6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 18:47

La bavure de Carcassonne,
"Secret Defense" :


Un E-3F suivie de cinq Mirage 2000 lors du défilé militaire du 14 juillet 2006
  (..)
Un E-3F suivie de cinq Mirage 2000 lors du défilé militaire du 14 juillet 2006 - Wikipedia.org


Secret Defense !
Une nouvelle imposture ?
Colères...

Mes amis,
 
Voici ce que j'ai publié, il y a deux jours, sur mon blog, et ce que j'ai ajouté aujourd'hui, ainsi que les réflexions que les récents événements m'inspirent.


Les événements de Carcassonne :
Une grande manipulation ? Armée en colère !


Il paraît que normalement, quand il y a portes ouvertes au public, aucun militaire n'est porteur de munitions réelles. Les armes portées sont vides !

Lorsqu’il y a  démonstration de tirs à balles réelles, les munitions, paraît-il, sont amenées sur le champ de tir dans des caissons.

On peut se demander comment il se fait que ce sous-officier ait porté sur lui des chargeurs « non balles à blanc » ?

(Reçu ce 6.7.8 cette info :) L’arme était dépourvue de ce fameux BTB. Son absence ne peut pas passer inaperçue ; c’est impossible ! Qui plus est, ce sont les armuriers qui préparent les armes. Si ces derniers avaient équipé ce fusil d’un BTB et de munitions à blanc, il a fallu que le militaire l’enlève et remplace les munitions à blanc par des réelles. Donc en conclusion, il y a anguille sous roche, car autant d’erreurs de la part d’un « pro » me laisse dubitatif. Même un bleu pendant ses classes n’aurait pas commis ces erreurs aussi nombreuses

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En tous cas, cet accident arrive à point nommé, en pleine période du Livre blanc de la Défense. Les mauvaises langues diront que l'événement a permis de détourner l'attention du mécontentement de l' Armée, avec les réformes de Sarkozy !
Et
entendu sur France Info ce 6.7.8 : "Il peut s'agir d'un acte de sabotage dans un contexte de réforme des armées".


Une fois de plus, on est peut-être en train de monter une mise en scène, comme un certain 9 septembre. Cette fois contre l'Armée, pour la discréditer. Et pour bouleverser un domaine aussi sensible, le réformer, en détournant l'attention. Il vaut mieux distraire les Français avec un fait divers, que de leur faire part de la colère de l'Armée. D'autant plus qu'elle s'ajoute à tant d'autres...

Sarkozy préfère la Police à l'Armée, c'est un fait avéré, reconnu, et... significatif - car il met en place une société policière. En même temps, il est en train de susciter la colère de l'Armée. Ses réformes, son Livre Blanc sur la Défense, son mépris, ses valeurs, sa politique, son style bling-bling, son alignement inconditionnel sur Washington, ont tout pour déplaire à la Grande Muette. Qui ne le restera pas longtemps. Déjà, sur certains blogs de militaires, la colère monte...

Ceux qui travaillent pour l' Armée ont le sens du sacrifice collectif, le sens de l'honneur. Sarkozy n'a pas de patrie. Il travaille pour le Grand capital International. Et pour lui.

Ainsi,  il se met à dos la Justice, la Santé, l' Education Nationale, les fonctionnaires, les défenseurs des Droits de l'homme, et même les chaînes publiques...  et maintenant, l' Armée...  Le ras-le-bol est partout ! 

Sarkozy a un tel mépris pour tous, et pour tout, qu'il n'a pas hésité à dire que lorsqu'il y a des grèves, "plus personne ne s'en aperçoit". Une manière comme une autre de nier les souffrances des classes populaires, leurs revendications, leurs cris.
 
Et d'ailleurs, à l'Assemblée Nationale on est en train de casser toutes les protections en matière de Droit du travail. Dans un silence assourdissant. La libération d'Ingrid est arrivée au bon moment. Chaque fois que Sarkozy s'en prend au modèle social français, ou lorsqu'il porte atteinte à la traditionnelle indépendance de la diplomatie de notre pays, ou encore quand la contestation monte, un événement, parfaitement médiatisé, détourne l'attention : Hier, l'annonce du mariage avec Carla, aujourd'hui l'hystérie autour d' Ingrid Betancourt. Ingrid, accaparant fort opportunément les écrans, gratifiant au passage Sarkozy d'un "il est extraordinaire", promise à la légion d'honneur (pourquoi ?) et bientôt, peut-être, au prix Nobel (pourquoi ?). Le ridicule ne tue pas.

Dans notre monde, il vaut mieux être fille d'ambassadeurs, issue de la haute bourgeoisie, que fils d'enseignante,  de surcroît Franco-Palestinien ( Salah, honteusement oublié dans les geôles israéliennes - ou encore Michaël Blanc, à Bali)

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Salah http://www.france-palestine.org/article8302.html

La promotion d'Uribe, le docile valet du Grand Désordre international, continue, à pleine dose, tandis que les narco-trafiquants du FARC sont montrés du doigt. Il vaut mieux être copain de Bush, pour un narco-trafiquant, qu' être marxiste.

Les Médias font et défont les réputations, toujours dans le même sens ! Et ce n'est pas Ménard, chargé de veiller à l'indépendance de la presse, qui protestera. Au contraire ! Ses indignations sont à géométrie variable.

Ainsi va le monde. Sarkozy martèle qu'il va poursuivre, et même accentuer sa politique, car dit-il, les Français voulaient des réformes. "Modernes", bien sûr ! Et tant pis si partout il est contesté, l'essentiel c'est qu'on ne voie pas les manifestants, ou qu'on n'en parle pas... Il continuera, contre vents et marées.

Nous sommes en été. Pas d'avis de tempête ? Pour l'instant ! Dans les coulisses, elle se prépare. Et c'est tant mieux. Les tempêtes sont parfois salubres...

Car on ne se moque pas indéfiniment des peuples... Et surtout pas de l'Armée ! Sarkozy a commis une nouvelle faute.

Celle-ci risque de lui coûter cher...

Votre Eva


TAGS : Armée - Parlement - Réformes - Grèves - Modernité - Uribe - Sarkozy - Bush - Ingrid Betancourt - Carla - Salah - Michael Blanc -Ménard - FARC - Médias - narco-trafiquants - Grande muette - fonctionnaires - Education Nationale -

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Chuchotements,
Secrets Defense,
chasse aux sorcières...


>> En annonçant en début de semaine, de Londres, son intention de renforcer le contingent de militaires français en Afghanistan, Nicolas Sarkozy a déclenché des réactions en chaîne. Politiquement tancé par des responsables de l'opposition, hostiles à l'envoi de troupes à trois jours du débat parlementaire sur la question, le chef de l'Etat voit également sa stratégie être remise en question.

http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200813/polemique-sur-les-renforts-francais-en-afghanistan_106834.html


Surcouf: désaccord entre Hervé Morin et le chef d'état-major des armées sur "la chasse aux sorcières
"


Faut-il rechercher puis sanctionner les officiers qui ont critiqué le Livre blanc sur la défense, en se cachant sous le pseudonyme de
Surcouf ?

Manifestement, il y a un net désaccord entre le ministre de la Défense Hervé Morin et le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin. Lisez plutôt. Jeudi, le ministre donne une longue interview à l'hebdomadaire Valeurs actuelles. Voici ces propos.

"Avez-vous lancé une enquête pour identifier “Surcouf” (...) ?

Si les auteurs de cette tribune sont connus, ils devront assumer la violation du devoir de réserve imposé par la loi et le statut militaire. De même, lorsqu’il y a des fuites, sachez que je demande systématiquement des enquêtes à la direction pour la protection et la sécurité de la défense (DPSD). Je l’ai dit aux chefs d’état-major au début de la réforme : si on identifie tel ou tel à l’origine des fuites, il quittera ce ministère dans la seconde, qu’il ait des galons ou des étoiles. Je leur ai dit de transmettre ce message à tous leurs subordonnés.

Les critiques ne sont donc plus autorisées !

Je suis chargé de faire respecter le statut militaire et les critiques publiées sont infondées."

Et voici ce qu'a déclaré, vendredi matin  (donc après avoir lu l'interview du ministre), le général Georgelin au micro de Europe 1.

"Ce que je peux vous dire, c'est que je ne veux pas de chasse aux sorcières dans les armées et j'ai fait en sorte que ce type d'enquête cesse. Je ne veux pas de chasse aux sorcières dans les armées, je connais trop l'histoire de l'institution militaire pour savoir les dégâts qu'ont causés des actions similaires dans le passé"

Jean-Pierre Elkabbach : "Quand l'enquête donnera les noms ou les retrouvera, est-ce qu'ils seront exclus de l'armée ?

Général Georgelin: "Nous verrons. Bien sûr que non."

Lire la suite "Surcouf: désaccord entre Hervé Morin et le chef d'état-major des armées sur "la chasse aux sorcières"" »

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/07/surcouf-dsaccor.html




Ranimé par de petits groupes islamistes


Le spectre du califat
hante les Etats-Unis


A plusieurs reprises, dans ses discours sur la « guerre mondiale contre le terrorisme », le président George W. Bush a brandi la menace de la reconstitution d’un grand « califat » musulman et totalitaire s’étendant de l’Europe à l’Asie. Cette idée a été reprise par le président Nicolas Sarkozy. Pourtant, seuls quelques petits groupes islamistes, comme le Hizb ut-Tahrir, fondé en 1952 par un cheikh palestinien, reprennent cet objectif du califat en s’appuyant sur la nostalgie d’un passé glorieux.

Par Jean-Pierre Filiu

Quelque dix mille Palestiniens ont manifesté, le 11 août 2007, à Ramallah pour réclamer le rétablissement du califat. Cette démonstration de force était l’œuvre du Parti de la libération islamique (PLI), souvent désigné sous sa dénomination arabe de Hizb ut-Tahrir. Il profitait de la désaffection militante à l’égard des frères ennemis du Hamas et du Fatah pour affirmer avec vigueur dans la rue son refus de la compétition électorale. Le 27 novembre 2007, le PLI a pris l’initiative, cette fois à Hébron, du premier défilé de protestation contre la conférence d’Annapolis, censée relancer le processus de paix israélo-palestinien, sous l’égide des Etats-Unis. Le Hamas s’est rallié à la marche contestataire, dont la répression par le Fatah s’est soldée par la mort d’un manifestant.

Le PLI n’a cessé depuis d’étendre ses réseaux en Cisjordanie, jusque sur les campus universitaires où son Bloc de la conscience islamique incite les étudiants à abandonner toute aspiration nationaliste pour se concentrer sur la seule restauration du califat (1). Même les observateurs les moins indulgents, qui évaluent entre deux cents et trois cents le nombre de membres palestiniens de ce parti, soulignent le sérieux et la solidité de ces militants.

Pour le PLI, fondé en 1952 par un cheikh palestinien, Takieddine Nabahani, c’est en tout cas un formidable retour aux sources. Juge islamique (cadi) à Haïfa durant le mandat britannique (1922-1948), Nabahani étudie à l’université égyptienne d’Al-Azhar, où il rejoint les Frères musulmans. Membre actif de la confrérie à Naplouse, puis à Jérusalem, il entre en dissidence en 1950 pour publier Sauver la Palestine. Tirant les leçons de la fondation de l’Etat d’Israël, mais aussi de l’annexion de la Cisjordanie par la Jordanie, il affirme que le nationalisme est le pire obstacle sur la voie de la reconquête de la Palestine.

Les puissances coloniales ont, selon lui, manipulé la contestation arabe du califat ottoman, aboli par Mustapha Kemal Atatürk en 1924. Nabahani prône au contraire l’avènement d’un Etat islamique fédéral, sous la conduite d’un calife arabe, comme ce fut le cas de la mort du prophète Muhammad, en 632, jusqu’à la chute de la Bagdad abbasside, tombée aux mains des Mongols en 1258. L’instrument de cette renaissance globale, qui fait paraître bien timorés les projets politiques des Frères musulmans, est une avant-garde élitiste et transnationale, le PLI.


Une base arrière à Londres


Nabahani échoue en 1952 à obtenir la légalisation de son parti en Jordanie, où les Frères musulmans ont pourtant pignon sur rue, et le PLI y est enregistré comme une simple association. Exilé en Syrie entre 1953 et 1959, Nabahani laisse néanmoins son parti participer aux législatives jordaniennes. Mais une nouvelle expulsion, cette fois de Damas vers Beyrouth, l’amène à dénoncer le principe même des élections, pour se concentrer sur la structuration clandestine du PLI. Les membres de la cellule de base, la halqa (littéralement le « cercle »), ne connaissent rien de l’échelon supérieur de l’organisation. Sa situation illégale comme ses appels répétés à l’instauration du califat mobilisent contre lui tous les services de renseignement du Proche-Orient, ce qui entraîne sa quasi-disparition de la région dans les années 1970. Après deux décennies d’hibernation politique, le Hizb ut-Tahrir resurgit avec une surprenante vigueur à la périphérie de l’islam, en Asie centrale d’une part, dans les communautés musulmanes émigrées en Europe d’autre part.

La décomposition de l’Union soviétique voit en effet le PLI s’implanter activement au Tadjikistan, où il reste neutre lors de la guerre civile de 1992-1995 entre islamistes et ex-communistes — positionnement qui annonce sa contestation parallèle du Hamas et du Fatah en Palestine, quinze ans plus tard. Le Hizb ut-Tahrir développe son recrutement à la faveur du processus de paix au Tadjikistan, qui lui permet à la fois de dénoncer les compromissions du mouvement islamiste avec un pouvoir « impie » et de contester les frontières héritées de l’URSS (2).

En Ouzbékistan, le PLI devient la bête noire de la police politique, qui agite l’épouvantail d’une subversion régionale pour s’assurer de la compréhension des puissances occidentales. L’existence d’un réseau centre-asiatique du Hizb ut-Tahrir ne semble cependant pas faire de doute. Plus à l’est, c’est en Indonésie que le PLI jouit du plus fort ancrage ; il y rassemble notamment, au nom du califat, plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans un stade de Djakarta, en août 2007. Dans le reste du monde musulman, le Hizb ut-Tahrir n’est qu’une constellation de groupuscules, à l’importance certes accrue par le rattachement à une organisation mondiale.

En Europe, le Royaume-Uni est à l’évidence la principale base du PLI ; il y mène légalement un intense travail de propagande (3). Il y a publié par exemple deux revues trimestrielles : l’une à vocation culturelle, New Civilisation ; l’autre pour l’édification des familles, Salam. Le parti récupère dans l’immigration un courant indo-pakistanais historiquement favorable au califat (4) (par une curieuse ironie de l’histoire, c’est depuis l’ancienne métropole coloniale que les membres d’origine bangladaise du PLI réintroduisent cette tradition militante dans le Bangladesh moderne).

Le PLI a pu aligner ses militantes en voile intégral devant l’ambassade de France à Londres, pour fustiger la loi de mars 2004 sur les signes religieux à l’école publique. Il combat avec virulence la « dissolution » de l’islam dans les valeurs occidentales, affirmant ainsi : « En France, ils veulent changer ce que les musulmans ont sur la tête ; ici, ils veulent changer ce que les musulmans ont dans la tête (5).  » Cette position très tranchée entraîne, au sein du multiculturalisme anglo-saxon, la radicalisation d’une certaine vision communautaire, qui s’exprime à l’occasion par : « Notre fraternité est réelle, et leur citoyenneté est fausse (6).  »

Le PLI a longtemps été associé, au Royaume-Uni, à la figure sulfureuse du djihadiste syrien Omar Bakri, qui a pourtant rompu avec l’organisation dès 1996. Malgré sa condamnation publique du terrorisme d’Al-Qaida, le PLI a été pris à partie par les médias londoniens après les attentats de juillet 2005, mais la sécurité britannique n’a pas réuni suffisamment d’éléments pour qu’il soit interdit. Le Dr Abdul Wahid, président du comité exécutif du Hizb ut-Tahrir dans ce pays, est devenu un spécialiste du droit de réponse pour mieux dénoncer les amalgames de la presse. Mais l’hostilité de principe du PLI à l’encontre des institutions démocratiques et sa négation de tout droit d’Israël à l’existence lui ont causé des déboires judiciaires en Allemagne comme au Danemark. En France et en Espagne, les cellules illégales du Hizb ut-Tahrir font l’objet d’une surveillance rigoureuse.

Le retour de flamme du PLI témoigne de la capacité de cette organisation fondamentalement transnationale à se couler avec bonheur dans la logique de la mondialisation. Elle s’efforce de masquer sa faiblesse numérique en se projetant dans une unité islamique aussi abstraite que fantasmée — comme d’autres réseaux marginaux et/ou extrémistes. Al-Qaida a de même tenté, en octobre 2006, de faire oublier son caractère ultraminoritaire en proclamant un « califat » sur... Internet, et en confiant cette charge virtuelle à un djihadiste de Bagdad.

La manœuvre a fait long feu : elle n’a pas désarmé l’hostilité de la guérilla nationaliste à l’encontre d’Al-Qaida en Irak et n’a suscité aucun ralliement appréciable. En revanche, la revendication du califat sert à merveille, et de façon inquiétante, les promoteurs de la « guerre contre le terrorisme » dans leur volonté de désigner une menace globale et unique. Le président George W. Bush mobilise en effet son opinion contre « ce califat [qui] serait un Empire islamique totalitaire, couvrant les terres actuelles et antérieures de l’islam, s’étendant de l’Europe à l’Afrique du Nord, au Moyen-Orient et à l’Asie du Sud-Est (7)  ».

Le califat djihadiste devient opportunément le nouvel empire du Mal, dont la vocation expansionniste découlerait d’une hostilité inextinguible à l’encontre d’un Occident essentialisé. Peu importe à la Maison Blanche qu’aucun califat ne se soit jamais étendu « de l’Europe (...) à l’Asie du Sud-Est ». Le califat omeyyade, qui s’est effondré en 750 et a été à la fois le plus ancien et le plus vaste, a rassemblé, sous une tutelle plutôt lâche, des territoires compris entre les Pyrénées et l’Indus. Mais l’expérience fut éphémère, et le califat ottoman bien moins ambitieux.


Ni élections ni lutte armée


Alors que l’actuel regain de nostalgie pour le califat résulte de processus complexes et contrastés (en Europe, la réislamisation conflictuelle de communautés immigrées ; en Asie, l’affirmation symbolique d’un islam géographiquement et historiquement périphérique), les idéologues de la « guerre des civilisations » font le jeu des minorités agissantes en balayant toute mise en perspective et en exagérant l’ampleur d’un péril planétaire (suite à...

Jean-Pierre Filiu.

 suite à    http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/FILIU/15869


Mise en place d'une
dictature en France

Paris, le 2 juillet 2008
Communiqué de presse :

« La vie des autres » avec EDVIGE

Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité.

Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE. L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc....

Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.

En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale.

Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.

De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition.

En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social ?

Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.

Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre.

Syndicat de la magistrature 12-14 rue Charles Fourier 75013 PARIS tel 01 48 05 47 88 fax 01 47 00 16 05 mail : syndicat.magistrature@wanadoo.fr site : www.syndicat-magistrature.org


Décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE »


NOR : IOCC0815681D

 

Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Vu le code de procédure pénale, notamment son article 777-3 ;
Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, notamment son article 26 (I à III) ;
Vu le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à l’organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, notamment son article 12 ;
Vu le décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
Vu l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en date du 16 juin 2008 ;
Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :

Art. 1

Le ministre de l’intérieur est autorisé à mettre en oeuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) ayant pour finalités, en vue d’informer le Gouvernement et les représentants de l’Etat dans les départements et collectivités :
1. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités ;
2. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ;
3. De permettre aux services de police d’exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées.

Art. 2

Conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, et dans la stricte mesure où elles sont nécessaires à la poursuite des finalités mentionnées à l’article 1er du présent décret, les catégories de données à caractère personnel enregistrées dans le traitement mentionné à l’article 1er et concernant des personnes physiques âgées de treize ans et plus sont les suivantes :
― informations ayant trait à l’état civil et à la profession ;
― adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
― signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
― titres d’identité ;
― immatriculation des véhicules ;
― informations fiscales et patrimoniales ;
― déplacements et antécédents judiciaires ;
― motif de l’enregistrement des données ;
― données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
Les données collectées au titre du 1 de l’article 1er du présent décret ne peuvent porter ni sur le comportement ni sur le déplacement des personnes.
Le traitement peut enregistrer des données à caractère personnel de la nature de celles mentionnées à l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. Celles de ces données autres que celles relatives aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou à l’appartenance syndicale ne peuvent être enregistrées au titre de la finalité du 1 de l’article 1er que de manière exceptionnelle. Il est interdit de sélectionner une catégorie particulière de personnes à partir de ces seules informations.
Le traitement ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie. Les données concernant les mineurs de seize ans ne peuvent être enregistrées que dans la mesure où ceux-ci, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.
Les données collectées pour les seuls besoins d’une enquête administrative peuvent être conservées pour une durée maximale de cinq ans à compter de leur enregistrement ou de la cessation des fonctions ou des missions au titre desquelles l’enquête a été menée.

Art. 3

Dans la limite du besoin d’en connaître, sont autorisés à accéder aux informations mentionnées à l’article 2 :
― les fonctionnaires relevant de la sous-direction de l’information générale de la direction centrale de la sécurité publique, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur central de la sécurité publique ;
― les fonctionnaires affectés dans les services d’information générale des directions départementales de la sécurité publique ou, à Paris, de la préfecture de police, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental ou, à Paris, par le préfet de police. _ Peut également être destinataire des données mentionnées à l’article 2, dans la limite du besoin d’en connaître, tout autre agent d’un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse, sous le timbre de l’autorité hiérarchique, qui précise l’identité du consultant, l’objet et les motifs de la consultation.

Art. 4

Le traitement et les fichiers ne font l’objet d’aucune interconnexion, aucun rapprochement ni aucune forme de mise en relation avec d’autres traitements ou fichiers.

Art. 5

Conformément aux dispositions prévues à l’article 41 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le droit d’accès aux données s’exerce auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Le droit d’information prévu au I de l’article 32 et le droit d’opposition prévu à l’article 38 de la même loi ne s’appliquent pas au présent traitement.

Art. 6

Sans préjudice de l’application de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le directeur général de la police nationale rend compte chaque année à la Commission nationale de l’informatique et des libertés de ses activités de vérification, de mise à jour et d’effacement des informations enregistrées dans le traitement.

Art. 7

Le présent décret est applicable sur tout le territoire de la République.

Art. 8

Le présent décret entre en vigueur le jour de l’entrée en vigueur du décret n° 2008-631 du 27 juin 2008 portant modification du décret n° 91-1051 du 14 octobre 1991 relatif aux fichiers gérés par les services des renseignements généraux et du décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.

Art. 9

La ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales est chargée de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 27 juin 2008.
François Fillon
Par le Premier ministre : _ La ministre de l’intérieur,
de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Michèle Alliot-Marie

 http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3526

Amusant ! Je venais à peine de mettre cet article dans ce post, que je trouvais cette info dans ma boîte mails, envoyée par le site le Krach, amicalement ! (Eva)


Le monarque Sarkozy est
même lâché par ses fidèles !



(extraits) A
lain Lambert, ancien ministre du budget sous la présidence de Jacques Chirac, fut parmi les premiers à soutenir Nicolas Sarkozy dans sa quête de l'Elysée. Aujourd'hui, il ne cache pas sa déception. "Je ne comprends plus rien à l'action de l'homme que j'ai connu, aimé, soutenu, recommandé et dont je souffrirais profondément qu'il échouât", écrit le sénateur (UMP) de l'Orne dans une adresse au président de la République publiée, samedi 28 juin, sur son
blog.

Quelques jours plus tôt, il avait refusé de voter au Sénat le projet de réforme constitutionnelle sur les institutions (..) "l'arrogance ministérielle illustrait pour longtemps le mépris du gouvernement pour le Parlement", écrit M. Lambert dans le courrier envoyé à ses collègues de l'UMP pour expliquer sa position.

"D'ABORD SE PROSTERNER"

L'ancien ministre dénonce la "cour" qui entoure M. Sarkozy et fait barrage aux réflexions critiques qui pourraient l'aider à arrêter ses choix. "Il est loin le temps où je pouvais vous parler des choses simples de la vie de la France et des Français, regrette-t-il, dans son adresse au chef de l'Etat. Désormais, il faut, pour ceux qui en acceptent l'humiliation, se prosterner d'abord devant une cour infranchissable."

"Qu'il réfléchisse bien. Si des fidèles de mon genre lui disent de faire attention, il devrait écouter", nous confie M. Lambert. 

Patrick Roger

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/02/alain-lambert-fidele-meurtri-et-decu-du-sarkozysme_1065422_823448.html?xtor=RSS-823353


Merci le Krach pour cette info.


Le cercle bolivarien
rend hommage à mon article
"On veut tuer l'espérance bolivarienne" !

http://r-sistons.over-blog.com/article-20983886.html

Claude Maryse Richard a dit:

BRAVO ET MERCI POUR CET ARTICLE !!
Je découvre le site et vous félicite pour ce bol d'air.
J'ai publié votre article sur le site
http://cbparis.free.fr du Cercle bolivarien de Paris, association loi 1901 de soutien à la Révolution bolivarienne.
Française ayant vécu plusieurs décennies en Amérique latine, je suis peinée et révoltée de constater la desinformation et la mauvaise foi qui sévissent actuellement dans l'ancien Pays des Lumières.
Votre texte est vraiment excellent : complet, courageux et agréable àlire
MERCI GRACIAS VIVA LA REVOLUCION BOLIVARIANA VIVA CHAVEZ

Le retour au temps des serfs
http://poly-tics.over-blog.com/article-20242284.html

Le site républicain les Ogres a publié mon article sur la TV communautariste : allez voir les commentaires, ils valent le déplacement !
http://lesogres.org/article.php3?id_article=3398


DES  VIDEOS DE LA BOLIVIE.
l’INSOUTENABLE FASCISME DE
L' OPPOSITION A MORALES
 

Danielle Bleitrach

http://socio13.wordpress.com/2008/05/29/des-videos-de-la-bolivie-linsoutenable-fascisme/


  (extrait)  Ici même je vous ai présenté un dossier sur l’installation des nazis en Amérique latine, n’oubliez pas que Klaus Barbie a vécu là pendant des années, y a créé des organisations. Je vous expliquais que les Etats-Unis loin de pourchasser ces anciens nazis les a utilisés.  Comme au Chili où l’on a découvert les liens qui ont toujours existé entre Pinochet et certains nazis.

   Il faut bien se rendre compte ce qu’est cette haine raciste et fasciste, et après on parlera d’une autre manière des Farc qui ont été obligés de fuir cette violence raciste toujours entretenue par les grands propriétaires, leurs hommes de main qui sont les allés directs des Etats-Unis et des multinationales
.



C O M ME N T A I R E S  :  I C I

 



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