Depuis la tentative de déstabilisation du Caucase par le pantin de Washington (porté au pouvoir par une revolution Orange), tentative avortée car gérée de facon magistrale par le trio « Medvedev-Poutine-Lavrov », pas une journee ne passe sans que le troisième ne fasse des déclarations qui si l'on les lit attentivement sont de loin les plus constructives qu'un homme d'etat est proposee pour la sécurité et l'harmonie de la zone Euro-Russe, mais aussi du monde, depuis le Général de Gaulle.
Serguey Ivanovitch Lavrov (biographie ici) (..)
A la fin du mois de septembre 2008, Sergei Lavrov a mis en garde, contre la "privatisation" de la coalition antiterrorisme et affirmé que : « la coalition antiterrorisme née dans les ruines des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, fait face maintenant à une crise, puisqu'elle manque d'arrangements collectifs ou d'égalité entre ses membres dans la décision de stratégies et de tactiques opérationnelles, dans l'analyse conjointe et aussi dans la coordination ».
« Les mécanismes conduisant à un monde unipolaire ont commencé à être utilisés, cela signifie que toutes les décisions sont à prendre dans un seul centre tandis que le reste du monde doit les suivre » a indiqué M. Lavrov.
Selon lui, la guerre irakienne déclenchée sous le prétexte infondé de la lutte contre le terrorisme et la
prolifération des armes nucléaires a violé le droit international.
« Quels sont les prix acceptables pour autant de morts parmi les civils dans les opérations contre le terrorisme en Afghanistan? Qui décide les critères sur la proportionnalité de l'usage de
la force? Pourquoi les forces internationales ne veulent pas s'engager dans la lutte contre la prolifération de la drogue qui cause des souffrances croissantes dans les pays d'Asie centrale et
d'Europe ? », a demandé le ministre russe.
Quant aux derniers développements de la situation au Caucase et des relations entre la Russie et l'Occident, M. Lavrov a réaffirmé que tous les pays ont des partenaires avec lesquels ils partagent les relations amicales traditionnelles, l'histoire et la géographie. Il a qualifié de "nuisibles" les tentatives de changer artificiellement ces relations au profit de la géopolitique.
M. Lavrov a déclaré que Moscou continuerait à travailler ensemble avec tous les pays voisins,
- Les
membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI).
- L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS)
- Le groupe BRIC ( Brésil, Russie, Inde et Chine),
- L'U.E.
- L'Organisation des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean)
- L'Organisation de la conférence islamique
- Ligue arabe
- Les organisations régionales en A. latine
Déclarant que les capacites de
defense et de securite Europeene n'ont pas passé le test de l'epreuve en Géorgie, Sergei Lavrov a réitéré la proposition du président Dmitri Medvedev de
juillet dernier concernant un :
« nouveau traité sur la sécurité européenne proposant d'organiser pour
cette occasion un sommet pan-européen. Il permettrait notamment de renforcer la paix et la stabilite entre états membres, proscrirait le recours a la force et défendrait le reglement
pacifique des conflits, la souveraineté, l'intégrité territoriale et la non ingerence dans
les affaires nationales. Ce traité devant en outre permettre une meilleure integration de tous les etats au sein du vaste 'espace euro-atlantique. Ce traite a rajoute Mr Lavrov pouvant
etre compare a un « Helsinki 2 », en reference au traite d'Helsinki de 1975 entre les Etats Unis, le Canada et l'Europe ayant evolue vers l'actuelle OSCE, principale structure continentale de
prevention des conflits ».
Cette initiative Euro-Atlantique a vivement ete condamnée (le jour même) par Washington mais Sergueï Lavrov a qualifié « d'inconsistantes » les allégations selon lesquelles, avec son initiative de sécurité euro-atlantique, la Russie chercherait à créer une alternative à l'OTAN.
"Nous n'avons rien proposé de tel. Nous sommes réalistes et nous comprenons que l'OTAN est une réalité (..)
En réaction a la crise financiere internationale, il a estimé que le : « L'enjeu prioritaire le plus urgent est de moderniser et de démocratiser le système financier. Le second est de remédier aux dérives économiques, et d'y remédier en privilégiant l'émergence d'une économie socialement orientée. Ce sont justement ces thèmes qui seront soulevés prochainement dans les discussions internationales ».
« Le ministre allemand des Finances l'a mentionné, en appelant à reconnaître l'existence d'un système financier multipolaire. Et Sarkozy a rappelé la nécessité de mettre en place un capitalisme régulé », a indiqué M. Lavrov.
« L'ordre du jour financier international doit être traité de manière collective. Il convient que tous les pays reviennent vers une économie socialement orientée. C'est le modèle qui est apparu en son temps en Europe et qui constituait d'ailleurs pour beaucoup une réponse à la politique sociale de l'Union soviétique. Les congés payés, les retraites, la limitation du temps de travail, la médecine et l'enseignement gratuits - tout cela a incité l'Europe à mettre en place son modèle socio-économique », a-t-il poursuivi.
« les Etats-Unis doivent participer aux débats non plus en tant que pays déterminant l'ordre du jour et les conclusions auxquelles il faut arriver, mais sur un pied d'égalité, aussi puissant soient-ils ».
*Il faudrait sans doute conseiller à nos Kouchner et autres Barroso et Solana d'écouter S
Lavrov et de prendre des leçons de gestion des afffaires étrangères au lieu de recevoir leurs seules idées par fax directement du Pantagone, comme ce fut le cas pour l'affaire du Kosovo au moment
de la présidence Slovène.
http://alexandrelatsa.blogspot.com/2008/10/pour-serguei-lavrov.html
Retranscription d'une interview que Natalia Narochnitskaya a accordé au Réseau Voltaire en 2006, le texte ici
..
Réseau Voltaire : L’administration Bush a réorienté l’essentiel des ressources budgétaires fédérales pour développer ses forces armées au
détriment des dépenses sociales. La Stratégie de sécurité publiée par la Maison-Blanche érige le terrorisme international en ennemi principal.
Pourtant, au même moment, dans un article publié par Foreign Affairs, le Council of Foreign Relations évoque la possibilité d’une première frappe nucléaire US contre
la Russie. Selon vous, à quel ennemi les États-Unis doivent-ils faire face ?
Natalia: Le plus grand ennemi des États-Unis, c’est leur pseudo-universalisme politique. Renouant avec une longue tradition, ils se présentent comme « la Nation rédemptrice » (Redeemer Nation). Dèja à l’issue de la Première Guerre mondiale, le président Woodrow Wilson avait choqué le président de la Conférence de Versailles, le Français George Clemenceau, en affirmant que les États-Unis avaient eu l’honneur de sauver le monde.
Comme à l’époque de la IIIe Internationale communiste, ils rêvent d’imposer un modèle au monde, sans égard pour les autres formes de civilisation. Loin de chercher l’harmonie dans la diversité, ils pensent l’humanité en termes simplistes. Ils ignorent le doute cartésien et les angoisses d’Hamlet pour se contenter de Mickey Mouse.
C Rice s’exprime avec la même assurance que Nikita Kroutchev à la tribune du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique. Elle ignore les échecs économiques et militaires de son pays pour promettre au monde un avenir qu’elle estime radieux. Pourtant leur système est en faillite. Ils impriment des montagnes de papier-monnaie pour combler des déficits abyssaux. Par le biais du dollar, ils font payer leurs dépenses à leurs alliés comme jadis l’Empire romain collectait un tribu dans ses provinces. Leurs armées essuyent des défaites quotidiennes en Afghanistan et en Irak. Tandis que Cuba, le Venezuela et la Bolivie s’insurgent victorieusement contre leur impérialisme en Amérique latine. Leur impérialisme est trop lourd, il s’essoufle, mais ils sont les derniers à en avoir conscience. (..)
Cet universalisme de pacotille, qu’il s’exprime en termes marxistes scientifiques ou néo-conservateurs, va de pair avec un super-globalisme. Toutes les différences doivent disparaître et le monde doit être gouverné par un organe unique.
Réseau Voltaire : Vous appartenez à un parti politique, Rodina, que la presse occidentale dénigre volontiers en le qualifiant de « nationaliste » et l’on présente aujourd’hui votre pays comme un obstacle à la démocratisation des nouveaux États d’Europe orientale et d’Asie centrale. Quelle est votre conception de l’universalisme ?
Natalia : Reconnaître les aspirations communes du genre humain, ce n’est pas nier les cultures. La Fédération de Russie doit contester cette philosophie politique. Et nous sommes légitimes à proposer une cohabitation des identités.
Notre fédération est eurasienne. Notre emblème est l’aigle à deux têtes. Depuis des siècles, nous sommes à la fois Européens et Asiatiques, Russes et Tatars, chrétiens et musulmans. Nous sommes aujourd’hui majoritairement des Russes orthodoxes, mais aux temps médiévaux nous étions (...)
Réseau Voltaire : Si le projet anglo-saxon de démocratisation globale n’est pour vous qu’une imposture, comment analysez-vous la politique étrangère des États-Unis ?
Natalia : La politique étrangère des États-Unis est anglo-saxonne. Elle poursuit, sous une forme modernisée, la politique de l’Empire britannique. C’est un expansionnisme obsédé par la question des détroits. Une première ligne de pénétration part des Balkans à l’Ukraine pour le contrôle de la mer Egée et de la mer Noire. Une seconde ligne part de l’Égypte à l’Afghanistan pour le contrôle de la mer Rouge, du Golfe persique et de la mer Caspienne. Il n’y a rien de nouveau dans cette stratégie, sinon l’enjeu pétrolier qui l’a relancée.
Réseau Voltaire : Comment expliquez-vous que l’Union européenne se soit ralliée à cette stratégie qui sert uniquement les intérêts anglo-saxons ?
Natalia : C’est un aveuglement collectif. Les Européens n’ont rien à gagner et tout à perdre dans ce schéma. Le seul moyen pour l’Europe occidentale de continuer à jouer un rôle politique de premier plan sur la scène mondiale, c’est de s’allier à la Russie. C’est d’autant plus facile que nous sommes beaucoup plus proches culturellement les uns des autres que vous ne l’êtes des Anglo-saxons.
Réseau Voltaire : Certes. Cependant, les Européens n’ont rien à gagner non plus à quitter la suzeraineté d’un impérialisme pour tomber sous la coupe d’un autre.
Natalia : Vous vous méprenez. Nous ne sommes pas une autre puissance belliciste. Nous ne cherchons de confrontation avec personne, et surtout pas avec les États-Unis. Comme vous, nous voulons être libres de nos décisions et avoir de bonnes relations avec les États-uniens.
Au demeurant, notre intérêt est d’être pacifique. Notre économie ne réclame pas que nous fassions la guerre.
Et dans la situation actuelle, une puissance forte et paisible sera toujours plus attractive qu’une autre belliqueuse.
Le monde est interdépendant et le moment est venu de retrouver un équilibre des puissances.
Réseau Voltaire : Permettez-moi de revenir à la question de l’adoption par les Européens de la politique étrangère anglo-saxonne. Comment analysez-vous l’engagement de l’OTAN en Yougoslavie ?
Natalia : La politique anglo-saxonne sur le continent européen est un va et vient perpétuel entre la France et l’Allemagne. Elle s’est toujours appuyée alternativement sur l’une et l’autre pour combattre la Russie et les a poussé au conflit l’une contre l’autre pour les affaiblir. (..) À l’époque, les Anglais avaient artificiellement créé des États balkaniques pour satisfaire l’Allemagne. Ils avaient séparés des populations mélangées pour créer des États éthniques et ils avaient en outre décidé de créer une colonie juive en Palestine. De la même manière l’OTAN a pulvérisé la Yougoslavie pour en finir avec les vestiges du bloc soviétique. Elle a créé artificellement des États ethniques. Elle vient de recréer le Monténégro de 1878 et bientôt le Kosovo.
Dans cette stratégie, l’Allemagne n’est qu’un jouet, un État à souveraineté limitée. Il existe en effet un Traité germano-états-unien imposé à l’Allemagne de l’Ouest pendant la période d’occupation et qui n’a pas été abrogé lors de la réunification. Celui-ci comprend des clauses secrètes subordonnant la politique étrangère et de défense de l’Allemagne au bon vouloir de Washington. Ces clauses n’ont été publiquement appliquées que lors de la Guerre du Kippour. Les Etats-Unis avaient installé un pont aérien pour soutenir Israël contre les Arabes. Ils avaient utilisé pour cela leurs bases aériennes en Allemagne. Lorsque Walter Scheel s’y est opposé en faisant valoir la neutralité allemande dans ce conflit, Henry Kissinger l’a remis à sa place. Et l’Allemagne a cédé.
Réseau Voltaire : Pensez-vous que la Fédération de Russie puisse ébranler la domination anglo-saxonne sur le monde ?
Natalia : Pour reprendre la célèbre formule du Prince Alexandre Gortchakov,
« La Russie se recueille ». Nous modernisons notre société. Nous relevons notre économie. Nous nous préparons.
http://alexandrelatsa.blogspot.com/2008/09/natalia-narotnitcheskaa-et-la-continuit.html

L'axe Moscou-Caracas
Extraits. La semaine qui vient de s'écouler marque le rapprochement des liens
entre la Russie et le Vénézuela. Le président CHAVEZ, après sa visite triomphante de l'été dernier vient
encore une fois de prouver qu'il maitrise parfaitement la situation et donne une "lecon de
géopolitique mondiale".
En effet celui ci après avoir pris le pouvoir dans un pays en faillite et rongé par la corruption en 1999 à grace à l'argent du pétrole (explosion des cours du brut
après le 11 septembre dont le Vénézuela est le 3ième exportateur mondial) relevé l'économie du pays (historique complet
ici). Chavez a également subi une tentative
de révolution Orange en 2002 qui a lamentablement échoué. Réélu en 2006 avec une large majorité, celui ci a notamment entamé et réussi de grandes réformes contre la corruptio, la faim, dans le domaine de la
santé, des infrastructures ... Pour un détail complet de ces réformes : cliquez ici ..
Mais la grande réussite de Hugo Chavez est d'avoir placé le Vénézuela comme un pion essentiel du Nouvel Ordre Multipolaire qui est en train de se dessiner. Le
Vénézuela est en effet dopé par son économie fondée sur l'or noir et également en première ligne des "pays émergeants" qui contestent le leadership Américain sur la
planète.
http://alexandrelatsa.blogspot.com/2008/09/laxe-moscou-caracas.html
Le 11/9 russe
(extraits) La première chaine de télévision Russe a diffusé
vendredi dernier une émission une émission exceptionnelle sur les attentats du 11 septembre 2001. Après la diffusion du documentaire "Zéro", mettant en cause la version bushienne du complot islamique mondial, Giulietto Chiesa (député europeen), Leonid Ivashov (ancien chef d'état-major des armées russes) et Thierry Meyssan (président du Reseau Voltaire) ont été confrontés à un panel de 10 experts et à diverses personnalités.
l'émission ici
les intervenants sont membres du comité "axis for peace"
Chavez a signé un gigantesque contrat de livraison d'hydrocarbures avec la Chine mais également le Japon. Il a également entamé la
création d'un projet de gazoduc transcontinental reliant le Venezuela à l'Argentine, au Brésil, à l'Uruguay et au Paraguay, long de 8.000 km, avec l'appui de Gazprom.
- L'actualité du Conseil National de la résistance
- La Russie de Gorbatchev
- La voie souverainiste (de gauche)
- La mission mondiale nauséabonde de
l'OTAN
- Jérusalem capitale de l'Europe en 2012
?
- Guerre pour piller et dépecer
l'Afrique
- Secrets Defense, secrets d'Etat
- Le veilleur : Ce qui nous attend ...
- Enseignants, lettre ouverte à Sarkozy
- Israël perd son âme, et la mère juive sa fonction naturelle
- Lettre ouverte d'une laïque à Sarkozy
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