7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 01:42

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Le diable préside au Destin du Monde

Les représentants des Maîtres du monde,

les Elus et les Médias aux ordres de l'Empire

travaillent contre les intérêts des peuples, en coulisses.

C'est intolérable ! Par eva R-sistons

 

Bonjour mes amis,


Je ne me résous pas à annoncer dans mon dernier post, en une ligne seulement (faute de place), l'excellent article de notre ami Babelouest sur la "bête immonde" (l'expression est de moi), entendez les Etats-Unis, alors qu'il analyse avec tant d'intelligence les composantes de la nation américaine. En attendant le post que je vous ai promis hier, voici une parution spéciale autour de cet article, avec la publication, également, d'une analyse sur un conflit qui risque d'éclater bientôt en Europe (en Albanie), à l'image de celui de la Yougoslavie, dépecée par les Armées de l'OTAN pour servir leurs intérêts (notamment mise en place de la plus grande base militaire au Kosovo désormais allié) et pour affaiblir la Russie, contenir sa quête de retour sur la scène internationale. Dans notre monde illégalement aux mains des Anglo-Saxons et des Israéliens, le droit de la Force remplace la force du Droit. Et tant pis si partout les populations en font les frais ! Les dirigeants sont des criminels de haut vol, à tous les niveaux.

 

 
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Wikipedia 


 

Il suffit de voir qui "préside" aux destins de l'Europe et des Européens: Le sinistre Van Rumpuy, d'ailleurs présenté ce jour aux Informations internationales comme l'homme de la politique.. en coulisses. En coulisses ! Sournoisement, traîtreusement, en complotant contre les intérêts des citoyens qui d'ailleurs n'ont pas voté pour lui (Cet homme n'est pas un Elu des peuples, il a été choisi par ses "pairs" pour les représenter, lui le client de "Bilderberg"). Il n'a aucune légitimité, nous en rendons-nous compte ? Au fait, qui est "complotiste" ? Ceux qui élaborent des projets maléfiques en coulisses, derrière le décor, sans bruit et sans concertation (par exemple pour concentrer toujours plus le pouvoir), ou ceux qui dénoncent, comme nous tous, les politiques décidées traitreusement par les suppôts des grandes banques internationales... par des suppôts du diable, oui ! D'autant que ces politiques trouvent leur prolongement naturel dans des guerres infâmes faisant de la vie sur terre un enfer. Savez-vous par exemple que nos bons "zamis" américains mènent environ 70 guerres, actuellement, avec ce que cela implique en termes de bombardements tous azimuts, par exemple ? Les Médias aux ordres des Industriels de l'Armement se gardent bien d'en parler ! 

 

Je regarde en écrivant un documentaire sur "Les gueules cassées d'Irak", sur France 24 la chaîne internationale orchestrée par la femme de notre Ministre des Affaires Etrangères, Dr Jekyll and Mr Hyde Kouchner. Vous avez dit conflit d'intérêts ???? Et dans ce reportage, on parle, tenez-vous bien, des victimes d'attentats terroristes ou... de balles perdues ! Des tueurs américains, anglais, israéliens, il n'est jamais question. Vous avez dit télé poubelle ?

 

Il y a de quoi être enragé en étudiant les VRAIS ressorts des politiques menées contre les peuples, car en effet une petite poignée de nantis a déclaré la guerre à TOUS les citoyens de la planète, aux animaux, aux plantes, à la vie, aux générations futures, par pur esprit de convoitise, d'égoïsme, de cupidité, de domination. Le Diable préside au destin du monde ! Il y a de quoi être enragé, aussi, en voyant comment tous les larbins des puissants représentent, à la télé ou dans la presse, les événements. David Pujadas (FR2) vient d'ailleurs de se voir décerner la "laisse d'or du journaliste le plus servile".

 

Avons-nous réalisé que des monstres à visage humain se sont arrogés le droit de vie et de mort sur TOUS les aspects de nos vies, sur chacun de nous, et avec des conséquences terrifiantes pour longtemps, peut-être même irrémédiablement ? Je suis très frappée par la légitime colère d'un Pascal Sacré sur le site mondialisation.ca (voir article "La guerre est déjà là" sur mon dernier post), ou de Hubert Védrine (article "Les Européens ne se résignent pas à ce que l'histoire du monde reste celle d'une compétition de puissance"), ou encore de Babelouest à l'encontre des USA (dans cette parution)... La colère monte, monte, monte ! Nous ne pouvons tout de même pas laisser saccager la planète et ses habitants par quelques psychopathes méritant seulement l'hôpital psychiatrique, la prison à vie, ou la potence ! Ou alors, nous ne serions pas des êtres normaux ! Et il faut bien comprendre, définitivement, que le Système capitaliste est mortifère, assassin, et qu'il nous conduit TOUS droit dans le mur, concepteurs inclus !

 

J'attire d'ailleurs votre attention sur le fait que j'ai ajouté dans le dernier post un article sur la renaissance du "pangermanisme". Il faut hélas tenir compte du fait que nos cousins germains ne sont toujours pas guéris de leur soif de domination, eux aussi, et qu'un homme comme Sarkozy (Sarko, comme l'appelle le lèche-cul en chef Calvi dans son émission de faux débats "C dans l'Air", pour nous le rendre plus proche !) est plus faible qu'on ne l'imagine: Loin d'être celui qui oriente la politique, il en est le plus misérable exécutant, au service de ceux qui sont plus forts et plus puissants que lui, en Allemagne, à Londres, aux Etats-Unis, en Israël, ou dans la nébuleuse bilberdesque du Nouvel Ordre Mondial qui s'apprête à saigner la planète (via guerres nucléaires monstrueuses, ou pandémies et crises sauvages réductrices de population) et ses habitants pour asseoir définitivement sa tyrannie machiavélique ! 

 

 

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   Le baron Seillière, wikipedia


Laurence Parisot, Obama et les autres:

Pour mieux berner les citoyens !

 

A l'heure de la réélection de Laurence Parisot à la tête du MEDEF qui, avec le CRIF, gouverne aujourd'hui la France pour sa perte, je voudrais attirer votre attention sur la manière dont aujourd'hui les ennemis des peuples choisissent leurs dirigeants, ou plutôt leurs représentants. L'arrogant Baron Ernest-Antoine Seillière était si excécrable, comme Bush, chacun à leur façon, qu'ils en étaient caricaturaux. Et donc, de meilleurs communiquants ont été choisis pour mieux abuser de notre crédulit: Une petite femme joviale et sympathique, et un Black beau gosse, souriant, charmeur. Un Black ! Pour mieux le faire accepter par ceux que l'on écartera toujours pour leur couleur, leur race, leur naissance (sauf pour taper dans un ballon).... Sinistre comédie ! Les peuples seront-ils dupes longtemps des stratagèmes montés pour mieux les tenir à la merci de maîtres sans scrupules et dévoyés ?  

 

La politique serait-elle seulement l'art de tromper les peuples ?

 

En attendant le texte que je vous ai promis hier, voici un article qui vous dévoilera mieux la réalité des Yankees qui se sont érigés, sans crainte du ridicule, en défenseurs du Bien, de la Liberté, de la Démocratie, de la Paix, et un autre sur un nouveau conflit made-in-OTAN pour, une fois de plus, ensanglanter les terres européennes et les offrir aux requins de la Finance et de la Guerre. 

 

Je ne sais pas si le Père Noël est "une ordure", mais je sais que les dirigeants et leurs laquais dans les Médias et au sein des gouvernements, eux, sont d'authentiques ordures. Et nous sommes de plus en plus nombreux à le savoir....

 

Eva R-sistons à l'intolérable préparé par les Van Rumpuy et autres crapules coupables de Haute Trahison envers la condition humaine.

 

 

Reçu à l'instant ce courriel

d'un ami-lecteur :

Salut Eva !
J'espère que tu vas bien après tout ce temps, mais visiblement oui puisque le blog continue.
Ici c'est l'art comme d'habitude, et chaque fois que je replonge le nez dans la marche du monde
j'ai la nausée qui revient, vraiment tu as du courage de vivre avec toute cette m... en tête à longeur d'année, et je voulais t'en felliciter et t'encourager une fois de plus.
 
Je découvre par exemple avec tristesse et stupéfaction l'attaque contre les navires humanitaires.... Et s'il n'y avait que ça... J'ai pensé à toi l'autre jour car j'ai eu la chance de rencontrer F. H. et de discuter longuement avec elle. Pour mémoire c'est une journaliste coutumière des vérités qui fâchent les grands, et qui en fait les frais notemment dans le contexte de l'Ex-Yougoslavie, ou elle a dénoncé la marche irrégulière de TPIY où elle avait été nommée porte parole du procureur. Elle a fini jugée par ce même tribunal, assise sur le même bancs que les criminels de guerre... Franchement quand je vois tout cela, il y a des jours où je me demande ce que je fous avec pinceaux..., même si le pinceau est mieux que le flingue...
 
Un ami de longue date, psychiâtre-psychanalyste, me racontait l'autre jour que le cerveau humain est constitué de deux parties, le cerveau archaïque ou reptilien, celui du "crocodile"..., et le cerveau moderne des deux cortex greffés par dessus. Il pense que la marche du monde actuelle est dictée par ce premier cerveau reptilien encore dominant sur l'autre et que finalement nous sommes encore des crocodiles (prédateurs pas très sympas...) mais à visage humain.  C'est amusant, on a l'impression que c'est la verité : si l'on imagine un monde de crocodiles "intelligents et conscients", il est malheureusement triste de constater que ça donne à peu près notre triste monde !
 
Je t'embrasse, t'encourage pleinnement, et ne t'en fais pas trop, l'humanité aura ce qu'elle mérite, en bien ou en mal.

Et à l'instant, on me signale cet article (extrait joint) du "reptilien" Attali,  grand "ami" des peuples comme chacun sait:

 

(..) Si l’on veut pourtant éviter le désastre, nous avons besoin de voir les chefs d’Etat de nos pays se réunir demain, après demain, sans fin, comme ce fut le cas en 2008 sous présidence française, pour agir et se doter d’une capacité d’emprunt en bons du trésor européens, qui trouveraient immédiatement preneurs, et qui suffiraient à mettre fin à cette crise, en donnant le temps d’agir sur l’essentiel, c’est-à-dire le désordre des dépenses publiques, l’absence de coordination fiscale et de réglementation bancaire.

C’est possible. Il suffirait de décider, dès demain, de la création d’un Agence Européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond Budgétaire Européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80% du PIB.

Si les dirigeants européens n’agissent pas en ce sens au plus vite, ils seront emportés par l’avalanche. Et nous, pour un moment, avec eux

http://www.attali.com/ecrits/articles/macro-economie/agissez

 

Tous ruinés dans dix ans ?

Tous ruinés dans dix ans ?

Serons-nous tous ruinés dans dix ans ? Jamais, sauf en période de guerre mondiale, la dette publique des grands pays de l Occident n a été aussi élevée. Jamais les dangers qu elle fait peser sur la démocratie n ont été aussi graves...

 


USA et mort du Monde,

par Babelouest (Dazibaoueb)

 

 

La troisième guerre mondiale entrerait-elle dans sa phase active ? Déjà, il faut apprécier le déploiement militaire qui croise du côté du détroit d'Ormuz .detroits M O

 

 

Il faut savoir que ce genre de plaisanterie n'amuse pas la Russie, et encore moins la Chine. Généraliser un conflit, à risque nucléaire, est prendre un bien grand risque pour « un pays dominateur et fier » comme l'avait jugé justement De Gaulle pour un autre peuple assez semblable dans ses motivations. Financièrement, bien plus que tous ceux que des abrutis de spéculateurs ont attaqués, ce pays est très vulnérable, au bord du gouffre sinon déjà sur la pente fatale. Moderne Assurbanipal, ce pays n'hésitera pas à sombrer sous les coups nucléaires qu'il aura initiés ou que d'autres lui lanceront en représailles, il brûlera au milieu de ses amis (en a-t-il vraiment ?) comme de ses ennemis.

 

Qui aurait pu penser, quand en 1620 des puritains ont abordé le rivage du Cap Cod, que ce petit nombre d'extrémistes de la religion allait modeler jusqu'à nos jours le mode de penser et de se comporter de leurs lointains descendants, et de tous les autres ? La religion, ou plutôt les religions puisque toutes les sectes les plus improbables ont ce qualificatif là-bas, imprègnent la vie publique et privée malgré une affectation de laïcité qu'on recherchera vainement. Les arrivées massives de personnes, rejetées, persécutées, affamées, ou au contraire délinquantes et violentes, de tous les coins d'Europe ont bien entendu apporté un terreau propice à la conquête sauvagede l'ouest, en massacrant des civilisations entières pour prendre leur place.

soldats US

 

De cette mentalité de prédateurs sûrs de leurs droits, il en résulte la situation actuelle. Il s'agit en fait de cultes qui se superposent et se renforcent mutuellement. Le salut au drapeau, main sur le cœur, est sensé apporter une cohésion qu'aucune idée force ne souffle. Pas de grands principes de la République, pas d'égalité comme base de toutes les autres idées, une religion de la force que le droit tente de justifier, alors que le droit devrait être sa propre force dans la plupart des cas.

 

Autre culte, l'individu. Celui qui s'est fait lui-même, on ne précise pas comment ni aux dépens de qui, est le modèle à suivre. Il faut ré-us-sir. Cette posture est évidemment totalement en travers de la notion d'égalité, les institutions ont même trouvé une parade qui ressemble à un soufflet : la discrimination « positive ». Sensée compenser les différences énormes de chances liées au milieu familial et éducatif, elle montre du doigt ceux qui en « bénéficient ». Les résultats peuvent être violents.

 

Dans la hiérarchie arrive ensuite le culte de l'argent. Omniprésent, même sur les jeux les plus simples, il est le moteur qui emporte tout, là aussi sans se soucier des victimes qu'il écrase, qu'il transforme en loques, qu'il tue. En son nom, des multinationales dont le siège est le plus souvent aux USA fabriquent des médicaments bien plus rentables que fiables - tant mieux, parfois, et paradoxalement, pour ceux qui ne peuvent pas se les offrir - ou fiables, mais inabordables pour qui n'est pas riche. Elles fabriquent également des produits POUR l'agriculture intensive, CONTRE ceux qui ingèrent ces produits sous forme de légumes ou d'animaux. Elles vendent ces aliments dans des grandes surfaces qui sont des camps d'esclaves, à d'autres esclaves que sont les consommateurs formatés, disciplinés, annihilés, bousillés par la qualité de ce qu'ils achètent. Et bien entendu, le commerce le plus juteux est celui de la mort directe, celui des armes. Les USA fonctionnent (si l'on peut dire) surtout grâce à ce lâche marché, qui est immense, énorme.religion - argent

 

Au plus haut (des cieux) se place enfin le culte des religions et de leurs croyances, de leurs manifestations et de leur omniprésence. Même les billets de banque ne sont pas épargnés. Malgré une laïcité théorique, elles sont partout, regorgent d'argent, possèdent des chaînes de télévision, enfument tout le monde dans une cacophonie de messages « de paix » et de pubs racoleuses et rentables. Malheur à qui ne croit à rien, il sera suspect, montré du doigt, ostracisé. Ce n'est pas vrai partout évidemment, mais la tendance est assez répandue.

 

On remarquera que tous ces cultes se mélangent, s'entraident, aux dépens d'un humain souvent désemparé. Il l'est d'autant plus, que des études souvent négligées faute d'argent ne l'aident pas à y voir clair. C'est pourquoi les communautés de toutes sortes abondent, pour que les gens se serrent les coudes, mais en même temps ces communautés n'hésitent pas à entrer en conflit avec d'autres. Rien n'est sain dans ce système.

 

Ces cultes multiples se partagent la politique intérieure et extérieure de cet ensemble hétéroclite d'États très dissemblables, aux législations souvent incompatibles. C'est dire la complexité qui en résulte. C'est pourquoi les autorités fédérales inventent en permanence des ennemis extérieurs, afin de donner un semblant de cohésion à cet agrégat d'intérêts qui s'entrechoquent. Ces ennemis peuvent être aussi bien financiers, que militaires, « terroristes », commerciaux ou idéologiques.

 

Ces temps-ci, le terroriste se vend bien. Après un Al Qaeda qui donne des signes de faiblesse, un coup de chiisme et de « menace nucléaire », et c'est reparti. C'est bon pour les recrutements de marines, c'est bon pour les affaires des marchands d'armes, c'est bon pour les extrémistes religieux « évangélistes » ou autres. Les USA pratiquent un terrorisme d'État, prêt à tuer partout dans le monde, en petites quantités, à l'individuel, ou massivement . Doit-on rappeler que ce sont les seuls à avoir osé utiliser l'arme nucléaire « pour de vrai » ? Prêt à tuer aussi d'autres États grâce à l'arme financière, ou l'arme économique, ou pour des intérêts privés, des pétroliers par exemple.

 

Que faire de ce chancre dans la bonne marche du Monde ? Il y aurait bien la chirurgie...

 

BO

 

Lectures suggérées :

Emmanuel TODD : Après l'Empire, Gallimard, 2002

Gilles ASSELIN, Ruth Mastron : Français,Américains, 2004

Pascal BAUDRY : Français et américains, l'autre rive, 2005

 

Babelouest,

http://www.dazibaoueb.fr/saisiereac.php?op=creat&numreac=24211&numart=14059

 

 

Menace d’un nouveau conflit en Europe : Une Grande Albanie parrainée par l’Occident

 

Menace d’un nouveau conflit en Europe :

Une Grande Albanie parrainée par l’Occident


L’Europe peut être perchée au-dessus du précipice de son premier conflit armé depuis les 78 jours de bombardement de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 et l’invasion armée de la Macédoine qui a suivi lancée à partir du Kosovo occupé par l’OTAN deux ans plus tard.


Avec l’accession formelle, en avril, de l’Albanie à l’OTAN comme membre à part entière et la victoire de la réélection (au moins formellement) qui a suivi, du premier ministre de la nation Sali Berisha, le théâtre est prêt pour la réalisation du projet de nouveau retraçage des frontières de l’Europe du Sud-est à la recherche d’une grande Albanie.


Les étapes précédentes dans cette direction ont été la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN contre la République Fédérale de Yougoslavie il y a dix ans pour le compte de l’ainsi dite Armée de Libération du Kosovo (AKL, en albanais UÇK) et de connivence avec elle, une violation criminelle du droit international qui s’est terminée par l’arrachage de la province serbe du Kosovo en même temps à la Serbie et à la Yougoslavie.


50 000 soldats de l’OTAN versés dans le Kosovo en juin 1999, accompagnés par les dirigeants et les combattants de l’ALK basés en Albanie, sous les auspices de la Résolution 1244 des Nations Unies qui, entre autres, condamnait les "actes terroristes commis par l’une ou l’autre partie "et" [réaffirmait] l’engagement de tous les états membres pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Fédérale de Yougoslavie et des autres états de la région, conformément à l’acte final d’Helsinki et à l’annexe 2".


Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN n’avaient pas l’intention de respecter les dispositions de la résolution 1244 de l’ONU et ils ont montré leur mépris pour un document qu’eux-mêmes avaient signé en réarmant les combattants de l’ALK, qui pendant des années avaient attaqué, enlevé et assassiné des civils de toutes provenances ethniques et en transformant l’ancien groupe armé sécessionniste en Corps de Protection du Kosovo.


La Résolution 1244 de l’ONU ordonnait expressément que l’ALK et ses gangsters affiliés devaient être désarmés, alors les puissances de l’OTAN ont contourné cette exigence par un tour de passe-passe en fournissant à l’ALK de nouveaux uniformes, de nouvelles armes et un nouveau nom. Mais pas un nouveau commandant. Celui qui a été choisi pour ce rôle a été Agim Ceku, commandant de l’armée croate durant la brutale campagne Opération Tempête de 1995 "la plus grande offensive terrestre européenne depuis la seconde guerre mondiale" [1] - et chef d’état-major de l’ALK au cours de sa guerre commune avec l’OTAN contre la Yougoslavie quatre ans plus tard.


Encouragée par le soutien militaire de l’Occident dans la réalisation de son programme séparatiste, l’ALK a lâché ses groupes affiliés contre la Serbie du Sud et la Macédoine : l’Armée de Libération de Presevo, Medveda et Bujanovac dans le premier cas à partir de 1999 et l’Armée de Libération Nationale dans le second, qui a commencé les attaques à l’intérieur de la Macédoine à partir de sa base au Kosovo en 2001.


Seule la capitulation du gouvernement de la Serbie après octobre 2000 et un semblable fléchissement sous la pression - pression occidentale – du gouvernement de la Macédoine en 2001 ont satisfait les longues attentes des extrémistes armés pan-albanais dans les deux nations pour une éventuelle unification au-delà des différentes frontières nationales avec le soutien des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN.


La confirmation décisive du soutien occidental est arrivée en février 2008 avec la déclaration unilatérale d’indépendance des forces séparatistes du Kosovo. L’ancien chef de l’ALK et protégé de l’Amérique Hashim Thaci, alors premier ministre en titre, a proclamé la sécession d’avec la Serbie et la plupart des nations de l’OTAN se sont précipitées pour gratifier l’entité illégale d’une reconnaissance diplomatique.


Vingt mois après, plus des deux-tiers des pays du monde, y compris la Russie, la Chine et l’Inde, n’ont pas légitimé cette abomination par la reconnaissance, mais l’Occident est resté inébranlable dans son mépris pour le droit international et dans le soutien apporté aux extrémistes violents au Kosovo, qui ont des ambitions plus vastes pour l’ensemble de la région, ambitions encouragées par l’appui consistant des États-Unis et de l’OTAN et la conviction que l’Occident poursuivra ce soutien à l’avenir.


L’Albanie étant maintenant un état membre à part entière de l’OTAN et en tant que tel sous la protection de la clause d’assistance militaire mutuelle de l’article 5 de l’Alliance, les appels à une Grande Albanie au détriment du territoire de plusieurs autres pays européens sont devenus plus forts et plus acharnés.


En réponse à la campagne grandissante pour étendre le modèle du Kosovo au sud de la Serbie à la Macédoine, au Monténégro et même en Grèce (Épire), il y a deux mois le Ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov a admonesté les nations qui envisagent de reconnaître le statut d’état du Kosovo en leur conseillant de "réfléchir très attentivement avant de prendre cette décision très dangereuse qui aurait un résultat imprévisible et qui n’est pas bonne pour la stabilité de l’Europe. » [2]


Neuf jours plus tard le premier ministre albanais Berisha a déclaré sans détours que « le projet de l’unité nationale de tous les Albanais devrait être un phare directeur pour les politiciens en Albanie et au Kosovo. » Il a dit avec insistance que « l’Albanie et le Kosovo ne doivent en aucun cas se considérer mutuellement comme des états étrangers. » [3]


Un commentateur russe a répondu à cette déclaration en avertissant que "toute tentative de mise en œuvre de l’idée d’une Grande Albanie est similaire à la réouverture d’une boîte de Pandore. Cela pourrait déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, semblable à celle de la fin des années 1990." [4]


Parlant du " projet d’une soi-disant Grande Albanie qui embrasse tous les territoires des Balkans où vivent des Albanais ethniques, y compris le Kosovo, certaines régions de la Macédoine, le Monténégro et plusieurs autres pays ", l’analyste politique russe Pyotr Iskenderov a dit que « la déclaration de l’indépendance du Kosovo et la reconnaissance de cet acte illicite par les États-Unis et les principaux membres de l’Union Européenne ont stimulé la mise en œuvre de l’idée d’une soi-disant Grande Albanie. » [5]


Le reste de la Serbie est également affecté - la vallée de Presevo dans le sud de la nation où la Serbie proprement dite, le Kosovo et la Macédoine se rejoignent - et pareillement la Grèce si l’on doit croire un rapport de 2001. À l’époque Ali Ahmeti, fondateur et commandant de l’ALK, puis chef de l’Armée Nationale de Libération (ANL) qui avait commencé à lancer des attaques meurtrières contre la Macédoine depuis sa base dans la ville de Prizren au Kosovo, a été signalé comme ayant glorifié une Armée de Libération de Chameria dans la région d’Epire du Nord-Ouest de la Grèce, une armée équipée d’un arsenal d’armes impressionnant.


Le drapeau national introduit après février 2008 contient une esquisse du Kosovo avec six étoiles blanches au-dessus de lui. Alors qu’il n’a pas été reconnu pour des raisons évidentes, les étoiles sont supposées représenter les nations ayant des populations albanaises ethniques : le Kosovo, l’Albanie, la Serbie, la Macédoine, le Monténégro et la Grèce.


L’entraînement militaire et l’aptitude au combat des groupes séparatistes et irrédentistes pan-Albanais sont en train d’être augmentés à un niveau plus élevé que jamais auparavant par les principaux pays de l’OTAN. En mars la Force du Kosovo dirigée par l’OTAN (KFOR) a commencé à remanier le Corps de Protection du Kosovo, lui-même un avatar de l’Armée de Libération du Kosovo, en une armée nationale embryonnaire, la Force de Sécurité du Kosovt o, dont le chef d’état-major est le Lieutenant General [1] Sylejman Selimi venant en transition directe du poste de commandant du Corps de Protection du Kosovo. Un sympathique reportage d’information de décembre dernier a décrit plus précisément son nouveau poste comme Chef d’Etat-major de l’Armée de la République du Kosovo. [6]


La Force de Sécurité du Kosovo (FSK) comme le Corps de Protection du Kosovo avant elle est vantée dans les cercles occidentaux comme une prétendue force de police multiethnique ; elle n’est ni multiethnique, ni une force de police, mais une armée naissante, une armée que l’autoproclamé président du Kosovo, le président Fatmir Sejdiu en juin dernier a caractérisée comme étant "une force moderne qui se construit en conformité avec les standards de l’OTAN". [7]


Dans le même mois l’OTAN a annoncé que l’armée du Kosovo prototype serait prête en septembre et "que l’OTAN devrait augmenter ses capacités de contrôle au sein de la FSK afin d’assurer le meilleur renforcement des capacités de la FSK ". [8]


Un rapport antérieur du Kosovo a également démontré que les nouvelles forces armées de l’entité illégitime ne seraient rien d’autre qu’un accessoire militaire de l’OTAN : « La force de sécurité doit être entraînée par des officiers de l’armée britannique, les uniformes ont été fournis par les États-Unis et les véhicules ont été fournis par L’Allemagne.


« La Force de Sécurité du Kosovo doit être conforme aux standards de l’OTAN. » [9]


En février l’Italie a annoncé qu’elle ferait un don de 2 millions d’euros et l’ Allemagne qu’elle donnerait 200 véhicules militaires pour l’armée dans le processus. Le Commandant suprême allié de l’OTAN en Europe de l’époque, le général John Craddock, s’est rendu au Kosovo pour lancer la création de la Force de Sécurité du Kosovo et il a visité le Camp d’Entrainement National de la FSK à Vucitrn, voyage au cours duquel il a dit "Je suis satisfaits de l’état d’avancement à ce jour. À la fin de la première phase de recrutement nous avons quelque 4.900 candidats pour environ 300 postes dans la FSK dans cette première tranche de recrutement ". [10]


En mai de cette année, le Ministère de la Défense britannique a signé un accord avec la Force de Sécurité du Kosovo balbutiante pour "donner une formation aux membres de la FSK en différents domaines conformément aux standards de l’OTAN."


L’Ambassadeur britannique au Kosovo Andrew Sparks a été cité comme disant "Nous espérons qu’après la signature de cet accord et l’expansion de notre coopération, le Kosovo parviendra à devenir un membre de l’OTAN." [11]


Comme les soldats d’Albanie auxquels l’OTAN a apporté une expérience des zones de combat en Irak et en Afghanistan, la nouvelle armée du Kosovo sera, comme les forces armées des autres nouvelles nations de l’OTAN, utilisée pour les guerres à l’étranger. Un exemple récent, en août le chef du Quartier Général de la Macédoine, le General Lieutenant Colonel Miroslav Stojanovski, "a souligné que plus d’ un quart de la composition des unités du service combattant de l’AMR (Forces Armées Macédoniennes), soit 1.746 soldats ont participé aux missions de paix," ce qui signifie les déploiements de l’OTAN. [12] Cependant plus de soldats macédoniens ont été tués en 2001 par l’Armée de Libération Nationale avatar de l’ALK qu’il y en a de morts à ce jour en Afghanistan et en Irak.


Un rapport d’information de mai dernier a apporté davantage de détails sur l’envergure initiale et l’objectif à long terme de la nouvelle armée du Kosovo : "Selon la Constitution de la République du Kosovo, la FSK est censée avoir 3 000 soldats actifs et 2 000 réservistes. Ils sont organisés conformément aux standards de l’OTAN. Il y a également la possibilité de leur déploiement à l’étranger, garantie de la situation mondiale dans l’avenir." [13]


Lorsque le nouveau Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a rendu sa première visite en tant que tel au Kosovo en août pour rencontrer le Commandant de la KFOR Giuseppe Emilio Gai, le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu, le premier ministre Hashim Thaci et le Ministre des Forces de Sécurité du Kosovo Fehmi Mujota, "le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu a déclaré qu’il espère que l’état participera aux opérations de maintien de la paix de l’OTAN à l’étranger. » [14] L’Afghanistan est le premier déploiement apparent.


Six ans plus tôt Agim Ceku avait offert les troupes du Corps de Protection du Kosovo aux États-Unis en vue de la guerre et de l’occupation en Irak comme contrepartie du maintien des troupes de l’OTAN au Kosovo.


L’OTAN a déployé des soldats venant de nations comme la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Finlande en Afghanistan pour la formation dans le cadre des conditions de combat dans la réalité, pour les utiliser plus près de chez eux une fois revenus comme l’ont reconnu ouvertement des officiers des armées des nations ci-dessus nommées. Plusieurs milliers de soldats d’Albanie et du Kosovo endurcis par les opérations dans la zone de guerre afghane seront de formidables forces combattantes pour de futurs conflits dans les Balkans.


La distinction entre les forces armées de l’Albanie et du Kosovo, devient en grande partie académique. En août le premier ministre albanais Berisha a publié un déclaration sans équivoque selon laquelle "l’idée d’unité nationale est fondée sur les principes et les idéaux européens.... De ce fait le Premier ministre du Kosovo Hashim Thaci, et moi-même travaillerons en vue de la suppression de tous les obstacles qui empêchent les Albanais de de sentir unis quel que soit l’endroit où ils vivent," ajoutant que " il ne doit pas y avoir d’administration des douanes et l’Albanie et le Kosovo ne devraient pas se considérer mutuellement comme des pays étrangers...." [15]


L’Albanie est maintenant un membre complet de l’OTAN et comme l’Alliance elle-même pourrait être appelée à réagir si les autorités du Kosovo provoquaient une confrontation avec des voisins comme la Serbie, et la Macédoine et l’Albanie insistent pour affirmer qu’elles et le Kosovo ne sont pas des "pays étrangers." Si l’Albanie intervient au nom de sa « nation frère » dans un conflit militaire avec un adversaire non-Alliance, l’OTAN deviendra impliquée ipso facto.


En septembre, les ministères des affaires étrangères de la Russie et de la Roumanie ont exprimé leurs graves préoccupations concernant l’évolution dans et se rapportant au Kosovo. La Roumanie est un des trois seuls pays membres de l’OTAN qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo, les deux autres étant l’Espagne et la Slovaquie. Toutes ces trois nations craignent que le précédent du Kosovo puisse contribuer à l’éclatement par la force de leurs propres pays.


Le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Andrei Nesterenko, a déclaré qu’un " conflit potentiel considérable " persistait au Kosovo et qu’il attendait des représentants de la communauté internationale qu’ils agissent avec impartialité pour empêcher de "nouvelles provocations anti-serbes".


Il a ajouté que "les événements dans la province montrent qu’un conflit potentiel considérable " demeure et que les plus récent affrontements inter-ethnies ont été un résultat du désir des Albanais du Kosovo pour compresser à tout prix le territoire serbe ethnique" et que "dans l’ensemble, le problème du Kosovo reste un des plus sérieux problèmes posés à la sécurité de la région. » [16]


Nullement découragée, l’OTAN a annoncé le 16 septembre sur son site web de la KFOR que « la Force de Sécurité du Kosovo (FSK) a acquis la capacité opérationnelle initiale (COI).


« La décision a été rendue après l’exercice Lion Agile, qui était le point d’aboutissement d’un peu plus de sept mois de dur labeur de la KFOR et de la FSK pour recruter, former et équiper la force.


« Le prochain objectif de la FSK est de parvenir à la pleine capacité opérationnelle. La KFOR va encadrer et soutenir ce processus qui devrait prendre 2 à 5 ans. » [17]


Le jour précédent le nouvel ambassadeur U.S. au Kosovo, Christopher Dell, avait signé le premier accord interétat des États-Unis avec l’entité dissidente, démontrant "l’engagement de l’Amérique pour un Kosovo indépendant," avec Fatmir Sejdiu et Hashim Thaci. Le président putatif Sejdiu a déclaré à l’occasion : "Cet accord élève cela au niveau de la coopération d’état entre les États-Unis et le Kosovo, pas seulement par le biais des divers organismes des USA et du Kosovo, comme ce fut le cas jusqu’à maintenant. » [18]


Ce que l’extension du "Kosovo indépendant" laisse présager a été indiqué fin septembre lorsque les policiers serbes ont découvert une importante cache d’armes dans la Vallée de Presevo près des frontières Serbie-Macédoine-Kosovo qui comportait " des mitrailleuses, des bombes, des lance-fusées, 16 grenades à main et plus de 20 mines, ainsi qu’un grand contingent de munitions"[19] et plus tard au début du mois d’octobre lorsque la police des frontières macédonienne a été "attaquée avec des armes automatiques alors qu’elle menait une patrouille de routine le long de la frontière du Kosovo...." [20].


Ce qui peut également être en magasin a été révélé tardivement le mois dernier lorsque l’Allemagne a déporté les premiers des 12. 000 Roms (gitans) qu’elle renvoie de force au Kosovo. Vers l’exclusion, la persécution, les attentats et la mort. Les Roms qui restent sont en train de mourir dans les abris où la mission intérimaire d’administration des Nations Unies au Kosovo (MINUK) les abandonne après la prise de la province par l’OTAN et l’ALK en juin 1999. é « Les camps, près d’un complexe fermé de mine et de fonderie qui comprend un monceau de scories de 100 millions de tonnes de matières toxiques, ont été envisagés comme une mesure temporaire après qu’un quartier qui avait été un foyer pour 9 000 tsiganes a été détruit par les Albanais ethniques alors que les forces de sécurité serbes avaient quitté la zone dans les derniers jours du conflit du Kosovo en juin 1999. » [21]


Quelques semaines avant la Russie avait averti qu’elle envisageait "l’arrêt de la mission de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] au Kosovo instituée pour protéger les droits des communautés ethniques inacceptables."


L’ambassadeur de Russie à l’OSCE, Anvar Azimov, a déclaré « De telles mesures, sanctionnées par personne, sont unilatérales et ont une incidence sur l’activité globale sous le mandat de cette mission ». [22]


Le 5 septembre une source de nouvelles serbe a signalé que plus de 200 000 réfugiés du Kosovo ont été enregistrés en Serbie, comprenant des Serbes ethniques, des Roms, des Gorans et autres non-Albanais. Ce nombre excluait ceux qui n’étaient pas inscrits, ceux qui avaient fui vers d’autres pays comme la Macédoine et ceux chassés de leurs foyers mais restés au Kosovo.


Au cours des dix dernières années des centaines de milliers de résidents du Kosovo, y compris Albanais ethniques, ont été assassinés et chassés de la province. Des organisations de Roms ont estimé que le nombre des Roms, des Ashkalis et des Egyptiens ainsi touchés se comptent avec six chiffres. Des Serbes, des Gorans, des Turcs, des Bosniaques, des Monténégrins et autres victimes de la terreur raciale et de l’extermination au Kosovo se comptent également en centaines de milliers.


Les médias occidentaux ont affirmé régulièrement depuis dix ans maintenant que le Kosovo était à 90 pour cent albanais ethnique. Il pourrait bien en être ainsi maintenant après de telles expulsions à grande échelle, mais les chiffres ci-dessus réfutent que c’était auparavant le cas dans une province de pas plus de deux millions d’habitants.


Après la première déclaration du Premier ministre albanais que son pays et le peuple du Kosovo et les siens sont un, le Ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov a publié une condamnation de cette déclaration et par forte implication de l’Ouest : « Nous sommes très préoccupés par la déclaration du Premier ministre albanais.


« Nous sommes convaincus qu’il devrait y avoir des réactions appropriées à la déclaration - tout d’abord, de l’UE et également de l’OTAN. Nous n’avons pas encore eu ces réactions. Nous espérons que, malgré le fait qu’aucune des déclarations publiques ne sont venues des capitales européennes, les négociations avec les autorités albanaises sont en route ». [23]


"Moscou est préoccupée par les déclarations de Tirana sur « l’indispensable unification de tous les Albanais » "[24]


À moins que les commentaires de Lavrov n’aient été que strictement rhétoriques, il lui faudra attendre longtemps avant que les responsables des USA, de l’OTAN et de l’Union européenne ne fassent quelques déclarations, beaucoup moins critiques, sur les demandes de Berisha et de ses homologues du Kosovo et de Macédoine pour une grande Albanie unifié (ou un Grand Kosovo). Les nations de l’OTAN ont armé, entraîné et doté d’ un soutien logistique l’Armée de Libération du Kosovo dans sa guerre contre les forces de sécurité serbes et yougoslaves à la fin des années 1990 ; ils entrèrent en marchant côte à côte avec l’ALK dans le Kosovo et l’ont institutionnalisée comme Corps de Protection du Kosovo la même année ; ils ont tiré son Armée de Libération Nationale d’une cuisante défaite de la part de l’Armée Macédonienne en 2001 ; Ils l’ont recréée à nouveau cette année en tant que noyau d’une future armée nationale du Kosovo, la Force de Sécurité du Kosovo ; et ils ont reconnu la déclaration unilatérale de l’indépendance d’un Kosovo dirigé par l’ ex chef de l’ALK Hashim Thaci l’an dernier.


Il n’y a aucune raison de croire que Washington et Bruxelles abandonneront maintenant leurs clients et leur projet de subversion et de mutilation de quatre pays voisins pour créer un super-état étendu Albanie-Kosovo ethniquement purifié, en proie au crime, alors que ce dernier approche de sa réalisation.


Le 6 octobre Berisha a été à Pristina, la capitale du Kosovo, "pour signer un certain nombre d’accords. Selon [Berisha], son gouvernement travaillera mener à bien les projets d’infrastructure qui prévoient une unification des systèmes économiques de l’Albanie et du Kosovo, la création de voies de communications pour expédier des marchandises et pourvoir à la migration économique de la population. [25]


Un compte-rendu de nouvelles italien de la visite a signalé que "l’Albanie a également cédé au Kosovo le port adriatique de Shendjin (Shengjin), donnant ainsi à l’état nouvellement indépendant une issue vers la mer." [26]


Selon les propres termes de Berisha, "le port de Shengjin est maintenant l’issue à la mer du Kosovo ".[27] Accès à l’Adriatique que la Serbie n’a plus depuis l’éclatement de l’Union de la Serbie et du Monténégro il y a trois ans.


Son homologue, l’ancien chef de bande Hashim Thaci, s’est fait l’écho de la déclaration précédente de son invité en disant "Les Albanais vivent dans de nombreux pays, mais nous sommes une seule nation. Les pays de la région ont deux pays amis au Kosovo et en Albanie, pays partenaires, pour la coopération, la paix et stabilité, pour l’investissement dans la région et pour l’intégration européenne." [28]


Le premier ministre albanais a été cité sur le site web du président du Kosovo le 7 octobre promettant que "l’Albanie aidera le Kosovo de toutes les manières possibles. L’Albanie est résolue à renouveler, de la manière la plus rapide possible, tous ses liens infrastructurels avec le Kosovo. Dans les quatre prochaines années, la construction de l’autoroute Qafe Morine–Shkoder sera terminée et cela donnera au Kosovo occidental un accès rapide à la mer. L’année prochaine, mon gouvernement mettra en œuvre une étude de faisabilité et élaborera le projet d’un chemin de fer Albanie-Kosovo. De nombreuses autres lignes infrastructurelles sont et seront construites. [29]


Berisha a également rencontré le commandant de la Force du Kosovo de l’OTAN (KFOR), le Lieutenant général allemand Markus Bentler et il a dit "Les troupes albanaises pourraient faire partie de la KFOR" avant de déposer une couronne sur la tombe d’ Adem Jashari, le premier commandant de l’ALK. [30]


Le jour précédent de la réunion Berisha-Thaci à Pristina, l’accommodant gouvernement serbe du Président Boris Tadic et du Ministre des affaires étrangères Vuk Jeremic se sont avérés d’accord sur les raisons pour lesquelles les intentions de l’OTAN et les intentions pan-albanaises dans la région ont rencontré peu d’opposition. Jeremic, tout en déclarant pour la forme que sa nation n’adhérerait pas à l’OTAN dans l’avenir immédiat (bien qu’elle ait rejoint le programme transitoire de Partenariat pour la Paix), a déclaré « Nous poursuivons une étroite coopération parce que l’OTAN est le facteur le plus important pour assurer la sécurité dans le monde. »


Un site d’actualités russe informant de cette affirmation a rappelé à ses lecteurs que " en 1999 les forces aériennes de l’OTAN ont bombardé Belgrade et d’autres villes serbes en soutenant les séparatistes albanais du Kosovo. Puis plus de 3 000 Serbes sont morts et des dizaines de milliers de personnes ont été blessées. L’OTAN a également fait la promotion de la séparation du Kosovo de la Serbie...." [31]


A la fin du mois dernier l’amiral américain James Stavridis, chef du Commandement Européen des USA et Commandant Suprême Allié en Europe de l’OTAN, ont assisté à une réunion de Charte de l’Adriatique que Washington a signé avec l’Albanie, la Macédoine, la Croatie, la Bosnie et le Monténégro en 2003 pour les préparer eux et en réalité l’ensemble des Balkans à l’adhésion à l’OTAN. Stavridis est ensuite parti pour la Croatie pour superviser les manœuvres de guerre multinationales Jackal Stone 09 dont l’objectif était "d’améliorer avec succès la capacité des participants à mener des opérations de contre-insurrection."le


Co-organisé par le Commandement des Opérations Spéciales Europe des États-Unis , le commandant de ce dernier, le Major General Frank Kisner a vanté le succès de l’exercice : « Cette planification ininterrompue a réuni les représentants de 10 Nations et leur a permis d’exécuter efficacement une multitude de tâches dans les airs, sur terre et sur mer. [32]


Jackal Stone 09 a été le premier exercice militaire mené en Croatie depuis son entrée dans l’OTAN au début de cette année. Des responsables des États-Unis et l’OTAN ont à maintes reprises affirmé qu’après la Croatie et Albanie, la Macédoine, la Bosnie et le Monténégro allaient les premiers devenir membres à part entière et que la Serbie et le Kosovo viendraient ensuite.


Le 2 octobre la Bosnie a présenté au Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen une demande formelle d’un plan d’action pour l’adhésion, à l’OTAN une demande de facto d’adhésion à part entière. Rasmussen a déclaré, « je crois que cette demande est la meilleure route pour une stabilité durable dans la région euro-atlantique. C’est ma vision pour que tous les pays des Balkans occidentaux soient intégrés dans l’OTAN. » [33]


L’OTAN a utilisé plusieurs prétextes pour une intervention militaire dans les Balkans au cours des quinze dernières années, bon nombre de ces prétextes étant contradictoires comme avec le Kosovo contre la République serbe de Bosnie et avec le Kosovo dans son ensemble contre le Nord Kosovska Mitrovica. Son intention, cependant, n’a pas varié et elle persiste : pour absorber chaque nation et pseudo-nation de la région dans ses rangs et recruter parmi ses nouveaux membres et partenaires pour des guerres plus lointaines.


Le séparatisme armé a été l’outil utilisé pour commencer l’éclatement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie en 1992, un processus qui a maintenant fragmenté cette nation en ses six républiques fédérales constitutives et dans le cas du Kosovo arraché une province à une ancienne république.


Mais la refonte des frontières nationales, avec les perturbations et la violence qu’elle implique inévitablement, n’est pas terminée.


Le Kosovo est indiscutablement une boîte de Pandore au fond de laquelle l’espoir n’attend pas nécessairement. Il reste une étincelle potentielle, capable d augmenter le danger, comme on l’a vu précédemment, pour "déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, similaire à celle de la fin des années 1990."


Rick Rozoff


Traduction : André Compte pour Mondialisation.ca


Article d'octobre 2009, toujours d'actualité.


http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkZluuZlZFbRtsWpQB.shtml


Notes

1) Wikipedia

2) Black Sea Press, August 6, 2009

3) Voice of Russia, August 20, 2009

4) Ibid

5) Ibid

6) New Kosova Report, December 20, 2009

7) Kosovo Times, June 9, 2009

8) Kosovo Times, June 8, 2009

9) Kosovo Times, May 27, 2009

10) NATO, Supreme Headquarters Allied Powers Europe, February 18, 2009

11) Southeast European Times, May 21, 2009

12) Makfax, August 17, 2009

13) New Kosova Report, May 20, 2009

14) Focus News Agency, August 13, 2009

15) Sofia News Agency. August 16, 2009

16) Tanjug News Agency, September 4, 2009

17) NATO, Kosovo Force, September 16, 2009

18) Beta News Agency, September 15, 2009

19) Tanjug News Agency, September 23, 2009

20) Makfax, October 2, 2009

21) Washington Times, May 3, 2009

22) FoNet, September 11, 2009

23) Russia Today, October 5, 2009

24) Voice of Russia, October 6, 2009

25) Ibid

26) ADN Kronos International, October 6, 2009

27) B92, October 6, 2009

28) B92, Beta News Agency, Tanjug News Agency, October 6, 2009

29) President of the Republic of Kosovo, October 7, 2009

30) Beta News Agency, October 7, 2009

31) Voice of Russia, October 5, 2009

32) United States European Command, September 28, 2009

33) NATO, October 2, 2009

*Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

 

 

 

A lire:

http://inforom.over-blog.com/article-les-chinois-auraient-la-cle-pour-devenir-les-maitres-du-monde-d-ici-10-ans-53360705.html

 

 


L'Arche de Noé

Rappel:

Manuel d’instructions dans l’éventualité d’un chaos social, d’une crise alimentaire soudaine, d’une interruption des services essentiels et de catastrophes climatiques majeures (..) http://www.alterinfo.net/L-Arche-de-Noe_a47956.html

 

Vous avez tous les liens, conseils, tuyaux etc sur mon blog http://sos-crise.over-blog.com (présentation du blog, à droite, choix de liens: survie etc).



Woerth: La tentation de discréditer Internet

http://www.numerama.com/magazine/16182-l-affaire-woerth-et-la-tentation-de-discrediter-internet-et-mediapart.html

 

 

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