28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 00:06




Eva : On connaissait l'Amérique qui intervient partout, qui contrôle tout, qui destabilise la planète, qui ruine des pays entiers, qui encourage l'armement, qui condamne à mort, qui ravage des pays par ses bombardements, qui divise pour régner, qui suscite des conflits, qui fait assassiner des dirigeants populaires, qui soutient et met en place des dictatures, qui crée des guerres, qui viole en permanence le Droit international, qui ne supporte pas la puissance des autres, qui est arrogante, qui s'empare de ressources qui ne lui appartiennent pas, qui pille des pays au profit de ses multinationales, qui provoque de graves crises, qui impose son modèle partout, qui sème en permanence larmes, ruines, souffrances, qui instrumentalise hypocritement Dieu à des fins perfides et malhonnêtes, qui s'exonère de ses innombrables crimes...
Voici maintenant l'Amérique qui va peut-être nous conduire tous vers l'Apocalypse, vers l"'enfer" - pour reprendre l'expression de la fille de ML King ! 
 

La crise :


Le point de vue d'un journal de droite, Valeurs actuelles

Crise financière. La mise au pas du marché pourrait casser la dynamique de la croissance. Par David Victoroff

David Victoroff, le 25-09-2008
Après quatorze mois de tempête à Wall Street, on entend des appels au retour de l’État, au durcissement de la réglementation, à la moralisation du capitalisme.

Les marchés sont devenus fous ! C’est hors norme. Extraordinaire ! Ces derniers jours, même les experts les plus chevronnés donnaient dans l’hyperbole, signe de leur perplexité croissante. Le président de Generali, Antoine Bernheim, interrogé par le Nouvel Observateur après la faillite de Lehman Brothers et le sauvetage d’AIG, constatait plus sobrement : tout cela manque de transparence. Quand l’un des hommes les plus brillants de la banque Lazard, créatrice des montages les plus sophistiqués du XXe siècle, n’y voit plus rien, cela veut dire que la plupart des patrons de banque sont dépassés par les événements.


La liste des présidents qui passaient pour des as de la finance révoqués cette année suffit à montrer que la situation a échappé un temps à tout contrôle. Dans la folle journée du vendredi 19 septembre, le Cac 40 s’est en volé de 9,27 %, un record « d’exubérance irrationnelle », pour reprendre l’expression fameuse d’Alan Greenspan.

À l’effarement devant la volatilité des marchés et la stupeur qui ont suivi la faillite de Lehman Brothers succèdent maintenant des réflexions plus philosophiques. Plus rien ne sera jamais comme avant, nous assure-t-on. Nous avons changé d’ère. Tout est bouleversé. C’est la fin de “l’ultralibéralisme”, du “tout marché”, de la déréglementation. Bref, l’ère Reagan-Thatcher a vécu. Une économie de marché tempérée par des règles plus strictes et une intervention éclairée de l’État lui succédera. La formule cé lèbre de Ronald Reagan, « l’État n’est pas la solution, c’est le problème », est maintenant renversée : le problème, c’est le marché et l’État, la solution. La preuve ? Sans les mille milliards de dollars promis par l’État américain, paquet fiscal, plan de soutien à l’immobilier, defeasance géante, nationalisation de banques en pé ril, le système financier se serait écroulé.

La critique du marché se teinte de considérations éthiques. C’est parce que ses acteurs auraient eu une avidité sans borne et perdu tout sens moral que la machine se serait déréglée. La crise des subprimes est née de la volonté des banques américaines, spécialisées dans le crédit immobilier, de prêter à des débiteurs potentiellement insolvables en les attirant par des conditions alléchantes (différé de rembour sement, taux progressifs, absence d’apport personnel…). Ces banquiers avides spéculaient sur une hausse continue des prix pour se rembour ser sur la valeur des maisons au cas où leurs débiteurs feraient défaut. Mais n’est-il pas dans la nature du prêteur de prêter, du vendeur de vendre et d’encaisser toujours plus de commissions, des dirigeants d’une société commerciale de la développer pour valoriser leurs stock-options ? Et n’était-il pas de la responsabilité des emprunteurs de mesurer leur capacité de remboursement avant de se lancer dans la spéculation immobilière ?

L’extension de la crise au monde entier serait, elle aussi, à mettre au compte de la cupidité. Pour accroître leur volume d’affaires sans augmenter leur capital, les banques ont “titrisé” leurs créances : celles-ci, bonnes ou mauvaises, ont été mélangées et transformées en obligations par des banques spécialisées, ces banques d’investissement qui, comme Lehman Brothers ou Bear Stearns, se retrouvent aujourd’hui en faillite. Ces obligations devaient être replacées dans les fonds de pension, les “sicav dynamiques” et autres “véhicules” d’épargne collective des banques à la recherche de placements plus rentables que les bons du Trésor, mais aussi peu risqués.

D’où l’appel à des sociétés d’assurances diversifiées, comme AIG, ou spécialisées, comme ces monolines, “rehausseurs de crédit”, pour garantir la bonne fin de ces titres. La garantie de ces établissements notés AAA conférait d’emblée aux titres ainsi fabriqués la même note, permettant à toutes les banques du monde de les acheter les yeux fermés. Ces opérations rémunératrices gonflaient les bénéfices de tous les intervenants et les bonus de tous les vendeurs de titres.

Il a suffi que le prix des maisons s’effondre pour que cet échafaudage de garanties tombe, entraînant ses concepteurs dans sa chute. La crise, à son tour, a été précipitée par l’appât du gain des spéculateurs. Les hedge funds (en anglais, littéralement, “fonds de couverture”) ont dès les premières difficultés des banques spéculé à la baisse sur les titres des financières, vendant à terme avec l’espoir de réaliser un bénéfice en rachetant les titres encore plus bas qu’ils n’avaient vendu. Ce gonflement des positions vendeuses a précipité vers la faillite Lehman et Fanny Mae et aurait tué Morgan Stanley si la commission des opérations de Bourse, la Sec, n’était intervenue pour sus pendre les ventes à terme.

À toutes les étapes de la crise se retrou vent des mécanismes où la soif de gain pousse les acteurs dans un seul sens qui accentue le gonflement de la bulle spéculative puis accélère son dégonflement.

Faut-il pour autant croire qu’une plus grande intervention de l’État vertueux aurait pu empêcher la crise ? Les autorités monétaires et le Trésor ne sont pas exempts de responsabilité. C’est en accordant sa garantie aux emprunts de Fanny Mae et Freddie Mac que le Trésor a poussé ces deux piliers du crédit hypothécaire à prêter sans trop regarder. Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, a baissé le taux de refinancement des banques au lendemain de l’écla tement de la bulle Internet, puis au lendemain des attentats du 11 sept embre 2001. Au moment du déclenchement de la guerre en Irak, la banque centrale américaine a ramené son taux directeur à 1 %. Peut-on re procher aux banques d’avoir trop prêté alors qu’elles disposaient, de 2001 à 2004, d’argent quasi gratuit compte tenu de l’inflation ?

C’est encore la Réserve fédérale qui, en relevant régulièrement les taux d’intérêt à 5,25 %, a étranglé les emprunteurs les plus fragiles. L’État américain a provoqué la formation de la bulle de l’immobilier pour résorber sans trop de douleur la précédente, celle de l’Internet, et permettre aux Américains de continuer à vivre sans rien changer à leurs habitudes malgré l’entrée en guerre des États-Unis. Puis il en a provoqué l’éclatement pour lutter contre l’inflation renaissante. À tous les éléments à l’origine de la crise on re trouve une action de l’État.

L’absence de réglementation serait-elle à l’origine de la crise ? Les banques d’investissement ne sont pas soumises aux mêmes règles de prudence que les banques commerciales, parce qu’elles ne reçoivent pas de dépôts du public.

L’excès de réglementation stimule l’innovation financière

Les hedge funds, souvent domiciliés dans des paradis fiscaux, fonctionnent de manière peu transparente. La titrisation débridée s’est développée dans tous les secteurs d’activité avec le concours des compagnies d’assu rances et le label d’agences de notation sans contrôle.

Mais ce sont les règles prudentielles draconiennes auxquelles sont sou mises les banques qui les ont amenées à titriser à tout-va. Toute innovation financière tire son origine soit d’un risque à écarter, soit d’une réglementation à tourner. De même, ce sont les règles comptables obligeant les sociétés à estimer au jour le jour leurs actifs à la valeur instantanée du marché qui ont détruit, quasi instantanément, les bilans des banques, dès lors que leurs actifs n’ont momentanément plus trouvé preneur.

La “nouvelle ère” ne pourra donc être ni celle du tout-État, même si elle s’accompagne d’une redéfinition des règles du jeu financier, ni celle du retour aux sources d’un capitalisme vertueux qui n’a jamais existé.

Sans doute les régulateurs du marché tenteront-ils d’y voir plus clair dans la titrisation et sur le fonctionnement des hedge funds et durciront-ils les règles de prudence des établissements du type banque d’investissement. Mais l’expérience montre que tout durcissement des règles s’accompagne d’un surcroît de créativité financière pour trouver des parades. Les dirigeants des grandes banques se montreront sûrement plus regardants sur les bonus, prêteront avec plus de parcimonie et placeront leur argent avec plus de circonspection.

Mais il est vain de compter sur la seule vertu des acteurs du marché pour en tempérer les excès. En revanche, la cupidité qu’on leur reproche est le moteur de la croissance. Si on la bride trop, en cassant les mécanismes du marché, le risque est grand d’entrer en récession pour longtemps.

Henry Paulson pare au plus pressé en écartant le spectre des faillites ban caires en chaîne. En injectant massivement des liquidités dans l’économie, c’est-à-dire en se portant acheteuses auprès des banques de créances de moins en moins bonne qualité, les banques cen trales permettent d’éviter que le credit crunch ne s’étende de manière du rable. Reste à rétablir la confiance entre les banques et entre les clients et leurs banques. Pour financer ces dépenses colossales, les États-Unis peuvent compter sur les excédents en devises des pays producteurs de pé trole et de matières premières et de la Chine. C’est de l’intérêt de ces pays de prêter à l’État américain qui, sans cela, serait obligé d’augmenter la pression fiscale, précipitant la récession mondiale et donc la chute des ma tières premières. Dans un premier temps, ce sont donc les pays les moins libéraux qui financeront la réparation des erreurs du capitalisme.

Face à cette crise importée des États-Unis, l’Europe ne peut rien faire d’autre qu’espérer que le plan américain fonctionne. Le risque serait que, face à ce qui peut être considéré comme une perversion du marché, les États européens soient tentés d’en rajouter par rapport aux nouvelles réglementations, que ne vont pas manquer d’édic ter les États-Unis, et de brider les mécanismes qui, utilisés avec discernement, peuvent s’avérer très utiles. Les ventes à terme ne sont pas en soi condam nables. Elles peuvent être utilisées pour couvrir des portefeuilles de titres ou des positions en devises. Les interdire sur les sociétés financières pour dix jours comme les Américains pour éviter des manipulations de cours en pleine tempête, passe encore. Les arrêter pour trois mois comme vient de le faire l’AMF sur une série de titres financiers (lire page 67) est inquiétant pour l’avenir de la place de Paris.

Après avoir appelé, lundi à New York, au châtiment des “coupables”, Nicolas Sarkozy devait jeudi à Toulon tirer les leçons de la crise, en appeler à une plus grande coordination des politiques économiques au niveau européen, à une meilleure concertation avec la Banque centrale européenne, qui, jusqu’ici, n’a pas baissé son taux directeur (elle l’a même relevé à 4,25 % en juillet).

La crise américaine aura montré la capacité des États-Unis à réagir rapidement face aux événements, tandis que l’Europe divisée donne l’impression de les subir. Les Américains n’hésitent pas à ouvrir toutes grandes les vannes du budget, en procédant notamment à des restitutions massives d’impôt, tandis que l’Europe reste crispée sur les règles du pacte de stabilité. La France ne peut ainsi baisser ses impôts malgré un taux de prélèvements obligatoires exorbitant. Résultat : la récession commence en Europe avant de frapper les États-Unis. Avant de dénoncer les spéculateurs, mieux vaudra réfléchir sur la bureaucratie européenne.

Valeurs Actuelles 

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25.9.8


Bernice King : L'Amérique
pourrait bien aller en enfer,
et y entraîner le reste du monde

king-bernice.jpgL'Amérique pourrait bien aller en enfer et y entraîner le reste du monde
 
Le journal Le Monde a publié ce récit de Bernice King ce 17 février 2008. On risque de ne plus le trouver d'ici quelques temps.Je le place donc dans mes pages permanentes. Bernice King est la plus jeune des filles de Martin Luther King, elle parle de l'héritage spirituel de son père, de ses combats actuels et des USA.
 
 
Quand j'ai eu 7 ans, j'ai annoncé à ma mère que je serais la première présidente noire des Etats-Unis. Moi, Bernice King, fille de Martin. Ou alors, disais-je, la première chef noire de la Cour suprême. Pour une petite fille timide qui laissait volontiers ses deux frères et sa soeur aînés répondre à sa place, j'affichais de l'ambition ! Mais mon expérience d'une certaine vie publique et des traumatismes qu'elle engendre m'a vite convaincue que le job de président n'était pas pour moi.
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Alors j'ai rêvé de devenir avocate. Je regardais avec passion la série "Perry Mason" à la télévision. C'était un avocat courageux qui débroussaillait les affaires les plus compliquées et les concluait par de formidables plaidoiries. Je me voyais parfaitement dans sa peau et mes camarades aussi, qui raillaient mon obsession de la justice et de l'argumentation. Très vite donc, je me suis mise dans la tête que je ferais du droit. 
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Etre la fille de Martin Luther King est une belle responsabilité. Mais quel fardeau ce fut pendant mon enfance ! Heureusement que nous avions maman qui, avec délicatesse, veillait à ne rien rajouter sur nos épaules. Il y avait déjà tellement d'attentes à notre égard ! Tellement d'expectatives ! Les enfants ont toujours tendance à se mesurer à leurs parents. Mais dans notre cas, le modèle paraissait tout simplement inatteignable. Notre père était considéré comme le leader moral de l'Amérique ! C'était écrasant pour nous qui ne rêvions que d'être normaux et insouciants.
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Je n'avais que 5 ans quand mon père a été assassiné, et il m'a terriblement manqué dans ce qui fut une enfance pour le moins singulière. Pendant longtemps je me suis cherché des pères de substitution. Depuis mon oncle A. D., le frère de papa, qui est mort noyé l'année de mes 6 ans, jusqu'au vice-président Hubert Humphrey qui, me prenant sur ses genoux lors d'un déjeuner à la maison, m'avait conquise en m'offrant de la glace ! Il me fallait absolument un autre père ! Chaque année, son anniversaire (15 janvier) était l'occasion d'une semaine de manifestations et de cérémonies au Centre King, et des tas de gens célèbres passaient nous voir. J'ai connu tous les présidents des Etats-Unis, assisté à l'inauguration de Carter à la Maison Blanche, rencontré Reagan, embrassé Mandela, dîné à la maison avec Oprah Winfrey. Et quand les Jackson Five ont débarqué chez moi, ce fut carrément la gloire auprès de mes copains ! Maman nous a emmenés, mes frères, ma soeur et moi, dans de multiples voyages, à l'ONU (où je l'ai remplacée, au pied levé, encore adolescente, pour prononcer un discours qu'elle avait préparé), aux conventions démocrates...
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Et puis, à 17 ans, j'ai ressenti l'appel. Une voix intérieure qui me disait qu'à l'exemple de mon père, de mon grand-père, de mon arrière-grand-père et même de mon arrière-arrière-grand-père, je prêcherais dans une église, je serais pasteur. Je n'ai pas tout de suite compris, ou plutôt, pas voulu comprendre. Les pasteurs étaient pour moi des adultes imposants, responsables. Et moi, je voulais vivre ma vie d'ado, prendre mon temps, prendre du bon temps - à l'époque je buvais même un peu - faire toutes ces choses folles que font les adolescents. Surtout, je voulais définir ma propre identité. Et je sentais confusément que si je suivais la voie de mon père, je serais à jamais la petite fille du docteur King, perdue dans l'ombre du grand homme.
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Mais comment savoir qui j'étais ? Comment trouver mon chemin ? J'ai tâtonné, malheureuse, déchirée par une série de deuils qui ont continué de frapper ma famille, comme l'assassinat de ma grand-mère qui jouait de l'orgue à l'église, et convaincue que j'avais une part de responsabilité dans ces tragédies successives. Un jour, en visionnant un documentaire consacré à mon père que j'avais déjà vu de nombreuses fois, j'ai craqué, et je me suis enfuie en larmes, anéantie, inconsolable. Tout remontait soudain à la surface et j'étais pleine de colère. Contre papa qui m'avait abandonnée. Contre maman qui prenait son relais. Contre les Noirs qui ne poursuivaient pas le combat de mon père. Contre les Blancs qui l'avaient assassiné. Et contre Dieu qui aurait pu empêcher tout cela. Contre moi aussi bien sûr, adolescente perdue, qui ne savais que faire de ma vie, la trouvant vide, sans aucune utilité.
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Ce désespoir a culminé quand j'ai été menacée d'exclusion de l'école de droit où j'avais commencé des études. Ce jour-là, j'ai pris un couteau et voulu disparaître à jamais. Et puis j'ai entendu la voix. Celle qui me poussait au ministère et me disait que j'importais à certains...
Quelques années plus tard, un jour de 1990, j'ai reçu simultanément mon diplôme de droit et mon diplôme de théologie. Le soir même, j'étais ordonnée pasteur. Après huit ans de résistance, j'avais trouvé ma voie. Dans l'Eglise, j'allais choisir de travailler particulièrement auprès des jeunes. Mes souvenirs d'enfance douloureuse me font ressentir une grande proximité avec eux. C'est sur eux qu'il faut miser, eux qu'il faut éduquer, protéger, eux auxquels il faut offrir de nouveaux modèles et références. On oublie souvent combien le mouvement pour les droits civiques était animé et suivi par de très jeunes gens et que mon père n'avait lui-même que 26 ans quand il a commencé !
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L'époque actuelle est catastrophique. Et je suis troublée par le parallèle entre 1968 et 2008. Au moment où mon père a été assassiné, le 4 avril 1968, il préparait "la campagne des pauvres", une immense manifestation que devaient rallier à Washington des centaines de milliers de personnes et qui ne se disperserait qu'à l'obtention de mesures visant à mieux distribuer les richesses. L'argent devant servir à la guerre contre la pauvreté était alors englouti dans la guerre du Vietnam. L'argent pouvant servir à la préservation de la vie allait en priorité à la destruction de la vie. N'est-ce pas exactement ce qui se passe avec la guerre en Irak ? Le dernier sermon dominical que mon père avait écrit, mais que la mort l'a empêché de prononcer, s'intitulait : "L'Amérique pourrait bien aller en enfer". Moi, je rajoute aujourd'hui : et elle pourrait entraîner avec elle le reste du monde.
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Il est urgent qu'un grand changement se produise. Nous sommes à la veille d'une élection cruciale, et je ne sais pas si j'apporterai mon soutien personnel à un candidat. Je ne l'ai encore jamais fait. Les politiciens sont pris dans de tels étaux, phagocytés par leur parti, leurs électeurs, divers groupes d'intérêt. Je me focalise donc moins sur les personnes que sur certaines grandes questions à débattre avant de se rendre aux urnes. Là encore je pense à mon père. Trois maux, disait-il, rongent l'Amérique : la pauvreté, le racisme, le militarisme. Je fais le même constat. Avez-vous vu la propagande orchestrée autour du terrorisme depuis septembre 2001 ? Cette frayeur constamment entretenue et prétexte à faire passer tant de lois répressives et attentatoires aux libertés individuelles ? Cette angoisse collective au nom de laquelle les Américains abandonnent aux autorités leurs droits et souveraineté ? Mais ce n'est pas par les "terroristes" que sont terrorisés la plupart des Américains ! C'est par leur santé et la perspective de mourir isolés et sans soins médicaux, faute d'en avoir les moyens ! Voilà la vérité !
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Le racisme ? Allons ! Rien n'est réglé, et personne ne veut le dire ! Le sujet est même trop sensible pour qu'on l'aborde dans la campagne, alors on tourne autour. Mais ça bout sous la surface. Et ça explosera si l'on n'y prend garde. Régulièrement se produisent des incidents : insultes, tabassages, noeuds coulants... Cela suscite de l'émotion, on se lève, on défile. Et tout retombe sans que s'ouvre le vrai débat de la division raciale du pays. L'élection d'un président noir, quarante ans après l'assassinat de mon père, serait évidemment un message très symbolique. Mais ce pourrait n'être qu'un trompe-l'oeil, une façon pour ce pays de s'afficher non raciste quand il le demeure profondément. Il nous faudrait une initiative similaire à celle de la Commission vérité et réconciliation d'Afrique du Sud. Blancs et Noirs doivent se parler. S'expliquer. Se faire face, enfin. 
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Il nous faut changer de système de valeurs. Et ma responsabilité est de réinjecter celles que mon père voulait introduire en son temps. Justice, respect, liberté, générosité. Suffit, ce matérialisme qui nous rend fou ! Suffit, cet égoïsme qui nous rend aveugle aux autres. Suffit, ce système bling-bling qu'accompagne d'ailleurs une dégradation de la situation des femmes. Moi, je veux m'adresser aux jeunes par les canaux qui les touchent le plus - le rap, la mode, les images - pour leur proposer un autre idéal. Je veux élever le niveau, voilà. Faire en sorte que dans leurs rêves, les enfants ne se demandent plus : "Comment pourrais-je bien devenir riche ?", mais "Comment vais-je pouvoir améliorer le monde plus tard ?". C'est tout de même plus excitant !
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Dieu m'a fait cadeau du nom de King, qui veut dire roi. Mon père était un roi, c'est-à-dire qu'il a toujours levé la tête, comme le font les souverains sur leur trône, pour avoir une plus large perspective sur ce réseau de liens inextricables qui unissent les humains dans un même destin. Il a toujours refusé d'être sujet, réduit à l'humiliation, à la ségrégation.

Eh bien, c'est le message que je veux faire passer aux jeunes. Soyez des kings ! Soyez des rois ! Choisissez votre vie, vos valeurs, vos références. Ne soyez plus sujets. Elevez-vous, relevez vos critères ! Vous méritez beaucoup mieux ! 
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Récit recueilli par Annick Cojean

Ose savoir, aies le courage de ton propre entendement ( E. Kant )


http://miltondassier.over-blog.com/pages/Bernice_King__LAmerique_pourrait_bien_aller_en_enfer_et_y_entrainer_le_reste_du_monde-292372.html
















La loi martiale ?


sur http://panier-de-crabes.over-blog.com/

http://bridge.over-blog.org/

etc

Je relaie ici une information alarmante reçue par mail^.
Je viens de voir que Charlotte l'a déjà publiée sur son blog :
http://panier-de-crabes.over-blog.com/ 


 Loi martiale le Ier octobre sur le territoire américain ?


Des informations circulent actuellement à l'effet que la loi martiale
pourrait être instaurée à partir du 1er octobre prochain sur le territoire
américain.

Sur le site de l'armée américaine, nous pouvons lire un article, daté du 8
septembre 2008, qui fait état d'une opération militaire qui sera en force à
partir du 1ere octobre 2008.

Une division d'infanterie qui formait une équipe de combat en Irak, laquelle
avait la mission d'assurer les services essentiels et d'escorter les convois
militaires, doit mener cette même mission pour le "bien être" du peuple
américain...

À partir du 1er octobre, et ce pour 12 mois, ces militaires seront en poste
pour répondre à des circonstances d'urgence dont des désastres naturels, des désordres humains ou des attaques terroristes.

Avec ces informations, de sources militaires, nous sommes donc en mesure de spéculer avec certitude qu'un évènement est réellement à la veille de se produire.  

La crise financière qui sévit dans les grandes banques américaines s'alourdit de jour en jour et le trésor américain ne pourra jamais éponger
les 700 milliards de dettes.  Même s'il le faisait, ce serait que de retarder
le suicide bancaire!

Je crois que l'armée sera préalablement dans les rues pour faire face à la
chute de l'économie, le crash du Dow Jones.  L'état de panique ainsi engendré pourra être contrôlé par les GI joe déjà sur le terrain!

Rappelons-nous le crash de 1929 qui s'est déroulé entre le 24 et le 29
octobre.  Nous pouvons donc apprendre de cet évènement pour pouvoir agir intelligemment.  Les taux d'intérêt ont beaucoup augmenté et les emprunteurs
n'arrivaient plus à rembourser les intérêts et encore moins le capital.  Tout
ceci a provoqué une réaction en chaîne et de nombreuses banques ont fait faillite.  Les entreprises ne pouvant plus opérer dans ces conditions, ont
fermé leurs portes et des milliers d'employés n'avaient plus d'emplois.  Des émeutes ont éclaté partout et ce fut le chao!

J'ai eu une information, non confirmée, selon laquelle les coupons de
rationnement alimentaire ont été imprimés au Canada.  Vous savez quoi?  Ils seraient bilingues!!!

Les nouvelles internationales sont tellement lourdes que l'on se demande
comment se fait-il que l'abcès n'a pas encore été crevé!  L'infection est
généralisée dans le corps mondial et ne reste plus d'antibiotique possible
pour contrer la contagion!

Pour faire vos recherches sur l'information que je vous amène aujourd'hui:

Site de l'armée américaine
:

http://www.armytimes.com/news/2008/09/army_homeland_090708w/

Vidéo qui annonce le débarquement de l'armée américaine le 1er octobre 2008:

http://www.youtube.com/watch?v=OvVAKx8E_r4&NR=1


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On va arrêter là la liste. Outre un capitalisme financier qui menace toute la planète,

les USA préparent la destabilisation complète du monde, comme en Bolivie, ou dans le Caucase,

ils préparent un totalitarisme abject,

le contrôle de tous,

des programmes diaboliques, biologiques, militaires, de dérèglements climatiques, ou tout simplement de stérilisation d'une partie de la population,

des lois monstrueuses, sélectives, eugéniques, racistes,  par exemple le refus de soins aux personnes les plus fragiles, les plus âgées, les plus pauvres, les plus handicapées physiquement et socialement, etc, je vous en ai déjà parlé, ainsi d'ailleurs que

des gigantesques centres de rétention pour tous ceux qui contesteront leur nouvel ordre mondial totalitaire, injuste, favorisant une caste de privilégiés au détriment du reste de la population, et j'en passe,

surtout, comme l'ont dit très clairement des sommités américaines, l'élimination de 95 % d'entre nous, à travers vaccins, maïs contraceptifs, ou guerres préventives et permanentes, nucléaires...

ainsi qu'un choc de civilisations, et bien sûr la guerre froide, tiède, chaude....

L'Amérique ? Oui, assurément, c'est l'enfer. Avec à la clef, l'apocalypse. Dans l'espoir de voir Jésus revenir sur terre... Ainsi, ceux qui sont à la tête du monde, sont des fous, seulement obsédés, comme Bush, par le déclenchement du pire, afin de hâter l'avènement d'événements bibliques - apocalyptiques. 

Quelle est la place de ces gens ?  Devant un Tribunal, ou dans un asile ? 

Et Sarkozy a vendu la France aux Américains pour un plat de lentilles ?

Révoltant. Stupéfiant. Scandaleux !! Dénonçons partout cette imposture, informons nos concitoyens de ce qui nous attend ! Ce n'est pas seulement un droit, c'est un devoir. Impératif, et urgent...

Eva

TAGS : Amérique, apocalypse, Bible, Bush, Sarkozy, totalitarisme, guerre froide, guerre préventive, permanente, maïs trangénique, stérilisations, Nouvel Ordre Mondial, etc



Dernières infos :




Base USA en Israël :

Plus d'une dizaine d'avions de l'armée américaine ont transporté le système radar et les 120 personnels militaires américains, techniciens et spécialistes sécuritaires, qui assureront son fonctionnement. C'est la première fois dans l'histoire d'Israël que des soldats américains seront basés de façon permanente sur le territoire israélien.
http://www.juif.org/societe-israel/67623,l-armee-americaine-a-commence-la-semaine-derniere-a-deployer-dans-le.php


Le président palestinien Mahmoud Abbas a proclamé vendredi à l'ONU son rejet de tout accord partiel avec Israël, à l'approche de l'échéance de fin 2008 fixée pour parvenir à la paix
http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/67546,le-president-palestinien-abbas-contre-tout-accord-partiel-avec-israel.php


« Quand le jour viendra, je n'aurai pas peur de prendre des décisions difficiles » pour la libération de Guilad Shalit, a déclaré le ministre de la Défense Ehoud Barak, à des manifestants massés devant son domicile pour protester contre la gestion du dossier par le gouvernement israélien....


A lire :

La Collaboration, avons-nous tous appris, est la conséquence de la terrible défaite de 1940. Mais si la défaite avait été elle-même le résultat d'une « collaboration » déjà fort bien anticipée entre une fraction de l'appareil d'État et des milieux d'influences français, et un déjà quasi-occupant nazi ? La question est taboue. De plus, comment imaginer que, tel le joueur de flûte d'Hamelin, les ennemis acharnés de la démocratie fusionnés avec les stipendiés de Berlin et de Rome aient pu si efficacement, et dans les normes du secret, faire d'une part suffisante du haut personnel de la Troisième République les complices de sa destruction. Comment ? Il fallait d'abord rouvrir le dossier, bien scellé par ce qui nous restait d'illusions, et  revenir aux archives. Le constat est accablant. Annie Lacroix-Riz a réuni les mille pièces à charge d'une incontestable entreprise de subversion de l'État républicain.

suite à
http://eldiablo.over-blog.org/article-23174081.html


Et les collabos au NOM sont parmi nous.. surtout néocons, d'ailleurs ! Eva


OTAN et UE poussent à la guerre !
L'OTAN, l'Union Européenne, ce n'est pas la paix, mais la guerre
http://eldiablo.over-blog.org/article-23029902.html 


Plus équilibrée nous paraît être la prise de position du Quatuor (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne) réuni presqu’au même moment, qui a exprimé sa « préoccupation face à l’accroissement des activités de colonisation par Israël », appelant ce dernier à les geler immédiatement. Il a aussi « condamné l’accroissement des violences commises par les colons à l’encontre des civils palestiniens », exhortant Israël à « faire respecter l’ordre public sans discrimination et sans exception ».

Au risque de provoquer quelques remous auprès des internautes qui nous lisent, ce sont des critiques qui nous paraissent -malheureusement - fondées (..)

http://www.juif.org/go-news-67599.php



Israël aurait sérieusement pensé à bombarder les sites nucléaires de l'Iran
courant 2008, mais le président américain George W. Bush a refusé d'apporter sa caution à de telles frappes, rapporte le quotidien britannique The Guardian dans son édition de ce vendredi.

Selon le journal, qui cite de sources diplomatiques européennes de haut niveau, le Premier ministre Ehud Olmert a évoqué cette questions avec le président Bush au cours d'un tête-à-tête le 14 mai dernier

Le président américain avait alors répondu qu'il ne soutiendrait pas une telle initiative, en raison de « DOUTES » doutes sur la capacité d'Israël, quoi qu'il en soit, d'endommager sérieusement les installations nucléaires iraniennes et de craintes de représailles sur des cibles américaines en Irak et en Afghanistan.

The Guardian souligne que même si Israël avait voulu mener cette opération sans l'aval de Washington, ses avions n'auraient pu atteindre l'Iran sans passer par l'espace aérien irakien, sous contrôle américain, ne laissant d'autre choix à Téhéran que de considérer que les Etats-Unis avaient approuvé l'attaque, laissant craindre une riposte contre des cible américaines.



Chavez en Russie : Entente cordiale
 
http://fr.rian.ru/trend/chavezrus/



Emergence Russie et fin monde unipolaire :

http://hadria.riviere.over-blog.com/article-23193157.html



C O M M E N T A I R E S  :  I C I

 



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