
Le tribunal administratif de Paris, saisi dans le cadre d’un référé-liberté, a suspendu ce lundi après-midi la décision du ministre de la Défense mettant fin à la collaboration d’Aymeric Chapraude avec les organismes de formation, en particulier le Collège interarmées de défense (CID). La justice demande au ministère d’organiser une procédure disciplinaire contradictoire. "C’est une belle victoire" se réjouit Aymeric Chauprade.
Le 5 février dernier, cet enseignant de géopolitique a été congédié par le ministre de la Défense à la suite d’un article paru dans Le
Point. Chauprade est l’auteur d’un livre "Chronique du choc des civilisations" dans lequel il présente avec complaisance les thèses qui attribuent les attentats du 11 Septembre à un complot
américano-israélien. Chauprade, qui se définit comme appartenant à la "droite conservatrice" enseignait au CID depuis dix ans.
http://www.reopen911.info/News/tag/chauprade/
La « contre-insurrection » à « basse-intensité »
et haute mortalité (pour les autres)
Robert Gates, le secrétaire à la défense qui est passé de l’administration Bush à celle d’Obama, a annoncé une « profonde réforme » de la dépense militaire étasunienne. Il ne
s’agit pas d’épargne : le président a demandé, pour l’année fiscale 2009, 83 milliards de dollars de plus pour les guerres en Irak et Afghanistan et, en 2010, le budget du Pentagone
dépassera les 670 milliards. Il s’agit de mieux utiliser ce colossal débours d’argent public qui, avec d’autres postes à caractère militaire, se monte à environ un quart du budget fédéral. La
réforme, explique Gates, consiste à redimensionner les programmes des plus grands systèmes d’armement et accroître les fonds pour la guerre de
« contre-insurrection ».
Les « leçons apprises en Irak et Afghanistan » ont montré qu’il faut des véhicules militaires plus résistants contre les mines et les engins explosifs improvisés. Des fonds conséquents
seront donc destinés à leur réalisation. Mais ceci n’est qu’une partie du programme Future Combat Systems, destiné à augmenter les capacités des brigades de combat :
les soldats seront de plus en plus intégrés dans un réseau de haute technologie, avec communications satellitaires et véhicules téléguidés. Seront par contre redimensionnés des programmes comme
celui du chasseur F-22 Raptor de la firme Lockheed Martin, conçu pour des scénarios de guerre froide, qui s’arrêtera à 187 exemplaires (de 140 millions de dollars pièce).
Lockheed, en compensation, recevra de plus gros fonds pour le chasseur F-35 Lightning II (Joint Strike Fighter), plus adapté à la
« contre-insurrection » (il y a même une version à décollage court ou vertical pour les marines). Soupir de soulagement pour les actionnaires des sociétés italiennes (Avio, Piaggio,
Galileo avionica, Oto Melara et autres) qui construiront les ailes des chasseurs et les assembleront.
Le Pentagone compte surtout sur les Uav (véhicules aériens sans équipage), télécommandés : en particulier le Predator (« prédateur ») et le Reaper (« broyeur » de vie humaines, évidemment). La raison en est fournie par Gates : ces avions, déjà utilisés en Irak, Afghanistan et Pakistan, ont commencé à
remplacer, dans certaines missions, ceux avec équipage à bord. Les avantages sont multiples : plus grand rayon d’action (3.500 miles pour le Reaper contre 500 pour le
F-16), coût moins grand, (une unité de 4 avions, 55 millions de dollars) et, surtout, aucun risque pour l’équipage (un pilote et un technicien aux détecteurs). Celui-ci est confortablement assis
à une console dans une base aux Etats-Unis, à 12 milles kilomètres de distance. Le Predator a comme fonction première de repérer les objectifs à toucher, qui sont ensuite
signalés aux pilotes des chasseurs, mais il est aussi armé de deux missiles Hellfire (« feu de l’enfer »). Le Reaper a une fonction première
de hunter/killer (chasseur/tueur) : il transporte une charge guerrière de plus d’une tonne et demie, composée de missiles, et bombes à commandes laser et satellitaire.
Souvent, les mêmes opérateurs qui sont à la console « volent » le matin sur l’Irak, puis sur l’Afghanistan ou le Pakistan après le lunch. Et, quand ils ont lancé quelques missiles sur
de présumés « terroristes » en faisant éventuellement quelques massacres de civils, ils rentrent à la maison où les attend leur famille.
Tuer en manipulant avec un joystick un avion qui est à 12 milles kilomètres de distance est la dernière limite des technologies guerrières, sur lesquelles est fondée la
réforme du Pentagone. De gros investissements permettront de potentialiser non seulement les Uav de l’aéronautique, qui sont actuellement au nombre de 200 environ pour les Predator et 30 pour les Reaper ; mais aussi tout le système des drones militaires, y compris les véhicules terrestres téléguidés, qui sont passés de 170 en
2001 à 5.500. Ils serviront à mener la guerre de « contre-insurrection », que les stratèges définissent « à basse intensité ».
Manlio Dinucci
Reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio
Publié dans l’édition de dimanche 12 avril 2009 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090412/pagina/11/pezzo/247262/
Gaza, la « solution » Italie et OTAN
L’OTAN a ratifié le « Programme de coopération individuel » avec Israël. Il comprend une vaste gamme de domaines dans lesquels « OTAN et Israël coopéreront
pleinement » : contre-terrorisme, avec entre autres échange de données entre les services de renseignements ; connexion d’Israël au système électronique OTAN ;
coopération dans le secteur des armements ; augmentation des manœuvres militaires conjointes OTAN-Israël ; élargissement de la coopération dans la lutte contre la prolifération
nucléaire (en ignorant qu’Israël, unique puissance nucléaire de la région, a refusé de signer la Traité de Non-prolifération). Zxtraits
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7917
L’épicentre en est l’Afghanistan. C’est là que s’embourba pendant dix ans l’armée soviétique, alors
que la Cia entraînait au Pakistan, par l’intermédiaire de l’Isi, plus de 100 mille moudjahidin pour la guerre en Afghanistan. Parmi eux se distingua Ossama Ben Laden, le riche saoudien qui
apporta de gros financements et des milliers de combattants. Toujours au Pakistan fut entraînée et armée, avec le consensus de Washington, la milice taliban qui en 1996 conquit le pouvoir en
Afghanistan. C’est là, en 2001, qu’arrivèrent les troupes étasuniennes, officiellement pour combattre les talibans et faire la chasse à Ben Laden. L’objectif stratégique est en réalité
d’occuper un positon clé dans le nouveau scénario créé en Asie par la désagrégation de l’URSS et par l’émergence des puissances chinoise et indienne. « La possibilité existe qu’émerge dans
la région un rival militaire avec une formidable base de ressources », prévenait un document publié par le Pentagone une semaine avant l’invasion de l’Afghanistan. Cet objectif stratégique
a été confirmé par le président élu Barack Obama qui a annoncé vouloir « sortir d’Irak » et « passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ». Le Pakistan
est ainsi lui aussi considéré comme champ de bataille ; un Pakistan qui est considéré à Washington comme un allié pas très fiable, dont les services secrets ont été suspectés d’avoir des
liens avec les talibans. Quand, en janvier 2008, les USA ont demandé au président Musharraf de leur laisser les mains libres dans les zones de frontière avec l’Afghanistan, ils reçurent une fin
de non recevoir. Et, à cause de la forte opposition intérieure, le président actuel Zardari semble aussi être réticent.
Ce qui rend la situation plus complexe encore est le choix de Washington de privilégier ses relations avec l’Inde, pour empêcher son rapprochement avec la Russie et la Chine. C’est dans ce
cadre qu’entre l’accord, ratifié le 2 octobre par le Sénat, par lequel les Etats-Unis « légalisent » le nucléaire de l’Inde, qui n’a jamais adhéré au Traité de Non Prolifération, en
lui permettant de garder huit réacteurs nucléaires militaires hors de tout contrôle international et en lui fournissant des technologies à double usage, civil et nucléaire. Ceci pousse le
Pakistan, qui n’a jamais adhéré au Tnp, à accélérer ses programmes nucléaires militaires. Avec comme résultat le fait que les deux pays alignent déjà au total environ 110 ogives nucléaires et
sont en mesure d’en fabriquer beaucoup plus.
Sur ce terrain, en concurrence avec les Usa, la Russie et la Chine entrent en jeu. En septembre a été confirmé que la Russie fournira à l’Inde un porte-avions avec 16 Mig-29 ; en même
temps, la joint-venture russo-indienne BrahMos Aerospace a annoncé qu’elle augmentera sa production de missiles de croisière supersoniques lancés par avions, pouvant être armés de têtes aussi
bien conventionnelles que nucléaires. La Chine est par contre en train d’établir des relations particulièrement étroites avec le Pakistan. Le 18 octobre on a annoncé que le président Zardari,
en visite à Pékin, a signé 12 accords, dont un engageant la Chine à construire deux autres réacteurs nucléaires au Pakistan. La Chine fournit en outre au Pakistan des avions de chasse Jf-17
dotés de moteurs russes, dont la livraison a été autorisée par Moscou.
Dans la « guerre des oléoducs », l’Iran entre aussi en jeu, avec le projet d’un gazoduc qui, à travers le Pakistan, devrait amener en Inde le gaz iranien. Sous la pression
étasunienne, l’Inde n’a jusqu’à présent pas adhéré à l’accord. L’Iran s’est cependant déclaré disponible, le 11 octobre, pour construire le gazoduc (coût : 7,5 milliards de dollars)
jusqu’au Pakistan, en attendant l’adhésion de l’Inde. Plus difficile encore aujourd’hui, après les attaques à Mumbai.
Cet article a été publié dans une forme légèrement réduite dans l’édition de
mercredi 3 décembre de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/03-Dicembre-2008/art47.html
Version intégrale (reçue de l’auteur et) traduite par Marie-Ange
Patrizio
les ONG et le messianisme (video)
lundi 13 avril 2009 par Prof. Chems Eddine Chitour
On a tout dit d’Israël, "peuple sûr de lui et dominateur !" pour reprendre l’expression du général de Gaulle. On est tenté à première vue de
convoquer la religion pour expliquer comment cette « religion du Livre » se veut singulière à nulle autre pareille. La logique actuelle d’Israël et de ses lobbys est de diaboliser au
nom de l’antisémitisme- qui ne concerne pas les Arabes, autres sémites pourtant - toute tentative de critique d’Israël. La moindre critique de l’Etat d’Israël et de la doctrine sioniste est
ipso facto traitée d’antisémitisme. La liste des victimes de cet oukase ne s’arrête pas de s’allonger. Souvenons-nous des procès de la Licra contre l’abbé Pierre, Garaudy, même le philosophe
Edgard Morin, juif de naissance dont Esther Benbessa a dit, à juste titre, que c’était un « Juste parmi les Justes ».
On l’aura compris : personne n’échappe à la censure même les juifs
de naissance et il s’en trouve, qui n’acceptent pas cette chappe intolérable qui veut que tout ce qui critique Israël est assimilé à une critique des juifs. C’est à croire que toute l’énergie
de ces inconditionnels est de traquer les contrevenants à la « Loi ». Si malgré leur meilleure volonté, les gardiens du « Temple » ne peuvent trouver nulle part des actes
antisémites, alors il leur faut réanimer les horreurs du passé en rappelant qu’elles peuvent se reproduire à tout moment.Cela explique le flot ininterrompu de films et d’émissions de TV
toujours neufs sur l’antisémitisme du national-socialisme et des efforts zélés pour mettre au pilori de réels ou imaginaires néo-nazis.
Suite à http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article3984

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INVITATION DE L'AMBASSADE DU VENEZUELA VENDREDI 17 AVRIL 2009 A 17H00
Réunion Publique à Paris
L'OPPOSITION
VENEZUELIENNE ET LA DEMOCRATIE
dernier article de Salim lamrani
Guerre contre le terrorisme : un simple changement de vocabulaire ? La guerre d’Afghanistan a été au cœur du sommet de l’OTAN qui vient de se tenir à Strasbourg, Baden-Baden et Kehl, et qui a été...
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G20, G Vain ?
http://french-revolution-2.blog.fr/2009/04/14/g20-g-vain-5912877/
Et ils le font tous..
Mais croient-ils vraiment que nous sommes tous des demeurés ?
Supprimons cette Commission de Buxelles, vite, vite... !!!
Raoul C
Pour la quatrième fois en 40 ans, en Thaïlande l'armée a tiré sur la foule qui demandait plus de démocratie. L'événement n'a pas suscité en Occident la même émotion que la répression de la place...
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Pour la quatrième fois en 40 ans, en Thaïlande l'armée a tiré sur la foule qui demandait plus de démocratie. L'événement n'a pas suscité en Occident
la même émotion que la répression de la place Tiananmen en Chine en 1989 et la répression des moines insurgés en Birmanie plus récemment. Et pour cause : le gouvernement qui fait tirer
sur la foule est allié des élites occidentales.
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"Ceux qui méritent la liberté et la vie
doivent chaque jour la conquérir".(Goethe)
50 ans de la Révolution
Cubaine : Qu'est la liberté ?
"J’ai vu la naissance d’un nouveau monde"
mardi 14 avril 2009, par Matthieu David Alexandre Adler disait du 11 Septembre 2001 qu’il avait vu la fin d’un monde. Huit ans plus tard, nous
pourrons dire que nous avons vu la naissance d’un nouveau monde, d’un nouveau paradigme, d’une nouvelle donne. Cela aura mis 8 ans. Analysons d’abord les caractéristiques de la crise que nous
vivons, déduisons-en les conséquences majeures puis essayons de saisir les contours d’un autre monde recelant de nouvelles opportunités [...]
Quand le CNRS collabore activement avec l’apartheid...
Le CNRS transformé en vulgaire instrument de la raison d’état ? Le CNRS a signé le 18 mars une convention créant le laboratoire européen
associé (LEA) « France-Israel Laboratory of Neuroscience » (Filn). « L’institut Weizmann [partenaire dans cette convention] depuis sa fondation, a été un centre important
[...]
USA: mise en garde contre l'extrême-droite,
qui pourrait profiter de la crise pour recruter
Aux Usa la violence sociale va malheureusement est la réponse du peuple à la catastrophe économique !Sly
il y a 4 heures 55 min
La Sécurité intérieure américaine a mis en garde mardi contre l'extrême-droite, qui pourrait être tentée de profiter de la crise et de l'arrivée au pouvoir du premier président noir américain pour recruter.
Pour autant, aucune menace d'attaques n'aurait été interceptée, selon la Sécurité intérieure. Mais le terreau est fertile pour une radicalisation des esprits: ralentissement de l'économie, saisies immobilières, flambée du chômage, difficultés à obtenir des crédits.
Dès novembre, les services de police avaient constaté plus de menaces et d'intérêt que jamais auparavant contre le président Obama.
Pour la Sécurité intérieure, l'attaque du 4 avril dernier contre trois policiers de Pittsburgh représente un
exemple sur le type de violences engendrées par la rhétorique d'extrême-droite. AP
http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2009/04/15/13390112.html
C O M M E N T A I R E S : I C I
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- La Russie de Gorbatchev
- La voie souverainiste (de gauche)
- La mission mondiale nauséabonde de
l'OTAN
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?
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