Mes amis,
Voici un article annoncé dans le précédent post
sous le titre " l'insécurité mondiale ",
alors qu'en fait il recèle des pistes formidables
pour vivre en temps de crise.
Je l'ai publié en entier sur mon blog
http://sos-crise.over-blog.com,
et en version raccourcie par moi pour que vous puissiez
l'adresser au Maire de votre commune.
Je vous le propose ici afin que chacun d'entre vous puisse le lire,
et en tirer profit. Il est constructif, efficace,
il peut apporter des réponses aux questions
que l'on se pose légitimement en temps de crise.
Bonne lecture,
Votre Eva

Maintenant que nous avons décidé de "faire passer l’économie au vert" , pourquoi ne pas faire pareil pour la sécurité intérieure ?
Je ne parle pas des enquêteurs qui interrogeraient les suspects sous des lampes équipées d’ampoules fluorescentes compactes, ou des flics qui porteraient des Kevlar recyclés et utiliseraient des
panneaux solaires pour recharger leurs Tasers.
Ce que je veux dire, c’est : ne devrions-nous pas en fin de compte nous mettre à repenser le concept même de sécurité intérieure sur une planète en plein
naufrage ?
Maintenant que David Blair, le nouveau directeur de l’agence de services secrets "National Intelligence", affirme que l’insécurité mondiale est plus un danger pour nous que le terrorisme,
n’est-il pas temps de libérer le concept de "sécurité" de ses chaînes imposées d’en haut avec le terrorisme en ligne de mire ?
N’est-il pas temps, en fait, que le gouvernement d’Obama commence à établir un plan de sécurité crédible - c’est-à-dire en s’appuyant sur les associations de citoyens – qui prévoirait des dispositions pour que les localités puissent parer aux éventualités après les catastrophes – qu’elles soient naturelles ou créées par
l’homme (si la différence existe encore) – qui ne manqueront pas de marquer cette époque naissante de chaos financier et climatique ?
A long terme, si ne nous nous mettons pas à élaborer un projet de sécurité publique qui répondrait effectivement aux défis majeurs de notre temps, qui se
préoccuperait de reconstruction et non pas de "défense", et qui servirait à assurer le bien-être des collectivités plutôt qu’à entretenir de nouvelles équipes de police spéciale , nous avons du mouron à nous faire.
Aujourd’hui, la "sécurité intérieure" et le Département de Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security, DHS), cette structure composée de 13 agences difficilement gouvernables créée en
2002 par le gouvernement Bush, persistent à se fonder sur les peurs et les théories prépondérantes et universelles sur la guerre contre le terrorisme de l’ancien
président.
Les ennemis étrangers projettent peut-être de nous attaquer réellement, mais croyez-le ou non (et un nombre croissant de personnes, dépossédées de leurs maisons, de leur travail et de leurs
économies commencent à le penser), ce n’est probablement pas le pire qui puisse nous arriver.
Cette peur démesurée du terrorisme - et de ses effets éventuels - alimentée par les images apocalyptiques des attentats du 11 septembre, a occulté la volonté du pouvoir de réprimer la
contestation en nous dépouillant de nos libertés fondamentales. Ce programme était destiné à satisfaire une armée de sociétés privées qui vendaient tout, du
masque à gaz aux systèmes d’identité biométriques, en pillant les fonds publics sous couvert de patriotisme. Comme tant d’initiatives lamentables de l’ère Bush, la sécurité publique a été mise
sur les mauvais rails dès le début – comme le montre le choix du terme "homeland" ("patrie") si clairement antiaméricain – et nous a, depuis, engagés sans surprise sur une mauvaise
pente.
Dans ce contexte, il faut se rappeler que le 11 septembre a été suivi de l’ouragan Katrina, de sécheresses et d’incendies mémorables, de crues à l’échelle de celle racontée dans la bible, et
ensuite, bien sûr, de la crise financière.
Malgré la peur panique des attentats terroristes, les risques d’être touchés sont, pour la grande majorité de la population, infimes ; en revanche, il y a fort à parier que les ruptures dans
la chaîne d’approvisionnement en denrées alimentaires, en eau et en énergie vont nous concerner tous au cours des décennies à venir. La nature subit un tas de perturbations, telles que les
sécheresses (de plus en plus préoccupantes avec le changement climatique), qui se traduisent pour les êtres humains par des famines, des migrations, des guerres civiles, la chute de
gouvernements, et pour finir l’apparition de seigneurs de la guerre et de pirates.
Même si cela vous semble être la version climatique du terrorisme, un ouragan dévastateur ou une sècheresse mortelle ne peuvent ni être préalablement arrêtés à la frontière ni mis sous les
verrous.
C’est pourquoi il faut une version écologiste de la sécurité qui mobiliserait les énergies et les ressources de la population pour faire face aux conséquences des catastrophes au moins autant que
pour s’en protéger – et pas non plus un plan de reconstruction standard qui serait parachuté par les responsables lointains et hésitants de l’Agence fédérale de gestion des urgences
(Federal Emergency Management Agency).
Le fait est que les associations de citoyens qui se sont constituées au niveau local (et non pas national), qui ont réfléchi ensemble et se sont préparées à faire face aux besoins fondamentaux de
la collectivité et à s’entraider en cas de crise, seront plus aptes à rebondir à la suite de catastrophes éventuelles qu’un pays peuplé d’individus sans défense qui attendent qu’on vienne les
secourir ou les protéger.
Imaginez qu’on nomme désormais le Département de Sécurité Intérieure : "Département des Sécurités publiques Locales" et là, au moins, vous saurez par où commencer.
La Sécurité locale
pour faire face à un avenir chaotique
La sécurité intérieure, post 11-sept, est largement militarisée et se préoccupe essentiellement de catastrophes ponctuelles comme des attentats ou des accidents, et non pas, par exemple, de la
contamination d’importantes récoltes de céréales par quelque maladie apparue récemment, ou, comme cela se passe actuellement, le sabordage en série de la pêche industrielle dans les océans.
Contrairement à un attentat terroriste, de tels fléaux peuvent s’abattre brusquement partout, rendant inutiles les programmes types.
Si la ville de Miami est frappée par un ouragan, la Féma (du moins, on l’espère) pourra faire parvenir des vivres à l’aide de camions et de ponts aériens.
S’il y avait rupture de la chaîne alimentaire sur les marchés mondiaux, ce sont les centaines de
milliers de jardins collectifs et les réseaux de particuliers prêts à partager les produits de leurs potagers, et non pas des entrepôts pleins de réserves alimentaires d’urgence, qui pourraient
montrer la différence qui existe entre une crise et une catastrophe. Les épreuves systémiques, nécessitent, en fin de compte, des réponses systémiques.
Il ne vient peut-être pas spontanément à l’esprit que l’alimentation et la sécurité vont de pair, mais les spécialistes savent que nos réserves alimentaires sont particulièrement
précaires.
Nous savons les problèmes que posent les hausses de carburant ou le gel de marges de crédit, mais peu de gens aux Etats-Unis ont connu la panique et les privations que représente la rupture de la
chaîne alimentaire – jusqu’à présent. Et cela va changer dans les décennies à venir. On n’y coupera pas, même si cela semble aussi peu probable aujourd’hui qu’une crise financière ne semblait
vraisemblable, pour la plupart d’entre nous, il y a à peine un an.
Notre système de distribution et de production alimentaire industrielle mondialisée est un miracle, qui nous permet de consommer des spécialités exotiques venues de pays lointains à des prix
pratiquement abordables. Ces mangues du Mexique et ces kiwis de Nouvelle Zélande sont, à n’en pas douter, un plaisir, mais ce plaisir compréhensible que nous prenons à les consommer cache un
grand danger. Si vous vous demandez ce que pourrait réellement représenter une conception environnementaliste de la sécurité intérieure, voyez simplement nos réserves
alimentaires.
La viande aux Etats-Unis parcourt en moyenne environ 1500 kms pour arriver jusqu’à nos assiettes. Le blé qui sert à fabriquer le pain d’un hamburger vient peut-être du Canada, le bœuf d’Argentine
et la tomate du Chili. Les denrées alimentaires qui viennent de si loin peuvent être sujettes à toutes sortes de perturbations – une tempête calamiteuse qui s’abat sur une zone agricole ; le
prix du pétrole, utilisé pour les engrais, les machines agricoles et le transport qui flambe ; des querelles intestines ou des guerres régionales qui immobilisent la production agricole ou
paralysent le circuit commercial, des mesures nationales qui imposent de constituer des stocks à cause de la hausse des prix ou de la rareté des marchandises ; sans parler des sécheresses,
des inondations et de la perte des récoltes usuelles qui ont toujours constitué un fléau et qui s’amplifient dans un monde touché par le réchauffement climatique.
Une interruption dans la livraison de denrées alimentaires qui viennent de loin n’est supportable que
si nous avons anticipé le problème et que nous pouvons ainsi combler le manque grâce à la production locale.
Hélas, pour ceux d’entre nous qui vivent ailleurs qu’en Californie ou en Floride, la production locale reste saisonnière, limitée, et tout sauf diversifiée. Il ne faut pas oublier que la
production locale a été affaiblie dans ce pays par la volonté d’éliminer toutes ces exploitations familiales qui n’engendraient pas de superprofits. L’agriculture aux Etats-Unis est actuellement
entre les mains d’énormes exploitations industrielles. Et c’est ainsi que les poulets proviennent de vastes élevages industriels en Arkansas, les porcs de monstrueuses structures industrielles en
Georgie et le maïs des zones de monoculture du Midwest (la "cornbelt"), etc.
Ces exploitations monolithiques génèrent peut–être des profits pour les géants de l’agroalimentaire, mais elles ne vont pas nous être d’un grand secours, étant donné l’avenir calamiteux qui se
profile déjà devant nous.
Quand, l’an dernier, une terrible sècheresse en Australie a fait chuter la production de riz dans le Bassin du Murray (fleuve en Australie, NDT), le prix du riz dans le
monde entier a brusquement doublé. La hausse du prix du riz, comme le bond soudain des prix du blé, du soja, et d’autres denrées de base, étaient essentiellement dus au prix du pétrole qui
flambait cette époque-là, même si la spéculation y était également pour quelque chose. Et c’est ainsi que l’effondrement de la culture du riz australien transformait une situation grave en crise.
Parce que le système agricole mondial est si profondément interdépendant et intimement lié, qu’une onde de choc quelque part dans le monde peut se répercuter beaucoup plus loin et à grande
échelle – comme (ainsi que nous l’avons appris à notre grande consternation) cela a été le cas pour les marchés financiers.
Pensez que la pénurie de nourriture, et les émeutes de la faim qui s’en sont suivies dans 30 pays différents en 2008, constitueront les charmes de la vie sur une planète où le climat sera
imprévisible, les populations exploseront, les écosystèmes seront dégradés et le marché de l’agroalimentaire perturbé.
La hausse des prix qui a rendu les produits alimentaires inaccessibles à cette multitude de gens qui
ont participé aux émeutes de la faim a été assez vite enrayée par la chute du prix des énergies au moment où sombrait l’économie mondiale. Ne vous y trompez pas, cependant. La pénurie de
nourriture et l’agitation sociale qui l’accompagne reviendront à nouveau.
Autre chose à prendre en compte : les pays affectés par la pénurie de nourriture vont peut-être, quand les populations qui souffrent de la famine réclameront la
souveraineté alimentaire , vouloir protéger leur
secteur agricole en créant des barrières douanières – exactement comme cela commence à se produire dans d’autres secteurs de la production sous la pression de la crise financière mondiale.
L’époque de la production alimentaire mondialisée, où nous avions fini par estimer que les fruits (et légumes) revenaient pratiquement de droit à nos grandes surfaces, pourrait bien s’achever
progressivement dans un avenir relativement proche.
Il faut nous y préparer. Et c’est là qu’un Département de sécurité publique locale prendrait tout son sens.
La plupart des villes américaines disposent de moins d’une semaine de réserves alimentaires et la plupart d’entre nous ne faisons pas de stocks, ce qui rend les habitants des villes vulnérables
aux perturbations dans l’approvisionnement alimentaire. Si vous sautez les trois prochains repas, vous réaliserez la panique que soulèverait une rupture
importante le long de la chaîne alimentaire. La question est donc : comment, plutôt que de négliger cet aspect essentiel, quoique sous-estimé, de la sécurité publique, pouvons-nous y
remédier ?
Les fermes verticales
et les "jardins de la victoire"
Agriculture urbaine, fermes verticales
Parce que les villes sont si dépendantes d’arrivages quotidiens de produits alimentaires, la sécurité alimentaire au niveau local impliquerait donc qu’il
faudrait constituer des stocks plus importants pour les moments de crise ; cette solution serait sans doute la réponse classique en cas de catastrophe, et qui a plutôt bien fonctionné sur
une période courte. Mais, sur le long terme, ce qui serait véritablement le plus logique, c’est d’encourager dans les villes et dans les banlieues, la création de jardins communautaires et de
marchés paysans, et pas seulement en quantité suffisante pour assurer la consommation de roquette et de tomates fraîches pour l’été, mais pour que la production puisse contribuer à
atténuer les effets des perturbations dans l’approvisionnement de denrées alimentaires. Il y a suffisamment d’espaces libres, de jardins privés, et de
toits en terrasse pour permettre à des collectifs de bénévoles ou à des petits exploitants agricoles de cultiver des milliers de jardins. L’agriculture urbaine pourrait même prendre une
grande ampleur.
Dickson Despommier, professeur à l’Université de Columbia expliquait récemment son concept de "ferme verticale" : une tour de 30 étages en plein milieu d’une zone urbaine qui pourrait
produire suffisamment de nourriture pour répondre aux besoins de 50.000 personnes du quartier.
Mike Davis (1), historien (historien et critique visionnaire) se demande pourquoi on ne s’inspire pas, pour élaborer un programme de sécurité intérieure, de l’expérience des "jardins de la
victoire" menée au cours de la Seconde Guerre mondiale.
En 1943, deux ans à peine après le début de la guerre, 20 millions de jardins de la victoire produisaient 30 à 40% des légumes consommés dans le pays. Des milliers de terrains abandonnés en ville
étaient défrichés et cultivés collectivement par les habitants du quartier. Le Bureau de la Défense Civile encourageait et habilitait ces initiatives, mais ce phénomène se mettait en place sans
cela parce que les citoyens qui n’étaient pas au front voulaient participer à l’effort de guerre, et le jardinage était, finalement, une façon très agréable de servir la
patrie.
Rebecca Solnit, auteur de "Hope in the Dark", écrit que, au coeur des ruines des zones désindustrialisées de Détroit, paysage qu’elle décrit comme étant "pas tout à fait
post-apocalypse, mais du moins post-américain", les habitants exploitent des parcelles de terrain abandonné, cultivant leurs propres produits, élevant de petits animaux de ferme et plantant
des vergers. Dans cette ville désertée, certains ont cherché coûte que coûte à retrouver un semblant de sécurité alimentaire. Ils l’ont fait parce qu’ils y ont été contraints, et ils ont été
récompensés par une production à faire pâlir d’envie un paysan bio.
La catastrophe à Détroit n’a pas été un déferlement soudain comme cela s’est produit à la Nouvelle Orléans avec l’ouragan Katrina mais il s’est agi plutôt d’un lent processus de régression
dévastateur – peut-être un avant-goût amer de ce que beaucoup de municipalités vont connaître à la suite de la crise financière actuelle. Mais pour Solnit, l’initiative de Detroit sous la
pression de l’adversité économique n’est pas simplement une stratégie de survie, mais la voie possible à un renouveau. C’est également un guide grandeur nature dont pourrait s’inspirer notre
Département de sécurité publique locale le jour où il se décidera à investir très avantageusement une partie de ses crédits pour créer un pays capable de rebondir et où il y aura davantage de
sécurité.
Comme Alice Waters, chef cuisinier et auteur l’a démontré de façon pratique, les écoles peuvent créer des potagers pour réduire les frais de cantine,
offrir une alimentation saine aux élèves et enseigner la culture biologique.
Les compétences et les connaissances en agriculture qui allaient de soi pour beaucoup de nos arrière-grands-parents qui avaient grandi dans des régions plus rurales se sont perdues depuis
longtemps avec les migrations vers les villes et les banlieues. Réapprendre ces savoir-faire pourrait constituer un élément essentiel à notre
survie si les camions ne peuvent plus arriver au supermarché du coin.
Le département de sécurité intérieure actuel a publié des tonnes de prospectus expliquant comment détecter et manipuler des armes chimiques et comment organiser les secours à la suite d’un
attentat terroriste. Parfait, il fallait qu’on le sache. Alors, maintenant si on nous distribuait des informations pour réaliser un compost, pour alterner les cultures afin de maîtriser les
insectes nuisibles et de nourrir les sols, pour faire des conserves ou sécher toutes ces merveilles saisonnières afin de les consommer en hiver ?
Le but n’est pas seulement d’accroître les réserves alimentaires au niveau local, évidemment. Les jardins communautaires offrent un endroit convivial permettant aux habitants du quartier de
travailler ensemble, de se rencontrer, de créer des liens, de s’entraider, de faire la fête et de mettre leurs connaissances en commun. Ces réseaux autonomes qui sont créés quand les citoyens
s’investissent dans ces projets peuvent être mis à contribution en cas d’urgence. La capacité d’une collectivité à s’autogérer peut être capitale en cas de crise. Idéalement, une conception
environnementale de la sécurité intérieure ne devrait pas se résumer à l’envoi de prospectus sur la production agricole, mais devrait comprendre l’attribution d’aides publiques non seulement pour
l’achat de semences mais également pour la construction de serres, la distribution d’outillage et la création de marchés paysans où producteurs et clients peuvent se rencontrer. Et si on faisait
une descente sur le budget vorace du Département de sécurité intérieure pour y ponctionner des subventions pour les collectivités qui veulent se lancer ?
Et voici ce qui est intéressant : sans aides ni directives gouvernementales, apparaissent déjà les premiers frémissements d’une approche environnementaliste de la sécurité intérieure. Cela
s’appelle "relocalisation" et ce nom qui vous semble peut-être
barbare signifie que votre sécurité la plus fondamentale est entre les mains non pas des décideurs lointains de Washington mais d’habitants du quartier qui pensent que l’autonomie c’est plus sûr
que la dépendance. En ces temps de chaos naissant, mettre en commun les ressources et coordonner les actions, ce sera, d’après ce nouveau mouvement, bien plus efficace qu’un millier d’individus
qui se plongent tout seuls dans leur guide de survie, ou qui attendent l’arrivée des hélicoptères.
En fait, la relocalisation est un mouvement international et, comme d’habitude quand il s’agit d’imaginer une politique plus environnementaliste, les Européens sont très en avance sur nous. Il y
a actuellement des centaines d’associations locales dans plus d’une dizaine de pays qui se réunissent dans le cadre du Réseau de Relocalisation (Relocalization Network) pour
réfléchir sur la façon d’organiser l’"après-carbone" dans leurs villes.
En Grande Bretagne, s’est créé un "mouvement pour les villes de transition" ("Transition Towns" movement) pour réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour sevrer les habitants de villes entières, de produits
importés, comme l’énergie, les denrées alimentaires et les gadgets.
Le niveau de la mer commençant à monter devant leurs portes, les Pays Bas sont allés plus loin. Dans
leur programme de sécurité intérieure, le développement durable et les questions environnementales sont en tête des priorités.
Aux Etats-Unis, des groupes de travail qui s’intéressent à l’"après-carbone" émergent un peu partout.
A deux pas de chez moi, en plein au cœur de l’Utah, un groupe de citoyens de diverses origines, les "Canyonlands Sustainable Solutions", ont mis leurs efforts en commun pour
établir un ensemble de mesures pratiques visant à prémunir la ville de Maob, à 300 KMS du centre de transport et de distribution de Salt Lake City, de futures envolées des prix du pétrole et des
denrées alimentaires et des ruptures d’approvisionnement. Ces groupes locaux sont souvent en contact les uns avec les autres, surtout au niveau régional, grâce à des sites et des blogs où ils
parlent des progrès de tel ou tel projet, échangent des tuyaux et des informations et publient des tas de réactions. Les citoyens engagés dans ces projets de relocalisation ont largement
abandonné l’idée d’obtenir des aides gouvernementales et font cavaliers seuls. Mais, imaginez les progrès qu’ils pourraient faire s’ils bénéficiaient ne serait-ce que d’une infime partie des 27
milliards de dollars du budget 2009 du Département de sécurité intérieure destinés aux responsables au niveau des états et des municipalités pour développer les "plans de préparation en cas
d’urgence".
Si le pays a les moyens de donner 60.0000 dollars au comté rural de Craighead dans l’Arkansas pour l’achat de combinaisons
Hazmat et autre attirail anti-terroriste pour protéger d’un attentat
les producteurs de coton et de soja, il pourrait sûrement allouer des aides aux paysans urbains de Detroit.
La sécurité alimentaire n’est, bien sûr, qu’un des aspects d’une conception écologique de la sécurité
locale.
D’autres éléments, comme la sécurité de l’énergie et de l’eau, pourraient également être repensés, si seulement les crânes d’œuf de Washington n’étaient pas si enlisés dans leurs certitudes. Il
est certain que, quelque part sur ce Titanic que devient la planète, les cavaliers seuls, sans Département pour la sécurité publique locale pour
les soutenir, s’en préoccupent déjà – et font leur possible pour nous faire prendre conscience qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas assez de canots de sauvetage pour ramener tout le monde sur la
terre ferme.
Peut-être n’est-ce point irréaliste que d’espérer qu’un jour, quand un mouvement pour des services de sécurité publique locale se créera et se développera, il pourra récupérer une partie des
fonds gouvernementaux qui servent actuellement à financer des projets aussi douteux que des systèmes de vidéosurveillance et des barrières de sécurité anti-chocs dans les stades, comme, par
exemple, les 345.000 dollars de subvention pour le stade Razorback en Arkansas.
En attendant, encourageons des projets qui développent la résilience dans des petites localités comme Moab ou dans des grandes villes comme NY, tout en revitalisant la culture locale avec une
certaine part d’engagement populaire. Plantez-le, arrosez-le et il fleurira. Et nous apprendrons en chemin que, qu’il s’agisse de sa maison, de sa terre ou de sa sécurité, vivre dans une
démocratie ouverte, saine et qui englobe tout le monde, ce n’est pas un obstacle à sa sécurité mais un avantage certain.
La démocratie, si nous la cultivons, est le terreau même de notre capacité de résistance.
Chip WARD
Chip Ward, militant écologiste, qui a participé à plusieurs campagnes pour obtenir la condamnation de pollueurs, a écrit deux livres : "Canaries on the Rim : Living Downwind in the West" et "Hope’s Horizon : Three Visions for Healing the American Land."
Traduction Des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info
Notes :
Mike Davis : "Planète de bidonvilles"
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2006/06/08/112-planete-de-bidonvilles
Relocalisation (Attac France)
http://www.france.attac.org/spip.php?article6030
___________________________________________________________________________________
A relayer auprès de
vos communes,
voici le même texte résumé par moi
pour être adapté aux communes
à vous de vous en servir !
Cordialement, eva
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Un texte d'utilité publique, un texte intelligent, un texte prévoyant.
Pour donner des idées de gestion de crise.
Texte à relayer dans les Communes, merci.
Maintenant que nous avons décidé de "faire passer l’économie au VERT" , pourquoi ne pas faire pareil pour la sécurité intérieure ?
... Ne devrions-nous pas en fin de compte nous mettre à repenser le concept même de sécurité intérieure sur une planète en plein naufrage ?
Maintenant que David Blair, le nouveau directeur de l’agence de services secrets "National Intelligence", affirme que l’insécurité mondiale est plus un danger pour nous que le terrorisme,
n’est-il pas temps de libérer le concept de "sécurité" de ses chaînes imposées d’en haut avec le terrorisme en ligne de mire ?
N’est-il pas temps, en fait ... d' établir un plan de sécurité crédible - c’est-à-dire en s’appuyant sur les associations de citoyens – qui prévoirait des dispositions pour que les localités
puissent parer aux éventualités après les catastrophes – qu’elles soient naturelles ou créées par l’homme (si la différence existe encore) – qui ne manqueront pas de marquer cette époque
naissante de chaos financier et climatique ?
.. Un projet de sécurité publique qui répondrait effectivement aux défis majeurs de notre temps, qui se préoccuperait de reconstruction et non pas de "défense", et qui servirait à assurer le
BIEN-ETRE des collectivités ..
(Le terrorisme) n'est probablement pas le pire qui puisse nous arriver...
Dans ce contexte, il faut se rappeler que le 11 septembre a été suivi de l’ouragan Katrina, de sécheresses et d’incendies mémorables, de crues à l’échelle de celle racontée dans la bible, et
ensuite, bien sûr, de la crise financière.
Malgré la peur panique des attentats terroristes, les risques d’être touchés sont, pour la grande majorité de la population, infimes ; en revanche, il y a fort à parier que les ruptures dans la
chaîne d’APPROVISIONNEMENT en denrées alimentaires, en eau et en énergie vont nous concerner tous au cours des décennies à venir. La nature subit un tas de perturbations, telles que les
sécheresses (de plus en plus préoccupantes avec le changement climatique), qui se traduisent pour les êtres humains par des famines, des migrations, des guerres civiles, la chute de
gouvernements, et pour finir l’apparition de seigneurs de la guerre et de pirates.
Même si cela vous semble être la version climatique du terrorisme, un ouragan dévastateur ou une sècheresse mortelle ne peuvent ni être préalablement arrêtés à la frontière ni mis sous les
verrous.
C’est pourquoi il faut une version ECOLOGISTE de la sécurité qui MOBILISERAIT LES énergies et les ressources de la population pour FAIRE FACE aux conséquences des catastrophes au moins autant que
pour s’en protéger – et pas non plus un plan de reconstruction standard qui serait parachuté par les responsables LOINTAINS ...
Le fait est que les associations de CITOYENS qui se sont constituées au niveau LOCAL (et non pas national), qui ont réfléchi ENSEMBLE et se sont PREPAREES à faire face aux besoins FONDAMENTAUX de
la collectivité et à S'ENTRAIDER en cas de crise, seront plus aptes à rebondir à la suite de catastrophes éventuelles qu’un pays peuplé d’individus sans défense qui attendent qu’on vienne les
secourir ou les protéger.
La Sécurité locale
pour faire face
à un avenir chaotique
...S’il y avait rupture de la chaîne alimentaire sur les marchés mondiaux, ce sont les centaines de milliers de JARDINS COLLECTIFS et les RESEAUX de particuliers prêts à partager les produits de
leurs potagers, et non pas des entrepôts pleins de réserves alimentaires d’urgence, qui pourraient montrer la différence qui existe entre une crise et une catastrophe. Les épreuves systémiques,
nécessitent, en fin de compte, des réponses systémiques.
Il ne vient peut-être pas spontanément à l’esprit que l’alimentation et la sécurité vont de pair, mais les spécialistes savent que nos RESERVES alimentaires sont particulièrement PRECAIRES.
(Grandes enseignes, 3 jours ? N.B.)
Nous savons les problèmes que posent les hausses de carburant ou le gel de marges de crédit, mais peu de gens ... ont connu la panique et les privations que représente la rupture de la chaîne
alimentaire – jusqu’à présent. Et cela va changer dans les décennies à venir. On n’y coupera pas, même si cela semble aussi peu probable aujourd’hui qu’une crise financière ne semblait
vraisemblable, pour la plupart d’entre nous, il y a à peine un an.
Notre système de distribution et de production alimentaire industrielle mondialisée est un miracle mais ... voyez simplement nos réserves alimentaires.
... Une interruption dans la livraison de denrées alimentaires ... n’est supportable que si nous avons anticipé le problème et que nous pouvons ainsi combler le manque grâce à la PRODUCTION
LOCALE (NB: A organiser dès maintenant).
Hélas ... la production locale reste saisonnière, limitée, et tout sauf diversifiée. Il ne faut pas oublier que la production locale a été affaiblie dans ce pays par la volonté d’éliminer toutes
ces exploitations familiales qui n’engendraient pas de superprofits...
Ces exploitations monolithiques génèrent peut–être des profits pour les géants de l’agroalimentaire, mais elles ne vont pas nous être d’un grand secours, étant donné l’avenir calamiteux qui se
profile déjà devant nous.
Quand, l’an dernier, une terrible sècheresse en Australie a fait chuter la production de riz dans le Bassin du Murray (fleuve en Australie, NDT), le prix du riz dans le monde entier a brusquement
doublé. La hausse du prix du riz, comme le bond soudain des prix du blé, du soja, et d’autres denrées de base, étaient essentiellement dus au prix du pétrole qui flambait cette époque-là, même si
la spéculation y était également pour quelque chose. Et c’est ainsi que l’effondrement de la culture du riz australien transformait une situation grave en crise. Parce que le système agricole
mondial est si profondément interdépendant et intimement lié, qu’une onde de choc quelque part dans le monde peut se REPERCUTER beaucoup plus loin et à grande échelle – comme (ainsi que nous
l’avons appris à notre grande consternation) cela a été le cas pour les marchés financiers.
... une planète où le climat sera imprévisible, les populations exploseront, les écosystèmes seront dégradés et le marché de l’agroalimentaire perturbé.
La hausse des prix qui a rendu les produits alimentaires inaccessibles à cette multitude de gens qui ont participé aux émeutes de la faim a été assez vite enrayée par la chute du prix des
énergies au moment où sombrait l’économie mondiale. Ne vous y trompez pas, cependant. La pénurie de nourriture et l’agitation sociale qui l’accompagne reviendront à nouveau.
Autre chose à prendre en compte : les pays affectés par la pénurie de nourriture vont peut-être ... vouloir protéger leur secteur agricole en créant des barrières douanières – exactement comme
cela commence à se produire dans d’autres secteurs de la production sous la pression de la crise financière mondiale. L’époque de la production alimentaire mondialisée, où nous avions fini par
estimer que les fruits (et légumes) revenaient pratiquement de droit à nos grandes surfaces, pourrait bien s’achever progressivement dans un avenir relativement proche.
Il faut nous y préparer. Et c’est là qu’un Département de sécurité publique locale prendrait tout son sens.
La plupart des villes américaines disposent de moins d’une semaine de réserves alimentaires et la plupart d’entre nous ne faisons pas de stocks, ce qui rend les habitants des villes VULNERABLES
aux perturbations dans l’approvisionnement alimentaire.
La panique que soulèverait une rupture importante : Comment... y remédier ?
Les fermes verticales
et les "jardins de la victoire"
Parce que les villes sont si dépendantes d’arrivages quotidiens de produits alimentaires, la sécurité alimentaire au niveau local impliquerait donc qu’il faudrait constituer des stocks plus
importants pour les moments de crise ; cette solution serait sans doute la réponse classique en cas de catastrophe, et qui a plutôt bien fonctionné sur une période courte. Mais, sur le long
terme, ce qui serait véritablement le plus logique, c’est d’ENCOURAGER dans les villes et dans les banlieues, la création de jardins COMMUNAUTAIRES et de marchés paysans, et pas seulement en
quantité suffisante pour assurer la consommation de tomates, mais pour que la production puisse contribuer à ATTENUER les effets des perturbations dans l’approvisionnement de denrées
alimentaires. Il y a suffisamment d’espaces libres, de jardins privés, et de toits en terrasse pour permettre à des collectifs de bénévoles ou à des petits exploitants agricoles de cultiver des
milliers de jardins. L’agriculture urbaine pourrait même prendre une grande ampleur.
Dickson Despommier, professeur à l’Université de Columbia expliquait récemment son concept de "ferme verticale" : une tour de 30 étages en plein milieu d’une zone urbaine qui pourrait produire
suffisamment de nourriture pour répondre aux besoins de 50.000 personnes du quartier.
Mike Davis (1), historien (historien et critique visionnaire) se demande pourquoi on ne s’inspire pas, pour élaborer un programme de sécurité intérieure, de l’expérience des "jardins de la
victoire" menée au cours de la Seconde Guerre mondiale.
En 1943, deux ans à peine après le début de la guerre, 20 millions de jardins de la victoire produisaient 30 à 40% des légumes consommés dans le pays.
Des milliers de terrains ABANDONNES en ville étaient défrichés et cultivés COLLECTIVEMENT par les habitants du quartier...
Les habitants exploitent des parcelles de terrain abandonné, cultivant leurs propres produits, élevant de petits ANIMAUX de ferme et plantant des vergers. Dans cette ville désertée, certains ont
cherché coûte que coûte à retrouver un semblant de sécurité alimentaire. Ils l’ont fait parce qu’ils y ont été contraints, et ils ont été récompensés par une production à faire pâlir d’envie un
paysan bio.
La catastrophe à Détroit n’a pas été un déferlement soudain comme cela s’est produit à la Nouvelle Orléans avec l’ouragan Katrina mais il s’est agi plutôt d’un lent processus de régression
dévastateur – peut-être un avant-goût amer de ce que beaucoup de municipalités vont connaître à la suite de la crise financière actuelle. Mais pour Solnit, l’initiative de Detroit sous la
pression de l’adversité économique n’est pas simplement une stratégie de SURVIE, mais la voie possible à un RENOUVEAU.
C’est également un guide grandeur nature dont pourrait s’inspirer notre Département de sécurité publique LOCALE le jour où il se décidera à INVESTIR très avantageusement une partie de ses crédits
pour créer un pays capable de REBONDIR et où il y aura davantage de sécurité.
Comme Alice Waters, chef cuisinier et auteur l’a démontré de façon pratique, les ECOLES peuvent créer des potagers pour REDUIRE les frais de cantine, offrir une alimentation SAINE aux élèves et
ENSEIGNER la culture biologique.
Utiliser les compétences
des aïeux, leur savoir-faire
Les compétences et les connaissances en agriculture qui allaient de soi pour beaucoup de nos arrière-grands-parents qui avaient grandi dans des régions plus rurales se sont perdues depuis
longtemps avec les migrations vers les villes et les banlieues.
REAPPRENDRE ces savoir-faire pourrait constituer un élément essentiel à notre survie SI les camions ne peuvent plus arriver au supermarché du coin.
Le département de sécurité intérieure actuel a publié des tonnes de prospectus expliquant comment détecter et manipuler des armes chimiques et comment organiser les secours à la suite d’un
attentat terroriste. Parfait, il fallait qu’on le sache. Alors, maintenant si on nous distribuait des informations pour réaliser un compost, pour ALTERNER les cultures afin de maîtriser les
insectes nuisibles et de nourrir les sols, pour faire des CONSERVES ou sécher toutes ces merveilles saisonnières afin de les consommer en hiver ?
Le but n’est pas seulement d’accroître les réserves alimentaires au niveau local, évidemment.
Les jardins communautaires offrent un endroit CONVIVIAL permettant aux habitants du quartier de travailler ensemble, de se rencontrer, de créer des liens, de s’entraider, de faire la fête et de
mettre leurs connaissances en commun.
Ces réseaux autonomes qui sont créés quand les citoyens s’investissent dans ces projets peuvent être mis à contribution en cas d’urgence.
La capacité d’une collectivité à S'AUTOGERER peut être capitale en cas de crise. Idéalement, une conception environnementale de la sécurité intérieure ne devrait pas se résumer à l’envoi de
prospectus sur la production agricole, mais devrait comprendre l’attribution d’aides publiques non seulement pour l’achat de semences mais également pour la construction de serres, la
distribution d’outillage et la création de marchés paysans où producteurs et clients peuvent se rencontrer...
Et voici ce qui est intéressant : sans aides ni directives gouvernementales, apparaissent déjà les premiers frémissements d’une APPROCHE ENVIRONNEMENTALISTE de la sécurité intérieure. Cela
s’appelle "relocalisation"... votre sécurité la plus fondamentale est entre les mains non pas des décideurs lointains... mais d’habitants du quartier qui pensent que l’AUTONOMIE c’est plus sûr
que la dépendance.
En ces temps de chaos naissant, mettre en COMMUN les ressources et COORDONNER les actions, ce sera, d’après ce nouveau mouvement, bien plus efficace qu’un millier d’individus qui se plongent tout
seuls dans leur guide de survie, ou qui attendent l’arrivée des hélicoptères.
En fait, la RELOCALISATION est un mouvement international et, comme d’habitude quand il s’agit d’imaginer une politique plus environnementaliste, les Européens sont très en avance sur nous. Il y
a actuellement des centaines d’associations locales dans plus d’une dizaine de pays qui se réunissent dans le cadre du Réseau de Relocalisation (Relocalization Network) pour réfléchir sur la
façon d’organiser l’"après-carbone" dans leurs villes.
En Grande Bretagne, s’est créé un "mouvement pour les villes de transition" ("Transition Towns" movement) pour réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour sevrer les habitants de villes
entières, de produits importés, comme l’énergie, les denrées alimentaires et les gadgets.
Le niveau de la mer commençant à monter devant leurs portes, les Pays Bas sont allés plus loin. Dans leur programme de sécurité intérieure, le développement durable et les questions
environnementales sont en tête des priorités.
Aux Etats-Unis, des groupes de travail qui s’intéressent à l’"après-carbone" émergent un peu partout.
A deux pas de chez moi, en plein au cœur de l’Utah, un groupe de citoyens de diverses origines, les "Canyonlands Sustainable Solutions", ont mis leurs efforts en commun pour établir un ensemble
de mesures pratiques visant à prémunir la ville de Maob, à 300 KMS du centre de transport et de distribution de Salt Lake City, de futures envolées des prix du pétrole et des denrées alimentaires
et des ruptures d’approvisionnement. Ces groupes locaux sont souvent en contact les uns avec les autres, surtout au niveau régional, grâce à des sites et des blogs où ils parlent des progrès de
tel ou tel projet, ECHANGENT DES TUYAUX et des informations et publient des tas de réactions. Les citoyens engagés dans ces projets de relocalisation ont abandonné l’idée d’obtenir des aides
gouvernementales et font CAVALIERS SEULS. Mais, imaginez les progrès qu’ils pourraient faire s’ils bénéficiaient ne serait-ce que d’une infime partie des 27 milliards de dollars du budget 2009 du
Département de sécurité intérieure destinés aux responsables au niveau des états et des municipalités pour développer les "PLANS DE PREPARATION en cas d’urgence".
La sécurité alimentaire n’est, bien sûr, qu’un des aspects d’une conception ECOLOGIQUE de la sécurité locale.
D’autres éléments, comme la sécurité de l’énergie et de l’eau, pourraient également être repensés, si seulement les crânes d’œuf de Washington n’étaient pas si enlisés dans leurs certitudes. Il
est certain que, quelque part sur ce Titanic que devient la planète, les cavaliers seuls, sans Département pour la sécurité publique locale pour les soutenir, s’en préoccupent déjà – et font leur
possible pour nous faire prendre conscience qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas assez de canots de sauvetage pour ramener tout le monde sur la terre ferme.
Peut-être n’est-ce point irréaliste que d’espérer qu’un jour, quand un mouvement pour des services de sécurité publique LOCALE se créera et se développera, il pourra récupérer une partie des
fonds gouvernementaux qui servent actuellement à financer des projets aussi douteux que des systèmes de vidéosurveillance ...
En attendant, encourageons des projets qui développent la résilience dans des petites localités ... tout en revitalisant la culture LOCALE avec une certaine part d’engagement POPULAIRE.
Plantez-le, arrosez-le et il fleurira. Et nous apprendrons en chemin que, qu’il s’agisse de sa maison, de sa terre ou de sa sécurité, vivre dans une démocratie ouverte, SAINE et qui englobe tout
le monde, ce n’est pas un obstacle à sa sécurité mais un avantage certain.
La démocratie, si nous la cultivons, est le terreau même de notre capacité de résistance.
Chip WARD
Chip Ward, militant écologiste, qui a participé à plusieurs campagnes pour obtenir la condamnation de pollueurs, a écrit deux livres : "Canaries on the Rim : Living Downwind in the West" et
"Hope’s Horizon : Three Visions for Healing the American Land."
Traduction Des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info
Source :
http://www.alternet.org/environment/129660/our_worst_enemies_aren’t_terrorists:_rethinking_national_security_on_a_sinking_planet/
Notes :
Mike Davis : "Planète de bidonvilles"
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2006/06/08/112-planete-de-bidonvilles
Relocalisation (Attac France)
http://www.france.attac.org/spip.php?article6030
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Une guerre
en Corée du Nord ?
Ce n'est pas exclu.
Voici pourquoi.
Hier, le gouvernement nord-coréen a mis son armée (plus d'un million d'hommes) en état d'alerte.
Plus grave encore, il a décidé de couper le dernier canal de communication (un "téléphone rouge") entre Pyongyang et Séoul.
C'est sa réponse, dit-il, aux vastes manœuvres militaires américano-sud-coréennes qui ont débuté hier et qui vont durer douze jours.
Ces manœuvres seraient, en fait, selon Pyongyang, les préparatifs d'une invasion de la Corée du Nord, dont le prétexte serait le test prochain d'un missile de longue portée, test illégal (selon la communauté internationale) que Kim Jong-il se refuse obstinément d'annuler.
Washington et Tokyo ont d'ores et déjà menacé de détruire ce "satellite" en vol, ce qui sera considéré par Pyongyang comme un "acte de guerre" a déclaré hier le porte-parole du gouvernement nord-coréen.
Les spécialistes pensent en général que toutes ces gesticulations de Kim Jong-il ne sont pas très sérieuses, qu'en réalité il ne cherche qu'à attirer l'attention d'un nouveau président américain obnubilé par la crise économique et le Moyen Orient;
que le dictateur nord coréen fait beaucoup de bruit pour s'assurer une aide matérielle occidentale;
qu'il serait prêt à troquer son missile longue portée et ses quelques bombes atomiques contre la certitude que son régime ne sera pas renversé;
que, bref, il ne veut certainement pas la guerre, seulement une assurance vie.
Tout cela est sans doute vrai.
Mais, entre temps, la tension est telle qu'une étincelle pourrait déclencher un gigantesque incendie.
Un spécialiste japonais disait l'autre jour dans le "Washington Post":
"En cas de destruction du missile, Kim Jong Il perdra certainement la face. Nous craignions une réaction immédiate de sa part et un tir de missile sur la Corée du Sud."
Ce qui provoquerait une réaction en chaîne et une déflagration régionale aux conséquences incalculables.
Comment en sortir?
(..) un seul pays peut calmer l'Ubu de Pyongyang.
La Chine.
Bonne nouvelle: on vient justement d'apprendre que Kim Jong-il va être
reçu très prochainement à Pékin par le président Hu Jintao.
http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/03/10/vers-une-guerre-en-coree-du-nord.html
La Russie ne livrerait pas
les S-300 à l'Iran
Si l'information se confirme, il s'agit d'un tournant stratégique
majeur.
Selon un haut responsable européen qui suit ces affaires de près, la Russie serait sur le point d'annoncer qu'elle renonce - au moins temporairement- à livrer les batteries de missiles sol-air S-300 que l'Iran lui a commandées il y a plusieurs années et que Moscou n'a toujours pas livrées.
Ces batteries très sophistiquées sont capables de suivre en vol simultanément une centaine de cibles (avions de chasse, missiles...) et d'en détruire jusqu'à douze à 200 kilomètres de distance et 27 kilomètres d'altitude.
On suppose que l'Iran voulaient les installer autour de ses sites nucléaires afin d'empêcher l'aviation israélienne de les bombarder.
Le dossier S-300 envenimait donc passablement les relations entre Moscou et les Occidentaux, qui arguaient que, dès que la Russie déciderait de les livrer, Tsahal attaquerait les installations atomiques iraniennes, avant que celles-ce ne soient protégées.
Le Kremlin aurait décidé de faire ce geste -très important- envers Washington (et Jérusalem) juste avant la rencontre Obama-Medvedev de Londres le 2 avril et cela afin de montrer concrètement sa bonne volonté dans son dialogue renoué avec l'Amérique.
Qu'a-t-il obtenu en échange?
Le gel du déploiement du bouclier antimissile en Europe?
En tous cas, si elle se confirme, cette nouvelle représenterait pour l'Iran un revers diplomatique considérable, puisqu'elle signifierait au monde que Moscou lâche Téhéran - pour un temps, au moins.
Pour Obama, en revanche, elle serait le premier succès tangible
de sa politique de main tendue vers Moscou et un premier pas vers la résolution du dossier nucléaire iranien.
http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/03/11/la-russie-ne-livrerait-pas-les-s-300-a-l-iran.html
Une guerre en
perspective entre l'Iran et Israël ?
http://www.juif.org/blogs/13938,plusieurs-organisations-juives-de-suisse-exigent-que-berne-boycotte.php
Sur ce site :
Observatoire de l'islamisation, pour ceux que cela intéresse
http://www.juif.org/go-blogs-13940.php
Je rappelle le lien de l'observatoire des
Juifs,
http://www.jewwatch.com/index.html
Sélection de liens :
Bravo Evo Morales
En clair, Jean-Claude Trichet demande aux gouvernements de baisser le salaire des fonctionnaires.
Lui gagne des centaines de milliers d'euros par an !
http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-28899083.
ma mauvaise voix de fumeur
le droit de porter des armes
il
faut se préparer au pire, par exemple à une pandémie grippale...
pourquoi il faut s'opposer à une france atlantiste
des pistolets (pas en plastique) pour les enfants américains
grippe aviaire : exercice grandeur nature
la finlande, les fusillades dans les écoles et la législation sur les armes à
feu...
fusillade dans une école allemande tesla vs mafia pétrolière "watchmen"
http://bridge.over-blog.org/article-28963695.html
Pour leur séjour privé, le Président et sa femme ont résidé dans l'hôtel d'un milliardaire accusé d'être un "narco-banquier".
http://fr.news.yahoo.com/69/20090311/tpl-mexique-sarkozy-a-t-il-sjourn-chez-u-86098b9.html
La vamp du Net
Le cauchemar orwellien ne cesse de gagner du
terrain
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-28936186.html
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales
de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre
l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais
cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de
pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne
s’éteigne jamais :
Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer
ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des "
féodalités économiques " , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer
aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était
ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des
marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se
consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau " Programme de Résistance " pour
notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection
pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie
généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du
Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence,
nous voulons dire avec notre affection :
" Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ".
Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey
Ce texte fut publié le 8 mars 2004, il demeure plus actuel que
jamais étant donné la politique de régression sociale et nationale de l'équipe de la grande bourgeoisie actuellement au pouvoir.
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2009/03/12/12556260.html
C O M M E N T A I R E S : I C I
- L'actualité du Conseil National de la résistance
- La Russie de Gorbatchev
- La voie souverainiste (de gauche)
- La mission mondiale nauséabonde de
l'OTAN
- Jérusalem capitale de l'Europe en 2012
?
- Guerre pour piller et dépecer
l'Afrique
- Secrets Defense, secrets d'Etat
- Le veilleur : Ce qui nous attend ...
- Enseignants, lettre ouverte à Sarkozy
- Israël perd son âme, et la mère juive sa fonction naturelle
- Lettre ouverte d'une laïque à Sarkozy