29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 05:46
  Sommaire:

- Sarkozy-Bush, par Eva R-sistons
- Les guerres américaines
- Les plans de guerre de l'OTAN pour le Grand-Nord
- Sélection de liens

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Coucou !

Vous reconnaissez, j'espère ! C'est notre cher Président, qui aurait bien voulu cacher son problème cardiaque, pardon, c'est une erreur du porte-parole Lefebvre, seulement voilà plusieurs personnes l'ont vu tomber, et même un journaliste. Pas de chance ! Les journalistes sont bavards, d'habitude. Même moi, vous voyez !!! Bon, bref, pour la transparence promise, on repassera. En tous cas, il est bien là, notre chou-chou, on est ravis, euh....

Et notre cher Président est en cow-boy, grâce au pinceau magique de notre pote Laplote. Ca me démangeait d'avoir Sarko chéri comme ça, je l'ai susurré à l'oreille de Laplote, et voilà ! Un dessin du meilleur caricaturiste français spécialement pour mes Lecteurs (et mes Lectrices, pas de jalouses, donc). Est-ce que vous réalisez votre chance ? Non seulement vous avez droit à ma prose, souriante (pas toujours), et à l'oeil, en plus, et en prime, vous avez un dessin de Laplote en exclusivité !! La vie est belle, hein ?

Donc, j'ai demandé à mon pote Laplote un dessin de Sarko en cow-boy. Tout ça pour illustrer mon propos: Bush a trouvé son remplaçant. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, ce sont les Français, ces gaulliens de Français, qui ont récupéré le nouveau Bush de la planète, encore plus bushiste que l'autre, faut l'faire. Et donc nous avons notre cow-boy, les dollars, les flingages, et bientôt les rodéos de l'OTAN avec nos jeunes. Elle est pas belle, la vie ???? Ca, c'est le refrain de FR2, dans chaque Télé-Matin bonheur avec les sionistes de service. Les dégraissés et les délocalisés sautent de joie !!!

Et donc, avec Sarkozy agent très spécial des USA, on va americaniser la France, plein pot. Plus de S.S. bientôt, des facs pour gosses de milliardaires, des doubles-journées pour payer les études des gamins ou le désoeuvrement dans les ghettos et parmi les gangs, le culte de l'Argent-Roi, la compétition sauvage, les vaccinations à la pointe du fusil, les Eglises Pentecôtistes à chaque coin de rue, le travail le dimanche et jusqu'à la mort, toutes sortes de lois liberticides, sans oublier la culture Mac Do, ou bling-bling, comme vous voulez, bref l'American Way of Cauchemar.

Et la fête sera complète quand les amis israéliens de Sarkozy bombarderont l'Iran, on les accompagnera, au premier rang. Et au passage, bombardements de toute la région, Syrie, Liban, Gaza... Et dans la foulée, pourquoi pas, la Russie. Elle est pas belle, la vie avec Sarkozy ? Et comme il n'y a plus d'Opposition, c'est du moins ce que les Médias et le beau Valls disent, et qu'on a en France, aussi, beaucoup de veaux, on aura droit à des prolongations avec Sarkozy, à moins qu'il ne reçoive une balle perdue d'un chasseur (barbu) de cow-boy, ou qu'il ne soit refroidi par un nouveau coup de chaleur dans le Parcours santé de Versailles.

En tous cas, notre Bush on l'a, encore plus Bush que l'original, faut l'faire, Marie Drucker et Michel Drucker et tous les Drucker qui peuplent aujourd'hui la télévision pourront continuer à faire l'éloge de l'ami américain, et même israélien pendant qu'on y est, et tant pis pour les essais des dernières armes de destruction massive sur Gaza.

Et à propos de l'ami américain, je vous ai dégoté un article de Noam Chomsky sur l'Aviseur de Marc Fievet, un autre pote, un joli article pour vous démontrer si vous avez encore des doutes, combien nos boys friends US font le bonheur de la planète partout, même sur les îles toutes petites. Quand nos amis yankees débarquent quelque part, il y a des syndicalistes en moins et des dictateurs en plus, et des agents orange, et des multinationales particulièrement gloutonnes. Les peuples en tombent raides de joie !!! Alors, elle est pas belle, la vie avec nos amis américains et notre Président chou-chou ???? Le monde entier va nous envier notre Bush à nous, et comme on est sympa, on le leur offre volontiers... et nos zamis américains en prime !

Ca y est, je sens que l'Administrateur du blog le plus néoconservateur, avec tout ce que j'écris, va encore porter plainte auprès d'Over-blog. Depuis le temps qu'il veut ma peau !  Dommage, quand même, qu'il soit néocon, moi je ne supporte ni les néo, ni les cons, car autrement on avait tout pour s'aimer: J'adore l'Espagne et il est d'origine espagnole, il vit dans la nature et moi aussi, il a les cheveux longs et j'aime ça, nous sommes croyants tous les deux mais lui en Dieu-mars (Dieu de la guerre), et moi en Dieu... de l'Evangile. Et lui travaille pour la multinationale Nestlé, et moi je dénonce ces grosses bêtes malfaisantes. Or donc, il va faire une grosse fureur, encore, il va s'étrangler, le bougre, en lisant cet article, lui le fan des USA, de Bush, des guerres impériales, du choc de civilisations contre les barbudos. Va encore se plaindre à Over-blog !!! Le pote laplote non plus ne raffole pas des USA. Il m'a fait un autre dessin pour mes Lecteurs (et mes Lectrices, bien sûr), spécialement pour R-sistons. Je vous le remets ici:

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Et si vous voulez rigoler un bon coup, vous allez là: Http://laplote.over-blog.fr . Je vous rappelle que mon pote Laplote a fait spécialement pour vous, eh oui il vous gâte, un autre dessin, mon préféré d'ailleurs:

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Il a le sens de l'humour, au moins, mon meilleur ennemi néocon ????

Allez, je vous laisse en compagnie des exploits des cow-boys yankees aux quatre coins de la planète, un Spécial nos Zamis américains, et ne louez surtout pas le Boss Là-Haut d'avoir permis à la France de récupérer le sieur Sarkozy-Bush ! Pfffff.......

Eva, très en colère contre le Destin...


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http://laplote.over-blog.fr 


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Au fait, vous voulez faire un bon placement ???Au lieu d'acheter de l'or, très fluctuant et imprévisible, ou des francs suisses qui n'ont pas la côte de nos zamis américains, car trop indépendants,  je vous conseille d'investir dans les statuettes Sarkozy de Laplote, ça c'est une valeur sûre, vu le talent de l'artiste, un jour ses oeuvres vaudront très cher... Oui, Laplote est de plus en plus côté, c'est mon petit doigt qui me le dit ! Alors écoutez mon bon conseil, et investissez dans du Sarkozy-Laplote....


TAGS: Amérique, Sarkozy, Laplote, Suisse, OTAN, Israël, Bush, cow-bloy, Nestlé, multinationale, néoconservateur, Espagne,  Over-blog, Chomsky, Marc Fievet, Drucker Marie, Drucker Michel, FR2, sioniste, guerre, Iran, Gaza, agent orange, Syrie, Liban Russie, médias, Mac Do, Valls, Lefebvre, Eglises Pentecôtistes, gaullien ...



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Les interventions des Etats-Unis

par Noam CHOMSKY


Aucun pays n’est à l’abri d’une intervention des Etats-Unis, même le plus insignifiant. En fait, ce sont souvent les pays les plus faibles, les plus pauvres, qui provoquent la plus grande hystérie.

Prenez le cas du Laos dans les années 60, peut-être le pays le plus pauvre du monde. La plupart de ceux qui y vivaient ne savaient même pas qu’ils vivaient dans un pays appelé le Laos ; tout ce qu’ils savaient était qu’ils vivaient dans un village qui était situé non loin d’un autre petit village, etc. Mais dès qu’une révolution sociale très limitée a commencé à se développer là-bas, Washington a soumis le Laos à un « bombardement secret » meurtrier, détruisant de larges portions de zones habitées et qui, de leur propre aveu, n’avait rien à voir avec la guerre que les Etats-Unis menaient contre le Vietnam du Sud.

La population de la Grenade est de 100.000 et vous auriez du mal à touver cette île sur une carte. Mais lorsque la Grenade a connu une révolution sociale modérée, Washington est rapidement entré en action pour détruire la menace.

Depuis la Révolution bolchevique de 1917 jusqu’à la chute des gouvernements communistes en Europe de l’Est à la fin des années 80, chaque agression US était justifiée comme une défense contre la menace soviétique. Ainsi lorsque les Etats-Unis ont envahi la Grenade en 1983, le chef d’Etat Major a expliqué que, dans l’éventualité d’une attaque soviétique contre l’Europe occidentale, un régime hostile à la Grenade pouvait couper les approvisionnements de pétrole des Caraïbes à l’Europe de l’Ouest et que les Etats-Unis seraient dans l’impossibilité de porter secours à leurs malheureux alliés.

Cela peut paraître comique, mais de telles histoires peuvent mobiliser un soutien de l’opinion publique contre l’agression, le terrorisme et la subversion.

L’agression contre le Nicaragua était justifiée par le fait que si nous ne « les » arrêtions pas là-bas, « ils » traverseraient notre frontière à Harlington, Texas – à peine deux heures de route. (pour les publics plus éduqués, il y avait des arguments plus sophistiqués, mais tout aussi plausibles).

En ce qui concerne l’économie américaine, le Nicaragua pourrait disparaître et personne ne s’en rendrait compte. Même chose pour le Salvador. Pourtant ces deux pays ont été soumis à des attaques meurtrières de la part des Etats-Unis qui ont coûté des centaines de milliers de vies et des milliards de dollars de dégâts.

Il y a une raison à cela. Plus le pays est faible, plus son exemple est dangereux. Si un pays minuscule comme la Grenade pouvait améliorer les conditions de vie de sa population, d’autres pays, avec plus de ressources, pourraient se demander « pourquoi pas nous ? »

Ceci est vrai aussi pour l’Indochine, qui est relativement grande et possède quelques ressources. Eisenhower et ses conseillers s’étendaient sans cesse sur le riz, l’étain et le caoutchouc, mais leur véritable crainte était que le peuple indochinois retrouve l’indépendance et la justice et que celui de la Thaïlande les imite et, en cas de réussite, que la Malaisie suive leur exemple pour rapidement aboutir à l’indépendance totale de toute l’Indonésie et la perte pour les Etats-Unis d’une partie importante de la « Grande Zone ».

Lorsqu’on veut instaurer un système global qui soit soumis aux besoins des investisseurs américains, il faut s’assurer que tous les morceaux restent en place. Il est étonnant de constater à quel point cette idée est ouvertement formulée dans les documents officiels.

Prenons l’exemple du Chili sous Allende. Le Chili est un pays relativement grand, avec beaucoup de ressources naturelles, mais, là non plus, les Etats-Unis n’allaient pas s’effondrer si le Chili devenait indépendant. Pourquoi étions-nous si préoccupés par ce pays ? Selon Kissinger, le Chili était un « virus » qui pouvait « infecter » la région et dont les effets allaient se ressentir jusqu’en Italie.

Malgré 40 ans de subversion par la CIA, l’Italie avait encore un mouvement ouvrier. L’avènement d’un gouvernement social-démocrate au Chili aurait pu inspirer les électeurs italiens. Imaginez qu’ils se prennent à avoir des idées bizarres comme celle de reprendre le contrôle de leur propre pays et de refonder les mouvements détruits par la CIA dans les années 40 ?

Les stratèges américains, depuis le secrétaire d’Etat Dean Acheson à la fin des années 40 jusqu’à nos jours, ont toujours averti qu’ « une pomme pourrie gâte le baril » [traduction littérale du proverbe – NDT]. Le danger était la pourriture – le développement social et économique – qui pouvait se transmettre.

Cette « théorie de la pomme pourrie » est présentée en public sous le nom de la théorie des dominos. Elle est destinée à faire peur à l’opinion publique et lui expliquer comment Ho Chi Minh pourrait monter dans canoë et pagayer jusqu’en Californie, ce genre de choses. Il se peut que quelques responsables américains croient à ces bêtises, c’est possible, mais pas les stratèges. Ces derniers comprennent parfaitement que la véritable menace est celle d’un « bon exemple ». Et il leur arrive parfois de l’énoncer clairement.

Lorsque les Etats-Unis planifiaient le renversement de la démocratie guatémaltèque en 1954, le Département d’Etat a déclaré officiellement que « le Guatemala représente un danger croissant pour la stabilité du Honduras et du Salvador. Sa réforme agraire est un puissant outil de propagande : son vaste programme social d’aide aux travailleurs et paysans dans une lutte victorieuse contre les classes aisées et les grandes entreprises étrangères exerce un fort attrait auprès des populations voisines en Amérique centrale, où les conditions sont similaires ».

En d’autres termes, les Etats-Unis veulent la « stabilité », c’est-à-dire la sécurité pour « les classes aisées et les grandes entreprises étrangères ». Si cet objectif peut être atteint par des mécanismes démocratiques, tout va bien. Sinon, la « menace contre la stabilité » que représente un bon exemple doit être détruite avant que le virus ne se répande. C’est pourquoi même le plus petit des pays peut représenter une menace et doit être écrasé.

Noam Chomsky

traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

extrait du livre de N. Chomsky "What Uncle Sam Really Wants"

http://www.marcfievet.com/article-34232287.html


Données bancaires:
Une fois de plus, Bruxelles se couche devant Washington

europe_usaLes pays de l’UE ont accepté aujourd’hui de négocier un accord permettant aux Etats-Unis de continuer à accéder aux informations bancaires du réseau Swift dans le cadre de la lutte antiterroriste, une initiative qui suscite des craintes en Europe. Les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ont donné mandat à la présidence suédoise de l’UE et à la Commission européenne de négocier un tel accord, même si plusieurs d’entre eux ont exprimé des réserves.

“J’ai les mêmes inquiétudes que les citoyens” concernant la protection des données personnelles, a ainsi déclaré le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn.”Il ne s’agit en aucune façon de donner un chèque en blanc aux Etats-Unis, comme certaines critiques veulent le faire croire”, a assuré lundi le commissaire aux Liberté et à la Justice Jacques Barrot dans une déclaration.

Les dirigeants des Verts au Parlement européen estiment que cet accord “menace les droits fondamentaux des citoyens”.Le mandat de négociation vise à la conclusion d’un “accord temporaire de la durée de quelques mois”, a expliqué Jacques Barrot.
“Les Etats-Unis pourront continuer à accéder temporairement aux données considérées comme nécessaires, seulement à la suite d’une vérification de la légalité de leurs demandes et sous contrôle judiciaire strict”, a-t-il assuré.

http://www.marcfievet.com/article-34307198.html


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Militarisation de l’Arctique: Scandinavie et mer Baltique
Les plans de guerre de l' OTAN pour le Grand Nord


Par Rick Rozoff

Depuis le début de l’année, les États-Unis et l’OTAN ont indiqué à maintes reprises en paroles et par des actes leur intention d’établir leur revendication territoriale et d’étendre leur présence militaire dans ce qu’ils appellent le Grand Nord : le cercle polaire et les eaux qui s’y relient, les mers de Barents et de Norvège, ainsi que la mer Baltique.


Le 12 janvier 2009 Washington a émis la Directive présidentielle de sécurité nationale 66 qui contient la prétention belliqueuse que « les États-Unis ont des intérêts de sécurité nationale fondamentaux et étendus dans la région de l’Arctique et sont disposés à agir indépendamment ou en conjonction avec d’autres États pour protéger ces intérêts [qui] comprennent la défense anti-missile et l’alerte avancée ; le déploiement de systèmes marins et aériens pour le transport maritime stratégique, la dissuasion stratégique, la présence maritime et les opérations de sécurité maritimes »[1] Plus tard le même mois l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) tenait une conférence sous le thème « Perspective en matière de sécurité dans le Grand Nord » dans la capitale de l’Islande à laquelle ont assisté le secrétaire général de l’alliance et ses plus hauts commandants militaires.


Cette initiative concertée a été abordée dans un article précédent de la présente série[2] et les plans de l’Occident d’empiéter sur le territoire arctique et confronter la Russie dans la région occidentale de l’océan dans un autre.[3]

Les pays membres de l’OTAN, individuellement et collectivement, ont multiplié les efforts depuis un mois pour accroître de façon impressionnante leur présence militaire et leur capacité de combat dans le Grand Nord.


La Suède : Le champs d’essai et de bataille de l’OTAN


Un exemple de cette campagne agressive et inquiétante nous est donné par les manoeuvres militaires Loyal Arrow 2009 de l’OTAN, qui ont lieu présentement et durent dix jours, en Suède, qu’un des quotidiens américains à grand tirage décrit comme « une force à action rapide de l’OTAN [...] sur un pied de guerre dans la Laponie suédoise » avec la participation « de dix pays, 2 000 soldats, un porte-avions et 50 chasseurs, dont le F-15 Eagle de l’armée de l’air des États-Unis, à des exercices de guerre près de territoires arctiques contestés ».

Le quotidien ajoute que « le choix de l’endroit pour tenir des exercices de guerre reflète l’importance stratégique grandissante de l’Arctique, qui renfermerait, selon des estimés, le quart des réserves de pétrole et de gaz naturel de la planète. [...] »[4]

Un site web de l’OTAN offre les détails suivants :


« Dix pays membres et non membres de l’OTAN participent à l’exercice aérien Loyal Arrow 2009, du 8 au 18 juin 2009, en Suède. Une cinquantaine d’avions à réaction rapides, qui seront basés à l’aile de Norrbotten, en Suède, participeront à l’exercice. Le but de l’exercice est de former des unités sélectionnées des quartiers généraux de la composante de l’air de la force conjointe de la Force de réaction de l’OTAN dans la coordination et la conduite d’opérations aériennes. De plus, des appareils du système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) de l’OTAN et d’autres avions et hélicoptères de transport soutiendront les exercices. Certaines unités participantes voleront en provenance de bases situées en Norvège et en Finlande.

« L’exercice est basé sur un scénario fictif. Dans ce scénario, des éléments de la Force de réaction de l’OTAN (NRF) [...] seront déployés dans un théâtre d’opération. La NRF a été créée pour donner à l’Alliance un outil efficace face aux nouvelles menaces à la sécurité du XXIe siècle. Il s’agit d’une force multinationale et conjointe pouvant être déployée rapidement, munie d’équipements modernes pouvant accomplir n’importe laquelle des missions de l’Alliance, où et quand elles sont nécessaires, telles que mandatées par le Conseil de l’Atlantique Nord.

« Environ 800-900 soldats d’Allemagne, de Finlande, du Royaume-Uni, d’Italie, de Norvège, de Pologne, du Portugal, de Suède, de Turquie et des États-Unis ainsi que la composante de détection aérienne avancée y participeront. »[5]

Le personnel de l’armée de l’air des États-Unis est arrivé par avion de la base qu’utilisent les États-Unis à Mildenhall, en Angleterre, et « des équipages de l’air et de terre de l’armée de l’air des États-Unis en Europe ont rejoint des unités militaires d’une dizaine d’autres pays le 8 juin. [...] »[6]

Les exercices de guerre ont leur base à la baie de Botnie dans le nord de la mer Baltique et il s’agit de la plus grande démonstration de la puissance aérienne de l’histoire dans cette région.

Le premier jour des exercices, le 8 juin, on rapportait que « l’exercice aérien Loyal Arrow sous la conduite de l’OTAN a commencé dans le nord de la Suède aujourd’hui. Le porte-avions britannique HMS Illustrious [avec 1 000 soldats à son bord] est arrivé dans la baie de Botnie, 50 aéronefs et 2 000 personnes, l’équipage du porte-avions y inclus, provenant de dix pays participeront au plus grand exercice d’entraînement aérien de l’histoire dans la baie finlandaise-suédoise de Botnie. »[7]

La base aérienne de Lulea en Suède, celles de Bodo en Norvège et d’Oulu en Finlande sont utilisées dans ces exercices de guerre de l’OTAN.

Les exercices Loyal Arrow sont basés sur un « scénario fictif » dans lequel « La Force de réaction de l’OTAN (NRF) est déployée dans un théâtre d’opération, le Lapistan.

« Le Lapistan est un pays instable, non démocratique fictif gouverné par une clique militaire qui accueille des camps d’entraînement de terroristes. Le scénario est centré sur un conflit entourant le pétrole et le gaz naturel avec la Botnie, un pays voisin fictif membre de l’OTAN, avec la participation de pays fictifs neutres, le Nordistan et la Suomie, qui sont une référence à la Norvège et à la Finlande. »[8]

Lorsque les exercices ont commencé, Stefan Lindgren, vice-président de Solidarité afghane en Suède, a déposé une plainte auprès du protecteur du citoyen en matière de discrimination et dit que les exercices de guerre de l’OTAN sont à la fois une diffamation des Samis et des musulmans en Suède. La terminaison « istan » rélève un lien mentalement avec la guerre de l’OTAN en Afghanistan.

Les Samis, un peuple autochtone de la région, ont protesté contre l’utilisation du terme « Laps », interdit en Suède, et contre la description de l’exercice.[9]

Un journal de la presse à grande diffusion explique la controverse dans les termes suivants : « Les principaux habitants autochtones du nord de la Norvège, le peuple sami, sont mécontents du fait que le “pays ennemi” dans le scénario de guerre s’appelle “le Lapistan” et se sont joints aux manifestatations contre l’OTAN. Le nom a été inventé par l’OTAN et ressemble à l’expression “Lapps” qui est désobligeante envers les Samis. »[10]

Le quotidien américain The Christian Science Monitor y ajoute ces citations dans son édition du 11 juin :

« “Ces exercices augmentent le risque de conflit”, dit Anna Ek, présidente de la Société pour la paix et l’arbitrage de la Suède. “Ils envoient des signaux offensants et agressifs. Devrions-nous vraiment nous préparer à un conflit avec la Russie alors qu’existe encore la possibilité de coopération dans l’Arctique ?”

« “Ni le parlement, ni le comité de la Défense n’a été informé de l’ampleur de cet exercice”, dit Peter Radberg, député du Parti vert. “Cela ressemble à un effort de promotion de l’OTAN en Suède. [...] Cela risque de provoquer une escalade militaire dans une région où nous devrions désarmer.” »[11]

Non seulement la sécurité, le bétail et le statut même des Samis ont-ils été mis en péril dans le nord de la Suède, mais l’exercice Loyal Arrow 2009, en conjonction avec d’autres exercices et initiatives militaires que nous examinerons plus tard, vise directement la Russie, le seul rival de l’OTAN dans la course à la domination de l’Arctique.

Le groupe OTAN Hors de la Suède a organisé plusieurs actions à Lulea (le site de la base aérienne suédoise utilisée dans les exercices d’entraînement) et manifesté contre l’utilisation du comté de Norrbotten comme terrain d’entraînement et champ de tir pour de possibles actions futures au pays et à l’étranger.

Anna-Karin Gudmundson de cette organisation a dit : « Ces exercices peuvent être perçus comme étant très provocateurs. La région de la mer de Barents est une région névralgique par son emplacement par rapport à l’Arctique. Avec tout ce qui se dit au sujet de la fonte des glaces et la rivalité pour les ressources naturelles, cela pourrait ressembler à une démonstration de force de la part de l’OTAN. »[12]

Ofog, un autre groupe suédois qui milite pour la paix, a annoncé le 8 juin qu’il envoyait des militants dans un champ de bombardement près de la base aérienne de Vidsel dans le Norrbotten pour « arrêter les préparatifs pour des crimes de guerre » et pour « empêcher l’OTAN de continuer de bombarder la région ».[13]

Le groupe a émis un communiqué dans lequel il affirme : « Comme l’OTAN, nous serons aussi dans les airs, au sol et en mer. Nous ferons tout en notre pouvoir pour montrer à l’OTAN que ses affaires sont répugnantes et mortelles. »

« L’OTAN n’est pas une alliance de défense. Elle est le plus grand club d’armements nucléaires et la plus grande machine de guerre du monde. »[14]

Le deuxième jour des exercices, le 10 juin, cinq membres de l’Ofog ont été arrêtés après être entrés sur le champ de bombardement.

Six autres ont été arrêtés alors que les bombardements continuaient et une des militantes de l’Ofog sur les lieux, Miriam Cordts, a dit : « L’OTAN est la plus grande machine de guerre et le plus grand club d’armements nucléaires au monde. Cet exercice aérien dans le nord de la Suède est son plus grand exercice cette année et est conçu pour accroître la capacité de la Force de réaction de l’OTAN à attaquer à n’importe quel moment. Quatre-vingt-dix pour cent de ceux qui sont tués dans les guerres de l’OTAN sont des civils. Nous avons la responsabilité en tant qu’êtres humains de tout faire pour stopper cet exercice. »[15]

L’intention des militants de l’Ofog était d’arrêter les bombardements par leur présence, mais les exercices de l’OTAN ont continué.

Un porte-parole du groupe a commenté : « Nous savons que l’OTAN bombarde des civils, mais c’est la première fois qu’elle menace de bombarder des civils en Suède. »[16]

Bien qu’elle ne soit pas encore membre à part entière de l’OTAN, la Suède est l’hôte de ces exercices par ses obligations envers le Partenariat pour la paix de l’Alliance et elle s’approche ainsi toujours plus de l’intégration complète à l’OTAN malgré l’opposition de la majorité des Suédois.


La Suède dans l’OTAN : La neutralité au passé


L’incorporation de la Suède à l’OTAN est préparée de façon méthodique depuis plusieurs années.

À la mi-mai, la député et responsable du Parti libéral en matière de politique étrangère Birgitta Ohlsson a déclaré : « Pour moi, et pour le Parti libéral (Folkpartiet), cela prouve plus que jamais que la Suède doit être membre de l’OTAN. Les partis politiques ne peuvent pas seulement suivre l’opinion publique, ils doivent aussi l’influencer, et l’isolationnisme est très passé. »[17]

Un peu après, le ministre de la Défense Sten Tolgfors a annoncé « la plus grande restructuration des forces armées de la Suède de l’ère moderne » et que « la Suède aura pour la première fois en plusieurs décennies une organisation de défense ».

Il a clarifié son message en ajoutant : « Aujourd’hui, nous avons une force avec une organisation à des fins nationales, basée sur un système de conscription, et une autre à des fins internationales, basée sur les unités permanentes.

« Nous allons réformer notre défense en partant des leçons apprises de notre position au rang des premières nations dans le Groupe de combat nordique. Nous aurons à l’avenir une défense basée sur un groupe de combat.

« Nous avons bâti le Groupe de combat nordique ensemble. Nous sommes en Afghanistan avec la Finlande. »

On a vu que l’Afghanistan n’était pas la seule raison de l’intensification de la militarisation de la Suède et de son intégration aux structures de l’OTAN lorsque Tolgfors a dit au sujet des exercices Loyal Arrow en juin : « La Russie a certainement haussé le ton ces dernières années [...]. »[18]

Deux jours plus tard il s’est rendu au quartier général de l’OTAN à Bruxelles pour y rencontrer Jaap de Hoop Scheffer et « informer le secrétaire général de la transformation prochaine des capacités de défense de la Suède, pour rendre les forces suédoises plus efficaces, plus déployables et plus aptes à mener des opérations internationales. »[19]

Quatre jours avant le début des exercices de guerre Loyal Arrow, l’ambassadeur de la Suède en France, Gunnar Lund, « parlant au nom du ministre des Affaires étrangères de la Suède Carl Bildt », a encouragé l’utilisation d’un contingent de cinq pays nordiques des groupes de combat de l’Union européenne (qui agirait sous la conduite de l’OTAN par l’entremise du Berlin Plus et d’ententes connexes) lorsqu’il a dit : « Du côté militaire, j’aimerais attirer votre attention sur l’utilisation de groupes de combat, un outil qui pourrait s’avérer très utile pour appuyer la paix et la sécurité internationales. »

Le gouvernement suédois a dit regretter que l’UE n’ait employé plus tôt le Groupe de combat nordique (avec des forces de la Suède, de la Finlande, de la Norvège, de l’Islande et de l’Estonie) et n’ait pas « donné feu vert à son envoi au Tchad et en République centrafricaine l’année dernière. »[20]

(La Suède, la Finlande et l’Irlande sont trois des cinq pays encore neutres nominalement, les deux autres étant la Suisse et l’Autriche. Les cinq ont maintenant déployé des contingents militaires de diverses grandeurs pour servir dans la Force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan sous la conduite de l’OTAN. En Suisse, un groupe militant pour la paix, Suisse sans Armée, qui « accuse le gouvernement de chercher à diriger la Suisse neutre vers l’alliance militaire qu’est l’OTAN », a récemment présenté au parlement fédéral une pétition de plus de 100 000 signatures, le nombre requis pour déposer un projet de loi, contre le projet d’achat de nouveaux chasseurs pour assurer l’interopérabilité de l’OTAN.)


Une frontière de 1 300 km avec la Russie : La Finlande intégre l’OTAN


Le mois dernier il y a eu en Finlande une rencontre des ministre de la Défense des pays nordiques (Suède, Finlande, Danemark, Norvège et Islande, qui n’est pas la même chose que le groupe ministériel de la Défense des pays nordiques et baltes) où les ministres des cinq pays ont « discuté des développements en matière de sécurité dans le nord de l’Europe et échangé les points de vue sur les processus de transformation de la défense nationale en cours » et « évalué les défis communs en Afrique et en Afghanistan ».

« Les ministres ont discuté des développements dans le Grand Nord et des possibilités d’une coopération nordique dans la région.

« Ils ont également analysé les possibilités de rehausser la coopération nordique dans le mer Baltique. »[21]

La réunion a eu lieu un peu après que « l’ex-ministre des Affaires étrangères de la Norvège Thorvald Stoltenberg [...] a conclu dans un rapport sur la coopération de défense nordique que les cinq pays nordiques doivent renforcer leur coopération de sécurité dans l’Arctique [...]. »[22]

Moins d’une semaine plus tard des pilotes de l’armée de l’air des États-Unis étaient en Finlande pour entraîner des pilotes finlandais dans la procédure de ravitaillement en vol comme on en utilise dans les missions et opérations militaires à long cours.

Selon l’officier des opérations pour le 21e Escadron de combat de l’armée de l’air de la Finlande, « un capitaine qui a demandé l’anonymat en raison de la politique gouvernementale », les exercices d’une semaine avec la participation de Hornets F-18 de la marine et d’un Stratotanker KC-135 de l’armée de l’air ont « aidé l’escadron, et tout le service, à satisfaire à un critère établi par le gouvernement pour pouvoir être déployé à l’extérieur de la Finlande pour soutenir les forces de l’OTAN. Bien que la Finlande ne soit pas membre de l’OTAN, elle fait partie du programme du Partenariat pour la paix de l’alliance, que soutient également l’armée de l’air des États- Unis en Europe (USAFE).

« Cela nous ouvre les yeux sur un champ d’opération beaucoup plus étendu. »

Le rapport duquel est tirée cette phrase informe les lecteurs que « c’est la première fois que l’armée de l’air des États-Unis en Europe déploie un équipe d’avion-citerne en Finlande pour une opération de ravitaillement en vol ».[23]

Le 25 mai dernier, le ministre finlandais du Commerce et du Développement, Paavo Vayrynen, du Parti du Centre, a dit que le partenaire de son parti dans la coalition au pouvoir, le Parti de la coalition nationale, « a mené une campagne soutenue pour créer une opinion publique favorable à l’adhésion à l’OTAN ».[24]

Des initiatives semblables, concertées et secrètes, pour entraîner des pays dans l’OTAN contre le gré de la majorité de leur population ont lieu en Suède et à Chypre, entre autres.

Du 1er au 4 juin, le Commandement allié Transformation (ACT) de l’OTAN, basé à Norfolk en Virginie, et les Forces de la défense de Finlande ont participé à un portail d’éducation et de formation des partenaires de l’OTAN (NPETN) à Helsinki.

Un colonel de l’armée de l’air de la Turquie assigné au NPETN a décrit le programme comme étant « essentiellement un réseau humain qui offre un forum aux membres, incluant le Collège de la Défense et le Centre de guerre interarmées et le Centre de formation interarmées de l’OTAN, l’École de l’OTAN, l’École des systèmes de communications et d’information, le Centre de formation opérationnelle d’interdiction maritime et les Centres d’excellence de l’OTAN et les centres d’éducation et de formation militaires de l’OTAN et des pays partenaires ».[25]

La conférence de trois jours n’était cependant pas une affaire bilatérale entre les quartiers généraux de l’OTAN aux États-Unis et en Finlande, puisque des pays de pas moins de cinq continents y ont participé.

« Pour la première fois de l’histoire de la conférence, un représentant de l’Australie, un pays contact de l’OTAN, participera aux discussions. »

Le représentant de la Turquie à l’OTAN précité a dit : « La conférence nous donne l’occasion d’atteindre nos objectifs parce que nous aurons plus de contribution de nos pays partenaires, des représentants de l’OTAN, du Partenariat pour la paix, du Dialogue méditerranéen et de l’Initiative de coopération d’Istanbul, de Pays Contacts. »[26]

Avec les 28 pays membres à part entière de l’OTAN, les 25 candidats du Partenariat pour la paix, les sept membres du Dialogue méditerranéen, les six de l’Initiative de coopération d’Istanbul (le Conseil de coopération du golfe Persique) et plusieurs pays contacts comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Corée du Sud, cela représente au total près du tiers des 192 pays du monde.

Le jour où la Conférence de l’OTAN s’est terminée, dans la capitale finlandaise, la police de ce pays a arrêté six militants pour la paix pour avoir peint des symboles de l’OTAN en rouge(-sang) sur les murs du quartier général du Commandement de la Défense finlandaise à Helsinki.

Le groupe Muurinmurtajat a émis un communiqué dans lequel il affirme avoir « voulu attiré l’attention sur le travail pratique qui se fait pour rapprocher militairement la Finlande de l’OTAN au Commandement de la Défense ».[27]

Quatre jours plus tard, l’Agence de consultation, de commandement et de contrôle de l’OTAN (NC3A) a signé un protocole d’entente avec la Finlande sur la technologie de la défense.

« La Finlande participe depuis longtemps au programme du Partenariat pour la paix de l’OTAN et a une solide histoire de contribution aux missions et exercices de l’OTAN.

« La Suède fut le premier partenaire à signer une entente semblable avec la NC3A en 2007. »[28] Le même jour, les forces armées finlandaises ont commencé « leur plus grand exercice militaire en plusieurs décennies ».

Maanvyory 2009 (raz-de-marée 2009) comprend la participation de « 18 000 militaires, dont 7 000 réservistes des trois branches du service ».[29]


La Norvège : L’armée de l’OTAN entre dans l’Arctique


Le 2 juin on a annoncé que la Norvège déplacera le quartier général de son Commandement opérationnel du sud du pays, dans le nord de Stavanger, à Reitan, à l’extérieur de Bodo, « faisant ainsi de la Norvège le premier pays à déplacer son commandement militaire dans l’Arctique ».

« Ce déplacement correspond au déplacement de l’attention du gouvernement vers les régions du Nord. Avec son nouvel emplacement à l’intérieur du cercle polaire, le commandement opérationnel suprême de la Norvège sera directement en contact avec toutes les questions concernant le Grand Nord. »[30]

Lors d’une rencontre des parlementaires de l’OTAN à Oslo du 22 au 26 mai, le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer a eu des entretiens avec le premier ministre Stoltenberg, le ministre des Affaires étrangères Store et le ministre de la Défense Strom-Erichsen et une audience avec le roi Harald V. « Les discussions ont centré sur les plans de l’OTAN après son sommet, y compris la mise à jour prochaine du Conseil stratégique de l’Alliance, les relations avec la Russie et les nouveaux défis de sécurité des alliés. »[31]

À la même rencontre des parlementaires de l’OTAN, des membres du cabinet norvégien ont dit aux participants que « l’OTAN devrait accroître son rôle dans le Grand Nord », tandis que le secrétaire d’État à la Défense Espen Barth Eide a insisté pour que « la prochaine réorganisation de la structure de commandement de l’OTAN tienne compte du Grand Nord [...]. »[32]

L’ambassadeur de la Norvège à l’OTAN, Kim Traavik, a accompagné les ambassadeurs de cinq confrères de l’OTAN dans un « voyage d’étude » dans le nord du pays après la rencontre des parlementaires pour inspecter le site prévu du future conflit.

Une semaine auparavant, la ministre de la Défense de la Norvège Anne-Grete Strom-Erichsen « a souligné l’importance de formuler une position commune sur les questions de défense et de sécurité concernant le Grand Nord. La ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de “rehausser la pertinence de l’OTAN”. À la lumière de la récente poussée de la Russie sur le plan militaire et économique dans l’océan Arctique, Strom-Erichsen voit une source d’inquiétude potentielle de déstabilisation dans la région. »[33]

Dans ses propres mots :

« L’Alliance est au coeur de la stratégie de sécurité et de défense de tous les États de l’océan Arctique sauf un. Elle n’a donc pas le choix que de définir son rôle dans la région. Le défi sera de formuler une politique qui répond au intérêts fondamentaux de sécurité de l’Occident [...]. »[34]

Le Commandement allié Transformation, de l’OTAN, effectue une démonstration d’interopérabilité de coalition (CWID) à Lillehammer, en Norvège, du 1er au 26 juin « avec un accent particulier sur ce qui sera déployé dans des opérations menées par l’OTAN comme une riposte de l’Article 5, la Force internationale de sécurité et d’assistance (ISAF), Active Endeavour et la Force du Kosovo ou au sein d’une Force de réaction de l’OTAN (NRF) [...]. »[35]

Une riposte de l’Article 5 est une invocation de la cause sur l’aide militaire collective de l’OTAN, comme cela se fait depuis près de huit ans avec la guerre en Afghanistan.

Le 16 juin on rapportait que les exportations d’armements de la Norvège avaient atteint un record et que « la majeure partie des exportations de matériel de défense norvégiennes se font vers les pays membres de l’OTAN ainsi que la Suède et la Finlande ».[36]


Nouveaux empiétements sur la Russie : L’OTAN et la mer baltique


On rapportait à la fin du mois dernier que l’OTAN continuera ses patrouilles aériennes en rotation au-dessus de l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie au moins jusqu’en 2020.[37] Comme l’ont souligné des représentants russes, les avions de guerre de l’OTAN qui y participent sont à cinq minutes de vol de Saint-Pétersbourg, la deuxième plus grande ville de la Russie.

Les exercices multinationaux de la Force de réaction Baltic Eagle de l’OTAN (NRF-14) ont lieu du 2 au 18 juin dans la Zone militaire Adazi, en Lettonie, pour préparer le Bataillon balte de la Lettonie et les forces armées estoniennes et lituaniennes « à tester le niveau de préparation au combat de l’unité ».

« Selon le scénario de l’exercice, les troupes seront déployées dans la région de conflit militaire et se livreront à des opérations de grande envergure. [...] Une quantité importante d’armes et d’équipements modernes, incluant des missiles antichar guidés Spike, des véhicules lourds multifonctionnels 8×8 SISU modernes, des transporteurs de personnel blindés SISU et des fusils d’assaut G36, sera utilisée durant l’exercice [...]. »

Le Bataillon balte est une composante de la Force de réaction de l’OTAN qui, elle, est « une force très préparée et technologiquement avancée de l’Alliance comprenant des composantes terrestres, aériennes, maritimes et spéciales pouvant être déployées rapidement au besoin. Elle est autonome et capable d’accomplir des missions partout dans le monde dans n’importe quel type d’opérations. »[38]

Durant la même période la marine américaine a dirigé les exercices annuels Baltic Operations (BALTOPS) dans la région.

« Les forces maritimes de 12 pays participeront au plus grand exercice naval multinational cette année dans la mer Baltique du 8 au 19 juin.

« L’exercice Baltic Operations (BALTOPS) est un événement annuel qui vise à améliorer l’interopérabilité et la coopération des alliés régionaux » et cette année il comprend des forces navales des États-Unis, de l’Allemagne, du Danemark, de la Grande-Bretagne, de l’Estonie, de la Finlande, de la France, de la Hollande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne et de la Suède. »[39]

Y participent le contre-amiral américain John N. Christenson, commandant du 12e Groupe d’intervention porte-avions, et le contre-amiral suédois Anders Grenstad, commandant du Commandement de la composante maritime et l’« équivalent suédois du chef des opérations navales de la marine américaine ».[40]

Cinq jours avant le début des opérations BALTOPS 2009, le USS Mount Whitney (le navire amiral de la 6e Flotte de la marine américaine et le navire de commande et de contrôle du commandant du Commandement interarmées de Lisbonne et de la Force de frappe de l’OTAN, déployée contre la Russie dans la mer Noire après la guerre d’août dernier dans le Caucase) est arrivé près des côtes de la Lituanie et a reçu l’expatrié américain et actuel président de la Lituanie Valdas Adamkus.

Ce dernier s’est servi de l’occasion pour affirmer : « Au nom de toute notre nation, la présence du Mount Whitney est significative pour tout le pays. Elle fait preuve de respect, apporte une force et conviction additionnelles pour combattre pour leur engagement, mais surtout la solidarité de la communauté de l’OTAN. »

Ce à quoi le commandant américain a répondu : « Je désire remercier publiquement la Lituanie pour son [sic] appui au Kosovo, en Irak et surtout en Afghanistan. »[41]


La marine et l’armée de l’air de l’Allemagne retournent dans le voisinage de Léningrad


Le ministre de la Défense de l’Allemagne Franz Josef Jung a fait une tournée des pays baltes la semaine dernière et s’en entretenu avec ses homologues estonien, lettonien et lituanien pour « discuter [...] de questions pressantes au sein de l’OTAN et de l’Union européenne » et pour « renforcer les bons rapports de sécurité avec les trois pays baltes ».[42]

Des avions allemands vont prendre en charge la patrouille balte de l’OTAN plus tard cette année, ce qui ravivera à coup sûr des souvenirs chez les Péterbourgeois assez vieux pour avoir survécu le siège de 900 jours de la ville lorsqu’elle s’appelait Léningrad.

Comme le fera aussi l’arrivée récente de la marine allemande. « Un navire-atelier auxiliaire, sur la dizaine d’unités allemandes, apporte un soutien à plus de 40 navires alliés participant aux exercices Baltic Operations 2009 ici [...]. »[43]


La Pologne : Base principale de l’OTAN dans la mer Baltique


À la mi-mai, un haut représentant de la défense polonaise a déclaré que « la Pologne s’attend à ce qu’une batterie de missiles américains Patriot soit déployé sur son sol en 2009 peu importe que le président Barack Obama choisisse ou non d’aller de l’avant avec les plans de défense antimissile en Europe » et a enjoint l’OTAN « de ne pas négliger les dangers potentiels de sécurité plus près d’elle en Europe et [...] exprimé la disposition [du gouvernement polonais] à accueillir une infrastructure de l’alliance. »[44]

Washington n’a pas tardé à lui rendre la pareille : « Le département d’État des États-Unis a confirmé que la batterie de missiles Patriot sera déployée en Pologne quoi qu’il advienne des plans du système de défense antimissile. »[45]

Trois jours plus tard le Financial Times rapportait qu’en rapport avec le stationnement de missiles Patriot en Pologne par le Pentagone, « les pourparlers vont comme prévu sur l’achèvement des ententes finales en juillet, suivi d’un déploiement de 100-110 soldats américains et de 196 missiles avant la fin de l’année ».

Le quotidien cite le ministre adjoint de la Défense de la Pologne Stanislaw Komorowski qui dit : « Ce sera la première fois que des soldats américains sont stationnés en sol polonais, à l’exception de ceux qui sont venus sous commandement de l’OTAN, prendre part à des exercices, par exemple. [...] Ce sera symbolique pour la Pologne. »[46]

Au début du mois de juin le premier ministre polonais Donald Tusk affirmait « que la Pologne n’a pas changé d’avis concernant le bouclier antimissile américain »[47], en particulier le stationnement de 10 missiles intercepteurs basés au sol à Redzikowo, dans le nord de la Pologne, jadis le site d’une base aérienne de la Luftwaffe de l’Allemagne nazie, un autre parallèle historique qui devrait inquiéter tout Russe informé et sensé.

Vers la fin de la semaine dernière le porte-parole du gouvernement polonais Pawel Gras a dit que « l’accord bilatéral sur le déploiement du bouclier anti-missile parrainé par les États-Unis en Pologne prévoit la livraison d’une batterie prête à au combat » et que les missiles américains Patriot seraient « armés et stationnés en permanence ».[48]

Le même jour le ministre de la Défense de la Pologne Bogdan Klich « a annoncé que l’OTAN établira le Centre de commandement de combat interarmées à Bydgoszcz, dans le nord de la Pologne, suite à une décision des ministres de la Défense à une réunion de l’OTAN à Bruxelles ».[49] Le Centre de commandement de combat interarmées s’ajoutera au Centre de formation interarmées de l’OTAN déjà à Bydgoszcz.

La réunion des ministres de la Défense de l’OTAN a eu lieu à Bruxelles le 11 juin et réunissait les chefs de la défense des 28 pays membres et 22 pays partenaires de l’OTAN. Les chefs de cinquante armées nationales ont discuté de la guerre en Afghanistan, de l’occupation de la province serbe le Kosovo, d’opérations navales près des côtes de la Somalie et du conflit qui oppose la Géorgie et la Russie dans le sud du Caucase.

En plus des échanges des chefs de la cinquantaine de pays sur les opérations militaires, « les membres du Groupe de planification nucléaire se sont consultés sur plusieurs questions importantes relatives à la politique nucléaire de l’Alliance ».[50]

La composante centrale du nouveau Concept stratégique de l’OTAN pour le XXIe siècle en voie de préparation est la continuation et l’intensification de l’avancée de l’alliance vers l’Est, et la Pologne est prévue être le lieu d’une bonne partie de ses déploiements militaires et infrastructures.

Le ministre polonais de la Défense « a souligné le fait que l’OTAN a décidé d’investir de façon importante dans la Pologne en modernisant son infrastructure militaire, y compris les bases aériennes et maritimes ».

Les bases maritimes seront dans la mer Baltique et les bases aériennes à une bonne distance de frappe de la Russie et de ses deux plus grandes villes, Moscou et Saint-Pétersbourg.

Le ministre de la Défense a donné quelques précisions sur les plans arrêtés par l’OTAN jeudi dernier, disant que « l’Alliance a décidé d’ouvrir une nouvelle cellule de l’OTAN, un nouveau régime interarmées au sein de l’OTAN. Selon cette décision, les commandements de trois régiments seront situés à Bydgoszcz. »

« À Bydgoszcz, nous aurons les commandements permanents du bataillon et d’autres composantes : un des six modules interarmées mobiles, une composante de sécurité et des opérateurs de logistique et de soutien. »[51] L’unité stationnée en Pologne sera composée d’environ 200 soldats de l’OTAN.

Plusieurs jours auparavant Klich avait invité les pays baltes, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, ainsi que l’Ukraine, voisin de la Russie, à participer à une brigade d’expédition internationale collective, pour de prétendues opérations de maintien de la paix.

« Le ministre polonais de la Défense [...] a dit que les pourparlers ont porté sur la coopération de l’Ukraine avec l’OTAN et l’Union européenne et sur le rôle de ces pays dans les opérations militaires, y compris la participation de militaires ukrainiens aux opérations en Afghanistan. [...] Les partis ont également discuté de l’aide à l’Ukraine dans ses efforts pour adhérer à l’OTAN. [...]

« Les ministres ukrainien et polonais de la Défense Yuriy Yekhanurov et Bogdan Klich ont invité les pays baltes à se joindre à l’initiative sur la formation d’une brigade conjointe de maintien de la paix. »[52]


La première guerre américaine contre la Russie dans l’Arctique : Leçons apprises et leçons non apprises


Du 11 au 21 mai, l’OTAN a tenu ses exercices de guerre annuels Joint Warrior, le plus grand exercice militaire en Europe, près des côtes de l’Écosse dans la mer du Nord, qui est reliée à la mer de Norvège limitrophe à l’océan Arctique.

« Plus de 20 navires de guerre, 75 aéronefs et des centaines de militaires ont été mis à l’épreuve par différents scénarios », dont un dans lequel « un groupe de 33 navires et des marins français ont été envoyés dans la Zone de conflit nordique fictive pour arraisonner les “Draconiens” qui harcelaient “les Calédoniens et les Avaloniens”.

« Des soldats, marins et membres d’équipage aérien du Danemark, de la Hollande, de la Belgique et des États-Unis y ont participé. »[53]

Selon la même sourse, les exercices Joint Warrior à l’automne prochain seront rallongés de deux à trois semaines cette année.

Pour ce qui est de la participation des forces américaines aux exercices du mois dernier, « le USS Arleigh Burke (DDG 51), le USS Porter (DDG 78), le USS Philippine Sea (CG 58), le USNS Kanawha (T-AO 193) et le COMDESRON 24 ont pris part à l’engagement du scénario, en plus de vassaux de neuf autres membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Les exercices [Joint Warrior] sont censés améliorer l’efficacité et la préparation au combat de la flotte autant pour la marine américaine que pour les marines alliées. »[54]

À l’autre bout de l’Arctique, du 15 au 26 juin les États-Unis mèneront l’opération Northern Edge 2009 en Alaska avec la participation de « plus de 200 aéronefs, incluant des B-52, des F-16 et des hélicoptères Blackhawk. [...] En plus, le USS John C. Stennis et son groupe d’intervention porte-avions seront dans le golfe de l’Alaska durant les exercices. Le super porte-avions à propulsion nucléaire a une flotte de plus de 70 aéronefs et un équipage de 5 000 marins. »[55]

Dans une critique d’un documentaire parue dans un journal de l’État du Michigan le 28 mai on trouvait le commentaire suivant sur une unité militaire américaine déployée dans la région russe de l’Arctique aux derniers jours de la Première Guerre mondiale :

« Quelques 5 500 soldats furent envoyés à Arkhangel’sk, en Russie, près du cercle polaire, dans le cadre de l’expédition Polar Bear en septembre 1918, deux mois avant la signature de l’armistice qui allait mettre fin à la guerre. L’expédition fut mise en branle après la Révolution russe de 1917, lorsque la Russie signa un accord de paix séparé avec l’Allemagne et se retira de la guerre.

« À la demande insistante de Winston Churchill, qui était alors au War Office britannique, le président Woodrow Wilson [...] accepta de contribuer des troupes pour soutenir l’armée Blanche anticommuniste. Les Américains et quelques Canadiens, qui croyaient se diriger vers la France, furent placés sous commandement britannique. »

Le sénateur Carl Levin était présent au visionnement du document et a dit à l’assistance : « Il y a des leçons à tirer de l’histoire, il y a des leçons à tirer ici. [...] La leçon est que nous devons être clairs dans notre mission. »[56]

Il y a en effet des leçons à tirer. Les troupes américaines combattirent en sol russe et aboutirent du côté des vaincus. Ce n’est pas une leçon que Levin et les dirigeants politiques et militaires des pays de l’OTAN ont apprise et ils risquent de répéter l’erreur sur une échelle encore beaucoup plus grande et dangereuse.

Notes


1.(liens voir sur marc fievet)

Article publié sur le site Mondialisation.ca

http://www.marcfievet.com/article-34307253.html



embleme_usa


A Monsieur le Président de la République de Russie

publié par babelouest (crisonnier) Avant-hier 07H46


(lettre ouverte fictive)

Cher Dmitri Anatolievitch, aidez-nous à nous protéger des ambitions de Washington. Votre grand pays, traditionn

ellement très proche du nôtre, a bien repris ses marques depuis la chute du régime soviétique. Ensemble, et avec l’aide d’autres pays européens, nous pouvons faire pièce à la politique constamment hégémonique du pygargue à tête blanche qui s’est niché à Washington. Cependant, dans notre propre entourage, il sera nécessaire d’écarter un président qui ne jure que par son ami George Walker, même si celui-ci n’est plus à la Maison Blanche.

On le sait, certains gouvernements à l’est de l’Europe officielle ont eux aussi un faible depuis longtemps pour ce pouvoir d’outre-Atlantique, dont ils attendent beaucoup - à tort, j’en suis persuadé - et pour lequel ils sont prêts à bien des compromissions. La partie est donc loin d’être gagnée, de créer un simple rééquilibrage des influences.Le passé l’a montré, particulièrement en Amérique du Sud : certains organismes US n’hésitent pas à aller jusqu’à l’assassinat pour conserver une mainmise sur un Monde, dont ils ne doutent aucunement qu’il leur appartient.


Il ne s’agit pas du tout de s’attaquer aux Etats-Unis, bien entendu, mais de les empêcher de s’attaquer aux autres nations. Une guerre est actuellement en plein développement ; mais comme il s’agit essentiellement d’une guerre économique, les journaux n’en font guère état. Les événements du Honduras sont cependant là pour nous rappeler que la plus petite tentative de sortir de leurs griffes est punie. La propagande montrant Manuel Zelaya comme un dictateur bat son plein, malheureusement largement relayée par la presse européenne. On peut d’ailleurs rapprocher ce coup d’Etat et sa représentation médiatique du conflit entre Mikheïl Saakachvili et vous-même, où il fut bien difficile de contrer ceux qui vous présentaient comme l’agresseur. Ou des difficultés que connaissent les Chinois avec une propagande musclée pour l’indépendance du Tibet ou du Xinjiang.

Pour résumer, il serait bon de ressortir un vieux slogan, dont l’avantage est de dire en peu de mots ce qui plombe les relations mondiales : " US go Home ". - BO


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5167





Dick_Cheney_at_the_2003_State_of_the_Uni

Halliburton, DFick Cheney: Pouvoirs et secrets, hier et aujourd'hui


Le dimanche 12 juillet 2009, le New York Times a dévoilé, dans un article de Scott Shane, que le vice-président des Etats-Unis, à l’époque de George W. Bush, Dick Cheney, avait exigé que la Central Intelligence Agency(CIA) n’informe pas le Congrès (Sénat et Chambre des représentants) de l’existence d’un «programme secret» de lutte contre le terrorisme.

Le secret entourant ce programme, à sa façon, révèle son importance. Les éléments les plus visibles sont apparus au grand jour avec: le «camp de prisonniers» de Guantanamo ; la prison et camp d’interrogation, donc de torture, de Bagram (aéroport de Kaboul) ; la pratique de transferts de prisonniers à l’échelle internationale avec la complicité de divers gouvernements (parmi lesquels le Conseil fédéral helvétique).

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5197 


Gaza ou Irak: Uranium appauvri
et ses conséquences



(Extraits) Si on se fie aux informations provenant de rapport sur l'Irak, les risques pour la population de Gaza sont énormes. Le blocus imposé à cette population risque en effet d’empirer une situation qui est déjà inacceptable.

Un article dont je publie quelques extraits ne devrait pas nous faire oublier que la population palestinienne a toujours besoin de notre soutien, Victime qu'elle est, de l'indifférence de nos médias.

Les habitants de Gaza subiront-ils le même sort que
les habitants de Bassora ?

de Peter Eyre - Palestine Telegraph
Extrait

arton17.jpgL’histoire de l’uranium est tellement horrible qu’il est extrêmement difficile à qui que ce soit de l’affronter... Nous avons vu et entendu tant de tristes histoires de victimes d’armes à base d’uranium, dans tant de théâtres d’opérations — guerre des Balkans, Koweït, Irak, Afghanistan, Liban, Gaza, et à présent peut-être le Pakistan.

Mais est-ce que nous comprenons réellement les conséquences de ces armes maléfiques qui sont fabriquées aux États-Unis et utilisées par toutes les forces de l’OTAN et d’Israël?

400-2-11.jpgIl faut bien comprendre que sur tous les théâtres d’opérations cités plus haut, la contamination à l’uranium a affecté non seulement leurs propres forces militaires OTAN/IDF, mais aussi les civils innocents dans les zones respectivement ciblées et les régions avoisinantes (y compris Israël lui-même). C’est la nature indiscriminée de ces armes et le fait que leur contamination associée a la propriété de franchir de grandes distances, qui permettent de les classer dans la catégorie des actes les plus abominables contre l’humanité.

Armes_chimiques_-28e4c.jpgLes terribles conséquences de l’uranium appauvri ont été mises à la disposition des médias par un certain Dr Leonard Dietz qui avait travaillé pour le Knolls Atomic Power Laboratory pendant 28 années.

Après la Guerre du Golfe en 1991, le Dr Dietz a fourni au Congrès l’aide de la physique concernant des particules d’uranium en suspension provenant de munitions à l’uranium appauvri, ainsi qu’à des écologistes et à des chercheurs qui étudiaient la dispersion et les risques sanitaires de ces particules radioactives. Il a produit un rapport extrêmement intéressant intitulé : « Contamination de Vétérans de la guerre du Golfe et d’autres par l’UA ».

Dans son résumé il déclarait : « Nous développons une information générale sur l’uranium appauvri (UA) pour décrire un modèle physique sur la manière dont un grand nombre de combattants non protégés de la Guerre du Golfe sur les champs de bataille du Koweït et de l’Iraq ont facilement pu absorber de dangereuses quantités d’UA dans leur corps ». Il en donne l’analyse suivante : « Les radiations alpha, bêta et gamma produisent les mêmes effets biologiques sur les cellules et les organes, et beaucoup des dommages de ces radiations sur les tissus corporels peuvent s’accumuler pendant le temps de l’exposition. C’est pourquoi il semble raisonnable que non seulement l’irradiation permanente des tissus corporels par des particules alpha de l’U-238, mais aussi les particules d’énergie bêta et les rayons gamma de ses descendants de désintégration Th-234 et Pa-234, doit être pris en considération dans l’évaluation des risques potentiels de cancer et de dommages génétiques ».

http://sergeadam.blogspot.com/


NOM-t-te-mort.jpg 
Les USA sont au bord du gouffre

Leur chute est programmée pour entrainer le monde dans un chaos propice à l'instauration du NOM.

Seules les insurrections des Peuples peuvent les faire échouer.
Malheureusement, les Peuples n'ont plus la volonté et le courage de se révolter.
 
Ci-dessous un de mes textes publié maintes fois sur Internet :
 
Les Pouvoirs 
 
Tous les Pouvoirs craignent deux choses :
- perdre la maîtrise des Peuples,
- perdre le Pouvoir.
Donc tout est fait pour que les Peuples soient soumis par tous les moyens.

Quelques soient le lieu et l'époque où nous tournons nos regards, nous constatons que :
- la politique,
- la religion,
- l'argent,
sont les trois poubelles de l'Histoire.

Tous les Pouvoirs sont manipulateurs.
Nous voyons les Marionnettes, mais pas Ceux qui tirent les ficelles.
Certes, nous les connaissons quand même un peu . . . 
Mais nous sommes bien peu nombreux, faibles, dispersés.
Faire le Don Quichotte ne fait pas avancer les choses.
Il faudrait fédérer les gens lucides et incorruptibles (si, si, il y en a encore) pour organiser un Contre-Pouvoir. Vaste programme pratiquement irréalisable.
Dès qu'une structure humaine cherche à réaliser ce programme, aussitôt, elle est surveillée, infiltrée, manipulée à son tour.
Alors que faire ?
 
Observeur


Pandémie de cynisme:
Ce que l'on ne nous dit pas sur la Grippe A.
extrait:
Ce que l’on ne vous dit pas …
sur la grippe A
Extrait :
Voilà, nous y sommes. Les puissants de ce monde ont mis la
planète et les peuples sur les genoux, toutes les alarmes sont au
rouge, alors il ne leur reste qu’une solution pour ne pas affronter
la révolte qui gronde : le coup de force. Mais il ne doit pas y
ressembler.
Depuis un moment, ils tentent de nous persuader que nous
sommes menacés par une terrible pandémie de grippe qui risque
de décimer des millions de personnes. Terroriser les petits
enfants pour qu’ils acceptent ce qu’on va leur infliger : interdiction
de circuler, présence de l’armée sur tout le territoire, loi
martiale, vaccination obligatoire, etc…?
Il suffit de regarder ce qu’ils font depuis quelques mois pour se
convaincre qu’ils ne reculeront devant rien. Et nous ?
Ce bulletin est rédigé et diffusé par des citoyens soucieux de
l’avenir des générations futures.

http://www.monde-solidaire.org/spip/IMG/pdf/Bulletin_numero_special_-Juin_2009.pdf
 


acc_2-25.gif http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34343194.html

et aussi:

Pas de remise de peine pour Salah Hamouri. La justice militaire israélienne a rejeté, dimanche, la demande de libération anticipée de ce jeune Franco-Palestinien de 24 ans, condamné, sans aucune preuve matérielle, à sept ans de prison pour son appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et un projet d’attentat contre le rabbin extrémiste Ovadia Yossef. La Commission des recours a estimé que Hamouri ne pouvait bénéficier d’un allégement de peine en raison de son statut de «récidiviste». De père palestinien et de mère française, Hamouri, résident de Jérusalem-Est, avait déjà été emprisonné cinq mois pour avoir collé des affiches anti-israéliennes, puis quatre mois parce qu’il se trouvait chez un ami recherché par l’armée. La commission, qui siégeait à la prison de Gilboa, a refusé que le consul-adjoint français assiste à l’audience. Le comité de soutien français de Salah Hamouri reproche à Nicolas Sarkozy de n’être jamais intervenu personnellement pour défendre ce «prisonnier politique» français, libérable fin 2011.

http://www.juif.org/go-news-103903.php


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Iran-Irak dans le mire:
Vers une contre-révolution


De: Claude Jacqueline Herdhuin **

http://sergeadam.blogspot.com/






Capture d'écran du site Internet du quotidien espagnol El País.VALLS....

On croyait la fièvre à peu près retombée au PS, après le psychodrame causé mi-juillet par l’ultimatum lancé par Martine Aubry au remuant député Manuel Valls. Voilà que celui-ci en a rajouté une louche, dans El País.

On y découvre le député-maire d’Evry (Essonne), bâillonné, un large scotch noir en croix, sur la bouche. La première secrétaire du PS, qui l’avait sommé de cesser ses critiques à l’encontre du PS ou de le quitter, appréciera.

Dans l’entretien qu’il a accordé dimanche au quotidien espagnol, il revient sur son vif échange de lettres avec Aubry, assurant qu’il ne s’attendait pas à ce recadrage. Une initiative grave, selon lui: «Jamais dans l’histoire du parti, un premier secrétaire n’a envoyé à un autre responsable socialiste un tel message», souligne-t-il, rappelant qu’à l’Assemblée nationale, il a toujours obéi aux consignes de vote données par le groupe socialiste, même s’il n’était pas d’accord.

(..)
http://www.juif.org/go-news-103903.php 





 

Grippe A (H1N1) : Comment les Britanniques
envisagent de faire mourir les malades

28 juillet 2009 - 21:00


28 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) – Le quotidien britannique Mail on Sunday du 27 juillet s’est intéressé au plan anti-pandémique développé par les services de santé outre-Manche. Sous le titre éloquent « Les médecins devront jouer ‘à Dieu’ pour décider qui vivra ou mourra quand la grippe fera déborder notre système de santé », le journal décrit la démarche envisagée par les Britanniques pour imposer, en profitant de la crise autour de la grippe porcine, une politique de triage humain et d’élimination des plus faibles digne des Nazis.

 

Présenté comme un simple plan de contingence, le rapport du ministère britannique de la santé Pandemic FluManaging Demand and Capacity in Health Care Organizations (Avril 2009) décline les étapes dans le rationnement des soins hospitaliers si la grippe devient sévère.

 

Le Mail affirme que « si la moitié de la population est infectée, 6600 patients par semaine entreront en compétition pour à peine 4000 lits dans les unités de soins intensifs. A peu près 85% de ces lits sont déjà remplis par les accidentés provenant des urgences. Pour attribuer des respirateurs artificiels, des lits et des équipes compétentes pour les soins intensifs, il va falloir « noter » les patients en fonction de leur santé ainsi que la gravité de leur état. »

 

Le journal écrit sans broncher que « ceux qui ne mériteraient pas de traitement subiront un ‘triage inversé’, c’est-à-dire qu’on leur retirera les respirateurs artificiels et qu’on les laissera dans des ‘mouroirs’ avec des anti-douleurs pour soulager leur souffrance. Des malades frappés d’affections chroniques, ou des gens en phase finale avec le cancer, avec une défaillance du cœur, des poumons ou du foie – ainsi que tous ceux qui risquent de ne pas survivre même avec un traitement — ne recevront pas de place dans une unité de soins intensifs ». Le Dr Carl Waldmann, qui préside la Société des soins intensifs en Angleterre a commenté le rapport en disant que « même si on doublait le nombre de lits en soins intensifs, avec un niveau de pandémie qu’annonce ce rapport, on sera rapidement en manque. Personne n’y pense, et heureusement on est encore loin d’une telle situation. Cependant, l’éthique de la chose reste un gros problème pour les médecins ».

 

A part la femme de Tony Blair, l’Angleterre doit également confronter une « alerte au Palais ». En effet, un cuisinier et un valet de Buckingham Palace ont été testés positifs avec le H1N1. Au château de Windsor, un des choristes de la Reine d’Angleterre est soupçonné d’avoir attrapé le virus. Comme quoi il faut mieux garder sa bouche fermée quand le Prince Philip est dans les parages.

 

Vidéo : non au triage humain, santé et population

 

A lire : Empêchons le retour de la grippe espagnole


http://www.solidariteetprogres.org/article5648.html 



cache-gd2_013a28b8adb05a53819630e3320d35 

Les fabricants de vaccins contre la Grippe A viennent d'obtenir... l'immunité juridique
http://www.marcfievet.com/article-34308224.html


Quelques mots sur Sarkozy...



Jamais un mandat n’aura démarré avec autant d’impopularité, impopularité initiale très vite dépassée par des mesures allant à l’encontre de tous les acquis du CNR (retraites, sécu, …..) mais aussi de ceux d’avant le maréchal (repos dominical, les partis, les syndicats, ….. l’Egalité, la Fraternité, ……. – la Liberté ayant déserté depuis longtemps le triptyque Révolutionnaire).

En somme la « Révolution Nationale », enfin réussie, là où plus personne ne l’attendait depuis 1940 et avec une poignée de vautours plus rapaces que moi (Hortefeux, Besson, Dati, Morin, … ), tous nouveaux et donc plus pugnaces que les vieux routiers des Ministères (y compris MAM, la copine à Ollier, oyé). Ils en veulent ….. car nouveaux et surtout … ambitieux, très ambitieux, plus que moi…. Heureusement j’ai Fillon !

Il suffit de constater, en parallèle de l’évolution de ma côte d’impopularité, celle de l’hyper protection de plus en plus importante de ma personne (densité de « gorilles-ninja » aux 100 ares, kilomètres de sécurité me séparant de la foule réelle – et non des ersatz triés sur le volet, ou sur le tas, parmi mes supporters dûment patentés -, nantis, …..).
suite
http://www.marcfievet.com/article-34271777.html

 



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Eva R-sistons 31/07/2009 00:41

Voilà le texte, chère Corinne, merci:_____________________________________________________________________________BREVES



29 juillet 2009

Les Irlandais ont besoin de nous...




... Le 12 mars 2007, le candidat Sarkozy est invité au micro de France Inter et questionné à propos de la suite à donner à l’échec du Traité constitutionnel européen, rejeté par le référendum de 2005.
« Ceux qui disent qu’ils vont refaire un référendum... Je vous pose une question : si ce référendum, c’est encore non ? Avec le premier référendum échoué, on a mis l’Europe en panne. Si on a un deuxième référendum, on dit non, qu’est-ce qui se passe ? On détruit l’Europe ? (...) Je ne laisserai pas l’idée européenne partir comme ça », annonce-t-il.
Très particulière conception de la démocratie qui lui fait proposer, en choisissant une ratification par le Congrès, de rayer d’un trait de plume parlementaire le vote de 54,68% des Français, ces imbéciles qui n’ont pas compris qu’il fallait voter oui.
Alors nous avons besoin de votre aide !
Comme vous le savez, les Irlandais vont voter pour la seconde fois pour ou contre le traité de Lisbonne.
Des "Truth Groups" d’Irlande ont formé une coalition ayant pour but d’informer le publique sur les risques encourus si le NON ne l’emporte pas.
Pour ce faire, nous avons un journal prêt à être imprimé appelé "The Sovereign Independent". Le but est de l’envoyer dans chaque maison d’Irlande mais cela necessite le soutien de tout le monde.
De plus, le 5 septembre nous donnerons une conférence sur le traité de Lisbonne avec des invités comme David Icke, Scott Tips, Brian Gerrish et d’autres en attente de confirmation.
L’evenement se déroulera au Helix à Dublin. (www.thehelix.ie). Voir youtube video ici
http://www.youtube.com/watch?v=QgB4qLeCb9c&feature=channel
Alors, comment nous aider ?
Vous pouvez participer financièrement en visitant http://info-wars.org/ ou vous pourrez faire des donations.

Eva R-sistons 31/07/2009 00:37

Triste époque où ce n'est pas le talent qui compte...tes statuettes sont en vente ? Il faut en faire un best-seller, pour que ça te rapporte !!bises citioyennes eva

Eva R-sistons 31/07/2009 00:36

Chère DanièleTon texte a été apprécié ici, là où je l'ai collé, en commentairehttp://www.come4news.com/manuel-valls-en-piste-pour-2012-83848#comment-77087#comment-77092Tes analyses sont tellement riches !As-tu retrouvé le texte "militant" à ajouter sur le post sur sos-crise ? Donne-moi vite tous ces infos, stp, aucune ligne de toi ne doit manquer à l'appel ! Et moi avec toutes les infos que je reçois je me perds complètement ! J'ai bientôt 4000 mails en retard !à bientôt, chère Danièle, eva

Corinne 30/07/2009 19:23

Bsr Eva!http://www.legrandsoir.info/+Les-Irlandais-ont-besoin-de-nous+.htmlBisous Corinne

Laplote 30/07/2009 16:20

Ouille, ouille. Mais qu'est ce je vais faire de cette notoriété ??? Tu es bien sympa, n'oublions pas tous nos autres collègues dessineus... La vie n'est pas facile actuellement pour le dessin de presse. D'autant plus si l'on égratigne le malaise vagal...

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