passera-t-il ?

L'armée se surajoute, en soutien, pour faire non pas du maintien de l'ordre, mais de la pacification.

 

Vous employez ce terme à dessein…

Lisez ce que dit le commissaire divisionnaire Christian Hirsoil, directeur départemental adjoint de la Sécurité publique de Seine-et-Marne (voir les bonnes feuilles page suivante). Il parle de commandos qui s'engagent « en profondeur » dans le quartier pour faire de l'observation. On peut aussi poser une section d'assaut en haut d'un immeuble pour contrôler l'espace.

Il existe un rapport de la société Eurocrise, réalisé à la demande de la DAS (dDlégation pour les affaires stratégiques), qui passe en revue ces possibilités. Cela montre qu'ils y ont réfléchi. Mon livre dit que l'Etat se prépare à une guerre dans les cités, pas qu'il va la faire.

Dans les années 90, on était dans du maintien de l'ordre, aujourd'hui c'est de la pacification. A Grenoble, l'été dernier, c'est une opération de pacification. Il y a un basculement. Quand l'armée doit-elle intervenir ? Le passage à l'acte a besoin d'un facteur déclenchant. Quel est-il ? La mort de policiers pendant des émeutes.

 

 


 

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Comment expliquez-vous que les policiers et gendarmes parlent si librement ?

Le ministère de l'Intérieur m'a donné toutes les autorisations que je demandais. La seule question à laquelle je n'ai pas eu de réponse est : des responsables de Tsahal, spécialisés dans la guérilla urbaine, sont-ils venus à Paris après les émeutes de 2005 pour enrichir la réflexion des Français ?


On dirait qu'il y a un vrai consensus autour de cet enjeu dans la classe politique, à droite comme à gauche ?

Parfaitement. C'est d'ailleurs dramatique. Quel est le faux dilemme ? Ou vous êtes pour cette politique sécuritaire ou vous êtes pour la guerre civile, qui renvoie à l'angélisme sécuritaire de la gauche. Mais en 2002, Valls et Dray abondent dans le sens de Sarkozy.

La vision de Nicolas Sarkozy est une vision néolibérale du territoire : on casse le collectif au profit du projet individuel. Vous prenez le parti du bon camp : c'est diabolique et cynique, car les gens n'ont aucun choix. Enfin, la gauche du gouvernement a décidé de faire l'impasse sur ces quartiers.

 

Pourquoi ?

Cela tient à l'échec de 2002, à l'échec d'une certaine gestion municipale de la gauche. Ils ont abandonné le combat politique au profit de la logique sécuritaire. Cette gauche a un électorat dont le seuil de tolérance a fortement baissé.

Il y a aussi l'évolution de la guerre des idées. Dans les années 90, on parlait de « lepénisation » des esprits. Aujourd'hui, le dogme du différentialisme l'a emporté. La banlieue est un « brasier qui sert le pouvoir » m'a dit quelqu'un qui travaille dans l'antiterrorisme. Alors que ces territoires ne revendiquent que l'égalité. C'est le symptôme d'une France en guerre contre elle-même.

 

Vous ne craignez pas de faire de la prophétie autoréalisatrice en disant cela ?

Non, je ne fais que décrire un climat et des dysfonctionnements. On l'oublie, mais là où il y a de la médiation sociale, il y a des résultats : moins de délinquance, etc.

 

Vous souhaitez ouvrir un débat avec ce livre ?

Mon vœu, c'est que la politique menée dans ces quartiers soit discutée dans son ensemble, sur le plan urbain comme sur le plan de la sécurité. Sarkozy pense que la France crève de ses banlieues, moi je pense qu'elle crève de sa dépolitisation.

 

Ne craignez-vous pas que vos témoins, notamment les militaires et les gendarmes, risquent un effet boomerang pour les propos qu'ils tiennent ?

Ce qui honorifie une parole publique, c'est une parole qui se découvre. Par principe, je protège ceux qui doivent être protégés. Si on est dans une démocratie de l'autocensure, c'est que mon diagnostic est en-dessous de la réalité.


Photo : des pompiers éteignent une voiture en flammes, à Clichy-sous-Bois en novembre 2005 (Franck Prével/Reuters)


http://www.rue89.com/entretien/2010/10/03/letat-se-prepare-a-une-guerre-dans-les-cites-169076

 

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L'Etat se prépare à une guerre dans les cités

 

1Le scénario de l'inacceptable

Cette fois-ci, les va-t-en-guerre de la « France d'après », le slogan électoral du candidat Nicolas Sarkozy, ont été entendus. Ce soir, l'Etat va envoyer l'armée au cœur de ce « 9.3 » séditieux. Le décès survenu hier de trois policiers de la BAC de la circonscription, victimes d'un guet-apens dans le quartier des Saussaies, un grand ensemble situé à la jonction du Val-d'Oise et de la Seine-Saint-Denis, est à l'origine de cette décision, solennellement annoncée par le chef de l'Etat.

Deux jours plus tôt, quatre jeunes d'un quartier limitrophe sont morts après un échange de coups de feu avec les forces de l'ordre, provoquant un déchaînement de violences quasi ininterrompu à l'origine de l'agression des policiers.

L'armée dans les banlieues

Le pouvoir n'a pas hésité. Pour lui, l'heure n'est plus à la politique. La mort des trois policiers a été interprétée comme un rejet de l'ordre public et une déclaration de guerre. Nicolas Sarkozy se doute que ses prédécesseurs n'auraient pas adoré, mais il ne porte pas le même projet de civilisation. Cette intervention de l'armée, il l'a décidée tôt ce matin, en comité secret, lors d'une réunion du Conseil de défense et de sécurité nationale qu'il a présidée à l'Élysée. Où tout cela va-t-il aboutir ? […]

Il est 20 heures. Nicolas Sarkozy repasse à la télévision. Aux journalistes de TF1, France 2 et M6, il explique que c'est l'impuissance à résister à la menace du désordre des banlieues qui a failli mener à la dissolution de la société française, puis il critique ceux de ses prédécesseurs, « partisans de la repentance et de la culture de l'excuse », qui ont ouvert la « voie à un abandon en la croyance des valeurs de la communauté nationale ».

« Cette forme de société a vécu », promet-il. Son intervention tout juste terminée, les premières images de ce nouvel ordre moral gagnent les écrans. Nom de l'intervention : « Opération banlieues ».

Fin de la fiction. À l'heure où j'écris ces lignes (l'été 2010), le « scénario de l'inacceptable » que je viens de décrire relève encore de l'imaginaire. Mais pas de l'invraisemblable : il s'appuie en effet sur des entretiens que j'ai conduits dans le cadre de cette enquête, mais aussi sur des documents parfois confidentiels, des articles parus dans des revues spécialisées et des déclarations politiques faites lors des émeutes de l'automne 2005 - simplement « actualisées » pour tenir compte des prémisses dramatiques de ce scénario imaginaire.

2

Le nouvel outil du président

Pour borner sa domination, il a organisé son pouvoir à la faveur d'un nouvel outil : le Conseil de défense et de sécurité nationale, résultat de la fusion de deux instances, le Conseil de défense et le Conseil de sécurité intérieure.

« Avant que le Livre blanc ne soit validé », explique Patricia Adam, « avant même qu'il ne soit discuté à l'Assemblée nationale puisqu'on n'a discuté de ces questions qu'en mai 2009, déjà en janvier 2008 Nicolas Sarkozy avait mis en place cette nouvelle organisation qu'il préside, bien évidemment. »

Ce Pentagone à la française qui fait l'« éloge de la cohérence américaine » a un atout décisif à ses yeux : « Avec cette doctrine et son organisation », dénonce la députée socialiste, « rien n'empêche aujourd'hui le Président, en cas de crise, de faire intervenir l'armée dans les banlieues, ce qui était impossible précédemment. Or, le Parlement n'a aucun moyen de lui demander des comptes, de demander par exemple l'arrêt de l'intervention des forces militaires. »

Dans son article 5, la loi de programmation militaire affirme que « la stratégie de sécurité nationale a pour objet d'identifier l'ensemble des menaces et des risques susceptibles d'affecter la vie de la nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l'intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter », précisant plus loin que « l'ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale ».

Dans cette représentation, la logique de sécurité, notion éminemment subjective puisqu'elle résulte d'une appréciation individuelle, prime sur celle de défense, bien plus objective puisqu'elle concerne un collectif à défendre face à une menace extérieure très clairement identifiée.

Finalement, en interpénétrant deux logiques différentes, c'est-à-dire en englobant les menaces de toute nature sous un intitulé volontairement flou, le « risque terroriste », la feuille de route sécuritaire sarkozyste rompt avec le contrat social qui est au fondement de la Ve République.

« La dualité police/gendarmerie était une garantie pour la République », souligne le député socialiste Jean-Claude Viollet, spécialiste des questions de défense, qui insiste sur l'un des effets de cette évolution.

« C'était une garantie pour les libertés, pour l'indépendance de la justice qui pouvait librement choisir de confier une enquête à l'une ou l'autre. En outre, la gendarmerie a toujours eu des missions différentes de celles de la police. Elle a une mission de sécurité au quotidien, une mission de défense et de renseignement sur l'ensemble du territoire. Aujourd'hui, ces choses sont mélangées. Il y a donc de ce point de vue une difficulté majeure. N'avoir plus qu'une force de sécurité, qui plus est entre les mains du président, c'est une menace pour la République. Je le dis très tranquillement. »

Sans surprise, les effets de cette dérive sécuritaire produisent un écho particulier dans les banlieues populaires. Un extrait déjà cité d'un discours de Nicolas Sarkozy prononcé au Parlement lors des émeutes de l'automne 2005 mérite d'être rappelé :

« Entre le monde de la violence et les valeurs de la République, l'heure de vérité a sonné. L'enjeu est considérable, car si ce n'est pas l'ordre de la République qui règne dans ces quartiers, ce sera celui des bandes ou des extrémistes, et nous n'en voulons pas ! »

Ce réquisitoire n'était pas destiné aux parlementaires. Il avait valeur de profession de foi. Déjà, il annonçait ce que serait la démocratie française cédant à son autorité : un territoire en guerre contre ces banlieues, ce que m'a confirmé le colonel Michel Goya dans un témoignage précieux :

« J'étais un des conseillers du chef d'état-major des armées pour le nouveau Livre blanc. On voyait bien que le pôle d'attraction, le cœur du débat, c'était l'Intérieur. On était dans l'obsession du terrorisme et, du coup, on a concentré tous les moyens de sécurité au sens large sur cette menace. Les banlieues faisaient partie de ces présupposés, ce qui est idiot. »

3

Le spectre de la bataille d'Alger

Ainsi réinterprétée, faut-il en conclure que la bataille d'Alger énoncerait en termes de doctrine une conduite de la guerre urbaine en harmonie avec la perspective d'une intervention dans les banlieues françaises ?

Une nouvelle fois, une observation du colonel Durieux se révèle utile, qui m'a confié en novembre 2009 que des restrictions morales se levaient au sein des armées depuis le milieu des années 2000 :

« Aujourd'hui, le choc post algérois s'est estompé. La plupart des officiers en service n'étaient pas nés au moment du putsch d'Alger. Simultanément, il n'y a plus la pression de la dissuasion nucléaire. Je pense que les officiers ont plus envie d'agir sur la société. Ils sont plus libérés. Il y a un vrai débat pour savoir à quoi sert une armée. »

Le même m'a expliqué sans détour :

« Il y a un débat assez fort sur une intervention dans le cas d'une crise nationale dans les banlieues. J'ai des camarades, des amis qui soutiennent qu'un jour ou l'autre ce sera inéluctable. »

En 2010, ce dernier stade est toujours contesté, voire non admis. Moralement d'une part, car une grande partie de l'armée refuse l'idée même d'intervenir contre des citoyens français ; politiquement d'autre part, car l'utilisation d'une stratégie belliciste pour accomplir une besogne de police déplaît fortement : « Ce n'est pas le rôle des militaires que de régler un problème social ou d'y apporter une solution politique », affirme le colonel Bernard.

« C'est pourquoi le fait d'en être arrivé en 2005 à un couvre-feu est le signe d'un échec. Premièrement, parce que c'est une restriction des libertés ; deuxièmement, parce que vous donnez des pouvoirs exorbitants à la force qui l'impose. J'avais été surpris par ce couvre-feu, comme citoyen et comme militaire. Est-ce que c'était la seule voie possible pour pacifier ? On ne peut pas défendre l'idée que la stabilisation dans tel ou tel pays ne doit pas être uniquement répressive, c'est-à-dire militaire, et faire abstraction en France du volet politique au sens large du terme.

Si la réponse qui a permis de faire baisser le degré d'insécurité, c'est faire de l'urgence… Pour moi, la réponse n'est pas seulement sécuritaire. Il faut s'intéresser aux germes de la violence. »

Ce malaise républicain qui sourd dans l'armée depuis la dérive sécuritaire des « années Sarkozy », s'exprime également, en termes parfois plus vifs, dans les rangs de la gendarmerie nationale.

4

« Est-ce que le métier de l'armée de terre, c'est de faire du contrôle de foule ?

A la remise en question par les gendarmes des fins visées par les responsables politiques en banlieue et du poids relatif de l'autre composante opérationnelle de la sécurité intérieure, s'est ajoutée une autre mise en garde, plus inattendue, exprimée dans les moments informels de mon séjour à Saint-Astier en janvier 2010, ces temps de conversation -pendant les repas, l'apéritif ou le café de 10 heures, les quarts d'heure d'attente entre deux manœuvres, etc- où l'“ enquêté ” s'exprime un peu plus librement.

Comme nous discutions la militarisation de la police, les échanges dérivèrent assez vite sur l'émergence d'un nouveau protagoniste dans la “ gestion ” des banlieues : l'armée de terre. La seule évocation de celle-ci irritait nos interlocuteurs. “ On a mis quasiment un siècle et demi pour en sortir en juillet 1921 [date de création de la gendarmerie mobile]”, a tenu à me rappeler le lieutenant-colonel Mézières.

“Dans une démocratie, ce n'est pas à l'armée d'assurer la fonction de maintien de l'ordre, quels que soient les paramètres spécifiques à notre époque. Rien ne justifie ce retour de l'armée comme acteur sur le territoire national, même si certains brandissent la menace que la France est au bord de l'explosion.”

Un écho direct de ce que m'affirmait à Paris, un mois plus tôt, le colonel Lejeune, à la Direction générale de la gendarmerie nationale :

“ Il n'est pas question d'envoyer la troupe face au peuple de France. Pour faire du maintien de l'ordre, on envoie aujourd'hui des policiers professionnels, qu'ils soient gendarmes ou CRS, et c'est largement suffisant. ”

A leurs yeux, ce qui ne va pas, c'est l'intrusion militaire dans leur champ de compétence, qui rompt avec le partage des légitimités, comme me l'a explicité sur un mode ironique le colonel Quenelle, commandant du centre de Saint-Astier :

“ L'armée de terre dit qu'elle ne peut pas déployer un bataillon supplémentaire en Afghanistan, de quoi vient-elle se mêler en voulant aller dans les banlieues ? Ce n'est pas son métier. Moi, il m'a fallu vingt bonnes années pour commencer à comprendre ce qu'est le maintien de l'ordre.

J'imagine mal un fantassin à qui on va dire : ‘Ben tiens, on va te faire une petite formation avec un bouclier et puis un casque et tu vas descendre dans les banlieues résoudre les problèmes’. ”

Mise au point ou avertissement ? Plutôt l'expression d'une opposition à ce que les gendarmes voient comme un futur où l'armée pourrait se projeter.

5

Tous les moyens sont prêts

La volonté d'en finir avec ces quartiers se traduit sur le terrain par un investissement disproportionné des postures sécuritaires.

Comment ne pas arriver à cette conclusion lorsqu'on écoute le commissaire divisionnaire Christian Hirsoil, directeur départemental adjoint de la Sécurité publique de Seine-et-Marne, décrire l'action policière dans ces cités ? Il explique :

“ Quand on intervient pour maintenir l'ordre public, en cas d'échauffourées ou de guet-apens par exemple, on peut employer un passage hélico qui dispose d'un zoom énorme pour voir ce qui se passe : est-ce qu'ils ont mis des bouteilles sur les toits des immeubles ? Est-ce que les trappes d'accès sont pétées ? Etc.

Au petit matin, vers 8 heures, on va faire un tour dans les étages pour vérifier s'ils ont commencé à rassembler des choses, si des caddies remplis de pierres ont été planqués dans les caves.

Mais d'autres techniques peuvent être utilisées. On pourrait ainsi employer des unités de surveillance très spécialisées de l'armée pour monter pendant plusieurs jours des surveillances physiques enterrées. Ces gens-là sont formés pour pénétrer un dispositif ennemi en profondeur.

On peut aussi s'immerger dans le quartier en se faisant passer pendant un mois ou deux pour un ouvrier spécialisé d'une régie de quartier. ”

 

http://www.rue89.com/entretien/2010/10/03/letat-se-prepare-a-une-guerre-dans-les-cites-169076?page=0%2C1#


 

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Solidarité entre les générations,

même combat !

 

Sortir les jeunes de la galère,

les vieux de la misère

Jacques Cheminade

 

 

Paris, le 3 octobre 2010 — La manifestation d’hier contre la soi-disant réforme des retraites exprime une volonté de justice et une espérance. Un public nouveau, des jeunes et des familles, s’est joint aux militants, avec gravité et détermination. Selon un sondage CSA pour L’Humanité, 71 % des Français expriment leur soutien ou leur sympathie pour le mouvement.

Une grande majorité comprend que cette « réforme » se fait au détriment des femmes, qui perçoivent en moyenne une retraite de 600 euros inférieure à celle des hommes, des jeunes, qui non seulement verront près d’un million d’emplois bloqués par le report de l’âge de départ de leurs aînés, mais subiront une décote de 10 % au moment de leur retraite, de ceux qui ont changé plusieurs fois d’emploi, des seniors au chômage et des handicapés. Bref, quelles que soient les corrections apportées, l’esprit du texte est dans la logique du libéralisme financier : faire payer aux victimes le renflouement des spéculateurs sous prétexte de « sens des responsabilités » vis-à-vis des prédateurs auxquels nos gouvernements ont livré la dette publique.

Dans ces conditions, il est bon de rappeler que les Français figurent parmi les plus productifs au monde et que le travail est moins cher en France que dans la plupart des pays européens comparables. En même temps, le taux de pauvreté dans l’emploi atteint chez nous 6,8 % et un quart des Français renoncent à des soins médicaux par manque de moyens économiques.

Cette « réforme » est donc scandaleuse, tant du point de vue de la justice sociale que de l’efficacité économique du travail humain.

« Les vieux dans la misère, les jeunes dans la galère ! » s’écriait un jeune manifestant. Le mouvement a ainsi pour mérite fondamental de redonner un sens, dans la lutte, à la solidarité entre générations. Pour qu’il s’étende, il lui manque cependant une perspective politique claire. Ce n’est bien entendu pas le problème des syndicats mais des partis politiques d’opposition, qui contestent les effets sans aller aux causes.

C’est pourquoi les militants de Solidarité et Progrès étaient aux côtés des manifestants avec, à Paris, une banderole affichant : « Stop au fascisme financier avec un Glass Steagall global » et à Lyon : « La liquidation judiciaire des spéculateurs ne se fera pas avec Sarkozy, démission ! » De nombreux militants socialistes de la région parisienne ont pris des photos de notre banderole et l’un d’entre eux nous a confié que la séparation entre banques d’affaires et banques de dépôt et de crédit avait fait l’objet de discussions dans sa section.

Il est clair que l’opposition doit encore faire un effort : celle des partis de gouvernement, en se décidant à attaquer les forces financières avec lesquelles elle s’est compromise pendant qu’elle était au pouvoir, et celle des partis qui se veulent révolutionnaires, en retrouvant les fondements de ce qu’est une production réelle, hors de régurgitations environnementalistes qui font le jeu de ces mêmes forces financières. C’est la City, Wall Street et leurs alliés en France et en Europe qu’il faut attaquer d’abord, en constituant un front actif de Résistance. Et ce n’est pas en 2012 que se trouve l’enjeu, c’est en proposant l’alternative positive ici et maintenant. Avec une vision européenne et mondiale de grands projets pour équiper l’homme et la nature, et ainsi changer de système. Faute de l’afficher et de combattre pour elle, je crains que le mouvement stagne et que les syndicats soient contraints à un compromis démoralisant.

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7036.html

 

 

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Lu à l'instant ce commentaire sur Alterinfo,

Romano à Perez:

Antisémites sans le savoir,

il y a terroristes et terroristes...

(titre d'eva)

 

Aveuglé par votre attachement religio-sioniste à la "tribu", vous oubliez que les Palestiniens sont aussi des sémites, à la langue et aux coutumes sémites et pourtant vous êtes en train d'effectuer sur eux, depuis 1947, une épuration ethnique raciste basée seulement sur une conviction religieuse que vous avez déterrée du fin fond de l'antiquité parce que guidés par le fantasme du peuple élu de Dieu et de la Terre promise. Paradoxe de tous les paradoxes ,vous êtes vous-mêmes, des antisémites,en toute logique. Et dans cela vous êtes largement aidés par le très laïc Occident qui vous soutient dans ce fantasme éculé et vous soutient même dans le crime et la discrimination religio-tribale éhontée par laquelle vous voulez fonder un État Juif comme ce criminel d' Hitler qui voulait un État Arien.  Seulement, lui , il n'a pas réussi parce qu'il n'avait un lobby dominant les sphères politiques, médiatiques, financières dans tous les États Occidentaux dont vous jouissez, vous, et les États occidentaux sont presque tous à genoux devant vos desiderata criminels et génocidaires sur un peuple aussi sémite, peut être plus sémite que vous, dont vous spoliez la terre et.... tout. Celui qui combat vos crimes est dénommé " terroriste". De Gaulle, Jean Moulin étaient aussi des TERRORISTES dans le lexique de Vichy et des nazis qui occupaient la France.

 

 

 

Sarkozy et les Français n'ont pas

les mêmes priorités

 

sarkozy-grenoble.jpgSécurité, immigration et terrorisme le "tiercé", soit disant gagnant pour 2012 du Président, ne fait plus recette auprès des français qui se préoccupent ... du chômage et de l'avenir des retraites. Mais la chasse aux électeurs continue à battre son plein !

Devant des français révoltés ou désabusés, à l'Elysée, on croyait pouvoir impunément, ressortir le candidat qui a "tué le job de ministre de l'intérieur". En effet, depuis le discours de Grenoble, le programme économique et social est passé à la trappe au profit du tout sécuritaire et du danger de l'immigration. 2012 oblige !

Si ce revirement, qui a pour but avoué, d'aller chercher "avec les dents" non pas ... la croissance, mais les électeurs de droite les plus radicaux, semble fonctionner, il est aisé de remarquer que celui-ci n'atteint pas visiblement pas la majorité de la population qui a d'autres priorités ou valeurs !

Constat : Un Président en quête de voix mais de plus en plus impopulaire !

Impopularité, c'est le terme le plus adapté à la situation puisque, comme nous l'explique Le Parisien du 30 septembre : " En cette fin du mois de septembre, Nicolas Sarkozy est au plus bas depuis juin 2007. Seuls 26 % (- 4 points) des personnes interrogées lui font confiance, alors qu'elles sont 72 %, près des trois quarts, à affirmer ne pas lui faire confiance, plus haut niveau de défiance jamais mesuré par ce baromètre depuis son élection. 2 % des sondés ne se prononcent pas ... / ... "

Peu importe puisque la chasse aux voix semble devenir une obsession !
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suite ici : http://slovar.blogspot.com/2010/10/nicolas-sarkozy-et-les-francais-nont.html
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http://1.bp.blogspot.com/_zolUNGt8Hm8/TKnNf_N6x1I/AAAAAAAAFMY/bBqSH1SVXVc/s1600/1531742658_small.jpg
La CGT cheminots veut des grèves reconductibles.

Voilà donc un mouvement qui se durcit par la base. Les organisations syndicales l'auront bien compris. La pression monte doucement mais surement sur le gouvernement.

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Résister: Quelques pistes pour une grève générale pas comme les autres...

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Vous voulez que ça cesse ? Vous ne savez pas comment faire, et vous en avez assez de descendre dans la rue pour rien ? Vous voulez créer un mouvement qui ait du poids, de la force, une médiatisation exceptionnelle ?

 

Voici quelques pistes de réflexions pour la mise en place d'une grève générale puissante et non-violente, qui pourrait être réalisée assez rapidement, si toutefois la communication et la diffusion se faisaient largement.

En réalité nous savons très bien qui sont les responsables de nos maux, et nous savons aussi qu'ils ne nous écouteront pas aussi facilement. Alors il faut « frapper » là où ça fait mal, c'est à dire sur les bénéfices injustes et leur soutien étatique.

 

Tout d'abord, répercuter partout une date, assez éloignée pour qu'on ait le temps de s'organiser. Un mois, deux mois, peu importe à vrai dire… réforme des retraites ou pas réforme, là n'est pas la question : elle passera de toutes façons. Il nous faut pouvoir reprendre la main, ne plus avoir toujours un coup de retard. Le principe étant que si nous arrivons à contraindre le gouvernement, nous pourrons rapidement défaire ce qui a été fait. Un ultimatum lancé aux puissants de ce pays serait un signe fort.

 

Ensuite, il faut se préparer : faire quelques réserves de nourriture et de produits de première nécessité, mettre de l'argent de côté quand c'est possible.

Il faut aussi mobiliser. Qu'à la date prévue soient prêts les agriculteurs, éleveurs et producteurs asphyxiés par le système, afin de nourrir et de vendre, en direct, leurs produits, et d'éviter de passer par les canaux habituels de la grande distribution. Se préparer des lieux ou se réaliseront les échanges pendant la période de cette grève générale.

 

Il faut qu'une semaine avant, les routiers se préparent à bloquer le pays, et que les particuliers créent la pénurie en faisant des réserves d'essence, s'organisent pour libérer les transports en commun. Que la grève se fasse non pas au détriment des consommateurs, mais pour eux : gratuité jusqu'à obtention de nos revendications. Y compris pour les péages, et tout ce qui est « géré » par ceux-là même que le gouvernement attaque.

 

Il faut également qu'à un signal donné, tous nous précipitions à nos banques retirer nos espèces, vider nos comptes. Ne rêvez pas, ce n'est pas avec ce que les riches que les banques survivent, mais plutôt avec ce que vous leur laissez, comme agios et frais en tous genre. Puisque le gouvernement veut nous faire sauver (à nouveau) les banques et leurs bénéfices, alors coulons-les. Cessons-d'aller travailler, et employons le temps ainsi libéré non pas à la manifestation inutile et contre-productive, mais échangeons nos compétences entre nous, sans passer par le commerce, c'est à dire par l'Etat. Que les agents d'EDF, de GDF, de France-Telecom se préparent également à faire tourner la machine sans retour financier, pour le bien commun et le soutien aux revendications populaires.

 

Nous devons être capables, le jour dit, de nous mettre tous en grève en même temps, et de nous rassembler tous devant les frontons de nos mairies respectives, en présence de tous les journalistes possibles, étrangers compris. Que des images soient partout prises et rediffusées sur tous les médias possibles (..)

 

suite ici :

http://calebirri.unblog.fr/2010/10/02/quelques-pistes-pour-une-greve-generale-pas-comme-les-autres/

 

                                                                     greve-gle.jpg

 

 

Réseau des enseignants du primaire en résistance
www.resistancepedagogique.org 

  

Lancement d’une campagne de lettres de résistance

des enseignants du primaire et du secondaire

"Le service public d'éduca-tion est un droit,

pas un privilège."

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance lance ce jour une campagne de signature de lettres de résistance à destination des autorités de l’Etat.

Cette campagne de résistance ouverte a pour but de réaffirmer que « le service public d’éducation est un droit, pas un privilège ».

Elle permettra aux enseignants du primaire et du secondaire de s'inscrire dans une action commune pour exprimer leur refus d’être complices des prétendues « réformes » qui déconstruisent l’Ecole publique et affirmer leur détermination à résister collectivement, de façon éthique et responsable, au démantèlement de ce service public.

Pendant deux mois, les lettres seront collectées sur le plan départemental et national. Elles seront comptabilisées et remises aux autorités de l’Etat à l’occasion d’un rassemblement à Paris fin novembre ou début décembre.

Toutes les informations sur cette campagne sont diffusées sur le blog :

http://lettre.enseignants-en-resistance.org

 

resister-NOM-copie-1.jpg

 

C O M M E N T A I R E S : I C I

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Published by eva R-sistons - dans Politique française
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commentaires

eva R-sistonsDonner l'e 14/11/2010 23:53



Tu as tout à fait raison, James ! Je vais aller voir ton site... Bien à toi, eva



sfr.fr.over-blog.com 04/11/2010 14:31



La justice française a besoin d'une bonne épurations des : magistrats magouilleurs -pédophiles - fausaires - qui ne
font ce qu'ils veulent:Ils ne sont responsbles de rien, ils ne sont que les mandarains des: politiques - banquires-marchands l'armes et autres... Quant aux intellectuels, ils ne représentent que
le néant. ( Avec des privilèges gigantesques.) Ils enseignent pour les besoins d'une écononomie marchande criminelle; par pour le savoir de l'élève. Le niveau intellectuel de nos jeunes,n'a
jamais été aussi bas. Quant aux partis -syndicats, ils sont le système suventionné par celui-ci, ils ne veulent pas le changement, ils ne proposent rien, sinon que de rester des fonctionnaires.
Qui parle d'un revenu social garanti de la naissance à la mort. Qui parle de taxer les robots? La machine va remplacer l'homme, ça c'est bien, alors que les hommes devrait en profiter. La guerre
contre une autre partie du monde aura bien lieu. Ce sera une guerre de civilisation! Que propose l'Occident, les U.S.A. Rien à part la bourse et une dégradation de tous les idéaux- les valeurs -
la morale n'existe plus. Le réveil sera dur & pourquoi pas les banlieux en seront pour une fois les acteurs. jems.schenkel@sfr.fr                              
James SCHENKEL    NARBONNE



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