18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 22:41




Mélange de vérités et de mensonges
pour que l'on reste dans l'ignorance



-- 95% café + 5% arsenic = la mort comme il est dit dans cette video..

Savez vous ce que c'est jouer au YOYO avec la vie des citoyens du monde ?


-- "La société ne songe nullement à éclairer et, dans toute forme d'État, les gouvernements sont intéressés à faire en sorte que la société qu'ils gouvernent ne soit pas éclairée, car s'ils éclairaient la société qu'ils gouvernent, il ne faudrait pas beaucoup de temps avant qu'ils soient anéantis par cette société qu'ils auraient éclairée."
(Thomas Bernhard)
par Daily-censorship


Sur http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-25895218.html

Et, comme il est indiqué à la fin de ma précédente publication (Plume de presse), je le résume à ma façon : Sécurité de plus en plus nécessaire au fur et à mesure que l'Etat se dissociera de ses citoyens ! Quel type de société ?

Je m'en tiendrai là pour ce soir.

Avec ce post, il y a suffisamment de quoi méditer sur notre société... libre, démocratique, véhiculant la mondialisation heureuse. Comique, ou tragique ? Eva

Si, j'ajoute que cette société-là est si belle, si plaisante, que certains jeunes s'en protègent à leur façon : En s'enfouissant la tête dans une pochette en plastique. Qui les étouffera encore plus vite que la société qu'ils fuient.

Que celui qui a des yeux, voie. Que celui qui a des oreilles, entende. Que celui qui a de l'intelligence, réfléchisse. Que celui qui a un coeur, comprenne. Que celui qui en a assez, agisse.







Sur le même post d'illusions de mouvements :


"Ils veulent devenir les maîtres de l'univers, mais il y a beaucoup de gens qui vont leur mettre des bâtons dans les roues"







Alerte Belgique !

La Belgique au bord du chaos total !
Avec notre Veilleur

http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2008/12/la-belgique-a-1.html
http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2008/12/la-belgique-au.html#more

R-sistons à la désinformation - Pétition contre l'escroquerie monétaire
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-25941493.html

Silence radio sur l'effondrement du modèle américain - Pensée unique !
Message Eva : FR2 colonisée !

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-25941788.html

L'UE  empoisonneuse des peuples
Pour la énième fois, la construction européenne apparaît pour ce qu'elle est : Une tyrannie supranationale dirigée par un collège de Commissaires et des services complètement soumis aux influences des groupes de pression industriels et à une vision ultra-libérale de l’économie.

Ce nouveau règlement européen a pour effet d’autoriser une hausse des pesticides autorisés dans l’alimentation des Français. Laissons aux autres partis politiques le lamento traditionnel sur le "manque de transparence regrettable de la Commission européenne " et les souhaits d’avoir " une autre Europe plus proches des citoyens ".
Il faut que tous les Français se mobilisent pour faire sortir la France de l’utopie européenne qui, non contente de nous conduire vers la précarisation sociale et l’appauvrissement économique, envisage désormais tout bonnement d’empoisonner les populations pour le plus grand profit des multinationales.    
http://www.u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=64

2 amis : Nétanyahou et Sarkozy. Pauvres Palestiniens !
http://www.marcfievet.com/article-25922681.html

L'Irak, terrain de jeux des mercenaires préférés du Pentagone
http://www.marcfievet.com/article-25903356.html

Alerte ! Le cybercrime exploite la crise économique
L'éditeur McAfee publie un état des lieux de la criminalité et des arnaques en ligne en 2008. Les escroqueries utilisant la peur de la crise économique se multiplient.
Arnaud Devillard, 01net., le 09/12/2008 à 18h36
S'il est une chose qu'on ne peut pas reprocher aux cybercriminels, c'est de ne pas savoir s'adapter. Alors que les virus de type ver s'attaquent aux réseaux sociaux (voir notre article sur Koobface), la crise financière et économique actuelle devient une aubaine pour piéger les internautes. C'est ce qu'expliqueun rapport sur la cybercriminalité en 2008 de l'éditeur de sécurité McAfee, rendu public ce 9 décembre 2008.
L'idée est simple : face à une incertitude sur leur avenir et leurs finances, les gens cherchent de nouvelles sources de revenus, rapides si possible. Une situation qui « amène les consommateurs du monde entier à se tourner de plus en plus vers Internet pour rechercher les meilleures affaires et offres d'emploi, mais aussi pour gérer leur budget », note McAfee dans son rapport. Les cybercriminels multiplient donc les initiatives pour exploiter une telle situation.
« On trouve beaucoup de sites de type "mule" [de type passeur, NDLR], explique François Paget, chercheur de virus auprès du spécialiste de la sécurité informatique. C'est-à-dire des sites où l'on vous propose de travailler à domicile pour des missions illégales, comme du recel, du transfert d'argent. Et l'inscription sur ces sites commence toujours par la communication de vos coordonnées bancaires... »
Des sites très professionnels, bien conçus, avec slogan, photos institutionnelles, numéros de téléphone et adresse de siège social, le tout en plusieurs langues. De quoi inspirer confiance.
McAfee alerte aussi sur la multiplication de sites de recrutement ainsi que de dépôt de CV pas très nets et de faux sites de juristes. Comme Hurley Legal Firms, cabinet d'avocats né en 1997, installé dans le Bedfordshire au Royaume-Uni et... qui n'existe pas.

La lutte contre l'escroquerie en ligne un peu délaissée

Autre tendance, les sites de fausses banques. « Ce n'est pas du phishing, précise François Paget, mais bien de faux sites de banques qui n'existent pas. »Des exemples ? ING-Bank, Allied Capital Bank. Le phishing exploite au contraire le nom de véritables établissements pour piéger les internautes.
agrandir la photo
Enfin, McAfee a repéré des arnaques aux placements financiers. « Des sites vous proposent par exemple un retour sur investissement de 850 % avec zéro risque, continue François Paget. Cela peut prêter à sourire, mais ces escroqueries existent. En anglais pour l'instant, pas encore en français, mais cela va venir, comme cela a été le cas pour lephishing. »
Toutes ces approches devraient proliférer en 2009, d'autant que les gouvernants se sont focalisés sur la relance ainsi que leurs politiques financières et économiques. « Du coup, ils ont un peu délaissé la lutte contre la cybercriminalité », estime François Paget.
Il faut dire aussi que les cybercriminels disposent de moyens financiers sans commune mesure avec ceux des pouvoirs publics et des cyberpolices. Ce que rappelait récemment la criminologue Laurence Ifrah dans une interview à01net . « Il existe des arnaques avec le spam pour la vente de Viagra ou autre qui rapportent 1,5 million de dollars par jour à ceux qui les mettent en place »,note François Paget.
Alors que, ne serait-ce qu'au niveau européen, les gouvernements sont encore en train de chercher des modes de coopération. Comme avec la plate-forme hébergée par Europol. Son budget ? 300 000 euros alloués par la Commision européenne dans un premier temps. Pas vraiment de quoi faire frémir les cyberescrocs...

http://www.01net.com/editorial/398652/comment-le-cybercrime-exploite-la-crise-economique/  
http://www.marcfievet.com/article-25906816.html

A cause de Madoff , la philanthropie juive touchée de plein fouet
http://www.marcfievet.com/article-25905567.html

Madoff : L'arbre cache la forêt
http://www.marcfievet.com/article-25905429.html


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Alerte ! Préférence étrangère sarkozienne pour baisser les coûts
L’histrion élyséen était cet après midi à l’Ecole polytechnique de Palaiseau pour présenter son projet de démolition de l’identité française. Il y a prononcé un discours sur “l’égalité réelle des chances et la promotion de la diversité” , véritable catalogue de la Redoute sur la préférence étrangère en matière d’emploi, de formation, de logement, de visibilité dans les médias audiovisuels ou encore dans les partis politiques.


30% des places dans chaque classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) seront réservées aux allogènes d’ici la rentrée 2010, contre 22% à l’heure actuelle.

Suite à
http://www.marcfievet.com/article-25908173.html


Le terrorisme américain. Un exemple :
Mustafa Ait Idir, 38 ans, un des cinq ex-détenus d'origine algérienne libérés en novembre par la justice américaine de la prison de Guantanamo, a raconté jeudi à l'AFP son séjour de près de sept ans dans ce lieu que, selon lui, "même le diable ne pourrait créer".
Lire la suite l'article
http://fr.news.yahoo.com/2/20081218/twl-meme-le-diable-n-aurait-pu-creer-un-f8fd361.html

 

Pour un magazine tchèque, Sarkozy est "le représentant d'une civilisation extra-terrestre"
http://millesime.over-blog.com/article-25315163.html 

Alerte ! Après l' Islande, l'Autriche serait en état de faillite
http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2008/12/lautriche-est-r.html

Etat de Droit, ou raison d'Etat ?
http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2008/12/etat-de-droit-o.html

Une année bien meurtrière
http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2008/12/2008-une-anne-b.html

Point du jour économique
http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2008/12/point-du-jour-c.html

Les derniers liens Russie (Chiron) et  Infos essentielles sur Bridge
Voir précédent post
, ajoutés jeudi soir http://r-sistons.over-blog.com/article-25905242.html

Pauvre France défigurée par Sarkozy !
Une France qui rattrape son passé le plus noir, une France ou la liberté individuelle , les droits de l' homme sont remis en cause qu quotidien, une France qui n' a pas compris les erreurs de son passé , une France qui se laisse aller à ce qui est pour moi le plus détestable , le plus méprisable , une France qui n' en a plus que le nom! Oui maintenant en France , c'est comme ça!

Heureusement vous etes là et ceci me donne espoir !
http://vigicitoyen.canalblog.com/

Printemps, Patriot Act à la française, Front révolutionnaire afghan
Ne sommes-nous pas en face d’une tentative de demande exprès des
pleins pouvoirs ? Je le pense de plus en plus. La mise sur pied probablement, comme lors du 11 septembre, d’un patriot act à la française ? C’est probable. N’étant pas expert, je sais qu’ils défileront bientôt dans les médias, nous distiller leur science sans conscience (..)
Les nouveaux désinformateurs doivent se frotter les mains. Ils seront à la UNE des journaux télévisés, pour leurs sempiternelles menteries.
Ouf, après les Etats-Unis hier, l’Inde aujourd’hui, la France est-elle passée à côté de son 11 septembre 2001 ? L’ultimatum du Front révolutionnaire afghan va jusqu’en février de l’année prochaine, sinon, les méchants terroristes entreront en action.

 http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2008/12/18/11792357.html

Bientôt des salaires en baisse
http://socio13.wordpress.com/2008/12/18/la-crise-risque-d%e2%80%99entrainer-de-douloureuses-baisses-de-salaires-pour-des-millions-de-personnes-selon-le-bit/

Guerres sans fin
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-25913103.html

Ne pas occulter la dimension CRIMINELLE de la crise FINANCIERE
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-25912734.html

Ce que nos DES-PUTES votent EN DOUCE
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-25880375.html

Non rencontres sur le Net (et j'y ai laissé mon commentaire !!!)
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48868

Danièle Dugelay (voir présentation blog, mes invités) envoie un nouveau texte, sur
la Doctrine sociale de l'Eglise. Trop long, je le mets en commentaires de cet article
http://r-sistons.over-blog.com/article-25939993-6.html#anchorComment

Le plan français pour la paix au Proche-Orient
http://www.juif.org/go-news-75822.php

 

« Il était possible, sans aucun doute, d'imaginer une société dans laquelle la richesse dans le sens de possessions personnelles et de luxe serait également distribuée, tandis que le savoir resterait entre les mains d'une petite caste privilégiée. Mais, dans la pratique, une telle société ne pourrait demeurer longtemps stable. Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d'êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s'instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s'apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n'a aucune raison d'être, et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n'était possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance. »  George Orwell - 1984
http://omegalpha.over-blog.com/article-25937262.html

De l'utilité du terrorisme dans nos démocraties
http://omegalpha.over-blog.com/article-25937262.html


60 ans de Droits humains :

Florence Aubenas, est venue rappeler que la liberté d’expression est de plus en plus en danger et non pas seulement dans les dictatures et les pays du Tiers-Monde. Du meurtre de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, qui avait couvert courageusement la guerre en Tchétchénie, aux intrusions du pouvoir politique en France avec un Président qui acquiert le droit de nommer le président de France-Télévisions (les chaînes publiques), Florence Aubenas tenait à relever que les journalistes voyaient jour après jour leur liberté se restreindre au nom de la guerre contre le terrorisme, la sécurité ou des raisons de politiques politiciennes.

Sortir du régime de la peur qui nous transforme en victime trop souvent consentante pour nous engager avec volontarisme dans un processus de responsabilisation collective qui nous transformerait en « sujets », en citoyens libres et responsables connaissant leurs droits et en usant de façon rationnelle et raisonnable

nos sociétés modernes travaillent contre elles-mêmes si elles ne se penchent pas de façon plus déterminée sur l’ « alphabétisation médiatique » dès le plus jeune âge, officiellement et de façon transdisciplinaire, dans les programmes des écoles publiques et privées. Il s’agit d’apprendre à recevoir une information, à l’analyser, à la comprendre et à la mettre en perspective (historique, géographique, contextuelle) 

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10484


Visitez ce blog magnifique !
http://changementclimatique.over-blog.com/
- Nouveau paradigme
http://changementclimatique.over-blog.com/article-25932531.html
- Appel à l'aide, au mouvement
http://changementclimatique.over-blog.com/article-25929926.html

- 11000 soldats mobilisés pour l'investiture d'Obama
Je mets en avant cette nouvelle car le déploiement de troupes de l'armée d'active sur le sol américain est contraire à la constitution. Ceci constitue donc un fait important dans la suite d'évènements depuis le 11 septembre 2001.
http://changementclimatique.over-blog.com/article-25914894.html

à mettre en relation avec :

L'administration du président sortant George W. Bush a dit mercredi avoir préparé des plans d'urgence pour celle de
Barack Obama au cas où celle-ci serait confrontée à une grave crise internationale comme une explosion nucléaire nord-coréenne peu après son installation
http://fr.news.yahoo.com/2/20081218/twl-l-administration-bush-a-prepare-des-36d2a39.html


Le monde change

C'est désormais une certitude, l'ancien monde est bel et bien fini.

Cela fait presque 18 ans que Bush père avait annoncé la venue du Nouvel Ordre Mondial, l'idée est maintenant mature et peut être appliquée.

Vous n'en voulez pas?

Peu importe, vous n'avez rien à dire, c'est la crise. Accrochez vous, ça va secouer...

Fini le service public, finis les droits salariaux, finies les couvertures sociales, finies les assurances maladies.

Et peu importe si la Crise n'est pas encore installée, déjà, les premières mesures de rétorsion sont annoncées...

Oui, ils ont osé... La Messe de Minuit, cette année, sera
remplacée par un concert de Michel Sardou.

L'Ancien Monde, c'était pas folichon, c'est vrai, mais on pouvait encore rigoler.

Dans le nouveau, ce sera exclusivement réservé aux fans de Michel Sardou.


http://changementclimatique.over-blog.com/article-25910932.html



Le jeu de l'émotion, le dernier d'Arthenice
http://lecarnavaldarthenice.blog.fr/2008/12/18/ah-le-jeu-de-l-emotion-5240228


Ajustement, mutation, ou effondrement de l'Empire ?
http://www.voltairenet.org/article158424.html

Interconnexion des crises
http://www.voltairenet.org/article158425.html

Acculé en Afghanistan, l'OTAN organise un attentat au Pakistan
http://www.voltairenet.org/article158100.html

Thierry Meyssan décrit une France placée sous le contrôle des services états-uniens, où une opinion publique anesthésiée n’a pas conscience du contrôle politique.
http://www.voltairenet.org/article158181.html

L'AfriCom
George W. Bush voulait déployer les GI’s en Afrique à la recherche du pétrole et des matières premières. La création d’un commandement unifié des troupes US en Afrique était une priorité des deux dernières années de sa présidence. Le projet se bornera finalement à une réorganisation administrative, les États africains ayant refusé d’aide militaire généreuse de Washington.
http://www.voltairenet.org/article158233.html


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Published by R-sistons à l'intolérable - dans Nouvel Ordre Mondial - mondialisation
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commentaires

eva 19/12/2008 05:31

Le texte de Danièle Dugelay sur la doctrine sociale de l'Eglise :______________________________________________________________






 Bonjour. Cet été, j'avais l'intention d'écrire un texte sur l'influence de la "doctrine sociale de l'Eglise" sur notre législation, notre organisation et notre vie sociale et sur les textes fondamentaux de l'UE. Un jour que je me sentais inspirée, j'ai écrit le début ; un autre jour, j'ai écrit la fin. Quant au milieu, je n'ai jamais trouvé le temps de le sortir de ma tête pour l'installer dans l'ordinateur... Or, la Fédération Nationale de la Libre-Pensée a eu la bonne idée de publier sur son site un article sur ce thème. Surtout ne soyez pas découragé(e) avant de le lire sur le caractère sérieux de l'étude qui vous est proposée. Je vous promets qu'il s'agit de réalités que tout(e) citoyen(ne) doit connaître car elles donnent un autre éclairage, peu connu, sur la politique des cinquante dernières années.> > Je voudrais cependant donner deux sortes de précisions.> > La première concerne le passé. L'encyclique du XIXème siècle "Rerum Novarum" est souvent considérée comme un texte de progrès social en avance sur son temps. En fait, les méfaits de la révolution industrielle provoquaient des troubles importants et une prise de conscience politique des salariés super-exploités. Les idées socialistes se répandaient rapidement et, avec elles, l'hostilité à l'Eglise trop proche des riches et même l'athéisme. Le premier objectif de Rerum Novarum est de contrer le socialisme, son principal ennemi. L'existence de deux classes était naturelle, donc devait être acceptée, mais les riches ne devaient pas trop exploiter les pauvres afin qu'ils ne répondent aux "sollitations corruptrices" des "fausses doctrines" ; de plus, il fallait remplacer la lutte des classes par une certaine collaboration dans l'intérêt commun et "par amour du prochain". Pour cela, il fallait mettre en place des instances intermédiaires (syndicats, corporations etc...). Vous voyez, nous sommes en plein dans l'actualité sarkozienne.> > La seconde concerne le présent : il faut savoir que l'Eglise actuelle est très bien organisée pour faire passer sa "doctrine sociale" et sa vision de la société dans nos lois. Une "messe des hommes politiques" est célébrée chaque année à l'église Ste. Clothilde, juste à côté de l'Assemblée Nationale, où Mgr. André XXIII donne ses orientations et directives à nos parlementaires volontaires et autres responsables. Le curé de cette église est surnommé l'aumônier des parlementaires et on y trouve un service d'études politiques très efficace. Catholiques et autres religieux ont souvent des possibilités d'intervention politique dans les autres pays de l'UE. Il existe des institutions reconnues par l'UE, qui ont des relations fréquentes avec la commission européenne, comme la COMECE pour l'Eglise catholique. Benoît XVI a déclaré récemment que l'Eglise catho avait participé à la mise en place de l'Union Européenne.> > Maintenant j'essaie de copier-coller le texte de la Libre-Pensée :popularité : 100%
Bonjour Au micro, Pierre Roy, membre de la Commission Administrative Nationale de la Fédération nationale de la Libre Pensée. Le sujet de cette émission sera le christianisme social à l’épreuve de l’histoire. La démocratie chrétienne se réclame de la doctrine sociale de l’Eglise. Encore récemment à la télévision, Mgr Di Falco, s’adressant à Marc Blondel, lors de l’une des émissions intitulées Ce soir (ou jamais !), vantait les mérites impérissables de cette doctrine définie essentiellement par les encycliques Rerum Novarum de Léon XIII et Quadragesimo Anno de Pie XI. Rien d’étonnant à cette pieuse déférence d’un évêque vis à vis de cette doctrine mais il faut préciser qu’elle est au cœur de la construction européenne telle qu’elle se fait depuis des décennies.
A ce sujet, on se tromperait du tout au tout si on confondait l’Union Européenne avec ne serait-ce qu’une ébauche imparfaite de l’Europe des peuples. Une ébauche se peaufine et peut s’améliorer. Rien de tel dans le cas qui est celui que les libres penseurs ont dénoncé dès l’origine comme une construction inspirée par l’idéologie d’abord catholique et secondairement mais de façon convergente par d’autres branches du christianisme. De Robert Schumann figure historique du christianisme social en France, pionnier avec Jean Monnet de l’Europe économique, à Lecanuet, à Jacques Delors, il y a une remarquable continuité d’initiatives et d’une idéologie ayant peu à peu gagné l’ensemble de la classe politique française après avoir en Allemagne été illustrée par Adenauer ; ce qui complique les choses c’est que l’on trouve cette idéologie aujourd’hui dans des formations politiques qui se réclament aussi bien de la gauche que de la droite. Cela ne simplifie évidemment pas la tâche de ceux qui cherchent à voir clair, catégorie dont les libres penseurs s’efforcent d’être une composante active.
Pour comprendre le présent, il est bon de se tourner vers le passé.
C’est pourquoi, il est apparu utile à la Libre Pensée de revenir sur des régimes qui se sont établis, dans l’entre-deux guerres, et dont certains comme ceux de Franco et de Salazar ont survécu bien au delà de la deuxième guerre mondiale ; parmi ces régimes inspirés par la doctrine sociale de l’Eglise, on citera l’Autriche de 1932 à 1938, et on citera, outre l’Espagne et le Portugal sous Salazar, la Hongrie à l’époque du gouvernement de l’amiral Horthy, le gouvernement croate d’Anton Pavelitch et le régime de Vichy du maréchal Pétain ; tous ces régimes ont été des régimes autoritaires ; ils se sont réclamés et inspirés du christianisme social, et des encycliques que nous avons citées. L’Eglise catholique avec ses dignitaires, ses ordres comme les jésuites ou les franciscains, et ses curés au plus près du terrain, a été impliquée totalement dans leur avènement et les a accompagnés jusqu’à leur terme.
Pour concentrer notre propos, nous nous en tiendrons aux pays à dominante catholique. Les encycliques citées sont des textes dont l’Eglise catholique se prévaut de nos jours comme de textes fondateurs de sa doctrine sociale. Les encycliques nouvelles sur la question comme le Radio-message de Pie XII le 1er juin 1941, Mater et Magistra de Jean XXIII, ou encore Centesimus Annus en 1991, pour le centième anniversaire de Rerum Novarum, ne font que prolonger et mettre au goût du jour, en tenant compte des développements de l’Histoire, une doctrine qui n’a pas varié sur le fond.
En Autriche, dans la décennie qui précède la seconde guerre mondiale, il y a eu un régime, celui de Dollfuss-Schlusnigg qui s’est établi sur la base des positions politiques de la doctrine sociale de l’Eglise. Le fait n’est pas forcément très connu et c’est pourquoi il faut remercier un historien universitaire comme Paul Pasteur qui a consacré de nombreux travaux à l’étude du régime autrichien et de régimes similaires. Citons notamment Etre syndiqué à l’ombre de la croix potencée – corporatisme, syndicalisme, résistance en Autriche : 1934-1938 [1] et Les Etats autoritaires en Europe 1919-1945. [2]
A noter que l’Autriche est le pays le plus développé parmi ceux qui vont subir la botte totalitaire d’inspiration cléricale. Le poids des campagnes y reste important mais beaucoup moins qu’au Portugal ou qu’en Espagne.
Les syndicats chrétiens, dans l’Autriche des années 30, qui se réfèrent constamment aux enseignements du pape Léon XIII, comptent environ 100 000 adhérent(e)s. Ils organisent essentiellement les militaires, les concierges, les domestiques et les travailleurs agricoles.
Les syndicats libres, à majorité social-démocrate, en 1932 revendiquent 520 000 travailleurs (cinq fois plus que les syndicats chrétiens). Les syndicats libres, qui se réclament de la lutte des classes, organisent principalement la classe ouvrière industrielle, les cheminots, les traminots et les employé(e)s de la ville de Vienne, ainsi qu’une grande partie des employé(e)s du privé, principalement dans le secteur du commerce et des assurances.(30-31)
Le coup d’Etat sanglant de février 34, perpétré par le gouvernement Dollfuss, interdit le syndicalisme libre et institutionnalise le syndicalisme chrétien, intégré dans l’Etat fort comme syndicat unique et un des rouages essentiels de l’Etat.
Pour un théoricien autrichien du corporatisme des années trente « l’individualisme et le collectivisme sont une révolte de la société contre l’ordre naturel et historique du peuple ». Il explique que « la société de classes et la lutte des classes signifient que les divergences d’intérêts économiques et les tensions sociales ne sont plus assujetties aux forces de l’ordre commun (justice sociale) et au lien commun (l’amour social)  » pour conclure que « l’idéal de la communauté du peuple (Volksgemeinschaft) a été sciemment sacrifié à un internationalisme prolétarien. »
Les catholiques autrichiens ne font que reprendre, en accentuant son caractère anti-socialiste, l’esprit de Rerum novarum qui proposait déjà de « multiplier, entre l’Etat et les individus, des lieux collectifs d’engagement et de solidarité où doit se construire un lien social compatible avec la doctrine chrétienne, en réaction contre l’anomie sociale [anomie : absence d’organisation naturelle ou sociale] provoquée par l’individualisme moderne ».
Ces corps intermédiaires sont : la famille, l’entreprise liant patrons et ouvriers, les corporations, les syndicats mixtes (ou non mixtes) qui réconcilient le capital et le travail.
Tel était l’état de la question en 1930 dans les milieux dirigeants catholiques ; ce fut à la base de la charte du travail de Pétain en France . [3] Il ne faut pas oublier ce point et il faut remercier les dirigeants syndicaux français qui, dans leur majorité, ont refusé ladite Charte et appelé à y résister. Ils ont, par leur refus de la charte, préservé le syndicalisme indépendant, celui que condamnaient les seize Principes de la communauté déclinés par Pétain à la manière du décalogue. Le quatrième de ces principes pétainistes s’énonçait ainsi : « L’esprit de revendication retarde les progrès que l’esprit de collaboration réalise », autrement dit l’intégration des syndicats dans l’Etat, l’association des syndicats à ce qu’on n’appelait pas encore la « gouvernance »…
Aujourd’hui on pourra méditer avec profit sur les formes modernes des corps intermédiaires préconisés par les encycliques sociales des papes, de Jean XXIII à Jean-Paul II : en leur cœur figurent la recherche d’un consensus (ce qui s’appelle aussi un « constat partagé » auquel l’Etat et le patronat veulent associer les syndicats ouvriers), de même que la démocratie participative, particulièrement au sein de l’entreprise promue lieu naturel de la communauté des intérêts entre le patron et les salariés ; telles pourraient bien être ces formes nouvelles du corporatisme prôné par l’Union européenne directement inspirée par le christianisme social. La notion chrétienne de « bien commun » niant l’antagonisme irréductible des intérêts entre exploiteurs et exploités n’est-elle pas derrière toutes ces démarches ?
Revenons au passé.
Ce qui s’élabore en ces années 30 ce sont des modèles corporatistes dont certains des traits les plus déterminants survivront à leur disparition et ont retrouvé de nos jours une nouvelle jeunesse. Il semble que la violence frontale n’est pas aujourd’hui envisageable, en tout cas pour le moment ; il faut donc jouer sur la complaisance de dirigeants qui, pilotés par le syndicalisme d’origine chrétienne, notamment la CFDT, auraient oublié la conduite résistante de leurs aînés face à Pétain. Il s’agit d’instiller progressivement des éléments du corporatisme dans les rapports sociaux.
Au début des années 30 la progressivité ne fut pas la voie choisie. Quelle était alors la situation idéologique ? Les catholiques de toutes tendances condamnaient le libéralisme : en fait c’était une condamnation de l’individualisme auquel, à leurs yeux, le libéralisme s’identifiait ; autrement dit une réprobation d’apparence morale, au nom d’un hypothétique altruisme chrétien et qui est, sur le fond, dirigée contre la Révolution française et la conquête des libertés individuelles qu’elle a réalisée ; Pétain se fera une spécialité de cette réprobation de l’individualisme d’origine révolutionnaire dans son discours Individualisme et Nation. Le christianisme social laisse bien évidemment intacte la propriété privée des moyens de production, voulant –déjà ! – un capitalisme « éthique », un « bon » capitalisme, Les chrétiens sociaux des années 30, autrichiens, portugais, espagnols, refusent l’État démocratique, c’est-à-dire issu du suffrage universel exercé dans les conditions de la démocratie politique ; ils refusent donc le parlementarisme, honnissant les vraies valeurs républicaines et prônant le retour aux valeurs traditionnelles. Salazar à Coïmbra déclarait être inspiré par « la mission du christianisme qui oppose à l’esprit de révolte l’obéissance, à la haine l’amour, à l’ambition le renoncement  ».
Certes le Portugal de Salazar maintient l’appellation de République, de même que les Etats baltes, ou bien encore l’Autriche, mais on peut bien appeler République un Etat qui n’a que peu de choses en commun, voire rien du tout, avec elle : ça ne change pas le contenu foncièrement anti-républicain de l’État en question où les assemblées réputées représentatives, d’ailleurs élues selon des modalités diverses, souvent fort peu démocratiques, sont soumises à l’exécutif dont elles ne sont que des chambres d’écho. [4]
Les chrétiens sociaux des années 30 pensaient trouver dans l’État corporatiste [5] la solution à tous les maux dont souffrait la société, à l’exclusion des inégalités puisque les modèles corporatistes de cette époque développent des représentations inégalitaires. Constatant et hiérarchisant des capacités différentes et variables suivant les individus, ils justifient leur refus de l’égalité.
Remarquons qu’à l’heure où je parle, on tend de plus en plus à substituer la notion de dignité à celle d’égalité. Cela peut paraître anodin car le mot dignité semble comme empreint d’une sagesse de bon aloi ; en soi, le mot est respectable et, bien évidemment, il n’est pas récusable ; son usage s’impose dans certains cas, mais ne sert-il pas dans son acception chrétienne sociale à escamoter le problème de l’égalité réelle, politique et sociale ? N’assigne-t-il pas chacun à sa condition du moment, effaçant la revendication égalitaire et lui substituant l’acceptation de son état, dès lors qu’on serait « respecté » par les autres ? Les exploité auront beau se voir considérés comme partageant la même dignité que leurs exploiteurs, cela changera-t-il beaucoup leur condition matérielle concrète ? Poser la question c’est y répondre. Donc, ce refus de l’égalité affiché par les chrétiens sociaux des années 30 n’est pas du tout une vieille lune : il réapparaît aujourd’hui sous une autre forme, mieux présenté, habilement dissimulé, revêtu par la théologie des habits neufs de la dignité, mais il est toujours là.
Dans les années 30, les prises de position des chrétiens sociaux débouchaient sur un refus des partis qui devaient être remplacés par les corporations qui feraient disparaître les conflits de classe dont les partis étaient le reflet. On mesure l’atteinte majeure à la démocratie que cela a signifiée. Les partis sont alors brisés comme intolérable servitude infligée par la démocratie.
A l’époque, les corporations, définies par Pie XI, émerveillé par le syndicalisme mussolinien, fonctionne suivant le principe de subsidiarité ; elles doivent décharger l’État dans quelques unes de ses fonctions dont l’une demeure néanmoins « d’administrer autoritairement ». On voit ici le principe de subsidiarité être placé au cœur des dispositifs d’une société corporatiste. Ce principe vient de loin puisque c’est la philosophie d’Aristote qui le promeut, mais c’est le théologien chrétien Thomas d’Aquin qui, au Moyen Age, le place au cœur de son système politique.
En Autriche, en 1936, un représentant éminent du régime [6] décrit la fonction que devrait avoir l’État qui « avec son appareil administratif doit se concentrer de plus en plus sur les fonctions régaliennes », c’est à dire tout ce qui concerne la sécurité intérieure et extérieure ; quant aux corporations elles doivent gérer et « créer » de manière « autonome » l’économie.
Subsidiarité ? Cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose ? On sait qu’aujourd’hui le principe de subsidiarité est au cœur du fonctionnement des institutions de l’Union européenne et que les Etats sont invités à se recentrer sur les fonctions purement régaliennes ; coïncidence troublante. On sait aussi que l’économie de marché, autonome de toute ingérence, serait devenue la règle intangible avec son corollaire de la « concurrence libre et non faussée ».
Evidemment, les conditions concrètes se sont modifiées. Il ne viendrait à l’idée de personne, fût-il un chrétien social de vieille école, de prôner le retour à la terre et de faire l’éloge de la famille paysanne à la façon de Dollfuss [7] ou de Pétain.
Les paysans d’aujourd’hui n’ont plus grand rapport, quant aux conditions de vie et de travail, au moins en France, avec les paysans d’hier. [8]
Observons un point important. Le fait qu’on ne puisse pas qualifier ces régimes autoritaires d’inspiration cléricale des années 30 de fascistes [9] au sens strict du terme ne leur confère aucune espèce de supériorité démocratique par rapport à l’Italie de Mussolini par exemple. La machine policière répressive, la mise hors la loi des libertés démocratiques, le meurtre politique n’ont pas été l’apanage du fascisme : les chrétiens sociaux ont agi de même sous Salazar, sous Franco, comme sous Dollfuss-Schlusnigg. Cela souligne la responsabilité, répétons-le, de l’Eglise catholique et de ses Encycliques dans la naissance et le fonctionnement de ces régimes autoritaires.
Pour le Portugal de Salazar ou l’Espagne de Franco, la chose est bien connue, mais il faut se rappeler aussi le coup d’Etat sanglant de février 1934 en Autriche, qui interdit la social-démocratie autrichienne et le syndicalisme libre qu’elle animait ; ce coup d’Etat inaugura un régime d’exception dont le prolétariat autrichien fut la première victime. Les libertés démocratiques furent supprimées, les droits de coalition, de manifestation, d’expression furent abolis etc. [10]
Concluons notre propos. Les théoriciens modernes [11] de la subsidiarité de l’après-deuxième-guerre mondial ont beau s’en défendre et tenter de se distinguer à tout prix du corporatisme des années 30, leurs « solutions » entre guillemets puisent aux mêmes sources.
Certes, Mme Chantal Milon-Delsol, universitaire attachée à cette volonté de renouvellement de la doctrine pour la rendre plus adaptée aux nécessités de l’après-deuxième-guerre mondial, est amenée dans son ouvrage L’Etat subsidiaire (PUF –1992) à condamner « le corporatisme devenu la pierre angulaire de certaines dictatures et le devancier du fascisme » (p. 159) Mais ce qu’elle met à la place, en le parant de vertus démocratiques, ne montre pas clairement, c’est le moins que l’on puisse dire, ce qui, quant aux principes, le distingue des régimes corporatistes que l’histoire a connus. Et pour cause.
La subsidiarité est un principe anti-démocratique par essence, car ce sont des pouvoirs non démocratiques, s’attribuant une légitimité extérieurement à la représentation nationale et réputée supérieure à elle, qui décident les grandes orientations de la politique à mettre en œuvre. La prétendue liberté laissée aux organismes placés sous l’autorité des organismes supranationaux de l’Union européenne consiste à leur octroyer le droit de décider eux-mêmes les moyens auxquels ils auront recours pour appliquer une politique dont les choix fondamentaux leur échappent.
C’est donc une démocratie de l’apparence, si l’on peut dire une démocratie en trompe-l’œil, octroyée par le haut, aux compétences subordonnées purement exécutoires, qui prévaut contre la démocratie de délégation dans la nation souveraine, à quoi se rattachent, à des degrés divers, les différentes déclinaisons de la démocratie parlementaire.
Nous voyons une des marques de cette subsidiarité en action aujourd’hui dans la volonté acharnée d’associer les syndicats à la définition d’une politique commune (le fameux « bien commun » qui efface les frontières entre exploités et exploiteurs) ; on cherche ainsi à occulter une réalité déterminante : à savoir que les syndicats procèdent, eux, de l’inverse de la subsidiarité, qu’ils sont des organismes de classe, défendant les intérêts matériels et moraux de la classe ouvrière face aux intérêts antagoniques des propriétaires des moyens de production . La forme modernisée des régimes sociaux inspirés de la subsidiarité s’énonce de la sorte pour Mme Millon-Delsol : « Le secours est dû à celui qui en a besoin, simplement du fait qu’il est un homme  » (p.173). Telle quelle, la formule peut paraître séduisante. Le seul problème est qu’elle est à base purement compassionnelle et qu’elle passe totalement sous silence la structure sociale de classe, le régime capitaliste, qui fait que des êtres humains en nombre croissant ont des besoins vitaux non satisfaits.
Tout peut ainsi se justifier et notamment la politique qui consiste à prendre aux moins pauvres pour donner aux plus pauvres. Mme Millon-Delsol précise en effet : « Ce [secours) dû justifie de priver un autre d’une partie de ses biens – le secours ne saurait se distribuer qu’aux dépens du contribuable. Cette affirmation sous-entend l’idée de bien commun primant et dépassant le bien-être particulier » (p.173). [12]
À des rythmes et sous des formes étudiés, en évaluant le degré de résistance que les populations sont susceptibles d’opposer aux coups portés, en cherchant en permanence à associer un certain syndicalisme réputé tel dans la définition et la mise en oeuvre de leur politique, les autorités de l’Union européenne et les Etats qui composent cette dernière, inspirés, la première comme les seconds, par la doctrine sociale de l’Eglise, font glisser progressivement les nations, des socles démocratiques, encore en place mais de plus en plus érodés, vers des dispositifs étouffoirs des libertés.
En ce sens, le regard jeté sur le passé auquel nous avons procédé peut être source d’enseignement pour aujourd’hui. [13]  -- 

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