13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 20:20
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-20442044.html http://www.armedforcesjournal.com/2006/06/1833899/

La politique euro-atlantiste se met en marche

Alerte ! Le Pentagone redistribue toutes les cartes mondiales ! Pure folie !

Blood borders
How a better Middle Eastwould look
By Ralph Peters

International borders are never completely just. But the degree of injustice they inflict upon those whom frontiers force together or separate makes an enormous difference — often the difference between freedom and oppression, tolerance and atrocity, the rule of law and terrorism, or even peace and war. (suite..  à http://www.armedforcesjournal.com/2006/06/1833899/)


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Traduction sur :
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-20412183.html

Les tensions et les violences qui secouent le Moyen-Orient depuis l’intervention israélienne au Liban, le 12 juillet 2006, ne sont que la partie visible d’un immense enjeu politique, économique, religieux et philosophique opposant l’Occident aux Etats islamiques de la région. L’occupation américaine de l’Irak en mars 2003 a permis le lancement d’un projet révolutionnaire en vue de remodeler une vaste zone géographique allant du Maroc au Pakistan : le Grand Moyen-Orient. Derrière cette appellation, c’est une recomposition profonde qui attend ces pays musulmans. Beaucoup de théories et de supputations courent sur les ambitions des Etats-Unis et d’Israël au sujet de la politique poursuivie par leurs dirigeants. Cependant, des signes avant-coureurs apparaissent et permettent d’apercevoir concrètement les plans en cours. C’est tout l’enjeu des cartes ci-jointes appelant à recomposer le Moyen-Orient.

 






Ces cartes (« Before » : situation en 2006 et « After » : situation après recomposition) sont parues dans une revue militaire américaine, AFJ (Armed Forces Journal), en juin 2006 [
1] sous la plume d’un lieutenant-colonel américain à la retraite, Ralph Peters. Ce dernier s’est illustré dans une division d’infanterie mécanisée à partir de 1976 pour, ensuite, poursuivre ses activités dans le renseignement militaire en 1980. Auteur de nombreux ouvrages traitant de la stratégie et des relations internationales, Ralph Peters s’est retiré officiellement de l’armée en 1999. Cependant, ses contacts restent étroits avec ce milieu puisqu’il fait partie de l’équipe dirigeante d’AFJ. Cette revue n’est qu’une partie d’un véritable empire de la presse militaire américaine. Fondé en 1863, ce mensuel s’adresse aux officiers des Etats-Unis traitant de sujets aussi variés comme : la technologie militaire, la logistique, la stratégie, la doctrine ou encore la tactique. En fait, AFJ est coiffé par une maison mère, Army Times Publishing Company, dont les publications s’articulent autour de trois axes :

1) The Military Times Media Group qui publie : Army Times, Navy Times, Air Force Times et Marine Corps Times.

2) The Defense News Media Group, groupe mondial des revues de défense et qui publie : Defense News, Armed Forces Journal (AFJ), Training & Simulation Journal et C4ISR Journal (renseignement, surveillance et reconnaissance).

3) The Federal Times, hebdomadaire d’informations traitant des nouvelles technologies et des sujets financiers.

Depuis le 1er août 1997, Army Times Publishing Company est une filiale d’un groupe encore plus puissant, la société Gannett. Fondé en 1906 par Frank Gannett, cet empire de presse et des médias publie aux Etats-Unis près de 90 quotidiens dont les plus connus sont USA Today et USA Weekend et contrôle 22 stations de télévision. Ses activités débordent aussi au Royaume-Uni puisque 17 quotidiens sont sous son influence. L’ensemble génère des revenus financiers colossaux estimés à 7,6 milliards de dollars pour 2005.

Cette présentation permet de mieux saisir dans quel milieu la revue AFJ évolue et la signification des travaux de Ralph Peters. En effet, les propositions de ce dernier et les appels lancés à un changement radical des frontières du Moyen-Orient ne sont évidemment pas le résultat des réflexions d’un seul homme soucieux d’occuper son temps. De nombreuses études ont été lancées au sein des instances militaires américaines comme dans de nombreux think tanks appelant à revoir les limites frontalières de ces Etats. Comme le montre la carte (« After »), les modifications apportées aux frontières sont le fruit d’une lente mais sûre réflexion intellectuelle dont la publication dans une revue militaire américaine de haut rang n’est pas l’effet du hasard. Le but recherché est aussi de tester les réactions en particulier celles des musulmans de la région. Cela dit, il ne faut pas voir ce document comme définitif. En fait, c’est un prototype susceptible de connaître des changements que certains appelleraient des variables d’ajustement. En réalité, l’intérêt majeur de ces travaux est de révéler que les instances militaires et politiques des Etats-Unis se sont résolument engagées dans un domaine en n’hésitant plus à l’officialiser. En même temps, cette entreprise doit se faire en adéquation avec Israël concerné au premier chef par ces bouleversements. A l’égard de ce pays, Ralph Peters se définit comme un ami « de longue date » (New York Post, 22 juillet 2006).

L’article de ce militaire américain, intitulé « Frontières ethniques, que faire pour améliorer le Moyen-Orient », part du principe qu’il faut lever le tabou de la sacro-sainte frontière inamovible. Pour l’auteur, les nouvelles frontières doivent se modeler en fonction du critère ethnique et confessionnel. Même s’il n’est pas possible de tracer des frontières respectant la totalité des particularismes en tout genre nombreux et numériquement très variables, il faut pour Ralph Peters se rapprocher au maximum de ce concept. Comme il le souligne : « Nous parlons de difformités énormes faites par les hommes qui n’arrêteront pas de générer la haine et la violence tant qu’elles n’auront pas été corrigées. » Dans son esprit, il s’agit de remettre radicalement en cause les frontières nées des Accords Sykes-Picot de 1916 préparant le démantèlement de l’Empire ottoman.

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En observant l’ensemble de cette zone en partant de la péninsule Arabique, on constate immédiatement le démantèlement du royaume d’Arabie saoudite. Les propos de l’auteur sont très clairs à l’égard d’un pays qui a bénéficié de la protection américaine suite aux discussions entre le président Roosevelt et le roi Ibn Saoud, le 14 février 1945, à bord du croiseur USS Quincy. Désormais, le royaume d’Arabie saoudite passe à la trappe. Deux grandes entités territoriales échappent à l’autorité de Riyad.
Sur la côte Ouest, il s’agit de créer un « Etat sacré islamique ». Comme le précise Ralph Peters dans des propos lourds de conséquences : « La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis aux Saoud (ndlr : la famille régnante d’Arabie saoudite) de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. [...] Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique — une sorte de super Vatican musulman — où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. »

Ce point est capital puisqu’il révèle la volonté de réformer l’Islam afin de l’adapter aux principes occidentaux. Une sorte « d’Islam des Lumières » élaboré au cœur de cet Etat sacré islamique permettrait de rayonner sur l’ensemble du monde musulman et de remodeler les esprits afin qu’ils épousent pleinement la philosophie mondialiste. Il est vrai que contrôler les esprits a toujours permis de contrôler les hommes. C’est d’ailleurs dans le même ordre d’idée que l’on retrouve ces mesures préconisées par la fondation Bertelsmann, think tank allemand qui, dans ses travaux débattus dans le cadre des « discussions de Kronberg » en 2002 et 2003 (Europe, the mediterranean and the Middle East, strengthening responsibility for stability and development et Die Zukunft der europäischen Politik im Nahen Osten nach dem Irak Krieg), relève l’inadéquation de l’Islam à l’évolution du monde moderne et prône une refonte des mentalités et la remise en cause des frontières. Ces recommandations allemandes soulignent aussi la convergence des buts à atteindre de part et d’autre de l’Atlantique pour refondre entièrement le Moyen-Orient. Il est vrai aussi que les concepts ethno-confessionnels développés par Ralph Peters cadrent parfaitement avec la vision ethniciste germanique.

Sur la côte du golfe Persique, c’est la province de Hassa dont la population est majoritairement chiite qui est détachée de l’Arabie saoudite et intégrée à un « Etat chiite arabe », vestige d’un Irak littéralement explosé. L’application de cette mesure entraînerait la mort économique du royaume car c’est à cet endroit que se concentre l’essentiel de l’extraction des hydrocarbures autour de la triade Dammam-Dharhan-Al-Khobar. L’Etat chiite arabe verrait ses réserves pétrolières et gazières monter en flèche et deviendrait incontournable car, outre les vastes ressources de Hassa et de la production off-shore, il faudrait ajouter celles de la région de Bassora (ex-Irak) et des provinces arabes iraniennes, détachées de Téhéran, riches en hydrocarbures jouxtant le Chatt el-Arab (Arabes chiites du Khouzistan et Arabes sunnites du Bouchir). De plus, Riyad perdrait ses provinces du Sud (Jizrane, Najran et l’Assir) au profit du Yémen, territoires acquis en 1934 lors du Traité de Taëf, et qui ont conservé leur identité yéménite. Enfin, la curée sera complète avec l’octroi d’une façade maritime à la Jordanie, Etat pro-occidental, en arrachant à l’Arabie saoudite les provinces de Tabouk et une partie du Jouf.

La destruction du royaume des Al Saoud affichée par la carte (« After ») de Ralph Peters n’est que la confirmation de projets élaborés au sein de certaines instances américaines. David Rigoulet-Roze, spécialiste du Moyen-Orient, dans son ouvrage Géopolitique de l’Arabie saoudite (Editions Armand Colin) le souligne clairement : « Il y eut notamment la publication le 6 août 2002, par le Washington Post, d’un briefing qui a eu lieu le 10 juillet 2002 au Defense Policy Board [DPB, ndlr : organisme de planification stratégique créé en 1985 par Donald Rumsfeld], alors dirigé par le très influent Richard Perle, surnommé le Prince des ténèbres lorsqu’il officiait au Pentagone entre 1981 et 1987 sous l’administration Reagan. Au cours de ce briefing, l’Arabie Saoudite avait été qualifiée par Laurent Murawiec, un analyste du prestigieux centre de recherches stratégiques de la Rand Corporation, de pays ennemi. [...] Pire encore, Murawiec avait évoqué la légitimité de sanctions, dont le gel des avoirs saoudiens, voire... la scission de la province orientale du royaume renfermant ces gisements et ces réserves pétrolières qui font de l’Arabie le maître du quart des réserves d’or noir. [...] Quelques temps seulement après l’affaire Murawiec, c’était au tour d’un think tank proche des néo-conservateurs, le Hudson Institute — dont Perle est membre, et où officie désormais Murawiec — de reprendre et de développer les idées avancées par le DPB. Etait alors ouvertement évoqué un plan de démantèlement de l’Arabie Saoudite qui, en réalité, existe depuis la fin des années 70, à l’initiative d’Henry Kissinger, alors Secrétaire d’Etat de l’Administration Nixon. [...] C’est également dans le même ordre d’idées que semble s’inscrire un rapport remontant à la fin de l’année 2002, circulant au plus haut niveau dans les milieux officiels de Washington. Il envisagerait rien moins que le démembrement pur et simple de l’Arabie Saoudite selon le scénario suivant : les Lieux saints de la Mecque et de Médine se verraient confiés aux Hachémites qui, en tant que descendants du Prophète, bénéficient d’une légitimité qui fait largement défaut à la dynastie des Al Saoud et la province du Hassa serait poussée à faire sécession dans le but de se constituer en Emirat pétrolier. »

Les révélations de ce spécialiste français continuent sur la même lancée puisqu’il affirme la volonté des Etats-Unis de favoriser une « recomposition politique radicale du Moyen-Orient qui passerait notamment en Irak même par une dévolution du pouvoir à la majorité chiite par les grâces d’une démocratie arithmétique ». C’est justement ce que révèle la carte (« After ») de Ralph Peters où l’Etat irakien a disparu au profit d’un Etat chiite arabe et d’un résidu appelé « Irak sunnite » que le militaire américain propose même d’unifier à la Syrie qui, entre-temps, a perdu sa façade maritime au profit d’un Grand Liban. Il est même évoqué sous sa plume la renaissance de l’antique Phénicie (Phoenecia reborn) tandis que l’Etat d’Israël est conservé dans ses frontières d’avant 1967. Il est étonnant de constater, en raison du véritable chambardement des frontières au Moyen-Orient, que Ralph Peters conserve le territoire de la Cisjordanie (west bank) au rang de statut indéterminé. Peut-être que le statut définitif de Jérusalem, siège de trois grandes religions, nécessite de ne pas révéler tout de suite l’avenir d’une zone éminemment convoitée.

 

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En tout cas, la partition de l’Irak sur la carte (« After ») commence à prendre forme sur le terrain. L’ambassadeur britannique à Bagdad, William Patey, et le général américain John Abizaid ont clairement affiché leurs craintes d’une guerre civile suivie d’une division du pays comme l’a révélé un document confidentiel publié par la BBC (Spiegelonline, 3 août 2006). Leurs affirmations ne font que confirmer les propos du journal d’Istanbul, Vatan, qui évoquait les propos tenus à des représentants turques par des responsables américains, début 2006, au sein des think tanks de Washington

 : « Arrêtez de vous soucier de l’intégrité territoriale de l’Irak. En réalité, ce pays est déjà divisé ! Vous [les Turcs] feriez mieux de vous préoccuper maintenant de votre Sud-Est [région à majorité kurde]. Essayez d’imaginer quelles seront les répercussions de l’autonomie du Kurdistan irakien dans votre pays » (Courrier international, n°805). C’est d’ailleurs le même son de cloche de la part des dirigeants européistes de Bruxelles qui susurrent à Ankara que « Si la Turquie se séparait de son Sud-Est, elle entrerait plus facilement dans l’Union européenne » (Courrier international, n°805). L’ethno-régionalisme prôné par les instances bruxelloises ne ferait qu’accélérer le phénomène de décomposition de l’Etat turc. Finalement, les propos de Ralph Peters ne font que confirmer ces prises de position puisqu’il ajoute qu’un cinquième de la partie Est de la Turquie est un « territoire occupé » et qu’un « Kurdistan libre, s’étendant de Diyarbakir jusqu’à Tabriz deviendrait l’Etat le plus occidental entre la Bulgarie et le Japon ».

La création d’un Etat kurde (Free Kurdistan) construit à partir des territoires Sud-Est de la Turquie, du Nord de la Syrie et de l’Irak, et de l’Ouest de l’Iran aboutirait à l’émergence d’un bloc estimé à environ 30 millions d’habitants. Fort des installations pétrolières de Kirkouk, cet Etat kurde pro-américain serait avec l’Etat chiite arabe les deux grands pôles de la production d’hydrocarbures et de gaz du Moyen-Orient. L’importance de cet Etat kurde serait d’autant plus grande que l’oléoduc BTC évacue le pétrole de la mer Caspienne à partir de Bakou (Azerbaïdjan), passe par Tbilissi (Géorgie) pour, ensuite, traverser tout le Sud-Est de la Turquie et aboutir à Ceyhan en Méditerranée. Les Kurdes seraient donc les grands maîtres de ce corridor énergétique voulu par les Américains en 1994. En plus du pétrole, il faut ajouter l’autre grande richesse, l’eau. Le « Grand projet anatolien » (GAP) poursuit l’objectif, grâce à 22 barrages, de dompter le Tigre et l’Euphrate qui prennent leurs sources dans les montagnes kurdes. L’achèvement de ce projet qui doit avoir lieu vers 2013, permettant l’irrigation de 1,7 million d’hectares et la production d’électricité, sera une arme redoutable aux mains de l’Etat kurde et pèsera lourdement sur la vie des habitants de tout le Moyen-Orient.

A
l'Est des Etats kurdes et chiites, l'Iran est remodelé en fonction des critères ethniques. Après avoir cédé sa partie kurde, la zone turcophone du Nord est octroyée à l’Azerbaïdjan. En revanche, la province iranienne du Khorasân s’agrandit vers l’Est en acquérant le territoire Ouest de l’Afghanistan, la région de Hérat, en conformité avec la volonté de Ralph Peters de reconfigurer la région selon les critères ethno-linguistiques. Comme le confirme Bernard Hourcade, directeur au CNRS (équipe de recherche : monde iranien), dans son ouvrage Iran, nouvelles identités d’une République (Editions Belin) : « L’immense province de Khorasân, [...] les limites anciennes incluaient les régions de Hérat dans l’actuel Afghanistan et celles de Samarcande et Boukhara en Ouzbékistan. » Enfin, un « Baloutchistan libre » (Free Baluchistan) est créé à partir des deux entités iraniennes et pakistanaises tandis que l’Afghanistan se voit agrandi au dépens du Pakistan jusqu’au fleuve Indus afin d’y rattacher les populations pachtounes. L’Etat pakistanais réduit de près de la moitié de sa superficie verrait sa puissance économique fortement amoindrie au point d’être incapable de servir d’allié de revers au profit de la Chine face à l’Inde. Sur ce point, les Etats-Unis seraient gagnants. Seuls des Etats comme Oman, le Qatar, les Emirats arabes unis et le Koweït échappent à ces modifications. Cependant, cette carte (« After ») étant un prototype, rien n’interdit à leurs concepteurs de se rattraper.



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En tout cas, la finalité américaine est de contrôler tout ce Moyen-Orient par la parcellisation ethnique et religieuse selon le bon vieux principe « diviser pour régner »
. Les Etats-Unis, cherchant à s’assurer la production d’hydrocarbures à leur profit, seraient en mesure de priver la Chine, puissance montante et rivale, de l’arme énergétique si nécessaire à son accession à la cour des grands
.

 

L’impression générale qui se dégage du remodelage annoncé par cet auteur comme de la part de nombreux think tanks américains et allemands est celle d’un bouleversement mettant à feu et à sang ces pays du Moyen-Orient. En effet, on ne voit pas ces Etats se laisser charcuter, voire disparaître, sans se laisser faire. Comment réagira, par exemple, le Pakistan qui possède l’arme nucléaire ? En réalité, l’objectif est d’intégrer ces immenses territoires à la sphère d’influence occidentale. Le discours de Joschka Fischer à la 40e conférence de Munich sur la politique de sécurité dans le cadre de l’OTAN, le 7 février 2004, annonçait la volonté du monde occidental de mettre ces pays du Moyen-Orient aux normes euro-atlantistes. Ces mesures furent confirmées par « l’alliance germano-américaine pour le XXIe siècle » signée, le 27 février 2004, entre le président Bush et le chancelier Schröder à Washington, annonçant la couleur : « Nous devons construire un véritable partenariat qui relie l’Europe et l’Amérique aux Etats du Proche et Moyen-Orient [...]. » Cette immense construction politique et métaphysique doit obligatoirement obéir à des règles communes qui sont politiques, économiques et civilisationnelles. Une logique, mais une logique folle, anime les concepteurs de ce projet. C’est le think tank German Marshall Fund (GMF) qui, indirectement, a révélé l’engagement profond des instances atlantistes. En effet, il s’est engagé sous l’égide du très influent Bruce Jackson à développer une nouvelle politique en mer Noire intitulée « A new euro-atlantic strategy for the Black Sea region ». Il s’agit en liaison avec l’Union européenne de créer une eurorégion de la mer Noire qui doit voir le jour pour 2007 selon les affirmations de Giovanni di Stasi, président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux d’Europe (CPLRE). Or une « petite » phrase résume tout. Paru en 2004, le rapport du GMF dans sa préface précise que « La mer Noire est la nouvelle interface entre la communauté euro-atlantique et le Grand Moyen-Orient ». Une « interface » géographique obéit aux lois de la physique. Pour fonctionner et jouer pleinement sa mission de charnière, cette interface doit s’articuler entre deux mondes, le bloc euro-atlantiste d’une part, et le bloc moyen-oriental d’autre part, régis par les mêmes lois et les mêmes concepts édictés par la philosophie mondialiste. Cela suppose nécessairement une refonte généralisée de cet espace arabo-perse musulman pour qu’il y ait adéquation. Pour réussir cette entreprise, les moyens mis en œuvre risquent d’aboutir à un chaos inimaginable dans cette région et, par ricochet, à l’échelle planétaire. Tout compte fait, les adeptes de cette politique ne font qu’appliquer les fameux vers du poème de Goethe, « l’apprenti sorcier », qui rappelaient : « Les esprits que j’ai réveillés ne veulent plus m’écouter. »

Pierre HILLARD

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[1] http://www.armedforcesjournal.com/2....



Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste
et la politique arabe de la France,  extraits

Dans un rapport remis au président de la République sur la France et la mondialisation, Hubert Védrine revient sur de nombreux aspects de la politique étrangère de la France. Bien que les médias aient mis en avant pour l’essentiel la première partie (« La France doit-elle repenser sa position face à la mondialisation? »), la seconde partie, intitulée « Faut-il changer de posture dans notre politique étrangère et de défense? »), me semble la plus stimulante (au moins pour ce blog). Je voudrais en citer quelques parties, en espérant que ces propositions susciteront un vrai débat à l’heure où Nicolas Sarkozy adopte, sur l’Orient, une vision américaine.

Après avoir exposé les thèses de l’option fédéraliste européenne, il présente l’option (la plus dangereuse à mon avis), l’option atlantiste/occidentaliste :

« Depuis quelques années, une vision du monde "atlantiste" au sens de la droite française d’avant le gaullisme, devenu avec la mondialisation et ses angoisses "occidentaliste", est réapparue et s’est affirmée au fil de livres, de revues, d’articles, de colloques et de déclarations politiques. Il ne s’agit pas là de la politique normale d’amitié et de coopération avec les Etats-Unis, mais d’une réorientation en profondeur qui doit être examinée de près. Ce mouvement s’inscrit, tout en prétendant s’en démarquer, dans le
schéma du clash des civilisations pronostiqué il y a quinze ans par Samuel Huntington. Huntington d’ailleurs injustement décrié : il ne préconisait pas, mais au contraire il mettait en garde ! Les Occidentaux (environ un milliard) seraient confrontés à l’hostilité irrémédiable des cinq milliards et demi d’êtres humains non occidentaux, à commencer par les musulmans et les Chinois (qui pourraient se liguer, partie la moins convaincante des spéculations d’Huntington) sans oublier les Russes, les Indiens, et tous les autres qui voudraient se venger des cinq siècles de domination occidentale. Menacés, les Occidentaux devraient se serrer les coudes. 

« D’abord, le postulat des "valeurs communes" entre l’Europe et les Etats-Unis. Il peut y avoir des désaccords passagers avec George Bush (et encore pas pour tous les membres de ce groupe de pensée), mais au fond nous serions avant tout des démocraties assaillies par les terroristes et menacées par la Chine, le nouveau "monde
libre".

Il est surprenant de constater que cette tentation est forte, comme pour l’européisme, dans les élites – mais quasiment pas dans la population. 

« B. Dans sa logique, ce courant de pensée – fort à l’UMP et dans le monde industriel et de la défense, présent au PS, significatif dans les médias – estime que la position particulière de la France dans l’OTAN est un "problème".

Si cette question n’a pas fait ’l’objet de débats publics, ni pendant la campagne électorale, ni depuis l’élection du président Sarkozy, la tentation du retour dans l’OTAN existe bel et bien. »

Enfin, en conclusion, Hubert Védrine revient sur la politique arabe et africaine de la France.

« Renoncer à la "politique arabe" de la France serait une concession inutile à une partie de la presse américaine et à la droite israélienne.
 
http://blog.mondediplo.net/2007-09-09-Hubert-Vedrine-l-option-atlantiste-occidentaliste



Murdoch et les néo-conservateurs
ciblent la jeunesse arabe


Le magnat anglo-saxon des médias, Rupert Murdoch, est en négociation avec son homologue arabe, le prince Waleed Bin Talal, pour acheter le groupe Rotana, a appris le Réseau Voltaire.

Le prince Waleed est le neveu du roi Abdallah d’Arabie saoudite. Se tenant à l’écart de la politique du royaume, il a constitué un empire financier qui fait de lui la 19e fortune du monde. Il possède des participations dans Citygroup, AOL, Apple Inc., Worldcom, Motorola, Four Seasons Hotels, Eurodisney.

Rotana est le premier premier groupe de divertissement du monde arabe

Issu d’une famille de gauche, Rupert Murdoch joua, en 1974, un rôle central dans le renversement du gouvernement travailliste australien par le Royaume-Uni et les États-Unis. À cette occasion, il se rangea du côté des néo-conservateurs et fut autorisé à étendre ses activités dans les pays anglo-saxons. Sa société, News Corp, comprend notamment les groupes audiovisuels Fox, Skynews, National Geographic, et les journaux The Australian, The Sun, The Times, The New York Post et The Wall Street Journal. Murdoch détient la 33e fortune mondiale. Il incarne une forme de propagande moderne basée sur le journalisme à sensation.

L’achat de Rotana par News Corp permettrait aux néo-conservateurs d’influencer directement la jeunesse arabe

http://www.voltairenet.org/article157265.html


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http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-20442044.html















Exceptionnellement important et à diffuser le plus largement possible. (ndlr
)

Réunion secrète entre
L’Union européenne et Israel :
Lettre de Francis Wurtz
à José Barroso

Francis Wurtz, Président du groupe GUE/GNL au Parlement européen

jeudi 12 juin 2008


"Monsieur le Président,

Permettez-moi de m’adresser à vous au sujet d’un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à l’évidence, une clarification urgente.

Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l’Union européenne et les dirigeants de l’Etat d’Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celle de conquérir les droits d’un quasi-Etat membre de l’Union européenne !

Selon certaines sources, il semblerait qu’Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l’UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique ; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l’UE au sein de l’ONU ! Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l’économie, les finances, l’énergie, l’environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l’enseignement supérieur ; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël...

J’ajoute que l’on apprend que la demande israélienne en question date ... du 5 mars de l’année dernière ; qu’un « groupe de réflexion » s’est réuni sur le sujet le ... 4 juin 2007 ; qu’une seconde réunion s’est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil. Et tout cela sans que la moindre information n’en ait été donnée à la représentation parlementaire de l’Union !

Or, le 16 juin prochain, le Conseil d’Association Union européenne-Israël doit se réunir pour examiner officiellement ce dossier. Etant donné le contexte international dans lequel cet examen intervient - je viens de le rappeler - il paraitrait totalement inconcevable qu’une suite favorable puisse être réservée à la demande israélienne. Aussi une information autorisée au sujet de cette affaire extrêmement sensible me semble-t-elle indispensable.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération très distinguée.

Francis WURTZ"

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkEFuZFZVyzOqQeDWN.shtml

http://www.eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?article3190


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-20442044.html

A noter,
Israël-Union Européennne,
Silence scandaleux des Médias
sur ces informations décisives !
Protestons auprès des Rédactions !
Substituons-nous aux médias défaillants,
et informons partout nous-mêmes !

::  François Costes
 
inv
La France sous le joug de l'empire israélo-américain
(1ère partie actualisée, toutes les références)
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkEFFAZVEpXUMFtzJD.shtml
(ou voir l'article complet en partie commentaires de ce blog)


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L’incroyable histoire de Youssef Nada
Guerre contre le « terrorisme »
 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9319

Sous couvert de lutte « anti-terroriste », les Etats-Unis et l’Union Européenne ont accordé des pouvoirs illimités aux services de renseignements secrets et aux polices. Des mesures d’exception, hors de toute prérogative judiciaire, instaurées de façon provisoire en 2001, sont devenues permanentes. Depuis septembre 2001, au moins 80’000 personnes de confession musulmane essentiellement, auraient été kidnappées, enfermées dans des prisons secrètes, torturées par des agents de la CIA et du FBI notamment. Des centaines d’autres, ont été inscrites sur la « liste noire » de l’ONU. C’est ce qui est arrivé à l’homme d’affaire Youssef Nada, 77 ans, citoyen italien d’origine égyptienne. Accusé par G.W Bush de financer Al-Qaïda, après deux enquêtes qui ont pourtant débouché sur un non lieu, M. Nada n’arrive pas à faire radier son nom de la « liste noire » (*). Ses avoirs demeurent gelés, tout déplacement hors des frontières nationales lui est interdit. Il ne peut pas sortir de Campione – une enclave italienne en territoire suisse - où Silvia Cattori est allée le rencontrer

Toutes ces campagnes antimusulmanes n’ont-elles pas un ennemi commun : la guerre de dépossession que mène Israël contre ses voisins arabes depuis 1948 ?

Silvia Cattori : L’objectif de ceux qui ont été à l’origine de la cabale contre vous n’était-il pas de viser, en le compromettant par des informations émanant du « Renseignement », un opposant égyptien influent au Président Moubarak - celui-ci est un allié important d’Israël- et qui, last but not least, fait partie des « Frères Musulmans », combattus aussi bien par M. Moubarak que par Israël ? Répandre la rumeur que votre banque « versait de l’argent au Hamas » -qu’Israël qualifie de « branche des Frères musulmans »- n’était-ce pas une manière de fournir à M. Bush de quoi accuser les associations caritatives musulmanes d’être liées au terrorisme, et convaincre les pays européens de les lister ?


Silvia Cattori : La stratégie des Etats-Unis et d’Israël depuis 1990 est claire : entretenir un climat de peur au sujet des « terroristes », quitte à les fabriquer, pour faire accepter la mise en place de mesures situées en-dehors de tout cadre légal.

Silvia Cattori : Mais, si les Etats européens ont accepté avec une telle facilité l’instauration des procédures d’urgence voulues par les Etats-Unis, n’est-ce pas parce qu’il y a eu également, de la part des médias, tout ce travail de mise en condition sur le « danger islamiste » dont vous avez été vous-même la première victime ?


voir http://www.silviacattori.net/article460.html

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Published by R-sistons à l'intolérable - dans L'Empire
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commentaires

eva journaliste-resistante a l'intolerable 17/06/2008 02:32

Merci de ta visite qui me fait toujours plaisir, Chahid.Ainsi l'Histoire se répète-t-elle.... Amicalement à toi Eva

Chahid 17/06/2008 02:20

Ils savent bien qu’il leur faudrait remodeler l’esprit des croisades et de l’impérialisme pour le faire aller avec la mentalité de l’homme dit « moderne ».
Le fond est le même, mais la couverture change d’époque en époque !
« Dieu le veut » hier, la « démocratie » aujourd’hui…

eva journaliste-resistante a l'intolerable 15/06/2008 02:20












 
François Costes









13/06/08 :: 22:51


















La France sous le joug de l'empire israélo-américain (1ère partie actualisée, toutes les références)










Avant de laisser Nicolas Sarkozy s'emparer de l'Elysée, mes compatriotes auraient dû s'interroger sur ses alliances politiques internationales. Le clown de Neuilly se drape dans un manteau gaulliste, mais c'est un mercenaire de l'empire israélo-américain. En deux mots, il est notre Tony Blair, un homme dangereux qui menace sérieusement l'indépendance de la France et de l'Europe. Faudra-t-il le bouter hors du pays ? [1] NICKY AU PAYS D'ARIK "J'ai la réputation d'être l'ami d'Israël et c'est vrai."Nicolas Sarkozy Discours de politique étrangère Conférence des ambassadeurs 27 août 2007En mai 2003, Ariel Sharon avait refusé de rencontrer Dominique de Villepin, qui était pourtant, à l'époque, le ministre français des Affaires étrangères, mais qui avait eu l'intelligence et le courage de s'opposer à la guerre en Irak, tandis que Nicolas Sarkozy, lui, demeurait curieusement bien silencieux. (1/01)En décembre 2004, en suivant les traces du sénateur Hillary Clinton, du gouverneur Jim McGreevey et du maire Rudolph Giuliani, Sarkozy se rendait en Israël et salamalequait Sharon qui le reçut comme un chef d'Etat : "Il y a deux ans tout juste, Nicolas Sarkozy débarquait aux côtés de son épouse Cécilia pour une visite de quarante-huit heures en Israël. Déjà tout entier tourné vers son rêve élyséen, le tout nouveau patron de l'UMP d'alors (sans fonction ministérielle) était venu recevoir, avec des fastes dignes d'un chef d'Etat, la bénédiction des plus hautes autorités du pays, toutes sensibilités politiques confondues. Le message de Nicolas Sarkozy était simple : s'il est élu à l'Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de 'la politique arabe de la France'. A sa sortie d'un entretien avec Ariel Sharon, le Premier ministre israélien de l'époque lui avait publiquement lancé : 'Je suis certain que vous avez bien conscience de faire partie de nos amis.' Une petite phrase destinée à montrer que Sarkozy, à ses yeux, incarnait bien une vraie rupture avec Jacques Chirac. (...) Lors de ce voyage, [Sarkozy] confiait à Libération, depuis l'esplanade des mosquées, vouloir 'bien évidemment se rendre très bientôt dans les territoires palestiniens'. Il avançait la date de 'février ou mars 2005'. Il ne s'y est finalement jamais rendu." (1/02)Un autre compte-rendu de ce voyage en Israël confirme les liens privilégiés que Sarkozy a tissé depuis des années avec l'internationale sioniste : "Ariel Sharon et Nicolas Sarkozy se sont assurés de leurs bons sentiments respectifs, mercredi 15 décembre, au deuxième jour de la visite du président de l'UMP en Israël. Le premier ministre de l'Etat hébreu a qualifié son hôte d''ami d'Israël'. En retour, l'ancien ministre de l'économie français a pris soin, tout au long de son voyage, de manifester sa sympathie pour l'Etat hébreu. (...) Ce sont les contacts avec les hommes politiques israéliens qui ont le plus réjoui le président de l'UMP. 'J'espère que cette visite contribuera à l'amélioration des relations entre la France et Israël', a commenté Ariel Sharon devant un Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. Les deux hommes, qui ne s'étaient jamais rencontrés, ont discuté pendant près d'une heure et demie. (...) Accueilli en véritable homme d'Etat - 'selon un protocole largement au-dessus de celui réservé généralement à un chef de parti', note un diplomate à Jérusalem -, le président de l'UMP a aussi rencontré Moshe Katzav, président de l'Etat israélien. (...) Mais c'est le commentaire de Shimon Pérès, président du Parti travailliste, rencontré à la Knesset, qui lui sera allé droit au coeur : 'C'est toujours important de recevoir les responsables politiques étrangers, a déclaré le leader de l'opposition israélienne. Il faut regarder vers le futur'." (1/03)En juillet 2006, Israël lançait une nouvelle et terrifiante campagne de destruction du Liban en bombardant systématiquement ses infrastructures civiles. Bien qu'ayant fait preuve d'une grande discrétion lors de l'attaque américaine contre l'Irak, Nicolas Sarkozy montait cette fois-ci au créneau pour défendre l'Etat sioniste en déclarant qu'il y avait au Proche-Orient "un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable". (1/04) En retour, il se voyait félicité par les criminels de l'Etat d'Israël : "Dans ses déclarations à la radio ou à la télévision, Sarkozy se contente de singer Bush, et va répétant, à des micros complaisants 'qu'Israël a bien le droit de se défendre'. Parfois, le tartarin ajoute qu'Israël 'a non seulement le droit, mais le devoir de se défendre'. Mais dans ses conversations privées avec des dirigeants israéliens, Sarkozy va plus loin dans l'abjection. Témoin, ce récit, par le ministre israélien de l'immigration (un confrère, quoi !) Ze'ev Boïm, de l'entrevue qu'il vient d'avoir, à Paris, avec Sarkozy, et que rapporte Xavier Ternisien dans le journal Le Monde. Ze'ev Boïm : 'J'ai remercié Nicolas Sarkozy pour sa défense d'Israël et lui ai transmis les félicitations d'Ehud Olmert. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l'agression. Il m'a demandé de combien de temps l'Etat d'Israël a-t-il besoin pour terminer le travail. Je lui ai répondu : une semaine à dix jours'. Pour Sarkozy, les bombes, les roquettes, les enfants déchiquetés sur les routes, ou les hommes qui tombent au combat, tout cela c'est 'du travail'." (1/05)Sarkozy adore également les caïds de la police israélienne, au point de les inviter à Paris pour nous enseigner l'art du maintien de l'ordre : "Les chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, ont quitté leur pays dimanche à destination de Paris, à l'invitation de Nicolas Sarkozy qui veut profiter de leur 'expérience' en matière de 'maintien de l'ordre'. (...) Des thèmes de coopération plus approfondie entre les services de police des deux pays seront également abordés. (...) Cela pourrait aboutir à un téléscopage. En effet, la justice française a lancé un mandat d'arrêt international contre le milliardaire israélo-franco-russo-angolais Arcady Gaydamak, impliqué dans un trafic d'armes. Après avoir observé un profil discret, où il n'acceptait de se montrer que dans son fief de Moscou, Gaydamak est apparu au grand jour ces derniers temps en Israël, où il vient de prendre officiellement la présidence du club raciste d'extrême-droite Bétar de Jérusalem. Il parle même de participer aux prochaines élections législatives. Mais on peut faire confiance à Sarkozy pour ne pas mettre en oeuvre les décisions de la justice française, et ne surtout pas demander à ses amis israéliens l'extradition du mafieux Gaydamak." (1/06)Début 2007, la poste israélienne mettait en circulation un timbre représentant notre ministre de l'Intérieur : "Au lendemain d’une conférence de presse donnée à Paris par Nicolas Sarkozy au cours de laquelle il exprimait sa vision de la politique extérieure française, Guysen Israël News apprenait qu’un timbre israélien à l’effigie du candidat UMP avait été créé par son comité de soutien en Israël. À l’origine de cette initiative originale, Sylvain Semhoun délégué élu UMP Israël, et conseiller élu à l’assemblée des Français de l’étranger. "Il s’agit d’un petit geste symbolique destiné à resserrer les liens qui unissent les Français d’Israël à Nicolas Sarkozy. Nous avons pris comme prétexte l’anniversaire de N. Sarkozy, le 28 janvier, pour éditer ce timbre que l’on peut désormais trouver dans les postes israéliennes" indique S. Semhoun, (...) qui revendique par ailleurs être celui qui représente officiellement Sarkozy en Israël." (1/07)Mieux encore, il possible que Sarkozy ait été recruté il y a plus de 20 ans par les services secrets israéliens : "Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection [présidentielle], tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un étrange courriel. Le futur président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980 par le Mossad, le service secret israélien. Le texte envoyé se présente sous la forme d'une 'note de synthèse' de deux pages. Son titre : 'L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : le quatrième homme.' Au-dessus, un pseudo-logo de la 'DGSE'. (...) Selon l'auteur du message, en 1978, le gouvernement de Menahem Begin aurait commandité l'infiltration du parti gaulliste pour en faire une sorte de partenaire d'Israël. L'opération aurait été montée par Rafael Eytan, maître-espion israélien. 'Trois citoyens français prédisposés à collaborer' auraient donc été ciblés : Patrick Balkany, Patrick Devedjian et Pierre Lellouche. Balkany est présenté comme le chef du 'réseau'. En 1983, Patrick Balkany aurait recruté le 'jeune et prometteur' Sarkozy, le 'quatrième homme du Mossad'. Une cinquième recrue serait venue compléter le dispositif dans les années 1990 : Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières (Hauts-de-Seine)." (1/08)Le 22 avril 2007, au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy obtenait 82,18% des voix des Français installés en Israël (31,18% dans la France entière). Au second tour, le 6 mai 2007, ce pourcentage atteignait même 89,65% des suffrages exprimés (contre 53,06% en France). (1/09)Cette conquête de l'Elysée par le favori de Tel-Aviv a ravi les dirigeants israéliens : "Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien ministre de l'intérieur réjouit l'Etat juif. M. Sarkozy n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël.(...). 'Une ère nouvelle dans les relations avec la France' a titré en 'une' le grand quotidien Yediot Aharonot. 'Les origines juives du prochain président catholique français ont suscité de grands espoirs à Jérusalem', note l'éditorial (...). Pour Maariv, autre quotidien populaire, il s'agit d'une 'révolution française, grâce à laquelle un ami évident d'Israël accède à l'Elysée pour la première fois dans l'histoire de la Ve République'. (...) Le chef de l'opposition nationaliste, Benyamin Nétanyahou, a déclaré, de son côté, qu'il se considérait comme 'un ami personnel' de Nicolas Sarkozy 'depuis cinq ou six ans'. Les deux hommes se sont côtoyés lorsqu'ils occupaient tous les deux les fonctions de ministre des finances. 'Nous nous parlons régulièrement au téléphone', a affirmé à la radio le chef du Likoud." (1/10)En mai 2007, le soir même de son élection à la présidence de la République, Sarkozy, en apparence porté par "un grand rêve de paix et un grand rêve de civilisation", lançait son projet d'union méditérranéenne : "Le temps est venu de bâtir au centre une Union méditérranéenne, qui sera un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. Ce qui a été fait pour l'Union de l'Europe il y a soixante ans, nous allons le faire aujourd'hui pour l'union de la Méditerrannée." Mais l'habile orateur s'abstenait de révéler ses véritables objectifs : "Emporté par son élan, Nicolas Sarkozy oeuvre à la création d'une nouvelle organisation intergouvernementale : l'Union pour la Méditerrannée (UPM). Une fausse bonne idée dont personne ne veut à l'exception du mouvement sioniste et des chefs d'entreprise en quête de protections politiques. Car derrière les beaux discours, le président français tente de réorganiser l'Union européenne autour d'un tandem franco-anglais et en ouvrant la porte à Israël, bien que ce pays ne respecte pas le droit international." En mars 2008, "le Forum de Paris, une association créée par l'ancien président de Radio Shalom, Albert Mallet, et liée à TF1 et à Marianne, [organisait] un colloque haut de gamme sur le projet d'Union pour la Méditérranée. Parmi les orateurs, on retrouve (...) surtout l'ambassadeur André Azoulay (représentant officieux du roi du Maroc) et l'ambassadeur Elie Barnavie (représentant d'Israël). On y célèbre l'indentité transméditerranéenne et l'on se gargarise avec le 'processus de paix israélo-palestinien' pour mieux faire l'impasse sur la nature du régime sioniste, la longue errance des réfugiés palestiniens au Proche-Orient, l'apartheid en Israël et dans les territoires occupés, la torture, les guerres expansionnistes, l'annexion des fermes libanaises de Chebaa et du plateau syrien du Golan." (1/11)A l'automne 2007, lors d'une visite peu couverte par les grands quotidiens parisiens, le premier ministre israélien était reçu à l'Elysée : "C’est donc par des termes dithyrambiques que la rencontre au sommet entre Ehoud Olmert et Nicolas Sarkozy, qui s’est déroulée ce 22 octobre, a été décrite par l’entourage du premier ministre israélien. Qualifié d’extraordinaire et d’historique, l’entretien entre les deux hommes a conforté la relation entre les deux pays qui semblent désormais pouvoir tout se dire sans craindre la langue de bois. (...) Selon un grand quotidien israélien, il semblerait en effet que 'pour la première fois depuis 40 ans, Paris est devenu un allié aussi important que Londres'. L’élection de N. Sarkozy a joué le rôle de catalyseur dans cette amitié émaillée des soutiens trop manifestes des précédents présidents concernant les positions libanaises et palestiniennes. (...) Ce matin, le Premier ministre israélien a démarré sa visite hexagonale en se rendant au square Yitzhak Rabin, dans le XII ème arrondissement, afin de visiter le monument édifié en l’honneur des 3 soldats actuellement détenus par les milices du Hamas et du Hezbollah. Il en a profité pour exprimer toute sa reconnaissance à Paris, et féliciter les citoyens français pour cette initiative. Puis, à son arrivée dans la cour de l’Élysée aux alentours de 12h30, Ehoud Olmert a été accueilli par la garde d’honneur, avant de retrouver le chef de l’État français. Avant de débuter son déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy, il a tenu à préciser qu’il 'existait peu de sujets sur lesquels la France et Israël étaient en désaccord'. (...) À l’issue de plus d’une heure de déjeuner, N. Sarkozy a raccompagné E. Olmert sur le perron de l’Élysée en lui donnant une longue et chaleureuse accolade. (...) Après avoir rencontré son homologue français François Fillon, et le ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner, Ehoud Olmert a clôturé cette première journée parisienne par une rencontre avec les membres du CRIF à l’occasion d’une réception." (1/12)En novembre 2007, on apprenait que la France allait subventionner l'industrie militaire israélienne : "Le secrétaire d'Etat français chargé du commerce extérieur, Hervé Novelli, a participé à la Sixième conférence pour l'exportation et la coopération internationale organisée par les services du Premier ministre israélien le 1er novembre 2007 à Tel-Aviv. Ce déplacement a été l'occasion de préparer le rapprochement entre Israël et la France qui devrait prendre forme lors d'une visite du président Nicolas Sarkozy en mai 2008, puis avec la participation d'une unité de Tsahal au défilé militaire du 14 juillet (...). M. Novelli était accompagné d'une importante délégation, incluant notamment Lionel Stoléru, président de la Chambre de commerce France-Israël et chargé de mission auprès du président de la république. (...) Il a annoncé (...) la création d'un Fonds commun d'investissements pour l'innovation qui pourrait être doté de 100 millions d'euros. Compte tenu de la situation particulière de l'Etat hébreu, la recherche développement commune devrait porter sur des projets à usage militaire. Dès lors, [ce fonds] serait un soutien indirect à l'armement israélien. (...) Défenseur systématique de la politique des Etats-Unis, Hervé Novelli est l'une des rares personnalités politiques françaises a avoir approuvé aussi bien l'invasion de l'Irak par les Anglo-Saxons que l'attaque du Liban par Israël." (1/13)Les relations entre Paris et Tel-Aviv seraient ainsi devenues des plus intimes : "En répondant à l'invitation du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), mercredi 21 novembre [2007], David Martinon a fait d'une pierre deux coups. Le porte-parole de l'Elysée a pu défendre sans peine la position déjà enviable du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, auprès d'une partie de la communauté juive. Et il en a également profité pour soigner son image de candidat UMP aux élections municipales dans la ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), qui abrite une vie communautaire active, et où le président de la République l'a intronisé, le 30 septembre. Devant un auditoire qui était dans l'ensemble acquis à la politique de M. Sarkozy, M. Martinon a rappelé les positions du chef de l'Etat dans la lutte contre l'antisémitisme et son engagement auprès d'Israël, deux dossiers cruciaux aux yeux des représentants du CRIF. 'Le terme de "lune de miel" n'est pas trop fort pour caractériser les relations franco-israéliennes', a assuré le porte-parole de l'Elysée, insistant à plusieurs reprises sur la singularité des positions du président envers Israël au sein de la classe politique française." (1/14)En décembre 2007, alors que les médias français suivaient de près la visite en France de Muammar Khadaffi en diabolisant au mieux le président lybien, Nicolas Sarkozy accueillait, plus discrètement, Benjamin Netanyahu. A l'occasion de cette rencontre "très amicale", le premier sayanim de France laissait savoir qu'il partageait entièrement les estimations des services du renseignement israéliens quant à la menace nucléaire iranienne, - sans tenir compte de la publication, quelques jours auparavant, des conclusions des principales agences officielles américaines infirmant cette prétendue menace. (1/15) Dans la foulée, Sarkozy confirmait qu'il se rendrait en Israël en mai 2008 pour fêter le soixantième anniversaire la fondation de l'Etat sioniste. (1/16) Le même jour, Netanyahu, accompagné du général Moshe Yaalon, était reçu à Paris dans les locaux de la Maison du Barreau par l'association France-Israël et par Avocats Sans Frontières, ce qui montrait "une fois de plus, la complicité généralisée dont bénéficient les étrangleurs de la Palestine de la part des institutions françaises, qu’il s’agisse du gouvernement, de sa police, ou de l’Ordre des Avocats." (1/17)En janvier 2008, après Ehoud Olmert, puis Benjamin Netanyahu, Nicolas Sarkozy recevait officiellement Ehoud Barak. Alors que l'Etat juif imposait un blocus total de la bande de Gaza avec de désastreuses conséquences pour la population palestinienne, le ministre de la défense israélien pouvait, au cours de cette visite, s'exprimer librement dans Le Figaro, le quotidien pro-sarkozyste et pro-sioniste de Serge Dassault, et affirmer qu'il n'y avait "pas de crise humanitaire à Gaza". (1/18)En février 2008, Sarkozy continuait à soutenir publiquement Israël, cette fois-ci lors d'un dîner au bois de Boulogne : "Nicolas Sarkozy sera l'invité d'honneur du prochain dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 13 février 2008, invitation habituellement réservée au Premier ministre, a-t-on appris mercredi auprès du CRIF. François Fillon sera lui aussi invité, tout comme de nombreux membres du gouvernement, mais c'est au chef de l'Etat qu'il reviendra de prononcer un discours, a indiqué à l'AFP Haïm Musicant, directeur-général du CRIF. Selon M. Musicant, c'est Richard Prasquier, président du CRIF, qui a tenu à inviter le président de la République. M. Prasquier fait partie de la délégation qui accompagne actuellement M. Sarkozy aux Etats-Unis. (...) Ce sera le vingt-troisième dîner du CRIF, qui a lieu chaque début d'année au pavillon d'Armenonville, dans le bois de Boulogne (XVIe), en présence de nombreuses personnalités politiques, religieuses et diplomatiques. (...) La tradition veut que le président du CRIF fasse un discours, auquel répond le représentant de la République." (1/19)Devant les invités du CRIF, Sarkozy déclarait ne plus vouloir serrer la main de ceux des gens qui refusent l'existence d'Israël : "Interpelé sur la menace nucléaire iranienne et la sécurité d'Israël par le président du CRIF, Nicolas Sarkozy a précisé les positions françaises. Se présentant comme un 'ami d'Israël', le président a rappelé que 'la France ne transigerait pas avec la sécurité' de l'Etat juif. (...) 'Je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël, a-t-il affirmé sous les applaudissements." (1/20) "Il a aussi annoncé son souhait de voir confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah, à la rentrée 2008, dans le cadre de la lutte contre l'antisémitisme. Cette proposition suscite un accueil réservé de la part des enseignants. Le syndicat UNSA-SE la qualifiait jeudi matin 'd'ânerie morbide'." (1/21)Ce dîner au bois de Boulogne fut un succès incontestable pour l'internationale sioniste : "Le traditionnel dîner du CRIF, rendez-vous annuel obligé de la classe politique française toutes tendances confondues, de l’intelligentsia, des représentations diplomatiques, des dignitaires religieux des principales religions et des personnalités éminentes de la communauté, a battu le 13 février tous les records d’affluence. Plus de 1000 invités se pressaient dès 19h, allée de Longchamp, à l’entrée du Pavillon d’Armenonville. La présence exceptionnelle du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy et de la quasi totalité des membres du gouvernement réunis autour du Premier ministre, François Fillon et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, donnait un lustre prestigieux à cet événement retransmis en direct par plusieurs chaînes de télévision françaises et étrangères. Arrivé vers 19h30, le président Sarkozy, tout droit rentré d’un voyage officiel en Guyane, a été accueilli par le président du CRIF, Richard Prasquier, entouré des membres du Bureau Exécutif. Après un cocktail comme toujours animé, les discours, très attendus, de Richard Prasquier et de Nicolas Sarkozy ont constitué le clou de cette soirée présentée par le directeur général du CRIF, Haïm Musicant, comme ayant un caractère exceptionnel. (...) A propos d’Israël, le président réaffirme : 'Je suis un ami d’Israël'. Et il en donne une preuve d’actualité : 'J’ai voulu que la première visite d’Etat d’un président étranger en France soit celle que va effectuer en mars prochain, Shimon Peres'. Et encore : 'La France souhaite de toutes ses forces l’entrée d’Israël dans la Francophonie'. (...) A son tour, le président de la République est chaleureusement applaudi par un public conquis. Il est bien entendu impossible de citer les nombreuses personnalités présentes au Pavillon d’Armenonville. Outre les membres du gouvernement, les représentants éminents de la plupart des partis politiques, les dignitaires religieux, les dizaines d’ambassadeurs dont ceux de Tunisie et du Maroc, très entourés, on pouvait croiser des vedettes de la chanson comme Régine ou Rika Zaraï et des hommes de plume, tels Marek Halter. Compte tenu du succès remporté cette année, nul doute que le prochain dîner du CRIF devra compter sur la pérennisation du cap mythique des 1000 invités." (1/22)Comme le note Thierry Meyssan, qui dirige le Réseau Voltaire, le discours de Sarkozy au pavillon d'Armenonville a confirmé un profond changement de la politique étrangère française : "Nicolas Sarkozy a présenté aux responsables et aux invités du CRIF la nouvelle politique israélienne de la France. (...). L’importance du propos a échappé aux éditorialistes français, mais pas aux chancelleries étrangères qui s’interrogent sur les fondements idéologiques et les conséquences d’un tel bouleversement. (...) Contrairement à son intitulé, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) n’est pas —ou plutôt n’est plus— représentatif de tous les juifs de France. Si, à l’époque où il était présidé par l’avocat Théo Klein, il apportait un soutien critique à l’État d’Israël, il s’est aujourd’hui transformé en simple courroie de transmission du mouvement sioniste. Désormais, il lutte contre la République française, accusant d’'assimilationnisme' les juifs républicains héritiers de la Révolution et de l’abbé Grégoire. Il agit comme un lobby à l’américaine et entretient d’ailleurs des liens étroits avec l’AIPAC et l’AJC aux États-Unis. De 2001 à 2006, il était présidé par le banquier Roger Cukierman, secrétaire général de la financière Rothschild, qui en a considérablement durci ses positions. Il est aujourd’hui présidé par le cardiologue Richard Prasquier, également lié à la dynastie Rothschild. Le dîner annuel du CRIF s’est progressivement imposé comme un événement mondain parisien. S’y montrer, c’est manifester son soutien à Israël et laisser entendre que l’on bénéficie soi-même de l’appui de ce lobby. Compte tenu de l’influence supposée de cette organisation, tout ce qui compte d’opportunistes en politique fait donc des pieds et des mains pour y être invité, quitte à payer chèrement sa place, car cette soirée de gala n’est pas gratuite. Si des parlementaires et des membres du gouvernement s’y bousculent, le président de la République ne s’y rend jamais car sa fonction lui interdit d’apporter un soutien ostensible à quelque groupe de pression que ce soit. François Mitterrand a cependant dérogé une fois à cette règle (en 1991) pour des motifs électoralistes qui ne sont pas à son honneur. Nicolas Sarkozy, quant à lui, revendique au contraire d’user et d’abuser de sa fonction de président de la République pour favoriser ses amis. Ayant déjà honoré de sa présence les réunions de divers lobbys, il pouvait bien participer à celle du CRIF. C’est donc devant un millier d’invités acquis au sionisme, ou feignant de l’être, dont la quasi-totalité de son gouvernement, que Nicolas Sarkozy a défini la nouvelle politique israélienne de la France. L’événement était retransmis en direct sur la chaîne parlementaire et sur la chaine d’opinion Guysen TV. En effet en vertu du principe du deux poids deux mesures, alors qu’Al-Manar a été interdite en France par crainte de voir importer dans le pays les conflits du Proche-Orient, Guysen TV —qui a les mêmes caractéristiques, mais au service de l’occupation israélienne— a par contre été autorisée. (...) Nicolas Sarkozy, quant à lui, opère une rupture avec ses cinq prédécesseurs. Il imagine restaurer le parti colonial, non plus dans une rivalité entre Français et Anglo-Saxons, mais au sein d’un empire transatlantique en formation, où la classe dirigeante commune aux États-Unis et à l’Union européenne ambitionne d’exercer collectivement une domination globale. Dans cette perspective, l’année 2008, qui correspond au 60ème anniversaire de la proclamation unilatérale d’indépendance de l’État d’Israël, devrait être celle d’un rapprochement spectaculaire entre Paris et Tel-Aviv. (...) En politique étrangère, la rupture sarkozyenne est donc beaucoup plus vaste qu’on ne le perçoit. Elle remet en cause les idéaux de la Révolution française. Il n’est pas sûr que les Français l’acceptent car il est des ruptures qui sont des trahisons." (1/23)En mars 2008, c'était Shimon Peres, le président israélien, qui venait dîner à l'Elysée. En l'accueillant, Carla Bruni-Sarkozy, elle-même d'origine juive, déclarait "avoir ressenti une grande émotion" pour cet "homme exquis". (1/24) L'hebdomadaire Paris Match, un des moteurs de la machine de propagande israélo-américaine dans l'Hexagone, révélait aussi que le chef cuisinier du palais présidentiel avait, à la demande d'un rabbin, "recouvert tous les plans de travail d'aluminium pour que les repas servis ce soir soient casher." Parmi les convives venus se régaler, pendant que la bande de Gaza crevait de faim, "d'asperges vertes et blanches sur un râpé de truffes" suivies "d'un filet de barbue aux morilles accompagné d'un risotto au parmesan", on notait Alexandre Arcady-Brachlianoff, Maurice Benguigui, Jean-Louis Borloo, Jean-François Copé, Jean-Pierre El-kabbach, André Glucksmann, Marek Halter, Arno Klarsfeld, Beate Klarsfeld, Serge Klarsfeld, Bernard Kouchner, Ivan Levaï, Serge Moati, Claude Lanzmann, Daniela Lumbroso, Eshkol Nevo, Bar Refaeli, Simone Veil et Joseph Zimet.Shimon Peres se rendra aussi au Salon du livre qui se tenait à Paris du 14 au 19 mars 2008 et dont l'invité d'honneur était... Israël. (1/25) Certains des auteurs juifs officiellement invités par le quai d'Orsay refuseront cependant de participer à l'évènement : "A chaque édition du Salon du livre de Paris, le ministère des Affaires Etrangères et le Centre national du livre invitent une quarantaine d’écrivains du pays invité d’honneur avec les autorités du pays concerné. Ensemble, ils décident de la liste des invités. Cette année, le choix s’est porté sur 40 auteurs de fiction (roman, poésie, bande dessinée et littérature jeunesse), privilégiant les écrivains de langue hébraïque traduits et publiés en français qui vivent en Israël. (...) Le poète israélien Aharon Shabtai nous fait savoir qu’il a décliné l’invitation qui lui était faite (...). Aharon Shabtai, qui ne cache pas le dégoût que lui inspire la politique colonialiste et raciste du gouvernement israélien, a fait savoir à l’attaché culturel de l’ambassade d’Israël à Paris, ainsi qu’au journal Haaretz, qu’il ne participerait pas à ce qu’il considère un 'événement de propagande' en faveur d’Israël." (1/26)En mai 2008, Sarkozy s'affichait au Trocadéro en compagnie du ministre israélien des affaires étrangères : "Un concert de plein air pour célébrer le 60ème anniversaire d’Israël a réuni dimanche soir à Paris des milliers de personnes, dans une ambiance mêlant musique et politique, en présence du président Nicolas Sarkozy et Tzipi Livni. Le chef de l’Etat français a reçu Livni au palais de l’Elysée, avant de se rendre pour une brève visite de courtoisie à la tribune d’honneur de ce concert dans les jardins du Trocadéro, face à la tour Eiffel. Livni est montée sur scène pour rendre hommage à son hôte, qui affiche ouvertement son amitié pour l’Etat hébreu. 'Partageons le bonheur de voir l’amitié retrouvée entre nos deux pays', a déclaré Livni, faisant implicitement allusion aux positions par le passé souvent jugées pro-arabes de Paris. Livni a salué 'le président Sarkozy, qui représente avec tant de courage les valeurs du monde libre'. Le président français est attendu pour une visite officielle en Israël en juin. Dans un message vidéo diffusé à la foule qui agitait sous une pluie intermittente de nombreux drapeaux israéliens, Shimon Peres a rendu hommage à l’appui de la France pour la création du jeune Etat en 1948." (1/27) A cette occasion, le quotidien Le Monde ouvrait ses colonnes à Maurice Lévy, PDG de Publicis, qui pouvait y clamer : "Israël est un pays ami né dans les souffrances, la douleur et les drames, sur sa terre d'origine et il est somme toute assez normal de manifester son amitié, comme on le fait pour un proche qui fête un évènement heureux." (1/28)Le fils d'Andrée Mallah tient le discours des suprémacistes juifs ayant fondé Israël et dictant depuis des décennies la politique étrangère américaine : "L’histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre [2007], puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l’Etat s’est lancé dans une diatribe confuse d’une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d’intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs." (1/29)L'alignement du clown de Neuilly est si flagrant que les ministres de pays arabes ne se privent pas de l'évoquer dans leur presse nationale : "Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens combattants algériens, Mohammed Cherif Abbes, accuse à mots à peine couverts [Nicolas Sarkozy] d'être un agent à la solde d'Israël." (1/30) Dans cet entretien, le ministre avait déclaré : "Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l'ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d'ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite, soulève plusieurs interrogations, comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s'est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif." (1/31) Ainsi, "son refus de la repentance à propos du passif colonial de la France, doublé des propos désobligeants tant en France qu'au sein des instances européennes (...) de même que le forcing déployé depuis Paris pour favoriser la venue en Algérie du chanteur originaire de Constantine Enrico Macias, réputé pour ses positions pro-israéliennes, ont valu [à Sarkozy] une volée de bois vert de la part des dirigeants algériens l'accusant d'être l'otage du lobby juif. Procédé inhabituel dans les annales diplomatiques internationales, ces déclarations corrosives de membres du gouvernement sont intervenues à quelques jours de la visite en Algérie de M. Sarkozy. Bien que désavouées par le président Abdel Aziz Bouteflika, elles n'en n'ont pas moins été interprétées comme un coup de semonce déguisé à l'égard d'un homme soupçonné d'avoir opéré un retournement complet de la diplomatie française en faveur des thèses atlantistes et pro-israéliennes." (1/32) [2] NICKY AU PAYS DE TONY Le 30 janvier 2007, à trois mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle française, Sarkozy allait à Londres consulter son frère jumeau, le Premier ministre Tony Blair, un belliciste corrompu (2/01) que la presse alternative américaine traite souvent de "caniche de la Maison Blanche" et dont l'ascension politique comme les guerres au Moyen-Orient s'expliquent largement par l'influence du lobby pro-israélien : "Nicolas Sarkozy a choisi la Grande-Bretagne et un déjeuner avec Tony Blair pour son premier voyage à l'étranger de candidat à l'élection présidentielle. Bien qu'en fin de règne et vivement contesté en raison de la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak aux côtés des Etats-Unis, le Premier ministre britannique reste en France une sorte de référence, honnie ou admirée. (...) Nicolas Sarkozy a pour sa part 'la plus haute considération pour Tony Blair, pour son courage, sa capacité à réformer et à rebondir, pour sa vision', selon l'entourage du candidat UMP." (2/02)Tony Blair doit beaucoup à un certain Michael Levy : "Récemment annobli comme d'autres avec lui, Michael Levy porte maintenant le titre de Viscount Reading. Cet ami d'[Ariel] Sharon est l'éminence grise de Tony Blair, leader du New Labour, premier ministre de Grande-Bretagne et envoyé plénipotentiaire de Washington. Fervent sioniste, Levy est l'homme qui a permis à Blair d'accéder au pouvoir. C'est lui qui a mis en selle le jeune Tony et qui a géré avec succès sa campagne électorale. (Levy a beaucoup appris d'[Edgar] Bronfman, qui joua un rôle essentiel dans la victoire de [Bill] Clinton lors de sa course à la Maison Blanche). Blair nomma Levy envoyé spécial au Moyen-Orient, mais le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, s'opposa aux tentatives faites par Levy pour re-sioniser la politique britannique. Il refusa même d'accorder au nouveau Lord Levy un bureau avec une secrétaire au sein du ministère des affaires étrangères. C'était risqué de la part de Cook, qui avait déjà plusieurs fois importuné les Israéliens. Après la réélection de Blair, Cook fut chassé et Levy prit des galons." (2/03) En janvier 2007, au moment même où Sarkozy se rendait à Londres pour consulter Tony Blair, Lord Levy était arrêté une seconde fois dans le cadre d'une affaire de corruption, le "cash-for-honors scandal". (2/04) En décembre 2007, moins de six mois après le départ de Tony Blair de Downing Street, son successeur, Gordon Brown, était lui aussi mêlé à un scandale de financement du Parti travailliste par une des branches du lobby juif, le Labour Friends of Israel (LFI), - dont l'influence sur la scène politique britannique n'a d'égale que celle du Conservative Friends of Israel (CFI) -, et deux de ses principaux acteurs, Jon Mendelsohn et David Abrahams. (2/05) (2/06)En janvier 2008, Tony Blair était l'invité d'honneur du Conseil national de l'UMP et s'offrait un discours devant 2.500 membres du parti réunis à Paris au Palais des Sports. "Nicolas Sarkozy a ensuite quitté son siège pour rejoindre sur scène l'ancien locataire du 10 Downing Street et saluer le public, une main levée dans la sienne. 'Des socialistes comme ça, ils ont toute leur place au gouvernement', lui a lancé le chef de l'Etat (...)." (2/07) "'C'est un grand d'Europe', s'est exclamé le président de la République, ne tarissant pas d'éloges à l'égard de l'ancien premier ministre britannique. Même s'il s'est gardé de l'expliciter, le président français confirme ainsi l'appui qu'il entend apporter à son éventuelle candidature pour la première présidence stable du Conseil européen." La tâche sera difficile pour Sarkozy et pour son protégé, que nombre de politiciens européens considèrent trop aligné sur Washington : "'Contrairement à ce que l'on semble croire ici, Tony Blair ne bénéficie pas d'une si bonne image en Europe. Il est très contesté par les autres partis et responsables socialistes, à commencer par José Luis Zapareto, et je ne crois pas que le PPE (Parti populaire européen, rassemblant les représentants de la droite) l'accepterait'," confiait le sceptique Jacques Barrot, commissaire européen chargé des transports (2/08) ; "Les socialistes [français] ont fait savoir qu’ils jugeaient que l’élection de Blair (...) était une mauvaise idée. Plus gênant pour Sarkozy, c’est au tour d’Édouard Balladur de faire savoir (...) son opposition à Blair. Pour l’ancien Premier ministre (1993-1995), le président du Conseil européen doit répondre à deux critères : être issu d’un pays qui 'adhère complètement aux progrès de l’Union' et permettre à celle-ci d’exister diplomatiquement 'de façon indépendante des États-Unis'. Or (...) son alignement sur la politique américaine dans l’affaire irakienne le disqualifie pour 'être le symbole d’une Europe indépendante'. Valéry Giscard d’Estaing est exactement sur la même longueur d’onde. (...) Beaucoup, à Bruxelles, pensent que le candidat devra être issu d’un pays appartenant au cœur de l’Union, c’est-à-dire d’un État membre de la zone euro. Blair, même s’il est internationalement connu, est trop politiquement marqué, comme le font justement remarquer les deux vieux sages de la droite française." (2/09)Ces dernières années, au cours de réunions privées ayant irrité l'Elysée, Blair avait fait profiter Sarkozy de ses bons conseils. Au caniche de Washington, le clown de Neuilly a pu emprunter un certain style : "Fait des plus révélateurs, l'équipe de campagne de Sarkozy (...) s'inspire directement des manipulations médiatiques de la plus pure tradition blairienne. Selon le journaliste Philippe Ridet du quotidien Le Monde, la 'Firme Nicolas' est une équipe d'as d'une trentaine d'années équipés de portables dernier cri et habillés en Ralph Lauren qui travaillent comme des fous. Ils n'ont qu'une obsession, celle de façonner une certaine image publique, et rien ne saurait les arrêter. Un style politique jusqu'ici inconnu en France." (2/10)En mars 2008, après avoir sérieusement fragilisé nos relations avec l'Allemagne et la Russie, Sarkozy retournait à Londres pour y célébrer une nouvelle "fraternité" franco-britannique : "Une visite d'Etat chez la reine : douze ans qu'un chef de l'Etat français n'avait pas eu cet honneur... Il faut dire qu'un président ne reçoit une invitation aussi prestigieuse qu'une seule fois au cours de sa carrière. Moins d'un an après son élection, Nicolas Sarkozy sera accueilli aujourd'hui par Elisabeth II dans sa résidence personnelle de Windsor. (...) Cette visite s'inscrit sur fond de réchauffement entre la France et la Grande-Bretagne, après les tensions entre Jacques Chirac et Tony Blair au moment de l'invasion de l'Irak. Nicolas Sarkozy, qui s'adressera cet après-midi devant les deux chambres du Parlement réunies - un privilège rare - ne devrait pas manquer de plaider pour le renforcement de l'axe franco-britannique." (2/11) "Quand il aime, Nicolas Sarkozy ne compte pas. Ni les compliments, ni les hyperboles. (...) Le président de la République a adressé une vibrante déclaration d'amour aux membres du Parlement britannique réunis dans la Royal Gallery de Westminster. Debout, ceux-ci, qu'ils soient de la Chambre des lords ou des Communes, l'ont applaudi une bonne minute au terme de son discours. (...) A l'heure où le couple franco-allemand traverse des turbulences, M. Sarkozy entend fortifier l'axe Paris-Londres. (...) Aussi britannique à Londres qu'il était apparu américain à Washington, M. Sarkozy a semblé parfois cédé aux petites facilités du discours amoureux." (2/12) Durant son séjour, le clown de Neuilly vantera haut et fort le "modèle britannique", même si, pour Jacques Chirac, ce modèle n'offre en fait "rien à envier ou à copier". (2/13)Sarkozy a finalement réussi à remplacer l'ancien Premier ministre britannique au sein de l'empire israélo-américain : "M. Bush doit être aux anges. S'il regrette la perte de Tony Blair, son chien de manchon favori, une autre bestiole fort excitante vient de sauter sur ses genoux : M. Sarkozy, le nouveau président français, semble en effet d'une espèce plus agressive, prête à défendre les ambitions de la Maison Blanche et à dévorer tout ce qui s'opposerait aux croisades de M. Bush dans un Moyen-Orient sacrifié sur l'autel de l'expansionnisme israélien." (2/14) [à suivre]














Notes :






Sources1 - Nicky au pays d'Arik1/01"Ariel Sharon refuse de rencontrer Dominique de Villepin à Jérusalem" Le Monde (France), 24 mai 2003 1/02 "Sarkozy, 'candidat naturel des électeurs juifs'" Libération (France), 04 décembre 2006 1/03 "Reçu en Israël en homme d'Etat, M. Sarkozy s'est posé en héraut de la lutte contre l'antisémitisme" Le Monde (France), 16 décembre 2004 1/04www.orange.fr (France), 16 juillet 2006 1/05"Laisser Israël terminer le travail" CAPJPO-EuroPalestine (France), 20 juillet 2006 1/06 "Sarkozy appelle en renfort la police israélienne"CAPJPO-Europalestine (France), 11 décembre 2005 1/07"Présidentielle française : un candidat à la poste" Guysen News (Israël), 01 mars 2007 1/08"Les étranges accusations d'un cybercorbeau"Le Figaro (France), 12 octobre 2007 1/09Ministère de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire / Ministère des Affaires étrangères / Ambassade de France en Israël / Consulat de France à Jérusalem, mai 20071/10"L'arrivée au pouvoir 'd'un ami évident' est considérée comme 'un bienfait' en Israël"Le Monde (France), 08 mai 2007 1/11"L'Union méditérranéenne : la rhétorique sarkozyste à l'épreuve de la réalité" Réseau Voltaire (France/Liban), 30 avril 2008 1/12"Olmert et Sarkozy font le point"Guysen News (Israël), 22 octobre 2007 1/13"Coopération franco-israélienne en matière de recherche-développement militaire"Réseau Voltaire (France), 06 novembre 2007 1/14"Sarkozy spokesman: France and Israel enjoy 'honeymoon'"AFP (France), 24 novembre 20071/15"Iran: Nuclear Intentions and Capabilities"National Intelligence Estimate (USA), 03 décembre 2007 1/16"Sarkozy hosts Netanyahu in Paris"Haaretz (Israël), 11 décembre 2007 1/17"Quand la Maison du Barreau accueille des criminels de guerre" CAPJPO-EuroPalestine (France), 10 décembre 20071/18"Le Caire doit juguler l'afflux d'armes à Gaza"Le Figaro (France), 25 janvier 2008 1/19La Croix (France), 08 novembre 20071/20"Le chef de l'Etat 'ne serrera pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël'"Le Monde (France), 14 février 2008 1/21 "Au dîner annuel du CRIF, le président de la République a souhaité ouvrir les enfants à la dimension de Dieu"Le Monde (France), 14 février 20081/22 "La laïcité au centre du dîner du CRIF avec Nicolas Sarkozy"Le Crif en action (France), 14 février 20081/23"La rupture: Nicolas Sarkozy, la France et Israël" Réseau Voltaire (France/Liban), 17 février 20081/24 "Carla Sarkozy reçoit à l'Elysée pour son premier dîner d'Etat"Paris Match (France), 13-19 mars 2008 1/25 "Israël" Le Monde / Le Monde des livres (France), 14 mars 20081/26"Israël invité d’honneur du prochain Salon du Livre à Paris : Aharon Shabtai annonce qu’il boycotte l’événement"CAPJPO-EuroPalestine (France), 12 décembre 2007 1/27 "60ème anniversaire d’Israël : Sarkozy et Livni pour un concert à Paris"www.aloufok.net, 26 mai 2008 1/28"Pourquoi célébrer Israël ?"Le Monde (France), 23 mai 2008 1/29Coulisses de Bruxelles (Belgique), 14 novembre 20071/30"Algérie : insinuations antisémites contre Sarkozy" Le Figaro (France), 27 novembre 20071/31El Khabar (Algérie), 26 novembre 20071/32"Nicolas Sarkozy à Alger : un rude apprentissage de la causticité algérienne"Blog de René Naba (France), 02 décembre 2007 2 - Nicky au pays de Tony2/01"And the Sleaze Goes On" Old Trout (USA), IV-2006 2/02"Premier déplacement à l'étranger du candidat Sarkozy" Le Monde (France) / Reuters, 29 janvier 2007 2/03"Chosen and Choosing" Israel Shamir, 2002 2/04"Blair Ally Arrested in Corruption Probe" The Washington Post (USA), 31 janvier 2007 2/05"When Jews and political money scandals collide"Haaretz (Israël), 02 décembre 20072/06"Some People Never Learn the Lesson" [Gilad Atzmon] http://www.middle-east-online.com ( ), 04 décembre 20072/07"Au conseil national de l'UMP, Tony Blair vole la vedette à Nicolas Sarkozy"Le Monde (France) / AFP, 12 janvier 20082/08"Nicolas Sarkozy reçoit le 'grand d'Europe' Tony Blair, possible président du Conseil européen" Le Monde (France), 14 janvier 2008 2/09 "Tir de barrage français contre Tony Blair"Coulisses de Bruxelles (Belgique), 16 janvier 20082/10"Sarkozy seeks help from Blair"The Observer (UK), 25 juin 2006 2/11"Nicolas Sarkozy en visite à Londres pour renforcer l'axe franco-britannique" Le Monde (France), 26 mars 2008 2/12 "Devant le Parlement britannique, Nicolas Sarkozy vante le Royaume-Uni 'devenu pour nous un modèle'" Le Monde (France), 28 mars 2008 2/13"Sarkozy embraces the Anglo-Saxons" The Economist (UK), 03 février 2007 2/14"A Poodle For A Lapdog"Information Clearing House (USA), 28 août 2007







http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkEFFAZVEpXUMFtzJD.shtml

eva journaliste-resistante a l'intolerable 15/06/2008 02:15

Commentaires


Israël devrait également  désigner un membre permanent dans chacun des gouvernements nationaux...Regionaux et locaux des chacun des pays membres de EUou peut-il cela est-il déjà en oeuvre...Il nous suffit de constater le nombre croissant d'hommes et de femmes politiques prêt et soutenant la politiques destructrice des gouvernants Israëliens au détriment des intérêts de la vie du pays, du peuple qu'ils/qu'elles sont sensés servir !!!Ainsi les gouvernants NECROPHILE ISRALIENS, pourra IMPOSER  ses décisions, ses choix politiques, et, distiller tranquillement mais surement  son  venin  islamophobe.- Sentiment ISLAMOPHOBE OMNIPOTENT dans les sociétés EUROPEENNE et ce depuis bien les crises, successives du pétrole...Les Gouvernants NECROPHILES ISRALIENS pourront 'ainsi EXCITER, les peuples... EXACERBER l'idée, de la guerre contre justement ces "ARABES" ces êtres  affirmés inférieurs.Ces arabes/integristes:terroristes, ne sont pas des êtres humains; se   sont des bêtes, des singes.... Ce discours, cette idéologie fasciste -  les bourreaux ISRAELIENS, actuels se le sont vu attribuer, les boureeaux/ nazis/ Allemands...Ce  qui, a permis aux peuples EUROPEENS de travailler en toute bonne conscience à leur  destruction...N'ayant rien retenu de leur propre passé, n'ayant rien tiré des souffrances d'hier, ils- ces israeliens,  veulent reproduire à l'identique, ce qu'ils ont subi...Inlassablement l'histoire se répèteSeulement,  voilà, les Israeliens, ont besoin de la complicité active  des gouvernants et EUROPEEN (puisqu'ils ont a leur botte les US)  et de leurs peuples afinde les entraîner dans leur folie    parano et pour cela il est indispensable - comme aux USA - de infiltrer tous les niveaux de décision politiques, ils se doivent d'être  confortablament installés sur toutes les marches décisionnaires et ce, dans tous les pays européens - l'Allemagne NAZI a envahi, IMPOSE ses lois - ISRAEL veut en faire AUTANT... AVEC POUR SEUL SLOGAN :"Tous unis contre ces être inférieurs que sont ces "Arabas incultes" débile, etc......Ainsi se répète l'histoire de la folie meurtriére des hommes, qui inlassablement REPRODUISENT  les mêmes erreurs, les mêmes destructions, seuls changent le bouc emissaire et la religion a EFFACER de la surface de la planéte...Si BORROSO et sa clique accédent à une telle énormité... Tout est possible, c'est-à-dire le pire car je me répète les peuples arabes - à l'inverse des juifs en 1939 - ne se laisseront pas ainsi conduire tels des moutons résignés vers la mort - les chambres à gaz, d'hier -  ils répondront et même ceux, installés depuis des génèrations dans les pays européens... Ces NECROPHILES/GOUVERNANTS/UTRALIBERAUX/RELIGIEUX INTEGRISTES/US/ISRAELIENS, vont nous mener tout droit vers une multitude de petites guerres civiles d'une part et d'autres part ils vont vraiment concrétiser cette fumeuse idée d'apocaplyse... Si bien décrite dans leur livre religieux...Désespérant de bêtise !!!!Hadria RIVIEREhttp://hadria.riviere.over-blog.com/
commentaire n° : 1 posté par : RIVIERE HADRIA (site web) le: 14/06/2008 17:58:57
A mon humble avis, il y a des sionistes dans tous les postes clefs des pays Européens, c'est pourquoi PS comme UMP veulent tant que l'"aventure européenne" continue et trouvent inacceptable le NON Irlandais. Ou allons-nous ? C'est l'angoisse, celà m'a donné des maux d'estomac quand j'ai découvert ça. Nous devons être solidaires, nous, en temps que peuple, avec les peuples du Moyen-Orient quels qu'ils soient.Je t'embrasse Hadrialu en commentaires surle blog de sceptixhttp://panier-de-crabes.over-blog.com/article-20442044-6.html#anchorComment

charlotte357 13/06/2008 23:43

L'alliance Euro-atlantiste confirmée par Bush cet après midi dans son discours à l'OCDE, au détriment des peuples du Moyen Orient (sous prétexte de terrorisme), me remet en mémoires les prophéties de Nostradamus. Les dirigeants européens, Merkel en tête, commencent à montrer leur vrai visage. Les évènements vont, je le crains, se précipiter avant les présidentielles américaines. Si l'Iran est attaquée par Israel ou par les US, le Moyen-Orient s'embrasera. Bises

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