22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 16:14

http://fr.images.search.yahoo.com/images/view?back=http%3A%2F%2Ffr.search.yahoo.com%2Fsearch%3Fei%3DUTF-8%26p%3Dphotos%2Bprison&w=1024&h=768&imgurl=users.utu.fi%2Fostali%2FLocal%2520prison.jpg&size=167.2&name=Local+prison.jpg&rcurl=http%3A%2F%2Fusers.utu.fi%2Fostali%2FKI.htm&rurl=http%3A%2F%2Fusers.utu.fi%2Fostali%2FKI.htm&p=prison&type=jpeg&no=2&tt=200%2C323



                                                               

users.utu.fi/ostali/Local%20prison.jpg




Trois lignes juste pour attirer votre attention

Je me suis toujours méfiée du palais de (l'in)justice

Mais là, en Sarkoland, ça dépasse les limites !

Vers quel type de société allons-nous ?

A l'Américaine ????

Quelles dérives !

Merci l'Aviseur International (marcfievet.com)

pour ces judicieux choix d'articles.

Eva

http://www.marcfievet.com/article-19779323.html

olivier.libre@no-log.org



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Entendu, C. Dans l'Air de ce jour

" L'extrême-gauche progresse partout.
Le mouvement n'est pas suffisant pour qu'elle gagne,
mais il est assez fort pour faire perdre la gauche " 

Besancenot chez Drucker ? Pour la droite,
cela fait partie d'une stratégie délibérée,
nouvelle, afin d'affaiblir
la gauche de gouvernement

et de garder le pouvoir.

La droite est machiavélique.
Une armée de stratèges est payée
avec l'argent des contribuables, le nôtre,
pour étudier les moyens de berner les citoyens
(cf langage utilisé : "Modernité", ""Ajustements structurels", etc)
Méfiance ! Soyons sur nos gardes !

Eva

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Les manifestations ne suffisent pas ?

Le pouvoir fait la sourde oreille ?

Passons à la grève générale !

Eva




Vous vous intéressez au NOM ?
Lisez l'avant-dernier article d'Arthenice sur le Nouvel ordre Mondial.
Il est excellent !


http://lecarnavaldarthenice.blog.fr/2008/05/22/nouvel-ordre-mondial-encore-4206253

Rappel : Pour le NOM, sites de
lagrandeconspiration,
nouvelordremondial,
onnouscachetout
etc



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Intolérable ! La pauvreté devient un délit !

En Italie, bientôt en France, dans une Europe ghettoïsée, forteresse,
les étrangers sont perçus comme des gêneurs, des ennemis, des criminels,
c'est ça, l'Europe des Droits de l'Homme ?

En Italie, il y a maintenant un délit d'immigration clandestine !
Quatre ans de prison pour ceux qui ont fui la misère,
pour ceux qui ont espéré en l'Europe, Eldorado sur les écrans de télévision,

4 ans de prison parce qu'on n'est pas dans son pays,
parce qu'on n'est pas citoyen européen ! 

Est-ce que la vie va être toujours plus difficile
pour les pauvres toujours plus nombreux,
nous, demain, peut-être ?

Est-ce qu'on peut vivre traqué, stigmatisé
(la nouvelle étoile jaune, amis Juifs militants,
voilà une occasion de vous mobiliser !
N'acceptez pas que ça recommence ! ),
et même criminalisable ?

Délit de pauvreté, délit de réfugié de la misère ?
Répulsif pour les pauvres ?
Aux Etats-Unis, on envisage de ne plus les soigner !

Mais dans quel monde vivons-nous ?
Avons-nous perdu toute humanité ?
Est-ce que nous sommes devenus complètement fous ?

Quel planète allons-nous léguer à nos enfants ?
Avec des étoiles jaunes pour cinq milliard d'individus ?
Avec des murs, des miradores, des ghettos, des forteresses,
des matraques, des centres de rétention, des prisons,


la peur de l'autre, le rejet de l'autre ?

Et vous savez qui est le gagnant, en définitive ?
Ceux qui tirent les ficelles, là-haut,
ils ricanent, parce qu'ils ont réussi à nous dresser
les uns contre les autres,
pour leur plus grand profit !

Mes amis, retrouvons notre humanité !
Nous sommes citoyens du même monde,
frères et soeurs en humanité,
solidaires les uns des autres !

Retrouvons d'urgence le sens de notre humanité,
retrouvons d'urgence le sens de la solidarité,
de l'accueil, de l'entr'aide, de la fraternité !

Ne laissons pas aux maîtres du monde la joie sadique
de nous voir nous dévorant mutuellement !

Mes amis, partons à l'assaut de nos forteresses intérieures, de nos préjugés !

Et faisons de la terre un monde où il fait bon vivre,
accueillant, solidaire, convivial, fraternel !

Eva



Qu'as-tu fait de ton frère ?



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11 millions de victimes !

Déjà !

Victimes des armes à sous-munitions !

Il faut exiger l'interdiction

de la fabrication,

de l'utilisation,

et du stockage

de ce type de bombes !




Un B-1 Lancer larguant sa charge de bombes à sous-munitions lors d'un exercice.

http://fr.wikipedia.org


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P.A.C.


Courriel reçu,

Je vous le montre avec d'autant plus de plaisir
qu'il évoque la question  agricole,
à laquelle je suis particulièrement sensible,
moi qui suis née dans un domaine situé à la limite de
la Normandie et de la Picardie,
en pleine terre,
au milieu des poules et des chevaux,
dont ma mère était seule à s'occuper en 44 au moment des bombardements,
même le palefrenier se terrait

Moi qui ai un amour irlandais de la terre, qui la couve, la chérit, la protège,
qui souhaite qu'elle redevienne nourricière
au lieu d'être couverte de béton,
hérissée de routes,
ou privatisée pour le seul bénéfice des multinationales,

moi qui rêve de voir l'agriculture de subsistance, familiale,
retrouver sa place au détriment de l'usurpant,
l'agriculture intensive, productiviste, aux mains
de gros industriels assoiffés de profit,

moi qui rêve de voir à nouveau les poules heureuses en liberté,
au lieu de crever vivantes dans des élevages inhumains
pour le seul bénéfice de quelques-uns,

moi qui rêve de retour à la terre pour tous
et de jeunes des cités à la campagne,

alors oui, je suis heureuse d'avoir ce courriel,
à la suite du message posé sur le blog de J.P. Chevènement,

parce qu'il émane d'un homme de la terre,
proche de l'essentiel,
cette terre qui nous a vu naître,
et qui nous nourrit
et doit continuer à nous nourrir TOUS.

Mes amis, ce nouvel abonné vient de lancer un appel,
lisez son message, j'ai surligné en bleu,
si vous pouvez répondre à son attente,
faites-le sur son blog

blog d'où je vais extraire un article pour le publier,
sur la monnaie, sujet oh combien important

Fraternellement à tous, votre Eva


 

mrc53 Michel Sorin



Bonjour Eva !

 Suite à ton  message sur le blog de Jean-Pierre Chevènement,
j’ai consulté ton blog avec plaisir et je m’y suis abonné (newsletter). 
 

Je salue l’ancienne du CERES, qui continue de se référer à JPC.
Nous avons des sensibilités politiques qui restent proches
et j’aime bien ta sincérité et tes engagements forts.

 Pour ma part, j’écris sur http://mrc53.over-blog.com
et il arrivera que je pioche dans tes infos.

 Actuellement, je réfléchis à la réorientation de la politique agricole
(je suis délégué national MRC à l’agriculture).

 Jean-Pierre Chevènement m’a demandé d’intervenir dans un débat organisé par la Fondation Res Publica qu’il préside (http://www.fondation-res-publica.org/L-avenir-de-la-politique-agricole-commune_r26.html)

Si tu as des correspondants qui ont travaillé sur cette question (réorientation de la PAC compte tenu de la nouvelle donne alimentaire mondiale), je suis preneur de leurs réflexions.

 

En échange, tout ce que j’ai écrit* est disponible. Voir les articles parus en catégorie Agriculture et PAC (par exemple, 1er avril 2007 Intervention de Michel Sorin (MRC) sur l'agriculture - Libourne 16 mars 2007), mais aussi les autres, par exemple celui-ci : 17 mai 2008  Annexe à la motion du MRC (8) : le projet républicain et l'Europe.

 

* Voir, notamment, les documents qui ont nourri la rédaction de la partie agricole du projet du MRC sur http://www.mrc-france.org/rubrique.php3?id_rubrique=21, notamment le document de base http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=79 et les orientations en vue des élections 2007 http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=313.

 

Au plaisir de te lire.

Amitiés.


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Un système monétaire international pervers

 

Sarkozy n’est pas de Gaulle, ce n’est un secret pour personne ! Edouard Husson a montré, dans un article paru le 30 avril 2008 sur www.marianne2.fr, ce que fut la politique des USA vis-à-vis du dollar, et les réactions des présidents français. Il y a des leçons à tirer de ces observations historiques.

« Sarkozy incapable de tourner
la page du dollar »

Edouard Husson, historien, voit dans l'histoire monétaire française, a fortiori dans les volontés du président, une incapacité à sortir du «système dollar» alors que la réalité devrait nous pousser à se tourner vers les nouveaux grands : Russie, Chine, Japon...

Le 4 février 1965, le général de Gaulle prononça ce qui fut sans doute l'appel le plus important de sa présidence - et l'un des moins compris. Il attira l'attention du monde sur les dysfonctionnements de l'économie mondiale qu'allait bientôt entraîner le système monétaire international tel qu'il avait été conçu à Bretton Woods.

 

Disposant de la seule monnaie convertible en or, monnaie dont ils avaient fait un moyen de réserve international, les Etats-Unis pouvaient s'endetter à volonté puisque le reste de l'économie mondiale avait besoin de dollars pour garantir sa propre fabrication de monnaie.

 

En fait, comme le montrait De Gaulle, qui avait parfaitement intégré les leçons de Jacques Rueff, on avait passé le point d'équilibre : la quantité de dollars en circulation dans le monde était déjà telle que la monnaie américaine se dévaluait de fait. Il fallait refaire de l'or, disait-il, le point d'ancrage du système monétaire international.

De Gaulle, seul contre tous, à gauche comme à droite


Que ne s'est-on payé la tête de De Gaulle à l'époque ! Sa conférence de presse fut la première d'une série d'analyses lucides de l'état du monde (les discours de Phnom Penh, de Montréal, de la conférence de presse sur la Guerre des Six jours), qui se révélèrent toutes prophétiques, mais qui coupèrent progressivement l'ancien chef de la Résistance française des faiseurs d'opinion, puis ébranlèrent la confiance d'une partie des Français.

Le mythe d'un président trop vieux se répandit, complaisamment entretenu par la presse anglo-américaine. Pensez-vous, De Gaulle croyait encore à ces vieilles lunes, il n'avait pas lu Keynes, le pourfendeur de la «relique barbare», l'or ! Personne ne suivit le président français, ni ne comprit la portée de ses avertissements.

C'était l'officier de la Première Guerre mondiale qui comprenait comment les Américains entretenaient, au Vietnam ou dans la multiplication des missiles intercontinentaux, l'esprit de la Guerre froide - grâce à une fabrication potentiellement illimitée de dollars, pourvu que le «monde libre» marche dans la combine.

 

Et tout cela afin de doper, par un «keynésianisme militaire», leur économie soumise à toujours plus rude concurrence (européenne dans les années 1960, asiatique depuis les années 1970).

A l'opposé, les soixante-huitards pacifistes sont devenus, avec les années et malgré leur slogan «Faites l'amour, pas la guerre», les garants du système américano-centré.

 

Dans les années 1980, ils ont découvert l'argent facile mis par les Etats-Unis à la disposition du reste du monde, et ont vite oublié leur vieille détestation de l'impérialisme américain. Ils ont toléré, puis encouragé, un système international où le pétrole a remplacé l'or comme garantie matérielle du dollar, ce qui conduit les Etats-Unis a défendre toujours plus agressivement le contrôle qu'ils exercent sur les approvisionnements pétroliers - au risque d'embraser le Moyen-Orient.

 

Ils ont participé toujours plus activement à l'accaparement toujours plus frénétique par une minorité d'individus toujours plus voraces d'un dollar-papier toujours plus dévalué et des produits financiers fondés sur lui à la valeur toujours plus hypothétique. Il n'y a pas d'autre explication sérieuse à la croissance des inégalités dans le monde.

La prise en otage des économies par le dollar


Si l'esprit européen avait été une réalité à la fin des années 1960, les membres du Marché commun auraient fait bloc derrière De Gaulle et exigé des Etats-Unis qu'ils remettent de l'ordre dans leurs finances et qu'ils adhèrent sérieusement à l'esprit de détente.

Mais les Etats-Unis n'eurent rien à craindre : on se moqua de De Gaulle, on se réjouit de son départ.

 

Personne ne s'opposa au coup d'état monétaire d'août 1971, lorsque Nixon annonça que les Etats-Unis n'honoreraient plus la convertibilité en or du dollar - le président Pompidou et son ministre des Finances Giscard capitulèrent comme les autres Européens. Et depuis plus de trente ans, le monde a dû subir un système monétaire international pervers où les déficits américains servent à financer la croissance monétaire mondiale, où les Etats-Unis drainent jusqu'aux trois quarts de l'épargne mondiale.

Car lorsque l'on a des dollars-papiers toujours plus nombreux - et donc valant en réalité toujours moins - on n'a guère d'autre perspective que de les replacer aux Etats-Unis en espérant que la force de travail des Américains, leur ingéniosité financière et leurs dépenses de défense en maintiendront la valeur.

Un système américano-centré tenu par la peur de l'effondrement


Il y avait quelque chose de pathétique dans l'opposition, en 2003, de Jacques Chirac et Dominique de Villepin à la guerre en Irak. Ils étaient lucides politiquement, mais incapables de comprendre l'envers du décor. Les pays, toujours plus nombreux, qui à la suite de la France et de l'Allemagne, se sont opposés à la guerre, ne semblaient pas voir que c'était la communauté internationale qui donnait, malgré ses critiques, aux Etats-Unis les moyens de financer leur appareil de défense et la guerre.

 

Comment les Etats-Unis peuvent-ils dépenser 50 milliards de dollars par mois pour leur défense, quand ils ont besoin de la même somme, mensuellement, pour combler leurs déficits de toutes sortes ? Parce que le reste du monde (épargnants européens, investisseurs des pays producteurs de pétrole, banques centrales asiatiques) continue à couvrir ces déficits sans broncher depuis des années.

Ce que Chirac et Villepin dénonçaient n'était que la face émergée de l'iceberg. Mais leur combat venait au bon moment, malgré l'insuffisante compréhension des mécanismes en jeu.

En effet, George W. Bush restera dans l'histoire comme le président qui aura poussé à bout les ressources du système mis en place par Nixon, au point de le détraquer.

 

Durant les six premières années de sa présidence, la masse monétaire américaine, tous produits confondus, a augmenté de 20% par an - pour amortir le krach des actifs boursiers, entretenir la consommation américaine et financer les guerres américaines. Depuis le début de la crise des subprimes, on en est à au moins 5% par mois. C'est-à-dire que, sous notre ami W, la masse monétaire américaine aura historiquement triplé.

 

Autant dire que les Etats-Unis ont détruit la monnaie de réserve internationale. Le système ne continue à tenir que parce que le reste du monde, à commencer par la Chine, ne veut pas voir s'évaporer en quelques jours d'immenses réserves en dollars sur lesquelles repose le financement de son économie.

Mais nul ne peut dire ce qui l'emportera, des forces de destruction inhérentes à la politique «néo-conservatrice» (quelle ironie dans cette auto-désignation!), ou des tentatives de stabilisation de la situation par les grands acteurs internationaux.

On saisit le contresens commis par Nicolas Sarkozy lorsqu'il veut re-solidariser la France aux Etats-Unis au moment où il faudrait se concerter activement avec la Russie, la Chine, le Japon et les pays pétroliers pour poser les bases d'un système monétaire international assaini.

http://mrc53.over-blog.com



Autre article de ce blog :

Un ordre international fondé


sur la paix et la justice



Le site www.marianne2.fr a publié, le 30 avril, les 1er et 2 mai, une série de trois articles signés Edouard Husson, qui concernent la politique étrangère de la France.

Voici le 3ème, daté du 2.5.8 sur le site de Marianne ; il aborde les propositions pour un nouvel ordre mondial, ce qui implique une prise de distance de la France avec les USA.

« La France, caniche des puissants
ou voix des opprimés ? »

Edouard Husson, historien, considère que la France est à une fourche de son histoire.
Soit elle saura s'émanciper de la suprématie américaine
et proposer un nouvel ordre mondial,
soit elle perdra ses idéaux et son libre-arbitre à suivre sans courage les USA.

Il se peut que l'Iran ait franchi, le 29 avril 2008,
le point de non-retour du point de vue américain.
Un haut fonctionnaire du Ministère iranien du Pétrole a annoncé que,
désormais, son pays ne facturerait plus aucune transaction pétrolière en dollars, uniquement en euros ou en yens.

 

L'Irak a été détruit pour avoir fait une annonce du même type en 2000.
La question de la défense d'Israël, ou celle des armes de destruction massive, pèsent peu,
aux yeux des Américains, à côté de la seule garantie matérielle subsistante
 d'un dollar toujours plus dévalué.

 

L'Iran est le deuxième pays producteur de l'OPEP et les Américains,
en pleine crise financière, se sentiront particulièrement menacés par un adversaire
qui sait où sont leurs points vulnérables.
Il n'est pas étonnant qu'on recommence à parler d'une attaque américaine
contre l'Iran à l'été.

Si les Américains déclenchaient un conflit contre l'Iran, on basculerait définitivement dans un autre monde, vingt ans après la chute du Mur de Berlin. La communauté des nations se polariserait définitivement entre ceux qui accompagneraient les Etats-Unis dans une folle tentative de maintenir leur mainmise impériale, et ceux qui se coaliseraient pour faire émerger un nouvel équilibre mondial.

 

De quel côté la France se situerait-elle ?
Si l'on en croit l'attitude du président Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir,
la France choisirait les Etats-Unis,
au risque de perdre la confiance de tous ceux qui attendent
qu'elle élève la voix pour tracer les contours d'un ordre international
fondé sur la justice et la paix -
ce que Jaurès et de Gaulle ont su faire, chacun à leur époque.

La France sera-t-elle réduite à l'insignifiance ?


Espérons que le pire sera évité dans les mois qui nous séparent
de l'élection américaine; que George W. Bush ne choisira pas la fuite en avant,
à la fois pour sortir de la crise monétaire et financière très grave dans laquelle se trouve son pays, pour rester dans l'histoire comme un «nouveau Churchill»
et pour influencer le vote de ses compatriotes.

 

Cependant, même en l'absence d'une nouvelle guerre, la France se trouve à la croisée des chemins. Continuera-t-elle à défendre le désordre international entretenu par l'Amérique impériale,
ou choisira-t-elle, conformément au meilleur de son histoire,
de servir la paix, la liberté et la justice ?

 

La France choisira-t-elle d'entendre la voix des peuples,
comme les démocraties latino-américaines,
qui ont beaucoup moins d'atouts politiques, militaires, économiques qu'elle
et qui pourtant osent défier pacifiquement le grand frère au Nord du continent ?

 

La France saisira-t-elle l'aspiration universelle à la paix
qu'exprime par exemple le souhait de la Corée du Sud de mettre en oeuvre une détente
(et peut-être une réunification) avec la Corée du Nord, rêve régulièrement anéanti
par les menaces américaines envers Pyongyang ?

 

La France négligera-t-elle d'entretenir l'espoir qu'avait suscité sa courageuse
prise de position sur le conflit irakien au début de l'année 2003 ?
Si tel était le cas, notre pays se réduirait à l'insignifiance
- ce qu'exprime déjà la signature du traité de Lisbonne
ou la rentrée dans le commandement intégré de l'OTAN.

Mission : proposer un autre ordre mondial


Des aspirations multiples s'expriment dans le monde, qui témoignent de ce que, vingt ans après la fin de la guerre froide, le monde voudrait enfin recueillir les «dividendes de la paix» dont les prive le «nouvel ordre international» proclamé par George Bush père et accompli par le fils.

   

Ce serait à un pays comme la France, situé au coeur du monde occidental,
de proposer les contours d'une nouvelle communauté internationale
au sein de laquelle on ait tiré les conclusions des erreurs passées :


(...)

NB Faute de place, je mets cette partie en commentaires. 4 points sont traités.
(..)
Combattre pour la justice


La diffusion de la démocratie, l'économie de marché, la liberté du commerce, ne peuvent s'établir que dans la paix.

 

Le continent latino-américain ravagé par les guérillas, l'Afrique victime de toutes les convoitises des puissances, l'Asie ravagée par les impérialismes et les dictatures totalitaires au XXè siècle, le Proche-Orient compliqué, l'Europe marquée dans sa chair par deux guerres mondiales, n'aspirent qu'à une chose: la pacification des relations internationales et le développement économique dans la diversité culturelle.

 

La France, puissance moyenne, qui ne sera (plus) jamais gagnante dans la surenchère impériale, n'a qu'une seule carte à jouer : refuser d'être plus longtemps le caniche des puissants, se faire la voix des opprimés - non pour les encourager à des révoltes stériles mais pour l'avènement d'un nouveau concert des nations. «La France n'est écoutée et puissante que lorsqu'elle combat pour la justice» aimait à dire Jaurès.



Le Projet Républicain pour le monde !

voir http://mrc53.over-blog.com/article-19676667.html


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Eteignez votre téléviseur !



Howard Beale (Peter Finch), présentateur d'une chaîne de télévision, UBS News, dont l'audience est en chute libre, lâche publiquement ce qu'il pense de la société américaine, des mensonges sur lesquels elle repose...

Son premier coup d'éclat à la télévision sera dû à sa déclaration lors du 20h, en annonçant qu'il va bientôt se tirer une balle dans la tête en direct, ce qui ferait sensiblement remonter l'audimat. Howard Beale va rapidement devenir une sorte de prophète des temps modernes des Américains pour qui la télévision est bien plus réelle que leur propre vie, télévision qui a une emprise énorme sur ses spectateurs.

Tout ce qui sort de ce petit écran ne peut être que vrai. Mais Howard Beale va finir par lasser, à commencer par les dirigeants de sa propre chaîne, les vérités qu'il annonce, en effet, sont pour le moins déprimantes ('vos vies sont inutiles', 'vous êtes interchangeables' ...). C'est ainsi qu'il va devenir le 'premier homme mort à la suite d'une baisse d'écoute'.

Network est une critique acerbe et cynique sur le pouvoir et le monde de la télévision, sur le commerce qu'elle génère, où tout doit se réduire à des chiffres, à des taux d'audience, au détriment de l'humain.

Faye Dunaway incarne ce néocapitalisme sauvage, déshumanisé, elle qui réduit sa propre vie et tout ce qui l'entoure à des synopsis de série B, formatés pour la télévision.


http://www.dailymotion.com/video/x5idri_eteignez-votre-televiseur_webcam
http://www.dailymotion.com/video/x5a86d_television-piege-a-con_webcam


http://lagrandeconspiration.org

 

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Published by R-sistons à l'intolérable - dans Totalitarisme
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commentaires

eva journaliste-resistante a l'intolerable 24/05/2008 12:55

Magali, merci, j'ai diiffusé ton texte, dans mon blog (dernier article) et dans d'autres blogsamicalement Evan'hésite pas à m'envoyer des infos !

Magali 23/05/2008 21:32

Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.
1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :
- La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros" ( année 2005). Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.
2/ Sur les dettes de l"Etat :
- Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).
3/ Sur les recettes de privatisations :
- Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.
A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.
4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :
- 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.
5/ Sur les "niches" fiscales :
- 254 "niches" fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d'échapper à tout impot sur le revenu, privant l'Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.
Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.
A savoir :
1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.
2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.
Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.
Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.
Pour signer l'appel : http://www.ohfr-redir.com/1434

laplote 23/05/2008 11:34

Bonjour Eva. Oui, le vampire sarkozy, c'est bien moi... Ton blog fourmille d'infos intéressantes... A bientôt donc... Et merci pour ton passage...

eva journaliste-resistante a l'intolerable 23/05/2008 06:22


Vendredi 23 mai 2008


Question à mes lecteurs concernant l' Union Méditerranéenne.


Lu ceci, sur le blog http://mrc53.over-blog.com/ :"  Emmanuel Todd s'inscrit en faux contre l'Union méditerranéenne. Pour lui, ce projet fait partie des subterfuges qui empêchent l'Union européenne de bâtir une organisation économique efficace capable d'enrayer la baisse de revenu et l'insécurité sociale des classes populaires et moyennes. "Je ne vois pas pourquoi. Et vous ? Pour moi, l'Europe tue l'emploi, la nation, la liberté, et le social. Ca serait pire encore avec l'union Méditerranéenne ?Si vous avez une idée, dites-moi.... mais pas en commentaires sur ce post, car je vais le supprimer. En commentaires sur le précédent post, d'avance merci. Alors, à vos plumes.... Moi, pour l'instant ça m'échappe. Je n'aime pas ne pas comprendre ! Qui m'aidera ?Merci ! Eva
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PAS  DE  GUERRE  IMPERIALE !Dernière minute. Référendum populaire : Ca devrait devenir possible ! Profitons-en, et commençons à réclamer un référendum sur la guerre, pour dire notre opposition à de possibles implications sarkoziennes dans les aventures impériales américaines !Qui, dans ce cas, peut centraliser les signatures pour réclamer ce référendum populaire ? Qui peut organiser ça ? Moi, j'ai assez de boulot avec mon blog d'info, d'alerte et de dénonciation. Evaevaresis@yahoo.fr

eva journaliste-resistante a l'intolerable 23/05/2008 03:51

Le commentaire précédent envoyait un article du blog de Sceptix (ça s'écrit comment, au fait ? C'est la commentatrice un peu plus haut), et maintenant je vais envoyer un post sur les (faux) procès intentés à la pauvre Ségolène :


Les dessous du procès de Ségolène Royal


Par Julien Martin
Rue89 révèle la véritable histoire du marathon judiciaire qui oppose l'élue socialiste à deux ex-collaboratrices depuis dix ans.
« Avec Ségolène Royal, c’est travailler plus pour gagner rien du tout » : déclaration signée du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre.
« L'UMP ne sait plus quoi utiliser pour essayer de détourner l'attention de l'opinion publique de sa politique hasardeuse et calamiteuse » : la contre-attaque d'Aurélie Filippetti, députée PS proche de Ségolène Royal, n'est pas moins cinglante.
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle condamnée pour ne pas avoir payé plusieurs semaines de salaires à deux ex-collaboratrices de l'Assemblée nationale, l'affaire était trop belle pour que l'UMP ne s'y engouffre pas. Et trop embarrassante pour que le PS ne tente pas d'éteindre prestement l'incendie qui couve.
Mais, comme tout sujet caricaturé, la condamnation de Ségolène Royal mérite plus amples explications. Dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d'appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de « difficultés d'interprétation d'une situation juridique exceptionnelle ».
Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.
Les faits
21 avril 1997, l'Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud'hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d'établir les faits, relève :
« La cessation du mandat de député et la dissolution de l'Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l'employeur est contraint de procéder. »
L'employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers :
« Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s'appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l'Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections. »
Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d'effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu'elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l'Assemblée nationale sans devoir les exercer.
Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l'Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.
Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.
1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. En vertu de l'incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.
Toutefois, le code électoral exige qu'un délai d'un mois s'écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l'Assemblée nationale. A l'expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.
C'est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n'avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.
Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l'inexistence d'un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu'elles n'ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l'élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.
Devant le Conseil des Prud'hommes de Niort
Reçue le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud'hommes de Niort, la demande en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le terrain du droit du travail.
La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.
En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n'attestent pas d'une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu'ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.
Devant la Cour d'appel de Poitiers
Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu'elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.
La chambre sociale de la Cour d'appel de Poitiers mettra six ans pour rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les deux parties entretemps. Et un principe du droit édicte l'autorité de la chose pénale sur le civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant de poursuivre le litige prudhommal.
L'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l'inexistence des CDD signés :
« Madame Royal soutient que l'existence d'un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu'elle avait été dispensée d'exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.
Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c'est parce qu'il ignorait cette circonstance [...]. »
Mais les juges des Prud'hommes persistent: il n'est pas « contestable qu'un contrat de travail a été signé » et que « ce contrat a été régulièrement déclaré ». La Cour d'appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud'hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n'est qu'une partie des frais de l'appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.
Devant la Cour de cassation
Toujours partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal font valoir que la Cour d'appel de Poitiers a statué « sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle ». Pièces servant à prouver qu'elles avaient bien travaillé pour le compte de l'élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.
Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers est cassé et annulé :
« Mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail. »
Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Rennes, d'être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.
Devant la Cour d'appel de Rennes
Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu'en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu'une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n'est pas prouvée, et que cette relation s'est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ».
Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008, la Cour d'appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux, alors qu'elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes collaboratrices. Elle écrit notamment :
« Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence ;
- qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou ;
- qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu'elle 'conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous'. »
La Cour d'appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à des dommages et intérêts.
Le nouveau pourvoi en cassation
L'affaire n'est cependant pas finie. Convaincue que la Cour d'appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène a décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Elle a trois mois pour faire connaître le motif de ce pourvoi, mais son avocat Jean-Pierre Mignard en a déjà expliqué la teneur à Rue89 :
« Nous pensons que la Cour d'appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu'il convenait de les examiner également. Et, c'est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. »
En attendant de savoir si la Cour de cassation donnera suite au pourvoi, Ségolène Royal continue de se défendre des attaques acerbes de l'UMP par les voies médiatique et pénale. Elle a notamment déclaré lundi devant la presse qu'elle n'avait jamais commis « aucune infraction au code du travail ». Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n'a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud'hommes, c'est du civil.
Source : Rue89


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