15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 23:05




Sommaire :

L' Eurasie : Voilà l'avenir de l'Europe,
pour l'équilibre du monde,
et non pas servir d'avant-poste
nucléaire des Etats-Unis, de supplétif,
de terrain de guerre.
Implication d'Israêl en Georgie.
Berlusconi a raison de rejeter
par avance l'idée d'une coalition
européenne anti-russe.
Implications internationales
de la situation dans le Caucase.





Bonjour amis lecteurs,

J'ai choisi cette image volontairement. Elle est pour moi le symbole de ce que la condition humaine est en train de devenir, prisonnière, dans la douleur, des décisions d'une poignée de fous, pathologiquement insensibles aux souffrances qu'ils créent.  Abondamment relayée par des médias véritablement criminels (par les conséquences qu'entraînent leurs prises de positions partisanes en faveur du modèle unique néo-libéral, militaro-financier, totalitaire et impérialiste,  qu'on tente par tous les moyens de nous imposer), Mme Rice parle de paix, hypocritement, tandis qu'en sous-mains les USA ont préparé, de concert avec Israël, l'offensive meurtrière de Georgie, pour des raisons géo-politiques, géo-stratégiques banalement impérialistes.

L'Empire ne veut pas perdre sa position dominante dans le monde, il est en proie à une crise sans précédent, et la guerre peut être une issue. Tant pis pour les victimes collatérales - les peuples. C'est ainsi que les guerres éclatent, décrétées par quelques individus, et subies par ceux qui n'en veulent pas.

La situation est lourde d'incertitudes : Les intérêts européens et russes convergent, mais en face d'eux se trouvent deux pays, les USA et Israël, qui défendent les leurs, et font tout pour qu'une entente entre Européens et Russes ne voie jamais le jour. Les Etats-Unis ne se résignent pas à voir l'Europe en pleine forme avec un euro fort, ni à être témoins de la montée en puissance des rivaux asiatiques, et maintenant russes. Pour maintenir leur hégémonie, une technique éprouvée : Encourager les volontés sécessionnistes, affaiblir les Etats - et la souveraineté des Etats. En destabilisant les pays de l'intérieur, par exemple avec des pseudo ONG, en suscitant discordes, querelles ethniques, etc...

Ce qui se joue, aussi, en coulisses, c'est l'effort hégémonique commun des Américains et des Israeliens pour empêcher que ne voie le jour un supercontinent, l'EURASIE, composé de l'Europe et de l'Asie. Dans le Caucase, l'Eurasie a beaucoup de supporters. Il serait temps que nous songions en effet à unir nos destins à ceux qui, géographiquement  - et culturellement, davantage qu'avec les Américains - sont les plus proches. Ce serait notre intérêt, pour contrebalancer la puissance hégémonque américaine. Pour l'instant, les Européens n'y sont pas prêts. Avec le temps, espérons-le... Car tout nous porte, en effet, à nous rassembler : Pour éviter un choc Est-Ouest, pour faire contrepoids à l'hyper-puissance américaine, pour imprimer la marque de l'Eurasie, pour être un facteur d'équilibre, de stabilité, de paix.

En attendant, les Usraéliens continuent d'injecter leurs poisons de divisions, de séparatismes, de guerres, afin de continuer à dominer, seuls, l'échiquier mondial, quitte à faire le malheur des peuples, quitte à provoquer des guerres, quitte à dresser les Européens contre les Russes - contre notre intérêt à nous Européens.

Et c'est dans ce sens que Berlusconi, pour une fois inspiré - quels intérêts, derrière ? - met en garde contre une coalition européenne anti-russe.

Souhaitons que sa voix soit entendue. En tous cas, la situation actuelle, conjuguée à celle de l'Iran, est lourde d'incertitudes pour les peuples, encore et toujours sacrifiés aux intérêts cupides de quelques-uns. Et si Mac Cain est élu, on aura droit à la guerre contre la Russie, aussi. Les américains exportent les guerres, partout, et s'en exonèrent... C'est le diable, cette nation.... Et ils osent se dire les défenseurs du Bien, de fervents chrétiens ??? Quelle imposture ! Et tout ça pour exorciser leur crise, faire du profit, assurer leur hégémonie, tester et vendre leurs armes, et peut-être même aussi assurer l'élection d'un Républicain ?

Lisez les articles joints, ils ont été choisis pour éclairer la situation . Je vous recommande aussi de lire le dernier article de mon blog contre la désinformation
   http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/, notamment sur la couverture médiatique des JO, un vrai scandale. Ne manquez pas, aussi, ceux qui concernent le choc de civilisations, très en vogue aujourd'hui à cause des maudits néocons, qui rêvent d'en découdre avec les Musulmans et de nous entraîner dans des guerres illimitées de "civilisation", comprenez, de "barbarie". http://eva-communion-civilisations.over-blog.com/

A bientôt, Eva 


TAGS : Guerre, Russie, Eurasie, Etats-Unis, Israël, Berlusconi, Russes, caucase, Iran, Musulmans, civilisation, barbarie, Européens, Asie, ONG, Chine, néocons, usraéliens, Mme Rice.

Eurasie

Carte de localisation de l'Eurasie.







L’Eurasie est un

supercontinent formé par l'Europe et l'Asie. On peut aussi la considérer comme une partie de l'Eurafrasie.

Elle couvre 54 millions de kilomètres carrés et héberge 4,8 milliards d'habitants qui sont les Eurasiens. Ce terme désigne aussi un métis, ayant un parent de race blanche et un autre de race jaune.

Géologiquement, la plaque eurasienne ne comprend ni le sous-continent indien (qui fait partie de l'Océanie), ni la péninsule arabique (qui est située sur une plaque tectonique détachée de l'Afrique) ni les Philippines (qui sont sur la plaque pacifique).

Au sens géopolitique, l'Eurasie a donné naissance à une idéologie politique russe : l'eurasisme qui ancre la Russie (autrefois l'URSS) dans la masse continentale et tente de rebalancer vers l'Asie l'eurocentrisme traditionnel des élites russes.
Wikipedia.org



Les implications internationales de la situation actuelle
Lire pour comprendre ce qui se joue à l'arrière-plan ...


Image Hosted by ImageShack.us La guerre qui oppose Russie et Géorgie en Ossétie du Sud peut dégénérer. Elle le peut parce que sont en jeux les intérêts stratégiques de la Russie et d’une bonne partie de l’Europe, d’un côté, ceux des Etats-Unis et d’Israël, de l’autre. Elle peut dégénérer parce que la crise internationale est telle, que l’une des issues possibles, du moins du côté américain, peut justement être un conflit mondial.

Les guerres mondiales commencent en été. La première guerre mondiale éclata le 3 août, la seconde fût déclarée par la France et l’Angleterre à l’Allemagne le 3 septembre.

Les analogies avec le casus belli de l’époque sont impressionnantes. Danzig, ville allemande au statut spécial, enclavée dans un territoire artificiellement assigné à la Pologne par le Traité de Versailles, ne faisait que subir vexations et violences. Les soldats polonais assassinaient, torturaient et mutilaient les civils allemands. L’Allemagne cherchait un accord quelconque pour sauver ses ressortissants en proie à la folie génocidaire. La France et l’Angleterre, de leur côté, profitèrent de l’occasion pour exciter les Polonais. Elles voulaient la guerre ; Du reste le Council of Foreign Relations, la branche américaine du Royal Institute of International Affairs britannique, c’est-à-dire le véritable gouvernement privé de la politique étrangère américaine des dernières sept décennies et demi, avait été créé en 1933 dans le but déclaré de préparer la guerre contre l’Allemagne. Après un énième ultimatum ignoré, Berlin intervint le 1er septembre pour sauver Danzig. Avec une hypocrisie surprenante, Paris et Londres ignorèrent les causes qui avaient poussé le gouvernement allemand à agir et parlèrent d’« agression ». Elles déclarèrent alors la guerre à l’Allemagne avec pour excuse la volonté de sauvegarder l’intégrité territoriale de la Pologne, pour ensuite ne pas réagir lors de l’invasion soviétique de l’est du pays, région qui était, en outre, ethniquement polonaise. Dès lors, Paris et Londres refusèrent catégoriquement toute tentative de paix, même les plus avantageuses : elles voulaient la guerre, elles l’avaient provoquée et attendaient seulement que celle-ci se conclût avec toutes les destructions qu’elle aurait comportées et que les seigneurs de la paix avaient tracées par avance sur leurs plans.

Cours et recours

Cours et recours : depuis que la situation internationale a évolué, rendant les intérêts énergétiques et économiques des européens - spécialement ceux des Allemands mais aussi ceux des Italiens - suffisamment complémentaires de ceux de la Russie, les fauteurs de guerre (en l’espèce, israéliens et américains) ont armé des sécessionnistes fanatiques, comme ceux qui ont pris en otage l’école primaire de Beslan (Ossétie du Nord), y massacrant parents et enfants. Ils ont ainsi créé un front anti-européen et anti-russe de facture islamique (Kosovo, Bosnie, Tchétchénie), pour ensuite enflammer le conflit dans la zone de la Géorgie (1).

Avec une désarmante facilité à mentir, les portevoix des fauteurs de guerre, tel l’inoxydable Miss Rice, attribuent la responsabilité des évènements à la Russie et passent sous silence ce qui est arrivée ces dernières semaines : attaques répétées contre la Russie par la Géorgie à l’aide de drones Israéliens et bombardement de l’Ossétie du Sud (la région russe soumise à la Géorgie : autre analogie avec Danzig). Le 8 août, alors que le monde se mentait à lui-même en célébrant les Olympiades de la honte, les Georgiens massacraient à l’artillerie un hôpital de la capitale sud-ossète, faisant de nombreuses victimes parmi les malades et les civils. Ce fut le point culminant d’une opération d’agression menée par Tbilissi avec le soutien et le conseil de ses alliés. Tbilissi attend désormais de ses protecteurs quelque chose de plus, vu qu’elle demande aux Etats-Unis d’intervenir militairement contre la Russie.

Pourquoi la situation se précipite

Pourquoi la situation se précipite-t-elle ? Les raisons sont nombreuses ; elles sont surtout à rechercher dans la perte de terrain continue de l’hégémonie américaine, menacée par la croissance asiatique, par la renaissance Russe et par la force de l’Euro. Pour chercher à sauvegarder cette hégémonie, la maison blanche a déchainée une série de guerres préventives, inaugurant la série il y a neuf ans contre Belgrade, mais les résultats n’ont pas été enthousiasmants. Pire : les Etats-Unis ont depuis perdu le soutien de l’Arabie Saoudite, qui non seulement est devenu une bonne collaboratrice du Kremlin (voir le dernier numéro d’Orientamenti & Ricerca) (2), mais a en outre freiné le soutien musulman (les fameuses ONG musulmanes notamment) à cette enclave islamiste en Europe imaginée par les stratèges atlantistes. A tel point que bien peu de pays musulmans ont reconnu la narco-république du Kosovo. La politique de recomposition de Poutine a ensuite permis à Moscou de ne pas perdre et même de récupérer son influence en Asie centrale vers la zone-clef identifiée par le guru de la politique américaine, le chevronné Brzezinski (3). Ici, la Russie a fini par impliquer étroitement les intérêts allemands, tant et si bien qu’au dernier sommet des Pays de Shanghai, l’Allemagne était présente alors que la Chine (qui a plus de propension à s’aligner dans les faits sur Washington que sur Moscou) l’a désertée. Entre temps, les accords énergétiques à l’Ouest se sont sans cesse resserrés. Même l’Italie parle aujourd’hui officiellement d’un partenariat étroit avec la Russie, chose inimaginable il y a quelque mois encore (3).

Et ce n’est pas tout : l’accord avec Poutine promu par Berlusconi - celui-là même qui, il y a deux ans, lui avait coûté sa réélection, empêchée par un trucage suspect - porte sur la construction du gazoduc South Stream qui rend l’Europe indépendante du monopole atlantiste.

Un tel gazoduc est en projet et semble l’avoir emporté sur son concurrent Nabucco, projeté, lui, par les Israéliens et les Américains et qui vise, au contraire, à couper l’Europe de la Russie et à la maintenir soumise. Naturellement, la propagande qu’on nous sert affirme le contraire : si ce Nabucco était construit, nous serions davantage indépendant ! Il est certainement possible que les journalistes ne sachent même pas de quoi ils parlent ; mais quiconque a un minimum de connaissances dans ce domaine et affirme ce genre de choses, est non seulement un menteur mais est surtout ridicule. En tout cas, Nabucco passerait par la Géorgie.

Guerre et paix

Il ne s’agit pas ici de jouer les supporteurs ni de s’identifier aux protagonistes. On ne peut même pas prendre parti sur la base des analogies historiques, lesquelles – si l’on se réfère non pas aux systèmes ni aux idées mais aux comportements extérieurs – sont tout de même surprenantes : Etats-Unis et Israël jouent ici les rôles de la France et de l’Angleterre, la Russie se retrouve, elle, dans les conditions de l’Allemagne d’alors tandis que la Chine revêt les habits de l’URSS. Ce n’est pas ça qui compte. Ce n’est pas non plus le choix des modèles et des espaces de liberté qui, si on ne se laisse pas hypnotiser par les lieux communs, sont de toute manière bien plus nombreux en Russie qu’aux Etats-Unis ou à Tel-Aviv. Il ne s’agit même pas de justice, laquelle, on le sait bien, se trouve rarement d’un seul côté quand la situation s’enflamme.

Il faut alors raisonner en termes d’intérêts nationaux et européens. Ceux-là sont évidents : si vraiment la guerre devait faire rage il faudrait espérer que ce soit les Russes qui la gagnent. Parce que la guerre sert surtout, si ce n’est exclusivement, à permettre à la puissance déclinante de mettre en jeu et en danger notre renaissance après plus de sept décennies de soumission. Ce qu’il faut espérer, c’est que l’on réussisse à imposer la paix. Une paix qui permette à Moscou de garantir l’espace vital et la sécurité des Ossètes, depuis trop longtemps chair à canon et viande de boucherie toute désignée pour ceux qui jouent au Risk et au Monopoly alors que les gens meurent. Et qui, ponctuellement, se scandalisent et font de la morale à bon marché en faisant passer pour brutal et malveillant quiconque freine leurs plans de saccages démocratiques.

Gabriele Adinolfi pour noreporter
traduit de l’italien et annoté par Pierre Vidar pour Novopress France

(1) Sur ce sujet voir aussi le livre du journaliste allemand Jurgen Elsässer : Comment le Djihad est arrivé en Europe.
(2) Sur ce thème voir la dernière étude des cahiers Orientamenti e Ricerca édités par le groupe «
Polaris» dont s’occupe Gabriele Adinolfi en Italie.
(3). En 1997, dans son maître ouvrage Le Grand Echiquier, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale du Président démocrate Jimmy Carter, prévoyait entre autres moyens pour maintenir l’hégémonie américaine issue de la seconde guerre mondiale puis de la chute de l’Union soviétique, la création d’un « arc d’instabilité » s’appuyant sur les zones de fractures géopolitiques historiques en Eurasie, notamment les Balkans et l’Asie centrale. Cela, en utilisant l’Islam politique et en alimentant des volontés sécessionnistes illusoires comme en Tchétchénie ou au Kosovo. Poursuite au XXIème siècle, de ce que les Anglais appelaient le « grand jeu » au XIXème siècle.
(4) Il est également intéressant de noter qu’à peine les dernières élections remportées, alors que son gouvernement n’était pas encore formé, l’une des premières actions de Silvio Berlusconi fut justement de rencontrer Vladimir Poutine. Rapprochement d’autant plus significatif au vu des inclinations plutôt atlantistes de certains des ministres de la coalition actuellement au pouvoir en Italie. La realpolitik et le pragmatisme prenant ici le pas sur l’idéologie. Sur les rapports Italie-Russie et la guerre en Ossétie, voir aussi : Novopress.


[cc] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[
http://fr.novopress.info]

http://www.marcfievet.com/article-21915852.html


La France est en train de changer ...

 

 

 

video

La casse du modèle social français,
issu du glorieux Conseil National de la Résistance,
doit cesser.

La mondialisation capitaliste qui nous exploite
a franchi les bornes du supportable.

Quand le pouvoir légal usurpe les pouvoirs du peuple,
le peuple a le devoir de se rebeller.

La grève générale reconductible du 10 novembre 2008
ne sera pas décrétée par en haut,

c'est vous, partout, qui allez la faire naître
et participerez ainsi à la construction

d'une véritable alternative à l'exploitation
que nous subissons toutes et tous.

Conseil National de la résistance

 




La souffrance des Serbes du Kosovo.
Ne pas les oublier ! Solidarité...


Monastères détruits, tombes profanées, populations déplacées, villages brûlés, enfants assassinés …
L’indépendance du Kosovo, ce n’est pas un acte d’émancipation… C’est avant tout une lourde menace d’épuration ethnique qui pèse sur les Serbes de cette région.

L’horreur des pogroms, des viols, des incendies et des pillages perpétrés sur les Serbes du Kosovo ne doit laisser personne indifférent. Le drame qui touche nos frères Serbes est aussi le nôtre.

Les enfants étant les premières victimes de ce drame, c'est vers eux que notre action est tournée. Depuis maintenant quatre ans, à l'occasion de la célébration de Noël, nous partons apporter des jouets et des vêtements chauds aux enfants serbes des enclaves du Kosovo et de la Metochie. Le prochain convoi de jouets et de vêtements aura lieu en décembre 2008.

Mais entre deux convois, Solidarité Kosovo agit ! Seulement quatre jours après la proclamation d’indépendance du Kosovo nous avons monté une mission d’urgence afin d’amener du matériel de télécommunication aux villages serbes du Kosovo. Cependant, la sécurité procurée par ces relais radio n’est pas encore garantie partout…

Nous avons besoin d’aide pour acheter d’autres appareils de télécommunication. Chaque appareil supplémentaire permettra de sécuriser un foyer serbe de plus en cas de pogroms et sauvera peut être la vie d’une famille, d’un enfant ou encore l’honneur d’une jeune fille.

Avant de repartir cet hiver apporter des jouets et des vêtements, nous avons besoin de votre soutien pour permettre aux familles serbes de continuer à vivre sur leur terre en sécurité. Nous faisons de cela l’une de nos priorités !

 Mobilisez-vous, mobilisez vos amis, AIDEZ-NOUS, AIDEZ-LES !
SOLIDARITÉ !
http://www.solidarite-kosovo.com/




http://laplote.over-blog.fr
http://fr.youtube.com/watch?v=RVua93fls74

Guerre russo-géorgienne :
Rome met en garde contre
une « coalition européenne anti-russe »



11/08/2008 – 15h00
ROME (NOVOpress) –
Franco Frattini, le ministre italien des Affaires étrangères, a dans une interview publiée lundi par le quotidien italien La Stampa mis en garde les Européens contre la constitution d’une « coalition européenne anti-russe ». « L’Italie estime qu’il n’est pas possible de créer une coalition européenne anti-russe, et sur cela nous sommes proches de (Vladimir) Poutine le Premier ministre russe » a indiqué le chef de la diplomatie italienne selon qui, néanmoins, Moscou doit « comprendre » que les opérations de maintien de la paix « aujourd’hui confiées exclusivement à ses forces militaires devront faire l’objet de discussions avec la communauté internationale ».

M. Frattini reste cependant prudent sur une éventuelle participation de l’Italie à une telle force de maintien de la paix dans la région. « Si (Bernard) Kouchner (le chef de la diplomatie française), après ses rencontres à Tbilissi et à Moscou présente une proposition (en ce sens) mercredi à la réunion des ministres des Affaires étrangères (à Bruxelles) et si elle devait être acceptée, nous la prendrions en considération », a-t-il déclaré.

Le plan français pourrait bien avoir du mal à être accepté par Moscou, compte tenu de l’attitude pour le moins « conciliante » de Bernard Kouchner à l’égard des Américains. Evoquant ces derniers, le ministre français des affaires étrangères a encore déclaré dimanche soir à RTL depuis Tbilissi : « bien sûr il faut les faire participer au processus de paix ». Après qu’ils aient participé au processus de guerre, plusieurs corps d’hommes noirs ayant été retrouvés parmi les soldats géorgiens tués lors des combats et un afro-américain ayant, selon l’agence Izvestia, été capturé par les troupes russes alors qu’il posait des mines
http://fr.novopress.info/?p=12556

Moscou (Altermedia)

Les instructeurs israéliens, qui avaient formé les soldats géorgiens pendant un an, ont regagné leur pays peu avant la reprise des hostilités en Ossétie du Sud, a rapporté lundi le quotidien israélien Haaretz.

Selon le journal qui cite des sociétés privées qui ont travaillé en Géorgie, les inspecteurs estiment que le niveau de formation de l’armée géorgienne est faible.

La société Defensive Shield, qui appartient au général de réserve Gal Hirsch, a déclaré avoir rempli ses obligations envers Tbilissi, assurant qu’aucun de ses employés ne se trouvait en Géorgie. Une autre société israélienne chargée de former les soldats géorgiens, Global CST, a affirmé avoir terminé ses activités en Géorgie à la fin du mois de juillet. Cette société est dirigée par le général de réserve Israel Ziv qui, comme Gal Hirsch, a dû quitter Tsahal après l’échec de la guerre israélo-libanaise de 2006. Les deux sociétés ont travaillé en Géorgie avec le feu vert du ministère israélien de la Défense.

Mais Israël n’a pas seulement participé à la formation des troupes géorgiennes. Depuis au moins sept ans, c’est un fournisseur d’armes régulier de Tbilissi.

Le quotidien Maariv, qui a mené sa propre enquête, a évalué les exportations militaires israéliennes vers la Géorgie à 300 millions de dollars. Selon le journal, l’Etat hébreu a livré à Tbilissi un lot de drones, dont au moins un a été abattu au-dessus de l’Abkhazie, et des lance-roquettes multiples étalés lors d’un défilé militaire à Tbilissi.

Parmi les responsables politiques qui “profitent” de la coopération avec la Géorgie, Maariv cite l’ex-ministre de l’Intérieur Roni Milo, qui représenterait les intérêts des entreprises d’armement israéliennes.

Le quotidien Yediot Aharonot constate également la participation d’Israël au renforcement du potentiel militaire géorgien, soulignant le rôle de Juifs géorgiens dans l’établissement de contacts militaires, dont le ministre de la Défense David Kezerachvili, “un ancien Israélien qui parle couramment l’hébreu”.

“Ses portes étaient ouvertes à tout Israélien qui venait et proposait à son pays des armes fabriquées en Israël. Contrairement à d’autres pays d’Europe de l’Est, ces transactions étaient rapides, essentiellement grâce à l’engagement personnel du ministre de la Défense”, a déclaré une source proche des vendeurs d’armes citée par le journal.

http://www.marcfievet.com/article-21915748.html



Plaisanterie
mise à part,
c’est bien l’Europe
le futur champ d’exercice
 nucléaire

Le numéro du bon et du méchant


Les Etats-Unis ont subi un camouflet lors de la crise géorgienne, résultat ils ont avancé un pas de plus sur la question du déploiement d’un bouclier anti-missile en Europe. Washington est parvenu sur le sujet à un accord avec la Pologne qui va accueillir des éléments de ce bouclier.Vous remarquerez qu’il ne s’agit plus de l’Iran, mais bien de “l’Eurasie”, la russie d’abord , la Chine après. Et la France qui a réintégré le commandement de l’OTAN est totalement prenante, moins que les Polonais qui eux sont aux première loges. Comme ne le leur a pas caché le chef-adjoint d’état-major russe Anatoli Nogovitsyne, qui a estimé que cet accord avec les Polonais “aggrave davantage” l’état des relations entre les deux pays”.

 

Comme l’opération tentée en Géorgie s’est heurtée à la réaction des Russes, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice est venue en rajouter après être passée à paris voir celui qui est désormais en Europe le principal allié, Sarkozy. A celui-ci et à Kouchner, selon le scénario déjà vu en Colombie, ils ont fait jouer le rôle du “bon flic”, celui qui négocie, tandis que les Etats-Unis avec leur homme de main Uribe ou Saakachvili avancent en roulant les mécaniques sans foi ni loi…. Et les grandes orgues médiatiques jouent la partition exigée d’eux…

 La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a déclaré ce vendredi15 août à Tbilissi, la capitale géorgienne, qu’elle espérait signer “très bientôt” l’accord avec Varsovie sur le déploiement d’éléments du bouclier antimissile américain en Pologne.

Toujours dans le style bon flic et méchant flic, pendant que Condoleezza Rice liait explicitement les missiles et l’affaire géorgienne, le président américain George Bush s’est exprimé sur la question devant la Maison-Blanche, en estimant qu’une relation “conflictuelle” avec la Russie n’est pas dans l’intérêt des Etats-Unis : “nous espérons que les responsables russes reconnaîtront qu’un avenir de coopération et de paix seront bénéfiques à toutes les parties. La guerre froide est finie. Les jours des Etats satellites et des sphères d’influence sont derrière nous. La brutalité et l’intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle. Seule la Russie peut décider si elle veut retrouver la voie des Nations responsables ou si elle veut poursuivre une politique qui ne promet que confrontation et isolation”.

Et pour que le numéro du bon et du méchant soit complet il a donné dans l’humanitaire, la grande nation démocratique au chevet des petits peuples martyrisés par de méchants oppresseurs.

Le président américain a en effet indiqué que le Secrétaire à la Défense Robert Gates le tenait informé de la distribution de l’aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis aux victimes du conflit entre forces russes et forces géorgiennes. Ce dernier avait exclu jeudi le recours à une intervention militaire américaine dans le conflit russo-géorgien, mais a averti que les relations américano-russes risquaient d’être affectées à long terme si Moscou ne changeait pas d’attitude.

Ce serait en rire si ce n’était extraordinairement dangereux parce que les Etats-Unis ont décidé que l’Europe était leur avant poste, celui destiné à recevoir les bombes nucléaires, tandis que la Georgie comme le montre ce dessin humoristique, tout près de l’Etat de Floride restait protégée, c’est le fidèle allié européen qui sera le champ de bataille nucléaire. Et bien sur nos guignols de la gauche et de l’extrême gauche ne diront rien.

Danielle Bleitrach
http://socio13.wordpress.com/2008/08/14/en-passant/


Le Parlement népalais réuni en Assemblée constituante a élu au poste de Premier ministre l’ancien chef de la rébellion maoïste, Puphpa Kamal Dahal, alias “Prachanda”, par 464 voix sur un total de 577, après entente avec l’autre parti communiste.
http://socio13.wordpress.com/2008/08/15/prachanda-au-nepal-est-elu-premier-ministre/



Il se dit à peu près tout et n’importe quoi sur les conditions de travail en Chine. Il est évident que si désormais la Chine est en train de dépasser l’Allemagne et de devenir le premier exportateur mondial
http://socio13.wordpress.com/2008/08/15/quelques-realites-sur-les-conditions-de-travail-en-chine-par-danielle-bleitrach/


Georgie, la liberté made in USA





« La Georgie est aujourd’hui un phare de liberté pour cette région et pour le monde », disait le président Georges Bush lors de sa visite à Tbilissi en mai 2005. A quoi tient une telle reconnaissance de la part de la Maison Blanche ? Au fait que ce petit pays de 4 millions d’habitants est devenu un avant-poste de la pénétration  étasunienne en Asie centrale ex-soviétique : zone d’immense importance à cause de ses réserves de pétrole et de sa position géostratégique entre la Russie, la Chine et l’Inde. C’est le pétrole de la Caspienne qui alimente le « phare de liberté» de la Georgie. C’est là que passe l’oléoduc qui relie
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9834



Georgie ? Il s’agit
d’une opération politique
 
entièrement construite
par les Etats-Unis. 
Pour créer un état
de guerre en Europe

: (extraits) "Les médias semblent s’être radicalement rangés du côté de la Géorgie. Ou non ?

 

Je trouve que le comportement des médias internationaux est une honte, à l’échelle mondiale. Ce devrait même être le signal d’alarme qui nous montre comment nous pouvons tous être entraînés dans la guerre avec une falsification générale des choses."

Voyez mon blog
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ 


Suite à commentaires, plus bas,  ou sur :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9841

             

Crimes de guerre georgiens,
et défaite américaine


Extraits d'un article sur l'excellent blog Atlas alternatif - Georgie

Les gouvernements occidentaux, prompts à soutenir les sécessionnistes contre les pays qu’ils n’aiment pas (celui du Kosovo contre la Serbie, celui du Tibet contre la Chine) avaient refusé 1991 d’approuver l’indépendance des minorités opprimées de Géorgie comme les Abkhazes, et les Ossètes du Sud, fidèles à l'URSS (qu'elles ont soutenue dans un référendum de 1991), puis constitués en Républiques autoproclamées (ratifiées par référendum en Ossétie du Sud en 1992 et 2006, et en Abkhazie en 1999). Après avoir renversé le régime de Chevarnadze en 2003 à l'aide d'une "révolution des Roses" financée par les ONG étatsuniennes, ils ont massivement armé la Géorgie...


A l'occasion de l'investiture du président paraguayen Fernando Lugo à Asuncion, le président vénézuélien Hugo Chavez a accusé les Occidentaux d'avoir ordonné aux Géorgiens d'envahir l'Ossétie du Sud. "L'administration des Etats-Unis, à laquelle les dirigeants géorgiens sont totalement soumis, a provoqué l'incendie qui a embrasé le Caucase. Le président américain, l'impérialiste Georges Bush, a sans aucun doute donné l'ordre aux forces armées géorgiennes d'envahir l'Ossétie du Sud en brûlant les villes et les villages et en tuant des innocents. La partie russe avait toutes les raisons d'agir comme elle l'a fait", a t-il déclaré (
http://fr.rian.ru/world/20080815/116063740.html).

Les liens entre les dirigeants occidentaux et le régime de Saakachvili à Tbilissi commencent à faire l'objet d'investigations. Seumas Milne dans The Guardian du 14 août 2008 révèle que le néo-conservateur Randy Scheunemann, ancien conseiller de  Rumsfeld et Committee for the Liberation of Iraq, maintenant conseiller pour les affaires étrangères du candidat républicain John McCain a reçu 900 000 dollars du gouvernement géogien depuis 2004 (
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/aug/14/russia.georgia). Milne souligne que si la Géorgie avait fait partie de l'OTAN, l'agression déclenchée par le gouvernement de Saakachvili aurait été susceptible de conduire, en vertu des clauses-mêmes du Traité de l'Atlantique nord, tous les pays occidentaux à intervenir militairement au soutien de Tbilissi. 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-21985610.html


Remise en cause du SMIG : 


Le Conseil d’analyse économique juge le SMIC trop élevé et propose de revoir à la baisse sa revalorisation annuelle.


Limiter les augmentations des salariés au SMIC, pour lutter contre la pauvreté. Le postulat est absurde, mais il n’en est pas moins avancé par trois sérieux économistes du Conseil d’analyse économique (CAE), qui ont remis hier au ;;;
http://sego-dom.over-blog.com/article-21998629.html

 
Président George W. Bush,
pourquoi ne la fermez-vous pas ?

Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Votre fidèle allié, Mikhail Saakashvili, annonçait un cessez-le-feu pendant que ses troupes, avec vos conseillers, se massaient à la frontière ossète, et l’ont traversée à la faveur de la nuit tombée et sont allés détruire (la capitale) Tskhinvali, en visant les infrastructures civiles comme l’ont fait vos propres troupes en Irak. Plutôt humanitaire, hein ? (... suite à 
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7005


L’impuissance des puissances
CASTRO Fidel 

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eva R-sistons 17/08/2008 03:08

 
14 août 2008
Président George W. Bush, pourquoi ne la fermez-vous pas ?

BANCROFT-HINCHEY Timothy
 

En reprenant les propos de l’illustre Roi d’Espagne, dans sa réplique imbécile au Président Hugo Chavez, nous ne les employons pas ici comme une riposte à une diatribe mais plutôt comme une réponse à un imbécile.
Président Bush,
Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Lundi, dans votre déclaration concernant les actions légitimes de la Fédération de Russie en Géorgie, vous n’avez pas mentionné une seule fois les crimes de guerre perpétrés par les forces militaires géorgiennes, avec le soutien de conseillers américains, contre des populations civiles russes et ossètes. Plutôt embarrassant, hein ?
Président Bush,
Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Votre fidèle allié, Mikhail Saakashvili, annonçait un cessez-le-feu pendant que ses troupes, avec vos conseillers, se massaient à la frontière ossète, et l’ont traversée à la faveur de la nuit tombée et sont allés détruire (la capitale) Tskhinvali, en visant les infrastructures civiles comme l’ont fait vos propres troupes en Irak. Plutôt humanitaire, hein ?
Président Bush,
Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Les forces militaires de votre allié fidèle, la Géorgie, soutenus par des conseillers américains, alors qu’ils faisaient partie d’une force de maintien de la paix, ont reçu l’ordre d’ouvrir le feu sur les soldats russes de la même force de maintien de la paix. Plutôt noble, hein ?
Président Bush,
Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Vos avions de transport de troupes ont ramené des milliers de soldats géorgiens directement de l’Irak jusqu’au théâtre de combats. Vos « boys » leur ont-ils souhaité bonne chance lorsqu’ils sont descendus des avions ? Je les entends d’ici, « Faites leur en baver ! ». Plutôt amicale, hein ?
Président Bush,
Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Comment expliquez-vous que parmi les soldats géorgiens qui fuyaient les combats hier, on pouvait distinctement entendre des officiers donner des ordres de repli en anglais-américain ? Et comment expliquez-vous qu’on signale la présence de soldats américains parmi les victimes géorgiennes ? Plutôt étrange, hein ?
Président Bush,
Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Croyez-vous réellement que quelqu’un accorde la moindre importance à vos propos après 8 années de votre régime criminel et assassin ? Croyez-vous réellement avoir la moindre crédibilité et imaginez-vous réellement qu’il existe une seule personne sur cette terre qui ne vous fait pas un bras d’honneur chaque fois que vous apparaissez à la télévision ? De quoi faire réfléchir, hein ?
Croyez-vous réellement avoir le droit de donner votre opinion ou un conseil après Abou Ghraib ? Après Guantanamo ? Après le massacre de centaines de milliers d’Irakiens ? Après les tortures de la CIA ? Pas facile, hein ?
Croyez-vous réellement avoir le droit de faire la moindre déclaration sur n’importe quelle loi internationale après avoir inventé les accusations contre l’Irak et après votre invasion criminelle ? C’est comme cracher contre le vent, hein ?
Président Bush,
Pourquoi ne la fermez-vous pas ? Supposons que la Russie, par exemple, déclare que la Géorgie possède des Armes de Destruction Massive, et qu’elle sait où se trouvent ces ADM, précisément à Tbilissi et Poti au nord, au sud, à l’est et à l’ouest ? Et que c’est certainement vrai parce qu’il existe « un magnifique dossier de renseignement » tels les photos prises par satellite d’usines de lait en poudre et de céréales pour bébé qui fabriquent des armes chimiques qui sont actuellement « en train d’être transportés à travers le pays » ? Supposons que la Russie déclare, par exemple, que « Saakashvili a roulé tout le monde » et que le temps était venu « pour un changement de régime » ?
C’est si simple, n’est-ce pas, Président Bush ?
Alors pourquoi ne la fermez-vous pas ? Oh, et, à propos, envoyez encore quelques uns de vos conseillers militaires en Géorgie, ils font un travail formidable. Ils ont l’air bizarre dans nos lunettes de vision nocturne, on dirait qu’ils sont tout vert. Ha, ha, ha.
C’est tout. Vous pouvez disposer.
Timothy BANCROFT-HINCHEY
traduction VD pour le Grand Soir
Source : Pravda.RU
http://english.pravda.ru/opinion/co...

eva R-sistons 16/08/2008 08:37

Bulletin électronique Mondialisation.ca

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9841

www.Mondialisation.ca








« Saakashvili a commis une grave erreur politique »
Interview à Giulietto Chiesa

par Antonella Marrone




Le 15 aout 2008




Liberazione





La Russie a agressé la Georgie. C’est ce que dit le président Saakashvili, ainsi que les nouvelles qui nous arrivent. Mais Giulietto Chiesa, qui connaît très bien la Russie, son histoire, celle d’un empire qui s’appelait Urss, nie résolument. Il était en Ossétie cette année, où il a de nombreux amis, et suit tous les jours les journaux télévisés russes.
 
Sommes-nous devant l’énième bourrasque médiatique ? Quelque chose qui rappelle  les tristes armes de destruction de masse « découvertes » en Irak ?
 
« Cette information est fausse, on ne doit pas y croire. Les Russes n’ont rien occupé du tout, ils se sont  postés sur la ligne de l’accord de 1992 de Dagomys et ils n’ont aucune intention de sortir de ces positions là.
 
Que se passe-t-il alors ?
 
 Comme les Georgiens continuent à bombarder les centres d’Ossétie du Sud, les Russes évidemment doivent empêcher ces bombardements et ils iront survoler les points de concentration des troupes géorgiennes en dehors de la frontière d’Ossétie du Sud. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. Il s’agit ici d’une guerre déclarée contre une population de moins de 100 mille habitants, attaqués de sang froid. Fait absolument inexplicable si ce n’est par une opération  politique de provocation.
 
Provocation dans quel objectif ? Et pourquoi maintenant ?
 
 Le président Saakashvili a déclaré : « Nous intervenons pour rétablir l’ordre constitutionnel ». Cette phrase est une confession, parce que l’ordre constitutionnel que le président voudrait rétablir  en Géorgie n’existe pas depuis 1991, depuis que  l‘Ossétie du Sud s’est déclarée  indépendante au moment même de la déclaration d’indépendance de la Géorgie vis-à-vis de l’Union soviétique. Quel ordre constitutionnel veut-il reconstruire ? N’importe qui comprend que cette histoire ne tient pas debout. Il y a eu des massacres de milliers de civils, 70 mille personnes sont en fuite sur une population de 100 mille. Que devait faire la Russie, retirer ses troupes ?  La Russie est là sur la base d’un accord politique signé aussi par la Géorgie, ce qi explique qu’il y avait des forces d’interposition. Se retirer alors qu’une grande partie de ces 100 mille individus, tous citoyens russes (parce que pendant cette période ils ont demandé et obtenu la citoyenneté russe), ne veulent pas rester sous la juridiction géorgienne… Mais passons.  Il s’agit d’une opération politique  entièrement construite par les Etats-Unis.
 
Pourquoi justement maintenant ?
 
Pour créer  un état de guerre en Europe. C’est l’unique réponse politique  à cette situation.  Le contexte est très simple : la Géorgie veut entrer dans l’Otan demain et dans l’Union Européenne après-demain. Comme elle considère qu’elle a cette chance à portée de main, elle force les événements. Je crois que le calcul a été une erreur, peut-être pourra-t-elle entrer dans l’Otan, mais il est certain qu’en Europe… faire rentrer un pays qui est en conflit avec la Russie…
 
La Russie n’a pas accepté  la proposition de trêve européenne.
 
La Russie s’arrêtera quand les Géorgiens quitteront le territoire qu’ils ont occupé. Medvedev  l’a répété aujourd’hui (11 août, NDT) : nous porterons l’opération jusqu’à sa conclusion logique. La thèse selon laquelle la Géorgie est occupée par la Russie est un mensonge éhonté. Il n'y a pas eu une seule attaque, une seule bombe sur des villes géorgiennes.
 
Pourtant on voit arriver des images de guerre…
 
Les images qui arrivent viennent de Tskhinvali et de la zone d’Ossétie du Sud. Regardez la carte, même si elle est un peu compliquée.
 
Reste le fait que cette guerre nous a pris à l’improviste, à part quelques observateurs attentifs de la politique de l’ex-empire...
 
Oui, disons que nous sommes tous un peu distraits. Je savais que la guerre allait commencer, j’ai même écrit un long article sur La Stampa. Il n’y a pas l’ombre d’un doute : il y a eu une erreur d’évaluation de la part de la Géorgie et des Etats-Unis. Ils ont attaqué en pensant que Poutine et Medvedev auraient laissé faire comme ça a été le cas de nombreuses fois pendant cette décennie. Mais la Russie n’est plus celle d’il y a dix ans, ni celle de 1999. La Russie est un grand et puissant pays, qui a en main toutes les ressources cruciales pour l’avenir. Qui n’a plus de dettes extérieures ; c’est un pays qui a reconquis le sens de sa dignité nationale. Après on peut discuter sur le fait qu’il y ait ou pas de démocratie… mais ça n’a rien à voir ici. Selon moi Saakashvilli a commis une terrible erreur politique. Maintenant la Russie ne bougera plus de là où ils sont, ils resteront sur la frontière établie par les accords de Dagomys, ils protègeront l’            Ossétie du Sud ; Poutine a déjà déclaré qu’il dépensera 10 milliards d’euros pour reconstruire Tshinvali, et il le fera.
 
Revenons à l’Europe. Que faire, comment trouver une issue ?
 
L’Europe doit tout simplement décider si elle est du côté des américains ou si elle veut éviter une nouvelle guerre froide avec la Russie. Je m’explique : avoir en son sein des  pays comme l’Ukraine et la Géorgie, fondamentalement multiplicateurs, avec lesquels les Usa introduisent avec force en Europe leurs vassaux comme avec la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie, tous pays qui travaillent en Europe contre l’Europe en faveur des Usa, cela veut dire créer une situation  de guerre avec la Russie. L’Europe doit décider si elle veut changer de politique. A partir de là  la Russie ne se retirera plus d’aucun des fronts de tension qu’on a créés autour d’elle : ni de l’Ukraine, -et si on essaie d’amener l’Ukraine dans l’Otan elle brisera l’Ukraine- ni d’Ossétie, et si on essaie de prendre l’Ossétie par la force la Russie interviendra pour la défendre. La diplomatie ne peut faire qu’une chose, réaliste : dire aux Géorgiens de revenir sur leurs positions précédentes.
 
N’y a-t-il pas  aussi des raisons économiques importantes. Par exemple le pétrole ?
 
Non. J’ai lu des idioties retentissantes là-dessus, comme par exemple que les Russes n’ont pas bombardé le pipe-line. Bien sûr ! le pipe-line est complètement en dehors de cette zone d’intérêt et c’est la preuve manifeste qu’ils sont en train de rester dans les limites du retour à la ligne précédente. S’ils avaient voulu bombarder, ils auraient bombardé Tbilissi. Il n’y a pas la moindre preuve d’une intervention militaire russe en dehors des frontières d’Ossétie du Sud.
 
Les médias semblent s’être radicalement rangés du côté de la Géorgie. Ou non ?
 
Je trouve que le comportement des médias internationaux est une honte, à l’échelle mondiale. Ce devrait même être le signal d’alarme qui nous montre comment nous pouvons tous être entraînés dans la guerre avec une falsification générale des choses.
 
Edition de mardi 12 août 2008 de Liberazione Voir aussi sur le site de Giulietto Chiesa, le 13 août 2008
http://www.giuliettochiesa.it/modules.php?name=News&file=article&sid=327
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio




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