28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 04:02

Sommaire :
- Le cirque des "Grands",
par Eva R-sistons
- Le pari compromis des va-t-en guerre
du Moyen-Orient,
par Ben Khabou
- Scandale, les médias boycottent
le Front de Gauche
par Eva R-sistons
- Sélection de liens



US-Russie.jpg
Clin d'oeil d' Eva :
Le cirque des "grands"

Je ne résiste pas au plaisir de vous envoyer
ce flash sur le savoureux face-à-face
USA-Russie. Une péripétie croustillante !

La guerre froide est de retour,
la nouvelle est toute chaude,
et assurément rigolotte.

Allez, mieux vaut en rire,
tellement ils sont grotesques !

Je détruis tes principales industries,
et moi tes banques, boum !

Les paris sont ouverts.
Qui l'emportera ????
Pas nous.
Et à choisir entre la Russie et les USA,
eh bien moi je choisis la Russie. Na !

Et à propos, les très moraux israéliens
avaient envisagé de bombarder toute
l'aviation de l'Iran lors de sa fête nationale,
voici quelques jours. Oui, tous les avions
regroupés pour la fiesta !

Patatra ! Les espions russes
ont ébruité la chose,
et les Iraniens ont disséminé
leurs avions. Raté !

L'Actualité est délicieuse.
Allez, quelle fin choisissez-vous ?
Une grippe mexicaine ou espagnole,
le chômage et le désespoir,
ou le feu d'artifice nucléaire ?

La suite au prochain numéro...

En attendant, ne vous faites pas vacciner
contre la nouvelle pandémie qu'ils nous ont envoyée
afin de nous distraire de la crise
et pour augmenter les profits des labos de mort !
D'ailleurs, le vaccin est expérimental.
Vous voulez être les cobayes, hein ?
Pas moi ! Et faites comme moi,
riez de toutes leurs folies !
A quand la prochaine ?
Hé, hé... quel cirque !

Eva



Washington pourrait
pointer ses missiles nucléaires
sur les grades entreprises russes

missile-americain

Washington conçoit une nouvelle doctrine militaire et envisage de rediriger ses missiles nucléaires des grandes villes russes vers les 12 principales entreprises industrielles du pays, écrit le quotidien Kommersant dans son édition de mercredi.

Selon les auteurs de ce projet, la destruction de ces ouvrages économiques paralysera la Russie, la rendant incapable de faire la guerre.

La Fédération des scientifiques américains a publié un rapport consacré à la formation de la nouvelle doctrine militaire du Pentagone. Intitulé “De la confrontation à la dissuasion minimale”, ce document vient conforter la dernière initiative de Barack Obama en matière de désarmement nucléaire. Le rapport constate notamment que l’actuel potentiel nucléaire américain est inutile, voire dangereux pour le pays.

D’après la Fédération des scientifiques américains, afin d’assurer une dissuasion nucléaire efficace en ce début du XXIe siècle, les Etats-Unis devraient repointer leurs missiles nucléaires. Les diriger sur des villes à population importante serait inhumain, car en cas de guerre, le nombre de victimes se compterait par millions. Pour l’éviter, il serait plus judicieux de choisir les grands ouvrages infrastructurels. A titre d’exemple, les auteurs du rapport citent la Russie.

Ils ont établi une liste de 12 cibles sur le territoire russe. Le premier groupe d’ouvrages à neutraliser comprend trois raffineries: à Omsk (Gazprom Neft), à Angarsk (Rosneft) et à Kirichi (Sourgourneftegaz). Le deuxième groupe réunit les principales entreprises métallurgiques: à Magnitogorsk, Nijni-Taguil et à Tcherepovets (appartenant respectivement à MMK, Evraz et Severstal), ainsi que le combinat Norilsk Nickel et les usines d’aluminium de Bratsk et de Novokouznetsk appartenant à Rusal. Plusieurs centrales électriques ferment la liste: la centrale Berezovskaïa (appartient à OGK-4, l’allemand E.ON étant le principal actionnaire), la centrale Sredneouralskaïa (propriétaire: OGK-5 et l’italien Enel) et deux centrales de Sourgout (une appartenant à Gazprom et l’autre à E.ON).

Ces entreprises ont été choisies non seulement parce qu’elles constituent le fondement de l’industrie russe, mais aussi parce que leur destruction entraînerait un minimum de victimes. Les auteurs du rapport sont toutefois persuadés que non seulement l’économie russe serait paralysée en cas d’attaque nucléaire, mais que celle-ci ferait nécessairement un million de morts. “Ce calcul ne manque pas de dégriser”, concluent les scientifiques américains.

http://www.marcfievet.com/article-30721305.html 


Les Russes répliquent à
la menace américaine
de détruire toute
leur infrastructure industrielle

bear_and_eagle2.jpg 
LA PRAVDA: IL SUFFIT DE BOMBARDER LES BANQUES POUR METTRE LES USA A L'AGE DE PIERRE


Du 24 au 26 Avril 2009 : Papier "total délire" dans la Pravda, au point que je l'ai relu, pas certain d'avoir vraiment compris !!! Mais si mais si. Sergei Malinin écrit qu'il n'y a pas besoin d'une guerre nucléaire pour mettre les USA à genoux, non, non, il suffit d'envoyer des missiles bien choisis sur 4 ou 5 banques, comme la FDIC qui garantit tous les dépôts des Américains, et hop, c'est la panique générale dans tout le pays.

Ils veulent quoi les russkofs de la Pravda ??? Donner des idées aux dingues et autres terroristes ? En fait c'est une réponse aux Américains du "Minimum Nuclear Deterrence (targeting missiles against Russia's 12 key enterprises Gazprom, Rosneft, Rusal, Nornikel, Surgutneftegaz, Evraz and Severstal)". Donc les Russes ont fait la même liste partant du principe que le FMI a fait bien mieux avec sa politique qu'une bombe nucléaire en Argentine !

Voici la liste des Russes:

FDIC
General Electric
Freddie Mac
Fannie Mae
US Treasury
Federal Reserve

Ben là, j'en ai le souffle coupé !!! Maintenant, c'est plus la guerre avec des cibles militaires choisies, mais les banques !!! Et si les Russes commençaient simplement par Wall Street ? C'est étonnant qu'ils ne l'aient pas mentionné... Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

 www.jovanovic.com 2008-2009
http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-30662782.html

 

nucl-aire-russe-contre-US.jpg
 
Russia’s nuclear attack on U.S. may start with major banks
http://english.pravda.ru/world/americas/17-04-2009/107423-Russia_nuclear_attack-0


Sur le blog d' Eva, sos-crise :


liste complète


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Sarkozy, virus mutant, sur http://laplote.over-blog.fr
 


Obama, Israël, l'Iran

Interrogé sur le conflit israélo-palestinien et sur le rôle que Barack Obama entend jouer dans sa résolution, il a dit ceci de capital:

 

"L'administration Obama ne va pas chercher à imposer la paix à Israël. Pas plus qu'elle ne cherchera à faire changer d'avis le gouvernement pakistanais dans l'affaire de la vallée de Swat. Ce n'est pas sa manière de faire.

 

Dans le conflit du Proche-Orient, il y a trois composantes principales: les Palestiniens, les Israéliens et les Américains. Il faut que les trois soient sur la même ligne. Comme pour ouvrir un cadenas à trois chiffres, il faut avoir les trois bons numéros."

 

Concernant d'éventuelles frappes israéliennes sur l'Iran, il a déclaré que celles-ci lui paraissaient hautement "improbables", puisqu'elles nécessiteraient un accord de survol de la part des Etats-Unis et des livraisons de munitions spéciales également de Washington. Or la nouvelle administration n'a pas l'intention, à son avis, de donner son feu vert explicite ou implicite à une telle opération.

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/04/20/obama-n-imposera-pas-la-paix-a-israel.html

 

Mon invité, un journaliste
en avant-première pour mes Lecteurs:

Le pari compromis
des Va-t-en-guerres au Moyen-Orient,
ou la menace qui pèse
sur le Dollar face à l’Euro ?

 

 
Face à l’unilatéralisme auquel s’est résolue l’administration américaine, au début des années 2000, le Royaume-Uni (RU) a apporté son plein soutien aux Etats-Unis dans leur guerre d’Irak, contre l’avis de la France et de l’Allemagne, ses principaux partenaires au sein de l’Union Européenne.

 

Qu’est ce qui a poussé le monde Anglo-Saxon vers ce pari "Va-t-en guerre" ? La montée de l’économie Chinoise par rapport à un recul relatif de l’économie Etats-unienne ? La complémentarité commerciale entre la zone Euro et le Moyen-Orient riche en ressources pétrolières, menace-t-elle la suprématie du Dollar ? Quid de l’effet de la crise de 2008 ? Essai de décryptage.

 
Informé au début de l’année 2002, par G. Bush, dans son ranch à Crawford au Texas, des objectifs inavouables de la guerre d’Irak [1], Tony Blair, ex premier ministre du RU, s’illustra comme l’allié le plus indéfectible de la cause américaine, faisant face à une désapprobation populaire remarquée.


Le 8/3/2002, suite à une seconde visite de Blair à Crawford pour saluer Bush, The Daily Mirror titra en première page : "Howdy, Poodle!", traduisez "Salut Caniche!" [2]. Une image qui alla lui coller tout au long de son séjour au 10 Downing Street. 

Sept ans, et une guerre inachevée, plus tard, J. Mccain, ex candidat Républicain à la Maison Blanche choisit pour son premier clip de campagne d’intégrer des images vidéo de W. Churchil. Quant à G. Brown, succédant le 27/6/2007 à Blair démissionnaire, il fut le premier dirigeant Européen à être accueilli, le 2/3/2009, par B. Obama, nouveau président des EU.

 
On l’aura compris : mis à part le défoulement médiatique sur ce malheureux Blair, l’orientation atlantiste du RU plutôt que vers le continent Européen, ne date pas de l’après 11/09/2001 mais constitue le prolongement d’une tradition, entretenue avec des hauts et des bas, depuis la première guerre mondiale.




Pour cerner les mobiles de cette relation transatlantique très spéciale, on pense naturellement à l’héritage commun Anglo-Saxon, mais il faut se référer aussi aux intérêts qu’ont les EU, et le RU avec, à maintenir la suprématie du Dollar, laquelle passe par la domination du pétrole du Moyen-Orient (MO), face à l’Euro, monnaie adoptée depuis 1999 par la première zone commerciale au monde.

 

Dans ce contexte, la crise financière de 2008 vient raviver plus que jamais les craintes de ces deux pays de perdre à terme, chacun en ce qui le concerne, de leur leadership économique sur la scène internationale au profit de la Chine et de la zone Euro.

 


Le Monde Anglo-Saxon

 


Américains et Britanniques ont un sentiment d’appartenance à un univers culturel commun : le Monde Anglo-Saxon. Outre la langue commune et l’héritage de l’empire britannique, ils partagent une certaine vision de l’entreprenariat, telle la flexibilité du marché du travail et la déréglementation financière.

 

Jean Marc Four [3] ajoute, un autre point à ne pas négliger : « La presse populaire anglaise, à l'exception du Daily Mirror, vénère les EU à peu près autant qu'elle abhorre l'UE. Sur cet échiquier très influent des médias, un homme joue un rôle déterminant : le magnat australo-américain Rupert Murdoch, propriétaire à la fois du bouquet télévisuel Sky (dont la chaine d’information Sky News), du quotidien The Times et du journal populaire The Sun. R. Murdoch déteste l'Europe et ses législations sociales et ses directives anti-trust. Pour lui, ce sont autant d'entraves à l'expansion de son empire. Politiquement conservateur, résolument atlantiste, Murdoch juge naturelle l'alliance Londres-Washington et il est inutile d'essayer d'écrire le contraire dans l'un de ses titres, sauf à rechercher délibérément le licenciement. Ajoutez à cette liste d'autres titres spontanément pro-américains comme le Daily Mail, le Daily Express ou le Daily Telegraph, et vous avez plus de dix millions d'acheteurs quotidiens abreuvés chaque jour à la fontaine de Washington ».

 
Ces propos pourraient paraître excessifs, mais la dernière affaire de Blair les rend crédibles : Dans son édition du 19/07/2007, The Independent titra : « How Murdoch had a hotline to the PM in the run-up to Iraq war », suite à la décision du RU de rendre  public, en vertu du Information Freedom Act,  les détails des contacts téléphoniques entre Blair et Murdoch à la veille de la guerre d’Irak et ce, au terme de quatre ans de blocage et l’introduction de recours par un membre de la chambre haute et un journaliste du même journal [4].

 Cette publication met l’accent, notamment, sur la corrélation entre ces entretiens et les attaques virulentes, dont fit l’objet l’ancien président Français J. Chirac, pour son opposition à un mandat de l’ONU, durant les dix jours d’avant-guerre.



Obama-US-Stanechy.jpgblog stanechy
 
La suprématie du Dollar
et le contrôle
des ressources énergétiques du MO

 

Pour comprendre les défis auxquels font face actuellement les EU et le RU, une brève relecture de l’histoire de leurs relations s’impose.

 

Durant la première moitié du 20ème siècle, le RU a souvent eu besoin dans les moments décisif de son histoire de l’engagement à ses côtés ou de l’aide des EU, à travers le mouvement sioniste très influent dans ce pays, ou directement par l’Etat fédéral : la Déclaration de Balfour(*) (1917) marqua la faveur du RU à la création d’un foyer national pour le peuple Juif en Palestine, lors de la 1ère guerre mondiale en échange d’un soutien financier des banquiers Britanniques et Américains de confession juive de l’effort de guerre, et le programme "Lend-Lease (*): Prêt-Bail [1941-1945] fut dédié à l’appui économique et militaire des pays "amis » des EU durant la 2ème guerre mondiale et bénéficia en premier lieu au RU suivi de l’ex URSS. 
 

Si le RU finit par sortir victorieux avec les alliés, après la décisive bataille de Stalingrad de janvier 1943 et l’arrivée des troupes américaines sur le sol Européen en juillet de la même année, la guerre de Suez de 1956 marqua la fin effective de l’ancien empire britannique.

Comme la France , non encore dotée de l’arme nucléaire dont disposaient déjà les EU et l’ex URSS, le RU dut en effet, malgré sa possession de cette arme dés 1951, cesser le feu et retirer ses troupes sous les menaces des Soviétiques mais aussi des EU, consacrés par la même occasion comme les deux seules nouvelles superpuissances sur la scène internationale. Le premier ministre britannique de l’époque, Anthony Eden, écrivit dans ses Mémoires [5] :

 

«Nous nous trouvâmes devant une menace autrement redoutable que celle du maréchal [soviétique] Boulganine [emploi de la force pour écraser les agresseurs et rétablir la paix]. Sur les marchés des bourses mondiales, une attaque contre la livre sterling se développait avec une rapidité qui pouvait nous mettre dans une situation économique désastreuse.

 

Ce furent surtout les spéculations contre la livre sterling sur le marché américain ou par ordre américain qui aggravèrent notre position. Les chiffres furent donnés à la Chambre , ultérieurement, par M. MacMillan, chancelier de l'Echiquier [ministre des finances]. La réserve en dollars du RU s'accrut pendant le premier semestre de l'année. On avait prévu qu'une pression s'exercerait à l'automne sur la livre sterling et pris des mesures à cet égard, mais cette pression s'intensifia considérablement au début de novembre. Nos réserves diminuèrent de 57 millions de dollars en septembre, de 84 millions en octobre et de 279 millions en novembre, ce dernier chiffre représentant environ 15 % de la totalité de nos réserves. C'était une situation catastrophique qui pouvait devenir décisive en quelques jours. »

 

Quant à la situation économique, le RU dut traverser une crise marquée par le poids de la dette contractée durant la guerre et les difficultés croissantes de son secteur industriel.

 

L’orientation atlantiste du RU et ses hésitations vis-à-vis de la construction Européenne (adhésion tardive en 1973 à l’ex CEE créée en 1957, non intégration de la zone Euro depuis 1999) ne sont donc pas dus à un euroscepticisme primaire, comme on pourrait le croire, mais à la nature des politiques économiques et financières que ce pays dut engager pour se sortir de la crise.

 

En effet, frappé d’une forte récession en 1980-1981 malgré un prêt  humiliant contracté auprès du FMI en 1976 [6], le RU fut contraint, sous Margaret Thatcher (1979-1990), d’emprunter le chemin du libéralisme économique, de la flexibilité du marché du travail et de la déréglementation financière (choix d’une option monétariste(*)).

 


Si ces choix s’avérèrent salvateurs au cours des années 1990 et permirent au RU d’éviter la récession et d’assainir ses finances publiques, il n’en demeure pas moins qu’il dut migrer d’une économie fondée sur l’activité industrielle vers une économie de services (73% du PIB en 2007), avec une croissance à deux chiffres des services financiers, dont le poids est passé de 5% à plus de 10% du PIB sur la période 2001-2007, et Londres devenue la 3ème place financière mondiale après New York et Tokyo.


 

Mais selon les experts, l’économie de services du RU reste très singulière, au point qu’il lui est difficile de s’intégrer à une coordination internationale des politiques monétaires en réponse à un cycle économique mondial, ni à une zone Euro plus rigoureuse en matière de politique monétaire, sans risquer de perdre son rang de puissance économique de premier plan [7].

 

C’est dans ce contexte que le RU dut, dés la fin des années 1990, opérer un rapprochement stratégique avec les EU, au moyen de la fusion de British Petroleum et American Oil Company, donnant naissance à la troisième compagnie pétrolière mondiale, BP-AMOCO [8].

 

De même, au début des années 2000, British Aerospace Systems (BAES) initia des alliances avec les principales entreprises américaines de l'armement, devenant ainsi l'un des premiers fournisseurs du Pentagone en matériels de défense [9].

 

L’année 2000 (début du mois de novembre) connut aussi un évènement anodin mais inédit qui s’avéra par la suite lourd de conséquences : l’Irak venait d’obtenir du comité des sanctions de l’ONU l’autorisation de libeller ses transactions pétrolières en Euro et non plus en Dollar [10].

 

Cet évènement fut relayé sur Internet mais si peu par la presse mondiale, sans doute pour ne pas altérer la confiance dans le Dollar. L’Euro s’étant apprécié par rapport au Dollar dés la fin de l’année 2001, il fut suivi par un débat persistant au sein de l’OPEP sur l’opportunité de revoir le statut du dollar en tant que monnaie de référence des transactions pétrolières [11].

 

Les dirigeants Irakiens ont, de fait, mis la main sur une arme beaucoup plus dangereuse, pour les EU, que les armes de destruction massive : sauter le verrou de la suprématie du Dollar, instaurée depuis le retrait des EU, en 1971, des accords monétaires de Bretton Woods de 1944.

 

En effet, les transactions commerciales des pays du MO se font en grande partie avec la zone Euro, l’un des plus gros importateurs de pétrole au monde et si la vigueur du Dollar tient encore, ceci est, certes dû à la puissance de l’économie des EU mais aussi au fait que la Chine a encore besoin du marché américain pour tirer la croissance de son économie, au point que les EU connaissent un déficit commercial structurel grandissant à l’égard de ce pays (plus de 260 milliards de Dollar par an [12]).

 


billets-liasse.jpg

Les effets de la crise


Les effets de la crise financière de 2008, compromettent aujourd’hui non seulement le financement des engagements militaires des EU en Irak et en Afghanistan, notamment par le placement des pétrodollars (chute du prix du pétrole) et des capitaux asiatiques aux EU, mais toute l’économie états-unienne.

 

A en croire les chiffres publiés par la Réserve Fédérale Américaine (FED), les moyens de production des EU n’étaient utilisés à la fin du mois de mars 2009 qu’à 69,3% de leurs capacités, son plus bas niveau depuis 1967 date de première publication de cette statistique [13].

 

Par ailleurs, experts et investisseurs mesurent aujourd’hui toute l’ampleur de la crise économique qui frappe de plein fouet les EU, les principaux indicateurs s’inscrivant, tous, à la baisse à la fin du mois de mars 2009, selon la FED  : production industrielle, emploi, consommation et surtout les prix, et le risque qui commence à être redouté d’une spirale déflationniste à la Japonaise , qui avait provoqué une longue récession sévère de l’économie de ce pays durant la période 1991-2000, suite à l’éclatement d’une bulle immobilière.

 

L’installation de l’économie des EU dans une récession durable aura un impact négatif sur toute l’économie mondiale, l’économie états-unienne représentant plus que le cinquième du PIB mondial (environ le double de ce que représente l’économie Chinoise en 2008).

 

Mais si tel est le cas et que la production industrielle continue à reculer aux EU, dés que le décollage économique de la Chine (6,8% de croissance en 2008) aura atteint le régime de croisière et lorsque ce pays commencera, dans quelques années, à orienter de manière plus conséquente ses investissements vers l’amélioration du niveau de vie du milliard et demi de ses citoyens, plutôt que vers les bons du Trésor américains ou Wall Street, l’option qui consiste à ne plus libeller les ventes pétrolières essentiellement en Dollar, s’invitera aux débats entres les grandes puissances avec plus d’acuité. Et si cette option est retenue, elle ne manquera pas de compromettre sérieusement, à terme, l’hégémonie mondiale de l’économie états-unienne.

 

C’est ce qui explique l’enjeu vital que représentent les réserves énergétiques du MO [14] pour les EU. Leur domination permet de sauvegarder la suprématie du Dollar et l’exercice de pressions bien utiles sur les puissances économiquement concurrentes (Chine, Zone Euro).

 

L’autre volet principal de cette stratégie est de faire de sorte que le prix à payer pour s’assurer cette domination, c'est-à-dire l’opposition à toute résistance ou force hostile, ne soit pas élevé outre mesure pour les EU ou pour Israël, pays ami, qui a un autre objet de domination : "la terre sainte" que constituent les territoires palestiniens occupés, pour les puissants néoconservateurs ultra-sionistes américains.

 

Aussi, les EU se focalisent-ils en priorité, dans le traitement des problèmes du MO, sur les seuls risques qui pèsent sur le Dollar, et ceux liés à l’accès par les pays de la région aux armes de destruction massive, qui menacent leur contrôle des ressources énergétiques et l’hégémonie régionale, à plus petite échelle, de l’Etat d’Israël.

 

 

La priorité des priorités de B. Obama d’ici la fin de son mandat en 2012 est donc de conduire l’économie américaine à bon port.

 

Cèdera-t-il face aux demandes des autres puissances de revoir le statut du Dollar dans le cadre d’une refonte du système monétaire international ? Réussira-t-il à amener la paix au MO ?

 

Les complexes militaro-industriel et pétrolier et les néoconservateurs ultra-sionistes répondront à coups sûrs : "No ! He can’t". Les populations du MO meurtries et terrorisées par les guerres ne peuvent que l’espérer.

 

Le 21ème siècle sera sans doute marqué par une lutte acharnée pour le leadership économique mondial entre les EU, la Chine et la zone Euro. De l’issue des projets politiques et militaires de ces trois géants économiques, dépendra plus que jamais la paix au Moyen-Orient et dans le monde.

 

 

Ben Khabou (27/04/2009)



Sources :

 

[1]     Eric Laurent (2003) « La guerre des Bush : les secrets inavouables d’un conflit ». Ed. Plon.

[2]     Christine Salvade (2003) « Comment Tony Blair est devenu caniche ». Mis en ligne sur  http://largeur.com

[3]     Jean Marc Four (2007) « Tony Blair, l'iconoclaste. Un modèle à suivre ? ». Mis en ligne sur  http://www.diploweb.com/forum

[4]     Site Web du journal The Independant

[5]     http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/crise.suez.1956.html

[6]     Journal le Monde « Un remake de 1976, année noire, hante le Royaume-Uni ». 19/04/2009

[7]     Patrick Artus (2002) « Entrée du Royaume-Uni dans la zone euro. À quelle parité? Quels effets sur la politique monétaire? Quels dangers pour le Royaume-Uni? ». Mis en ligne sur http://www.cairn.info

[8]     Arthur Lepic (2004) « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne ». Mis en ligne sur  http://www.voltairenet.org/ (Pétrole et ressources énergétiques)

[9]     Site http://www.lockheedmartin.com/

[10]  Marie Louise Duboin (2004) « La raison cachée de la guerre en Irak : le Dollar». http://www.amessi.org/La-raison-cachee-de-la-guerre-en

[11]  Dépêche AFP. Véronique Dupont (2007). http://www.francecanada.org/La-faiblesse-du-dollar-attise-les.html

[12]  Fabienne Clérot (2009).  http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article794

[13]  Journal le Monde « Déflation, recul de l'activité et chute de l'emploi s'aggravent aux Etats-Unis ».  16/04/2009

[14]  Ben Khabou (2009) « Israël-Palestine : les raisons du flou stratégique des Etats-Unis face à l’enlisement du conflit ». Mis en ligne sur http://www.agoravox.fr/

 
FRONT-de-G.jpg

Scandale ! Les Médias
boycottent le Front de Gauche...
Par Eva R-sistons

Besancenot a la faveur des Médias. Et pour cause : Il peut nuire à la Gauche, comme le Front National en son temps à la droite. Par contre, silence médias intolérable pour le Front de Gauche qui, lui, est réellement dangereux pour Sarkozy : Car il représente une alternance authentique, étant un parti de gouvernement; et il est réellement à gauche, anti-libéral, donc susceptible de rallier à lui les suffrages des déçus d'un socialisme pâle, comment dire ? Social-démocrate, incapable de rompre clairement avec le Libéralisme financier qui nuit aux intérêts des citoyens, soucieux seulement de le rendre plus supportable aux Français. Manuel Valls représente ce danger de la façon la plus caricaturale. Impossible, avec lui, de démêler le "socialisme" du libéralisme, tant ils sont intimemet liés. Quel attrait peut-il représenter pour les classes populaires ? Aucun. Son seul avantage est de mordre sur l'électorat de droite, le cas échéant...

Cette alternative authentiquement de Gauche, et en même temps apte à diriger la France, représente la menace la plus grande, aujourd'hui, pour le pouvoir UMP. C'est pourquoi les Médias ont ordre d'ignorer le Front de Gauche, comme ils ont ignoré pendant les Présidentielles Nicolas Dupont-Aignan, gaulliste social pouvant dissuader les vrais Gaullistes d'apporter leur voix à Sarkozy.  Oui, avec les Médias officiels, rien n'est gratuit : Tout doit être fait pour masquer aux Français qu'une autre politique, authentiquement de Gauche, porteuse d'espoir, et en même temps de gouvernement, est possible.

Nous devons tous dénoncer cette partialité intolérable des Médias, qui deshonore notre République, notre patrie des Droits de l'Homme. 

Notre silence scellerait la mort de la démocratie, la mort de l'espoir d'une véritable alternance. 

Eva
 

A lire:
 
Un article paru dans le Monde sur les liens
entre les médecins et les laboratoires.
 
Le collectif Formindep (Pour une formation et une information médicales indépendantes) et l'association de consommateurs UFC-Que choisir portent plainte contre neuf médecins pour non-respect de l'article L.4113-13 du code de santé publique qui oblige les professionnels de santé à déclarer leurs éventuels conflits d'intérêts avec les firmes pharmaceutiques lorsqu'ils s'expriment publiquement sur un produit de santé :
 
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/27/les-liens-entre-medecins-et-laboratoires-de-nouveau-sur-la-sellette_1185984_3224.html



Quelques liens :

témoignage d'un ancien CRS (video)

le mycoplasme, brevet américain d'une arme biologique
faut-il bannir les bouteilles d'eau en plastique?
virus H1N1, radio-canada 24 avril (video) un bien étrange virus
le scandale vaccinal-sylvie simon (video) 


Francis Lalanne se paye Naulleau, un moment de télévision...
Épidémie de grippe porcine H1N1 de 2009
«The Obama Deception», un film d'Alex Jones (VOSTFR
La conférence d'Ahmadinejad en entier
La nouvelle grippe, une épidémie qui tombe à pic.
INFOS - Le Blog de Beb'R (...encore !)
Bienvenue à Gakona
En vidéo : des exoterres habitables autour de Gliese 581 ?
Un nouveau regard sur le 11 Septembre
Quand H1N1 prend le porc en grippe - Alerte: BREAKING NEWS: CDC - OMS

La loi Falloux est rétablie par décret : Le fait du Prince contre la République laïque !

La laïcité constitutionnelle va se trouver démolie pierre après pierre. Les représentants des religions distribuent des documents aux parlementaires, la ministre de l'intérieur envoie officiellement aux catholiques de France ses voeux pour Pâques, l'Association pour la Fondation de Service Politique (lobby catho) se félicite d'avoir réussi à faire ajourner par le gouvernement le statut de "beau-parent", les représentants des religions sont invités à s'organiser en table ronde pour donner leur rapport à la commission parlementaire sur la bioéthique et les diplômes délivrés par les universités catholiques obtiennent leur reconnaissance par traité international. Tout cela en l'espace de quelques semaines. Jusqu'où iront-ils ? Ils bafouent la constitution, ils bafouent notre république laïque !

Envoyé par  Danièle Dugelay.

> Immédiatement, après avoir épuré de sa composante cléricale, le conseil supérieur de l’Instruction publique en votant la loi du 27 février 1880, la majorité républicaine issue des élections des 14 et 28 octobre 1877 et le ministre Jules Ferry portaient un nouveau coup à la loi Falloux du 15 mars 1850 modifiée par celle du 12 juillet 1875, adoptées l’une et l’autre par des assemblées monarchistes. Confiée depuis cinq ans à des jurys mixtes comprenant des membres du clergé, la collation des grades universitaires revenait désormais à l’Etat et à lui seul, conformément à la loi du 18 mars 1880. Jules Ferry avait (...)
 
> lire la suite de l'article


L’ALBA mettra en place le SUCRE avant la fin 2009

Sun Tzu

Pandémie en direct
(article recommandé)
http://suntzu.vox.com/?_c=esv1

 

liste complète (Bridge)




C O M M E N T A I R E S :  I C I

Sun Tzu

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Published by R-sistons à l'intolérable - dans Barbarie hier et aujourd'hui
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Eva 02/05/2009 13:12

Salut Hubert, tu es d'accord à combien, 80 % ?Israël: Voir le dernier post, longuement détaillé (motivations, buts...)Tu te trompes : Je ne veux pas de l'Apocalypse, je constate les faits, et je les déplore. On m'avait baptisée, jeune, "la Force vitale de Bergson", j'ai des forces de VIE en moi, donc je dénonce tout ce qui porte atteinte à la vie que je défends (donc dénonciation de la guerre, par ex)Je suis indécrottablement optimiste, ayant la passion de la vieJe te sens bien pessimiste. Oui, l'Elite triomphe, par la mise en place d'une société totalitaire abominable... mais il ne m'étonnerait pas qu'elle veuille une guerre mondiale dont elle se protègera (en Norvège ?)cordialement à toi, eva

Huberaime 29/04/2009 12:36

          Bonjour Eva   Toujours intéressant de te lire et de surfer sur tes liens. Tu crois à l'apocalypse pour bientôt, je crois en fait que tu la souhaites, te disant que sous les décombres de ce monde pourri, il en repoussera p-ê un autre meilleur. Quelque part, je suis moins "optimiste" que toi. La Diktature Molle, qui tire les ficelles du monde dans l'ombre, n'a nul intérêt à ce qu'éclate une "grande" guerre, qui mettrait ses profits en péril. De plus, sa crainte, une possible grande révolution, arrive souvent au décours d'une guerre. Ce qu'ils veulent, c'est Le meilleur des Mondes, de A.Huxley, ou 1984, de G.Orwell, et on est en "bonne" voie pour ça. Ce n'est donc pas réjouissant. Alors que faire? Je ne crois pas trop au "Front de Gauche", qui finira tôt ou tard par se faire noyauter par le conformisme ambiant, mais à la lutte des classes sur les lieux de travail, ainsi qu'aux actions puissantes que pourraient mettre en oeuvre des groupements de consommateurs. Il faut prendre modèle sur les trois grandes révolutions (française, russe et chinoise), ainsi que sur les actions d'autres militants (Gandhi par ex.) et faire une synthèse à la lumière de ce que ces actions ont donné ensuite. Mais bon, ça ne va pas être facile car plus personne n'a le feu sacré et la relève semble peu existante pour le moment. Oui, le Meilleur des Mondes est en train de réussir, hélas.   Je ne partage pas tout ce que tu dis à 100%, par moments tu fais un peu de la parano, par exemple sur Israël, mais continue.   Avec mon affection      Huberaime

Eva 29/04/2009 05:56

Merci pour ce commentaire, depuis on a eu plus d'infos, non ? Cordialement eva

Que signifie ce survol surprise de NY ? 28/04/2009 16:30

Le survol d'un Boeing 747 de la présidence américaine sème la panique à Manhattan

Un Boeing 747 de la présidence américaine, escorté par un avion de chasse de l'US Air Force, a survolé le sud de Manhattan lundi à New York pour une séance photos officielle et une mission d'entraînement, semant la panique parmi des employés travaillant près du site des attentats du 11 septembre 2001. Lire la suite l'article
De nombreux salariés de plusieurs immeubles de bureaux sont sortis dans la rue par crainte d'une réédition des attaques qui avaient détruit les tours jumelles du World Trade Center (WTC).
John Leitner, un trader, a raconté qu'environ 1.000 personnes à la bourse des matières premières de New York (Nymex) ont "paniqué", sortant en courant du bâtiment vers 10h (14h gmt) après avoir vu les avions passer près de l'immeuble, proche du site du WTC.
"Apparemment, personne dans le bâtiment n'avait été informé" de ce survol et "tout le monde a paniqué", a-t-il expliqué. Les employés se sont rassemblés le long du fleuve Hudson avant qu'un agent de sécurité ne viennent les informer qu'il s'agissait d'un exercice, a-t-il ajouté.
Il s'agissait en fait d'une séance photos aérienne et d'un entraînement pour les membres d'équipage de la flotte aérienne utilisée par la présidence américaine, a précisé le capitaine Angela Webb, porte-parole de l'US Air Force. Elle a refusé de donner des précisions sur la nature des photos prises.







Le vol impliquait un VC-25, une version modifiée du Boeing 747 qui prend le nom d'"Air Force One" lorsque le président américain est à bord -ce qui n'était pas le cas- et un avion de chasse F-16. Mme Webb a ajouté qu'elle ignorait pourquoi la population n'avait pas été prévenue à l'avance de la mission.
L'Administration fédérale de l'aviation (FAA) précise avoir averti la ville de New York de ce survol. La police new-yorkaise a indiqué de son côté que le vol a été "autorisé par la FAA dans le voisinage de la statue de la Liberté".
Parmi les employés qui sont sortis de leur bâtiments se trouvaient notamment ceux du "Wall Street Journal". Kathleen Seagriff, une assistante de la rédaction, a raconté que des employés ont entendu le bruit des avions avant de les voir de leurs fenêtres. "Ils ont longé l'Hudson, fait demi-tour et sont repassés près du bâtiment", a-t-elle déclaré. "C'était une scène effrayante, surtout pour ceux d'entre nous qui étions là le 11 septembre 2001."

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