13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 22:53
  
A Elise Lucet, journaliste à FR2
Gaza, c'est un détail de l'Histoire ?
Par Eva


Madame,

Je suis journaliste de profession, je n'exerce plus depuis quelques années.  Et je suis scandalisée en regardant vos informations. Ce n'est plus de l'information, c'est de la désinformation. En France, patrie des Droits de l'Homme, attachée à la démocratie, vous bafouez toutes les règles de neutralité et d'objectivité. Je sais, vous travaillez pour France 2, qui est tombée, dans le sens le plus bas du terme, aux mains d'un clan au service des intérêts d'Israël, avec des personnes comme Monique Atlan, présentant les derniers ouvrages (encore hier, celui, comme par hasard, sur "le" gamin qui symbolise les victimes de la Shoah, en plein conflit israélo-palestinien, pour attirer la compassion sur ceux qui procèdent méthodiquement au nettoyage ethnique comme celui dont ils ont été victimes), grande prétresse de la culture, donc, d'un côté, et de l'autre, prêchant pour la guerre contre l'Iran, au risque d'être complice de l'Apocalypse nucléaire qui fera sombrer l'humanité dans les pires souffrances.

On peut penser que le fait de travailler pour une chaîne, soi-disant publique, en réalité communautariste (ce qui est non seulement hypocrite, mais un détournement des fonds publics à des fins partisanes), vous oblige à contrôler chacun de vos mots, chacune de vos séquences, soumis au préalable à la censure sinon de Tsahal ou du CRIF, du moins de leurs agents. Mais cela n'explique pas tout. Vous avez une conscience, Madame ? Vous pouvez vous regarder dans la glace, le matin, sans honte ? Et si vous n'avez pas une conscience, vous qui semblez, par votre ancienneté sans doute (le phénomène de communautarisation, en embauchant tous les petits copains, même à la Météo, est relativement récent), ne pas appartenir au Clan, vous avez, donc, des règles déontoligiques à respecter, Madame. Or, vous semblez l'oublier.



Gaza, par exemple. Gaza la martyrisée, des médias plus rigoureux que le vôtre, comme BFM TV, la présentent comme subissant une "extermination", pas moins. Oui, des armes illégales sont employées, provoquant des blessures effroyables, irréversibles, et même des cancers dont on ne guérira pas, la moitié des blessés sont des enfants, brûlés, voire calcinés (terme employé sur FR3), l'eau est polluée volontairement, l'air est irrespirable, contaminé, les habitants sont en permanence terrorisés, et plus seulement affamés, privés de travail, de médicaments (même d'anti-douleurs ou de produits anesthésiants de base !), de gaz, d'électricité, etc...   Et ce qu'ils subissent, Madame, les conduira, comme au Vietnam, à mettre au monde des enfants malformés. Dois-je l'apprendre à la journaliste  que vous prétendez être ? Le but est en effet d'exterminer cette population, pour prendre sa place, et exploiter au large de Gaza de juteux gisements de gaz. Tout bénéfice pour les odieux prédateurs dénués de toute éthique, en dépit de leurs paroles mensongères. Voyez mes articles, J'accuse, et "Israël l'infidèle se vautre dans ses péchés", sur mon principal blog,
http://r-sistons.over-blog.com



Or, ce mardi 13 janvier, je vous ai entendu dire un mot en passant sur Gaza, au Journal de 13 heures. En passant  : "Quant à Gaza, l'étau se resserre, les armées progressent.." - et pas une image !  C'est un "détail de l'Histoire", n'est-ce pas, comme dirait Jean-Marie le Pen par rapport à la Shoah ? Vous avez vite esquivé le sujet. Un génocide, un détail ? L'utilisation, de surcroît intensive, d'armes prohibées, un détail ? Une opération d'une ampleur inégalée sur une population totalement sans défense, exténuée par un blocus de deux ans, privée de tout - un détail, pour vous ? Des enfants calcinés, déchiquetés, éclatés, sans tronc, ou sans jambes, voire sans tête - l'image de ce petit garçon sortant de l'école bombardée avec dans les bras le corps de sa soeur décapitée, vous ne l'avez pas vue ??? - , des enfants hébétés et affamés aux côtés de leur mère morte, trouvés quatre jours après l'effondrement de leur maison, des enfants vivant tous les jours dans la peur depuis la naissance.... cela ne vous impressionne pas ? Sans doute non, vous continuez à irradier, rayonner, l'Actualité du bonheur comme cette chaîne communautariste les affectionne tant, n'est-ce pas ? L'objectif n'est-il pas de faire vivre les citoyens dans une félicité trompeuse, de les illusionner, de les anesthésier, de les détourner de la réalité... pour qu'ils ne la contestent pas, peut-être ?

                        

Madame, pendant que vous et votre collègue du 20 h, David Pujadas,
écartaient rapidement ce sujet encombrant, pour lequel d'ailleurs nous avons droit à des images et à des commentaires aseptisés, alternant avec des images d'Israéliens terrifiés et des déclarations lénifiantes de Tsahal sur sa moralité, la mesure dont il fait preuve, tout ce tact légendaire, Tsahal qui protège ses citoyens contre les "terroristes" du Hamas (il y a peu, c'étaient ceux du Fatah), pendant, donc, que vous vous débarrassiez de ce sujet gênant pour la communauté dont vous défendez les intérêts, juge et partie, donc, pendant ce temps-là, Madame, FR3, ou Arte, ou BFM TV, etc, montraient des visages défigurés derrière des bandeaux, des corps calcinés, des ruines fumantes, des corps disloqués, des feux d'artifice d'armes prohibées (hier soir, Pujadas demandait des explications.... à un  porte-parole de Tsahal, qui s'empressait, bien évidemment, de justifier l'injustifiable).

Alors, Madame, je vous le demande en face : Vous avez la conscience en paix ? Le sentiment du devoir accompli ? La réponse vous appartient.

Moi, la professionnelle du journalisme, je sais que vous ne méritez pas le beau nom de journaliste, chargée d'informer ses concitoyens. A votre place, Madame, je rendrai ma carte de presse. Et je changerai de métier...

Eva, ancienne journaliste de la presse, de la radio, de la télévision française qui, notamment, présentait les informations tous les matins au micro de l'ORTF. En toute objectivité, évidemment
.

La propagande en temps de guerre
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-23413830.html




FR3, Infos de 22h30, ce même jour : On y parle de l'ENFER de Gaza, et on MONTRE, en images, les souffrances des civils Palestiniens. Interview du Responsable de la Croix Rouge internationale, visitant un hôpital de Gaza, déclarant la situation inadmissible, et appelant Israël a accomplir ses devoirs.

FR2, pendant ce temps, continue sa propagande en faveur d'Israël. C'est intolérable, il faut que cela change,

FR2 est la HONTE des médias français !
Faites le savoir ! Partout ! C'est intolérable !


Voyez mon article 
Lettre ouverte à FR2
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-26542079.html

Sur mon blog R-sistons à la désinformation,

 
Siné, sur le blog de Laplote le caricaturiste
http://laplote.over-blog.fr/



Et je profite pour faire de la pub
pour mes autres blogs, voilà :

Contre le choc de civilisations :

Sos-crise, analyses, tuyaux, alternatives...

 

  • Combien de divisions ?


    publié le dimanche 11 janvier 2009

    Uri Avnery

IL Y A PRÈS de soixante dix ans, au cours de la Seconde guerre mondiale, un crime odieux fut commis dans la ville de Léningrad. (..)

C’est la description qui serait faite dans les livres d’histoire aujourd’hui – si les Allemands avaient gagné la guerre.


Absurde ? Pas plus que les descriptions quotidiennes dans nos médias, qui répètent ad nauseam : Les terroristes du Hamas utilisent les habitants de Gaza comme "otages" et exploitent les femmes et les enfants comme "boucliers humains", ils ne nous laissent aucune alternative que de procéder à des bombardements massifs, dans lesquels, à notre grand regret, des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes désarmés sont tués et blessés.


DANS CETTE GUERRE, comme dans toute guerre moderne, la propagande joue un rôle majeur. La disparité entre les forces, entre l’armée israélienne – avec ses avions, ses hélicoptères de combat, ses drones, ses navires de guerre, son artillerie et ses tanks – et les quelques milliers de combattants du Hamas légèrement armés, est peut-être de un à un million. Sur le plan politique, le fossé entre eux est encore plus grand. Mais en termes de propagande de guerre, le fossé est presque infini.


Presque tous les médias occidentaux ont au début répété la ligne de propagande officielle israélienne. Ils ont presque entièrement ignoré la version palestinienne de l’histoire, et n’ont fait aucune mention des manifestations quotidiennes du camp de la paix israélien. La raison avancée par le gouvernement israélien ("l’Etat doit défendre les citoyens contre les roquettes Qassam") a été acceptée comme la pure vérité.

 L’autre version, selon laquelle les lancements de Qassam sont des représailles pour le siège qui affame le million et demi d’habitants de la bande de Gaza, n’a pas du tout été mentionnée.


C’est seulement quand les horribles scènes venant de Gaza ont commencé à être montrées sur les écrans des télévisions occidentales, que l’opinion publique mondiale a commencé à changer.


Certes, les chaînes occidentales et israéliennes n’ont montré qu’une toute petite partie des événements meurtriers qui apparaissent 24 heures sur 24 chaque jour sur la chaîne arabe Al Jazira, mais une photo d’un enfant mort dans les bras de son père terrifié est plus forte qu’un millier de phrases bien structurées du porte-parole de l’armée israélienne. Et c’est ce qui est décisif à la fin.


La guerre, toute guerre, est le royaume des mensonges. Si on en appelle à la propagande ou à la guerre psychologique, tout le monde accepte l’idée qu’on a le droit de mentir pour son pays. Celui qui dit la vérité prend le risque d’être traité de traître.

L’ennui est que c’est pour celui qui la porte lui-même que cette propagande est la plus convaincante . Et après, vous vous convainquez qu’un mensonge est la vérité, vous falsifiez la réalité, et vous ne pouvez plus prendre de décisions rationnelles.


Un exemple de ce processus entoure l’atrocité la plus choquante de cette guerre : le bombardement de l’école de l’ONU Fakhura dans le camp de réfugiés de Jabaliya.

Dès après que l’événement a commencé à être connu dans le monde, l’armée a "révélé" que des combattants du Hamas avaient tiré des obus de mortier depuis l’entrée de l’école. Pour preuve, ils ont fourni une photo aérienne qui montrait en effet l’école et le mortier. Mais peu de temps après, le menteur officiel de l’armée admettait que la photo datait de plus d’un an. En bref : une falsification.


Par la suite, le menteur officiel a déclaré que "nos soldats étaient ciblés de l’intérieur de l’école". Il fallut à peine un jour pour que l’armée soit obligée d’admettre vis-à-vis d’un agent de l’ONU que c’était un mensonge aussi. Personne n’a tiré de l’intérieur de l’école, et aucun combattant du Hamas ne se trouvait dans l’école, qui était pleine de réfugiés terrifiés.


Mais cette reconnaissance n’avait plus vraiment d’impact. Entre temps, les Israéliens avaient été complètement convaincus qu’"ils tiraient de l’intérieur de l’école", et les présentateurs de télévision avaient annoncé cela comme un fait.


Il en va de même pour les autres atrocités. Chaque bébé est transformé, en mourrant, en terroriste du Hamas. Chaque mosquée bombardée devient instantanément une base du Hamas, chaque immeuble d’habitation une cache d’armes, chaque école un poste de commande terroriste, chaque bâtiment du gouvernement civil un "symbole de l’administration Hamas". Ainsi l’armée israélienne garde sa pureté et reste "l’armée la plus morale du monde".


LA VÉRITÉ est que les atrocités sont le résultat direct du plan de guerre. Il reflète la personnalité d’Ehoud Barak – dont le mode de pensée et les actions sont ce que l’on appelle "alinéation morale", un trouble sociopathe.


L’objectif réel (A part gagner des sièges aux prochaines élections) est de mettre fin au gouvernement Hamas dans la bande de Gaza. Dans l’imagination de ses concepteurs, Hamas est un envahisseur qui a pris le contrôle d’un pays étranger. La réalité est bien sûr toute autre.


Le mouvement Hamas a obtenu la majorité dans des élections éminemment démocratiques qui ont eu lieu en Cisjordanie, à Jérusalem-est et dans la bande de Gaza. Il a gagné parce que les Palestiniens étaient arrivés à la conclusion que l’approche pacifique du Fatah n’avait rien obtenu d’Israël – ni gel de la colonisation, ni libération des prisonniers, ni aucun pas en direction de la fin de l’occupation et de la création d’un Etat palestinien. Le Hamas est profondément enraciné dans la population – pas seulement comme mouvement de résistance qui lutte contre l’occupant étranger, comme l’Irgun et le groupe Stern dans le passé – mais aussi comme organisation politique et religieuse qui fournit des services dans les domaines social, éducationnel et médical.


Pour la population, les combattants du Hamas ne sont pas un corps étranger, mais les fils des familles de la bande de Gaza et d’autres régions de Palestine. Ils ne "se cachent pas derrière la population", la population ne les considère que comme ses défenseurs.


Donc, toute l’opération est basée sur de fausses hypothèses.

Transformer sa vie en enfer ne conduit pas la population à se soulever contre le Hamas, mais au contraire, à l’unir derrière le Hamas et à renforcer sa détermination à ne pas se rendre. La population de Léningrad ne s’est pas dressée contre Staline, pas plus que les Londoniens ne se sont retournés contre Churchill.


Celui qui donne l’ordre d’une telle guerre avec de telles méthodes dans un territoire si densément peuplé sait qu’il causera des massacres de civils. Apparemment cela ne l’a pas troublé. Ou il a cru qu’"ils changeront de voie" et que "cela engourdira leur conscience" de sorte qu’à l’avenir ils n’oseront plus résister à Israël.


Une autre priorité pour les donneurs d’ordre de la guerre était de réduire au maximum les victimes parmi les soldats, sachant que l’état d’esprit d’une large partie de l’opinion pro-guerre changerait s’il y avait de telles victimes. C’est ce qui est arrivé dans la première et la seconde guerres du Liban.


Cette considération joue un rôle particulièrement important parce que toute la guerre fait partie de la campagne électorale. Ehoud Barak, qui a remonté dans les sondages dans les premiers jours de la guerre, savait que son score chuterait si des images de soldats morts défilaient sur les écrans de TV.


Donc une nouvelle doctrine a été utilisée : pour éviter les pertes parmi nos soldats, tout détruire sur leur passage.

 Les auteurs de cette idée n’étaient plus seulement prêts à tuer 80 Palestiniens pour sauver un soldat israélien, come c’était le cas, mais 800. L’économie de victimes de notre côté est le commandement premier, qui cause un record du nombre des victimes civiles de l’autre côté.


Cela signifie le choix conscient d’une sorte de guerre particulièrement cruelle – et c’est son talon d’Achille.


Un homme sans imagination, comme Barak (son slogan électoral : "Pas un brave type, mais un leader") ne peut pas imaginer comment les braves gens à travers le monde réagissent aux actions comme l’assassinat de familles entières, la destruction de maisons sur la tête de leurs habitants, les cortèges de garçons et de filles dans leur linceul blanc prêts à être inhumés, les reportages sur les gens qui trouvent la mort au bout de plusieurs jours parce que les ambulances n’ont pas pu arriver à temps, l’assassinat de médecins et d’infirmiers en route pour sauver des vies, l’assassinat de chauffeurs de l’ONU apportant de la nourriture. Les images des hôpitaux, avec la mort, les morts et les blessés étendus ensemble sur le sol par manque de place, ont choqué le monde. Aucun argument n’est assez fort après l’image d’une petite fille blessée gisant sur le sol, se tordant de douleur en criant "Maman ! Maman !"


Les commanditaires de la guerre ont pensé qu’ils arrêteraient la diffusion de ces images en empêchant la couverture de la presse. Les journalistes israéliens, pour notre honte, ont accepté de se contenter des reportages et photos fournis par le porte parole de l’armée, comme si c’était des informations authentiques, alors qu’eux-mêmes restent à des kilomètres du théâtre des événements. D’autre part, les journalistes étrangers n’étaient pas autorisés, jusqu’à ce qu’ils protestent et soient pris, pour des tours rapides dans des groupes sélectionnés et contrôlés. Mais, dans une guerre moderne, un tel point de vue stérile fabriqué ne peut pas complètement exclure les autres – les cameras sont à l’intérieur de la bande de Gaza, au centre du brasier, et ne peuvent pas être contrôlées. Al Jazira diffuse les images au fil des heures et entre dans toutes les maisons.

Photos, blog Stanechy (sauf la Ie, site AFPS, France-Palestine
et la caricature Siné)


LA BATAILLE pour l’écran de télévision est une des batailles décisives de la guerre.

Des centaines de millions d’Arabes, de la Mauritanie à l’Irak, plus d’un milliard de musulmans du Nigéria à l’Indonésie voient les images et sont horrifiés. Ceci a un fort impact sur la guerre. Beaucoup de téléspectateurs considèrent les dirigeants d’Egypte, de Jordanie et de l’Autorité palestinienne comme des collaborateurs d’Israël qui commet ces atrocités contre leurs frères palestiniens.


Les services de sécurité des régimes arabes enregistrent une dangereuse tendance parmi les peuples. Hosni Moubarak, le dirigeant arabe le plus exposé parce qu’il est près du passage de Rafah face aux réfugiés terrifiés, a commencé à faire pression sur les décisionnaires de Washington, qui jusqu’à présent ont bloqué tout appel au cessez-le-feu. Ceux-ci commencent à comprendre la menace pour les intérêts vitaux américains dans le monde arabe et ont soudain changé d’attitude. – ce qui a causé la consternation parmi les diplomates israéliens.


Les gens qui sont en état d’aliénation morale ne peuvent pas comprendre les motivations des gens normaux et deviner leur réactions. "Combien de divisions a le Pape" ironisa Staline. "Combien de division ont les gens de conscience ?" pourra demander Ehoud Barak.


Comme c’est en train d’advenir, ils en ont. Pas nombreuses. Pas très rapides de réaction. Pas très fortes et organisées. Mais, à un certain moment,

quand les atrocités dépassent les bornes, et que les masses de protestataires se regroupent, cela peut décider d’une guerre.


L’ERREUR de compréhension de la nature du Hamas a conduit à une erreur d’appréciation des résultats. Non seulement Israël est incapable de gagner la guerre, mais Hamas ne peut pas la perdre.


Même si l’armée israélienne parvient à tuer tous les combattants du Hamas jusqu’au dernier, le Hamas gagnerait. Les combattants du Hamas seraient considérés comme les paragons de la nation arabe, les héros du peuple palestinien, les modèles pour l’émulation de tous les jeunes du monde arabe. La Cisjordanie tomberait dans les mains du Hamas comme un fruit mûr, le Fatah disparaîtrait dans un océan d’oubli, les régimes arabes seraient menacés d’effondrement.


Si la guerre prend fin avec le Hamas encore debout, meurtri mais invaincu, face à la puissante machine militaire israélienne, elle ressemblera à une fantastique victoire, une victoire de l’esprit sur la matière.


Ce qui restera dans la conscience du monde sera l’image d’Israël comme un monstre tâché de sang, prêt à tout moment à commette des crimes de guerre et pas prêt à accepter la moindre contrainte morale. Ceci aura de graves conséquences pour notre avenir à long terme, notre place dans le monde, notre chance de parvenir à la paix et à la tranquillité.


Au final, cette guerre est un crime contre nous-mêmes aussi, un crime contre l’Etat d’Israël.


Article écrit en hébreu et en anglais le 10 janvier 2009, publié le 11 sur le site de Gush Shalom – Traduit de l’anglais "How Many Divisions ?" : SW

http://www.france-palestine.org/article10814.html


Le Hamas est le seul à faire quelque chose"
© EPA | ​La population de la Cisjordanie manifeste son soutien au peuple de la bande de Gaza. La tension monte avec l’Autorité palestinienne, qui se trouve dans une situation très délicate, puisqu’elle ne peut apporter son soutien au Hamas.
http://www.24heures.ch/actu/monde/hamas-seul-fait-chose-2009-01-11

Eva : Bravo Ségolène !
Son  analyse est mesurée, équilibrée
 
Le Hamas prêt à "reconnaître" Israël


(Extraits) Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d’Israël.
la supériorité des armes n’a jamais mis à l’abri d’une défaite politique, elle l’a même parfois hâtée.
Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du déclenchement de l’offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l’Etat d’Israël, était aujourd’hui « prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu’est-ce que cela signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais « l’entité israélienne ». Ce n’est pas – pas encore – une reconnaissance de droit de l’existence de l’Etat d’Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter, « c’est une avancée », qui rappelle d’ailleurs celle jadis accomplie par l’OLP
Cette reconnaissance nécessaire, n'est-il pas vain d’en faire un préalable absolu à toute discussion alors qu’elle devra faire partie du package si l’on en vient enfin à des négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples
L’Europe doit enfin assumer avec force l’immense responsabilité historique qui est la sienne dans cet interminable conflit
Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd’hui des droits qui doivent être conciliés
Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l’équilibre du monde, l’Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne règlera rien soit enfin la dernière
L’urgence, ce n’est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c’est aussi l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l’intervention militaire israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.
L’urgence, c’est que chacun comprenne qu’il n’a pas à choisir ses interlocuteurs dans le camp d’en face
Il est temps de comprendre aussi qu’il en va non seulement de la sécurité d’Israël et de la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l’équilibre et de la sûreté d’un monde
Rien ne sert de déplorer « l’importation du conflit » : à l’heure d’Internet et des medias télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les humiliés s’identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à tous car, tôt ou tard, l’histoire présente toujours l’addition.
C’est pourquoi j’en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de l’Europe, meilleur moyen d'aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

http://rebellion.over-blog.net/article-26742907.html


Gaza: des intellectuels (Debray, Bouquet, Brauman, Hessel...) écrivent à Sarkozy

http://franzt-fanon.blog.tdg.ch/archive/2009/01/14/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise.html

14 - L'axe de l'apocalypse se rue à l'assaut du camp de concentration de Gaza...

http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/images/image.htm


La guerre et le gaz naturel 
L’invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer

L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces israéliennes, est directement liée à la possession et au contrôle de réserves stratégiques de gaz en mer.

Il s'agit d'une guerre de conquête: on a découvert de vastes réserves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11756


Reçu ce courriel :

Bonjour Eva,
 Voici une vidéo qui m'a retourné les tripes si je puis dire !
 Chaque jour apporte son lot d'attrocités et chaque jour un "exploit" de la décadence inhumaine qui se dit "civilisée", "moderne" !!
 Une vidéo courte, parmi tant de témoignages car malheureusement l'actualité est dense et ne manque pas de sujets ... malheureusement.
 Mais un jour viendra où justice sera faite, un jour .... c'est une certitude !
 Merci pour toute la richesse de votre blog, merci pour votre énergie, votre vivacité, merci ! merci ! merci !
 S. E.


Roland Dumas,

ancien ministre des Affaires étrangères et ancien Président du Conseil constitutionnel de la République Française (1), était interrogé par « Radio-Orient », ce jeudi 8 janvier 2009.
Au micro de Marie-Jo Sader, il a dénoncé la politique française au Proche-Orient, affirmant que " L’attitude de Monsieur Moubarak avec son complice, le président de la République française consiste à laisser le temps de la discussion, par des allers-retours, à l’armée israélienne de faire son travail, comme elle a l’habitude de le faire tous les deux ou trois ans, c’est-à-dire le nettoyage ethnique et inadmissible, je trouve que c’est amuser la galerie pour rien (…). La diplomatie est complice de l’administration américaine et de l’administration égyptienne… ".
sur Http://liberez-les.info 



Sélection de liens (articles à lire) faute de place, ici :
http://r-sistons.over-blog.com/article-26750653-6.html#anchorComment


Gouvernement mondial, conférence
http://crodoff.canalblog.com/archives/2009/01/14/12082403.html (VIDEO)



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Published by R-sistons à l'intolérable - dans Proche et Moyen Orient
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commentaires

Charlotte 14/01/2009 12:24

Eva, j'espère que tu as adressé ta lettre ouverte par mail à E.Lucet. Une lettre ouverte ne sert à rien sauf si elle est reliée par les médias,et il serait dommage qu'elle ne parvienne pas à sa destinataire cr tout y est dit, j'ai mis une vidéo sur le panier "Gaza et le traitement du massacre par les médias". C'est horrible, ta lettre vient à point nommé.Je la relaie.Bise

Eva R-sistons 14/01/2009 08:04


Visitez le salon du tourisme israëlien à Paris !






Quand l'indécence et l'obscénité se disputent le haut du pavé !  
 
 

Non au Salon du Tourisme Israélien, cette semaine à Paris !



CAPJPO-EuroPalestine

Tribune libre





Au 15ème jour du génocide israélien dans la bande de Gaza, alors que les escadrons de la mort massacrent hommes, femmes et enfants, que le camp de concentration de Gaza est bombardé et affamé, que la population palestinienne ne sait plus comment enterrer ses morts et soigner ses blessés, le salon du tourisme israélien compte ouvrir ses portes à paris, ce jeudi 15 janvier, au Grand Hotel Intercontinental de Paris ! Alors qu'Israël interdit à tout journaliste, à tout médecin, à quiconque, de pénétrer dans la Bande de Gaza et que, de manière générale, il est interdit de se rendre en Palestine depuis des années, que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie, Israël contrôlant toutes les issues et refoulant tout visiteur annonçant qu'il se rend en Palestine ou le soupçonnant de vouloir s'y rendre, le Salon du Tourisme Israélien annonce qu'il " fêtera le centenaire de Tel Aviv " et " permettra à une cinquantaine d'exposants de présenter leur offre aux visiteurs " !Si vous ne le croyez pas, allez voir le site Juif.org et lisez la prose de M. Benabou, directeur général de l'Office national israélien du tourisme (ONIT) à Paris, qui vante "une offre variée pour les visiteurs" et " ne doute pas du succès de la troisième édition du STIFE, le Salon du Tourisme Israélien en France, organisé de nouveau au Grand Hôtel Intercontinental à Paris, le 15 janvier prochain." "La manifestation est en effet l'occasion pour les différents acteurs du secteur du tourisme israélien de rencontrer leurs partenaires français, TO, agences de voyages et incentive, CE et représentants d'associations culturelles et cultuelles. « C'est devenu un rendez-vous incontournable pour ceux qui organisent des voyages sur Israël. Sur un total d'une cinquantaine d'exposants, nous compterons une trentaine de voyagistes »", précise-t-il.Mais le mieux, pour en avoir le coeur net, et surtout pour dire non à une telle infâmie au coeur de Paris, est de contacter d'urgence la direction de l'Hôtel Intercontinental, qui se trouve au 2,rue Scribe, place de l'Opéra.IL faut appeler tous les responsables de l'hotel, dont Laurant Gabard (directeur du marketing et des ventes), Olivier Alliel (responsable des meetings), Madelijn Vervoord (directeur Général). TEL 0800 90 65 69 ou 01 40 07 32 32 (réservations)Il faut leur envoyer des fax au 01 42 66 12 51 et des e-mails à legrand@ihg.comIl faut leur dire que nous allons leur faire une publicité d'enfer dans le monde entier et que leur réputation en sera irrémédiablement pourrie, s'ils accueillent des criminels de guerre et s'associent à des gens qui devraient être traînés devant un tribunal international pour crime contre l'humanité.Il faut leur dire que même un journal conservateur comme le Wall Street Journal titre "Israel commet des crimes de guerre" , preuve que le vent tourne et que même leurs clients "bien pensants" risquent d'être gênés. Et puis, nous étions près de 50 000 dans les rues de Paris aujourd'hui, des centaines de milliers en France.Les Parisiens ne sont pas seuls concernés, bien entendu, par cette ignominie. Nous nous nous adressons à tous ceux qui veulent lutter contre la barbarie, ici en France, pays dont nous avons de plus en plus honte pour la collaboration de son gouvernement avec les criminiels de guerre israéliens. De n'importe quelle région de France, ou du monde, nous devons interpeller les responsables de cet hôtel.Il y a des choses que nous ne pouvons plus laisser faire. Ce pays n'appartient ni au CRIF, ni à ses affidés, les Sarkozy, Kouchner, ou Delanoe (qui a fait élire un soldat israélien "citoyen d'honneur de la ville de Paris") . Ce pays appartient à ceux qui y vivent, qui y travaillent et qui défendent, encore et malgré tout, les principes de liberté, d'égalité, et de fraternité, c'est à dire l'exact opposé de ce que représente Israël. http://fatahelbab.over-blog.com/





Eva R-sistons 14/01/2009 07:43






mardi, 13 janvier 2009
LE PROFESSEUR OBERLIN RACONTE

Bande de GAZA : le Pr. Christophe OBERLIN raconte
Publié le 13-01-2009


Les équipes médicales qui sont entrées dans la bande Gaza sont à pied d’oeuvre depuis hier soir et elles ont vu arriver des afflux massifs de blessés tant à l’hôpital de Rafah qu’à celui de Khan Younes.

"Après avoir été reçus hier soir à l’Hôpital de Rafah par le directeur de l’établissement et par le maire de la Ville, nous avons aussitôt vu arriver un afflux de 20 blessés après l’explosion d’une bombe dans le village de Kussair. Nous avons tout de suite commencé à opérer. Parmi eux un jeune de 16 ans paraplégique et une personne décédée ce matin d’un arrêt cardiaque", déclare le Pr. Oberlin.

Il souligne que la prise en charge des blessés par les chrirugiens palestiniens et égyptiens dans les deux salles d’opération de ce petit hôpital est remarquable.
Puis l’équipe française comprenant le Pr. Oberlin, Le Pr. Jacques Béres, également chirurgien de guerre, et le médecin anesthésiste Christophe Denantes, ont rejoint aujourdhui l’hopital public de Khan Younes, tandis que les trois autres médecins français sont allés porter leurs secours à l’Hopital du Croissant Rouge de la ville.
L’équipe du Pr. oberlin s’est jointe notamment au chirurgien égyptien Ihab Emran (qui a exercé 7 ans en tant qu’orthopédiste en Angleterre).
"Il y a au total, nous fait savoir Christophe Oberlin, une soixantaine de médecins égyptiens actuellement répartis dans les différents hôpitaux de la bande de Gaza. Ces spécialistes s’étaient vu opposer un refus par leur gouvernement de pénétrer dans la bande de Gaza, et ont dû camper pendant 4 jours au poste frontière de Rafah, ameutant télévisions et radios, pour pouvoir enfin obtenir de franchir la frontière."
"Pour notre part, qui avons attendu une journée pendant laquelle le gouvernement égyptien voulait à tout prix nous refouler, nous avons eu de la chance de trouver, à l’ambassade France au Caire, un Secrétaire dynamique qui s’est bien démené", souligne-t-il.
"Pour l’heure, précise-t-il au téléphone, les tirs de missiles sont épisodiques, mais chacun d’entre eux provoque un afflux massif de blessés. Et parmi ces blessés, des brûlés d’un type particulier, qui arrivent en fumant et tout blancs, et qui semblent bien, selon les spécialistes sur place, avoir été victimes de bombes au phosphore."
MERCI A CAPJPO-EuroPalestine
 
 
http://franzt-fanon.blog.tdg.ch/archive/2009/01/13/le-professeur-oberlin-raconte.html
 
  Lettre ouverte au Président de la République... LE PROFESSEUR OBERLIN RACONTE UNION JUIVE FRANCAISE POUR LA PAIX LES DEUX MEDECINS NORVEGIENS TEMOIGNENT Neuf millions de déplacés en Afrique centrale... La Haut commissaire aux droits de l'homme... Appeler gaza par telephone au 009708254 et puis... PHOTOS -NO COMMENT(from gaza) Témoigner de la vérité et en payer le prix L'emission de france
Le Concours Eurovision verra un duo arabo-juif représenter Israël: une première

12 Janvier 2009 - Edicom.ch
 
http://www.juif.org/culture-israel/82105,le-concours-eurovision-verra-un-duo-arabo-juif-representer-israel.php

 




Eva R-sistons 14/01/2009 06:28




http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11756



La guerre et le gaz naturel : l’invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer

par Michel Chossudovsky




Le 12 janvier 2009




Mondialisation.ca





 
L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces israéliennes, est directement liée à la possession et au contrôle de réserves stratégiques de gaz en mer.
Il s'agit d'une guerre de conquête: on a découvert de vastes réserves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002.
Dans un accord signé en novembre 1999, l’Autorité palestinienne (AP) a garanti des droits de prospection de gaz et de pétrole d’une durée de 25 à British Gas (BG Group) et son partenaire situé à Athène Consolidated Contractors International Company (CCC), une propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.
Ces droits sur les gisements de gaz en mer sont de 60 % pour British Gas, de 30 % pour Consolidated Contractors, et de 10 % pour le Fonds d’investissement palestinien. (Haaretz, 21 octobre 2007) L’accord AP-BG-CCC inclut l’exploitation des gisements et la construction d’un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001) 
 
La licence de BG couvre toute la zone maritime située au large de Gaza, laquelle est contigüe à plusieurs installations gazières israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de souligner que 60 % des réserves de gaz le long du littoral de Gaza et d’Israël appartient à la Palestine. BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes, évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La dimension des réserves de gaz palestiniennes pourrait s'avérer largement supérieure.

Carte 1

Qui possède les réserves de gaz?
La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. D'un point de vue légal, ces réserves appartiennent à la Palestine.
La mort de Yasser Arafat, l'élection du gouvernement du Hamas, ainsi que la débâcle de l'Autorité Palestinienne ont permis à Israël de prendre de facto le contrôle de ces réserves.
British Gas (BG Group) a négocié avec le gouvernement de Tel-Aviv. En revanche, le gouvernement du Hamas n'a pas été consulté en ce qui a trait à la prospection et  l'exploitation des gisements gaziers.
L'élection du premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur dans cette affaire. À l'époque, la souveraineté de la Palestine sur les réserves gazières en mer était contestée à la Cour suprême d'Israël. M. Sharon affirmait sans ambiguïté qu´« Israël n'achèterait jamais de gaz de la Palestine», suggérant  ainsi que les réserves marines de Gaza appartenaient à Israël.
En 2003, Ariel Sharon a opposé son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d´approvisionner Israël en gaz naturel  provenant des puits marins de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).
La victoire électorale du Hamas en 2006 a contribuer à la chute de l'Autorité Palestinienne, par conséquent confinée à la Cisjordanie sous le régime mandataire de Mahmoud Abbas.
En 2006, British Gas «était sur le point de signer un accord pour acheminer le gaz en Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les reportages, le premier ministre britannique de l'époque, Tony Blair est intervenu pour le compte d'Israël pour faire capoter l'accord avec l'Égypte.
L'année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du premier ministre Ehud Olmert, « d'acheter du gaz de l'Autorité Palestinienne.» Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars et les profits envisagés à 2 milliards de dollars, dont un milliard irait aux Palestiniens.
Toutefois, Tel-Aviv n'avait aucune 'intention de partager ses recette avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le Cabinet israélien afin d'arriver à un accord avec le BG Group en écartant à la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorité Palestinienne:.

«Les autorités de la Défense israéliennes veulent que les Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent pour que le gouvernement du Hamas ne reçoive aucun argent.» (Ibid, souligné par l'auteur.)

L'objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 entre le groupe BG Group et l'Autorité Palestinienne., alors sous Yasser Arafat. 
En vertu de l'accord proposé en 2007 avec BG, le gaz palestinien des puits marins de Gaza devait être acheminé au port israélien d'Ashkelon par un gazoduc sous-marin, transférant ainsi à Israël le contrôle de la vente du gaz naturel.
Le plan a échoué et les négociations ont été suspendues :

«Le chef du Mossad, Meir Dagan, s´est opposé à la transaction pour des raisons de sécurité, craignant que les recettes engrangées ne servent à financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset sur « Les intentions du vice-premier ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz des Palestiniens alors que les paiements profiteront au Hamas», 1er mars 2006, cité dans l´article du lieutenant-gé néral (à la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)

L'intention d´Israël était d'éviter la possibilité que des redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, BG Group s´est retiré des négociations avec Israël, et, en janvier 2008, ils ont fermé leur bureau en Israël. (site Internet de BG).
Le plan d'invasion à l´étude
Selon des sources militaires israéliennes, le plan d'invasion de la bande de Gaza, nommé  l'«Opération Cast Lead» (Opération Plomb durci) a été mis en branle en juin 2008 :
"Des sources de la Défense ont déclaré qu’il y a six mois [en juin ou avant], le ministre de la Défense Ehoud Barak a demandé aux Forces Israéliennes de se préparer pour cette opération, bien qu´Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation "Cast Lead": Israeli Air Force strike followed months of planning, Haaretz, 27 décembre 2008)
Durant ce même mois, les autorités israéliennes ont contacté British Gas afin de reprendre des négociations cruciales relativement à l’achat du gaz naturel de Gaza :  
« Les directeurs général du Trésor et du ministère des Infrastructures nationales Yarom Ariav et Hezi Kugler ont convenu d’informer BG qu’Israël souhaitait renouer les pourparlers.
 
Les sources ont ajouté que BG n’a pas encore répondu officiellement à la requête d’Israël, mais que des cadres de la compagnie viendraient probablement en Israël dans quelques semaines afin de discuter avec des officiels du gouvernement. » (Globes online- Israel's Business Arena, 23 juin 2008)
 
Chronologiquement, la décision d’accélérer les négociations avec British Gas (le Groupe BG) coïncidait avec la planification de l’invasion de Gaza amorcée en juin. Il semble qu’Israël s’empressait de conclure un accord avec BG Group avant l’invasion, dont la planification était déjà à un stade avancé. 
 
Qui plus est, ces négociations étaient menées par le gouvernement d’Ehoud Olmert, qui était au courant qu’une invasion militaire était planifiée. Selon toute vraisemblance, le gouvernement israélien envisageait aussi un nouvel accord politico-territorial « d’après-guerre » pour la bande de Gaza.    
 
En fait, les négociations entre British Gas et les officiels israéliens étaient en cours en octobre 2008, soit 2 à 3 mois avant le début des bombardements le 27 décembre. 
 
En novembre 2008, les ministères israéliens des Finances et des Infrastructures nationales ont sommé Israel Electric Corporation (IEC) d’entamer des négociations avec British Gas concernant l’achat de gaz naturel de ses concessions en mer à Gaza. (Globes, 13 novembre 2008) 
 
Yarom Ariav, directeur général du ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction d´IEC, l'informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d'aller de l'avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.
 
Il y a quelques semaines, le conseil d´administration d´IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d´administration approuvera l'exemption pour l´offre. (Globes, 13 novembre 2008)
 
Gaza et la géopolitique de l'énergie
 
L'occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.
 
À quoi pouvons-nous nous attendre après l'invasion ?
 
Quelle est l'intention d'Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?
 
Y aura-t-il un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?
 
Assisterons-nous à la militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est stratégique pour Israël ?
 
Les gisements gaziers palestiniens seront-ils purement et simplement confisqués, et la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza sera-t-elle déclarée unilatéralement?
 
Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrés aux installations adjacentes d'Israël en mer. (Voir la carte 1 ci-dessus).
 
Ces diverses installations en mer sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d´Israël, qui se prolonge du port d'Eilat, port maritime terminal du pipeline sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, et vers Haïfa au nord. Le corridor se rattacherait éventuellement par un pipeline israélo-turc, actuellement à l’étude, au port turc de Ceyhan.
 
Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). « On envisage la liaison du pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d'Israel´s Tipline. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).

Lire l'article original en anglais : War and Natural Gas: The Israeli Invasion and Gaza's Offshore Gas Fields Traduction: Pétrus Lombard. Révisée par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 11 langues).    
 
 





Eva R-sistons 14/01/2009 05:58


Mercredi 14 janvier 2009


Vague de licenciements



Vague de licenciements
Au moins 20.000 suppressions d’emplois ne sont pas liées à la crise
Par Ivan du Roy
sur Basta


La crise a bon dos. Parmi la multitude d’entreprises, grandes ou moyennes, qui ont annoncé des suppressions de postes dans les mois à venir, certaines le font par pur opportunisme financier, comme le révèle notre tableau. Au regard de leurs résultats et bénéfices, leurs plans de licenciements n’ont rien à voir avec de quelconques difficultés économiques. Pendant que la crise sociale frappe à la porte de dizaines de milliers de salariés poussés vers la sortie, les gros actionnaires continuent de percevoir des centaines de millions d’euros de dividendes.





Parmi les vagues de licenciements ou de « départs volontaires » les plus massives, nous avons ciblé dix grandes entreprises et multinationales. Additionnés, les emplois qu’elles s’apprêtent à détruire représentent plus de 40% des 52.700 suppressions de postes annoncées ou redoutées [1] au 1er décembre 2008 (soit 22.357 victimes de « restructurations »). Loin de connaître les réelles difficultés économiques que rencontrent des centaines de PME, ces dix entreprises affichent un « résultat net » en 2007 qui oscillent entre 700 millions et 8 milliards d’euros. Le résultat net, c’est le patrimoine financier que l’entreprise a accumulé sur une année d’activité, une fois les salaires (y compris ceux des dirigeants) versés, les coûts de production déboursés, les éventuels investissements effectués, les bénéfices engrangés et les impôts acquittés. Ce résultat net sert ensuite soit à rémunérer les actionnaires, soit à renforcer les fonds propres de l’entreprise.
En 2008, pour les entreprises qui ont publié leurs bénéfices (pour le premier semestre ou les neufs premiers mois), ce résultat net reste très honorable malgré la récession. Il diminue légèrement, stagne, ou même augmente dans le cas du groupe informatique Hewlett-Packard - qui a annoncé 580 licenciements en France et 25.000 dans le monde – et du géant pharmaceutique Pfizer qui réduit de moitié ses effectifs dans l’Hexagone. Une seule société enregistre un effondrement de son résultat net : la Caisse d’Epargne, dont 4.500 salariés vont payer les erreurs d’un trader responsable de la perte de 751 millions d’euros en octobre et les errements financiers de la filiale Natixis [2].




 Groupe PSA* Renault Caisse d’Epargne Arcelor Mittal Sanofi Aventis




Secteur
Automobile
Automobile
Banque
Siderurgie
Pharmacie


Suppressions d’emplois
6645
4900
4500
1995
1277


En % de l’effectif (France)
6%
8%
9%
7%
4,50%


Resultats nets 2007 (euros)
0,9 milliard
2,7 milliards
1,4 milliards
8 milliards
5,7 milliards


Resultats nets 2008 (euros)
 
1,6 milliards (1)
21 millions (1)
 
5,4 milliards (2)


Dividendes verses en 2007
309 millions (3)
860 millions
 
1,3 milliards (3)
2 milliards (3)


Dividendes verses en 2008
300 millions
 
 
1,5 milliards
 


Rentabilite financiere (2007)
5,60%
12,30%
 
19,20%
12,70%


PDG
Christian Streiff
Carlos Ghosn
Charles Milhaud
Lakshmi Mittal
Chris Viehbacher


Remunerations du PDG (par an
1,9 millions
3,4 millions
1,6 millions
2,7 millions
1,2 - 2,4 millions




Notes du tableau :
* dont Faurecia et Peugeot Motocycles, (1) 1er semestre 2008, (2) Neuf premiers mois 2008, (3) Chiffres 2006, sachant que le montant des dividendes a progressé en moyenne de 20% de 2006 à 2007.




 Pfizer La Redoute (PPR) Adecco Hewlett-Packard Amora (Unilever)




Secteur
Pharmacie
Vente et luxe
Travail temporaire
Informatique
Agro- alimentaire


Suppressions d’emplois
892
672
600
580
296


En % de l’effectif (France)
50%
 
11%
 
6%


Resultats nets 2007 (euros)
5,8 milliards
1 milliard
743 millions
5,7milliards
4,1 milliards


Resultats nets 2008 (euros)
7,8 milliards (2)
 
517 millions (2)
8,3 milliards
 


Dividendes verses en 2007
 
770 millions
180 millions
 
 


Dividendes verses en 2008
 
433 millions (1)
 
 
 


Rentabilite financiere (2007)
 
9,70%
24,70%
19,00%
36,20%


PDG
Jeffrey Kindler
Francois-Henri Pinault
Dieter Scheiff
Mark Hurd
Patrick Cescau


Remunerations du PDG (par an
6,6 millions
2,73 millions
 
17,5 millions
3,77 millions





Notre tableau précise, quand l’information est accessible, les dividendes qui ont été versées aux actionnaires en 2008 et lors des années précédentes. Pour exemple, les 6.645 suppressions d’emplois décidées par le groupe automobile PSA - y compris dans ses filiales Faurecia (équipementier automobile) et Peugeot motocycles, qui délocalise une partie de sa production en Chine - sont à mettre en relation avec les 300 millions d’euros qui seront versés aux actionnaires en 2008. Ces 300 millions auraient pu servir à préserver 8300 emplois au salaire médian (1500 euros mensuels) pendant un an.
Au regard des dividendes versés aux actionnaires, ni l’industrie automobile, ni la vente par correspondance, encore moins la sidérurgie, ne semblent en crise. Malgré la fermeture provisoire de ses usines et une chute de la production, Renault devrait cependant assurer à ses actionnaires (dont l’Etat) le niveau de leurs dividendes perçus en 2007 (860 millions d’euros). Arcelor-Mittal se permet même de les augmenter malgré la suppression de 9.000 emplois à travers le monde, « à cause des effets de la conjoncture », explique son directeur général Daniel Soury-Lavergne. Pas de problème de conjoncture pour la famille du milliardaire indien Lakshmi Mittal, qui possède 43% du groupe sidérurgique. Elle recevra en 2008 la coquette somme de 637,4 millions d’euros au titre de leur participation. De quoi rémunérer 17.500 personnes au salaire de 1500 euros brut pendant un an.
41 milliards de dividendes en 2008 : vive la crise !
La rentabilité financière de ces entreprises pour les investisseurs se porte bien, même très bien. Elle va de 5,6% pour Peugeot-Citroën à 36,2% [3] pour le groupe agro-alimentaire états-unien Unilever, qui ferme l’usine historique d’Amora à Dijon. La plupart des dividendes versées en 2007 seront reconduites en 2008, ce qui maintiendra le niveau de rentabilité. Les actionnaires des entreprises du CAC 40 avaient touché 39 milliards d’euros de dividendes en 2007 et 31 milliards en 2006. Pour 2008, celles-ci augmenteront même de 5% en moyenne : 41 milliards sortiront des trésoreries des grandes entreprises pour récompenser les actionnaires de leur fidélité. De quoi regonfler la bulle financière. Le sacrifice des salariés poussés vers la sortie ne sera pas vain.
Les rémunérations des dirigeants ne semblent pas souffrir non plus de la terrible crise. Tous perçoivent de généreux émoluments supérieurs à un million d’euros annuel. Le record est détenu par l’Américain Mark Hurd et ses 17,5 millions d’euros. Sûrement à titre de compensation pour devoir assumer la terrible décision de supprimer près de 10% de l’effectif mondial de Hewlett-Packard. Ce haut niveau de salaires permettra à ces efficaces managers de se refaire rapidement après avoir sans doute perdu des plumes dans des placements hasardeux. Ce qui ne sera pas le cas des milliers de salariés des boîtes qu’ils dirigent qui toucheront bientôt leurs indemnités chômage ou de pré-retraite.
Ivan du Roy



Notes
[1] D’après le recensement établi par L’Expansion, janvier 2009
[2] « L’écureuil » n’est pas la propriété d’actionnaires mais de sociétaires qui sont les clients de la Caisse d’Epargne
[3] Selon le centre de ressources sur l’information financière Cofisem, dont les données sont régulièrement publiées par la presse économique


http://goudouly.over-blog.com/article-26613780.html

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