23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 01:30

Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe ?

Par Agnès Rousseaux (14 janvier 2010)


Après les OGM, les nanotechnologies s’invitent dans notre assiette : les nano-aliments, traités avec des nano-pesticides et contenus dans des nano-emballages, se multiplient. A la clé : de faramineux profits financiers pour les industriels et des risques environnementaux et sanitaires aujourd’hui impossibles à évaluer. Le tout dans une totale - et incroyable - absence de règles et de contrôles.


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Des aliments intelligents qui s’adaptent aux goûts du consommateur, des vêtements qui repoussent l’eau, des matériaux qui s’auto-réparent, de la « poussière intelligente » qui enregistre discrètement les conversations... Bienvenue dans le nano-monde ! Un univers où la science bricole des particules invisibles au microscope et empile des atomes à l’échelle du nanomètre, c’est-à-dire un milliardième de mètre [1]. Les nanotechnologies seront à la base d’une troisième révolution industrielle au cours du 21e siècle, nous promet-on.


Une révolution qui passe aussi par nos assiettes. Car ces nanoparticules sont déjà présentes dans les aliments industriels, les pesticides agricoles, les emballages alimentaires, les récipients de stockage... sans contrôle ni étiquetage. Des particules qui, du fait de leur minuscule taille, traversent les barrières biologiques et peuvent circuler dans tout l’organisme : la peau, les tissus, le cerveau... Alors, prêts pour une nourriture « atomiquement modifiée », aux effets encore inconnus ?


Au moins 106 nano-aliments déjà commercialisés


Difficile de recenser les nano-aliments existants. Les fabricants ont bien compris que les incertitudes qui entourent aujourd’hui les nano-particules peuvent effrayer les consommateurs. Ils ne communiquent pas clairement sur leur utilisation. Selon l’ONG les Amis de la Terre, c’est toute la chaîne alimentaire qui est aujourd’hui « contaminée ». Son rapport intitulé « 
Du Laboratoire à nos assiettes : les nanotechnologies dans l’alimentation et l’agriculture  » dresse la liste de 106 produits alimentaires, du jus de fruit « fortifié » aux compléments alimentaires vitaminés en passant par un « nano-thé ».


L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) dénombre tous secteurs confondus 2 000 nanoparticules manufacturées déjà commercialisées, et plus de 600 produits de consommation concernés. Si ces chiffres sont difficilement vérifiables du fait de l’absence de traçabilité, des estimations situent le marché des nano-aliments à plus de 5 milliards de dollars en 2005, avec des prévisions de 20 milliards de dollars pour 2010. Le groupe de consultants 
Helmut Kaiser prévoit que le recours aux nanotechnologies concernera, d’ici 2015, 40% des aliments industriels.


« Une technologie de confort pour les pays riches »


Du silicate d’aluminium pour empêcher l’agglutination des aliments en poudre, du ketchup épaissi avec du dioxyde de silicium, des vinaigrettes blanchies au dioxyde de titane... Les nano-aliments nous apporteraient, selon leurs partisans, des avancées culinaires majeures : du chocolat ou des glaces sans lipides et sans sucre, qui conservent le même goût que l’original, une huile (Shemen Industries) qui inhibe l’entrée du cholestérol dans le sang, un substitut alimentaire (Nanotrim de Nanonutra) qui brûle les graisses. Ou la possibilité de modifier le goût d’un aliment selon nos désirs. Des industriels comme Nestlé cherchent à concevoir les « nano-aliments du futur ».


Le géant agroalimentaire Kraft Foods (Etats-Unis) fait partie de ces pionniers. En 2000, il a financé un consortium de 15 universités et laboratoires de recherche, Nanotek, pour concevoir de la nourriture « intelligente » et personnalisée, tels des aliments qui contiennent des centaines de nano-capsules, remplies de saveurs, de nutriments, de couleurs différentes. Un four à micro-ondes pourrait déclencher, selon la fréquence des ondes, telle ou telle capsule, selon les désirs du consommateur. Une nourriture interactive en quelque sorte, qui peut même se transformer elle-même si une personne est allergique à un composant, ou libérer une dose de supplément nutritif si elle détecte des carences. Kraft Foods, le concepteur de ce projet, est propriétaire des marques de chocolat Milka, Côte d’Or, Toblerone, Suchard, et de café Carte Noir, Grand’Mère, Jacques Vabre ou Maxell. Imaginez demain votre café de couleur rose et au goût banane qui vous délivre votre dose quotidienne de vitamines C... Ou du chocolat qui libère des arômes de carotte tout en soignant votre gueule de bois. Formidable, non ?


Des nanos au goût d’OGM


creativite0021-597d6.jpg Pourquoi ce déploiement de technologies ? « Sur le plan alimentaire, on ne comprend pas à quoi ça sert, explique Rose Frayssinet, de l’ONG Les amis de la Terre. « C’est comme les usages dans le textile : à quoi servent des chaussettes « sans odeur » avec du nano-argent ? Les nano-particules vont partir dans l’eau au bout de quatre lavages, et vont aller bouffer les microbes jusque dans les stations d’épuration. Au vu de ce que ça coûte, quelle est l’utilité sociale de tout ça ? Ce sont des technologies pour le confort des plus riches ».


Certains voient les nano-aliments comme une « aubaine » pour les paysans du Sud. Leur credo ? Des nanos qui augmenteraient la productivité agricole et permettraient de lutter contre la faim. Une promesse qui rappelle celles des lobbys biotechnologiques et leurs OGM. La comparaison ne s’arrête pas là : risques sanitaires et environnementaux, privatisation du vivant ou de combinaisons d’atomes par des brevets industriels, mise sur le marché de produits dont l’innocuité n’est pas prouvée... Des nanocides (pesticides utilisant les nano-technologies) intelligents qui nécessiteraient un dosage moins important que les pesticides actuels, et ne causeraient aucun mal aux insectes ? Le fait que ce soit des firmes comme Monsanto, Bayer ou Syngenta qui les développent ne peut qu’inviter à rester très prudent sur le sujet...


Vers un nouveau scandale sanitaire ?


« Dans le cas des OGM, nous avons obligé Monsanto à rendre publiques des études partielles de toxicité dissimulées au public. Des études semblables n’existent pas sur la nocivité des nanoparticules, souligne la Fondation Sciences citoyennes. Et les lanceurs d’alerte sont actuellement dissuadés par tous les moyens (poursuites en justice...) de briser la propagande officielle ». Pour Rose Frayssinet, nous sommes face à un risque encore plus grand que les OGM. « Les OGM, c’est un secteur, alors que les nanotechnologies concernent tous les secteurs. Les risques sont d’autant plus difficiles à analyser. On ne peut pas avoir une vision globale des implications ».


arton6168-f3305-5b1ce.jpg Difficile en effet de contrôler le comportement de nano-particules. Elles ne répondent pas aux lois de la physique classique, mais à celles de la mécanique quantique. Construire des particules, atome par atome, manipuler la matière au niveau des molécules, c’est entrer dans un monde d’incertitude radicale. Les propriétés des particules, comme leur toxicité ou leur persistance biologique, varient selon leur taille. De fait, les connaissances actuelles sur les effets toxiques des nano-particules manufacturées sont très limitées.


« Les données disponibles indiquent que certaines nanoparticules insolubles peuvent franchir les différentes barrières de protection, se distribuer dans le corps et s’accumuler dans plusieurs organes, essentiellement à partir d’une exposition respiratoire ou digestive », prévient une
étude de l’Afsset, en 2006. Les nano-particules se diffusent dans les alvéoles pulmonaires, le sang, la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau, ou le placenta. Fin 2008, un nouveau rapport de l’Agence juge que la nano-toxicologie fournit « des résultats encore peu nombreux, disparates et parfois contradictoires » et qu’il « n’est cependant pas possible d’exclure à cette date l’existence d’effets néfastes pour l’homme et l’environnement ». Quant à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), après avoir rappelé que des études extérieures montrent de possibles altérations de l’ADN par les nano-particules [2], elle confesse « l’impossibilité d’évaluer l’exposition du consommateur et les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. » Très rassurant...


Nano-particules : l’amiante du 21ème siècle ?


Une
étude britannique démontre l’existence d’un effet indirect des nanoparticules qui endommageraient « à distance » l’ADN [3]. Marie-Claude Jaurand, directeur de recherche à l’INSERM, pointe du doigt les nano-tubes de carbone, matériau ultra-résistant utilisé dans l’industrie, pour leurs effets « similaires à ceux de l’amiante », concernant la production de lésions de l’ADN et la formation d’aberrations chromosomiques. Face à ces risques, que font les instances compétentes ? Pas grand chose. Les instruments règlementaires sont inadaptés. Ministères et agences sanitaires sont complètement dépassés (les documents les plus récents publiés sur le site du ministère de la Santé datent de 2007). L’évaluation des risques doit être totalement repensée.


Les systèmes d’autorisation de mise sur le marché reposent sur la composition chimique des produits. Pour les nanoparticules, cela ne suffit pas, car les effets dépendent aussi de l’organisation spatiale des éléments atomiques et de leur taille. Un élément non toxique peut le devenir à l’échelon nanométrique. « Le dioxyde de titane et les dioxydes d’argent n’ont pas les mêmes propriétés au niveau nanométrique et au niveau macroscopique, explique Rose Frayssinet. Ils n’ont pas les mêmes propriétés selon qu’ils mesurent 20 nano ou 60 nano. Pour étudier les risques, il faudrait donc mener des études pour toutes les échelles ». Mais cela coûte cher. Et les outils manquent. « D’après les textes européens, dès qu’on modifie un aliment, une étude d’innocuité est obligatoire. Mais personne ne sait le faire. Il y a encore un an, il n’y avait aucun filtre vraiment sûr pour récupérer les nano-particules. Sans compter que les délais d’études étant très longs, les résultats arriveront après la mise sur le marché. On demande aux fabricants de travailler dans des salles blanches, avec des scaphandres. Et juste derrière, on met les produits sur le marché. C’est aberrant ! ».

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Concernant la production et la mise sur le marché, les industriels se réfèrent à la directive européenne REACH. Celle-ci est pourtant insuffisante. Seules les substances chimiques produites en quantité supérieure à une tonne par an y sont soumises. Vu la taille des nano-particules, cette quantité de production n’est pas toujours atteinte. Et pour le moment, aucune obligation d’étiquetage n’existe, même si le Parlement européen commence à se saisir de cette
question.


L’État finance sans s’inquiéter des conséquences


« No data no market » (pas de données, pas de marché). Telle est la position défendue par de nombreuses associations écologistes, qui espèrent être rejointes par les syndicats de salariés. Elles demandent un moratoire sur les nano-produits. Et des procédures d’évaluation des risques adaptées. Les ONG souhaitent aussi débattre de l’utilité sociale des nanotechnologies, en particulier dans le secteur alimentaire.


Le gouvernement français a lancé en 2009 le plan
Nano-Innov, qui vise à placer la France parmi les pays les plus en pointe sur les nanosciences, en encourageant la recherche fondamentale à travailler « avec les entreprises pour mettre au point des technologies, déposer des brevets, créer des produits  ». 70 millions d’euros ont été consacrés l’an dernier à ce projet. En parallèle, aucun fonds n’est dédié aux études toxicologiques et aux impacts sanitaires et environnementaux.

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a souligné à l’occasion du lancement de ce plan l’excellence de la recherche nationale sur les nanotechnologies (5ème rang mondial [4]) mais se désole que seulement 290 brevets aient été déposés en 2005, ce qui représente moins de 2% des brevets mondiaux. Car le secteur peut rapporter gros. La National Science Foundation (NSF) américaine évalue le marché des nanotechnologies à mille milliards de dollars en 2015. Selon la Fondation Sciences citoyennes, les investissements en recherche et développement ont été quasiment multipliés par dix entre 1997 et 2003 (3,5 milliards d’euros), avec une prévision de croissance de 40 % par an. « Les chercheurs nous disent souvent : il suffit qu’on parle de ’nanotechnologies’ dans nos projets pour avoir de l’argent pour mener des recherches », commente Rose Frayssinet.


Les multinationales de la pharmacie et de l’agrochimie sont sur les rangs pour fabriquer davantage de nano-aliments. A l’opposé de systèmes alimentaires organisés localement et écologiquement soutenables, se prépare une nouvelle révolution alimentaire, basée sur l’accaparement par quelques firmes privées des éléments constitutifs de la matière et de notre alimentation. Après la malbouffe, nous voici transformés en cobayes de la nano-bouffe, avec le silence complice de l’État.

Agnès Rousseaux


Publicité de la chaîne de supermarché PriceChopper pour les nanotechnologies sur des boîtes de céréales


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Publicité pour le revêtement antibactérien « Silver Nano » à l’intérieur des réfrigérateurs SAMSUNG


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Notes

[1] Taille de l’atome : 1 dixième de nanomètre, ADN : 10 nanomètres, protéines : 20 nanomètres.

[2] « Certaines nanoparticules peuvent traverser et/ou altérer les membranes plasmiques, nucléaires et mitochondriales, induire une peroxydation lipidique et la génération d’espèces réactives de l’oxygène elle-même à l’origine d’un stress oxydatif pouvant altérer des protéines et l’ADN ( Hong 200657 ; Xia 200658 ; Beck-Speier 200559 ; Lewinski et al. 200860 ; Stone 200761 ; Hussain et al., 200562) ». Source : Nanotechnologies et nanoparticules dans l’alimentation humaine et animale - AFSSA

[3] « Nanoparticles can cause DNA damage across a cellular barrier » Gevdeep Bhabra et al., Nature Nanotechnology (en ligne le 5 novembre 2009)

[4] avec 3 526 publications en 2006, soit 5,6% des publications mondiales



En savoir plus
Inventaire des produits alimentaires utilisant des nanotechnologies :

- Le rapport des Amis de la Terre (en anglais), Du Laboratoire à nos assiettes : les nanotechnologies dans l’alimentation et l’agriculture / La traduction partielle du rapport en français est disponible sur cette page.

- Nanotechproject (base de données en anglais)

- Base de données des acteurs des nanomatériaux en France (dont secteur alimentaire), mis en place par le CNRS et le Commissariat à l’énergie atomique mais pas actualisé depuis 2005...

http://www.bastamag.net/spip.php?page=forum&id_article=838


Faucher des OGM de Monsanto est un crime,
empoisonner des millions de personnes n’en est pas un


Par Sophie Chapelle
(23 juillet 2009)

Des victimes de l’agent Orange, cet herbicide très toxique utilisé pendant la guerre du Vietnam, ont été déboutées par la Cour suprême des Etats Unis. En France, des faucheurs volontaires sont condamnés à payer 73 000 euros à la firme agro-chimique Monsanto. Deux poids, deux mesures... Entre les luttes des faucheurs volontaires et celles des populations civiles vietnamiennes, Monsanto reste le dénominateur commun. Et continue de sévir impunément.



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Citer le nom de l’entreprise Monsanto fait inévitablement penser aux OGM, en particulier au maïs transgénique Mon810 qui a défrayé la chronique. On pense aussi à la production de l’herbicide Roundup qui fut longtemps présenté par la firme comme « sans risque pour l’homme, les animaux et leur environnement  »... avant que Monsanto soit condamné en 1996 par le Bureau de la répression des fraudes de l’Etat de New York pour publicité mensongère. Mais on oublie trop souvent que Monsanto a participé à la création de l’agent Orange, un défoliant chimique ultra puissant.


Monsanto invente l’agent Orange


C’est au début des années 1940 que des chercheurs isolent l’hormone qui contrôle la croissance des plantes et en reproduisent la molécule de manière synthétique. Or, la synthèse de cette hormone artificielle libère des produits toxiques dérivés dont la dioxine TCDD. Cette dioxine est un véritable poison. Les personnes qui y sont exposées peuvent développer différents types de cancers et leucémies, jusqu’à de dramatiques malformations chez les enfants. Cela n’empêchera pas Monsanto d’utiliser cette découverte en vue de créer son désherbant, l’agent Orange.


Ce dernier est utilisé par l’armée américaine de 1961 à 1971 pour détruire à grande échelle la jungle vietnamienne durant la guerre, afin de faciliter la progression de ses troupes et de débusquer les combattants vietnamiens. Durant cette période, 80 millions de litres de défoliant sont déversés sur 3.3 millions d’hectares de forêts et de terres. Plus de 300 villages seront contaminés.


Les victimes de l’Agent Orange déboutées...


Plus de 40 ans après cet épandage massif qui affectent encore aujourd’hui les populations civiles vetnamiennes et des milliers de vétérans américains de la guerre du Vietnam, les crimes de Monsanto restent impunis. Le 2 mars 2009, les juges de la Cour suprême des Etats Unis ont débouté les plaignants qui avaient lancé deux actions en justice contre les principales firmes américaines productrice de l’Agent orange : Monsanto, Dow Chemical et quelques autres sociétés.


... Et des faucheurs volontaires condamnés


Pendant ce temps là à Greneville en Beauce (Loiret), le fauchage en 2004 et 2005 de parcelles de maïs génétiquement modifiées conduit 49 faucheurs à payer 73 000 euros de dommages et intérêts au profit de... Monsanto ! Une marche citoyenne était organisée le 20 juin 2009 entre Greneville en Beauce et Toury (Eure et Loir), pour remettre symboliquement le deuxième versement des dommages et intérêts à Monsanto. Et demander à la firme de reverser cette somme aux victimes de l’agent Orange. Reportage.

Vidéo sur le site

Étonnantes équations où le fauchage de quelques épis de maïs conduit Monsanto à réclamer 600 000 euros et où les familles des victimes de l’Agent Orange - entre 2 et 5 millions de victimes selon les estimations, en grande majorité des Vietnamiens - n’ont à ce jour bénéficié d’aucun dédommagement.

Sophie Chapelle

http://www.bastamag.net/spip.php?article622 

Lire aussi :

 

Agriculture et alimentation
Capitalisme
Santé
Sciences
Nanotechnologies


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La dégradation continue des conditions de travail et de vie de l'immense majorité du peuple de France va continuer d'entraîner des mobilisations et des luttes. D'ores et déjà sont annoncés :

- le 26 Janvier, grève nationale des infirmières et des personnels de soin contre les ordres professionnels,
- le 30 janvier, manifestation nationale pour l'éducation à Paris,
- le 3 février, journée nationale de grève à la SNCF,
- le 4 février, journée pour la défense de l'emploi industriel dans le Nord,

L'enjeu majeur est de faire converger toutes ces mobilisations contre le pouvoir du grand capital qui a décidé d'effacer les acquis du peuple arrachés par ses luttes, et en particulier ceux nés de la Résistance et du CNR (retraites, sécu, Fonction publique...).

Sur le Site de FSC :

- PETITION : menace sur le droit syndical dans l'Education Nationale
- FSU : pour ou contre l'adhésion à la CES ?
- Préparation congrès FSU : la révolution culturelle annoncée par Sarkozy aux fonctionnaires depuis... septembre  2007 !
- En Grèce aussi, la lutte de classe
- Indépendance des chercheurs : Formation des enseignants et Processus de Bologne
- PHILIPS contre les DELEGUES CGT : PHILIPS perd son appel à ROUEN

Internet,
commentaire reçu :

Merci pour les articles concernant l'avenir d'Internet. Très inquiétant.
Par contre, il existe une solution : le réseau Freenet qui est un réseau totalement anonyme et crypté, idéal pour échapper à la censure. Voici l'article Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Freenet
J'ai eu l'occasion de le tester : ça marche bien quoique un peu lent et peu fourni. L'installation du logiciel d'accès ne pose pas de problème particulier : il suffit de bien lire la documentation et de bien suivre les indications à l'écran. Amitiés, Yann



A lire absolument :


Sur mon blog désinformation,

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-conflit-israelo-palestinien-les-regles-du-bon-journaliste-aux-ordres--43525151.html

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-votre-programme-tele-comme-si-vous-y-etiez-sauve-qui-peut--43525362.html


Euope-1-Laplote.jpgLe talent de Laplote




Sur mon blog r-sistons.actu,
La "Pax Americana", armée et sanglante
Liste des interventions US avant 1990
http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7610816/la-pax-americana-armee-et-sanglante



Sur mon blog sos-crise :

liste complète



Sélection de liens :

liste complète  


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l’OMS reconnaît ne pas avoir prévu que la vaccination serait boudée ! VICTOIRE .

Incroyable: la BCE prévoit un scénario de rupture avec l’euro

Trop bon, un gars courageux s’est jeté dans l’arène télévisée en disant que le vaccin H1N1 est un poison !!!!

La veille du tremblement de terre à Haïti, l’armée US simulait le déploiement des forces armée dans l’ile suite à un ouragan….

ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet

 

L'humanisme du XXIe siècle



Sans doute les historiens de la première décennie du troisième millénaire diront-ils,

-  primo, que l'heure de l'effondrement d'un empire fondé sur la manne d'une monnaie fictive approchait à grands pas, parce que le gouffre devenait abyssal entre les ressources de la nation et le coût fabuleux tant de la navigation d'une gigantesque flotte de guerre sur toutes les mers du globe que de l'entretien à fonds perdus de mille deux cents garnisons implantées sur les cinq continents;

-  secundo, que la crise économique s'est aggravée en 2010, parce qu'il devenait évident qu'elle mettait en question la validité des fondements mêmes du capitalisme, et cela bien plus gravement que du temps où le rêve communiste avait un instant paru crédible à l'armée des semi intellectuels évangélisés par l'utopie ;

- tertio, que la ruine du Nouveau Monde a été prodigieusement accélérée par Israël, qui avait ridiculisé le géant aux yeux du monde arabe, de la Chine, de la Russie, de l'Amérique du Sud et même du Japon en raison de son refus catégorique de mettre un terme provisoire à ses conquêtes territoriales ;

 - quarto, qu'il était aussi impossible de rendre viable un Etat palestinien infirme que d'en faire accepter un vrai à Jahvé;

 - quinto, qu'un personnage demeuré vaporeux depuis le paléolithique avait subitement débarqué en armes dans l'Histoire, la conscience universelle, laquelle clouait maintenant au pilori l'immoralité de la classe dirigeante de la démocratie mondiale;

-  sexto, que le fossé entre les peuples et leurs élus avait été rendu abyssal par le spectacle d'une civilisation de la Liberté occupée à affamer, les armes à la main et tous canons pointés, la population d'un territoire d'un million six cent mille habitants à Gaza. (…)

http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/philosopher/humanisme.htm  



Haïti: un séisme provoqué ?

Certains ont évoqué à propos du séisme à Haïti l'hypothèse d'un essai d'une nouvelle arme "sismique" américaine. Voici le résumé d'un rapport du GRIP au sujet de recherches bien réelles aux dangers aussi bien réels mais dont il est cependant et pour l'instant sans fondement de les prétendre à l'origine de cette catastrophe. On lira ce rapport dans son intégralité à l'adresse http://www.grip.org/pub/rapports/rg98-5_haarp.pdf



Le Programme HAARP, science ou désastre ?

 

(Résumé)

Sur un site du département américain de la défense (DoD) à Gakona, en Alaska, l'U.S. Air Force
et U.S. Navy ont entrepris, en 1993, de faire construire une station de recherche sur les propriétés de
l'ionosphère d'une puissance jusqu'ici inégalée: c'est le programme HAARP, High Frequency Active
Auroral Research Program.
Pure recherche scientifique affirment les militaires; étape supplémentaire et risquée dans les
tentatives militaires de manipuler l'environnement à des fins hostiles, rétorquent quelques scientifiques
et des organisations écologistes ou pacifistes.
A première lecture, rien ne distingue pourtant HAARP des installations de recherches ionosphériques
déjà en fonctionnement. Sauf le gigantisme des puissances évoquées, et le contrôle exclusivement
militaire du projet. D'où les inquiétudes et la perplexité qu'il suscite, amplifiées encore par la
langue de bois, ou les silences, des autorités militaires. HAARP n'est-il que la partie émergée de nouveaux
projets militaires, préludes à une nouvelle course aux armements? HAARP risque-t-il de provoquer
des dommages irréversibles ou majeurs à l'environnement? Ou bien n'y a-t-il vraiment aucune
raison de s'inquiéter?
Les modifications de la biosphère à des fins militaires, ou à d'autres fins hostiles, sont interdites
par une Convention de 1977, dite la Convention ENMOD. Pourtant, le concept de Environmental
Warfare fait bien partie du langage et des manuels militaires. Depuis le début des années 90 cependant,
alors que se développe aux Etats-Unis une Revolution in Military Affairs (RMA) sensée adapter
les forces armées à leurs missions du 21ème siècle, les références aux techniques de modifications environnementales
se multiplient.
Ces nouvelles missions, ou Future Warfare, reposent sur une domination dans l'air et dans l'espace,
et nécessitent une maîtrise optimale de l'information, de l'environnement et des moyens de
communication, ainsi que de nouvelles classes d'armes à énergie dirigée. Vue sous cet angle, une intensification
des recherches militaires sur les propriétés ionosphériques et les ondes électromagnétiques
n'a rien de surprenant.
Il n'en fallait pas davantage pour propulser le Programme HAARP au coeur d'une controverse,
qui finit par franchir l'Atlantique. Ce travail propose d'en faire le point.
La première partie rappellera certaines notions élémentaires de physique et de chimie de l'atmosphère.
Ces rappels fondamentaux permettront de mieux comprendre ce qu'est l'ionosphère et l'importance
qu'elle revêt, notamment pour les opérations militaires. La deuxième partie s'intéressera au
concept et aux définitions de l'Environmental Warfare ainsi qu'aux règles de droit international qui s'y
appliquent. La troisième partie s'intéressera au Programme HAARP proprement dit: la description du
programme, la procédure d'impact sur l'environnement, son inscription dans un contexte historique et
militaire, et la confrontation des points de vue à son égard.
HAARP est un programme scientifique. Aux mains des puissants, il peut cependant conduire au
progrès comme à l'oppression et au désastre. Sans préjuger des intentions finales des Etats-Unis, et
reconnaissant que ce travail émet plusieurs hypothèses, et relaye certaines spéculations, il s'avère fondé
d'affirmer que le programme HAARP, en synergie avec d'autres programmes militaires, peut
conduire à des déséquilibres dangereux pour l'environnement et les populations

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/01/25/16667122.html 

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