12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 23:13


http://www.chine-informations.com/guide/chine-temple-du-ciel_755.html


Bonjour,
 
Une pause, hier, pour vous présenter la mamie "explosive"  - et quelques-uns des articles qu'elle a sélectionnés, tous d'actualité et utiles pour nous aider à comprendre le monde tel qu'il est, ou tel qu'il risque de devenir.

Une autre pause, aujourd'hui, pour vous présenter l'un de mes blogueurs préférés, Georges Stanechy, qui se décrit ainsi :

Du conseil en gestion international à la création d'entreprises et au développement... Un regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage. Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas. A contre-courant...

Tous les textes qu'il publie sont magnifiques. Comme Noam Chomsky. Comme Jean Ziegler... Ou d'autres, peu nombreux, hélas.

Les vrais intellectuels sont une race en voie de disparition. Raison de plus pour les mettre en valeur...

Bientôt, je reprends ma plume pour démasquer tous les mensonges qu'on nous sert à longueur de médias. Pour  décrire le monde tel qu'il est, non tel qu'on le présente à longueur d'ondes ou de pages. Afin d' inciter à résister en connaissance de cause.

Georges Stanechy, lui, refuse les fatalités. Il s'indigne. Son regard est pénétrant, juste, aigu. Des voix comme la sienne sont précieuses. Pour démasquer tous les faiseurs de mensonges, au sommet des Etats ou des Médias, pour rétablir la vérité, tout simplement.

La vérité est dure, elle est décapante, elle est mobilisatrice. Elle pousse à l'insurrection des consciences.

La connaissance précède l'action.

Bientôt, on va célébrer l'anniversaire d'une grande espérance qui s'est levée pour les peuples : Mai 68.

A nous d'en faire mieux qu'une commémoration, mieux qu'une fête : Une grande page d' Histoire. Plongée dans le passé, et tournée vers l'avenir : Celui que nous voulons pour nos enfants. Digne, solidaire, fraternel.

Il est temps de retrouver notre humanité.  Oserais-je le dire ? Notre raison.

 Pour éviter la barbarie, pire encore : L'apocalypse.

Merci, Georges de nous ramener à l'essentiel :

La Vérité, l'Honnêteté, la Sagesse, l'Humilité, la Solidarité..

Je rends hommage à Georges Stanechy.

Et je vous le fais découvrir !

Votre Eva

§§§


http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html

Mes Amis Chinois


J'ai honte.


Depuis des semaines, dans mon pays, en France, votre peuple, votre pays, vos institutions, votre gouvernement, votre Histoire sont traînés dans la boue, dans une hystérie collective entretenue par nos médias. Médias qui se prétendent "libres"... Les manifestations antichinoises qui ont eu lieu à Paris, lors du passage de la flamme olympique, sont indignes de mon pays, des valeurs qu'il prétend défendre, et des lois élémentaires de l'hospitalité.


Dans l'arrogance et l'ignorance, l'imbécillité en résumé, des journalistes, présentateurs de radio et de télévision, politiciens, et autres ballots en quête de publicité gratuite, se disputent l'opportunité de se mettre en valeur, en vous donnant des leçons de morale, de liberté et de "droits de l'homme".


Mais, vous le savez. En Occident, et chez ses vassaux, des manifestations, soigneusement organisées depuis longtemps, ont la volonté de perturber vos Jeux Olympiques, fanatisant les populations et les opinions publiques contre vous. Nos castes au pouvoir ne supportent pas votre succès. Vous sortez d'une longue histoire, douloureuse, héroïque, magnifique. Elles ne supportent pas votre indépendance.


Vous parlez d'égal à égal, avec ceux qui se sont comportés en maîtres du monde, pendant des siècles. Aveugles, ils ne se rendent même pas compte, qu'ils ne le sont plus. Dans votre réussite, ils y voient le basculement prochain du rapport de forces. Ils le redoutent, car cela remet en cause leur règne sans partage dans la domination, et le sentiment de supériorité, à l'égard du reste de la planète.


Ils ne souhaitent, en conséquence, qu'une chose : entraver votre développement, en vous isolant, vous divisant. Comme ils le font dans d'autres pays, ou sur d'autres continents. Comme ils l'ont fait dans votre pays. Mais tout cela, vous le savez...


Au nom de beaucoup de français, à qui nos médias soi-disant "libres" ne donnent pas la parole, je voudrais vous présenter nos excuses, et mes excuses personnelles.


Oui, "Excuses". Mais, auparavant, je voudrais vous demander "Pardon"...



Pardon, au nom du Passé, pour avoir envahi votre pays, nous être livrés à des atrocités et participé à son pillage, pendant un siècle


Vous, vous n'avez jamais envahi l'Europe. Ni aucun autre continent, d'ailleurs. Votre Grande Muraille est là pour en témoigner. Vous avez toujours voulu vous défendre des agressions extérieures, et vous concentrer sur votre unité..


Nous, nous avons envahi votre pays. Nous avons contribué à son pillage, pendant un siècle. Il est si grand, que nous nous sommes réunis à plusieurs pour le faire.

 



Quand vos autorités ont interdit l'usage et l'importation de l'opium en 1839, nous n'avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d'or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens...


Les promoteurs de ce trafic, à l'origine d'immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu'ils soudoyaient, méritaient d'être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique... Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n'y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.


Les puissances occidentales ont considéré votre refus d'importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au "Libéralisme Economique". On n'a pas le droit d'interdire, dans le commerce international. C'est un blasphème. Du moins, quand l'Occident le décide...


Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n'aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l'époque. C'était l'occasion idéale. Ce fut officiellement la "Première Guerre de l'Opium", de 1839 à 1842. L'essentiel, de l'effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l'OTAN n'existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.


Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s'y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.


Elle fut complétée par une "Deuxième Guerre de l'Opium", de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l'opium sur le territoire chinois, arracher d'autres ports, concessions et sommes d'argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue.


Nous vous avons même livré une guerre particulière, dite franco-chinoise, de 1883 à 1885. Pour vous arracher la province de l'Annam et du Tonkin, et les incorporer à notre colonie de l'Indochine (1). Pour cela, nous sommes allés jusqu'à débarquer à Taiwan ! Nous nous sommes calmés, les autres puissances commençaient à ne pas apprécier notre expansion. Le "gâteau chinois" devait être partagé en parts égales...


Les japonais ont pris le relais, de 1894 à 1895. Cela n'en finissait plus, vous sortiez d'une guerre pour rentrer dans une autre. D'un traité à l'autre. De concession en concession. De "réparation" en "réparation". De dédommagement en dédommagement. L'épuisement... Tous ces traités vous dépossédaient de votre commerce extérieur et intérieur, arrachant des concessions territoriales, dépeçant progressivement votre pays, épuisant votre Trésor Public.


Sans armes, sans ressources financières, uniquement entouré de nations hostiles. Pratiquement désarmé, votre pays a résisté. Les révoltes n'ont jamais cessé. Votre résistance a été courageuse, héroïque. Schéma classique : vos résistants ont été considérés, par les puissances occupantes, comme des terroristes, des sauvages, des barbares, des fanatiques. Dans la propagande et dans les répressions horribles qui s'ensuivaient. Et, même dans nos livres d'histoire actuels, lorsqu'ils en parlent ...


Une des révoltes les plus connues est celle dite des "Boxers". Caricaturée, par la propagande en Occident. Même soixante ans plus tard, dans un film sous le titre : "Les 55 jours de Pékin" (2). Elle a duré de novembre 1899 à septembre 1901. Suivie d'une répression par les puissances occidentales, auxquelles s'étaient ajoutées l'Italie et l'Autriche-Hongrie, dont les atrocités résonnent encore dans vos mémoires : pillages, massacres, tortures, viols, de masse.


Suivie d'un traité aux conditions encore plus dures, le "Boxer Protocol", signé le 7 septembre 1901, avec d'énormes compensations financières pompant la majorité des droits de douane et des taxes au profit des nations occidentales. Appauvrissant davantage le Trésor du pays. La Chine a dû s'acquitter de ce véritable racket jusqu'en 1939.


En fait, jusqu'à ce que les japonais chassent les européens de Chine, pour prendre leur place. Avant qu'ils ne soient, à leur tour, chassés de votre pays, en 1945. Mais, les occidentaux n'ont pas lâché prise et ont tout fait pour maintenir la guerre civile sur votre territoire, en créant, finançant le maximum de dissensions. Il a fallu attendre 1949, pour que vous soyez enfin libérés et réalisiez votre unité. Retrouvant votre identité. Malgré un embargo international, et les menaces permanentes de l'Occident.


Oui. Vous, Chinois, n'êtes jamais venus sur notre continent, dans notre pays, bardés d'armes supérieures au nôtres, pour nous imposer la consommation d'opium ou d'héroïne. Saisir notre commerce extérieur et intérieur. Prendre nos ports et nos provinces. Infliger des dommages et réparations colossales, à payer sur plusieurs générations. Semant désolations, pillages, divisions, guerres civiles.


Nous, si. Durant un siècle...


Alors, Pardon, encore.



Mille excuses pour les imbéciles qui prétendent que le Tibet n'est pas la Chine


Certains prétendent que le Tibet ne fait pas partie intégrante de la Chine. Ne leur en voulez pas. Ils sont ignares. Leurs livres d'histoire sont vides, et les programmes d'information à la radio ou à la télévision sont composés, majoritairement, de gens payés pour assurer la propagande antichinoise.


Je sais : un ignare qui n'effectue aucun effort pour sortir de son ignorance, et exercer son esprit critique, devient un fanatique. Il faut se rendre à l'évidence : nous ne sommes plus un Pays des Lumières, mais un pays de fanatiques. Du moins, dans l'oligarchie qui le dirige.


Le Tibet est une des provinces de votre pays depuis des siècles. Officiellement, au moins, depuis le 13° siècle (3). Alors, ils formulent des arguties : ce serait "trop récent", pas "probant". Oubliant, ou dissimulant, que nous, pays occidentaux, la France en particulier, avons annexé de nouveaux territoires, tout récemment. Que voulez-vous, imbu de sa force, l'Occident s'estime tout permis...


Je ne vais pas vous parler de nos voisins européens qui prétendent la même chose. Exemples ?... Le Danemark, assure que le Groenland est danois après avoir tué la culture des peuples eskimos et leur identité. Ou encore, la Grande-Bretagne qui estime que les îles Malouines dans l'Atlantique sud, qui appartiennent en fait à l'Argentine, sont aussi britanniques que la Tour de Londres. D'autres encore... Les exemples seraient trop nombreux de toutes ces possessions, considérées comme naturellement intégrées dans une nation occidentale, alors qu'elles ont été envahies militairement. En un mot, volées à leurs peuples véritables.


Que dire, aussi, de ces pays formés aux 19° et 20° siècle, les Etats-Unis d'Amérique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, à partir de l'extermination de leurs populations d'origine : Amérindiens ou Peaux Rouges, Aborigènes, Maoris, Polynésiens ?...


Non, je veux vous dire un mot sur mon pays, la France. En donnant quelques exemples récents de notre histoire.


La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le premier geste de la France a été de supprimer l'Université corse, dans la ville de Corte. C'est toujours le premier acte d'un "génocide culturel" : supprimer la langue d'un peuple. Depuis, la résistance, à ce rattachement, ne semble pas faiblir...


Nous avons acquis d'autres département français, encore plus tard : la Savoie et le Comté de Nice. Annexés à la France par le Traité de Turin, à la fin du 19° siècle, en 1860 (5). Qui forment actuellement trois départements : Savoie, Haute-Savoie et Alpes Maritimes. Il semble qu'en Savoie, de nos jours, certains n'apprécient toujours pas cette annexion...


Pourtant, la France ne mettrait jamais en doute la francité de ces départements, liés à ses frontières immédiates. Mais, c'est d'autres territoires dont je voudrais vous parler, qui sont à des milliers de kilomètres de mon pays. Les plus importants, dans l'hémisphère sud. Et, qu'on prétend français.


Tahiti, capitale de la Polynésie "française", dans l'Océan Pacifique, que nous occupons depuis que nous nous en sommes emparés en 1842, et officiellement considéré comme une colonie en 1880. C'est dans l'hémisphère sud, à 17.100 km de la France. Douze heures de décalage horaire. Plus d'une centaine d'îles, sur une superficie comparable à celle de l'Europe : 2.500.000 km2.  Cela n'a rien à voir avec la France, ni par son histoire millénaire, ni par sa culture, mais nos milieux coloniaux prétendent que si. Nous opprimons son peuple qui souhaite vivre libre. Les Polynésiens ont, d'ailleurs, un mouvement qui réclame l'indépendance. Mais nous nous arrangeons pour étouffer cette aspiration et sa formulation politique.


La Nouvelle-Calédonie, avec pour capitale Nouméa, dont la France s'est emparée, comme colonie, officiellement en 1853. A 18.000 km de la France. Neuf heures de décalage horaire, en été. C'est un archipel avec une grande île et d'autres plus petites. Le peuple d'origine est Mélanésien, les Kanaks. Ils appellent leur pays Kanaky, et non pas Nouvelle-Calédonie. Ils ont toujours résisté, héroïquement. Ils veulent un pays libre, indépendant.


Mais leur pays contient du nickel. Beaucoup de nickel. C'est un des trois premiers producteurs mondiaux.  La France ne veut pas entendre parler de leur indépendance. La colonisation a été très dure : génocide culturel, massacres, humiliations. En 1931, lors de l'exposition coloniale, la France a amené de force des Kanaks pour les exposer, comme des animaux, dans un enclos avec des cases (au lieu de cages)...


Il y a aussi d'autres îles, avec de forts mouvements d'indépendance. Comme l'île de la Réunion, dans l'océan Indien, à l'est de l'Afrique, à 9.000 km de la France. Dans la mer des Caraïbes, du côté de Cuba,  la Martinique à 6.800 km, la Guadeloupe à 6.700 km. Sur le continent sud-américain, frontalier du Brésil, la Guyane, à 7.000 km. D'autres encore, Mayotte, à 8.000 km, dans l'archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar. D'autres encore... Je m'arrête...


Les imbéciles qui disent que le Tibet n'est pas la Chine, vous jureront la main sur le coeur que toutes ces lointaines possessions, issues d'autres civilisations, sur d'autres continents, dans d'autres hémisphères, envahies militairement et arbitrairement annexées : c'est la France !...


Preuve que la bêtise ne connaît ni frontières, ni hémisphères, ni kilométrages. Quant à connaître l'Histoire, ce serait trop lui demander ...



Mille excuses pour les cyniques qui prétendent vous donner des leçons de "Droits de l'Homme"


Je n'insisterai pas sur ce point. Tellement il est ridicule. Les cyniques ont pour particularité de n'avoir ni valeurs, ni conscience. Comment prendre au sérieux leurs déclarations de "belles âmes" sur les droits de l'homme, la dignité humaine et tutti quanti ?...


Eux qui ne disent rien pour les détenus dans les prisons françaises. Des hommes que l'ont fait vivre dans des cloaques, dans des locaux parmi les plus insalubres du monde. Où folie et suicide sont, souvent, les seules portes de sortie...


Eux qui ne disent rien sur l'indignité avec laquelle sont traités les immigrés, qu'on expulse parce qu'ils sont "sans papiers". Immigrés, issus de pays que nous avons colonisés et pillés pendant des siècles. Nous n'avons même pas la reconnaissance du ventre...


Eux qui ne disent rien quand le gouvernement des USA légalise la torture, dite du waterboarding. Supplice popularisé par l'Inquisition et plus tard par la Gestapo, pendant l'occupation allemande lors de la deuxième guerre mondiale, sous le nom de "supplice de la baignoire"...


Eux qui ne disent rien sur Abu Ghaïb et Guantanamo, les plus grands centres de tortures du monde. Rien sur les milliers d'Irakiens internés, sans procès, sans que leurs familles sachent s'ils sont vivants ou morts...


Eux qui ne disent rien devant la destruction de l'Irak, fondée sur des mensonges, avec un million de morts et des souffrances innommables...


Eux qui ne disent rien contre l'envoi de troupes en Afghanistan, fondé, comme pour l'invasion de l'Irak, sur des mensonges. Avec des morts civils, dont de nombreux enfants, tous les mois...


Eux qui ne disent rien sur les crimes contre l'humanité commis au quotidien en Palestine, dans la bande de Gaza, avec des massacres de civils et d'enfants. Rien sur les 11.000 prisonniers Palestiniens, sans procès, dont un tiers sont des enfants et des adolescents...


Eux qui s'étouffent sur notre passé colonial, imbibé d'horreurs sans nom.


Le cynisme de l'Occident, de ses castes au pouvoir, est permanent. C'est le socle de sa philosophie politique...


Respecter les droits de l'homme ?... Si vous, Chinois, avez des progrès à accomplir, nous, occidentaux et français, en avons tout autant. C'est la main dans la main, dans l'humilité et l'estime réciproque, que nous devons y travailler.


Et, non pas en vous crachant dessus, pour nous donner bonne conscience. Comme on a craché sur les sportifs tenant la flamme olympique, dans les rues de Paris...



Mille excuses pour nos médias dont l'arrogance n'a d'égale que la malhonnêteté


Médias "libres" ?... N'y prêtez pas attention. J'ai vu un présentateur de TV apostropher une de vos compatriotes, travaillant dans une de vos agences de presse à Paris : "Comprenez-vous la colère des français ?...". Le culot : parler au nom de tous les français !


Nous avons l'habitude de leurs campagnes de dénigrement, de diffamation : quand ce n'est pas contre les Arabes, c'est contre Poutine et les Russes, quand ce n'est pas contre Chavez et Cuba, c'est contre l'Islam et les Musulmans ... Tout est bon pour exciter la colère et le mépris contre des "boucs émissaires". C'est la seule politique de développement et de croissance, ici. Entretenir la peur et le mépris, à l'égard de "l'Autre"...


A quelques rares exceptions près, ils ne sont pas "libres". Ils appartiennent à des groupes financiers et industriels, et ne produisent, dès qu'il s'agit de politique étrangère, que de la propagande. Alors, ces médias ne font que véhiculer, vous l'avez compris, une campagne de propagande antichinoise.


Propagande dictée par des lobbies, en coulisse. Assenée dans l'arrogance. Arrogance, qui n'est que l'insolence du "vendu". Ils n'informent pas, ils désinforment. C'est tout ce qu'ils savent faire. Nous sommes de nombreux français à le dire, le déplorer. Ici, c'est ce que nous appelons le régime de "la pensée unique"...


S'ils étaient honnêtes, avant n'importe quel débat, tout ce que j'ai cité sur le plan historique, il l'aurait rappelé dans leurs émissions, leurs "documentaires", ou leurs articles. Ils auraient alors traité le sujet avec sérieux, sachant qu'avant de regarder la paille dans l'œil du voisin, il convient de regarder la poutre dans le sien.


Et, puis s'ils étaient honnêtes, ils auraient traité votre pays, votre peuple et votre gouvernement avec respect. Mais, savent-ils que le respect de l'Autre est le fondement du dialogue ?


En fait, "le dialogue" : ils n'en ont rien à faire. Ne sont-ils pas payés, avant tout, pour désinformer et endoctriner ?...

 

 

Tous mes vœux de succès pour les jeux Olympiques de Pékin


Notre Président de la République veut discuter avec vos dirigeants de la "situation" au Tibet, et du "comportement" de votre gouvernement. Ce seront, probablement, des échanges fructueux.


Il vous parlera, certainement, de la séparation du religieux et du politique en France : la laïcité. La France est un pays rigoureux sur le plan de la laïcité. Il présentera le modèle français, dont nous sommes fiers. Ce modèle pourrait vous aider, pour ramener à la raison certains membres du clergé bouddhiste.


Nous avons une loi, qui date de 1905, qui nous a permis de signifier à nos clergés et instances religieuses, qu'un religieux n'avait pas à interférer dans la conduite politique de notre nation, encore moins à dicter de ligne politique. Le clergé féodal bouddhiste devrait signer un accord de ce genre, se consacrant au salut des âmes et aux prières, au lieu de se préoccuper de son patrimoine et de son rôle politique. Et, agir pour le compte de puissances étrangères...


Cette laïcité a été récemment renforcée par une loi complémentaire sur "l'interdiction des signes religieux à l'école". Si vous vous en inspirez, les jeunes moines voulant étudier, aussi, dans les écoles publiques du pays, devront abandonner leurs toges et venir en jeans avec un blouson. 


Nous sommes, aussi, très stricts quant à la coiffe sur la tête : pas de turban, de kippa ou de voile. Chez vous, le signe ostentatoire religieux est "le crâne rasé". Pour éviter cela, il conviendra d'exiger le port d'un chapeau ou d'une casquette dans les locaux des écoles, y compris en classe...
Mais, notre Président vous en expliquera les détails : il en est un des concepteurs, avec ses partenaires politiques.


En contrepartie, nous espérons, que votre gouvernement profitera de cet échange de vue pour poser, en priorité, les problèmes de tous ces territoires qui sont à des milliers de kilomètres de la France et qui souhaitent leur indépendance. Territoires, pays et nations, qui sont, actuellement, d'authentiques colonies, malgré les appellations, souhaitant le respect de leur culture et de l'identité de leurs peuples authentiques. Maoris, Polynésiens, Mélanésiens, Kanaks, en particulier...


Oui, il conviendrait de mettre un terme au génocide culturel et à l'exploitation économique de ces peuples.

(1)  Par le Traité de Hué, du 9 juin 1885.
(2)  " 55 Days at Peking ". Film, de Nicolas Ray, sorti en 1963, avec Charlton Heston, Ava Gardner et David Niven, notamment.
(3)  Sous la dynastie Yuan, par Khubilai Khan, le petit-fils de Gengis Khan, en 1279.
(4)  La Corse a été indépendante en 1755, sous le gouvernement de Pascal Paoli, avec son drapeau, sa monnaie (1762), et son Université à Corte (1765). Son annexion a suivi la défaite de l'armée corse devant les troupes françaises à Ponte Nuovo, en 1769, et l'exil de Pascal Paoli.
(5)  Sous Napoléon III. En fait, cette annexion avait fait l'objet d'un accord secret, le 26 janvier 1859, entre le gouvernement français et les représentants du gouvernement italien. Ceux-ci souhaitant obtenir le soutien militaire de la France contre l'Empire Austro-Hongrois, qui occupait une partie de l'Italie.

Illustrations :

>  Caricature française de 1890, représentant les grandes puissances de l'époque se partageant le "gâteau chinois". On y reconnaît : la reine Victoria (UK), l'empereur Guillaume II (Allemagne), l'empereur Nicolas II (Russie), le Japon représenté par un samouraï. La France est pudiquement représentée, sans couteau entre les mains, par Marianne, derrière l'empereur de Russie... Le caricaturiste devait avoir peur de la censure !...  Manque une représentation des USA, qui participaient, eux aussi, à la curée.

>  Le splendide stade olympique, en "nid d'oiseau".  


__________________________________________________________________________________________________

Hérodote, Revue de géographie et de géopolitique
125 - Chine, nouveaux enjeux géopolitiques (second trimestre 2007)




http://www.chine-informations.com/guide/chine-la-fete-des-lampes-fete-tibetaine_2046.html




« La Chine change l’ « ordre » du monde »

par Yves Lacoste


On sait que je me suis longtemps préoccupé de ce que l’on a d’abord appelé, il y a plus de cinquante ans, les « pays sous-développés [

1] ». C’était d’ailleurs la traduction de underdeveloped countries, car l’expression venait des États-Unis, plus précisément de la Maison-Blanche. Depuis le lancement, au début de la « guerre froide » (1947), de la grande campagne américaine pour l’« aide aux pays-sous développés » (en fait, afin d’y freiner l’expansion du communisme), le monde était présenté comme divisé en deux grands ensembles de pays, différents en termes économiques, sociaux et surtout démographiques : les pays développés et les pays sous-développés. À noter que les théoriciens de cette division économique de la planète ne firent pendant vingt ans guère allusion à l’autre discours qui pourtant battait son plein : l’antagonisme du « monde libre » et du « bloc communiste » que la Chine rejoint en 1949. Elle compte alors 600 millions d’habitants, soit environ le quart de la population mondiale.

La combinaison de ces deux façons de voir le monde se fit avec la diffusion progressive de l’expression « tiers monde » discrètement apparue à Paris au milieu des années 1950. L’idée de tiers monde ne prit son essor qu’après la conférence Tricontinentale de La Havane qui, en janvier 1966, rassembla 82 délégations de partis et de mouvements anti-impérialistes. Les 430 délégués, asiatiques, africains et latino-américains, ignoraient pour la plupart que tiers monde venait d’un jeu de mots (tiers monde, cf. tiers état) qu’en 1952 Alfred Sauvy avait fait dans France-Observateur, l’ancêtre du Nouvel Observateur. Et ils crurent qu’il s’agissait de l’ensemble formé contre l’impérialisme par les « trois continents », l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. L’expression connaît un immense succès dans tous les pays depuis la fin des années 1960 jusqu’au début des années 1980.

En 1973, Mao Zedong déclare solennellement au président du Mali venu le visiter que la Chine appartient elle aussi au tiers monde, bien qu’elle n’ait pas été officiellement colonisée. Cette affirmation devait être ensuite enregistrée par le Parti communiste chinois comme un des axes majeurs de la « pensée Mao Zedong ». Tous les pays du tiers monde, grands ou petits, et quel que soit leur régime, sont proclamés solidaires. Le tiers monde qui « souffre, lutte, exige, combat » est partout célébré comme un gigantesque Prométhée (.)

Mais, en 1979, les troupes vietnamiennes envahissent le Cambodge, les Khmers rouges n’ayant cessé depuis 1975 de lancer des raids sur la frontière dont ils exigent la modification. Cette guerre pour du territoire (le delta du Mékong) entre « frères » communistes provoque, dans tous les médias occidentaux, un sentiment d’horreur, à tel point que l’éditorial du Monde en vient, pour stigmatiser un tel coup contre la fraternité tiers-mondiste, à user du terme de géopolitique, bien que celui-ci fût proscrit depuis quarante ans, soi-disant pour nazisme.

Les colères tiers-mondistes à l’encontre du Vietnam virent à l’inquiétude lorsque la Chine lance, pour le punir, son armée contre lui (19 février 1979). On craint alors que l’URSS, alliée du Vietnam, intervienne. L’offensive de l’armée chinoise, malgré l’importance des effectifs engagés, tournera court devant la résolution et les capacités guerrières de l’armée vietnamienne, endurcie dans ses combats contre les Américains dont elle sait utiliser le matériel qu’ils ont laissé. On dira plus tard que cette défaite chinoise (sur laquelle les Vietnamiens sont restés discrets), qui montrait l’inefficacité de l’Armée populaire de libération, fut pour Deng Xiaoping, revenu au pouvoir en 1978, un argument décisif qui lui a permis de faire accepter aux dirigeants du Parti les « quatre modernisations », dont celle de l’Armée. On sait que ce sont elles qui marquent les débuts décisifs du développement de la Chine.

La guerre « fratricide » Vietnam-Cambodge-Chine marque le début de la disparition de l’idéologie tiers-mondiste et du mythe de la solidarité des pays pauvres. Dès lors, on ne dit plus le tiers monde, mais Sud, que l’on oppose à Nord. Ce sont évidemment des métaphores à connotation climatique et elles ont eu un grand succès. Certes, jusqu’au début des années 1990, les fameux « critères » du sous-développement pouvaient être constatés dans la plupart des pays tropicaux et subtropicaux. Mais il y avait déjà l’exception trop souvent négligée de la Chine du Nord. Depuis le formidable développement de la Chine - plus d’un milliard trois cent millions d’hommes -, la métaphore du Sud ne peut plus être tenue. On ne
peut sérieusement prétendre que si le capitalisme à la chinoise connaît aujourd’hui un tel essor, c’est parce qu’il serait somme toute passé « au Nord », sous prétexte que Pékin est à la même latitude que New York (le 40e parallèle).

Déjà à l’époque du tiers-mondisme, puis lorsque la métaphore Sud-Nord faisait florès, des marxistes prétendirent prouver la valeur scientifique de leur argumentation planétaire en la fondant sur un modèle géométrique : centre/périphérie. D’où des discours que l’on peut résumer en substance : Pourquoi le capitalisme s’était-il développé en Europe occidentale ? Parce qu’elle était le centre. Pourquoi le centre est-il passé aux États-Unis ? Parce que l’Europe est devenue leur périphérie. Mais pourquoi y a-t-il des pays « sous-développés » ? Parce qu’ils forment la périphérie. Mais comment différencier ces périphéries ? C’est ce que n’explique pas le modèle. En termes de géo-histoire, il est, en vérité, mis en cause par l’existence même de la Chine.

L’empire chinois, l’« empire du Milieu », fut durant des siècles le centre du monde ou du moins de l’ancien monde, le centre tant par sa prépondérance démographique que par son avance technique et scientifique. Alors pourquoi la Chine est-elle tombée dans la périphérie ? L’attaque occidentale, les fameuses « guerres de l’opium », cette politique de la canonnière, aurait, tout aussi bien, pu être repoussée, comme elle le sera  plus tard au Japon. Les forces de celui-ci étaient pourtant bien petites en regard de celles de l’empire chinois.

On peut réfléchir sur les causes qui ont empêché que se constitue, dans cet empire bureaucratique, une vraie bourgeoisie, alors qu’elle a pu se former, dans les structures féodales du Japon, comme cela avait été le cas en Europe occidentale [2].

Aujourd’hui, ce sont d’autres problèmes qui se posent à nous, pour essayer de comprendre quelles sont les causes profondes du formidable développement de la Chine, en dépit mais aussi à cause des processus de mondialisation ; développement formidable par sa rapidité et l’effectif énorme des populations urbaines qu’il mobilise.

La Chine est véritablement en train de changer l’ordre du monde : si elle porte encore beaucoup de séquelles des phénomènes de sous-développement qu’elle a connus et de l’autarcie maoïste, l’essor de son capitalisme à direction communiste fait éclater le fameux modèle centre/périphérie. À moins que l’on considère que la Chine est en train de devenir un nouveau centre du monde, ce que les dirigeants de l’URSS n’avaient jamais envisagé en termes économiques, mais seulement au plan de la politique et de l’idéologie.

Dans l’économie mondiale, les effets de la croissance économique de la Chine sont d’ores et déjà considérables : le triplement des cours de l’acier et des métaux non ferreux, la multiplication des rivalités pour les concessions pétrolières et le tracé des oléoducs, le fait que ce soient les banques chinoises qui couvrent une grande partie du déficit financier des États-Unis, après avoir acheté des bons du Trésor américain pour 350 milliards de dollars. En novembre 2006, 48 chefs d’États africains ont été réunis à Pékin par le président chinois qui ne cesse depuis - ou son Premier ministre - de faire la tournée des pays africains. Y arrivent de plus en plus nombreux, non seulement capitaux et techniciens chinois, mais aussi la main-d’œuvre qui réalise les travaux à moindre coût que les Africains et à un rythme accéléré. Fini la Françafrique, bonjour la Chinafrique !

Les causes profondes de l’énorme développement de ce capitalisme extra-ordinaire à direction communiste sont encore difficiles à saisir. Mais on peut d’ores et déjà décrire, avec l’outillage des diverses sciences sociales, les multiples caractéristiques de cette Chine en mutation. C’est l’entreprise qu’a dirigée et menée à bien, en réunissant 88 spécialistes, un géographe qui est un des meilleurs connaisseurs de la Chine, mon ami Thierry Sanjuan. Il a publié en 2006 le Dictionnaire de la Chine contemporaine (Armand Colin) et c’est lui qui a réuni la plupart des articles de ce numéro d’Hérodote.

 

Yves Lacoste

[1]  Géographie du sous-développement, PUF.


___________________________________________________________________________________________


La Chine d'aujourd' hui
http://www.marcfievet.com/article-18688838.html

Le Tibet m'agace
http://www.marcfievet.com/article-18688014.html


Tibet-Kosovo ?
http://www.marcfievet.com/article-18687877.html 


Sarko-Guignol
http://www.marcfievet.com/article-18687902.html


___________________________________________________________________________________________



http://usa-menace.over-blog.com

Partager cet article

Repost 0
Published by R-sistons à l'intolérable - dans Chine - Tibet - Asie..
commenter cet article

commentaires

eva journaliste-resistante a l'intolerable 14/04/2008 22:05

Sur son blog, Exodus m'a répondu, voici :
Merci beaucoup Eva pour ton message qui m'apporte beaucoup de joie, de soutien et de chaleur!En effet, le Vent souffle dans ta poitrine, ne cesse jamais d'être prophètique! Dieu a grand besoin de prophètes et d'apôtres en ces temps sombres, des hommes et des femmes qui se lèvent pour rappeler que l'humain n'est pas qu'un animal intellectuel, un producteur-consommateur, mais un grand Projet qui n'est pas encore accompli! Dieu, comme toi, a horreur des dogmes, des parti-pris, des sectarsimes de tous poils... Il pleure sur tout ce qui divise la grande famille humaine pour des question idéologiques ou des questions de pouvoir... Il met une grande espérance dans la femme qui, justement, est souvent plus proche du vrai, parceque moins cérébrale et moins tenté par le pouvoir... en te lisant, je me dit qu'Il a vraiment raison! Merci pour tout ce que tu écris!Fraternitée-x-o-d-e
réponse de : e-x-o-d-e (site web) le: 14/04/2008 21:31:36
 

eva journaliste-resistante a l'intolerable 14/04/2008 21:56

Un dernier texte d'Exodus, "je suis Juif" (ce que j'aime particulièrement, je l'ai mis en bleu) Eva-----------------------------------------------------------------------
Après quelques minutes un homme s’approche pour les regarder. Je reste en retrait pour ne pas le déranger dans sa lecture. Il s’arrête au niveau de l’un d’eux et regarde autour de lui, comme pour chercher le « responsable »… Je m’approche et lui adresse la parole :

- Cela vous interpelle ?
Il me regarde de la tête au pied mais ne dit rien. J’essai d’engager le dialogue…
- C’est vrai que ce n’est pas très habituel d’appeler au rassemblement des Juifs, des Musulmans et des Chrétiens en vue d’une œuvre commune… Vous en pensez quoi personnellement ?

- Moi, vous savez les Juifs… (il marque un temps d’arrêt). Dés qu’il y a un problème dans le monde… ils ne sont jamais très loin… Alors faire copin-copin avec eux…
Je marque à mon tour un temps de silence, un peu dérouté par la façon dont il aborde les choses… puis je lui dits d’une façon directe :

- Pas de chance, JE SUIS JUIF !
Il me fixe, mi gêné, mi suspicieux.

- Vous…
Il cherche ses mots, visiblement mal à l’aise. Je sens qu’il va partir et je ne lui en laisse pas le temps. Ce serait vraiment dommage et frustrant de se quitter comme ça, sur une rupture brutale de notre échange. Je continue avec un sourire pour essayer de détendre l’atmosphère...

- Bon... je ne vais pas vous montrer mais si vous voulez savoir, je ne suis pas circoncis ! Ce n’est pas dans ce sens là que je suis Juif, je ne suis pas non plus pratiquant de la religion juive d’une façon formelle, - je n'ai d'ailleur pas de religion - mais je me sens profondément Juif dans mon âme ! D’une certaine façon, ma vie spirituelle est nourrie par le judaïsme, entre autre, mais sans le judaïsme je ne serais pas ce que je suis, ma vie n’aurait pas du tout le même sens !
Alors que je cherche mes mots pour essayer d’être plus précis, je me rends compte qu’il fait une sorte de moue dubitative. Visiblement il ne voit pas trop où je veux en venir. Je reprends.- Vous savez, nous devons beaucoup aux Juifs ! C’est grâce à eux que nous avons pu recevoir le message précieux des prophètes d’Israël !
- Le quoi ?
- La Bible ! C’est par le peuple juif que la Bible est parvenue jusqu’à nous. Il ont beaucoup souffert et beaucoup lutté pour sauvegarder cet héritage spirituel et le transmettre de générations en générations. La Bible aurait bien pu disparaître, nous leur devons une fière chandelle, vous ne croyez pas ? Et puis n’oubliez pas que Jésus était juif ! L’Evangile lui-même n’existerait pas sans le peuple juif !
 


 
Il lève les yeux au ciel en poussant un soupir…et me dit sur un ton de défis :
- Tout ça, je m’en fous un peu… Je ne suis pas croyant !

- Mais même si vous n’êtes pas croyant, vous pouvez quand même reconnaître que le message biblique a joué un rôle fondamental dans notre civilisation ! Même l’humanisme incroyant, même le communisme athée s’est plus ou moins inspiré des valeurs bibliques, de l’espérance en un monde meilleur propagée par les prophètes hébreux. A l’origine des idées généreuses qui ont fait avancé ce monde, il y a souvent la Parole de Dieu, même si Dieu a été mis de côté – souvent à cause du scandale religieux d’ailleurs ! Je comprends que vous ne soyez pas croyant… on a fait beaucoup de mal au non de Dieu, c’est vrai, je le reconnais. L’histoire des religions peut donner envie de s’enfuir en courant… D’ailleurs, moi non plus, avant je n’étais pas croyant…
Je vois que je l’intrigue. Il me regarde avec davantage d’intérêt. Il esquisse même un sourire et prend la parole :

- Il n’y a pas besoin de croire en Dieu pour être un type correct ! Et puis la croyance, ça vient souvent de la peur de la mort…

- Parfois oui… parfois non…  Mais vous avez raison, il n’y a pas besoin de croire en Dieu pour chercher à être bon. Je ne suis pas dans la rue pour que les gens croient en Dieu à tout prix ! S’ils croient en l’homme c’est l’essentiel parce que croire en Dieu pour croire en Dieu, ça ne fait pas avancer le schmilblik !
Il me regarde amusé…

- Et c’est quoi selon vous qui fait avancer le schmilblik ? Parcequ’il avance pas beaucoup le schmilblik… !!

- Ce qui fait avancer le schmilblik, c’est qu’on arrête de chercher des boucs émissaires, parce qu’on est tous responsable de l’état du monde et qu’on doit tous se remettre en question personnellement.  Vous me disiez tout à l’heure « Dés qu’il y a un problème dans le monde, les Juifs ne sont jamais très loin… ». C’est une façon trop facile d’expliquer le mal qui sévit dans l’humanité. La réalité c’est qu’on est tous porteur du mal, d’une façon ou d’une autre, les Juifs comme les autres ! Les faiblesses humaines sont les faiblesses de toute l’humanité. Elle peuvent prendre des formes diverses en fonction du contexte et de la culture qui peut jouer aussi un certain rôle, mais sur le fond, on est tous les mêmes ! Le mythe du complot juif, c’est encore en truc pour se déresponsabiliser, pour trouver un coupable à bon compte ! Le coup du bouc émissaire, ça ne fait pas avancer le schmillblik. Nous devons tous changer nos cœurs, faire évoluer nos comportements vous ne croyez pas ?

- Peut-être, mais quand même… les Juifs…

- Ne restez pas coincé dans les poncifs, outre qu’on sait fort bien sur quoi ce genre de logique débouche historiquement, cela vous empêche de regarder en vous-même avec lucidité, de voir ce que vous pourriez faire pour que l’humanité se transforme et arrète de perpétuer sans cesse les mêmes erreurs !Et puis arrêtons de tout confondre ! On peut ne pas être d’accord avec la politique de l’Etat d’Israël ou refuser l’idéologie sioniste, je prends cet exemple parce que vous focalisez sur les Juifs, mais ce n’est pas une raison pour basculer dans l’anti-judaïsme ou dans le racisme pur et simple !

eva journaliste-resistante a l'intolerable 14/04/2008 21:47

Comme sur le blog d' xodus, je peux dire :Bienvenue à tous et toutes!
"étrangers, je vous aime avant de vous connaître..." Révélation d'Arès 25,4

eva journaliste-resistante a l'intolerable 14/04/2008 21:44

Et je me reconnais aussi dans ce texte d'Exodus (vous avez même sa tronche, en complément) Eva---------------------------------------------------------------------


Témoignage personnelPeut-on se sentir en même temps Juif, Chrétien et Musulman ?
 
Bien que formellement d’origine catholique et baptisé, j’ai été élevé dans l’ignorance de la foi et de la Parole de Dieu. Après une période de recherche tourmentée, j’ai trouvé la foi dans le Dieu unique à travers ma découverte quasi simultanée de la Bible et du Coran.
Vierge de tout héritage confessionnel, je suis venu à Dieu comme un petit enfant, sans a priori doctrinaux ou culture religieuse. Après quelques mois passés dans une Eglise évangélique, je me suis tourné vers la Mosquée… sans pour autant remettre en question mon attachement au Christ et à l’Evangile… ce qui n’a pas été sans poser problème à mes frères Chrétiens comme à mes frères Musulmans. Je me suis perçu dés le départ, naturellement et spontanément, comme un enfant de la foi abrahamique, Juif avec mes frères Juifs, Chrétien avec mes frères Chrétiens, Musulman avec mes frères Musulmans. Pour moi, le Fond spirituel de tous ces croyants était le même et c’est tout naturellement que j’ai prié avec mes frères à la synagogue, à l’église (ou au temple) comme à la mosquée. Rapidement, je me suis senti profondément blessé par les divisions de la famille d’Abraham. Les schismes, les querelles théologiques me semblaient autant de meurtrissures inutiles et d’obstacles absurdes à l’amour fraternel. Sans parler des guerres religieuses, qui m’ont horrifié… Plus je m'informais sur l'histoire des religions et plus il me semblait clair que le Créateur était au-delà des systèmes religieux qui parlaient en son nom, au-delà des étiquettes confessionnelles...

eva journaliste-resistante a l'intolerable 14/04/2008 21:35

Trouvé, sur le blog d' EXODUSJ'aurais pu écrire moi-même ces lignesJe m'y reconnais totalementAlors, si vous voulez savoir ce que je pense, voici, lisez Exodus, son texte, - moi, c'est pareilEva----------------------------------------------------------------Question : Etes-vous Chrétiens ?Réponse : Tout dépend du sens que vous donnez au mot « Chrétien » !Si, pour vous, être Chrétien signifie vouloir suivre le Christ et vouloir vivre pleinement selon l’Evangile. Alors oui, je m’efforce d’être Chrétien - et ce n’est pas évident tous les jours !Mais si, pour vous, être Chrétien signifie adhérer à l’une des différentes religions issues du christianisme, alors je ne suis pas Chrétien !Mais je précise que j’aime tous mes frères des religions chrétiennes et que je me sens très proche d’eux car nous avons l’Evangile en commun pour avancer ensemble vers un monde meilleur et une humanité plus heureuse !D’une façon générale, je n’accorde pas beaucoup d’importance aux étiquettes religieuses et aux doctrines, aux formalismes qui divisent les croyants. Je suis un croyant monothéiste sans confession particulière, sans religion. Je me sens avant tout fils d’Abraham et membre de la communauté du Livre — juifs, chrétiens, musulmans — dans ce que cette communauté partage d’essentiel. Je me sens relié à tous les croyants et même aux incroyants qui s’efforcent de vivre selon les valeurs évangéliques – même inconsciemment et sans avoir la foi. Je rejette toute forme de sectarisme ou d’exclusivisme. Pour moi, l’important n’est pas dans les doctrines théologiques ou les dénominations confessionnelles, mais dans le fait de vivre la Parole du Dieu Vivant, transmise par les prophètes, dans le fait de la transformer en actes créateurs et en dépassement au quotidien : « porter des fruits » comme disait notre « grand frère » Jésus. Mon seul « dogme » est l’amour fraternel et la recherche du bien dans ma vie personnelle et dans la société. 
Pour plus de précision lire mon témoignage personnel :

R-Sistons

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • Le blog d' Eva, R-sistons à l'intolérable
  • : Eva à 60 ans.Blog d'une journaliste-écrivain.Analyse des faits marquants de l'Actualité,non-alignée,originale,prophétique,irrévérencieuse. Buts: Alerter sur les menaces,interpeller,dénoncer l'intolérable,inciter à résister. Alternance articles Eva et liens infos non officielles. Ici,pensée et parole libres. Blog dénaturé par over-blog le 1.2.15,il sera transféré sur Eklablog
  • Contact

Recherche

Archives

Pages