"les Européens pensent, comme les Américains, que leur devoir est de propager partout, sans états d'âme, la démocratie occidentale et l'économie libérale de marché (...). Tout simplement parce qu'ils ne sont pas moins convaincus que les Américains de la supériorité de leurs valeurs, même s'ils sont gênés quand c'est dit trop crûment (...) Le rejet commode de la politique de George Bush masque ces convergences .

Il n'empêche qu'en dehors de l'Occident beaucoup de peuples y voient la poursuite d'un mouvement millénaire d'expansion européenne puis occidentale qui a débuté avec les croisades et s'est poursuivi avec l'évangélisation, la colonisation, l'ouverture des marchés et maintenant la démocratisation et la modernisation des normes de toutes sortes, favorables aux entreprises occidentales. Cette vision nous énerve, mais elle est solidement installée."
Hubert Vedrine.