9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 23:14

Le même que le jour de l'élection d'Obama
(voir mon post). Toujours aussi intéressé
par l'Actualité !  (Agora vox).

Lundi 10 novembre 2008



Mes amis,

Comme  vous avez pu le constater, je n'ai pas réussi, avec l'actualité, à m'arrêter 5  jours. Je vais le faire maintenant, et, en raison d'un déplacement le 18, de nouveau un très, très court moment. Ne pleurez pas : Je reviens très vite, toujours aussi musclée. En attendant, vous avez mon opinion sur les deux événements du moment : PS et Obama (avant-dernier post) §. Le G 20, lui,  est un non-événement pour moi, d'autant que c'est pour accoucher d'un chèque en blanc au FMI, dont la spécialité est de faire le malheur des peuples : Donc, effet d'annonce seulement. De toutes façons, tout est décidé en coulisses;  Les responsables politiques sont de zélés exécutants. Et nous, les dindons de la "farce". Si vous voulez savoir à quelle sauce nous serons mangés, écoutez Attali pérorer. Délicieux !

J'ai quand même bien ri en voyant dans la ville "sainte" les pops orthodoxes et les prêtres arméniens témoigner les uns contre les autres de leur amour chrétien, se créper la barbe. N'est-il pas dit, dans la Bible, "que tous soient UN, afin que le monde croie" ?  Alleluia ! Le salut est proche ...

Votre  Eva

§ A mon avis, c'est Peilhon qui passera. Ca arrange tout le monde, et lui aussi, quoiqu'il dise. On fait mieux, mais on fait pire aussi (Delanoë, Rocard, Valls, Strauss-Kahn, et autres libéraux bon teint déguisés en socialistes par goût du pouvoir, ou pour torpiller le P.S.). Les peuples n'ont rien à attendre de ces politiques-là... non ?

PS : J'entends dire que l'UMP est heureuse de l'élection d'Obama. Evidemment, Sarkozy souhaite le rapprochement France-USA. Obama en sera le charismatique instrument ! Vivent les aventures impériales avec Obama... et tant pis pour de Gaulle !



TAGS : de Gaulle, Sarkozy,  UMP, PS, Obama, Peilhon, G 20, FMI, Attali, Bible, pope orthodoxe, prêtre arménien...

Entre nous, chut ! J'ai écrit ça à mon pote Laplote, caricaturiste :

Laplote, cher Laplote, je suis sûre que le crépage de barbichettes des popes et prêtes va t'inspirer, non ? Bien à toi, Eva ! Ca sera pour mon blog http://eva-communion-civilisations.over-blog.com

http://laplote.over-blog.fr

Des moines grecs orthodoxes blessés après ...
Des moines grecs orthodoxes blessés après une bagarre avec des prêtres arméniens, le 9 novembre 2008 à Jérusalem

http://fr.news.yahoo.com/2/20081109/img/pod-des-moines-grecs-orthod-a66394950a0f.html 



Reçu au sujet de mon post
sur Gates et Obama,

je le transmets pour info

Je souscris à cet article, Gates est moins va-t-en guerre, et j'ai eu l'occasion de l'écrire - et de parler des généraux américains opposés aux guerres de Bush. Avec les heureuses conséquences que l'on connaît...

Merci Jean-Marie

amicalement

Eva

Vous pouvez reprendre contact avec moi, avec plaisir -  
evaresis@yahoo.fr


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Votre article sur le discours de Robert Gates
Jean-Marie Matagne C/o ACDN
Chère Madame,

Vous faites bien d'attirer l'attention de vos lecteurs sur le discours de Robert Gates. Nous l'avons d'ailleurs publié in extenso, en version originale, sur notre site www.acdn.net.

Il est d'autant plus important de le lire attentivement qu'il est sérieusement question que le futur président démocrate Barack Obama reconduise le républicain Robert Gates dans ses fonctions de secrétaire à la défense, au moins pour une période transitoire d'un an.

Cependant, je ne suis pas d'accord avec votre approche alarmiste. Principalement pour trois raisons :

1. Concernant "la guerre nucléaire préventive", Gates ne fait que reproduire une position qui est devenue officiellement celle de l'administration Bush il y a au moins six ans, avec la "Nuclear Posture Review". C'était déjà partiellement et à mots couverts celle de Bush père pendant la "guerre du Golfe", en 1991. C'est devenu officiellement celle de la France avec le discours de Chirac à l'Ile Longue, le 19 janvier 2006 (depuis, Sarkozy est en partie revenu dessus, après son élection). Donc, ce discours n'a absolument rien de nouveau. Alerter l'opinion française à son sujet est une bonne chose, mais il aurait fallu le faire plus tôt, pas au moment où il va PEUT-ETRE devenir périmé et où il faut, au contraire, attirer l'attention des Français (opinion publique ET DECIDEURS POLITIQUES)sur les perspectives de changement inespérées qu'ouvre l'élection d'Obama en matière de politique nucléaire militaire.

2. Il y a dans le discours de Gates des positions intéressantes (s'entendre avec la Russie pour prolonger le traité START après décembre 2009, pour procéder à des coupes draconiennes dans les deux arsenaux, pour suspendre le statut de "hair trigger alert" des missiles, ratifier le CTBT, viser l'abolition des armes nucléaires...) qui rejoignent celles déclarées d'Obama. Le principal désaccord entre eux semble porter sur la modernisation des têtes nucléaires US (programme RRW). Si jamais Obama maintient Gates à la tête du Pentagone, il faudra donc voir lequel des deux fait prévaloir sa position. Cependant, les députés et sénateurs démocrates étaient jusqu'à présent opposés au programme de RRW, ce qui donne une chance de voir Obama rester opposé à la modernisation des armes nucléaires US et favorable à la mise en oeuvre effective de l'article VI du TNP. Voyez à ce sujet les déclarations d'Obama que nous avons publiées avant son élection. C'est sur elles plus encore que sur celles de gates qu'il faudrait attirer l'attention des Français.

3. Notez aussi que c'est principalement la résistance de hauts gradés de l'armée US... et de Gates lui-même qui a fait capoter jusqu'à présent les projets de George W. Bush et Dick Cheney d'attaque préventive (y compris nucléaire) contre l'Iran. L'armée US n'est pas homogène ni forcément va-t-en-guerre, ni forcément à la solde des industriels de l'armement, ni forcément suicidaire, ayant déjà du mal à faire deux guerres à la fois (Irak, Afghanistan).

En tout état de cause, c'est Obama qui fera la politique US, en matière de défense comme dans les autres domaines, pas l'armée US, même si elle a fait, fait et fera pression sur lui. Il est évident que le complexe militaro-industriel US lui mettra une énorme pression, puisque c'est en fait c complexe qui mène le monde depuis les années 60 (y compris en liquidant ceux qui peuvent lui faire obstacle). Mais il n'est pas irrésistible, et quand on voit un président des Etats-Unis prendre nettement ses distances, voire son contrepied, avec d'indispensables précautions (et sans doute de futurs compromis), on ne doit pas bouder son plaisir.

C'est en tout cas mon sentiment. Je vous invite à visiter le site d'ACDN pour plus d'informations et serais heureux d'entrer et de rester en contact avec vous.

Cordialement.

Jean-Marie Matagne, président de l'Action des Citoyens pour le
Désarmement Nucléaire (ACDN), docteur en philosophie, ex-candidat à l'élection présidentielle de 2002




Et reçu également, sans lien,
sur la politique étrangère d'Obama :

 

  Paix et Justice au Moyen-Orient

                                               STRASBOURG, le 31 août 2008

                                                            cpjmo@yahoo.fr

                 

              

 Ce que révèle le discours d'Obama à Berlin

 

Quelle différence entre le "nouveau Moyen-Orient" de Georges Bush et l'"aube nouvelle" de Barack Obama?

 

     Le Monde du 26 juillet 2008 a publié une traduction intégrale du discours de Barack Obama, prononcé le 24 juillet à Berlin, devant près de 200 000 Allemands, apparemment enthousiastes et gagnés par l'"Obamania", phénomène entretenu par les médias occidentaux.

 

     Tous les sujets de politique internationale y étaient abordés, donnant à ce discours, un avant goût du programme qui sera appliqué en cas de victoire (attendue) du candidat démocrate à la Maison Blanche.

 

     Que révèle le discours de Barack Obama sur la puissance américaine, l'OTAN, les murs de division (les mots "mur" ou "murs" ont été prononcés à 14 reprises) et le Moyen-Orient?

 

     L'analyse qui suit concerne uniquement le discours de Barack Obama à Berlin et ne préjuge en rien des changements éventuels qui interviendraient, sous la pression des forces progressistes, si l'actuel candidat démocrate devenait président.

 

     Un rappel historique est utile: à son arrivée au pouvoir, Georges Bush avait deux atouts majeurs: la disparition soudaine de l'Empire soviétique et la puissance de l'économie américaine, loin des problèmes qu'elle connaît actuellement (crise des crédits hypothécaires, baisse du dollar, pillage des richesses du pays par le complexe politico-militaro-industriel, vol organisé et systématique des crédits alloués à l'Irak et à l'Afghanistan, appauvrissement des ménages américains, etc.).

 

     A l'époque, l'arrogance et l'unilatéralisme constituaient les deux piliers de la politique étrangère de l'administration Bush. Le Maccartisme lui servait de base idéologique: ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous!

 

     La France et l'Allemagne, opposées à la guerre d'Irak, étaient taxées de "vieille Europe", ridiculisées par les médias américains, gagnés à la cause néoconservatrice. La répression, théorisée dans le "Patriot act", a même gagné les Etats-Unis. L'union à la carte avait remplacé l'unité occidentale qui prédominait avant la disparition de l'Union soviétique. La Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, la Roumanie, la Corée du sud comme certains pays d'Amérique Latine, pays sans importance stratégique, furent recrutés pour participer à la nouvelle croisade colonialiste des Etats-Unis au Moyen-Orient. La prédominance des intérêts américains remplaça les lois internationales, et l'ONU fut transformée en exécutant des désidératas de l'Oncle Sam.

 

     L'Irak fut envahi illégitimement et le vassal israélien des Etats-Unis continua de bafouer les lois internationales, en construisant une société d'apartheid en Israël et dans les territoires occupés.

 

     Quelques années plus tard, les guerres d'Irak et d'Afghanistan sont devenues des fardeaux financiers et humains, difficiles à supporter par une seule puissance, aussi grande soit-elle. Les élections à mi-mandat de novembre 2006 et l'échec des républicains, ont montré que les Etats-Unis sont gagnés par le doute. Les impasses de la guerre et les mauvaises nouvelles de l'économie américaine ont fini par achever le rêve néoconservateur de dominer le monde pour mille ans.

 

     C'est dans une telle situation que la France et l'Allemagne ont fini par se joindre aux Etats-Unis, en s'engageant davantage en Afghanistan et en s'associant totalement à sa politique guerrière au Moyen-Orient. Une manière d'avouer, entre autres, que l'échec des Etats-Unis pourrait préfigurer celui de tout l'Occident, suivi du recul de l'influence occidentale dans le monde.

 

     Conscient de l'échec de l'unilatéralisme, des limites de la puissance américaine et sans jamais mettre en cause sa suprématie, Barack Obama insiste aussi sur les limites de la puissance militaire et diplomatique des Etats-Unis et prône l'amitié euro-américaine: "Nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés. Aucune nation, aussi grande et puissante soit-elle, ne saurait relever seule de tels défis". De ce point de vue, il y a continuité de la politique de l'actuelle administration qui, depuis le 7 novembre 2006, a peu à peu enterré, à son tour, l'unilatéralisme.

 

     La reconnaissance des limites de la puissance (militaire et financière) des Etats-Unis se révèle lorsque B. Obama parle de l'Afghanistan: "Les Etats-Unis ne peuvent agir tout seuls. Les Afghans ont besoin de nos soldats et des vôtres". Finie donc, l'époque où les néoconservateurs projetaient de s'impliquer simultanément sur trois fronts à la fois et dénigraient ou minimisaient: "l'importance de l'Europe pour notre défense et notre avenir".

 

     Concernant l'OTAN, B. Obama entretient la confusion, mélangeant sciemment les époques. En parlant du "miracle allemand", il évoque l'OTAN, "la plus belle alliance jamais conçue pour la défense de notre sécurité commune". En effet, ladite alliance a été conçue pour contrer le "Pacte de Varsovie", présent au cœur de l'Europe et qui menaçait la "sécurité" de l'Europe occidentale. Depuis l'arrivée au pouvoir de l'administration Bush, l'alliance atlantique a complètement changé de mission, se transformant en un outil de domination colonialiste américain, agissant en Afghanistan. B. Obama ne met nullement en cause la nouvelle mission de l'OTAN. Il souhaite même qu'en Afghanistan: "la première mission de l'OTAN hors d'Europe réussisse". B. Obama va jusqu'à utiliser les termes employés par Georges Bush: "Pour les Afghans, et pour notre sécurité à tous, le travail doit être fait". Car :"trop d'intérêts [il s'agit des intérêts colonialistes- NDLR] sont en jeu pour que nous puissions faire marche arrière maintenant".

 

     B. Obama est, on ne peut plus, clair: il est sur la même longueur d'onde que les néoconservateurs et sera le défenseur zélé de la politique colonialiste de la bourgeoisie américaine dont la "sécurité" s'étend jusqu'à Hindou Koch!

 

     Sous B. Obama, y aura-t-il un changement de politique palestinienne? Evoquant la chute du  "mur de Berlin", B. Obama dit: "les murs ne sont pas tombés qu'à Berlin, ils sont aussi tombés à Belfast (...) dans les Balkans (...) en Afrique du Sud (...) les murs peuvent être abattus, l'Histoire nous le rappelle sans cesse". Même s'il insiste, à juste titre, qu'"aucun mur ne doit plus séparer les races et les ethnies, les citoyens de souche et les immigrés, les chrétiens, les juifs et les musulmans. Voilà les murs qu'il faut aujourd'hui abattra", un lecteur averti ne trouve rien, dans le discours de B. Obama, ni sur le "mur de séparation" qu'érige Israël en Cisjordanie, ni sur la clôture de séparation qu'érige les Etats-Unis à leur frontière avec le Mexique.

 

     Comme ses prédécesseurs, B. Obama soutient la destruction des murs qui empêchent la suprématie des Etats-Unis, aussi bien à Berlin que dans les Balkans. Le "mur de séparation" en Cisjordanie, conforme aux intérêts des Américano-israéliens, ne mérite même pas de figurer sur la liste des murs à abattre. Là encore, la continuité de la politique du trio Bush-Sharon-Olmert semble évidente.

 

     Quant au Moyen-Orient, B. Obama suggère que "le temps est venu d'une aube nouvelle". Tout porte à croire qu'il s'agisse d'une nouvelle variante du "nouveau Moyen-Orient", prédit, avec le succès qu'on lui connaît, par Georges Bush et Condoleezza Rice, pendant la guerre d'agression israélienne, d'été 2006, contre le Liban.

 

     Que se cache derrière la politique d'"aube nouvelle" de B. Obama? En s'adressant à la chancelière allemande, B. Obama dit: "mon pays doit s'unir au vôtre et à l'Europe tout entière pour adresser un message clair à l'Iran, qui doit renoncer à ses ambitions nucléaires. Nous devons soutenir les Libanais [le clan Hariri- NDLR] (...) ainsi que les Israéliens et les Palestiniens [Olmert et consorts et Mahmoud Abbas-NDLR] qui cherchent une paix solide et durable". Rien sur la colonisation de la Cisjordanie par Israël, ni sur le développement des colonies. Alors que personne ne croit plus aux pourparlers de paix, qualifiés de "trompe l'œil" par Hani Al-Masri, éditorialiste au quotidien panarabe Al-Hayat, qui affirme:" il n'y a jamais eu de processus de paix. Tous ce que nous avons vu depuis six mois, c'est davantage de colonie, de mur et de raids militaires. Les négociations n'ont servi qu'à masquer les faits accomplis israéliens" (LM du 02/08/08). Là encore, la continuité de la politique de l'administration Bush, sur l'Iran, le Liban et la Palestine est manifeste: étendre la suprématie américaine sur le reste du Moyen-Orient en visant l'Iran qui mène une politique anticolonialiste radicale.

 

     Hormis le désengagement progressif des forces combattantes américaines du bourbier irakien, le programme de politique étrangère de B. Obama, révélé lors de son discours à Berlin,  ressemble, à s'y méprendre, à celui de l'administration sortante.

 

     Il y aura, peut-être, un changement de méthode, souligné par Hubert Védrine, ancien ministre français des affaires étrangères, et théorisé par Fareed Zakari, journaliste centriste américain d'origine indienne (Le Monde Diplomatique- août 2008).

 

     Selon H.Védrine: "Bien sûr, il s'agit toujours, pour Zakaria, de préserver les intérêts vitaux des Etats-Unis, leur leadership, mais intelligemment, de façon bismarko-rooseveltienne si l'on peut dire, en maniant le smart power du professeur Joseph Nye, de Harvard". Dans la note concernant Joseph Nye, H.Védrine écrit: "Nye fut l'inventeur du concept de soft power ("puissance douce"). Il utilise désormais celui de smart power ("puissance intelligente"), qui renvoie à un équilibre entre puissance militaire et puissance d'attraction".

 

     Pour l'instant, tout porte à croire que, pour corriger les énormes dégâts causés par la brutale administration Bush, B. Obama, souhaiterait incarner le smart power. L'avenir nous dira si le colonialisme "soft" ou "smart" réussira mieux que l'ancienne version, plus brutale, incarnée par l'administration Bush.




Israël sait qu'il peut compter sur Obama
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=91387

Mais pas nous.  Pas d'accord ? Vous le dites en commentaires (Eva).

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